5 oct. 2024, 03:16
Une main pleine de doigts  S.V   PNJ 
Mardi 21 Septembre 2049,
Fin d'après-midi.
Dans les rues de Londres, centre ville.
Avec @Sixtine Valerion


J'ai faim dit la fillette pour une troisième fois en tirant la manche de son parrain. Cinaed baissa - encore une fois - les yeux vers elle avant de hausser les épaules. On a mangé tout à l'heure. Avaleen fit la moue et se contenta de laisser glisser sa petite main dans la sienne. L'enfant de cinq ans marchait à grands pas pour suivre la cadence nonchalante de Cinaed. L'adulte oubliait toujours la différence de taille entre ses jambes et celles de sa filleule et avait tendance à ne pas adapter son rythme de marche. Cela faisait que la petite se retrouvait à trottiner à ses côtés. Je veux mon gouter. se plaignit-elle à nouveau seulement quelques mètres plus loin. Ou alors je dirais à maman que tu m'as fait manger des frites encore. L'ébéniste se figea quelques secondes, observant sa partenaire de marche. Il fit une moue boudeuse avant de soupirer et de hocher la tête.

Sile le tuerait si elle apprenait qu'il ne faisait manger que de la malbouffe à sa progéniture. Cela dit, ce n'était pas entièrement de sa faute : il ne savait presque pas cuisiner et n'avait toujours aucune idée de ce que devait être le régime d'un enfant. En plus, c'était vraiment pas cher. C'était soit des fastfood moldus, soit des sandwich de toute façon. Ewan lui avait pourtant déjà écrit des programmes à suivre quand il était avec Avaleen mais Cinaed les perdait à chaque fois, les oubliant au milieu des restaurants ou sur les étagères de magasins. Heureusement, il ne gardait que rarement la petite plus d'une journée entière et elle n'avait donc pas le temps de se transformer en boule d'huile de friteuse et de graisse de viande dégoulinante avant que ses parents ne la récupèrent. Que veux-tu manger ma citrouille ?

Avaleen réfléchit quelques longues secondes avant de hausser les épaules et de pousser un soupir à fendre l'âme. Elle continuerait de se plaindre jusqu'à ce qu'elle trouve une idée. Cinaed y était habitué maintenant, et il ne la grondait jamais pour son comportement quand elle était avec lui. Ce n'était pas son rôle, lui il était le parrain. Il n'avait pas signé pour jouer au parent méchant et puis ça ne le dérangeait même pas. Le truc qui était bien quand on était Cinaed Wallace, c'était qu'on était habitué à ce que les gens se plaignent pendant des heures. Après tout, il était passé maître dans cet art. Il était tout naturel que sa filleule suive son exemple. Elle avait dû remarquer que son père cédait toujours à l'ébéniste quand celui-ci commençait à se plaindre avec de petits yeux. Elle était futée, et particulièrement rusée. Cinaed ne doutait pas qu'elle ferait une bonne Serpentard, même s'il continuait à penser que son estomac était clairement celui d'une future membre de la maison du blaireau.

On rentre bientôt à la maison ? Papa doit avoir fini avec maman. Un ricanement s'échappa des lèvres de l'adulte. La veille, Ewan était venu lui demander avant de quitter la boutique s'il pouvait s'occuper de sa fille le lendemain. Les deux étaient en repos les mardi et, pour une fois, Sile avait elle aussi un jour de congé. Cinaed les avait laissé se retrouver et avait embarqué la petite tôt le matin. Il n'était pas difficile d'imaginer le planning de la journée pour les deux autres adultes : romantique comme il était, Ewan avait dû créer un programme de A à Z dans le seul but de détendre sa femme. Cinaed pariait sur un diner au restaurant suivi d'un massage, ou d'une activité simple comme une balade dans un parc. Il ne se prononcerait pas sur le reste mais ne doutait pas que Sile avait dû être une femme chanceuse aujourd'hui.

