10 oct. 2024, 23:50
 Inktober  Le tour du monde en 31 jours
29/07/2049 - Nomade
Hors chronologie


Je suis contente que nous soyons restées plus longtemps en Grèce que ce qui était prévu. D'un côté, cela nous a permis d'avoir du soleil. J'en veux toujours à Elena de m'avoir trainée de force sous la pluie et dans la mer et j'espère bien me venger un jour. De l'autre, cela nous a permis d'arrêter de bouger dans tous les sens en ayant à peine quelques secondes de repos.

Affalée sur une chaise longue, un livre sur les cuisses, je regarde le soleil se coucher dans la mer, teintant le ciel de vagues jaunes, oranges et roses. L'eau, relativement plate, se pare de ces couleurs et brille de mille feux comme pour les renvoyer le plus loin possible. Un sourire se dessine sur mes lèvres et j'apprécie la chaleur que me procure les derniers rayons du jour. Je bouge un orteil pour tester la douleur dans mes pieds et grimace lorsque je sens ma plante me picote le dessous de la peau. Il faut dire que ces derniers jours n'ont pas été de tout repos. Nous n'avons pas arrêté d'aller de ville en ville et de pays en pays, parcourant l'Europe dans tous les sens possibles et imaginables. À chaque destination, nous ne restions qu'une nuit ou deux, faisant rapidement le tour de ce qu'il y avait à voir avant de vite filer vers l'objectif suivant de la liste, parfois en le choisissant sur un coup de tête.

Pour quelqu'un qui n'apprécie pas ne rien prévoir à l'avance et être si peu organisé, ce n'est pas facile tous les jours. Mais d'un autre côté, cela me permet de découvrir l'inattendu, le goût des imprévus et le danger du risque. J'apprécie peu à peu devoir faire face à toutes sortes de situations plus ou moins compliquées et m'aventurer dans l'inconnu devient de plus en plus plaisant, notamment lorsque nous tombons par hasard sur une merveille cachée dans un lieu discret. Je ferme les yeux, réfléchissant à tous les jours de marche et de voyages qui nous attendent encore. Peut-être devrons nous camper plusieurs fois si nous ne trouvons pas de logement. Peut-être que nous pourrons même dormir à la belle étoile, allongées dans l'herbe douce de ces pays chauds où le ciel est si visible qu'on pourrait presque le toucher rien qu'en tendant la main.

Prise d'une soudaine impulsion, je me lève d'un coup et lance à Elena un « Allons-y ! » avant de courir récupérer nos affaires. Nous avons toujours voyagé de jour alors pourquoi pas ne pas tenter la nuit avec pour seul guide la Lune ?

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur

11 oct. 2024, 19:02
 Inktober  Le tour du monde en 31 jours
30/07/2049
En cas
Hors chronologie


Le voyage était bien long depuis qu'elles étaient réparties de Grèce. L'écossaise avait appréciée cette longue escale, mais avait été néanmoins ravir que son amie lui propose de repartir. La possibilité de prendre un bateau s'étant présentée, Elena et Ashley étaient désormais à bord d'un voilier (doté d'un moteur fort heureusement) et manœuvré par une petite femme guillerette du nom de Andrea, et d'après ce qu'elle leur avait dit d'une voix teintée d'un léger accent, elle prenait souvent des voyageurs quand elle décidait de relier un lieu avec son bateau. Elle n'aimait pas la solitude.

Elena s'était montrée très enthousiaste, surtout quand la grec leur avait proposé de leur apprendre à manœuvrer l'ηλιοτρόπιο, ou tournesol d'après sa traduction. La serpentarde avait donc acceptée avec entrain, et avait entrepri, avec énergie, de tirer sur les cordes qu'Andrea lui indiquait, de lui passer ce qu'elle lui montrait, bref: de se transformer en parfaite assistante. Le soir tombait, et si des cotes se dessinaient à l'horizon, Elena savait qu'elles n'y feraient pas escale pour la nuit. Andrea était insomniaque d'après elle même.

Mais pour le moment, la marin se reposait dans sa cabine, et la faim tenaillait le ventre d'Elena. Avec un sans gêne tout à fait reconnu, elle fouilla dans les placards jusqu'à trouver une boîte de sardine, un ouvre boîte et des biscuits à la pomme. Son butin dans les bras, elle allait retrouver Ashley vers le bastingage arriere:

-En cas !!! s'exclama-t-elle

Puis elle posa la nourriture sur le sol, s'assit à côté, et se saisit d'une sardine qu'elle avala tout rond. La bouche pleine, elle en tandis une à Ashley:

-T'en veux ?

