Retour à ma vie de moldue
Je descendis du Poudlard Express, dis au revoir à mes amis sorciers et sorcières et retraversai le mur pour me retrouver dans la partie moldue de Londres. Au loin, je vis la haute stature de mon père. Avec un cri de joie, je délaissai ma lourde malle et courut vers ma famille. Je sautais dans les bras de mon père.
Cela faisait tellement de bien. Ses bras se renfermèrent sur moi. Sa douce odeur de bois de santal effleura mes narines. Cette odeur avait bercé mon enfance. Je me décollai de ma mère pour atterrir dans les bras maternels. Doux, tendres et réconfortants, une légère odeur de cannelle émanait d’elle. L’odeur de la maison. Elle m’embrassa sur la joue et me fit son magnifique sourire tendre, celui qui éclairait son beau visage et qui faisait apparaître la fossette sur sa joue gauche. Fossette que j’avais hérité.
Je vis ensuite mon petit frère, enfin petit était un mot qui ne lui convenait plus. Lorsque j’étais partie de la maison, Duncan était plus petit que moi, environ 1m45. Or là il me dépassait un tout petit peu. Il avait fortement grandi depuis les vacances d’avril. Bien que plus jeune que moi de deux ans, Duncan avait hérité de la carrure des hommes highlanders de la famille.
Ce changement physique me dérangea quelque peu. J’étais très proche de mon frère et pourtant je craignais que notre complicité s’étiole en grandissant et murissant. Je plongeai dans son regard bleu, du même bleu que les lochs, et ouvrit mes bras. Un grand sourire éclaira son visage et ses bras se refermèrent sur moi.
J’étais heureuse ! Finalement la complicité était toujours là. Pendant, ce temps là mes parents étaient partis chercher ma malle. Nous sortîmes tous ensemble de la gare de Saint Pancras et prîmes les transports jusqu’à l’aéroport.
Il était plus simple de faire ainsi que de prendre la voiture. Direction Glasgow où la voiture nous attendait puis enfin Skye et Portree. Pendant le trajet en voiture, je regardais d’un œil joyeux et ravi le mélange de couleur vert et bleu si caractéristiques des landes qui m’avaient vu grandir.
Lorsque je sortis de la voiture, un large sourire se mis sur mon visage. J’étais de retour chez moi ! Duncan et mon père sortirent ma valise et le déposèrent dans ma chambre. J’entrai dans la maison où une douce odeur sucrée flottait. Ma mère avait cuisiné un flan, je la remerciai chaleureusement. Tandis que les garçons redescendaient, je pris leur place et rentrai dans mon antre.
Ma chambre n’avait pas changé d’un iota. Mon lit avec son couvre-lit bleu. Ses murs blancs et le mur du lit bleu glacier, les tableaux, mon bureau et ma bibliothèque. Tout était resté en place. Je m’approchai enfin de ma fenêtre que j’ouvris en grand.
L’air frais parcourut mon visage. Cette odeur iodée m’avait manqué. J’étais en fin de retour dans ma vie de moldue et j’escomptai profiter pleinement de mes vacances.
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Cela faisait tellement de bien. Ses bras se renfermèrent sur moi. Sa douce odeur de bois de santal effleura mes narines. Cette odeur avait bercé mon enfance. Je me décollai de ma mère pour atterrir dans les bras maternels. Doux, tendres et réconfortants, une légère odeur de cannelle émanait d’elle. L’odeur de la maison. Elle m’embrassa sur la joue et me fit son magnifique sourire tendre, celui qui éclairait son beau visage et qui faisait apparaître la fossette sur sa joue gauche. Fossette que j’avais hérité.
Je vis ensuite mon petit frère, enfin petit était un mot qui ne lui convenait plus. Lorsque j’étais partie de la maison, Duncan était plus petit que moi, environ 1m45. Or là il me dépassait un tout petit peu. Il avait fortement grandi depuis les vacances d’avril. Bien que plus jeune que moi de deux ans, Duncan avait hérité de la carrure des hommes highlanders de la famille.
Ce changement physique me dérangea quelque peu. J’étais très proche de mon frère et pourtant je craignais que notre complicité s’étiole en grandissant et murissant. Je plongeai dans son regard bleu, du même bleu que les lochs, et ouvrit mes bras. Un grand sourire éclaira son visage et ses bras se refermèrent sur moi.