Je te garde jusqu'à 19h, ma crevette. Papa viendra te chercher à mon appartement directement. L'enfant gémit dans une détresse visible. Mais ça pue là bas ! Et en plus c'est tout noir, et il fait froid ! Elle lâcha sa main et croisa les bras sur sa poitrine. Et c'est loin en plus et j'aime pas prendre le bus comme les autres ! On pourrait juste faire ton truc de pouf ! Son parrain secoua la tête, balayant la proposition rapidement. Il savait transplaner comme un pro quand il était tout seul mais il ne risquerait pas les jolis membres de sa filleule en transplanant à plusieurs. Il suffisait qu'il perde un peu sa concentration pour démembrer à moitié la petite fille et il doutait fortement que Ewan pardonne une telle erreur. En plus, la rue était pleine de moldus et il ne voulait pas risquer d'embarquer Avaleen dans une ruelle. Il n'avait pas envie de se retrouver à la gendarmerie à devoir expliquer que l'enfant était bien sa filleule.

Je veux rentrer à la maison ! s'exclama-t-elle en tapant du pied, clairement mécontente de l'ignorance que lui servait son parrain. Cinaed soupira encore une fois et expliqua calmement à la fillette que les horaires étaient les horaires. Même si son appartement n'était pas accueillant, le rendez-vous était là bas et, de toute façon, ils ne resteraient au maximum qu'une demie heure assis sur son canapé avant qu'Ewan ne débarque. Le temps qu'ils rentrent de leur petite sortie, il serait largement 18h passées et l'arrivée d'Ewan ne tarderait pas. Promettant à la fillette de lui lire un de ses livres préférés pour la calmer, Cinaed s'arrêta quelques instants. C'était un bouquin dont Cinaed ne se souvenait pas du contenu, malgré le fait qu'il l'ait déjà lu à voix haute une dizaine de fois. Son cerveau déviait facilement quand il lisait quelque chose qui ne l'intéressait pas et ce roman de fiction en faisait partie.

Il lâcha du regard la petite quelques secondes pour s'étirer, détendant comme il pouvait les muscles noués de son dos. Quand il posa à nouveau les yeux vers le sol, il remarqua sans surprise que l'enfant en avait profité pour filer. Eh bien, elle lui ressemblait aussi beaucoup sur ce point. Quand ils étaient tous les deux, c'était un miracle qu'ils arrivent à destination sans se perdre. Cinaed finissait toujours par s'émerveiller devant une vitrine ou un oiseau et Avaleen, elle, aimait aller vers les gens. Elle avait toujours le don de tomber sur des personnes assez sympathique mais il devenait urgent que son père lui apprenne les dangers des inconnus. Un jour, elle tomberait droit dans les bras d'un mafieux ou une bêtise du genre à force de n'en faire qu'à sa tête.

Il observa autour de lui rapidement. La priorité était d'empêcher la petite de s'agripper à un moldu et de lui demander d'appeler le magicobus - que Cinaed exécrait de toute son âme - ou de la faire transplaner. Le pauvre ne comprendrait rien et Cinaed serait obligé d'inventer un mensonge peu convainquant à propos d'un jeu d'enfants. Heureusement, la majorité des moldus ne croyaient rien de ce qui pouvait sortir de la bouche d'un enfant alors ça limitait les risques.

Il remarqua enfin sa charge qui courait sur le trottoir, directement dans la direction d'une femme qui se tenait devant eux. De dos, elle avait l'air respectable, ou en tout cas pas du genre à choper l'enfant sur son épaule et à partir en courant avec. Cinaed doutait même qu'elle puisse courir du tout avec la longueur des talons qu'elle portait. C'était déjà un miracle, de son point de vue, qu'elle soit capable de marcher avec. Objectivement, ça lui faisait de très belles jambes mais elle avait l'air montée sur de petites échasses et, même comme ça, il remarquait facilement qu'elle était bien plus petite que lui. Il accéléra sa marche et rattrapa rapidement sa filleule. Il s'apprêtait à l'attraper par le col pour la ramener contre lui quand l'enfant s'élança vers l'avant et, avec une facilité déconcertante, glissa sa petite main pleine de doigts dans celle pendante de l'autre. Avaleen ne s'encombra pas d'une formule de politesse quelconque ni même d'une explication. Elle tira simplement la main de la femme vers son visage, observant avec de grands yeux ses ongles manucurés. C'est joli ! gazouilla-t-elle. Elle tint fermement la main de l'autre, profitant sûrement de la confusion de cette dernière pour la tirer et montrer sa trouvaille à son parrain. Je veux faire ça moi aussi parrain !

