Espoir en classe, espoir en pot !
Vendredi 10 septembre, début d'après-midi
Avec @Lylas Mistérya
Avec @Lylas Mistérya
Pris d'une impulsion comme s'il ne travaillait déjà pas assez à la semaine, Sigmund avait accepté de surveiller une permanence dans une des salles d'études. Les gamins n'étaient jamais obligés de venir là, alors quand ils le faisaient, c'était généralement pour un cadre de travail - quand ce n'était pas celui de la bibliothèque. Ici, il n'y avait aucune distraction : juste des tables, un bureau et un tableau, comme les salles de classe. Sigmund avait juste eu envie de se tourner un peu les pouces en ignorant les enfants pendant qu'il corrigeait ses copies, mais évidemment, rien ne s'était passé comme prévu : il avait eu affaire à un groupe particulièrement agité qui l'avait totalement éreinté. Loin de pouvoir se poser, il était censé ensuite donner son dernier cours de la semaine...
« S'il vous plait, s'il vous plaît, soyez sages... » avait demandé une fois, puis deux puis trois, le professeur de botanique. « Chut, on travaille, les enfants ! » avait-il dit une fois, puis deux, puis trois.
À la fin de l'heure, il avait la tête couchée sur son tas de copies et fixait un vide qui reflétait parfaitement son état d'épuisement mental. La plupart des élèves avait déjà déserté les lieux, laissant derrière eux un cimetière de parchemins froissés au sol et quelques chaises renversées.
En ouvrant l'œil, l'enseignant aperçut son salut en la personne de Lylas Mistérya, une sixième année de son ancienne maison qui n'avait jamais fait de vague. Une gentille fille, en somme. Quelqu'un qui pourrait tout à fait l'aider contre un petit bonbon.
« Lylas, ma grande... » murmura-t-il en tendant le bras comme un sorcier à l'agonie. « Ne... ne pars pas trop vite, d'accord ? Est-ce que tu pourrais m'aider à tout ranger, s'il te plaît ? »
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Espoir en classe, espoir en pot !
Vendredi 10 septembre 2049,
Début d'après-midi
Début d'après-midi
La bibliothèque était pleine. La salle commune trop agitée pour un vendredi après midi. Les salles de cours toutes occupées. Il ne restait qu'une solution à Lylas : la salle d'études. Elle n'y allait que lorsqu'aucun lieu du château n'était disponible et assez calme pour qu'elle travaille. Si nous étions seulement le 10 septembre, les cours avaient bel et bien repris et les devoirs n'avaient pas tardé à suivre. Si Lylas était à jour pour ceux de cette après-midi, elle avait décidé de prendre de l'avance pour la semaine prochaine. Ainsi, elle pourrait traîner dans le parc ce week-end.
La sixième année s'était installée en bout de table, vers le professeur qui surveillait la salle. Une place choisit avec soin puisque rare étaient les élèves turbulents qui s'asseyaient vers les professeurs. Néanmoins, à cette heure-ci la salle était surveillée par Mister Charleston. Si Lylas respectait son ancien DDM, elle savait pertinemment que peu d'élèves le prenaient au sérieux.
Plongée dans son devoir de DCFM, elle ne tarda pas à entendre un petit groupe d'élève semer la zizanie dans la salle. Sachant pertinemment qu'elle ne pourrait terminer son devoir aujourd'hui, elle choisit de sortir du parchemin pour écrire à sa grand-mère.
La fin de l'heure était là. Les élèves perturbateurs avaient laissé derrière eux un bazar monstre et le pauvre professeur de botanique s'était une fois de plus laissé marcher sur les pieds. Si Lylas le trouvait attachant, elle trouvait exaspérant le fait qu'il ne se rende pas compte que les élèves profitaient de lui.
Lylas s'apprêtait à ressortir son devoir quand la voix du professeur retenti. La gryffone lui adressa un sourire, il en faisait des caisses mais c'était en ça qu'elle le trouvait attachant. Elle accepta alors avec plaisir d'aider son professeur à tout remettre en ordre.
