Jeunesse poufsoufflienne
Période IMSM
Samedi, lendemain de soirée, Maddison s’échappe au petit matin d’un appartement qu’elle ne connaissait même pas la veille. En voyant qu’elle peine à porter certaines de ses affaires à la main, on pourrait penser que ce genre de situation n’est qu’occasionnelle pour la blonde et, pourtant, c’est souvent de cette manière nomade que commencent ses samedis depuis qu’elle est étudiante.
Certains s’en douteront sûrement mais elle n’a pas informé sa conquête de la veille qu’elle quittait son appartement. En effet, la jeune femme ne se voyait pas attendre son accord pour s’éclipser, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une personne qu’elle ne recroisera sans doute jamais. La vilaine peur de l’attachement est sans doute l’un des pires défauts de la jeune étudiante qui n’arrive pas encore à apprendre de ses erreurs…
L’Ecossaise reprend donc la route de son école supérieure. Elle se rend jusqu’à son dortoir pour rapidement y poser ses affaires avant de sortir à nouveau pour se balader un peu, seule. Par manque d’argent, Maddison n’a pas eu d’autres choix que de loger avec des dizaines d’autres étudiantes et, si elle connait la plupart, il est impossible pour elle de construire son cocon dans une pièce où tant de monde fait des allers-retours au quotidien. Bien qu’elle aimerait que ce ne soit pas le cas, elle doit avouer qu’elle ne peut pas s’empêcher de les haïr pour cette raison-là.
Malgré elle, la blonde a donc pris l’habitude de rentrer de soirée avec un sorcier différent à chaque fois. Ou une sorcière, ça n’a pas d’importance pour elle. Ce qui compte, c’est que le courant passe bien entre eux. Cependant, le lendemain, elle préfère oublier celui ou celle qui lui a offert un endroit pour passer la nuit, bien loin de son dortoir qu’elle serait presque prête à échanger contre une place sur un canapé de la bibliothèque de l’IMSM.
Jeunesse poufsoufflienne
Dimanche 5 octobre 2031
Maddison a attendu ce moment toute la journée et, si certains diront qu'elle renforce un cliché, la Poufousouffle s'en moque complètement car cela ne fait aucun doute pour elle que le meilleur moment de la journée, c'est le goûter.
Depuis son arrivée au château, la jeune élève a pris pour habitude de se rendre dans les cuisines aux alentours de seize heures, et ce, chaque jour, afin de leur demander un petit quelque chose qui pourrait lui servir d'en-cas. La blonde n'est pas difficile, surtout quand son but n'est pas de rajouter du travail aux elfes.
Seulement, voilà, elle est en troisième année et, si elle voit bien que les elfes sont toujours de bonne humeur lorsqu'elle débarque, l'Ecossaise se rend bien compte qu'elle ne pourra pas le faire éternellement. La voici donc en train de prendre la direction de son dortoir pour sortir délicatement une petite caisse rangée en dessous de son lit. En l'ouvrant, on pourrait presque se dire que l'on se trouve dans une pub pour Honeydukes. Après tout, Maddison a devant elle pas moins de quatorze collations, de quoi tenir jusqu'à la prochaine sortie de Pré-au-Lard. Bon, il faut l'avouer, la troisième année a ajouté quelques snacks supplémentaires : on ne sait jamais, et il vaut mieux en avoir trop que pas assez.
La Poufsouffle met un instant à se décider sur son goûter du jour mais elle se rabat finalement sur une Patacitrouille qu'elle ne tarde pas à manger. Requinquée, la jeune Nash prend ensuite ses affaires pour aller travailler à la bibliothèque.
Jeunesse poufsoufflienne
Lundi 10 août 2037
TW : décès
TW : décès
Ca devait être une bonne journée puisque Maddison est actuellement en vacances. Sa session d'examens s'est terminée la semaine précédente, elle est donc enfin libre de planifier ses journées comme bon lui semble. Pourtant, la réception d'une lettre a suffi pour rendre ce lundi tout gris.
Si la blonde n'a pas pu reconnaitre le hibou qui provient de la poste magique la plus proche, l'écriture de son grand-père a rapidement donné le ton puisque l'Ecossaise l'a trouvé changée. Elle n'a mis que très peu de temps à comprendre que quelque chose n'allait pas.
Durant sa lecture, l'étudiante ne peut retenir ses larmes qui viennent tâcher le parchemin. Pour le moment, elle est la seule à la maison et la première à prendre connaissance de la nouvelle que son grand-père a à leur annoncer. Ce n'est pas simple à entendre, ou plutôt à lire, mais il est nécessaire d'être mis au courant. Et, Maddison est la première à penser qu'il vaut mieux une vérité qui fait mal qu'un mensonge bien trop beau pour être vrai.
