Les démons de minuit
Dimanche 5 septembre 2049
22h55
Avec @Cheryl Styles
Rien à faire, Narcisse s'enfonça malgré lui dans les limbes du sommeil paradoxal, entrouvrant les yeux une dernière fois en sentant la crise de somnambulisme arriver à toute allure. Ouh, elle était violente celle-là. Ouaip, bon, il aurait dû s'y prendre à l'avance, c'était sa faute. Mais en même temps il n'en avait pas eu des vacances, il ne pensait pas que ça reviendrait ici. Pas aussi tôt, en tout cas. Ce fut donc sous le regard impuissant de Klee, ses doigts agrippant négligemment sa baguette, sans même prendre le temps de se changer, que Narcisse se mit à déambuler dans son dortoir.
Manquant de marcher sur les braises ardentes de la salle commune, effleurant de peu l'extrémité d'une marche et de se péter la gueule, il fit son petit bonhomme de chemin jusqu'à la porte. .
Bonk, fit sa tête contre le bois. Son front heurtant le battant, comme si c'était ainsi qu'on ouvrait une porte. Il demeura un long moment face à cet obstacle, pour finalement se glisser dehors, mu par une poussée inconnue et une destination toute aussi floue.
"Rrrrrrr.... zzzzzz.... lu... lumosh... lumosh... zzzz..."
Un petit filet de bave coula le long de la commissure de ses lèvres, mouillant le haut de son pyjama. Ses pieds nus traînant sur le sol, raclant la pierre froide, se noircissant au fur et à mesure des mètres qu'il parcourait, comme un zombie sans âme.
"Lu... LUMOS !!"
Bon sang, même en dormant, il était tellement obsédé, qu'une lumière jaillit de sa baguette, révélant qu'il se tenait pile face à un mur. Il s'immobilisa devant, continuant de ronfler lourdement, un bras ballant, l'autre levé, la pointe de sa baguette contre la pierre.
"Rrrrr.... zzzzz.... ghu... ghehghe... ch'est bon cha... nan... nana, pas là... rrrr...."
De sa bouche entrouverte, un nouveau filet de bave s'échappa, qu'il ravala dans un sursaut salvateur, manquant de se cogner le front contre le mur.
Les démons de minuit
Ce 5 septembre 2049, avait lieu la première ronde de la jeune Styles en tant que préfète. La verte et argent allait être accompagnée du préfet de Gryffondor pour ce soir-là, mais les prochaines rondes seraient en compagnie de Dorra. Elle n'avait pas réellement d'opinion sur ces deux-là puisqu'elle ne les connaissait pas réellement. Enfin, son opinion envers la préfète-en-chef des Gryffons penchait vers le négatif puisque cette dernière était cheerleader — et Cheryl était justement hostile vis-à-vis de la plupart des autres cheerladers.
La quatrième année s'éloigna assez rapidement de son camarade pour que les deux puissent effectuer la ronde séparément et donc plus rapidement. C'était une sensation étrange qui envahissait tout son corps. Le château avait une allure totalement différente la nuit. Alors que plusieurs heures plus tôt, les couloirs étaient bruyants, lumineux, peuplés, le contraste était soudainement perceptible. Finalement, ce silence lui faisait du bien. C'était si apaisant et effrayant à la fois.
Les seuls bruits que l'on pouvait entendre étaient le son de ses pas ; sa baguette illuminait une petite partie du couloir quand soudain, elle entendit un bruit, une voix plus particulièrement. La rouquine s'interrompit dans sa marche et se concentra pour écouter d'où venait le son. Y avait-il déjà des élèves qui s'amusaient à sortir en cachette ?
Cheryl continuait à marcher jusqu'à apercevoir une petite lumière un peu plus loin. Elle souffla, rassurée en quelque sorte, et s'approcha de la lumière en question. Une personne — un élève — se tenait devant le mur, pieds nus, en pyjama. Mille et une questions se bousculèrent dans la tête de la verte et argent qui regardait d'un air interrogateur cet individu.
— Qu'est-ce qui se passe ici ? demanda-t-elle, méfiante.
