Fratrie
Badge
FIN JUILLET 2047
Ennis avait eu une course la veille à Lutty et avait réussi à se hisser en finale où elle avait réussi à prendre la deuxième place. Rentrée fatiguée par l'exercice intense que cela pouvait représenter, elle avait dormi un peu plus ce matin là, à se retrouver la dernière à sortir des chambres. Un fait plus qu'inhabituel pour l'adolescente qui rejoignit Domhall à la table du petit-déjeuner. Le cadet n'était pas spécialement gros dormeur, c'était plutôt Diarmuid et elle qui se levait particulièrement tôt et qui donc posait un contraste par rapport à la moyenne. Ce qui ne les empêchaient pas, parfois, de rester plus longtemps dans leurs lit respectifs le matin. Alors que son grand frère mangeait différents toast salés avec une tasse de thé qu'il devait déjà avoir rempli une deuxième fois. Elle même commença à composer son assiette non sans saluer Diarmuid qui sortait de la salle de bain et se dirigea directement vers l'entrée pour quitter l'appartement. C'était très courant que les trois plus vieux sortent et reviennent dans l'appartement pour diverses activités. Ennis accompagnait l'un d'entre eux selon l'endroit où ils se rendaient. Dans l'après-midi, elle devait d'ailleurs aller se balader avec Dom dans un des nombreux parcs de la ville, une promenade qui serait certainement agrémenté d'une pause dans un café ou d'un passage dans une rue commerçante - pour le plaisir.
Mais avant ça, il y avait une mâtinée où Ennis comptait bien se plonger dans un ouvrage de russe qu'elle avait pu emprunter le temps des vacances. Ce qui n'était pas plus mal puisqu'Olya ne devrait plus tarder à lui répondre. Mais, à peine plongée dans son livre de grammaire, parchemin sous la main pour faire les exercice qui était associés au cours qu'elle lisait, qu'un hibou s'engouffra avec fougue par la baie vitrée laissée ouverte en raison des températures plus qu'agréables et vint se poser sur son livre. Dessus. Les serres aiguisées sur les pages d'un livre qui ne lui appartenait pas. La châtain déglutit, le rapace n'y était pour rien et l'agacer ne ferait qu'augmenter de manière plus que significative le risque que le livre ne se retrouve abîmé. Elle récupéra la lettre où son nom et son adresse figurait à l'encre verte caractéristique de l'école et le hibou rand duc rejoignit d'emblée un perchoir libre et picora dans une des petites mangeoires avant de boire et de s'en retourner par là où il était venu.
L'enveloppe était lourde, signe qu'un badge s'y trouvait. Ce devait être celui de préfète, elle ne voyait pas pourquoi le professeur Mason ne lui aurait pas renouvelé. Pas sans l'en avertir ou la prévenir que cela puisse arriver avant de partir en vacances? Si? Elle décacheta l'enveloppe après avoir passé plusieurs secondes à regarder cette dernière... A moins que... Saul Abernathy avait quitté Poudlard en juin. Etait-il possible que l'insigne soit celui de préfète-en-chef? Son cœur accéléra d'un coup et ses gestes furent bien plus fébriles. Rarement elle avait autant eu de difficultés à ouvrir ce satané pli qui apportait la liste des fournitures scolaires ainsi qu'un éventuel badge de capitaine ou de préfet.
Une fois le parchemin suffisamment déchiré, l'objet métallique tomba, face contre le bois de la table, maintenant le suspens. Difficilement, Ennis extirpa ensuite un premier feuillet, celui qui donnait la liste des livres pour la sixième année et qu'elle écarta bien vite. Le deuxième feuillet était maintenant dans ses mains. Elle le déplia lentement et compris en lisant son nom 'Miss O'Belt' que ce dernier n'avait pas été rédigé par le professeur en charge des Gryffondor mais bien par la directrice. Cela ne pouvait donc avoir qu'une seule signification... Ses yeux avait survolé la missive jusqu'à tomber sur les mots qui venait confirmer le tout. Préfète-en-chef.
Elle déposa la lettre et fixa le badge avant de, lentement, le retourner. Oui, c'était bien celui-là. Elle avait été nommée préfète-en-chef. C'était à la fois une surprise et une fierté. Elle peinait à réaliser et fixait l'insigne tout en passant un de ses pouces dessus. Bien sûr, quand Saul avait rappelé qu'il partait en fin d'année, elle avait espéré. Et puis... Et puis les jours passant, elle s'était souvenu que tout un tas d'autres élèves pouvaient aussi prétendre à ce poste et qu'être préfet n'était absolument pas un gage de priorité. Des élèves méritant, moins froid qu'elle, elle pouvait en trouver par dizaine dans les trois promotions d'élèves les plus âgés. Mais c'était elle qu'on avait jugé apte à rejoindre William... Enfin, c'était ce qu'elle pensait, elle n'avait pas encre vraiment lu le courrier de Miss Montmort qui lui annonçait qui était son binôme ainsi que la liste des huit préfets.
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
Fratrie
Actions des personnages vues avec les joueurs.
Il l'avait retrouvé au fond de la poche d'une vieille veste. Depuis qu'il avait eu de nouveaux vêtements, il ne mettait presque plus les anciens et, ce soir-là, Edwin avait fait quelques tris dans ses affaires. C'était quelque chose qu'il aimait bien faire, comme pour jouer à l'archéologue et se rappeler des souvenirs en retrouvant des bibelots quelconques. Le paquet encore bien emballé lui était apparu comme un fossile d'un ancien temps. Edwin n'avait pas fumé depuis longtemps, presque un an maintenant. Quand il vivait encore chez sa mère, la mauvaise habitude revenait tous les étés. Il rentrait de Poudlard et passait le plus clair de son temps dans les rues de Londres, parfois à traîner avec des groupes que sa mère n'aurait jamais acceptés. Et c'était peut-être pour cela qu'il traînait avec ces racailles qui fumaient et volaient, comme pour faire la nique à sa mère et se dire au fond de lui qu'elle ne le contrôlait pas. Tirer sur sa cigarette -le plus souvent légale- lui donnait l'impression, durant un bref instant, de ressentir une vague de plaisir et de détente au fond de lui. Et, après, c'était essentiellement parce qu'il avait besoin d'en fumer plus qu'il continuait.