Elle sortit sa baguette et entreprit de ramasser les bouts de parchemin qui jonchaient le sol. Des "Wingardium Leviosa" se firent alors entendre dans la salle. Lylas avait déposé le tas de parchemins sur un bout de table. Il pourrait tout à fait servir de brouillon pour les élèves. Elle les déplaça donc sur le bureau du surveillant de salle et inscrit les mots suivants sur le premier parchemin : "brouillon à destination des élèves". A présent, place aux chaises. Lylas procéda de la même manière et en un rien de temps toutes les chaises avaient retrouvé leur place initiale.
Elle finit par se diriger vers son professeur pour l'avertir qu'elle avait terminé.
" Monsieur. Tout est redevenu comme neuf. Je me suis permis de déposer les bouts de parchemins sur le bureau pour que des élèves puissent les utiliser comme brouillon au besoin. "
Lylas s'apprêtait à prendre congé de son professeur pour envoyer sa lettre lorsqu'une idée germa dans son esprit.
" Monsieur, auriez-vous un instant à m'accorder ? "
@Sigmund Charleston
j'espère que cela vous va
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~ aka Lyl's - réservé à la fratrie Blackburn
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Espoir en classe, espoir en pot !
Las, le professeur de botanique ne bougea pas le petit doigt alors que son élève s'affairait au rangement. Heureusement, se disait-il, la future génération ne comptait pas que des petits voyous. Qu'on soit bien clair : il adorait les enfants, là n'était pas la question. Il donnerait volontiers sa vie pour n'importe lequel de ses étudiants - enfin, sauf si on lui accordait la fuite en option, bien sûr. Mais il fallait tout de même lever les Confundo : de son temps, les jeunes gens se tenaient mieux que maintenant.
Heureusement, Lylas était une bonne pousse. Sigmund poussa de longs et las soupirs, le visage écrasé sur le bureau. La tête en biais, il voyait presque le monde à l'envers, sur tous les plans. Lui, inerte comme un adolescent qui ne veut pas travailler. L'adolescente, en face, qui prend les choses en main. C'était drôle la vie, quand même. Heureusement, c'était presque le week-end : le lendemain, il s'enfermerait dans son bureau et n'ouvrirait à personne.
Lylas acheva sa tâche et en informa le professeur, qui se redressa tant bien que mal sur sa chaise. Il renifla en essuyant son nez, son regard balayant mollement la pièce autour de lui. Elle lui avait vraiment pondu un joli tas de petits parchemins. C'était même mieux rangé qu'avant la permanence, sapristi.
« Tu as bien travaillé, tu es bien gentille. J'accorde cinq points pour Poufs... Gryffondor. » dit-il en lui adressant un aimable sourire. Il lui devait bien ça, et elle pourrait faire passer le mot à ses camarades : quand on était sage, on gagnait des points pour sa maison. Si toute l'école pouvait être au courant, il serait bien plus facile d'éduquer ces quelques centaines d'étudiants. D'ailleurs, il ne comprenait pas pourquoi ça n'était pas la première ligne même du règlement : être sage. Simple et explicite, et ça éviterait d'avoir à proposer des ateliers lecture de règlement qui terminent mal.
« Dis-moi, qu'est-ce que je peux faire pour toi ? » s'enquit-il.
Il se redressa et commença à remettre un peu d'ordre sur son bureau - la seule zone de la pièce qu'il restait à ranger avant de pouvoir quitter les lieux.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Heureusement, Lylas était une bonne pousse. Sigmund poussa de longs et las soupirs, le visage écrasé sur le bureau. La tête en biais, il voyait presque le monde à l'envers, sur tous les plans. Lui, inerte comme un adolescent qui ne veut pas travailler. L'adolescente, en face, qui prend les choses en main. C'était drôle la vie, quand même. Heureusement, c'était presque le week-end : le lendemain, il s'enfermerait dans son bureau et n'ouvrirait à personne.
Lylas acheva sa tâche et en informa le professeur, qui se redressa tant bien que mal sur sa chaise. Il renifla en essuyant son nez, son regard balayant mollement la pièce autour de lui. Elle lui avait vraiment pondu un joli tas de petits parchemins. C'était même mieux rangé qu'avant la permanence, sapristi.