Le sorcier hocha la tête. Ca devait sûrement pouvoir se faire. A quel âge pouvait on commencer à mettre du vernis, de toute façon ? Ca devait être un peu comme le maquillage qu'Avaleen s'amusait à se tartiner sur le visage quand sa mère laissait ses produits à portée de main. C'est joli acquiesça-t-il avant de choper sa filleule par son gilet et de la tirer vers lui. Elle lâcha l'inconnue mais garda des grands yeux bleus fixés sur elle. Cinaed observa quelques secondes la femme devant lui, se demandant quoi dire. Finalement, il opta pour un simple Désolé. rapidement suivi par un Vous avez de belles mains. Fines, avec de longs doigts. Parfaites pour l'art. Vous jouez d'un instrument ? Il doutait qu'elle joue d'un instrument à cordes, elle avait de trop beaux ongles pour cela et il lui manquait la corne caractéristique au bout des doigts, mais peut-être faisait elle du piano. Avec des mains comme ça ce serait presque un crime de ne pas taquiner la musique de près ou de loin ou le dessin. Piano ? J'ai toujours voulu jouer d'un instrument, mais l'apprentissage est trop long et ennuyant.

Il leva les yeux vers le visage de l'autre, observa tranquillement la courbure de son nez et ses yeux délicatement maquillés. Elle devait prendre du temps à soigner son apparence le matin, tout le contraire de lui. L'ébéniste n'était pas habillé de ses vêtements d'Atelier et n'avait donc pour une fois pas de trous dans sa tenue mais son style laissait toujours à désirer. Tandis que la femme en face de lui était habillée de façon féminine et presque classe et que l'enfant à ses côtés portait une petite robe couleur lavande, bouffante au niveau des jambes avec un petit gilet blanc, le style de Cinaed était au mieux particulier. Au pire, catastrophique. Au matin, il avait opté pour un pantalon lâche sur les hanches qui tombait étrangement sur ses baskets usées et un tee-shirt à l'effigie d'un vieux groupe de musique qui avait clairement vécu des jours meilleurs. Ces vêtements avaient vécu déjà plusieurs vies avant même d'arriver dans la sienne et il était difficile de déterminer leur âge. Tout ce qu'on pouvait en dire, c'est qu'ils étaient vieux. Cinaed n'avait même jamais écouté un seul passage de la musique que faisait le groupe et n'avait acheté le tee-shirt que parce que la couleur moutarde de l'impression lui avait plu.

1801.

Reducio
- Votre PJ est présent ? oui / non
- Nom et prénom du PNJ : PNJ Actif : Avaleen Buchanan, filleule
- Lien vers la fiche du PNJ : Référencement
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Engager la discussion avec une inconnue : Avaleen est très spontanée. Explique la présence de Cinaed en ville : il passe la journée avec elle.

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6 oct. 2024, 14:09
Une main pleine de doigts  S.V   PNJ 
A la rentrée, Sixtine avait commencé son nouvel emploi à l'Académie d'Enchantements, de Sortilèges et de Métamorphose au pays de Galles. Si, en tout premier lieu, elle avait étudié les offres d'emploi à la Grande École d'Art du Duel, elle n'avait finalement pas pu se résoudre à passer à côté d'une si belle offre que celle de devenir professeure en magie de l'esprit. Une forme de magie que Sixtine avait toujours aimée, adorée, et travaillée. Depuis la naissance de ses enfants, elle s'entraînait pour devenir Legilimens car après tout, quoi de mieux pour connaître le besoin des enfants que de pouvoir lire dans leurs petits esprits. Et finalement, ce n'était pas plus mal pour pouvoir enseigner une matière telle que celle dont elle en était responsable à l'Académie.