En rentrant chez lui après des heures à traîner dans la fumée, il se sentait plus grand et moins faible. Comme un petit adulte qui n'avait alors pas besoin de courber l'échine devant sa mère. Si elle avait déjà senti l'odeur, elle n'en avait jamais fait la remarque et l'avait laissé faire, parfois même dans sa chambre. Ayant toujours été plus grand que son âge, ça avait toujours été facile de se procurer quelques paquets. Cependant, il avait toujours refusé les cannettes de bière ou d'autre substance alcoolisée. L'odeur lui retournait l'estomac. Pour Edwin, ce n'était pas pareil : la cigarette n'était pas une addiction aussi "grave" que l'alcool. Bien sûr, c'était addictif, ça pourrissait les poumons et toutes ces conneries, mais au moins, il ne devenait jamais violent après deux clopes. Sa mère, avec deux verres, par contre, c'était toujours différent.
Il ne fumait jamais beaucoup l'été, mais les retours à Poudlard lui donnaient toujours du fil à retordre. Il s'imaginait chanceux de ne pas pouvoir se procurer de cigarette pendant cette période, ça l'obligeait à couper à ses habitudes, ce qui lui aurait été compliqué s'il était resté à Londres. L'arrêt brutal des cigarettes et le retour à Poudlard dans un monde qu'il n'appréciait pas l'avaient toujours rendu un peu plus renfermé et grognon, mais Edwin mettait tout ça sur le changement d'environnement.
Il tourne le paquet, jouant avec de ses longs doigts, le nez froncé de concentration. Il doit bientôt être une heure du matin, tout le monde doit être endormi. Encore une fois, sauf lui, mais les adultes ne se rendent pas souvent compte quand il reste éveillé jusqu'à pas d'heure, Edwin s'assurant de faire le moins de bruit possible pour ne pas risquer de les réveiller. Assit au milieu de sa chambre, il prend quelques secondes pour réfléchir. Ce serait si facile... Il lui suffirait de se redresser, enfiler une petite veste pour ne pas avoir froid et sortir sur le balcon. Une cigarette, ça ne pourrait pas faire de mal, et personne ne devrait trop s'en rendre compte... Fumer dehors, et mettre sa veste au sale pour en retirer l'odeur. Prendre une douche tôt le lendemain, bien se laver les dents. Personne n'en saurait rien. Il tire sur le plastique qui entoure le paquet, le fourrant en vrac dans sa poubelle de bureau avant de tirer une des cigarettes du paquet. Il se la coince entre les lèvres par réflexe avant de fourrer le paquet sous son oreiller à l'abri des regards. Il doit fouiller quelques instants avant de trouver un paquet d'allumettes dans sa chambre, normalement utilisées pour bricoler avec ou allumer quelques bougies. Une fois cela fait, il enfile la vieille veste noire qu'il fouillait et une grosse paire de chaussettes.
L'appartement est noir et silencieux, et Edwin se glisse dans la pièce principale comme un félin jusqu'à atteindre le balcon. Dublin n'est pas comme Londres, l'adolescent ne peut pas filer par sa fenêtre pour aller courir en ville. Il ne connaît pas le quartier, il ne sait pas dans quels jardins il peut passer sans se faire attaquer par des chiens. Alors il ne bouge pas, mais ses courses nocturnes lui manquent. Edwin s'assied et laisse passer ses jambes entre les barreaux de la barrière pour les faire balancer dans le vide avec un soupir détendu. Il craque une allumette et l'éteint dès que sa cigarette est allumée avant de la jeter par-dessus le balcon. Il n'aime pas le feu, mais c'est parfois nécessaire. Edwin ferme les yeux et tire sur sa cigarette avant d'expirer la fumée doucement. Il se ratatine légèrement, se détendant petit-à-petit à mesure que la cigarette ne se consume.
Edwin regarde la ville en contrebas, les lumières et les étoiles qu'elles cachent. Il s'abreuve des bruits ronronnant et lointains des voitures et de quelques jeunes sortant de boites ou en terrasse. Edwin aime tous ces petits bruits, ça le calme et lui rappelle les quelques bons souvenirs qu'il a d'Old Smoke, la belle Londres.
Des pas s'approchent et Edwin sursaute, écrasant sa cigarette par terre dans un excès de panique. Il redresse le menton, les yeux grands ouverts comme un cerf dans les phares. Owen se tient dans l'embrasure de la porte-fenêtre et l'observe quelques secondes. Edwin se redresse, pousse du pied la cigarette qui finit de fumer tranquillement pour la cacher derrière lui et se mord les lèvres, dans l'attente de l'engueulade qui ne manquera pas, il en est sûr, d'arriver. Il n'ose pas encore trop faire des conneries ou laisser ses émotions prendre le dessus. Pas de crise de colère ou de frustration qui s'échappe. Ce n'est pas qu'il ne fait pas confiance aux autres, c'est simplement une histoire d'habitude. Owen ne sera pas violent avec lui, il lui a dit, mais Edwin a toujours l'impression désagréable qu'il n'a simplement pas atteint son point de rupture. S'il fait une trop grosse connerie, peut-être que la goutte qu'elle ajoutera fera déborder le vase. Edwin en a peur, il a peur de voir ce visage se briser de colère et cette main se lever pour lui gifler le visage comme sa mère ne manquait pas de le faire. Et Diarmuid et Domhall ? Eux aussi ils étaient dangereux. Edwin savait d'Antonn que les familles de sang purs pouvaient mettre en place quelques punitions bien trouvées et il ne savait pas si, une fois Owen assez en colère, il pourrait les laisser expérimenter les punitions qu'ils auraient pu subir durant leur enfance.
La panique lui attrape la gorge et il avale sa salive avec mal Ecoute Owen c'est pas.. J'faisais rien, je regardais juste la ville. Il cherche une autre justification quand son frère hausse les épaules, visiblement dépité, mais loin d'être en colère.
T’as pas besoin te cacher tu sais. Ecrase-la, elle continue de brûler. T’as bientôt 16 ans, même si je n’approuve pas, je vais pas l’interdire, je pars du principe que tu sais ce que tu fais et que tu connais les risques ? Edwin baisse les yeux sur ses chaussures et termine d'écraser sa cigarette alors que son frère fait une pause, peut-être de trop aux yeux du plus jeune qui angoissait toujours. J’aurais juste aimé que tu m’en parles plutôt que de te cacher.
Une petite pique de honte lui traverse l'estomac. Il n'arrive qu'à chuchoter un J'suis désolé.. je.. je voulais pas que tu sois en colère contre moi...
