Fait maison !
VINGT-SIXIÈME JOUR DU MOIS D'OCTOBRE 2047
Rien qu'une petite piqûre...
@Merinda Swart
Rien qu'une petite piqûre...
@Merinda Swart
"Cumpleaños feliz Ander, cumpleaños feliz !". Je soufflai sur les bougies, faisant le vœu d'être toujours aussi bien entouré. Martin applaudit bruyamment et lança des cris d'encouragement tout en envoyant énergiquement ses mains en l'air. Lorsqu'il réussit à m'arracher un rire, il se munit d'un couteau pour découper la tarte en parts égales (m'en laissant une plus grande). Maman laissa savoir à Papa qu'elle était délicieuse. Cælena roula des yeux et dissimula un sourire attendri derrière une gorgée de jus de citrouille. Le vent qui grondait à l'extérieur ramenait les feuilles brunes sous la fenêtre. Dans la sécurité du foyer, j'imaginais mal cet instant s'achever. Il mourut inévitablement, enterré chaque jour un peu plus profond dans ma mémoire. Un autre anniversaire le remplaça, puis encore un autre, et encore un, jusqu'à aujourd'hui.
J'ouvris mes paupières avec détresse. L'impression d'avoir repoussé le réveil au maximum. Je venais d'avoir douze ans et mon cœur pesait lourd dans mon petit corps. Chaque année c'était la même chose, un an avait filé sans que je m'en rende compte. Je détestais l'idée de devoir grandir, d'accepter la sentence du temps sans même pouvoir protester. Je ferai quoi une fois adulte ? J'enfilai un large pull par dessus mon pyjama et ne pris pas la peine d'en changer le pantalon pour me rendre dans la Grande Salle. J'avais deux objectifs en tête : éviter Ashley à tout prix et récupérer mon courrier en espérant que Papa se soit retenu d'écrire toute une série de lettres larmoyantes.
Je fus accueilli par trois lettres et un petit paquet soigneusement emballé. Le papier vert était tapissé de sapins et de flocons. Du bout du doigt, je les caressais pour me remémorer la texture de l'écorce et l'étourdissante pureté de l'air montagnard. Je me doutais du destinataire mais mon pouls s’accéléra tout de même en ouvrant une lettre signée "Martin". Elle disait :
*lettre rédigée en français*Mon très cher Ander,
Douze ans de vie et déjà trois depuis que l'on s'est vu pour la dernière fois. Je me demande ce que tu deviens, comment tu évolues, tu dois avoir énormément grandi ! Je me rappelle comme si c'était hier des premiers cours que j'ai du te donner, ça n'a pas été simple ! Tu m'as donné du fil à retordre ! Néanmoins, je suis heureux d'avoir pu partager quelques moments de vie avec un garçon aussi prometteur que toi. Je suppose que tu ne décroches toujours pas de ton vieil argentique, c'était presque s'il ne dormait pas avec toi ! Envoie moi des photos à l'occasion. J'espère que le cadeau te plaira, ce n'est pas grand chose mais il m'aura valu quelques aller-retours chez l'artisan. Un très joyeux anniversaire à toi.
Avec toute mon affection,
Ton bon vieux professeur, Martin.
Je pris le temps d'apaiser mes émotions avant de me rendre à la bibliothèque. Trouver la section réservée aux langues ne fut pas aussi simple que prévu. Après un temps de recherche intensive, je mis enfin la main sur le dictionnaire franco-anglais que je cherchais. J'adorais que Martin me transmette un bout de France via la langue mais force était d'admettre que ma maîtrise restait rudimentaire et que je comprenais peu de choses à la missive sinon les formules de politesse et les mots du quotidien. Une fois traduite dans les grandes lignes, des tâches d'encre s'était créées là où mes larmes s'étaient échouées. Je brûlais d'entendre sa voix et l'incertitude d'un jour le revoir me rongeait de frustration. Ceci dit, j'entrepris de déballer le paquet. Le papier révéla une boîte bordeaux qui s'ouvrait vers le haut. Dedans, une broderie indiquait : "à mon Espagnol préféré". Je saisis délicatement la paire d'anneaux argentés contenue à l'intérieur. A plat contre ma paume, ils avaient la circonférence d'un dé à coudre. L'anneau en lui-même était légèrement aplati, ce qui avait permis à l'artisan de graver sur le dessus une plume d'oiseau. Je ris doucement à la référence. Martin n'avait donc pas oublié la chute disgracieuse qui m'avait valu une élégante cicatrice et une dent cassée après m'être essayé à l’accrobranche pour photographier un oiseau. Ou peut-être devais-je simplement y voir un rappel de ma délicatesse légendaire.