« Tu as bien travaillé, tu es bien gentille. J'accorde cinq points pour Poufs... Gryffondor. » dit-il en lui adressant un aimable sourire. Il lui devait bien ça, et elle pourrait faire passer le mot à ses camarades : quand on était sage, on gagnait des points pour sa maison. Si toute l'école pouvait être au courant, il serait bien plus facile d'éduquer ces quelques centaines d'étudiants. D'ailleurs, il ne comprenait pas pourquoi ça n'était pas la première ligne même du règlement : être sage. Simple et explicite, et ça éviterait d'avoir à proposer des ateliers lecture de règlement qui terminent mal.
« Dis-moi, qu'est-ce que je peux faire pour toi ? » s'enquit-il.
Il se redressa et commença à remettre un peu d'ordre sur son bureau - la seule zone de la pièce qu'il restait à ranger avant de pouvoir quitter les lieux.
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Cinq points pour un rangement aussi simple ? Mister Charleston était vraiment trop gentil. Elle ne méritait absolument pas des points pour cela. Néanmoins, elle ne crachait pas dessus et les acceptait avec grand plaisir. Chaque point était précieux pour espérer remporter la coupe ! Lylas offrit un sourire à son professeur et lui assura que cela ne l'avait en aucun cas dérangé.
Nous y voilà. Elle allait pouvoir lui demander. Mais par où commencer ? Comment formuler une phrase correcte et censée si nos pensées sont en bazar ? Comment faire le tri dans sa tête ? Parfois, elle aimerait être en capacité de mettre son cerveau sur pause. Le fouillis s'était installé dans son esprit et il allait lui falloir un peu de temps pour tout réorganiser et réussir à s'exprimer correctement.
Il était rare de voir Lylas hésiter autant avant de parler. Sa nature contradictoire ne l'aidait pas beaucoup dans des situations comme celle-ci. Le comportement de sa mère avait totalement changé depuis son retour de voyage. Les vacances d'été avaient été les plus agréables qu'elle est passées, et ce, depuis bien longtemps. La jeune fille souhaitait marquer le coup.
Elle s'en était rendu compte en lisant la lettre de sa grand-mère. Cette dernière lui faisait remarquer qu'elle n'avait jamais perdu espoir et que, comme elle essayait de lui enseigner, les choses finissaient toujours par s'arranger. Lylas devait bien s'avouer que cela faisait longtemps qu'elle avait perdu espoir, contrairement à ce que pensait Auriana.
Pourtant, sa grand-mère avait encore eu raison. Comme toujours. La relation que Lylas entretenait avec sa mère était en train de prendre un tournant. C'était un exploit aux yeux de la gryffone. Elle commençait à comprendre pourquoi le mantra d'Auriana était "keep hope".
" Je, euh... "
Il n'y avait rien à faire, l'anglaise ne réussissait pas à exprimer ses pensées. En plus de cela, elle s'était mise à bégayer. Cela lui arrivait extrêmement rarement, mais elle détestait cette sensation. Inconsciemment, sa main vint replacer une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Un tic qui, à ce moment-là, vint signaler une petite détresse chez la gryffone.
Nous y voilà. Elle allait pouvoir lui demander. Mais par où commencer ? Comment formuler une phrase correcte et censée si nos pensées sont en bazar ? Comment faire le tri dans sa tête ? Parfois, elle aimerait être en capacité de mettre son cerveau sur pause. Le fouillis s'était installé dans son esprit et il allait lui falloir un peu de temps pour tout réorganiser et réussir à s'exprimer correctement.
Il était rare de voir Lylas hésiter autant avant de parler. Sa nature contradictoire ne l'aidait pas beaucoup dans des situations comme celle-ci. Le comportement de sa mère avait totalement changé depuis son retour de voyage. Les vacances d'été avaient été les plus agréables qu'elle est passées, et ce, depuis bien longtemps. La jeune fille souhaitait marquer le coup.
Elle s'en était rendu compte en lisant la lettre de sa grand-mère. Cette dernière lui faisait remarquer qu'elle n'avait jamais perdu espoir et que, comme elle essayait de lui enseigner, les choses finissaient toujours par s'arranger. Lylas devait bien s'avouer que cela faisait longtemps qu'elle avait perdu espoir, contrairement à ce que pensait Auriana.