Edwin se rapproche de son grand frère alors qu'il termine de le sermonner, si l'on peut appeler ça comme ça. Il glisse ses bras autour du torse de l'autre et se blottit, écoutant patiemment les dernières recommandations. Une par jour, grand max, et c'est mieux s'il ne fume pas tous les jours et quelques trucs à propos de contrôle pour ses poumons. Quant aux lieux, interdiction à l'appartement au moins, en attendant que les adultes en discutent le lendemain et évidemment, interdiction de le faire à Poudlard. Une petite fleur de joie éclot dans son estomac. Owen aurait pu simplement le laisser faire, ou au contraire être en colère, mais le voir s'inquiéter pour lui et le protéger même à cet instant donne presque à Edwin envie de pleurer. La punition qu'il pourrait se choper pour fumer hors des règles serait simplement une confiscation. Pas de coup, pas de cris. Ça lui plaît bien, et ça lui donne aussi envie de suivre les règles. Owen est sympa avec lui, et il peut lui faire confiance. Edwin n'a pas besoin de faire de connerie si l'adulte en face est comme ça.
TW : cigarette
Il l'avait retrouvé au fond de la poche d'une vieille veste. Depuis qu'il avait eu de nouveaux vêtements, il ne mettait presque plus les anciens et, ce soir-là, Edwin avait fait quelques tris dans ses affaires. C'était quelque chose qu'il aimait bien faire, comme pour jouer à l'archéologue et se rappeler des souvenirs en retrouvant des bibelots quelconques. Le paquet encore bien emballé lui était apparu comme un fossile d'un ancien temps. Edwin n'avait pas fumé depuis longtemps, presque un an maintenant. Quand il vivait encore chez sa mère, la mauvaise habitude revenait tous les étés. Il rentrait de Poudlard et passait le plus clair de son temps dans les rues de Londres, parfois à traîner avec des groupes que sa mère n'aurait jamais acceptés. Et c'était peut-être pour cela qu'il traînait avec ces racailles qui fumaient et volaient, comme pour faire la nique à sa mère et se dire au fond de lui qu'elle ne le contrôlait pas. Tirer sur sa cigarette -le plus souvent légale- lui donnait l'impression, durant un bref instant, de ressentir une vague de plaisir et de détente au fond de lui. Et, après, c'était essentiellement parce qu'il avait besoin d'en fumer plus qu'il continuait.
En rentrant chez lui après des heures à traîner dans la fumée, il se sentait plus grand et moins faible. Comme un petit adulte qui n'avait alors pas besoin de courber l'échine devant sa mère. Si elle avait déjà senti l'odeur, elle n'en avait jamais fait la remarque et l'avait laissé faire, parfois même dans sa chambre. Ayant toujours été plus grand que son âge, ça avait toujours été facile de se procurer quelques paquets. Cependant, il avait toujours refusé les cannettes de bière ou d'autre substance alcoolisée. L'odeur lui retournait l'estomac. Pour Edwin, ce n'était pas pareil : la cigarette n'était pas une addiction aussi "grave" que l'alcool. Bien sûr, c'était addictif, ça pourrissait les poumons et toutes ces conneries, mais au moins, il ne devenait jamais violent après deux clopes. Sa mère, avec deux verres, par contre, c'était toujours différent.
Il ne fumait jamais beaucoup l'été, mais les retours à Poudlard lui donnaient toujours du fil à retordre. Il s'imaginait chanceux de ne pas pouvoir se procurer de cigarette pendant cette période, ça l'obligeait à couper à ses habitudes, ce qui lui aurait été compliqué s'il était resté à Londres. L'arrêt brutal des cigarettes et le retour à Poudlard dans un monde qu'il n'appréciait pas l'avaient toujours rendu un peu plus renfermé et grognon, mais Edwin mettait tout ça sur le changement d'environnement.
Il tourne le paquet, jouant avec de ses longs doigts, le nez froncé de concentration. Il doit bientôt être une heure du matin, tout le monde doit être endormi. Encore une fois, sauf lui, mais les adultes ne se rendent pas souvent compte quand il reste éveillé jusqu'à pas d'heure, Edwin s'assurant de faire le moins de bruit possible pour ne pas risquer de les réveiller. Assit au milieu de sa chambre, il prend quelques secondes pour réfléchir. Ce serait si facile... Il lui suffirait de se redresser, enfiler une petite veste pour ne pas avoir froid et sortir sur le balcon. Une cigarette, ça ne pourrait pas faire de mal, et personne ne devrait trop s'en rendre compte... Fumer dehors, et mettre sa veste au sale pour en retirer l'odeur. Prendre une douche tôt le lendemain, bien se laver les dents. Personne n'en saurait rien. Il tire sur le plastique qui entoure le paquet, le fourrant en vrac dans sa poubelle de bureau avant de tirer une des cigarettes du paquet. Il se la coince entre les lèvres par réflexe avant de fourrer le paquet sous son oreiller à l'abri des regards. Il doit fouiller quelques instants avant de trouver un paquet d'allumettes dans sa chambre, normalement utilisées pour bricoler avec ou allumer quelques bougies. Une fois cela fait, il enfile la vieille veste noire qu'il fouillait et une grosse paire de chaussettes.
L'appartement est noir et silencieux, et Edwin se glisse dans la pièce principale comme un félin jusqu'à atteindre le balcon. Dublin n'est pas comme Londres, l'adolescent ne peut pas filer par sa fenêtre pour aller courir en ville. Il ne connaît pas le quartier, il ne sait pas dans quels jardins il peut passer sans se faire attaquer par des chiens. Alors il ne bouge pas, mais ses courses nocturnes lui manquent. Edwin s'assied et laisse passer ses jambes entre les barreaux de la barrière pour les faire balancer dans le vide avec un soupir détendu. Il craque une allumette et l'éteint dès que sa cigarette est allumée avant de la jeter par-dessus le balcon. Il n'aime pas le feu, mais c'est parfois nécessaire. Edwin ferme les yeux et tire sur sa cigarette avant d'expirer la fumée doucement. Il se ratatine légèrement, se détendant petit-à-petit à mesure que la cigarette ne se consume.
Edwin regarde la ville en contrebas, les lumières et les étoiles qu'elles cachent. Il s'abreuve des bruits ronronnant et lointains des voitures et de quelques jeunes sortant de boites ou en terrasse. Edwin aime tous ces petits bruits, ça le calme et lui rappelle les quelques bons souvenirs qu'il a d'Old Smoke, la belle Londres.