Le dernier samedi, alors qu'elle se promenait dans les rues de Cardiff, elle avait croisé un de ses anciens élèves de Poudlard et finalement, les choses ne s'étaient pas passées comme prévu. Elle avait fini par le prendre sous son aile et c'était fait la promesse de ne le laisser seul du moins, pas le lundi qui était son jour de repos avec le jeudi. Mais ça, elle s'était bien gardé de l'annoncer à Atwood, préférant certainement garder une option pour venir le surveiller à l'improviste si le cœur lui en dit.

Ce matin là, elle avait passé toute la matinée à travailler ses cours de l'après-midi afin de connaître sur le bout des doigts son sujet. Hors de question qu'elle ne puisse pas répondre à une question ou qu'elle ne puisse pas enseigner en connaissant toutes les informations sur le sujet. L'esprit avait beau être un sujet complexe, Sixtine avait à cœur d'en décrypter les moindres recoins. Oh, bien sûr, elle ne se fixait pas une limite de temps, l'éternité ne suffirait probablement pas. Une fois ses recherches terminées pour la journée, elle avait quitté le manoir en remerciant son elfe de maison de prendre soin des jumeaux. Elle n'avait pas pris le temps de manger et s'était rendue directement à l'Académie. Dans sa salle de classe une heure avant de le début de son cours, elle avait pris soin de tout installer, de tout préparer pour pouvoir se mettre au travail immédiatement à l'arrivée des élèves.

Deux heures plus tard, Sixtine libéra les jeunes adultes de sa salle de classe et quitta elle-même les lieux. Avant de rentrer chez elle, elle décida de faire un halte à Londres afin d'obtenir des ouvrages venant de philosophes Moldu concernant les rêves. Elle avait l'intime conviction que ce genre d'ouvrages pourrait lui être utile dans ses recherches.

Dans les rues de Londres, elle serra les dents pour ne pas se sentir oppressée au milieu de ces gens. Elle avait beau porté une tenue peu conventionnelle dans ce monde-ci, la plupart des non-mages ne semblaient pas lui prêter attention, trop occupée qu'ils étaient à regarder leurs smartphones. La "boite noire" d'après Sixtine. Essayant de trouver une librairie, Sixtine avait commencé à perdre patience lorsque sa main se retrouva dans celle d'une enfant. L'enfant, obnubilé par la manucure de la sorcière, n'avait pas dû remarquer le visage de celle-ci qui respirait l'impatience et presque le dégoût. Une misérable petite créature venait de lui prendre la main sans autorisation ? Par Merlin, qui sait où ses mains avaient pu traîner juste avant ? La mâchoire serrée, elle ne fut pas mécontente de récupérer l'usage de sa main lorsqu'un homme vint récupérer son demi-troll. Lui aussi, observa la main de Sixtine et, instinctivement en la récupérant, elle vint tâter la baguette cachée sous sa robe. Ce contact rassurant, obligea la mâchoire de la sorcière et le visage de la professeure à se décontracter.

- Piano, oui.

Concernant sa remarque sur un apprentissage long et ennuyant, Sixtine ne répondit pas, attendait-il vraiment une réponse de sa part ? Elle n'avait de toute façon rien à dire à ce sujet. Elle avait dû apprendre le piano très jeune pour pouvoir jouer. Jouer pour son géniteur.

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16 oct. 2024, 21:29
Une main pleine de doigts  S.V   PNJ 
Piano alors, c'était pas étonnant. Il avait toujours de bons yeux, ça aurait été étrange qu'elle n'ai jamais touché à un instrument. Cinaed serait bien incapable de déterminer que quelqu'un était en colère même si son visage était rouge tomate, par contre il était doué pour deviner si vous faisiez quelque chose de manuel. Il était tellement plus facile pour lui de faire parler les mains que les visages. On ne pouvait pas cacher les habitudes qu'avaient nos mains, même avec beaucoup de crème. Quelqu'un qui taillait le bois comme lui aurait toujours des mains abimées, une peau rêche et dure. Il pourrait s'embêter à mettre du baume et à se manucurer les autres, ça ne changerait rien aux callosités qui remplissaient ses paumes. Il ne pouvait pas les retirer : il en avait besoin dans son travail, tout comme un musicien de cordes en avait besoin au bout des doigts pour ne pas se blesser à force de jouer. Les mains racontaient beaucoup plus de choses que les expressions du visage qui pouvaient être traitresse. On pouvait sourire sans le vouloir mais on ne pouvait pas forcer son corps à tenir une image parfaite en toute circonstances.