Pourtant, sa grand-mère avait encore eu raison. Comme toujours. La relation que Lylas entretenait avec sa mère était en train de prendre un tournant. C'était un exploit aux yeux de la gryffone. Elle commençait à comprendre pourquoi le mantra d'Auriana était "keep hope".
" Je, euh... "
Il n'y avait rien à faire, l'anglaise ne réussissait pas à exprimer ses pensées. En plus de cela, elle s'était mise à bégayer. Cela lui arrivait extrêmement rarement, mais elle détestait cette sensation. Inconsciemment, sa main vint replacer une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Un tic qui, à ce moment-là, vint signaler une petite détresse chez la gryffone.
@Sigmund Charleston
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Peu motivé à ranger ses quelques affaires, Sigmund commença à rassembler ses possessions en un tas informe au centre de son bureau. Lylas, qui avait gentiment rangé toute la salle, se tenait en face de lui avec une potentielle requête à lui formuler. Tout du moins, elle lui avait demandé un peu de son temps, ce que le professeur lui avait volontiers accordé. Pour toute l'aide qu'elle lui avait apporté, il lui devait bien ça. Et même sans cela, le professeur Charleston était toujours content de partager un peu de temps avec ses étudiants. Oui, même à la fin d'une terrible et épouvantable heure de permanence.
Toujours était-il que, il rangeait, et avançait plutôt bien pour empaqueter ses dernières affaires, mais Lylas avait à peine bredouillé un mot et semblait hésitante à formuler ses pensées. Patient, le professeur de botanique ne la pressa pas. Il arrêta simplement son bref rangement, comprenant qu'il serait bien compliqué pour son étudiante de s'ouvrir à lui s'il donnait l'impression d'être pressé et de vouloir quitter la pièce au plus vite. Bon techniquement, il avait bien un cours à aller donner, mais ce n'était pas le problème de Lylas.
« Est-ce que tu souhaites t'asseoir pour discuter ? » proposa-t-il gentiment. Lui n'attendit pas sa réponse et se rassit, même s'il se sentait encore tout engourdi d'avoir passé une heure immobile à son bureau. Ici, il n'avait ni thé ni petits gâteaux à proposer à son étudiante, ce qui l'embêtait un petit peu car il n'y avait rien de tel qu'une bonne pâtisserie pour mettre une personne à l'aise.
______
Mes excuses pour le retard!
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Toujours était-il que, il rangeait, et avançait plutôt bien pour empaqueter ses dernières affaires, mais Lylas avait à peine bredouillé un mot et semblait hésitante à formuler ses pensées. Patient, le professeur de botanique ne la pressa pas. Il arrêta simplement son bref rangement, comprenant qu'il serait bien compliqué pour son étudiante de s'ouvrir à lui s'il donnait l'impression d'être pressé et de vouloir quitter la pièce au plus vite. Bon techniquement, il avait bien un cours à aller donner, mais ce n'était pas le problème de Lylas.
« Est-ce que tu souhaites t'asseoir pour discuter ? » proposa-t-il gentiment. Lui n'attendit pas sa réponse et se rassit, même s'il se sentait encore tout engourdi d'avoir passé une heure immobile à son bureau. Ici, il n'avait ni thé ni petits gâteaux à proposer à son étudiante, ce qui l'embêtait un petit peu car il n'y avait rien de tel qu'une bonne pâtisserie pour mettre une personne à l'aise.
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Mes excuses pour le retard!
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Comment était-elle censée discuter avec son professeur si elle n'arrivait même pas à articuler trois mots de manière correcte ? Bon sang, qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez elle ? La question était pourtant simple. Alors, comment se faisait-il qu'elle mette autant de temps à la formuler ? Il lui suffisait de demander quel type de plante conviendrai le mieux.
Le mieux. Là était le problème. Convenir à quoi, à qui ? Lylas n'avait aucune envie d'expliquer sa situation familiale. D'un côté, parce qu'on lui avait inculqué toute sa vie de préserver les apparences et de l'autre parce qu'elle aurait l'air faible. Faible. La gryffone ne supportait pas de se sentir faible. Être faible, c'était être incapable. Être incapable, c'était être moldu. Être moldu, c'était continuer à lire de la déception dans les yeux de sa mère.