Je vagabondais dans le château, un sourire béa sur les lèvres. Dans ma main, les autres lettres attendaient toujours d'être ouvertes. Mon regard s'accrochait aux visages que je croisais, à leurs vêtements, à leurs... lobes ? Mais oui ! Et si, plutôt que de devoir choisir chaque matin entre les perles de ma grand-mère et les anneaux de Martin, je pouvais porter les deux simultanément ? L'idée n'était-elle pas brillante ? Envolée la nostalgie, les regrets et les larmes, il était temps de se refaire une beauté ! Après un rapide passage aux dortoirs pour déposer mes affaires, enfiler un bas décent, m'attacher les cheveux et dénicher dans mes affaires une aiguille, je rejoignis les toilettes abandonnées.
A l'odeur de l'eau stagnante se mêlait le concert de la plomberie défaillante, les gouttes se répondaient dans leur chute. Je m'approchai du miroir qui me parut le mieux préservé et commençai à observer mes oreilles pour décider de l'emplacement idéal pour mes nouveaux bijoux.
@Ashley Houston pour la mention
Merine : dis-moi s'il y a quoi que ce soit à changer !
Fait maison !
En ce dimanche matin, Merinda était décidée à explorer les toilettes abandonnées. Cette idée pouvait sembler totalement incongrue, étant donné l'inutilité du lieu et l'épaisse couche de crasse que le recouvrait, mais c'était en fait un choix très étudié. Effectivement, dans les histoires que l'on racontait aux enfants sorciers dans les familles, il y en avait une qui lui avait mit la puce à l'oreille, et qu'elle avait demandé à ses parents de lui répéter plusieurs fois depuis qu'elle était petite. L'histoire mettait en scène le célèbre Harry Potter, lors de sa deuxième année, et racontait comment il avait vaincu le Basilic dans la Chambre des Secrets. Et l'histoire disait qu'il avait accéder à la Chambre des Secrets en passant par les toilettes abandonnées. Maintenant que Merinda était à Poudlard, c'était l'occasion de vérifier ça. Elle savait que l'histoire disait également que la Chambre n'était accessible qu'en parlant Fourchelang, mais peu importe. Elle trouverait sûrement une alternative !
Si la Serpentard s'y prenait aussi tard, c'était parce qu'elle avait déjà prit le temps d'explorer le reste du château, et premièrement les souterrains et les cachots ! Le parc était également une de ses aires de jeu préférées, mais à l'approche d'Halloween, la Chambre des Secrets était la meilleure idée d'exploration.
Après avoir fini son entraînement matinal et prit sa douche, Merinda monta jusqu'aux toilettes abandonnées. Comme Harry Potter longtemps avant elle, elle pénétra dans la pièce crasseuse en croisant les doigts pour éviter Mimi Geignarde et ses pleurs systématiques. La première chose que fit Merinda fut d'inspecter avec le bout de ses pieds les dalles du sol, pour vérifier qu'il n'y en avait pas une qui flanchait plus que les autres, ou une qui sonnait creux. Elle frappa longuement sur chaque dalle, et après un long moment à les avoir presque toutes faites, elle se mit à l'évidence : l'entrée de la Chambre des Secrets n'était pas sous les dalles.
Elle décida alors de vérifier les cabines. Peut-être y aurait-il un signe, un serpent par exemple, gravé quelque part ? Parce que Merinda avait eu beau demander à ses parents plus de précision, aucun d'eux ne se souvenait de comment Harry avait ouvert la Chambre. Alors qu'elle inspectait sa deuxième cabine, la Serpentard entendit quelqu'un entrer dans la pièce. Qui pouvait donc venir ici ? Et pourquoi donc ? Elle entrouvrit la porte de la cabine et aperçut Ander, un garçon de sa promotion, qui se regardait dans un miroir. Estimant qu'il n'était aucunement dangereux pour sa recherche, elle finit sa vérification dans la cabine où elle était, avant d'en sortir.
"Salut Ander ! Qu'est-ce que tu fais là ?"
RPGWriMo / NaNoWriMo : 440
Si la Serpentard s'y prenait aussi tard, c'était parce qu'elle avait déjà prit le temps d'explorer le reste du château, et premièrement les souterrains et les cachots ! Le parc était également une de ses aires de jeu préférées, mais à l'approche d'Halloween, la Chambre des Secrets était la meilleure idée d'exploration.