A force de parcourir les lignes manuscrites, la blonde a dû finir par d'asseoir, incapable de tenir sur ses deux jambes plus longtemps tant elle tremblait. Elle savait qu'elle devait rapidement digérer la nouvelle afin de la partager à l'ensemble de sa famille lorsqu'elle reviendra mais, comment encaisser lorsque l'on vient d'apprendre que sa grand-mère, vivant dans un pays lointain, n'est plus de ce monde ?
Jeunesse poufsoufflienne
Mardi 2 juillet 2030
- Fais attention à pas aller trop près du bord du ponton, c’est profond par ici.
- T’inquiète, je vais m’asseoir comme ça je tomberai pas.
En guise de réponse, Maddison rejoint son petit frère pour s’asseoir à ses côtés. Pour cette deuxième journée à Halifax, la blonde avait envie de faire une promenade près de la côte. Owen avait demandé s’il pouvait l’accompagner, ce que sa soeur n’a pas tardé à accepter.
Le binôme passe un long moment à observer l’horizon. C’est une vue qu’ils peuvent parfois contempler de leur pays natal mais cela ne leur empêche pas de la trouver magnifique.
L’Ecossaise sentait que son frère avait besoin de parler, elle espérait donc être la bonne personne pour ce moment et qu’il profiterait de leur promenade pour se confier, ce qu’il a fini par faire.
Et d’un coup, Maddison se sent un peu stupide car elle aurait dû voir venir les craintes de son frère quant à son entrée à Poudlard qui approche à grands pas. Il faut dire qu’en ayant eu cette même discussion avec l’ainée de la famille, la blonde aurait pu bien plus facilement s’en douter.
La Poufsouffle se montre très à l’écoute et tente de répondre le mieux possible aux questions du futur Serpentard. Elle essaie aussi de l’inviter à positiver plutôt qu’à psychoter, car les vacances ne font que commencer : ils ont encore tout le temps devant eux avant de penser au château dans lequel ils vont passer plusieurs mois d’ici la fin de l’année.
Jeunesse poufsoufflienne
Samedi 20 février 2021
On pourrait penser que la petite Maddison est perdue dans ses pensées et pourtant, elle a bien un but précis en tête. Il serait facile de se laisser avoir par ses nombreux allers-retours, après tout, c'est bien le cas d'Anna, mais non, la blondinette n'est pas en train d'errer chez elle sans raison.
Après avoir analysé chaque pièce du rez-de-chaussée, il est temps de passer au premier étage. L'espoir dans ses yeux pourrait faire croire aux plus naifs qu'elle est à la recherche de son jouet ou bien même de sa peluche préférée, alors qu'il n'en est rien.
Le premier étage n'a rien donné non plus, l'Ecossaise commence donc à faire sentir son impatience ainsi que son agacement en faisant lourdement les cent pas. La fillette tente de dissiper ses pensées noires pour réfléchir : si ses recherches n'ont rien donné jusqu'à présent, il ne reste plus que le sous-sol. Cependant, elle n'a pas le droit de s'y rendre seule : pas le choix, il va falloir expliquer l'ensemble de son plan à sa nourrice pour espérer qu'elle l'autorise à descendre.
Heureusement, Maddison ne met que très peu de temps à retrouver Anna qui lui demande, il fallait s'en douter, la raison pour laquelle elle aimerait accéder à la cave de la maison. Pas le choix, la petite sorcière explique donc sa volonté à sa nourrice dont le sourire disparait soudainement de son visage.
- Maddy, tu veux voir tes parents ? Ils ne sont pas là aujourd'hui, finalement, ils avaient beaucoup de travail...
Comme l'adulte s'en doutait avant même de prononcer un seul mot, son intervention a le même effet qu'une bombe chez la fillette qui part en courant jusqu'à sa chambre, sans pouvoir faire cesser ses larmes.
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Lundi 10 septembre 2029
C’est dans un mélange de hâte et de peur que Maddison se rend aujourd’hui au premier cours de la journée. La deuxième année compte retrouver un certain Serpentard avec qui elle a commencé à sympathiser cette année : lors du premier cours de potions, les deux élèves se sont assis à côté et depuis, ils ne se quittent plus.
- Henry ! l’interpelle-t-elle avant de s’approcher de lui.