Un léger frisson parcourut son corps. Sa main se glissa une nouvelle fois dans ses cheveux. Comme s'il avait perçu sa détresse, Mister Charleston l'invita à s'asseoir. Un peu perdue dans ses pensées, la sixième année s'assit sans vraiment s'en rendre compte. Résultat, elle faillit manquer la chaise. Retour forcé à la réalité, renfrognée Lylas pesta légèrement. Son professeur devait bien remarquer qu'une chose n'allait pas. L'anglaise était rarement maladroite et jurer ne lui ressembler guère plus.
Par Merlin, comment une question aussi futile pouvait-elle être aussi compliquée à poser ? Relevant les yeux vers son professeur, Lylas ouvrit la bouche et la referma aussitôt. La seule pensée qui traversa son esprit fut la suivante : Mère, je vous déteste. Après tout, cette situation, elle la devait à Talya. Pourquoi avait-elle subitement décidé de prendre son rôle de mère ? Tout était tellement plus simple pour Lylas quand elle savait à quoi s'en tenir.
Finalement, Lylas prit la parole. Pour débiter des mots au sens un peu énigmatiques certes, mais au moins, elle avait parlé. Ou plutôt, elle s'était débarrassée d'une des multiples questions qui envahissaient son esprit.
" Est-ce qu'une chose que vous pensiez, figée et inchangeable, une chose pour laquelle vous n'aviez plus d'espoir, a déjà fini par changer ? "
Le mieux. Là était le problème. Convenir à quoi, à qui ? Lylas n'avait aucune envie d'expliquer sa situation familiale. D'un côté, parce qu'on lui avait inculqué toute sa vie de préserver les apparences et de l'autre parce qu'elle aurait l'air faible. Faible. La gryffone ne supportait pas de se sentir faible. Être faible, c'était être incapable. Être incapable, c'était être moldu. Être moldu, c'était continuer à lire de la déception dans les yeux de sa mère.
Un léger frisson parcourut son corps. Sa main se glissa une nouvelle fois dans ses cheveux. Comme s'il avait perçu sa détresse, Mister Charleston l'invita à s'asseoir. Un peu perdue dans ses pensées, la sixième année s'assit sans vraiment s'en rendre compte. Résultat, elle faillit manquer la chaise. Retour forcé à la réalité, renfrognée Lylas pesta légèrement. Son professeur devait bien remarquer qu'une chose n'allait pas. L'anglaise était rarement maladroite et jurer ne lui ressembler guère plus.
Par Merlin, comment une question aussi futile pouvait-elle être aussi compliquée à poser ? Relevant les yeux vers son professeur, Lylas ouvrit la bouche et la referma aussitôt. La seule pensée qui traversa son esprit fut la suivante : Mère, je vous déteste. Après tout, cette situation, elle la devait à Talya. Pourquoi avait-elle subitement décidé de prendre son rôle de mère ? Tout était tellement plus simple pour Lylas quand elle savait à quoi s'en tenir.
Finalement, Lylas prit la parole. Pour débiter des mots au sens un peu énigmatiques certes, mais au moins, elle avait parlé. Ou plutôt, elle s'était débarrassée d'une des multiples questions qui envahissaient son esprit.
" Est-ce qu'une chose que vous pensiez, figée et inchangeable, une chose pour laquelle vous n'aviez plus d'espoir, a déjà fini par changer ? "
@Sigmund Charleston
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Le regard du professeur de botanique suivait attentivement les gestes de Lylas, cherchant dans sa gestuelle les réponses qu'elle peinait à formuler avec des mots. Il l'observa prendre place sur la chaise - et chose étonnante, elle pesta même en peinant à se stabiliser sur son assise. Quelque chose ne tournait définitivement pas rond chez la sixième année. Sigmund n'avait aucune idée de ce qui la mettait dans un tel état, mais il espérait que quoi qu'elle fut venue lui demander, il serait en mesure de lui fournir l'aide dont elle avait besoin.