J’étais heureuse ! Finalement la complicité était toujours là. Pendant, ce temps là mes parents étaient partis chercher ma malle. Nous sortîmes tous ensemble de la gare de Saint Pancras et prîmes les transports jusqu’à l’aéroport.
Il était plus simple de faire ainsi que de prendre la voiture. Direction Glasgow où la voiture nous attendait puis enfin Skye et Portree. Pendant le trajet en voiture, je regardais d’un œil joyeux et ravi le mélange de couleur vert et bleu si caractéristiques des landes qui m’avaient vu grandir.
Lorsque je sortis de la voiture, un large sourire se mis sur mon visage. J’étais de retour chez moi ! Duncan et mon père sortirent ma valise et le déposèrent dans ma chambre. J’entrai dans la maison où une douce odeur sucrée flottait. Ma mère avait cuisiné un flan, je la remerciai chaleureusement. Tandis que les garçons redescendaient, je pris leur place et rentrai dans mon antre.
Ma chambre n’avait pas changé d’un iota. Mon lit avec son couvre-lit bleu. Ses murs blancs et le mur du lit bleu glacier, les tableaux, mon bureau et ma bibliothèque. Tout était resté en place. Je m’approchai enfin de ma fenêtre que j’ouvris en grand.
L’air frais parcourut mon visage. Cette odeur iodée m’avait manqué. J’étais en fin de retour dans ma vie de moldue et j’escomptai profiter pleinement de mes vacances.
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Retour à ma vie de moldue
La journée avait été bien entamée. Pas de balade dans les landes, ni sur le littoral des Hébrides aujourd’hui. Je demandai tout de même, si je pouvais me rendre sur le port, pour au moins voir un bout de mer, notre maison étant à proximité.
Mes parents acquiescèrent. Je demandai à Duncan s’il voulait venir avec moi ce qu’il accepta avec plaisir. Nos parents nous demandèrent cependant de ne pas trainer car le dîner serait bientôt servi. Nous nous empressâmes de remettre nos baskets et de courir vers le port.
Je passais devant la maison de Diana. Les volets étaient fermés. Mon amie devait être aller voir sa famille qui résidait dans les Lawlands, le sud de l’Écosse. J’espérai pouvoir la voir avant que je ne retourne à Poudlard. Je lui avais écrit quelques lettres que j’avais transmis à mes parents par hibou postal mais la correspondance avait été échelonnée dans le temps. J’espérai qu’elle ne m’en voudrait pas trop. Il en allait de même pour Hamish. Il n’habitait pas à côté de la maison mais je devrais dans les jours qui suivent passer le saluer.
Mon frère et moi arrivâmes devant le port. Et je restai subjuguée devant le paysage qui s’offrait à moi. Le port était bordé de falaises. Les maisons avaient des façades colorées jaunes, vertes, bleue et même roses. Elles protégeaient la veille église de pierre qui était à flanc de collines. Le coucher de soleil se reflétait dans l’eau et les falaises en face commençaient à entrer dans l’obscurité.

« - Uagh*. Il n’y a pas plus beau paysage que celui-là. Qu’est ce que ça m’avait manqué de ne pas voir la mer ».
Duncan se tourna vers moi et dis d’une voix que je jugeai légèrement amère ?
« -Il n’y a pas ça dans ton école ? »
Je hochai la tête dans un signe négatif.
« -Hormis savoir qu’elle est dans les Highlands, je ne sais pas du tout où est localisée l’école. Certes, au-delà des murailles, on voit les collines mais pas la mer. On a bien un lac mais ça n’a rien à voir avec la beauté sauvage qu’il y a ici ».
J’aurai pu rester des heures là, assise à regarder les bateaux de pêcheurs, les falaises, l’eau essayant de voir la tête brune d’un phoque gris ou d’une otarie puisque les plus audacieuses nageaient jusqu’ici. C’était si paisible. Le temps s’égrenait différemment ici.
Cependant, le soleil déclinait et nous devions rentrer. Je pris le bras de mon frère pour faire demi-tour :
« -Aller bràthair beag*, il est temps de rentrer ».
Nous reprîmes la route de la maison. Je me promis demain d’aller sur le littoral, du moins si mes parents étaient d’accord.
