: Du rêve en chocolat
Monsieur Vanberg semblait s’y connaitre en vin, son petit jeu oenologique n’avait pas échappé à la sorcière. Elle s’imaginait déjà un titre dans une revue oenologique « William Vanberg, un ministre qui a du nez ». * Tu peux mieux faire ma fille ! * Il ne fallait pas non plus tomber dans les rubriques people « Le ministre de la magie et son petit penchant pour l’alcool » Du déjà vu, et probablement une bien hâtive conclusion. La gazette n’était pas (encore) tombée aussi bas.
La journaliste ponctuait ses inepties mentales de cuillère de gaspacho. Cependant lorsque le sorcier évoqua le ministre moldu, la curiosité de la sorcière fût aiguisée. Premièrement, une chose semblait certaine, pour trouver les modus fascinants, William Vanberg n’avait pas été élevé par des moldus. Ce petit penchant affectueux envers les moldus, ferait probablement baisser la note du ministre dans l’estime de Viviane. Encore faudrait-il, qu’il y ait note a attribuer. Si le sorcier avait été charmant avec Kathleen, il n’avait fait preuve d’aucun intérêt particulier envers elle. Mais la soirée ne faisait que commencer et la potion viendrait peut être à son aide en « débridant » le ministre réputé pour son sérieux. Secondement, le sorcier s’était tu soudainement alors qu’il allait évoquer un passage peut être croustillant : * Mais lorsque quoi bon sang ?! *
Un instant figé, le visage interdit, le sorcier sortit de son état de pétrification uniquement pour gouter à son entrée. Kathleen s’abreuva d’une nouvelle gorgé de vin tout en attendant le suite des paroles initiées par le ministre. A cet instant, le regard de ce dernier plongea dans celui de Kathleen qui sentit le rose (ou le rouge) lui monter aux joues. Le vin sans doute. Le visage de William Vanberg semblait soudainement éclairé. Kathleen se dit qu’il avait probablement autant apprécié le gaspacho qu’elle. * Il faut sérieusement penser à envoyer quelqu’un de la rubrique gastronomique ici! * Mais lorsque le ministre ouvrit la bouche, ce ne fut pas un compliment pour la soupe, mais bien pour la sorcière, qui en sortit.
Ce n’était pas la première fois que Kathleen recevait des compliments. Bien souvent, elle avait eu affaire a nombres de sorcier(e)s cherchant à s’octroyer un article favorable en tentant de se mettre la rédactrice dans la poche. Peine perdue, les compliments passaient au-dessus de la tête de la sorcière comme les hiboux lors de la remise du courrier à Poudlard et la réponse ressemblait souvent à un « Si vous vous attendez qu’une journaliste de la gazette cède à vos compliments vous vous fourrez la baguette dans l’oeil ! ». Pourtant, cette fois-ci la sorcière ne put s’empêcher de ressentir un élan dans sa poitrine et d’espérer qu’elle n’était pas une nouvelle fois victime d’une tentative d’achat (émotionnel) de la liberté de la presse.
Prise de court et pour se donner un peu de contenance, Kathleen finit son verre de vin. Une fois que le liquide eût réchauffé sa gorge, la sorcière répondit simplement :
« Je vous remercie », puis elle ajouta sur le ton de la confidence, en se penchant légèrement au-dessus de la table : « vous n’êtes pas mal non plu… »
Kathleen fut saisie d’un doute, venait-elle d’indiquer son inclinaison à William. Son esprit semblait légèrement embué. Pour la journaliste une potion était peut être inutile, l’alcool semblait avoir autant d’effet sur elle que la potion préparée dans l’après-midi. D’ailleurs, la consommation rapide de Kathleen n’avait pas échappé au préposé au vin. Aussi, le serveur fit une apparition discrète et rapide pour refaire le niveau des deux verres à vin de la table. Une fois le serveur disparu, la sorcière reprit le fil de la discussion en répondant avec franchise à la question rhétorique de William :
« Pour ce qui est des moldus, il faut que vous sachiez que j’ai été élevée jusqu’à mes 12 ans par des moldus, aussi je ne les trouve pas fascinants. Cependant cela fait près de 18 ans que je suis tenue » * et de façon contrainte * « à l’écart de leur monde, et je me retrouve perdue par mes nouvelles habitudes de sorcière… »
La minute confidence était passée, Kathleen fit glisser une nouvelle gorgée de vin (qui cette fois-ci contenait un soupçon de potion décoinxifiante).
Le pouvoir, c'est comme la confiture, plus y en a, plus c'est poisseux.