Après avoir fini son entraînement matinal et prit sa douche, Merinda monta jusqu'aux toilettes abandonnées. Comme Harry Potter longtemps avant elle, elle pénétra dans la pièce crasseuse en croisant les doigts pour éviter Mimi Geignarde et ses pleurs systématiques. La première chose que fit Merinda fut d'inspecter avec le bout de ses pieds les dalles du sol, pour vérifier qu'il n'y en avait pas une qui flanchait plus que les autres, ou une qui sonnait creux. Elle frappa longuement sur chaque dalle, et après un long moment à les avoir presque toutes faites, elle se mit à l'évidence : l'entrée de la Chambre des Secrets n'était pas sous les dalles.
Elle décida alors de vérifier les cabines. Peut-être y aurait-il un signe, un serpent par exemple, gravé quelque part ? Parce que Merinda avait eu beau demander à ses parents plus de précision, aucun d'eux ne se souvenait de comment Harry avait ouvert la Chambre. Alors qu'elle inspectait sa deuxième cabine, la Serpentard entendit quelqu'un entrer dans la pièce. Qui pouvait donc venir ici ? Et pourquoi donc ? Elle entrouvrit la porte de la cabine et aperçut Ander, un garçon de sa promotion, qui se regardait dans un miroir. Estimant qu'il n'était aucunement dangereux pour sa recherche, elle finit sa vérification dans la cabine où elle était, avant d'en sortir.
"Salut Ander ! Qu'est-ce que tu fais là ?"
RPGWriMo / NaNoWriMo : 440
Fait maison !
Perdu dans la contemplation de mon reflet, en méditation active quant à mon futur piercing, je ne prêtais pas grande attention au bruit derrière moi. Si je l'avais fait, j'aurais entendu arriver une camarade de promotion, inspectant la pièce comme à la recherche de quelque chose. D'abord les dalles, sur lesquelles elle s'amusa à donner des coups, avant de se diriger de cabine en cabine. Que pouvait-on bien vouloir chercher dans des toilettes abandonnées ? Je fus sorti de mes pensées à la mention de mon prénom. Apparemment, elle m'avait reconnu.
En me retournant, je découvris le visage d'une Serpentard. Plus grande que moi, la fille semblait déborder d'énergie. Sa carrure athlétique doubla cette impression et je me braquai légèrement face à son dynamisme. Je reconnaissais sa peau mate et ses boucles sombres, ayant longuement observé ces dernières pour m'occuper lors de certains cours (potions). En dehors de cela, force était d'admettre que son prénom m'échappait. Il fallait dire qu'à peine un mois s'était écoulé depuis la rentrée et que je l'avais passé tantôt à courir après Ashley tantôt à fuir les étudiants. Je décidai de me montrer honnête, je me fichais pas mal de heurter ses sentiments : "Salut... C'est comment ton prénom déjà ? J'les ai pas encore tous retenus, désolé." annonçais-je calmement. J'ajoutai pour répondre à sa question : "En fait, c'est un peu une longue histoire mais pour faire court : aujourd'hui c'est mon anniversaire. J'ai reçu des boucles d'oreilles en cadeau. Et comme j'arrivais pas à me décider entre ma paire actuelle et les nouvelles, j'me suis dit que je pourrais me percer un autre trou pour pouvoir mettre les deux en même temps." et je lui ouvris ma paume pour lui montrer les anneaux de Martin.
L'idée de lui apparaître comme un fou me traversa un instant. Elle ne devait pas croiser souvent des élèves volontaires pour se transpercer eux-même la chair à des fins décoratives. En réfléchissant bien, moi non plus. Comme pour lui prouver que je n'étais pas un sauvage et que mon coup était quelque peu prémédité, je tirai de ma poche l'aiguille que j'exposai fièrement devant ses yeux. Je dis : "J'ai ramené de quoi faire ça proprement.", puis "Mais le problème c'est que j'arrive pas à savoir où placer les trous exactement. J'voudrais qu'ils soient bien alignés." Malgré mes cheveux coupés courts, dégagés au niveau des oreilles, je parvenais difficilement à me représenter la globalité de mon visage. Je glissai d'instinct un doigt derrière mon oreille, comme pour placer derrière une mèche désormais disparue. Alors je poursuivis mon geste jusqu'à atteindre l'arrière de mon crâne que je grattai dans un geste songeur.