5ème année RP, filière auror || #c10000
Capitaine des Crocheers depuis avril 2048
Les démons de minuit
D'abord, un silence, une immobilité toute aussi parfaite. La poitrine de Narcisse s'était immobilisée, sa tête basculait sur le côté, et la lumière de sa baguette tressautait dans l'obscurité, comme une ampoule sur le point de griller. Il pouvait certes lancer son sort, mais le maintenir... Bon, autre paire de manches. Il en oubliait même de respirer, et s'il avait été conscient, il aurait irrémédiablement ressenti le manque d'oxygène ! Jusqu'à ce que...
"....... RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRrrrrr.... zzzzzzz...."
Un ronflement caverneux, qui fit trembler les murs du château. Enfin, sa tête bascula vers l'arrière, et il se tournea de trois quarts vers Cheryl, sans même se rendre compte qu'elle était là. Pointant sa baguette aléatoirement devant lui, tentant de maintenir son sort, un nouveau filet de bave s'écoula de ses lèvres tremblantes.
"Ghé ?.. Do... do... dodo... Oh..."
Son pied manquant de glisser sur le sol noir et froid, il se rattrapa avec son front. Sur le mur. Qui fit bonk. Et ça aurait dû le réveiller, normalement. Mais pour tirer Narcisse de son sommeil paradoxal... Il en aurait fallu un peu plus. Aussi, se contenta-t-il de laisser le reste de son corps se coller au mur, pour lentement glisser jusqu'au sol...
"Froid... frais... câlin..."
Ses bras s'étendirent le long de la pierre, le guidant jusqu'à ce que ses fesses touchent le sol. Et enfin, il pivota sur lui-même, pour s'immobiliser, et ronfler à nouveau, la pointe de sa baguette clignotant de plus belle.
"....... RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRrrrrr.... zzzzzzz...."
Un ronflement caverneux, qui fit trembler les murs du château. Enfin, sa tête bascula vers l'arrière, et il se tournea de trois quarts vers Cheryl, sans même se rendre compte qu'elle était là. Pointant sa baguette aléatoirement devant lui, tentant de maintenir son sort, un nouveau filet de bave s'écoula de ses lèvres tremblantes.
"Ghé ?.. Do... do... dodo... Oh..."
Son pied manquant de glisser sur le sol noir et froid, il se rattrapa avec son front. Sur le mur. Qui fit bonk. Et ça aurait dû le réveiller, normalement. Mais pour tirer Narcisse de son sommeil paradoxal... Il en aurait fallu un peu plus. Aussi, se contenta-t-il de laisser le reste de son corps se coller au mur, pour lentement glisser jusqu'au sol...
"Froid... frais... câlin..."
Ses bras s'étendirent le long de la pierre, le guidant jusqu'à ce que ses fesses touchent le sol. Et enfin, il pivota sur lui-même, pour s'immobiliser, et ronfler à nouveau, la pointe de sa baguette clignotant de plus belle.
Les démons de minuit
La personne réagit à la voix de Cheryl et se retourna, toute chancelante. La jeune fille ne prit que quelques secondes pour reconnaître le visage de son partenaire favori de duel : Narcisse Brando. Elle ne s'attendait pas à ce que le Poufsouffle soit du genre à enfreindre le règlement. Il était drôle, quelques fois borné mais de là, à se promener dans les couloirs à cette heure-ci, à quoi s'attendait-il ? Etait-ce un test qu'il s'infligeait pour voir s'il pouvait se défendre en pleine nuit dans le château ?
Le halo de lumière qui s'émanait de la baguette de Narcisse bougeait dans tous les sens. En regardant son visage de plus près, la verte et argent constata quelque chose d'anormal. Il était tout bizarre, tout... endormi ? Soudain, un filet de bave s'échappa de sa bouche, provoquant une moue dégoutée chez la préfète. Alors qu'elle s'apprêtait à prononcer le nom de son camarade, ce dernier tomba face au mur tout en glissant le long de celui-ci. Tout ça sous l'oeil décontenancé de Cheryl qui tentait tant bien que mal de comprendre la situation qui se présentait face à elle. C'était totalement inédit, elle avait de quoi raconter à ses amies, au moins.