Il ne fit pas attention au geste qu'entama la femme devant lui : elle pouvait aussi bien chercher une baguette, qu'une arme que se palper les hanches après tout. A la place, il continua à fixer ses mains pendant quelques secondes. J'aime le piano, c'est un instrument très délicat. Peut-être moins difficile que les altos et violons mais il reste très distingué. Cinaed imaginait mal une racaille jouer du piano : pour lui cet instrument était fait pour les gens raffinés. Il imaginait bien plus un piano au milieu d'une salle de réception que dans un HLM miteux. Cette idée reçue venait sûrement de son éducation : Sa mère avait pendant longtemps cherché à lui faire apprendre à jouer. D'après elle, c'était une manière de montrer notre statut social. Jouer d'un bel instrument faisait grimper la côte des héritiers. Pendant deux ans il avait presque essayé de suivre ses demandes avant de simplement abandonner. Il aurait adoré jouer si c'était plus facile. Dans l'état actuel des choses, cela demandait trop de travail pour quelque chose qui ne le passionnait pas assez. Il se fichait pas mal d'apprendre à lire une partition ou de passer des heures à pratiquer un seul morceau. A la place, il avait enchanté un pupitre dans sa boutique qui chantonnait des mélodies tout seul. Il était doué avec sa baguette, bien plus que pour appuyer sur des touches alors autant s'en servir.

Sa mère avait de toute façon depuis longtemps compris que Cinaed ne serait jamais son billet pour entrer dans la haute société. Elle devrait se contenter de gens de la même classe sociale qu'elle : haute, mais pas suffisamment haute pour atteindre les sangs purs anglais. Cinaed ne lui offrirait jamais un mariage avec une grande héritière sang pure, tout comme il ne lui offrirait probablement jamais des paires de petits enfants. D'ailleurs, l'ébéniste n'en était aucunement dérangé. Il n'avait jamais fait attention aux attendus de ses parents et, à presque 40 ans, il n'allait pas commencer. Si ses parents avaient vraiment voulu un enfant pour satisfaire tous leurs désirs, ils auraient dû lui donner un frère ou une sœur.

Moi aussi je veux jouer du piano ! hurla pratiquement Avaleen d'excitation. Cinaed eut un petit rire et lui ébouriffa les cheveux. Il n'allait pas se positionner sur la question : s'il disait non, elle ferait une crise et s'il disait oui, elle irait demander à son père. Il suffirait alors que Ewan dise non pour que Avaleen lui fasse la tête. Et s'il avait appris quelque chose c'était que personne ne voulait entrer dans les défaveurs des femmes Buchanan. Avaleen pouvait crier exceptionnellement fort et exceptionnellement longtemps à partir du moment où on ne lui donnait pas ce qu'elle voulait et, à part Ewan, personne n'arrivait à la calmer. Surtout pas lui qui se contentait essentiellement de céder à ses caprices avant même qu'elle puisse avoir l'idée de faire une crise de colère. Il n'était pas payé pour s'occuper d'elle : si Ewan lui avait donné un salaire, peut-être qu'il aurait fait plus attention et aurait supporté quelques crises de larmes. Dans l'état actuel des choses, il se contentait d'être trop gentil avec elle pour qu'elle n'ait aucune raison de lui crier dans les oreilles.