Après avoir échangé quelques mondanités, l’Ecossaise plonge la main dans son sac pour en sortir un petit paquet. Lentement, elle le tend à l’Anglais.
- C’est… pour toi.
Si Henry ne tarde pas à la remercier, il reste cependant silencieux pendant un instant, ne comprenant pas vraiment ce que Maddison vient de lui offrir.
- C’est pour les potions. Tu m’as dit que tu voulais t’améliorer alors… je t’ai fait ça. C’est un peu comme un guide pour t’aider. Avec ça, tu ne rateras plus aucune potion ! Et je dis pas ça parce que je l’ai fait moi hein, finit-elle par dire afin de briser le silence, tout en voyant son ami commencer à feuilleter son invention.
- Oh mais c’est trop bien, merci beaucoup Maddy !
La blonde aurait aimé lui donner plus de détails sur tout ce qu’il trouvera à l’intérieur mais le professeur les attendait pour fermer la porte de la salle. La deuxième année entre rapidement dans la classe, le sourire aux lèvres, car ce sur quoi elle a travaillé cette dernière semaine plait au Serpentard, et c’est tout ce qui compte pour elle.
Jeunesse poufsoufflienne
Mercredi 9 juillet 2031
D'un pas pressé, Maddison rejoint sa maison, l'air agacée. La journée commençait bien pourtant, puisque la blonde s'est rendue au parc pour peindre un peu, couchée dans l'herbe. Mettre de la couleur sur des pages blanches pour créer un paysage ou même des personnages est quelque chose qu'elle apprécie et ce, peu importe la technique employée. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas sorti ses petits tubes de gouache, l'Ecossaise s'était donc dit qu'il était temps de les dépoussiérer et de les embarquer dans son sac en toile qu'elle dédie à ses moments créatifs.
Seulement, au moment de ranger ses affaires, la Poufousouffle a été un peu brute dans ses mouvements et a presque jeté son carnet dans son sac. Evidemment, tout le reste s'y trouvait déjà... La voilà donc avec un sac coloré par certaines couleurs qui se sont échapées de leurs tubes.
Maddison se déteste car elle sait qu'elle aurait pu être bien plus minutieuse, cela lui aurait évité de se retrouver avec un sac tout crasseux qu'elle ne peut même pas coller contre elle. Si jamais elle a le malheur de le faire, l'Ecossaise est certaine que ses parents la laisseront se charger de la lessive toute seule. Au moins, s'il ne s'agit que du sac, elle pourra expliquer que ce n'était pas volontaire et avoir des tubes bons à jeter pourrait être une punition suffisante.
Un brin nerveuse car elle ne sait pas vraiment comment ses parents accueilleront la nouvelle, la blonde reste quelques instants immobile devant la porte d'entrée. Heureusement, en passant le pas de la porte, elle tombe sur Anna qui ne tarde pas à l'aider pour rendre son sac comme neuf : ses parents n'ont pas à tout savoir, ils n'avaient qu'à être là.
Jeunesse poufsoufflienne
Jeudi 6 janvier 2039
Cela fait moins d'une semaine que l'équipe de potionniste a repris le travail après une pause de fin d'année bien méritée. Depuis le début de la semaine, les réunions s'enchainent pour se répartir les gros projets de l'année et, depuis hier soir, les attributions sont bloquées. En arrivant au laboratoire, Maddison a donc le sourire aux lèvres, car elle n'en pouvait plus de passer ses journées assises autour d'une grande table.
La blonde ne tarde pas à rejoindre Henry avant de se rendre dans un de leurs laboratoires pour commencer à travailler de manière plus concrète sur une des commandes qui leur a été attribuée. Quelques instants plus tard, le binôme relève rapidement la tête entendant Elliot toquer à la porte.
- Salut Henry, salut Maddy. Comment tu vas, vous avancez comme vous voulez ? Besoin d'aide ?
- Salut Elliot. Euh, oui, et toi ? commence par dire la potionniste, étonnée de comprendre que ses questions lui sont uniquement adressées. On est sur les débuts mais ça va oui.
- Très bien, très bien. Je me demandais, est-ce que ce serait possible de... t'emprunter... ton carnet ?
Henry lâche un rire.
- Je me disais bien qu'il y avait une raison bien précise à cette visite, mon cher botaniste. Bien tenté mais elle ne me laisse même pas le lire, donc c'est peine perdue.
Un brin étonnée, l'Ecossaise lève les sourcils, ne sachant pas vraiment quoi dire.