La journaliste ponctuait ses inepties mentales de cuillère de gaspacho. Cependant lorsque le sorcier évoqua le ministre moldu, la curiosité de la sorcière fût aiguisée. Premièrement, une chose semblait certaine, pour trouver les modus fascinants, William Vanberg n’avait pas été élevé par des moldus. Ce petit penchant affectueux envers les moldus, ferait probablement baisser la note du ministre dans l’estime de Viviane. Encore faudrait-il, qu’il y ait note a attribuer. Si le sorcier avait été charmant avec Kathleen, il n’avait fait preuve d’aucun intérêt particulier envers elle. Mais la soirée ne faisait que commencer et la potion viendrait peut être à son aide en « débridant » le ministre réputé pour son sérieux. Secondement, le sorcier s’était tu soudainement alors qu’il allait évoquer un passage peut être croustillant : * Mais lorsque quoi bon sang ?! *
Un instant figé, le visage interdit, le sorcier sortit de son état de pétrification uniquement pour gouter à son entrée. Kathleen s’abreuva d’une nouvelle gorgé de vin tout en attendant le suite des paroles initiées par le ministre. A cet instant, le regard de ce dernier plongea dans celui de Kathleen qui sentit le rose (ou le rouge) lui monter aux joues. Le vin sans doute. Le visage de William Vanberg semblait soudainement éclairé. Kathleen se dit qu’il avait probablement autant apprécié le gaspacho qu’elle. * Il faut sérieusement penser à envoyer quelqu’un de la rubrique gastronomique ici! * Mais lorsque le ministre ouvrit la bouche, ce ne fut pas un compliment pour la soupe, mais bien pour la sorcière, qui en sortit.
Ce n’était pas la première fois que Kathleen recevait des compliments. Bien souvent, elle avait eu affaire a nombres de sorcier(e)s cherchant à s’octroyer un article favorable en tentant de se mettre la rédactrice dans la poche. Peine perdue, les compliments passaient au-dessus de la tête de la sorcière comme les hiboux lors de la remise du courrier à Poudlard et la réponse ressemblait souvent à un « Si vous vous attendez qu’une journaliste de la gazette cède à vos compliments vous vous fourrez la baguette dans l’oeil ! ». Pourtant, cette fois-ci la sorcière ne put s’empêcher de ressentir un élan dans sa poitrine et d’espérer qu’elle n’était pas une nouvelle fois victime d’une tentative d’achat (émotionnel) de la liberté de la presse.
Prise de court et pour se donner un peu de contenance, Kathleen finit son verre de vin. Une fois que le liquide eût réchauffé sa gorge, la sorcière répondit simplement :
« Je vous remercie », puis elle ajouta sur le ton de la confidence, en se penchant légèrement au-dessus de la table : « vous n’êtes pas mal non plu… »
Kathleen fut saisie d’un doute, venait-elle d’indiquer son inclinaison à William. Son esprit semblait légèrement embué. Pour la journaliste une potion était peut être inutile, l’alcool semblait avoir autant d’effet sur elle que la potion préparée dans l’après-midi. D’ailleurs, la consommation rapide de Kathleen n’avait pas échappé au préposé au vin. Aussi, le serveur fit une apparition discrète et rapide pour refaire le niveau des deux verres à vin de la table. Une fois le serveur disparu, la sorcière reprit le fil de la discussion en répondant avec franchise à la question rhétorique de William :
« Pour ce qui est des moldus, il faut que vous sachiez que j’ai été élevée jusqu’à mes 12 ans par des moldus, aussi je ne les trouve pas fascinants. Cependant cela fait près de 18 ans que je suis tenue » * et de façon contrainte * « à l’écart de leur monde, et je me retrouve perdue par mes nouvelles habitudes de sorcière… »
La minute confidence était passée, Kathleen fit glisser une nouvelle gorgée de vin (qui cette fois-ci contenait un soupçon de potion décoinxifiante).
Reducio
Que la partie commence.
Le pouvoir, c'est comme la confiture, plus y en a, plus c'est poisseux.
: Du rêve en chocolat
La timidité de la sorcière était compréhensible, mais elle laissa échapper un compliment envers le sorcier qui ne lui avait pas du tout déplu.
Ce compliment était en réalité une preuve d'affection, et ce sentiment provoqua une euphorie et le ministre ouvrit la bouche dans un air de béatitude...
Puis, se rendant compte de la posture ridicule, il se ressaisi brusquement et commence à regarder son verre à moitié vide d'un air interrogateur.
Serait-ce le vin qui aurait cet effet ?
Voulant confirmation, il demanda à sa partenaire :
"Vous allez bien ? Vous paraissez un peu pâle..."
Cette question lui sembla stupide, la sorcière étant très blanche de nature, si bien que la moindre émotion apportait à ce joli minois une touche de couleur appréciable.
Il doit y avoir des couleurs sympathiques à découvrir... pensa-t-il alors.
Et c'est avec un léger sourire qu'il continua à regarder la sorcière qui venait de saisir la question que le ministre venait à l'instant de lui poser.
Cette hésitation doit être normale, ce n'est tout de même pas tous les jours que l'on dîne avec un ministre de ma renommée.
Ce compliment était en réalité une preuve d'affection, et ce sentiment provoqua une euphorie et le ministre ouvrit la bouche dans un air de béatitude...
Puis, se rendant compte de la posture ridicule, il se ressaisi brusquement et commence à regarder son verre à moitié vide d'un air interrogateur.
Serait-ce le vin qui aurait cet effet ?
Voulant confirmation, il demanda à sa partenaire :
"Vous allez bien ? Vous paraissez un peu pâle..."
Cette question lui sembla stupide, la sorcière étant très blanche de nature, si bien que la moindre émotion apportait à ce joli minois une touche de couleur appréciable.
Il doit y avoir des couleurs sympathiques à découvrir... pensa-t-il alors.
Et c'est avec un léger sourire qu'il continua à regarder la sorcière qui venait de saisir la question que le ministre venait à l'instant de lui poser.
Cette hésitation doit être normale, ce n'est tout de même pas tous les jours que l'on dîne avec un ministre de ma renommée.