— Narcisse ? fit-elle en le secouant très légèrement par le bras pour commencer. Tu me reçois ?
5ème année RP, filière auror || #c10000
Capitaine des Crocheers depuis avril 2048
Les démons de minuit
*
"RrrR... gh... Gné ? Quoi ?!!"
EH ?!
"QUOI QUOI ?? QUESQUISPASSE ?!"
Je suis où ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi le sol est dur ?! Et froid !? Purée, je vois rien, aaah, mes yeux ! C'est comme si on me braquait une lampe torche en plein dans la gueule ! Par réflexe, je bondis sur mes pieds, j'agrippe la main qui me touche, et je regarde autour de moi, tout en brandissant ma baguette de l'autre main.
"QUI REÇOIT QUI ?? COMMENT ?? QUI ?! Oh... Cheryl ?"
Mon regard se pose sur ma camarade, et un grand soulagement m'envahit alors, que je laisse sortir par un immense soupir. Soulagé, je m'adosse au mur, et j'en profite pour stabiliser mon Lumos, histoire d'y voir un peu mieux.
"Tu fais quoi là ? T'es..."
T'es pas censée être ici, c'est le dortoir des mecs de Poufsouffle ?!!? Comment elle avait pu rentrer ? C'était la question qui me taraudait. Puis, je vis enfin où je me tenais. Le droit qui remontait de la plante de mes pieds, l'obscurité qui nous entourait, seulement dissipée par quelques torches çà et là en plus de nos Lumos.
"AH ?! Oh purée, désolé désolé ! Pardon ! Je... j'suis somnanbule parfois ! J't'ai pas fait mal ?? Désolé quand on m'réveille au mauvais moment j'peux réagir un peu brusquement, pardooon vraiment, ça va aller ?"
Je me souviens que j'agrippais le poignet de Cheryl. Et depuis que j'avais grandi et forci, je redoutais particulièrement de faire mal à quelqu'un ! J'avais déjà envoyé valdinguer plusieurs de mes amis en leur claquant le dos ou l'épaule, avant de mieux me contrôler. Mais là... j'avais eu aucun contrôle sur ma prise, et j'étais terrifié à l'idée d'avoir trop serré. Ajoutez cela à ma confusion, et c'était le cocktail parfait pour me plongé dans une confusion des plus absolues.
*1 à 3, Narcisse se réveille
Les démons de minuit
La rouquine sursauta en criant quand le Poufsouflle s'exclama soudainement en agrippant la main de celle-ci. Par Merlin, on aurait dit un mort-vivant qui prenait vie ! Le jeune garçon eut besoin de quelques instants avant de complètement reprendre ses esprits. En se mettant à sa place, Cheryl aurait certainement réagi de la même façon. Lui qui pensait être dans son lit, le pauvre s'était retrouvé dans un couloir, une lampe braquée sur lui, et une personne juste à côté. De quoi paniquer, sans doute.
— Tu m'as fait peur, idiot ! le sermonna-t-elle en libérant sa main de l'emprise de Narcisse.
Aucune douleur n'était à déclarer concernant sa main. Plus de peur que de mal, comme on disait. Mais au lieu de penser à sa main, c'était plutôt la vitesse à laquelle son coeur battait qui devenait inquiétant. Bien que le rythme ralentissait plus les secondes passaient, la verte et argent avait ressenti une sacrée peur. Et ça, ça ne lui plaisait absolument pas. Cheryl Styles n'avait jamais peur de quoi que ce soit.
— Non, non ça va. J'ai pas mal, le rassura-t-elle. Mais tu m'as fait peur t'as pas idée ! le sermona-t-elle de nouveau en se relevant. Ça t'arrive souvent ces "crises" de somnambulisme ? le questionna la préfète en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille.
5ème année RP, filière auror || #c10000
Capitaine des Crocheers depuis avril 2048
Les démons de minuit
"PARDON ! Pardooon !"