- Mon... journal... rassemble les observations que j'ai faites depuis mon arrivée ici. Je ne suis pas sûre qu'il puisse vraiment te servir, peu importe le projet sur lequel tu travailles. Il faut dire que je ne suis pas là depuis très longtemps.
Ce qu'elle omet de dire, c'est qu'il contient également toutes ses connaissances sur les potions, mais aussi ses idées d'inventions qu'elle aimerait, du moins pour le moment, garder pour elle.
Depuis sa prise de poste, ce journal est un vrai mystère pour tous ses collègues qui se demandent bien ce qui pourrait s'y trouver. Il n'est donc pas rare de les voir multiplier les tentatives pour s'en emparer. Une nouvelle fois, c'est un échec.
- Oh bon, euh, d'accord, merci quand même. Bon, je ne vous dérange pas plus, bon travail les jeunes ! finit par dire le botaniste, avant de s'éclipser comme s'il n'avait jamais été là.
La potionniste échange un regard plein d'incompréhension avec son collègue, avant de se remettre au travail. Etait-ce un si grand mystère, pour eux ?
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Jeudi 3 janvier 2036
Le premier semestre à l'IMSM vient de s'écouler, il est donc temps pour ses étudiants de profiter de deux semaines de vacances bien méritées. Maddison a donc décidé de retourner chez ses parents, bien qu'elle compte principalement profiter dy être pour passer du temps avec sa fratrie plus qu'avec ces derniers.
Après des festivités qui, étonnamment, se sont plutôt bien déroulées, la blonde s'est risquée à demander à son père s'il était emballé à l'idée de lui apprendre à conduire : étant une sorcière qui a son permis de transplanage, elle n'en a aucunement l'obligation et l'Ecossaise en est bien consciente mais, elle se dit que rien ne coûte d'essayer afin de se faire son propre avis sur la question.
Les voilà donc, quelques jours à peine après le Nouvel An, dans la voiture de Tyler pour qu'il lui apprenne les bases. L'étudiante sait pertinemment que son père n'est pas quelqu'un que l'on pourrait qualifier de pédagogue. Et, pourtant, les quinze premières minutes donnent clairement envie à Maddison de poursuivre la conduite, tant ça se passe bien.
Mais le rêve a rapidement pris fin : en effet, les cris n'ont pas tardé à fuser quelques instants après car, bien évidemment, la blonde a fait quelques erreurs. Elle ne s'est cependant pas laissée faire en rétorquant constamment qu'elle ne pouvait pas savoir tout ce que son père lui reprochait.
Bien qu'il y ait eu quelques excuses de la part de Tyler lorsque ce moment père-fille a touché à sa fin, la jeune femme retient de cette heure qu'il vaut mieux pour elle de ne pas songer à passer son permis, à moins de s'entrainer uniquement avec un moniteur. Quoi qu'il en soit, la priorité est ses études, la blonde enfouit donc ce sujet au plus profond d'elle afin de ne plus y penser.
Jeunesse poufsoufflienne
Samedi 21 mars 2026
- Mais qu'est-ce que tu fais Maddy...
- Bouge pas, sinon tu vas ruiner tout mon travail, rétorque Maddison à son frère sans même se soucier de lui couper la parole.
Peigne et gel en main, telle une artiste face à sa toile, la blonde continue ses mouvements désordonnés pour arriver à ses fins. Elle ne l’avait jamais encore fait auparavant et pourtant, l’Ecossaise prend un malin plaisir à arranger les cheveux d’Owen comme bon lui semble.
Le châtain, de son côté, prend son mal en patience mais laisse sa grande soeur s’occuper de lui. Il voit bien qu’elle apprécie ce moment alors, il peut bien la laisser terminer ce qu’elle est en train de faire.
Enfin, ça, c’est ce qu’il pensait jusqu’à ce que Maddison indique d’un fier « Tadaaaaaam ! » qu’elle en avait fini avec lui et qu’il pouvait se regarder dans le miroir de la salle de bain. Son visage se ferme presque instantanément lorsqu’il prend le temps d’observer le résultat.
- Mais… Tu viens vraiment de me faire une crête, là ?
Pour toute réponse, la petite fille part en fou rire tout en levant les bras pour bien mettre en évidence ses armes du crime. Dire qu’elle est satisfaite de sa bêtise serait un euphémisme…
Finalement, le duo se met à rire en coeur, donnant vie à la maison silencieuse dans laquelle ils vivent. Après plusieurs minutes, l’Ecossaise propose à son frère de l’aider à se laver les cheveux, ce qu’il accepte avec joie : sa soeur a utilisé bien trop de gel pour qu’il puisse s’en charger seul.