Gaélique écossais :
Uagh = wahou
bràthair beag= petit frère
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Mes parents acquiescèrent. Je demandai à Duncan s’il voulait venir avec moi ce qu’il accepta avec plaisir. Nos parents nous demandèrent cependant de ne pas trainer car le dîner serait bientôt servi. Nous nous empressâmes de remettre nos baskets et de courir vers le port.
Je passais devant la maison de Diana. Les volets étaient fermés. Mon amie devait être aller voir sa famille qui résidait dans les Lawlands, le sud de l’Écosse. J’espérai pouvoir la voir avant que je ne retourne à Poudlard. Je lui avais écrit quelques lettres que j’avais transmis à mes parents par hibou postal mais la correspondance avait été échelonnée dans le temps. J’espérai qu’elle ne m’en voudrait pas trop. Il en allait de même pour Hamish. Il n’habitait pas à côté de la maison mais je devrais dans les jours qui suivent passer le saluer.
Mon frère et moi arrivâmes devant le port. Et je restai subjuguée devant le paysage qui s’offrait à moi. Le port était bordé de falaises. Les maisons avaient des façades colorées jaunes, vertes, bleue et même roses. Elles protégeaient la veille église de pierre qui était à flanc de collines. Le coucher de soleil se reflétait dans l’eau et les falaises en face commençaient à entrer dans l’obscurité.

« - Uagh*. Il n’y a pas plus beau paysage que celui-là. Qu’est ce que ça m’avait manqué de ne pas voir la mer ».
Duncan se tourna vers moi et dis d’une voix que je jugeai légèrement amère ?
« -Il n’y a pas ça dans ton école ? »
Je hochai la tête dans un signe négatif.
« -Hormis savoir qu’elle est dans les Highlands, je ne sais pas du tout où est localisée l’école. Certes, au-delà des murailles, on voit les collines mais pas la mer. On a bien un lac mais ça n’a rien à voir avec la beauté sauvage qu’il y a ici ».
J’aurai pu rester des heures là, assise à regarder les bateaux de pêcheurs, les falaises, l’eau essayant de voir la tête brune d’un phoque gris ou d’une otarie puisque les plus audacieuses nageaient jusqu’ici. C’était si paisible. Le temps s’égrenait différemment ici.
Cependant, le soleil déclinait et nous devions rentrer. Je pris le bras de mon frère pour faire demi-tour :
« -Aller bràthair beag*, il est temps de rentrer ».
Nous reprîmes la route de la maison. Je me promis demain d’aller sur le littoral, du moins si mes parents étaient d’accord.
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Uagh = wahou
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Retour à ma vie de moldue
Mon sommeil avait été de plomb, sans rêves. Cela était étrange. Je m’étais familiarisée avec le bruit des dortoirs : les respirations de mes camarades griffonnes, les bruits des draps quand un corps bouge, des paroles inintelligibles. J’avais réussi à me familiariser avec eux, à les appréhender et à en faire abstraction. Là, seul le silence régnait.
C’est plus reposée que jamais que je me levai en ce dimanche matin. Sourire aux lèvres, je descendis d’un pas joyeux jusqu’à la cuisine où mes parents et mon frère étaient déjà installés. Il n’était pourtant pas tard. A peine 9h.
« -Halo a h-uile duin* ».
Je fis le tour pour les embrasser et piquer en même temps une céréale dans le bol de mon frère qui râla pour la forme.
« -Halo mo nighean*. Bien dormie ? » me demanda ma mère.
« -Comme un loir. »
Tandis que ma mère me servait gentiment mon petit déjeuné, je regardai par la fenêtre. La journée s’annonçait radieuse. Mon sourire se renforça.
« Nous étions en train de parler du programme de la journée. On pensait vous emmener en balade dans les plaines, pique-niquer sur la plage et ensuite baignade et/ou promenade sur le littoral. Qu’en penses-tu ».
«- Je pense que tu as lu dans mes pensées, riais-je ».
Je finis rapidement de déjeuner et remontai dans ma chambre pour ranger le contenu de ma malle. Je commençai par mes vêtements et mon uniforme de Gryffondor, propres je les rangeais dans mon armoire, le linge sale allant directement à la panière.
Alors que je sortais mes livres de première année, mon frère s’invita dans ma chambre et s’affala sur le lit. Il prit « Le livre des sorts » et d’un œil ennuyé regarda le sommaire :
« -Avec un petit effort et de la bonne volonté Duncan, je suis sûre que tu comprendrais quelque chose ».