Sous le sermon de mon amie, je me retrouve brusquement dos au mur, les mains levées au niveau de ma poitrine, la gorge serrée et le cœur battant. Quel idiot, quel idiot ! La lumière de ma baguette vacillant sous le changement de mes émotions. Sans réfléchir, je claque mes paumes l'une contre l'autre en baissant ma tête dans sa direction.
"Purée, désolé, vraiment ! J'ai pas fait exprès !"
Un certain soulagement m'envahit alors, et a je soupire doucement en me redressant, m'adossant totalement au mur frais. Pendant une poignée de secondes, j'ignore sans le vouloir la question de mon aînée, alors que je tente de m'extirper de mon cerveau embrumé de sommeil. Elle m'a demandé quelque chose, non ? C'était quoi ?
J'ouvre les yeux, je cligne des paupières, je la regarde, et bâille malgré moi. Puis, brusquement, cela me frappe, et je claque des doigts, mon visage s'illuminant sous la réalisation.
"Ah ! Purée ! Désolé ! Euh... ça m'arrive un peu ouais, mais en général j'sors pas jusqu'ici, j'sais pas c'qui s'est passé..."
Mais... attends, si je suis pas...
"AAAH !"
Je regarde à droite, à gauche, totalement paniqué, avant de finalement me retourner vers Cheryl, au comble de l'incompréhension.
"Mais, mais... si, si j'suis là... je suis pas dans mon dortoir !! Faut que j'me magne !"
Un pas de côté, puis je me fige.
Eh ? Mais... attends un instant. Les yeux écarquillés, je redirige mon regard sur la rousse, avant de m'avancer dans sa direction, tout en continuant de la dévisager. Je nous désigne alternativement de l'index, l'air de chercher ma pensée.
"Mais... si... toi, t'es là... ça veut dire que... t'es pas non plus dans ton dortoir ! Ah ! Purée ! Attends, euh, j'te raccompagne, t'inquiètes pas, tu..."
Un autre instant. Je sens mon cerveau fatigué qui mouline péniblement, et je me frotte les yeux, le visage plissé sous la réflexion.
"Mais... pourquoi t'es là toi ? T'es somnambule aussi ??"
Si c'était le cas, ça veut dire qu'elle dormait tout habillée ! Purée, quelle idée de génie ! J'allais m'en inspirer désormais ! Trop forte Cheryl !
Sous le sermon de mon amie, je me retrouve brusquement dos au mur, les mains levées au niveau de ma poitrine, la gorge serrée et le cœur battant. Quel idiot, quel idiot ! La lumière de ma baguette vacillant sous le changement de mes émotions. Sans réfléchir, je claque mes paumes l'une contre l'autre en baissant ma tête dans sa direction.
"Purée, désolé, vraiment ! J'ai pas fait exprès !"
Un certain soulagement m'envahit alors, et a je soupire doucement en me redressant, m'adossant totalement au mur frais. Pendant une poignée de secondes, j'ignore sans le vouloir la question de mon aînée, alors que je tente de m'extirper de mon cerveau embrumé de sommeil. Elle m'a demandé quelque chose, non ? C'était quoi ?
J'ouvre les yeux, je cligne des paupières, je la regarde, et bâille malgré moi. Puis, brusquement, cela me frappe, et je claque des doigts, mon visage s'illuminant sous la réalisation.
"Ah ! Purée ! Désolé ! Euh... ça m'arrive un peu ouais, mais en général j'sors pas jusqu'ici, j'sais pas c'qui s'est passé..."
Mais... attends, si je suis pas...
"AAAH !"
Je regarde à droite, à gauche, totalement paniqué, avant de finalement me retourner vers Cheryl, au comble de l'incompréhension.
"Mais, mais... si, si j'suis là... je suis pas dans mon dortoir !! Faut que j'me magne !"
Un pas de côté, puis je me fige.
Eh ? Mais... attends un instant. Les yeux écarquillés, je redirige mon regard sur la rousse, avant de m'avancer dans sa direction, tout en continuant de la dévisager. Je nous désigne alternativement de l'index, l'air de chercher ma pensée.