Jouez-vous depuis longtemps ? Il reporta son attention sur la femme en face de lui, ignorant la moue boudeuse d'Avaleen face à son manque de réponse. J'avoue que je n'ai pas touché à un piano depuis presque 30 ans alors je n'y connais pas grand chose. Vous avez suivi des cours particuliers ? Même sans répondre à sa filleule, il pouvait toujours glaner quelques informations à la femme en face de lui. De cette façon, si Ewan venait l'embêter pour des cours, il pourrait peut-être lui conseiller quelque chose qui ne soit pas de contacter ses parents. Oh, bien sûr, ils accepteraient avec plaisir d'apprendre à sa filleule à jouer : ils en étaient gaga comme s'ils étaient ses vrais grands parents, mais ils en profiteraient certainement pour dire à leur fils à quel point c'était dommage qu'il n'ai jamais fait d'efforts concerts pour apprendre. Peut-être même que sa mère essayerait de le convaincre de reprendre et si elle arrivait à trouver un moyen de le faire s'asseoir devant un piano une seule fois, elle deviendrait insupportable.

Il prit quelques secondes pour observer à nouveau la manière dont elle était habillée. Elle était chic sans trop l'être, bien maquillée et bien coiffée. Peut-être jouait-elle du piano de façon professionnelle ? Elle en avait le look en tout cas. Les peu de fois où Cinaed avait assisté à une représentation ou à un opéra, il avait toujours remarqué la manière dont les musiciens étaient habillés, surtout les solistes. Vous travaillez dans la musique ? Soliste peut-être ? La femme en face de lui n'avait pas vraiment de chance, pour le coup, si elle était pressée d'aller s'entrainer. Elle aurait pu s'enfuir rapidement si elle avait été accostée par n'importe quel autre enfant mais Avaleen avait décidé de jeter son dévolu sur elle et elle était flanquée de son parrain. Parrain qui aimait beaucoup discuter avec les gens, même ceux qui ne voulaient manifestement rien avoir à faire avec lui. Il tendit la main à la femme en noir devant lui, un sourire calme sur le visage. Cinaed Wallace se présenta-t-il. Son regard se posa sur la fillette de six ans qui le fixait toujours l'air de dire "et moi ?" Et c'est Avaleen. L'enfant lui lança un regard satisfait avant de poser à son tour une question. Et tes ongles, tu les fais toute seule madame ?

Cinaed espérait que oui. Si la femme les redirigeait vers un salon quelconque, Cinaed serait presque dans l'obligation d'y emmener sa filleule et soit cela lui couterait un bras, soit il devrait écouter un professionnel lui faire la leçon car la fillette était trop jeune. Dans les deux cas, il préférait s'en passer si c'était possible.

1192.

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5 nov. 2024, 23:40
Une main pleine de doigts  S.V   PNJ 
La professeure en magie de l'esprit pensait pouvoir se débarrasser facilement de l'enfant et de ce qui semblait être sa nounou mais malheureusement, elle venait de tomber sur un homme qui n'avait pas l'intention de lui demander pardon et de quitter les lieux. Bien au contraire, il semblait parfaitement à l'aise en sa présence et semblait même tout à fait disposé à faire la discussion.

Pourtant, ses yeux ne lâchèrent pas ses mains pendant de longues secondes et Sixtine crut, pendant un instant, qu'il cherchait une alliance à sa main avant de comprendre qu'elle était simplement face à un homme débordant d'amour pour la musique. Malgré elle, son coeur s'était serrée à l'idée de n'avoir aucune alliance, de n'avoir aucune preuve d'amour à son doigt, preuve qu'elle aurait dû porter. Ainsi, la magicienne s'apprêtait à lui souhaiter une bonne journée quand la gamine hurla qu'elle souhaitait, elle aussi, jouer du piano.

Sixtine n'avait pu empêcher son esprit de prier Merlin pour que jamais ses enfants ne ressemble à cette effroyable enfant qui semblait tout droit sortir d'un cauchemar. Les cris, les caprices... Voilà tout ce que Sixtine détestait au plus haut poing. Elle avait l'impression de retrouver cette effroyable promotion de Poudlard, la promotion de Sharp. Lui bien sur, ne faisait pas parti des agitateurs et des perturbateurs, lui était un bon élève, lui était un élève ayant toutes les qualités tandis que les autres n'étaient rien de plus qu'un tas de déchets tout juste bon à enterrer. Oh bien sur, il n'était pas tous mauvais, le visage de la petite Ashley Houston était apparu de son esprit. Et, elle se fit la promesse d'apprendre à ses enfants à ne pas crier.