Des pas s'approchent et Edwin sursaute, écrasant sa cigarette par terre dans un excès de panique. Il redresse le menton, les yeux grands ouverts comme un cerf dans les phares. Owen se tient dans l'embrasure de la porte-fenêtre et l'observe quelques secondes. Edwin se redresse, pousse du pied la cigarette qui finit de fumer tranquillement pour la cacher derrière lui et se mord les lèvres, dans l'attente de l'engueulade qui ne manquera pas, il en est sûr, d'arriver. Il n'ose pas encore trop faire des conneries ou laisser ses émotions prendre le dessus. Pas de crise de colère ou de frustration qui s'échappe. Ce n'est pas qu'il ne fait pas confiance aux autres, c'est simplement une histoire d'habitude. Owen ne sera pas violent avec lui, il lui a dit, mais Edwin a toujours l'impression désagréable qu'il n'a simplement pas atteint son point de rupture. S'il fait une trop grosse connerie, peut-être que la goutte qu'elle ajoutera fera déborder le vase. Edwin en a peur, il a peur de voir ce visage se briser de colère et cette main se lever pour lui gifler le visage comme sa mère ne manquait pas de le faire. Et Diarmuid et Domhall ? Eux aussi ils étaient dangereux. Edwin savait d'Antonn que les familles de sang purs pouvaient mettre en place quelques punitions bien trouvées et il ne savait pas si, une fois Owen assez en colère, il pourrait les laisser expérimenter les punitions qu'ils auraient pu subir durant leur enfance.
La panique lui attrape la gorge et il avale sa salive avec mal Ecoute Owen c'est pas.. J'faisais rien, je regardais juste la ville. Il cherche une autre justification quand son frère hausse les épaules, visiblement dépité, mais loin d'être en colère.
T’as pas besoin te cacher tu sais. Ecrase-la, elle continue de brûler. T’as bientôt 16 ans, même si je n’approuve pas, je vais pas l’interdire, je pars du principe que tu sais ce que tu fais et que tu connais les risques ? Edwin baisse les yeux sur ses chaussures et termine d'écraser sa cigarette alors que son frère fait une pause, peut-être de trop aux yeux du plus jeune qui angoissait toujours. J’aurais juste aimé que tu m’en parles plutôt que de te cacher.
Une petite pique de honte lui traverse l'estomac. Il n'arrive qu'à chuchoter un J'suis désolé.. je.. je voulais pas que tu sois en colère contre moi...
Edwin se rapproche de son grand frère alors qu'il termine de le sermonner, si l'on peut appeler ça comme ça. Il glisse ses bras autour du torse de l'autre et se blottit, écoutant patiemment les dernières recommandations. Une par jour, grand max, et c'est mieux s'il ne fume pas tous les jours et quelques trucs à propos de contrôle pour ses poumons. Quant aux lieux, interdiction à l'appartement au moins, en attendant que les adultes en discutent le lendemain et évidemment, interdiction de le faire à Poudlard. Une petite fleur de joie éclot dans son estomac. Owen aurait pu simplement le laisser faire, ou au contraire être en colère, mais le voir s'inquiéter pour lui et le protéger même à cet instant donne presque à Edwin envie de pleurer. La punition qu'il pourrait se choper pour fumer hors des règles serait simplement une confiscation. Pas de coup, pas de cris. Ça lui plaît bien, et ça lui donne aussi envie de suivre les règles. Owen est sympa avec lui, et il peut lui faire confiance. Edwin n'a pas besoin de faire de connerie si l'adulte en face est comme ça.
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Fratrie
Lendemain
DÉBUT DECEMBRE 2046
LENDEMAIN D'UNE SOIREE ARROSEE
LENDEMAIN D'UNE SOIREE ARROSEE
Les yeux encore clos, Diarmuid reprenait doucement conscience du monde extérieur. De ce dernier lui parvenait, non pas des bruits de rue - la magie faisait des merveilles pour insonoriser -, mais quelques échos de la pièce de vie de son appartement où son frère, Owen si ce n'était pas un jour de cours et les elfes devaient faire ce qu'ils avaient à faire. Pour tout avouer, ce n'était pas vraiment au centre de ses préoccupations du moment. Non, c'était plutôt les informations sensorielles de son corps qui l'intéressaient. La bouche pâteuse, la gorge irritée, les tempes battantes... le froid. Le médicomage tira un peu plus les couvertures pour s'y enrouler et tenter de se réchauffer, passant ces dernières par dessus sa tête et roulant sur le côté pour se mettre en position fœtale.
Il n'y avait pas grand doute, il était malade. Et pas qu'un peu. Quoi exactement il n'en savait rien mais ça justifiait de prendre une Pimentine. Plus tard. Parce que là, tout de suite, il tentait de refaire le fil de sa soirée de la vieille pour comprendre pourquoi il était dans cet état là. Sauf que... Et bien il semblerait qu'il soit en train de vivre quelque chose que les moldus nommait black out. Trou complet dans sa mémoire. Quoique... S'il se concentrait... Mais c'était impossible avec le bombarda qui lui vrillait le front. Réfléchir était un effort incommensurable. Non. Dormir, il verrait aux souvenirs après.
Se pelotonnant un peu plus dans ses draps, il serra un peu plus les paupières dans l'espoir de retomber dans les limbes des rêves, ou des cauchemars. Mais il n'y avait rien de pire que de tenter de s'endormir avec un mal de tête pareil. Le jeune homme se tracta donc jusqu'à sa table de chevet avant d'ouvrir un œil pour trouver sa baguette. Le peu de lumière filtrant par ses volets le fit grogner et il ne laissa qu'un très fin espace ouvert pour localiser le meuble avant de les refermer totalement. A tâton, il finit par trouver son amie en cerisier et fit apparaître un flacon de Pimentine. Rabattant ses couvertures sur sa tête, il vérifia avoir fait apparaître la bonne potion - lueur de discernement - puis la débouchonna avant de l'avaler d'une traite.
Le caractère relevé du breuvage le fit grimacer. La fiole roula un peu plus loin et il finit de la pousser de la main. L'idée était mauvaise, sa conscience le lui soufflait, mais il s'en fichait. Il n'écoutait pas vraiment son bon sens ces derniers temps. Il n'en avait rien à f...aire. Le sifflement caractéristique de l'effet secondaire du traitement commença à se manifester. D'un geste, il sortit la tête de sous les draps pour éviter de finir enfumé et nicha son visage dans son oreiller. Il ne savait plus ce qu'il s'était passé la veille, mais il avait ce pressentiment qu'il avait merdé dans les grandes largeurs. Un truc un peu instinctif qui venait d'il ne savait trop où.
Le jeune homme grogna. Il avait bien moins froid, presque chaud. D'un mouvement désynchronisé de ses pieds il se découvrit, exposant l'entièreté de sa peau à l'air ambiant plus frais. Du côté de son crâne, la pression était moins forte. Son corps se détendit et de la position en chien de fusil il se tourna sur le ventre, passant ses avant-bras sous le coussin. Il avait toujours cette sensation d'être une locomotive qui fonctionnait à plein régime. Mais il n'avait plus mal. Et de ne plus avoir mal, il sentait le sommeil lui revenir. Sa soirée, il la mettrait au clair quand ça irait mieux. Ce fut sa dernière pensée rationnelle avant de sombrer à nouveau pour quelques heures de sommeil qui ne pourrait que lui être bénéfiques.