#519400 ■ Fiche PR ■ 4A RP filière Auror

12 oct. 2024, 23:55
 Inktober  Le tour du monde en 31 jours
• 03/08/2049 • À distance
Hors chronologie


J'ai rarement été séparée aussi longtemps de ma famille. Quelques jours tout au plus, chez Grand-mère ou Grand-père, mais jamais seule dans un autre pays avec une personne que je connais à peine mais que je considère désormais comme une amie. Il m'arrive de régulièrement penser à mes parents. De me demander ce qui les occupe et ce qu'ils font. J'imagine que Papa passe plus de temps dans son laboratoire que dans la maison et que Maman sort régulièrement avec des amies à Godric's Hollow. Peut-être même voit-elle le père d'Elizabeth avec qui elle entretient une correspondance régulière. Je sais qu'il leur arrive d'aller boire un thé pour s'échanger des nouvelles et discuter comme « au bon vieux temps », mais savoir cela me met toujours mal à l'aise – bien que deux années se soient écoulées depuis cette rencontre malheureuse au Café du Rosier.

Malgré moi, ma famille me manque. Leurs habitudes, bonnes comme mauvaises, manquent à mon quotidien et je retrouve une part d'eux dans chaque objet que je vois : une tasse, un livre, un vêtement,... Cela ravive de bons souvenirs qui me serrent le cœur et me donnent envie de prendre le premier avion pour rentrer les voir et les serrer dans mes bras, leur raconter mes aventures et mes rencontres, mes découvertes et mes explorations. Mais je me retiens, sachant pertinemment que ce que je vis vaut la peine d'être vécu et je compte bien en profiter au maximum. L'Asie a de belles choses à offrir que l'Europe n'a pas à donner et j'ai l'intention de tout accueillir les bras grands ouverts.

Cependant, l'arrivée de Lugnasad ne me facilite pas la tâche. C'est la première fois que je la passe sans ma famille, et pire : loin de chez moi. Savoir que je ne serai pas auprès d'eux pour ces festivités me pince le cœur. Sans moi, ils profiteront du grand banquet préparé pour l'occasion. Sans moi, ils tresseront des figurines de pailles. Sans moi, ils égrèneront un épi de blé en récitant une prière, pratique peu effectuée chez le autres mais à laquelle tient énormément ma mère et à laquelle je me suis habituée et attachée. Mes lèvres se serrent et je baisse les yeux vers le sol, détachant mon regard du Taj Mahal pour éviter d'accentuer la douleur de mon âme.

Ce n'est pas toujours facile d'être éloignée de sa famille.

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur

13 oct. 2024, 21:14
 Inktober  Le tour du monde en 31 jours
4/08/2059
Horizon
Hors Chronologie


La ville s'étendait à perte de vue, et Elena n'aimait pas du tout ça. Pour une écossaise vivant à la capitale, on aurait pu pourtant penser qu'elle serait habituée à être entourée de bâtiments, mais de un, Edimbourg ne ressemblait pas à ça, avec tout ces grattes ciels modernes qui l'entourait, et de deux, elle vivait à Poudlard la plus grande partie de l'année, soit un château entouré d'un lac, de forêt, et dont la plus proche ville comptait seulement de minuscules bicoques typiques, avec pas plus de 500 habitants. Donc Elena n'avait pas honte de le dire: elle n'aimait pas cette ville.

La ligne d'horizon était à environ dix mètres d'elles, avec un énorme et imposant bâtiment, qui écrasant tout ce qui se trouvait autour. Après l'espace épuré de l'Océan, et la pureté majestueuse du Taj Mahal, ce retour à la Civilisation faisait mal aux sens. Avec une grimaçe dégoutée, Elena jeta un oeil aux gens alentours. Peu voir pas de touristes ici, surtout des hommes et femmes pressés, qui marchaient à toute allure, un sac sous le bras ou en regardant leur montre. Si c'était ça devenir adulte, Elena préférait mille fois rester une enfant et continuer à explorer le monde.

La serpentarde leva les yeux vers le ciel, espace le plus lointain qu'on pouvait apercevoir dans ce brouhaha de voix et cette foule de bâtiments. Elle qui n'avait jamais été claustrophobe sentait pourtant venir un sentiment d'oppression inconnu jusque là. Est ce qu'on pouvait être en mal de grands espaces ?