La nounou posa ensuite une question musicale puis une autre et la professeure comprit qu'elle n'était pas prête de s'en défaire. Elle se résigna mentalement à pouvoir rentrer rapidement au manoir. La famille devrait attendre un peu plus longtemps que prévu. Après avoir serré la main tendue par son interlocuteur, la professeure lui offre un maigre sourire de politesse. Le nom de Wallace résonna en elle comme s'il lui était familier sans pour autant parvenir à mettre le doigt dessus.

- Sixtine Valerion, aussi longtemps que je me souvienne et non, je ne travaille pas dans le domaine musical. Je suis professeure.

Après avoir lâché la main de Cinaed, Sixtine se concentra sur l'enfant, Avaleen, d'après la nounou, qui semblait toujours obnubilé par ses ongles. Dans un lieu ou les moldu ne pulluleraient pas, Sixtine aurait surement montré à cette enfant comment elle s'y prenait. Elle lui aurait montré qu'avec de la magie tout devient très simple mais ici, elle ne pouvait simplement pas. Elle se contenta donc de lui offrir un sourire presque navré en lui apportant la réponse.

- Oui.

Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
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24 avr. 2025, 14:11
Une main pleine de doigts  S.V   PNJ 
Avaleen était une enfant qui pouvait parfois sembler capricieuse mais c'était une chose qu'elle ne s'autorisait que avec son parrain. Sile et Ewan ne l'auraient jamais laissé hurler à tout va et, heureusement, Cinaed n'était pas tant de mauvaise influence que ça car l'enfant comprenait parfaitement qu'elle ne pouvait pas faire avec n'importe qui ce qu'elle faisait avec son parrain. Elle en profitait tant qu'elle pouvait mais savait quand s'arrêter ou quand ne pas faire de caprice. La rousse était une Serpentard en devenir, Cinaed n'avait d'ailleurs aucun doute là dessus : elle savait quand et comment obtenir ce qu'elle voulait. Si ses parents ne voulaient pas quelque chose, elle s'arrangeait pour l'obtenir de l'ébéniste qui n'en voyait pas le mal. Et, à part si Ewan lui disait explicitement de ne pas lui donner quelque chose, Cinaed ne comprenait jamais le mal et laissait l'enfant choisir de manger et de faire ce qu'elle voulait. Après-tout, c'était comme ça qu'il avait lui-même été éduqué.

Enfin, en partie : ses parents lui obtenaient tout ce qu'il voulait mais demandaient beaucoup en contrepartie. Comme apprendre à manger avec des couverts étranges, porter des tenues inconfortable ou faire des sourires à de vieilles dames sang purs qui, parfois, se permettaient de lui attraper les joues en gloussant. Ces dames là, il ne les aimait pas du tout et considérait donc tout à fait normal d'obtenir quelque chose en échange des sourires qu'il leur affichait. C'était comme ça qu'il avait passé son enfance et son adolescence avant de comprendre qu'il se fichait pas mal des choses qu'on lui donnait et qu'il n'avait donc aucun besoin de continuer à faire son mignon dans des soirées mondaines. Après tout, s'il n'éprouvait aucun intérêt pour les beaux vêtements ou l'argent que lui proposaient ses parents, ça ne servait à rien de leur faire plaisir en retour. Ils pouvaient très bien s'en sortir tout seul pour rattraper leur image qui en avait prit un coup quand leur seul fils avait décidé de courir les jupons et de faire un métier artistique au lieu de rester dans les domaines que les gens estimaient bien plus.