A son réveil suivant, il allait mieux. Il n'avait pas plus de souvenir de ce qu'il avait pu se passer dans la nuit. En revanche, il était désormais capable de s'asseoir dans son lit et d'ouvrir les yeux sans se sentir agressé par la pénombre. Encore dans le brouillard, il analysa l'espace autour de lui. De toute évidence, il avait retiré ses vêtements comme il avait pu ici avant d'aller se doucher. Et en revenant, sa serviette avait rejoint le chaos créé quelques minutes plus tôt. Il passa une main sur son visage avant de se secouer - au sens propre du terme. Il laissa ensuite retomber son buste sur son matelas avant de soupirer et de laisser planer d'une voix rauque et soufflée - celle des lendemains de soirée alcoolisée; "Faut que je me calme." Il n'avait pas encore conscience d'à quel point.
THÈME A LA FOLIE - MARS 2024 - MURMURE
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Fratrie
Ses bras
AOÛT 2048
Ennis était une lève-tôt, ça n'était pas vraiment un secret. N'importe qui parmi ses proches ou à Gryffondor pouvaient en témoigner, la voir debout après sept heures du matin était de l'ordre de l'exception. Même les lendemains de cours d'Astronomie de nuit elle se levait particulièrement tôt parce que son corps était réglé sur cet horaire. Ceci dit, ces lendemains de veilles, il lui arrivait assez souvent de faire une sorte de sieste, les yeux fermés, au calme, une vingtaine de minutes. Une méditation plus profonde que celles qu'elle pouvait faire le matin.
En ce dimanche cependant, même si son esprit émergeait - en douceur - d'un sommeil agréable, ses paupières restèrent closes. Une faible luminosité filtrait par les volets, prouvant que le soleil était lui aussi en train de se faire une place pour signer le début de la journée. Elle qui se serait levée choisi plutôt de rouler sur le côté - embarquant le drap avec elle pour rester sous sa protection - pour aller au contact de Tomas qui dormait encore profondé... ou peut-être pas. Tout juste s'était-elle trouvé contre son dos que ce dernier vint chercher sa main pour qu'elle entoure sa taille et mêler leurs doigts.
En réflexe, elle nicha son visage dans la nuque de celui qui débuterait bientôt ses études à l'AESM et se mit à sourire. Elle était bien là contre lui. Il était là depuis quelques jours. Les premières nuits il avait dormi dans son ancienne chambre, comme elle avait investie celle laissée libre par Diarmuid. Mais cette nuit ça avait été différent. Peut-être que le fait qu'ils étaient seuls avait joué? Certainement, c'était plus simple d'être détendus quand on ne se demandait pas ce que ses frères allaient en penser. Tout avait été naturel et doux, différent aussi de ce qu'elle avait pu vivre jusque là. Si ce n'était pas la fièvre qui avait manqué, ça avait été étrangement bien moins rapide, plus posé et... pas aussi loin que ce qu'elle aurait pu imaginer. Et pourtant elle se sentait encore sur un nuage et surtout plus femme. C'était aussi bizarre qu'agréable et d'autant plus précieux. Comme si une étape se franchissait dans un parcours qui, elle ne pouvait pas le savoir pour le moment, en comportait encore bien d'autres.
Tomas bougea doucement et se retourna pour lui faire face. Elle garda les yeux clos et le senti l'entourer de ses bras. Elle se blottit à nouveau, sentant son odeur douce monter dans ses narines. Le jeune homme lui embrassa le front avant de laisser son corps se détendre à nouveau. Peut-être qu'elle pouvait faire de même, sombrer dans un demi-sommeil sans penser à rien d'autre.
THÈME A LA FOLIE - AVRIL 2024 - AMANDE
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
Fratrie
* Mention plus ou moins explicite de meurtre et d'incendie volontaire.
Réalité
DANS LA NUIT DU 20 AU 21 MARS 2046
Diarmuid marchait dans la nuit. Sous ses chaussures, l'herbe humide ployait sous son poids et étouffait sa course. L'irlandais resserra sa cape autour de ses épaules. Il ne savait qu'une chose, il devait s'éloigner de la petite cabane désormais en flamme le plus vite possible. L'avantage de la course folle était encore qu'il n'avait pas besoin de penser à ce qu'il venait de se passer à l'intérieur. De ce qu'il avait dû faire puisque Meredith et lui n'avaient rien pu tirer du Manteau Noir. Il n'avait plus l'énergie de transplaner, sinon il l'aurait fait. Déjà que de... faire en sorte qu'on ne puisse remonter jusque lui avait été affaire de ruse. Il avait utilisé la baguette de celui qu'il avait dû... pour qu'il ne parle plus jamais. Jamais. Et sa baguette, il l'avait laissée sur place, brisée en deux, la laissant disparaître avec son propriétaire dans le feu qu'elle avait allumée.
L'étudiant accéléra. A priori, ils étaient suffisamment loin de le Citadelle pour ne pas craindre que les troupes de Parkinson n'arrive tout de suite. Mais il n'était pas à l'aise pour autant. Il évoluait dans le noir, ne voulant pas courir le risque que de la lumière attire l'attention sur lui au beau milieu de la nuit. Il était seul, celle jouant le rôle de sa grand-mère était partie de son côté. Il accéléra encore, profitant de l'endurance que la danse lui avait donné pour mettre le plus de distance possible entre lui et le lieu désormais maudit.
Et puis il se sentit basculer. Il plaça ses mains en avant, se préparant au choc. Il s'attendait à sentir son visage et son nez s'enfoncer dans l'herbe ou la terre. Il n'en fut rien. Toute la partie supérieure de son corps rencontra de l'eau. Diarmuid essaya de se redresser comme il put, mais alors qu'il allait sortir de ce petit cours, relevant la tête pour mieux voir ce qu'il se passait, il s'arrêta. Brusquement. Devant lui se tenait celui qui... sa peau était noircie et sa robe calcinée, son visage tordu dans une expression mêlant le rire moqueur à la douleur. Le jeune adulte perdit alors pied, littéralement, et tomba en arrière dans l'eau qu'il n'avait pas encore tout à fait quitté. Mais, plus rien n'avait la même dimension. Il n'était pas juste trempé, il s'enfonçait dans l'eau, attiré vers le fond. Quelque chose le tractait au niveau de la cheville. Lui qui n'était pas à l'aise dans l'eau agita pourtant ses pieds, gagnant quelques centimètre, puis un mètre, avant de pouvoir prendre un peu d'air frais.