Il attendit patiemment et heureusement, elle ne tarda pas à poser une première question. Très énigmatique. Obscure pour le pauvre moustachu qui peinait parfois à faire bon usage de ce qui se cachait entre ses deux oreilles. Des choses figées et inchangeables qui se trouvaient changées, oui, ça lui parlait bien. Il pouvait sans doute trouver tout un tas d'exemples, à commencer par sa vie maritale qu'il pensait vouée au néant ou à la catastrophe jusqu'à son deuxième et très heureux mariage. Mais ce n'était pas le genre d'éléments que l'on partageait habituellement avec une élève. Il doutait que Lylas fusse venue pour ça. Connaissait-elle, peut-être, ses premiers chagrins d'amour ? Peut-être avait-elle un amour secret pour lequel elle n'entretenait plus d'espoir - en apparence, car elle ne questionnerait pas un changement de cette situation sinon. Les adolescents étaient des créatures mystérieuses.
« Je pensais que mon petit-fils ne mangerait jamais de légumes verts, mais j'ai réussi à lui faire manger du brocoli dans un gâteau. » confia-t-il en songeant qu'il s'agissait d'une information bien plus raisonnable à partager que sa situation maritale. « Y a-t-il une chose que tu aimerais voir changée ? »
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Il attendit patiemment et heureusement, elle ne tarda pas à poser une première question. Très énigmatique. Obscure pour le pauvre moustachu qui peinait parfois à faire bon usage de ce qui se cachait entre ses deux oreilles. Des choses figées et inchangeables qui se trouvaient changées, oui, ça lui parlait bien. Il pouvait sans doute trouver tout un tas d'exemples, à commencer par sa vie maritale qu'il pensait vouée au néant ou à la catastrophe jusqu'à son deuxième et très heureux mariage. Mais ce n'était pas le genre d'éléments que l'on partageait habituellement avec une élève. Il doutait que Lylas fusse venue pour ça. Connaissait-elle, peut-être, ses premiers chagrins d'amour ? Peut-être avait-elle un amour secret pour lequel elle n'entretenait plus d'espoir - en apparence, car elle ne questionnerait pas un changement de cette situation sinon. Les adolescents étaient des créatures mystérieuses.
« Je pensais que mon petit-fils ne mangerait jamais de légumes verts, mais j'ai réussi à lui faire manger du brocoli dans un gâteau. » confia-t-il en songeant qu'il s'agissait d'une information bien plus raisonnable à partager que sa situation maritale. « Y a-t-il une chose que tu aimerais voir changée ? »
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Elle sentait le regard de son professeur scruter ses moindres faits et gestes. Il observait la moindre expression sur son visage. Le moindre tremblement que laisserait échapper son corps. D'ordinaire, il n'aurait rien vu. Lylas n'aurait rien laissé paraître et cela ne lui aurait demandé aucun effort. Aujourd'hui, elle se sentait faible. Elle ne contrôlait rien. Ni la situation, ni son corps, ni ses pensées. Elle était faible. C'était une déception. Si sa mère la voyait à cet instant, elle aurait été déçue, mais au moins, cette conversation n'aurait pas lieu d'être, car rien n'aurait changé.
Lorsque son professeur répondit, l'anglaise étouffa un rire nerveux. Elle plaignait fortement le petit-fils de Mister Charleston, tout le monde savait que ses talents culinaires frôler le néant. Il n'avait pas compris. Lylas aurait dû s'en douter. Elle n'était même pas sûre d'avoir elle-même compris ce qu'elle avait dit.
La question finale de l'adulte la laissa perplexe. Avait-elle envie que cela change ? Enfant, elle avait tout fait pour que cela change, puis en grandissant, elle avait fini par comprendre que peu importe ce qu'elle ferait, cela ne changerait jamais. Si elle avait entretenu l'espoir pendant longtemps, elle avait fini par le laisser se faner.
Pourtant, sa grand-mère n'avait pas cessé de lui insuffler de nouveau. Lylas n'y croyait plus, c'était bien plus simple de vivre sans se battre. C'était douloureux certes, mais au moins, elle n'était pas constamment brisée, triste et déçue. La gryffone avait finit par accepter la situation, elle avait grandi avec et elle vivait avec, ce n'était pas simple tous les jours, mais au moins, c'était fixe.