Il me fusilla de son regard azuré, avant de répliquer qu’il n’avait aucune envie de fournir un quelconque effort concernant ce qui touchait le monde magique.
Je soupirai. Je ne voulais pas d’un débat houleux avec lui. Je ne dis rien, lui repris le livre des mains et le rangeai avec les autres sur une nouvelle bibliothèque dédiée uniquement à mon statut de sorcière. Par précaution, je décidai de laisser ma baguette dans la malle.
« -Tu ne sors pas ton bout de bois ? » repris mon petit frère.
Cette fois-ci, c’est moi qui le fusillai du regard.
« -Le bout de bois est une baguette, Duncan ! et non je ne la sors pas. Je n’ai pas le droit de l’utiliser donc autant qu’elle reste dans son écrin dans la malle ».
Il me regarda avec un regard indéchiffrable.
« -Je peux savoir, ce que tu as ? »
« -Rien ! Dépêche-toi de te préparer, on va bientôt partir ».
Il sortit de ma chambre sans plus de cérémonie. Je ne savais pas quelle mouche l’avait piqué mais il était hors de question qu’il me gâche cette belle journée ensoleillée.
Gaélique écossais :
Halo a h-uile duin= bonjour tout le monde
Halo mo nighean= bonjour ma fille
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
C’est plus reposée que jamais que je me levai en ce dimanche matin. Sourire aux lèvres, je descendis d’un pas joyeux jusqu’à la cuisine où mes parents et mon frère étaient déjà installés. Il n’était pourtant pas tard. A peine 9h.
« -Halo a h-uile duin* ».
Je fis le tour pour les embrasser et piquer en même temps une céréale dans le bol de mon frère qui râla pour la forme.
« -Halo mo nighean*. Bien dormie ? » me demanda ma mère.
« -Comme un loir. »
Tandis que ma mère me servait gentiment mon petit déjeuné, je regardai par la fenêtre. La journée s’annonçait radieuse. Mon sourire se renforça.
« Nous étions en train de parler du programme de la journée. On pensait vous emmener en balade dans les plaines, pique-niquer sur la plage et ensuite baignade et/ou promenade sur le littoral. Qu’en penses-tu ».
«- Je pense que tu as lu dans mes pensées, riais-je ».
Je finis rapidement de déjeuner et remontai dans ma chambre pour ranger le contenu de ma malle. Je commençai par mes vêtements et mon uniforme de Gryffondor, propres je les rangeais dans mon armoire, le linge sale allant directement à la panière.
Alors que je sortais mes livres de première année, mon frère s’invita dans ma chambre et s’affala sur le lit. Il prit « Le livre des sorts » et d’un œil ennuyé regarda le sommaire :
« -C’est un véritable charabia » me dit-il d’une voix qui était en train de muer. Décidément, il était en avance aussi bien sur ça que sur son physique.« Introduction.
Rumeurs et faux semblants
Les baguettes
▪ Histoires et Légendes
▪ B-A. BAguette
▪ Les différents fabricants
▪ Entretien et réparations mineures
La magie
▪ Différentes approches
▪ Les catalyseurs
▪ Plantes et créatures
Les artefacts
▪ Magie d'imprégnation
▪ Talismans
▪ Alliés magiques
Les sorts
▪ Familles de sorts
▪ Types de sorts
▪ Formules, Variantes, Variations et Nouveautés
Petit lexique général
Petit registre des sorts.
▪ Index des sorts abordés en cours de Sortilèges
▪ Descriptions, étymologie et histoire
« -Avec un petit effort et de la bonne volonté Duncan, je suis sûre que tu comprendrais quelque chose ».
Il me fusilla de son regard azuré, avant de répliquer qu’il n’avait aucune envie de fournir un quelconque effort concernant ce qui touchait le monde magique.
Je soupirai. Je ne voulais pas d’un débat houleux avec lui. Je ne dis rien, lui repris le livre des mains et le rangeai avec les autres sur une nouvelle bibliothèque dédiée uniquement à mon statut de sorcière. Par précaution, je décidai de laisser ma baguette dans la malle.
« -Tu ne sors pas ton bout de bois ? » repris mon petit frère.
Cette fois-ci, c’est moi qui le fusillai du regard.
« -Le bout de bois est une baguette, Duncan ! et non je ne la sors pas. Je n’ai pas le droit de l’utiliser donc autant qu’elle reste dans son écrin dans la malle ».