"Mais... si... toi, t'es là... ça veut dire que... t'es pas non plus dans ton dortoir ! Ah ! Purée ! Attends, euh, j'te raccompagne, t'inquiètes pas, tu..."
Un autre instant. Je sens mon cerveau fatigué qui mouline péniblement, et je me frotte les yeux, le visage plissé sous la réflexion.
"Mais... pourquoi t'es là toi ? T'es somnambule aussi ??"
Si c'était le cas, ça veut dire qu'elle dormait tout habillée ! Purée, quelle idée de génie ! J'allais m'en inspirer désormais ! Trop forte Cheryl !
Les démons de minuit
Le Poufsouffle enchaina les excuses, si bien qu'il n'était plus possible de compter le nombre de fois où il avait lâché le mot "pardon" dans la panique la plus totale. Il n'y avait aucun doute, le visage désemparé de Narcisse prouvait qu'il s'était retrouvé à cet endroit contre sa volonté. Cheryl tenta d'utiliser une voix chaleureuse pour rassurer son cadet. Ce dernier, totalement paniqué, devait d'abord être calmé avant de le lever et de le mener à son dortoir.
— T'inquiète pas, je te crois, fit alors la préfète en apposant sa main sur l'épaule de son interlocuteur.
Alors qu'elle pensait avoir détendu le somnambule, ce dernier émit un cri soudain qui fit sursauter de nouveau Cheryl. Elle se retint d'insulter Narcisse et souffla un bon coup avant de poser sa baguette au sol. Tandis que la lumière qui s'émanait de celle-ci continuait à illuminer une partie du couloir, elle posa sa deuxième main sur l'autre épaule du Poufsouffle. Il se mettait une hypothèse assez loufoque, provoquant un sourire chez la verte et argent.
— Caaaalme-toi, l'apaisa-t-elle toujours avec une voix douce. Je suis préfète donc je fais une petite ronde avant d'aller dormir aussi.
Le niveau de patience dont elle faisait preuve à ce moment-là battait des records. La quatrième année elle-même en était surprise.
— Viens, j'te raccompagne Monsieur le Somnambule, annonça-t-elle en prenant le Poufsouffle par le bras. T'as mal nul part au moins ? questionna-t-elle en chemin.
5ème année RP, filière auror || #c10000
Capitaine des Crocheers depuis avril 2048
Les démons de minuit
Eh ? Me croire ? Pourquoi est-ce qu'elle ne me croirait pas ? Et puis...
Le contact de sa main sur mon épaule m'électrise brusquement, et je me redresse d'un coup en sentant la chaleur envahir mon visage. Ce contact me tend, mais immédiatement après, il me rassure, et j'expire en relâchant mes épaules. Sous la chaleur de ses doigts, je sens mon sourire qui revient, alors que petit à petit, l'obscurité des couloirs se dissipe, et je la regarde doucement. Puis elle m'explique, sa voix calme et posée a tôt fait de quasiment m'hypnotiser. Les yeux baissés sur elle pour la regarder, j'écarquille de grands yeux, pour les diriger sur son badge.
"Oooooh... Okkk j'comprends mieux !"
Tout fait sens, et me poing vient claquer ma paume, dans un éclair de réalisation, rallumant un peu plus fort ma baguette. Qui manque d'illuminer le couloir quand elle me saisir par le bras, éclairant mon visage d'un rouge pourpre. Aucune chance qu'elle ne sente pas la chaleur qui émane brusquement de mon corps, je sais que je suis une vraie bouillotte parfois, c'est abusé ! Mais bref, sans réfléchir, je lui emboîte le pas, et dépose ma main libre sur celle qu'elle a déposé sur mon bras, contemplant les couloirs la nuit.
Je rigole doucement.
"Merci, Madame la Préfète !"
C'est vrai que maintenant que j'y pense, j'ai pas eu l'occasion de beaucoup les parcourir, dans cette lumière, c'est assez dommage... Parfois je me dis que ça doit être génial d'être préfet, juste pour ça !
"Mh ? Euh, non du tout t'inquiètes ! Enfin, maint'nant que tu le dis..."