#519400 ■ Fiche PR ■ 4A RP filière Auror

14 oct. 2024, 23:55
 Inktober  Le tour du monde en 31 jours
10/08/2049 - Errer
Hors chronologie


« On est perdues je crois » soupiré-je en baissant la carte que je tiens entre mes mains.

Je fais un tour sur moi-même pour observer les alentours. Que ce soit devant comme derrière, en passant sur les côtés, et même au dessus, il n'y a que des arbres autour de nous. À perte de vue. Partir dans la forêt amazonienne sans guide n'était au final pas une si bonne idée que ça. Voilà quelques heures que nous errons sans but au milieu des insectes et de la végéatation, et je ne sais si un jour nous pourrons retrouver la civilisation humaine.

J'exagère, en réalité. Nous ne sommes sûrement pas si loin que ça. Mais il n'empêche que tourner en rond me donne mal aux pieds et que ma seule envie est de retourner dans notre tente qui, elle, est à l'abri des dangers de la forêt. Je fais un pas en avant, regarde à nouveau la carte, la tourne dans un sens puis dans l'autre, avant de revenir sur mes pas et de planter mes yeux dans ceux d'Elena, dépitée. J'hausse les épaules dans un signe d'impuissance.

« Perdues de chez perdues. »

Je jette un dernier coup d'oeil au papier qui jusque là ne nous a pas vraiment guidées. Je le scrute pour en déchiffrer les lignes et tenter d'en comprendre le sens. Ce n'est pas normal que nous ayons autant marché depuis le début de la ballade. Notre objectif n'est pourtant pas si éloigné du campement. Alors pourquoi errons-nous dans la forêt depuis si longtemps ? Frustrée, je froisse la feuille entre mes doigts et fixe le sol tapis de mousse. L'envie de déchirer la carte me prend soudainement. Elle n'a pas été utile, alors la perdre ne serait pas très important. Peut-être même que je me repérerai mieux sans elle.

Décidée à ne plus m'en servir, je pars dans une direction au hasard, décidant d'aller toujours tout droit et vers ce qui me semble être l'ouest, si j'en crois l'orientation du soleil et mes cours d'astronomie. Je marche quelques minutes, vérifiant régulièrement qu'Elena est derrière moi. Le paysage autour de nous ne change pas d'un pouce et au bout d'une demi-heure environ je m'arrête à nouveau. Je déplie la carte restée froissée entre mes mains pour la regarder désespérément une dernière fois... avant de me rendre compte d'une chose.

Je la tiens à l'envers.

Un sourire gêné sur le visage, je la fais pivoter entre mes mains. Toutes ses indications me paraissent soudainement plus claires et avec un « C'est par là ! » énergique, je me remets en marche avec vigueur. Savoir que nous ne sommes plus perdues m'apporte un grand réconfort et j'ai l'impression que toutes mes forces sont revenues dans mon corps. Finalement, si je n'avais pas été aussi étourdie, nous n'aurions pas eu à errer pendant de si longues heures. Oups ?

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur

15 oct. 2024, 19:27
 Inktober  Le tour du monde en 31 jours
11/08/2049
Guide de voyage
Hors chronologie


Les guides de voyage, ça ne sert à rien.

J'en suis persuadée. La preuve: quand on est parti en forêt avec Ashley, on a réussi à trouver la sortie, en faisant une jolie randonnée ! Sans guide de voyage nous disant que "oh, regardez le bel arbre !", "cette flaque est magnifique et vaut le détour". C'est juste un livre inventé par les adultes pour forcer à lire des choses pas en lien avec les pirates, pour forcer à prévoir nos vacances, et pour forcer à abandonner l'aventure au profit d'une vie sédentaire et sans danger, loin de tout requin et de toute attaque. J'ai lu ça dans Aventures en mer du Sud. Et après papa dit que je ne lis pas ! En tout cas, je l'ai bien dit à Ashley: si elle voulait un guide de voyage, ce serait sans moi. Et elle a cédée, sans que je sache si elle avait prévu d'en prendre un de base, ou alors pas du tout.

Bref.