Il me regarda avec un regard indéchiffrable.
« -Je peux savoir, ce que tu as ? »
« -Rien ! Dépêche-toi de te préparer, on va bientôt partir ».
Il sortit de ma chambre sans plus de cérémonie. Je ne savais pas quelle mouche l’avait piqué mais il était hors de question qu’il me gâche cette belle journée ensoleillée.
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Retour à ma vie de moldue
J’étais tellement heureux de retrouver ma sœur. Une année sans elle avait été dur à supporter. Nous n’avions que deux ans de différence et nous étions très proches, autant que pouvait l’être un frère et sa sœur. Nous partagions énormément de choses et j’adorais la taquiner.POV Duncan
Je pensais que la magie n’était que dans les contes qu’elle aimait tant lire et me lire. Apprendre qu’elle était une sorcière avait été un véritable choc. J’avais toujours naïvement pensé que nous irions dans le même établissement scolaire, que nous suivrions les mêmes cours, que nous pourrions compter l’un sur l’autre à l’école. Je me rappelle encore le jour où elle a fait bouger un livre de sa propre volonté. Je m’étais caché derrière la porte pour lui faire une blague et je fus arrêter dans mon élan en voyant le livre atterrir dans sa main sans qu’elle ne bouge.
La sonnette avait tout de suite retenti et un drôle de personnage était entré dans notre maison, informant qu’elle était sorcière, qu’elle devait aller faire sa scolarité dans une école de sorcellerie appelée Poudlard, située je ne sais où.
Le choc passé, j’avais été plutôt content pour elle. Puis lorsque la rentrée apparut un vide se fit dans la maison. Athair* et mamaidh* avaient essayer de combler le vide. Heather nous envoyait très souvent des lettres auxquelles nous répondions, mais ce n’était plus comme avant.
Je sais que je m’étais renfermé jusqu’à en tomber malade en décembre, inquiétant mes parents et ma sœur. Pendant la maladie, je me disais égoïstement que si j’étais gravement et longtemps malade Heather serait autorisée à rentrer à la maison auprès de nous, qu’elle resterait auprès de moi pour me soigner. Ça n’avait pas été le cas malheureusement. Elle n’avait pas pu rentrer avant les vacances de Noël.
Ces dernières avaient été géniales, j’avais retrouvé mo phiuthar* qui ne m’avait pas lâché pendant ces deux semaines de vacances à ma plus grande joie. J’avais retrouvé nos moments de complicité qui m’avait tant manqué.
Mes amis trouvaient bizarre le comportement et la relation que j’avais avec elle. Nous étions tellement complice que nous nous comprenions d’un regard. Je préférais passer du temps avec elle qu’avec eux, ce qu’ils ne comprenaient pas.
Elle dû repartir à mon grand désaroi promettant qu’elle serait de nouveau là pour les vacances d’avril. Quatre long mois sans la voir. Je commençai à ressentir de l’aversion pour tout ce qui touchait de près ou de loin à la sorcellerie. J’en voulais à ce monde d’avor pris ma soeur, de l’éloigner de sa famille, de ses amis, de son monde.
Je ruminais d’avril à juin, retour d’Heather à la maison. J’avais grandi pendant les vacances. Encore quelques centimètres et je serai plus grand qu’elle. C’est avec joie que nous reprîmes nos habitudes, le soir même de son arrivée nous nous dirigeâmes vers le port.
Je m’étais promis de faire bonne figure et de taire mon aversion pour son école. Ma résolution ne tint pas longtemps. Le lendemain alors que j’entrai dans sa chambre sans frapper. Elle était en train de défaire ses affaires de sa malle.
Je fronçais légèrement les sourcils et pris un livre intitulé « Le livre des sorts ». Sans le vouloir, mon ton c’était fait ennuyant. Je ne pouvais m’empêcher de lui lancer des pics méchants. Je m’en voulus lorsque je vis ses yeux marrons prendre une expression blessée lorsque je lui dis que je ne voulais pas faire d’efforts concernant son monde magique.
Après lui avoir balancé à la tête un pic acerbe concernant sa baguette, je ne pus que fuirdevant son regard noir et en colère.
Lorsque je sortis de sa chambre, je me traitais de crétin. Je voulais qu’elle passe un bon moment voire qu’’elle regrette ces moments quand elle était à Poudlard et depuis qu’elle était arrivée je ne faisais que des choses qui la mettait en colère.