@Merinda Swart
En me retournant, je découvris le visage d'une Serpentard. Plus grande que moi, la fille semblait déborder d'énergie. Sa carrure athlétique doubla cette impression et je me braquai légèrement face à son dynamisme. Je reconnaissais sa peau mate et ses boucles sombres, ayant longuement observé ces dernières pour m'occuper lors de certains cours (potions). En dehors de cela, force était d'admettre que son prénom m'échappait. Il fallait dire qu'à peine un mois s'était écoulé depuis la rentrée et que je l'avais passé tantôt à courir après Ashley tantôt à fuir les étudiants. Je décidai de me montrer honnête, je me fichais pas mal de heurter ses sentiments : "Salut... C'est comment ton prénom déjà ? J'les ai pas encore tous retenus, désolé." annonçais-je calmement. J'ajoutai pour répondre à sa question : "En fait, c'est un peu une longue histoire mais pour faire court : aujourd'hui c'est mon anniversaire. J'ai reçu des boucles d'oreilles en cadeau. Et comme j'arrivais pas à me décider entre ma paire actuelle et les nouvelles, j'me suis dit que je pourrais me percer un autre trou pour pouvoir mettre les deux en même temps." et je lui ouvris ma paume pour lui montrer les anneaux de Martin.
L'idée de lui apparaître comme un fou me traversa un instant. Elle ne devait pas croiser souvent des élèves volontaires pour se transpercer eux-même la chair à des fins décoratives. En réfléchissant bien, moi non plus. Comme pour lui prouver que je n'étais pas un sauvage et que mon coup était quelque peu prémédité, je tirai de ma poche l'aiguille que j'exposai fièrement devant ses yeux. Je dis : "J'ai ramené de quoi faire ça proprement.", puis "Mais le problème c'est que j'arrive pas à savoir où placer les trous exactement. J'voudrais qu'ils soient bien alignés." Malgré mes cheveux coupés courts, dégagés au niveau des oreilles, je parvenais difficilement à me représenter la globalité de mon visage. Je glissai d'instinct un doigt derrière mon oreille, comme pour placer derrière une mèche désormais disparue. Alors je poursuivis mon geste jusqu'à atteindre l'arrière de mon crâne que je grattai dans un geste songeur.
@Merinda Swart
Fait maison !
Merinda ne se vexa pas le moins du monde que son camarade de promotion n'ait pas encore retenu son prénom : il lui semblait très introverti, elle ne l'avait presque jamais entendu parler, et il était presque transparent tellement il était discret. La métisse en vint même à se demander comment elle-même avait fait pour retenir le prénom du quasi-fantôme.
"T'inquiète y'a pas de problème, moi c'est Merinda !"
Elle écouta ensuite attentivement l'histoire du jeune garçon, l'interrompant seulement au début pour lui souhaiter :
"Joyeux anniversaire alors !"
Merinda s'approcha ensuite d'Ander pour contempler de plus près les boucles d'oreilles, et des étoiles brillèrent dans ses yeux.
"Waw elles sont trop belles !! Oh et j'adore les petites plumes, là !"
D'un geste du doigt, elle montra la gravure qui avait attiré son attention. Puis, relevant brusquement la tête vers le garçon avec un grand sourire, elle se proposa :
"Si tu veux je peux t'aider ! J'adore les boucles d'oreilles, regarde j'en ai plein !"
Toute fière, la première année montra son profil droit au garçon, détaillant les différents anneaux qu'elle indiquait de son index :
"Celui qui est en bas du lobe c'est le tout premier trou que j'ai eu, quand mes parents m'ont percé les oreilles, j'étais encore bébé. L'anneau qui est dedans c'est mes parents qui me l'ont offert, et le deuxième il est à l'autre oreille, au même endroit."
Elle tourna rapidement la tête pour montrer l'équivalent sur l'oreille gauche, avant de montrer de nouveau son profil droit à Ander.
"Après j'ai fais un deuxième trou comme toi tu veux faire, et j'ai mis un piercing serpent, il est petit je sais pas si tu vois bien."
Pour essayer d'aider l'autre à mieux admirer la petite gravure en argent, Merinda tira sur son lobe en se rapprochant un peu de son camarade. Puis elle reprit son inventaire, toujours aussi enjouée et exclamative :
"Et sur cette oreille j'ai fini le triple lobe cette année, en faisant le troisième trou, où j'ai mis une p'tite perle ! Et après j'ai un anneau dans le cartilage, là !"