Et puis Talya avait fait du Talya. L'été dernier, sa mère avait brusquement changé de comportement envers elle. Les deux femmes avaient travaillé ensemble à la boutique. Elles avaient pratiqué le français. Lylas avait même reçu un compliment de la part de sa mère. Ainsi, Auriana avait réussi, Lylas s'était remise à espérer. Espérer que les choses s'arrangent. Entre elle et sa mère. Entre sa mère et sa grand-mère. Pourtant, elle n'était pas certaine de comprendre tout ce que ces changements impliqués. Elle n'était même pas vraiment certaine de vouloir ces changements. Mais elle ne pouvait s'empêcher d'espérer. Parce qu'elle avait apprécié cet été. Parce qu'une lueur s'était rallumée au fond de ses yeux. Parce que cela faisait longtemps que son âme n'avait plus vibré ainsi.
" Si je dois être complètement honnête, je crois que oui, j'aimerais que cela change. Mais, la vérité, c'est que j'appréhende ce changement, je crois que cela m'effraie un petit peu. "
Lylas n'aurait jamais pensé dire cela un jour. Il fallait croire que l'aura bienveillante de Mister Charleston avait fait son effet. Cela faisait du bien de libérer ses pensées. De mettre des mots sur ses émotions. C'était une chose que la sixième année ne faisait que rarement, à tort très certainement.
Lorsque son professeur répondit, l'anglaise étouffa un rire nerveux. Elle plaignait fortement le petit-fils de Mister Charleston, tout le monde savait que ses talents culinaires frôler le néant. Il n'avait pas compris. Lylas aurait dû s'en douter. Elle n'était même pas sûre d'avoir elle-même compris ce qu'elle avait dit.
La question finale de l'adulte la laissa perplexe. Avait-elle envie que cela change ? Enfant, elle avait tout fait pour que cela change, puis en grandissant, elle avait fini par comprendre que peu importe ce qu'elle ferait, cela ne changerait jamais. Si elle avait entretenu l'espoir pendant longtemps, elle avait fini par le laisser se faner.
Pourtant, sa grand-mère n'avait pas cessé de lui insuffler de nouveau. Lylas n'y croyait plus, c'était bien plus simple de vivre sans se battre. C'était douloureux certes, mais au moins, elle n'était pas constamment brisée, triste et déçue. La gryffone avait finit par accepter la situation, elle avait grandi avec et elle vivait avec, ce n'était pas simple tous les jours, mais au moins, c'était fixe.
Et puis Talya avait fait du Talya. L'été dernier, sa mère avait brusquement changé de comportement envers elle. Les deux femmes avaient travaillé ensemble à la boutique. Elles avaient pratiqué le français. Lylas avait même reçu un compliment de la part de sa mère. Ainsi, Auriana avait réussi, Lylas s'était remise à espérer. Espérer que les choses s'arrangent. Entre elle et sa mère. Entre sa mère et sa grand-mère. Pourtant, elle n'était pas certaine de comprendre tout ce que ces changements impliqués. Elle n'était même pas vraiment certaine de vouloir ces changements. Mais elle ne pouvait s'empêcher d'espérer. Parce qu'elle avait apprécié cet été. Parce qu'une lueur s'était rallumée au fond de ses yeux. Parce que cela faisait longtemps que son âme n'avait plus vibré ainsi.
" Si je dois être complètement honnête, je crois que oui, j'aimerais que cela change. Mais, la vérité, c'est que j'appréhende ce changement, je crois que cela m'effraie un petit peu. "
Lylas n'aurait jamais pensé dire cela un jour. Il fallait croire que l'aura bienveillante de Mister Charleston avait fait son effet. Cela faisait du bien de libérer ses pensées. De mettre des mots sur ses émotions. C'était une chose que la sixième année ne faisait que rarement, à tort très certainement.
@Sigmund Charleston
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Espoir en classe, espoir en pot !
Peut-être la situation de Lylas était-elle plus compliquée qu'une question de brocoli dans un gâteau, car les gâteaux, c'était chose simple, et les brocolis l'étaient aussi. Quand il avait fallu faire manger des légumes verts à Nana, ça avait été en apparence compliqué mais il ne s'y cachait ni drame, ni problème existentiel – sauf si l'on écoutait son pédiatromage. Un changement difficile à vivre sur une situation qu'il pensait immuable... peut-être y avait-il son premier mariage avec Ellen. Malgré les obstacles évidents entre eux et la relation qui s'était progressivement dégradée sur les années, le sorcier avait toujours abordé chaque problème sous un angle positif, préférant se rattacher à ce qui lui donnait espoir plutôt qu'à s'abandonner à la peur. Ainsi, jamais il ne se serait douté de la conclusion qui s'était imposée à eux après presque vingt ans de mariage, et la décision du divorce s'était trouvée presque unilatérale.