Et puis la traction - ou l'attraction - reprit de plus belle. Diarmuid commençait à paniquer, cherchant ce qui pouvait bien lui enserrer les deux jambes. Il ne pouvait plus les bouger. Il baissa la tête, cherchant à comprendre ce qui l'attirait vers le fond alors que des points de lumière colorées commençait à apparaître dans ses yeux. Il vit une main, puis une deuxième. Il fut tiré encore plus fort pour se retrouver nez à nez - littéralement - avec le responsable de tout ça. Et là, il vit les traits du visage si semblables aux siens. Non, il se vit comme dans un miroir et il ne put retenir un cri.
Il ouvrit les yeux, de sa gorge s'échappait toujours ce cri rauque et apeuré. Ses jambes emmêlées dans les draps n'avait plus beaucoup de mobilité. Diarmuid se redressa d'un coup sec, utilisant frénétiquement ses mains pour tenter de les dégager. Il y arriva péniblement et réussi à se mettre debout. Instantanément, il se propulsa hors de sa chambre et prit le chemin de la salle de bain. Alors qu'il ouvrait la porte, il entendit la voix de son frère "Diarmuid est-ce..." Il le coupa de suite, "Dégage!" Un ordre. Sec. Violent. Il n'avait jamais parlé comme ça à son petit frère. Et pourtant il n'avait eu que cette rage à faire sortir.
La porte claqua et il entra sous la douche sans même retirer le bas qui lui servait de pyjama puis il alluma d'allumer l'eau. Il était frigorifiée, il voulait que l'eau chaude et rassurante l'aide à faire glisser toutes les sensations que ce cauchemar venait de lui donner. Le jeune homme resta là dessous longtemps. Il fallu de très longue minutes avant qu'il ne retire le vêtement qu'il portait toujours et l'envoyer dans un lavabo d'un geste rageur. Les larmes s'invitèrent quoiqu'emportées immédiatement par le flot brûlant. Il appuya son dos contre la paroi de carrelage et se laissa glisser, assis avant de rejeter sa tête vers l'arrière. Ca le rongeait toujours, en parler à Owen et son frère l'avait vaguement soulagé, en parler au psychomage lui avait fait plus de bien... Jusqu'à aujourd'hui.
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Fratrie
Sécurité
JEUDI 16 SEPTEMBRE 2049
Il était environ deux heures du matin et Tomas se trouvait dans la cuisine, un verre d'eau qu'il venait de remplir à la main. C'était la soif qui l'avait réveillé et il s'était défait de l'étreinte d'Ennis pour venir se servir. Sans même bouger, toujours face au plan de travail où il avait récupéré la carafe, il avait commencé à résoudre son problème à coup de longues gorgées. Et puis il s'était resservi et cette fois-ci, il se retourna et se dirigea vers la pièce à vivre. Il avait l'intention de s'asseoir sur une des chaises pour boire plus tranquillement. Mais ce qu'il n'avait pas anticipé, c'était qu'un de ses beaux frères - qui étaient au nombre de quatre si on comptait Owen, une évidence vu sa relation avec l'irlandaise, et Edwin qui méritait largement ce titre de son point de vue à lui - se tiendrait en appui sur le pilier de l'arche séparant la cuisine de la salle à manger.
La silhouette éclairée par la faible lueur provenant de l'extérieur, Tomas ne la vit qu'au dernier moment, lui valant un sursaut, ce sursaut ayant pour finalité la chute du verre sur le sol, répandant à leur pied eau et verre. "Merlin Domhall tu m'as fait peur!" S'exclama très naturellement le plus jeune qui était devenu à l'aise avec ce dernier depuis de longs mois désormais. C'était - aussi étrange que cela pouvait paraître aux yeux extérieurs - avec lui qu'il s'entendait le mieux. Peut-être à cause de Poudlard puisque les deux plus âgés faisaient parti du personnel, il fallait du temps pour déconstruire l'image d'autorité qu'ils avaient pu incarner... Même si l'ex-Serdaigle n'avait jamais eu de problème de comportement, il gardait en mémoire cet échange très étrange avec le bibliothécaire lors du bal de Yule mais aussi les quelques regards en coin de Diarmuid quand il avait sur pour le couple qu'il formait avec sa benjamine. Quant à Edwin pour tout avouer, il ne saurait définir leur relation à eux. Il était proche d'Owen, plutôt à l'aise avec Ennis, enthousiaste avec Domhall concernant leur passion pour le manuel...
- "Excuse moi." Lui répondit le plus âgé en sortant sa baguette pour faire disparaître. "Ce n'était pas le but. Je revenais de l'atelier pour prendre quelque chose avant d'aller me coucher." Expliqua-t-il avant de le contourner et de ressortir deux verres, les remplir et en tendre un au blond. "Merci." Répondit ce dernier qui se dirigea vers son but initial, une chaise. Son beau-frère s'installa en face de lui et demanda. "Panne de sommeil?" Tomas secoua la tête. "Juste soif. Tu ne dormais pas?" La question sonnait plutôt comme une constatation pusiqu'il voyait bien que le plus vieux était encore habillé. Fait plutôt étrange pour ce qu'il savait de lui, du genre gros dormeur si le point de comparaison était la benjamine de la fratrie. Le signe de négation de la tête vint confirmer son observation. "Je voulais finir quelque chose avant, anniversaire d'Edwin approche mais je ne voulais pas passer ma matinée de demain à le finir. Owen ne travaille pas." Tomas acquiesça et chercha une contenance en buvant de l'eau. S'il était à l'aise, il oubliait parfois que lorsqu'il venait ici, il vivait avant tout chez le couple. Au moins, Diarmuid avait déménagé, ça rendait les choses moins étranges.
- "Je suppose que vous allez beaucoup venir vous retrouvez ici avec Ennis non? Même si elle a une chambre à l'ISMI. Je me trompe?" Tomas déglutit, il était généralement à l'aise avec les autres, encore plus quand il les connaissait mais là... le fabricant de baguette faisait fort. Le plus jeune se racla la gorge. "Je suppose oui. Je suis resté chez mes parents mais là bas..." Dans la pénombre, il discernait mal les traits de son interlocuteur pourtant, il entendit nettement le sourire dans sa voix. "Je comprends, même s'il n'y avait pas eu mon homosexualité sur la table, je n'aurais jamais osé inviter quelqu'un à dormir chez mes parents." Mais ce dernier ne s'arrêta pas là. "Ca fait un moment que vous êtes ensemble, c'était juste pour..." Il vit le bras de son beau-frère montrer la porte. "On va faire en sorte que tu puisses aller et venir seul." Le plus vieux se leva sur ces mots, sans attendre une potentielle réponse qui était de fait coincée dans la gorge de l'apprenti briseur de sort. Tomas le vit contourner la table et se diriger vers la cuisine avant de faire demi-tour pour gagner la porte de sa chambre. "Attends!" S'entendit-il répondre. "Tu es sérieux?"