Je m'éponge le front et regarde les eaux calmes du fleuve. Le Costa Rica est connu pour avoir une faune merveilleuse, mais pour le moment, tout ce que nous voyons, c'est de l'eau. Et bon d'accord, il y a aussi quelques oiseaux, mais rien de fabuleux non plus. Surtout pour moi qui ne sait pas les reconnaitre. Je jette un regard au guide (un vrai celui là, pas un bouquin), qui désigne la plage en face. Je plisse les yeux, ne voit rien.

Pfff.

Je suis sure que ce guide suit les indications d'un guide touristique.

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16 oct. 2024, 23:41
 Inktober  Le tour du monde en 31 jours
14/08/2049 - Crasseux
Hors chronologie


La fin du voyage arrive à toute vitesse. Hier encore, j'avais l'impression que ce n'était que le début et que nous venions tout juste de quitter l'Angleterre. Mais demain, nous serons déjà de retour chez nous. Assise sur l'un des bancs du quai de la gare qui nous ramènera à Londres, je fixe mes pieds en essayant de ne pas penser à ce chapitre qui se termine. Aucune de nous n'a osé parlé depuis que nous sommes arrivées ici, comme si ce moment était doté d'une solennité à ne pas briser.

De la terre s'est incrustée sur la semelle de mes chaussures à force de parcourir villes, campagnes et forêts. Le cuir en est tout abîmé et sale, preuve que chaque journée n'a pas toujours été de tout repos. Je grimace légèrement en pensant à toutes les saletés que nous avons croisées sur la route. Déjà, il y a cette gare un peu miteuse – pourtant très fréquentée – qui mériterait un bon coup de balais pour blanchir ce sol tout gris. Mais le pire, c'était sûrement Los Angeles. Je me rappelle parfaitement des détritus débordant des poubelles et des mégots de cigarette dispersés partout sur le trottoir. Y penser me donne des frissons et je secoue la tête pour effacer la crasse s'accumulant dans la ville de ma mémoire. Ce n'est pas parce que je ne veux pas penser à la fin du voyage que je veux penser à la non-propreté des humains.

Je me redresse et me tourne vers Elena. Elle aussi ne semble pas avoir envie de rentrer. Je la comprends, et une vague de remerciements manque de franchir la barrière de mes lèvres. Je me contiens, me disant que ce n'est pas encore le temps des adieux. Et puis, de toute façon, nous nous reverrons à la rentrée. À la place, je pointe ma joue du doigt et lui annonce :

« T'as une tâche de chocolat ici. »

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur

17 oct. 2024, 19:44
 Inktober  Le tour du monde en 31 jours
15/08/2049
Journal
Hors chronologie


Elena aurait bien aimée oublier cette date. Le 15 août. Ou la fin du voyage. Elle faisait semblant de lire un journal qui traînait par là dans ce train qui les ramenait à Londres. En réalité, elle se remémorait les jours (le mois), qu'Ashley et elle avaient passé à parcourir le monde. Il avait été empli de tellement de souvenirs ! L'Europe, l'Asie, l'Océan, l'Amérique... La serpentarde aurait eut bien du mal à dire ce qu'elle avait préféré. Tout, surement. Elle jeta un coup d'oeil à Ashley. Elle ne la connaissait pas auparavant, ou si peu. Maintenant, elle avait du mal à imaginer qu'elles étaient des inconnues l'une pour l'autre ne serait ce que deux mois auparavant.

Elle jeta un regard par la fenetre. Dire que dans un demi mois à peine, ce serait le retour à Poudlard ! Le train sembalit se déplacer à toute allure. Pourquoi les retours semblaient ils si rapide ? Bien plus que les départs, ou que le voyage en tout cas. Elle se tourna vers Ashley, sortit une tablette de chocolat de son sac, un léger sourire en coin:

-Alors ? Tu en veux ?

Elena n'aimait pas particulièrement le chocolat avant ce voyage. Enfin, pas plus qu'un ou qu'une autre. Maintenant, ce n'était pas loin d'être son aliment favori. Elena ouvrit la tablette au moment ou le train entrait en gare.

Cette fois, c'était vraiment la fin.
Dernière modification par Elena Links le 20 oct. 2024, 10:41, modifié 1 fois.

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18 oct. 2024, 23:37
 Inktober  Le tour du monde en 31 jours
• 14/08/2049 • Conduire

« Prête ? » me demande Valerian en me jetant un coup d'œil, un sourire en coin sur le visage.