Je devais fournir un effort pour passer de bonnes vacances avec elle. Fort de cette décision, je me préparai pour notre randonnée.
Reducio
672
Gaélique écossais =
Athair et mamaidh = papa et maman
mo phiuthar= ma soeur
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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Retour à ma vie de moldue
Je descendis encore un peu contrariée par les mots qu’il avait eu. Je ne comprenais pas pourquoi son ton devenait acerbe dès qu’il s’agissait de mes cours à Poudlard ou de mes « accessoires » de sorcière. Il savait pourtant que je n’avais rien demandé, et qu’aller à l’école du coin, en compagnie de Diana et de Hamish me serait tout autant aller.
Je regardai par la fenêtre et poussai un soupir. Mon frère grandissait beaucoup trop vite à mon goût. A chaque fois que je revenais, il était changé : plus grand, ses traits abandonnaient peu à peu ceux de l’enfance pour embrasser ceux de l’adolescent et il arborait un caractère irascible. J’espérai que ce caractère de cochon allait vite s’estomper, et qu’on retrouverait notre complicité d’avant mon entrée à l’école de sorcellerie.
Je finis de ranger précieusement mes affaires, enfermai ma baguette dans ma malle que je rangeai dans un coin de ma chambre. Mes parents nous avaient concocté une balade et j’avais hâte de prendre l’air. Rien que les landes pour redonner le moral et le sourire. J’ignorai si nous allions dans les landes ou sur le littoral, par conséquent je mis sur moi mon maillot de bain.
Je descendis dans la cuisine. Ma mère était en train de nous concocter des sandwichs et je l’aidais avec plaisir. Elle fredonnait une chanson et je souris. Nous n’avions pas besoin de parler pour qu’un cocon fusionnel s’installe entre ma mère et moi.
Nous travaillâmes ainsi en silence. Les sandwichs furent mis dans la glacière, les boissons également. Elle avait préparé des cookies aussi. Je ne pus m’empêcher d’en piquer un. Mamère me fit les gros yeux :
« -Le vol est répréhensible par la loi demoiselle » me gronda-t-elle, bien que sa voix soit teintée d’amusement.
« -Che n’est pas du vol. Il attendait que je le croque » fis-je la bouche pleine.
Les cookies de ma mère étaient vraiment les meilleurs. Je laissai avec délice les pépites de chocolat fondre dans ma bouche. Les gâteaux étaient encore tout tiède, un vrai délice. Alors que je terminais, mon vol gourmand, mon père et mon frère entrèrent dans la pièce.
« -Bien tout est prêt, plus qu’à mettre la glacière dans la voiture et direction la plage. Tiens, on dirait qu’une voleuse a sévit ».
« -Je ne vois pas de quoi tu parles », fis-je avec mon air le plus innocent.
Mon frère s’approcha de moi et essuya le coin de ma bouche avec un éclat de rire. Ça m’apprendra à manger convenablement. J’avais du chocolat fondu, preuve de mon larcin.
C’est donc dans la joie que nous nous installâmes dans la voiture, direction la plage. Durant le trajet, plutôt court, je pus admirer les collines verdoyantes et les troupeaux de moutons qui paissaient paisiblement. Il n’y a pas à dire, mon île était belle.
Athair n’avait pas encore coupé le moteur que j’étais déjà hors de la voiture. Malgré mon envie d’enlever mes sandales je les gardais pour marcher sur les galets ronds. Je humai avec délice l’air iodé. Mes yeux se fermèrent et le son apaisant des vagues s’écrasant sur les rochers, créant une mélodie, emplit mes oreilles. Malgré le fait qu’on soit en été, la plage était pour ainsi dire déserte. Quelques marcheurs, mais personne n’avait posé sa serviette sur les galets.
Tandis que je marchai, mes yeux parcouraient la plage à la recherche d’un phoque gris. J’aurai adoré pourvoir en caresser un. J’avais l’impression que ça faisait une éternité depuis la dernière fois que je l’avais fait.
Je me retournai vers ma famille et vit qu’elle avait mis une grande nappe sur le sol. Ma mère et mon frère s’installèrent et mon frère me rejoingnit. Je l’accueillis avec un énorme sourire. Sans que nous concerter, nous entreprîmes d’effectuer une marche.