Tomas n'avait pas bougé, les fesses clouées sur le bois de la chaise. "Quand je parle de changer les sécurités d'entrée sur la porte de mon appartement, oui." Aucun doute, il était sérieux, cette façon de parler sonnait comme celle de son beau-père... Son beau-père... Circée, c'était lui qui allait devoir... "Ca veut dire que? Owen et Ennis? Et Bri..." Il n'avait jamais appelé l'homme par son prénom, même avec ses enfants. Il mentionnait toujours 'ton père'. "Ça va aller Tomas, s'il y avait un problème, tu le saurais déjà. On en reparlera demain... Enfin, si je suis réveillé avant que vous ne partiez." Et il disparu derrière la porte sur ces mots. Laissant l'étudiant en proie à sa déroute mentale. Et puis, il finit par s'ébrouer et se lever, oubliant son verre tant il avait été surpris par la tournure des discussions. Il pénétra dans la chambre et se glissa dans le lit en étouffant un bâillement. Ennis n'avait pas bougé dans son sommeil et, prenant mille précaution pour ne pas la perturber, il se blottit contre elle. Il en avait besoin pour retrouver de l'apaisement... Mais cela ne vint finalement qu'après avoir refait la discussion dans sa tête et être arrivé à la conclusion que Domhall lui offrait là une sacré opportunité pour continuer l'aventure si douce et fluide qu'était son couple avec Ennis. En espérant qu'il n'y aurait pas de remous insurmontable. Sur cette pensée, il parvint à sourire et se détendre avant de s'endormir le nez niché dans le cheveux de la jeune femme.
THÈME A LA FOLIE - SEPTEMBRE 2024 - RUISSEAU
Dernière modification par Ennis O'Belt le 27 déc. 2024, 21:33, modifié 1 fois.
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
Fratrie
Plan de voyage
FIN JUIN 2049
Ennis était revenue depuis peu à Dublin et il n'avait pas fallu bien longtemps pour que Tomas et elle se retrouvent et ce malgré le stage du premier. Ça n'avait pas empêcher l'irlandais de lui faire la surprise, aidé par Domhall, de venir la rejoindre à l'appartement le soir même de l'arrivée du Poudlard Express. Le blond serait même venu sur le quai si, un, son horaire l'avait permis et, deux, il n'avait pas appréhender de se retrouver juste à côté de son beau-père. Parce qu'il n'y avait rien à faire, Briac lui paraissait être impressionnant malgré le naturel apparent avec lequel le Patriarche le traitait. Enfin, peut être qu'un jour, il le verrait comme un homme normal, père de la fille qu'il aimait... un jour.
L'étudiant était donc arrivé plus tard, alors qu'elle défaisait sa valise. C'était Domhall qui avait ouvert et l'avait laissé entrer avant de l'inviter à discuter quelques instants qui s'éternisèrent jusqu'à ce que la désormais ex-Gryffondor sorte de sa pièce et le découvre assis sur le canapé. "Tomas!" Elle avait eu un temps d'arrêt sous la surprise avant de le rejoindre pour s'asseoir à ses côtés et le prendre dans ses bras, cachant son visage dans son cou. L'irlandais avait alors refermé ses bras sur elle et appuyé sa joue sur ses cheveux de manière automatique, inspirant profondément avant de se reculer pour chercher à la voir et surtout à l'embrasser. S'il y avait bien une chose qui lui avait manqué malgré les quelques retrouvailles à Pré-au-Lard, c'était bien de pouvoir faire ce genre de chose naturellement. Il n'y avait qu'ici qu'ils y parvenaient, surtout elle.
Si la surprise avait été bonne, le jeune homme avait toutefois dû repartir pour ne revenir que le vendredi soir. Ennis était passé chez ses parents pour une soirée le mercredi mais à part ça, ils ne s'étaient vu qu'une heure maximum par jour. Là, ils avaient un week-end pour eux et, après le repas, ils étaient allés s'enfermer dans la chambre de la châtain. Assis sur le lit, il la tenait contre son torse, lui montrant quelques photos et informations dans un guide sur une destination qu'il avait repéré pour qu'ils puissent s'échapper de tout pendant une semaine. Ce n'était pas pour tout de suite, mais il valait mieux s'y prendre à l'avance, surtout qu'ils auraient besoin d'autorisation pour sortir du territoire britannique. Visites, musées, randonnées, plages, criques, sites antiques, il y avait de tout pour profiter sans forcément être inactifs. "Tu es mignon sur la photo." Dit-elle alors en pivotant son visage, ce qui fit qu'elle vit ses joues prendre une jolie teinte rose. Ennis embrassa sa mâchoire et demanda alors. "Tu y es déjà allé plusieurs fois?"
- "J'avais huit ans je crois. Je me souviens assez mal. Et puis... même si je me souvenais, ça ne sera pas pareil." En parlant, il avait lâché ce quil tenait dans ses mains pour les glisser sur le ventre de la jeune femme et la serrer contre lui. Il posa son menton sur son épaule puis demanda à voix basse. "Alors, ces quinze jours en Italie avant qu'on reprenne les cours? Tu as envie?" Demanda-t-il finalement avant de pencher la tête pour voir un indice dans les traits de la châtain. Un sourire, un hochement de tête et puis un mouvement pour se retourner et l'embrasser. Ça ressemblait à s'y méprendre à un oui. Il fallait donc organiser tout ça... mais peut être un peu plus tard.
INKTOBER 2024 - JOUR 6 - TREK
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Fratrie
Choc
NUIT DU 29 AU 30 AOÛT 2046
Cela faisait une dizaine de minutes qu'il entendait - enfin - Ennis dormir. Il se permit alors de quitter le chambre de Domhall qu'ils avaient convenus de lui laisser. Il referma doucement la porte et demanda aux trois elfes - Cookie avait suivi sa maîtresse même si son contrat le liait à Briac - de le prévenir s'ils entendaient quelque chose d'inquiétant à l'intérieur, comme des sanglots par exemple. Puis il alla s'affaler dans le premier canapé qui se présenta à lui avant de basculer coudes sur les genoux et tête dans les mains. Il essayait d'additionner tout ce qu'il avait pu comprendre de la scène qui s'était passée sous ses yeux. Tout avait été d'une violence inouïe, surtout pour sa benjamine qu'il était monter soutenir comme il le pouvait. Que pouvait on dire à sa petite sœur dans un cas pareil de toute façon, sinon qu'on était là pour l'écouter ou la prendre dans ses bras. Il n'avait quasiment rien dit lorsqu'il l'avait suivi dans sa chambre, si ce n'était ça et qu'il n'y avait aucun problème à l'accueillir.