Eh, en fait, je crois que je me suis cogné la tête ? Mais oui ! J'ai une bosse sur le front ! C'est quoi ça, d'où ça sort, j'ai mis ça sur le compte de ma cicatrice qui me démange encore pas mal, mais là... Le bout de mes doigts tapote la bosse, et je pouffe de rire.
"J'crois que je me suis cogné la tête en fait, mais ça va aller t'inquiète !"
Le contact de sa main sur mon épaule m'électrise brusquement, et je me redresse d'un coup en sentant la chaleur envahir mon visage. Ce contact me tend, mais immédiatement après, il me rassure, et j'expire en relâchant mes épaules. Sous la chaleur de ses doigts, je sens mon sourire qui revient, alors que petit à petit, l'obscurité des couloirs se dissipe, et je la regarde doucement. Puis elle m'explique, sa voix calme et posée a tôt fait de quasiment m'hypnotiser. Les yeux baissés sur elle pour la regarder, j'écarquille de grands yeux, pour les diriger sur son badge.
"Oooooh... Okkk j'comprends mieux !"
Tout fait sens, et me poing vient claquer ma paume, dans un éclair de réalisation, rallumant un peu plus fort ma baguette. Qui manque d'illuminer le couloir quand elle me saisir par le bras, éclairant mon visage d'un rouge pourpre. Aucune chance qu'elle ne sente pas la chaleur qui émane brusquement de mon corps, je sais que je suis une vraie bouillotte parfois, c'est abusé ! Mais bref, sans réfléchir, je lui emboîte le pas, et dépose ma main libre sur celle qu'elle a déposé sur mon bras, contemplant les couloirs la nuit.
Je rigole doucement.
"Merci, Madame la Préfète !"
C'est vrai que maintenant que j'y pense, j'ai pas eu l'occasion de beaucoup les parcourir, dans cette lumière, c'est assez dommage... Parfois je me dis que ça doit être génial d'être préfet, juste pour ça !
"Mh ? Euh, non du tout t'inquiètes ! Enfin, maint'nant que tu le dis..."
Eh, en fait, je crois que je me suis cogné la tête ? Mais oui ! J'ai une bosse sur le front ! C'est quoi ça, d'où ça sort, j'ai mis ça sur le compte de ma cicatrice qui me démange encore pas mal, mais là... Le bout de mes doigts tapote la bosse, et je pouffe de rire.
"J'crois que je me suis cogné la tête en fait, mais ça va aller t'inquiète !"
Les démons de minuit
A peine la main de Cheryl toucha l'épaule du jeune garçon que ce dernier se redressa soudainement, comme si ce contact l'avait surpris. Cette réaction ne passa pas inaperçu aux yeux de la quatrième année qui déduisit alors que Narcisse était encore dans les vapes et qu'un rien pouvait le faire paniquer. Jusque-là, c'était plutôt compréhensible. Lui qui pensait être dans son lit se trouvait en réalité dans les couloirs et faisait face à quelqu'un, tout en se prenant des coups face au mur. Il avait tout de même de la chance dans sa malchance de ne pas être tombé sur un Monsieur Kohler bien effrayant.
La jeune fille pouffa face à la façon dont l'avait appelé le Poufsouffle. "Madame la Préfète", ça sonnait plutôt bien dans les oreilles de la verte et argent. Même si elle avait une préférence pour "Mademoiselle". Elle avait l'impression que quand on l'appelait Madame, elle prenait trente ans.
Lorsque son camarade mentionna une douleur au front, Cheryl tourna sa tête vers celui-ci et, effectivement, une magnifique bosse trônait sur son front. Rien d'étonnant étant donné le coup qu'il s'était donné lui-même contre le mur.
— Figure-toi que j'ai assisté à la scène. C'est pas quelque chose qu'on voit tous les jours, rebondit-elle en ricanant légèrement. T'es un vrai casse-cou Narcisse Brando. T'es au courant que t'as qu'une seule vie ?
Avec tous les risques qu'il prenait lors des duels et autres activités, il y avait vraiment de quoi s'inquiéter. Pauvres parents Brando.
5ème année RP, filière auror || #c10000
Capitaine des Crocheers depuis avril 2048