Elle montra le dit anneau, en haut de son oreille. Puis elle tourna la tête pour passer à l'inventaire de l'oreille gauche, sans prendre la peine de vérifier au passage si cela intéressait son interlocuteur :
"Bon là du coup j'ai aussi l'anneau du lobe, mais j'ai pas fais le triple lobe. Par contre regarde, je suis trop fan vraiment, j'ai une petite chaîne là, qui relie le trou du cartilage, là-haut, et le deuxième trou du lobe - celui où de l'autre côté y'a le p'tit serpent."
Elle arrêta enfin de montrer son profil au garçon et, le miroir étant juste en face d'elle, elle admira l'espace d'une seconde la chaîne qu'elle appréciait tant, avant de regarder en face Ander, toute souriante.
"Cette chaîne-là ce sont mes meilleurs amis moldus qui me l'ont offerte cette année pour mon anniv' ! J'en ai une autre que ma tata m'a offerte mais bon, du coup j'alterne !"
Se reconcentrant en une demi-seconde sur le sujet principal de l'histoire d'Ander, elle regarda l'aiguille qu'il tenait fièrement.
"Ok bah c'est parfait, j'peux t'faire ça si tu veux ! T'as pris un peu d'encre ou un truc pour marquer l'emplacement sur tes oreilles ? Que j'te fasse un truc aligné."
Une enfant légèrement bavarde cette petite
"T'inquiète y'a pas de problème, moi c'est Merinda !"
Elle écouta ensuite attentivement l'histoire du jeune garçon, l'interrompant seulement au début pour lui souhaiter :
"Joyeux anniversaire alors !"
Merinda s'approcha ensuite d'Ander pour contempler de plus près les boucles d'oreilles, et des étoiles brillèrent dans ses yeux.
"Waw elles sont trop belles !! Oh et j'adore les petites plumes, là !"
D'un geste du doigt, elle montra la gravure qui avait attiré son attention. Puis, relevant brusquement la tête vers le garçon avec un grand sourire, elle se proposa :
"Si tu veux je peux t'aider ! J'adore les boucles d'oreilles, regarde j'en ai plein !"
Toute fière, la première année montra son profil droit au garçon, détaillant les différents anneaux qu'elle indiquait de son index :
"Celui qui est en bas du lobe c'est le tout premier trou que j'ai eu, quand mes parents m'ont percé les oreilles, j'étais encore bébé. L'anneau qui est dedans c'est mes parents qui me l'ont offert, et le deuxième il est à l'autre oreille, au même endroit."
Elle tourna rapidement la tête pour montrer l'équivalent sur l'oreille gauche, avant de montrer de nouveau son profil droit à Ander.
"Après j'ai fais un deuxième trou comme toi tu veux faire, et j'ai mis un piercing serpent, il est petit je sais pas si tu vois bien."
Pour essayer d'aider l'autre à mieux admirer la petite gravure en argent, Merinda tira sur son lobe en se rapprochant un peu de son camarade. Puis elle reprit son inventaire, toujours aussi enjouée et exclamative :
"Et sur cette oreille j'ai fini le triple lobe cette année, en faisant le troisième trou, où j'ai mis une p'tite perle ! Et après j'ai un anneau dans le cartilage, là !"
Elle montra le dit anneau, en haut de son oreille. Puis elle tourna la tête pour passer à l'inventaire de l'oreille gauche, sans prendre la peine de vérifier au passage si cela intéressait son interlocuteur :
"Bon là du coup j'ai aussi l'anneau du lobe, mais j'ai pas fais le triple lobe. Par contre regarde, je suis trop fan vraiment, j'ai une petite chaîne là, qui relie le trou du cartilage, là-haut, et le deuxième trou du lobe - celui où de l'autre côté y'a le p'tit serpent."
Elle arrêta enfin de montrer son profil au garçon et, le miroir étant juste en face d'elle, elle admira l'espace d'une seconde la chaîne qu'elle appréciait tant, avant de regarder en face Ander, toute souriante.
"Cette chaîne-là ce sont mes meilleurs amis moldus qui me l'ont offerte cette année pour mon anniv' ! J'en ai une autre que ma tata m'a offerte mais bon, du coup j'alterne !"
Se reconcentrant en une demi-seconde sur le sujet principal de l'histoire d'Ander, elle regarda l'aiguille qu'il tenait fièrement.
"Ok bah c'est parfait, j'peux t'faire ça si tu veux ! T'as pris un peu d'encre ou un truc pour marquer l'emplacement sur tes oreilles ? Que j'te fasse un truc aligné."
Une enfant légèrement bavarde cette petite