En parlant de ses parents et des soirées mondaines, Cinaed était persuadé que le nom Valerion lui disait quelque chose. Plus jeune, il avait bien été obligé d'apprendre par cœur les noms des familles de sang-purs que sa mère jalousait tant et, en grandissant, elle l'avait tenu au courant des changements et des avancées même s'il n'y avait donné aucune importance. Il était pratiquement sûr que le nom Valerion faisait partie des quelques noms qu'elle lui avait présenté à l'occasion, durant l'une des nombreuses conversation où elle parlait pour ne rien dire d'intéressant et essayait simplement de donner à son fils un quelconque intérêt pour la société. Ca ne fonctionnait jamais mais Cinaed se retrouvait - sans le vouloir - à se souvenir de quelques sonorités. Cela dit, il ne pouvait décemment pas lui demander au milieu d'une rue moldue si elle était une sorcière. La majorité ne comprendraient pas et penseraient juste que Cinaed l'insultait, mais les quelques illuminés qui n'avaient pas cru la version moldue concernant la guerre et la réduction en miette du secret magique il y a quelques années, hurleraient au scandale. Et Cinaed n'avait pas envie de devoir expliquer au Conseil pourquoi quelques moldus l'avaient poursuivi avec des haches et des fourches.

A la place, il décida de s'intéresser à son poste de professeur. Si elle ne savait pas quoi lui répondre, il pourrait en déduire que Valerion était bien un nom sorcier. Généralement, les moldus étaient capable de donner précisément l'endroit où ils travaillaient et les sorciers, eux, bégayaient toujours la même réponse. Poudlard devenait un institut spécialisé en écosse, ou une école de petits génies, au choix. Les exemples étaient nombreux et amusaient toujours beaucoup Cinaed. Lui avait la chance de pouvoir dire "je suis ébéniste" et personne ne s'intéressait plus que ça quant à savoir où.

Oh, c'est sympa ça ! Vous êtes professeur en quoi ? Si ça se trouve, l'autre était moldue jusqu'au bout des doigts et enseignait les mathématiques. Il l'observa de bas en haut avant d'hocher la tête pour lui-même : elle avait la dégaine d'une professeur de mathématiques capable de traumatiser ses élèves. S'il y avait bien quelque chose que Cinaed ne regrettait pas en étant sorcier c'était de n'avoir pas eu à étudier les mathématiques plus que ce que son précepteur lui avait enseigné. Ca avait l'air compliqué pour rien et il aurait probablement détesté ça. Ewan s'occupait des chiffres, il n'avait donc pas à s'intéresser plus que de nécessaire aux formules ou à comment deux et deux faisaient quatre. Il fit un grand sourire à l'autre. Moi, je suis ébéniste ! Elle n'avait pas demandé mais, puisqu'elle lui avait serré la main et n'était pas partie en courant ou en sifflant de dédain, Cinaed partait du principe qu'il était acceptable pour elle de continuer à discuter. J'peux vous montrer certaines de mes oeuvres d'ailleurs ! J'ai des photos dans mon téléphone... Qui est... euh... L'appareil était probablement au fond d'une de ses poches, écrasé entre tout un bordel de choses et probablement en train de se décharger. Il agita la main comme pour passer à autre chose. Il lui sortirait si elle le souhaitait.

Il tapota les cheveux de la fillette à ses côtés qui semblait s'être désintéressée de l'adulte pour se contenter d'observer ses propres ongles. Sûrement imaginait-elle ce qu'elle pourrait y mettre comme couleur ou ce qu'elle pourrait forcer Cinaed à porter. Et elle, pour le moment, elle hésite entre éleveuse de dragon et tout un tas de choses. Ce n'était pas quelque chose de trop étrange à dire dans une rue moldue, non ? Tous les gamins moldus aimaient les dinosaure et les dragons, sa filleule ne ferait pas exception. Enfin, Cinaed savait aussi que les moldus avaient tendance à vouloir tuer les dragons pour sauver des princesses, ce dont Avaleen se fichait. Elle aurait probablement volontiers laisser ladite princesse se faire grignoter si ça avait pu lui permettre de grimper sur le dragon pour s'envoler vers des contrées lointaines.

1023.

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