- "C'est surréaliste." La voix de Domhall résonna dans le salon. Le médicomage se redressa, voyant son frère dans une tenue de soir, les cheveux humides. Il était allé prendre une douche le temps que lui accompagne Ennis dans le sommeil - quelque chose qui ne s'était pas produit depuis des années. L'aîné hocha la tête et son regard se durcit. Il était en colère contre ses parents surtout, contre lui-même aussi. Il n'était pas énormément présent... entre son travail et le fait qu'il vive sa vie loin de la maison où il avait grandit... "Ils sont allés trop loin." Lâcha-t-il en plantant son regard dans celui jumeau de son cadet. Cadet qui ne dit rien, qui ne bougea pas plus. Il encaissait plutôt une information supplémentaire, son frère réagissait d'une manière cohérente, quoique probablement disproportionnée, car là, il avait l'air d'un éruptif en colère... ou de son cousin moldu le rhinocéros. son regard laissait à penser que tout coupable à ses yeux qui oseraient se trouver face à lui finirait en petits morceaux... parents ou pas. Ca lui faisait peur, peut-être moins que le Diarmudi totalement anesthésié, mais certainement plus que le fêtard qui changeait de conquête presque à chaque fois qu'il sortait.
Après une très très longue minutes, Dom finit par hocher la tête et prononcer quelques mots: "Je sais. Je... Je crois que je vais aller me coucher." Pas certain qu'il dorme, mais il ne se sentait pas de rester à côté d'un grand frère qui transpirait la colère. Il avait assez de ses propres émotions à gérer... Qu'est-ce qu'il aurait aimé qu'Owen soit là!
INKTOBER 2024 - JOUR 21 - RHINOCEROS
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Fratrie
Recherche
SEPTEMBRE 2049
Domhall profitait de ce jour de congé hebdomadaire pour faire des achats... et pas des moindres puisqu'il s'agissait de trouver des cadeaux pour Owen et son petit frère Edwin. Ce n'était pas une mince affaire que de trouver quelque chose qui sorte un peu de l'ordinaire... Et à vrai dire cette année, il serait probablement tout sauf original. Pour Edwin, en plus de ce qu'il avait fabriqué, il avait pris un tablier de protection pour qu'il puisse bricoler tout en se protégeant, lui et ses vêtements. C'était une pièce de cuir souple résistante qu'il avait prise sur le chemin de traverse, exactement le même modèle que celui qu'il avait pris pour son entrée à la Magi'Fac Créa, sur recommandations de l'école. Depuis il avait préféré une autre coupe, plus agréable pour lui travailler. Le cadeau était donc dans un sac qu'il portait à l'épaule et désormais, l'irlandais marchait dans une rue dublinoise.
Lorsqu'il la poussa, la porte émit le bruit d'une clochette qu'il devinait être enregistré par un de ces appareils moldus dont il n'était pas certain du nom. Le jeune homme venait de pénétrer dans une librairie où il espérait trouver son bonheur. Ou plutôt celui d'Owen. Et pour cela, il avait besoin d'aide parce que même s'il ne pouvait qu'avoir appris beaucoup sur la littérature moldue... il restait un novice. Ce fut pourquoi il mentionna les goûts de ce dernier et très vite, le jeune homme le dirigea vers le rayon des comics et BD en tout genre. Il lui proposa plusieurs volumes, certains, son compagnon les avait d'autres... il n'était plus très sûr. "Je n'ai pas pensé à prendre la liste... Mais il en a tellement!" S'excusa le sorcier auprès de son compatriote qui ne lui en tint pas rigueur. "De toute façon, même si vous aviez pris une photo des tranches ça aurait été compliqué. Peut-être que vous pourriez prendre celui-ci. Je doute qu'il l'ait, ça vient de sortir." Une bande-dessinée - un comics Marvel - fut glissé dans ses mains. La couverture représentait une chimère d'homme et de rhinocéros prénommé Rhino. "Il reprend l'histoire du super-vilain." Domhall hocha la tête, pourquoi pas, mais s'il prenait ça, il savait qu'il voudrait autre chose pour compléter. Il remercia celui qui l'avait conseillé et reparti livre sous le bras pour gagner une section roman... Il était certain de trouver là bas un livre qu'Owen n'avait pas lu mais qui pourrait le sortir de ce qu'il avait l'habitude. Les moldus avaient par exemple d'excellents poètes, Domhall aimait beaucoup!
@Edwin Wellhister, @Owen Locke ça vous concerne
INKTOBER 2024 - JOUR 21 - RHINOCEROS
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
Fratrie
Long
JUIN 2048
Diarmuid était dans ce qui était encore sa chambre pour quelques jours. Il y faisait du rangement parce que d'ici peu, il allait déménager. Ce n'était pas pour demain, Annaëlle et lui n'avaient pas encore trouvé l'endroit idéal, mais il fallait bien se préparer plutôt que de tout faire dans l'urgence. Un tas de livres à donner, un autre où il espérait pouvoir obtenir un prix décent chez un spécialiste de l'occasion. Cette pile était essentiellement fourni de livre liés à ses études, il n'allait pas tout garder, s'étant muni d'ouvrages plus récents ou bien traitant de domaines qui n'étaient pas sa spécialité aujourd'hui.
L'irlandais soupira en se laissant tomber sur un de ses fauteuils. Ca faisait deux heurs qu'il passait en revu ce qu'il y avait autour de son espace bureau et il avait l'impression de ne pas avancer. Le chemin lui paraissait long, d'autant plus long qu'il ne pouvait pas s'y atteler aussi régulièrement qu'il le voudrait. Il avait son travail qui requérait sa présence et lui demandait beaucoup de temps et d'énergie. Allez, il devait s'y remettre, histoire de finir cette colonne d'étagère. C'était son objectif du jour et il devait s'y tenir. Ne serait-ce que pour la satisfaction d'avoir finit cette zone et de n'avoir plus que les tiroirs et son armoire... Son armoire, voilà qui ne serait pas une mince affaire. Depuis qu'il avait quitté Poudlard, il n'avait jamais trié quoique ce soit. Comme il avait de la place, il continuait de la remplir sans chercher à savoir si quelque chose ne lui allait tout simplement plus. Mais Merlin savait qu'il y en avait! Il devait avoir une tonne de chemises et de vestes qu'il ne pouvait plus fermer pour cause d'épaules plus larges... Il en était découragé d'avance mais il y verra plus tard. Pour le moment, il devait se propulser pour continuer avec les livres et autres carnets de notes. Courage!
INKTOBER 2024 - JOUR 27 - ROAD
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