Bien accroché à mon siège, j'hoche sèchement la tête, les lèvres pincées. Je ne suis pas sûre que ce que nous sommes en train de faire soit une bonne idée. Mais, d'un autre côté, il est excitant de tenter quelque chose d'aussi nouveau et d'inconnu. Emprunter le tracteur du voisin, ou plutôt le voler tandis qu'il est en vacances, était l'idée de Valerian. J'ai bêtement accepté de le suivre, voulant savoir comment fonctionne un tel engin. Et nous voilà sur le chemin de terre menant à son champ et, beaucoup plus loin, à la maison de Grand-père.

N'ayant tous deux aucune idée de comment lancer le moteur du véhicule, je regarde mon frère appuyer sur un peu tous les boutons, jusqu'à ce qu'un vrombissement similaire aux voitures moldues se fasse entendre. Je grimace, sentant la machine s'ébranler et trembler sous mon corps, le secouant dans tous les sens.

« C'est parti ! s'écrie Valerian.

Ouais... »

Ma voix, beaucoup moins assurée, s'éteint en un gémissement lorsqu'il écrase la pédale de tout son poids pour lancer le tracteur à sa vitesse maximale – c'est-à-dire pas très vite. Malgré la lenteur apparente de notre déplacement, je ne peux m'empêcher de m'accrocher de toutes mes forces à mon siège et de m'enfoncer dedans comme pour fusionner avec. Il suffit d'un mouvement brusque du volant pour que nous finissions tous deux dans le fossé. Et, connaissant mon frère, je sais qu'il est capable de jouer avec pour tester ses limites, quitte à en subir les conséquences plus tard.

Cependant, contrairement à son habitude, il affiche un visage des plus sérieux (malgré le plaisir apparent dans ses yeux) et conduit avec attention. Tout au fond de moi, je sais qu'il fait ça pour moi. Qu'il a conscience de ma crainte, de mes doutes et de mon malaise. Je lui en suis reconnaissante, même si je ne le lui avouerais pour rien au monde. À la place, c'est un sourire lumineux que je lui adresse. L'un de ceux qui font pétiller les pupilles et rougir les joues. Je me penche légèrement en avant pour regarder devant nous et, remarquant une route perpendiculaire au chemin de terre, indique à Valerian de tourner. Le chemin, bétonné, et donc plus lisse, lui permettra de s'amuser un peu plus en accélérant encore ce qui, je le sais, lui fera grandement plaisir. Mon sourire est pour lui comme le feu vert pour s'amuser. Plus confiante, je me détends et regarde le paysage défiler tandis que nous continuons d'avancer le long des champs et des maisons de campagne.

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur

20 oct. 2024, 10:55
 Inktober  Le tour du monde en 31 jours
17/08/2049
Crete


Nul ne savait comment cette poule êait arrivée là.

C'était Nalie qui l'avait trouvée, au fond d'un pot de fleur, dans le minuscule jardinet des Links. Elle faisait de la balançoire avait elle dit, et avait entendu un bruit suspect. Elle avait regardé, et trouvé la poule.

Elena observait maintenant le gallinacé qui se trouvait au fond d'une boîte à chaussures, dans la cuisine de l'appartement. Lola et Nalie lui avait donné des miettes de croissant, que l'animal avait dévoré goulument, sa crête, qui tombait un peu sur le côté, rebondissant au moindre de ses coups de bec. Ses soeurs piaillaient en fond, faisant des suggestions sur d'ou l'animal pouvait venir, et comment elles allaient l'héberger dans leur chambre. Elena ne les écoutait pas. Elle pesait en son for intérieur l'importance de cette découverte, et si elle valait le coup de déranger ses parents pendant l'happy hour.

La bestiole était ronde, avec des plumes blanches, légèrement noires sur la queue, et une crête tombante. Elle regardait autour d'elle avec un air à la fous surpris et effarés, comme si elle ne comprenait pas comment elle avait pu se retrouver là, dans cette boîte. Elena ne savait pas que les yeux des poules pouvaient retranscrire tant d'émotions. Captaine et Mirabel déboulerent dans un crissement de griffes. Si les deux quadrupedes avaient d'abord eut un léger problème de cohabitation, ils étaient maintenant les meilleurs amis du monde. Ce qui n'était pas le cas de la poule, qui s'envola av des caquetements outrés quand le chat sauta sur la table. Les plumes volerent quand elle rentra dans la lampe, et Elena poussa un juron pour le plus grand ravissement de ses sœurs. Maintenant elle n'avait plus le choix. Elle allait devoir prévenir ses parents.

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