Je ne pus m’empêcher de me rapprocher du bord de l’eau, j’enlevai mes sandales pour que cette dernière lèche mes pieds. Elle était un peu fraiche mais vivifiante. Les oiseaux marins tournaient dans le ciel à la recherche de proie.
Le soleil se reflétait dans la mer. Il n’y a pas à dire, j’étais heureuse d’être de retour dans ma vie de moldue.

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Lorsque vous lui ouvrez la porte la magie est partout
Je regardai par la fenêtre et poussai un soupir. Mon frère grandissait beaucoup trop vite à mon goût. A chaque fois que je revenais, il était changé : plus grand, ses traits abandonnaient peu à peu ceux de l’enfance pour embrasser ceux de l’adolescent et il arborait un caractère irascible. J’espérai que ce caractère de cochon allait vite s’estomper, et qu’on retrouverait notre complicité d’avant mon entrée à l’école de sorcellerie.
Je finis de ranger précieusement mes affaires, enfermai ma baguette dans ma malle que je rangeai dans un coin de ma chambre. Mes parents nous avaient concocté une balade et j’avais hâte de prendre l’air. Rien que les landes pour redonner le moral et le sourire. J’ignorai si nous allions dans les landes ou sur le littoral, par conséquent je mis sur moi mon maillot de bain.
Je descendis dans la cuisine. Ma mère était en train de nous concocter des sandwichs et je l’aidais avec plaisir. Elle fredonnait une chanson et je souris. Nous n’avions pas besoin de parler pour qu’un cocon fusionnel s’installe entre ma mère et moi.
Nous travaillâmes ainsi en silence. Les sandwichs furent mis dans la glacière, les boissons également. Elle avait préparé des cookies aussi. Je ne pus m’empêcher d’en piquer un. Mamère me fit les gros yeux :
« -Le vol est répréhensible par la loi demoiselle » me gronda-t-elle, bien que sa voix soit teintée d’amusement.
« -Che n’est pas du vol. Il attendait que je le croque » fis-je la bouche pleine.
Les cookies de ma mère étaient vraiment les meilleurs. Je laissai avec délice les pépites de chocolat fondre dans ma bouche. Les gâteaux étaient encore tout tiède, un vrai délice. Alors que je terminais, mon vol gourmand, mon père et mon frère entrèrent dans la pièce.
« -Bien tout est prêt, plus qu’à mettre la glacière dans la voiture et direction la plage. Tiens, on dirait qu’une voleuse a sévit ».
« -Je ne vois pas de quoi tu parles », fis-je avec mon air le plus innocent.
Mon frère s’approcha de moi et essuya le coin de ma bouche avec un éclat de rire. Ça m’apprendra à manger convenablement. J’avais du chocolat fondu, preuve de mon larcin.
C’est donc dans la joie que nous nous installâmes dans la voiture, direction la plage. Durant le trajet, plutôt court, je pus admirer les collines verdoyantes et les troupeaux de moutons qui paissaient paisiblement. Il n’y a pas à dire, mon île était belle.
Athair n’avait pas encore coupé le moteur que j’étais déjà hors de la voiture. Malgré mon envie d’enlever mes sandales je les gardais pour marcher sur les galets ronds. Je humai avec délice l’air iodé. Mes yeux se fermèrent et le son apaisant des vagues s’écrasant sur les rochers, créant une mélodie, emplit mes oreilles. Malgré le fait qu’on soit en été, la plage était pour ainsi dire déserte. Quelques marcheurs, mais personne n’avait posé sa serviette sur les galets.
Tandis que je marchai, mes yeux parcouraient la plage à la recherche d’un phoque gris. J’aurai adoré pourvoir en caresser un. J’avais l’impression que ça faisait une éternité depuis la dernière fois que je l’avais fait.
Je me retournai vers ma famille et vit qu’elle avait mis une grande nappe sur le sol. Ma mère et mon frère s’installèrent et mon frère me rejoingnit. Je l’accueillis avec un énorme sourire. Sans que nous concerter, nous entreprîmes d’effectuer une marche.
Je ne pus m’empêcher de me rapprocher du bord de l’eau, j’enlevai mes sandales pour que cette dernière lèche mes pieds. Elle était un peu fraiche mais vivifiante. Les oiseaux marins tournaient dans le ciel à la recherche de proie.
Le soleil se reflétait dans la mer. Il n’y a pas à dire, j’étais heureuse d’être de retour dans ma vie de moldue.

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