Bon, Lylas était trop jeune pour divorcer de qui que ce soit. Mais des changements, on en vivait plein, toute notre vie. On y échappait pas à l'adolescence qui était une période charnière pour la construction du futur adulte qu'on devenait ensuite. Et les changements, c'était parfois effrayant, surtout quand on y réfléchissait beaucoup et qu'on avait montagne de temps pour construire tout un tas de raisons pour lesquelles les choses pourraient mal se passer.
« Et qu'est-ce qui te fait peur, dans ce changement ? » Il avait posé la question d'une voix douce et posée. Mais, quelque part, il sentait qu'il ne pourrait guère l'aider davantage s'il n'en savait pas un petit peu plus. Lylas faisait beaucoup de mystère sur ce qui n'allait pas et le professeur de botanique était loin d'être Legilimens. C'était même souvent l'inverse : malgré toute sa bonne volonté et la bienveillance qu'il s'efforçait de montrer envers chacun, Sigmund avait souvent l'impression de naviguer à contre-sens, en décalage avec son environnement.
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Bon, Lylas était trop jeune pour divorcer de qui que ce soit. Mais des changements, on en vivait plein, toute notre vie. On y échappait pas à l'adolescence qui était une période charnière pour la construction du futur adulte qu'on devenait ensuite. Et les changements, c'était parfois effrayant, surtout quand on y réfléchissait beaucoup et qu'on avait montagne de temps pour construire tout un tas de raisons pour lesquelles les choses pourraient mal se passer.
« Et qu'est-ce qui te fait peur, dans ce changement ? » Il avait posé la question d'une voix douce et posée. Mais, quelque part, il sentait qu'il ne pourrait guère l'aider davantage s'il n'en savait pas un petit peu plus. Lylas faisait beaucoup de mystère sur ce qui n'allait pas et le professeur de botanique était loin d'être Legilimens. C'était même souvent l'inverse : malgré toute sa bonne volonté et la bienveillance qu'il s'efforçait de montrer envers chacun, Sigmund avait souvent l'impression de naviguer à contre-sens, en décalage avec son environnement.
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Espoir en classe, espoir en pot !
Ce qui lui faisait peur ? Tout. Et rien à la fois.
Elle craignait ses pensées qui l'empêchait de fermer les yeux quand l'heure du marchand de sable arrivait. Elle revoyait le regard plein de déception de sa mère. Elle entendait les cris provenant des disputes entre Auriana et Talya. Elle s'imaginait de retour le jour de l'apparition de ses pouvoirs, des bouts de verre éparpillés dans la pièce, le vent s'engouffrant par la fenêtre, le sang ruisselant le long du bras de Talya... La gryffone frissonna.
Voilà, ce qui lui faisait peur. Elle ne voulait pas revivre les 7 dernières années de sa vie. Elle ne voulait pas vivre dans l'angoisse constante de faire un faux pas. Elle ne voulait pas croiser le regard de sa génitrice et y lire de nouveau ce mélange de honte et de déception.
D'un autre côté, Lylas n'avait pas peur. Auriana serait à ses côtés. L'été avait été formidable. Les interminables disputes avaient subitement cessé pour une raison inconnue. Sa mère avait rencontré l'une de ses amies, et cela, c'était plutôt bien passé. Il s'agissait du changement qu'elle avait toujours attendu. Alors pourquoi est-ce que cela se passerait mal ?
Pourtant, Lylas n'était pas sereine. Ses craintes prenaient le dessus. Plus nombreuses, plus intrusives. Elles ne lui laissaient aucun répit. L'anglaise était à leur merci, comme bien souvent ces derniers temps.
" J'imagine que je crains que ce changement ne soit qu'une façade de plus. Que l'espoir renaisse et qu'il soit aussitôt balayé. Je ne veux pas redevenir une source de problème, de honte et de déception. "
C'était tout ce qu'elle pouvait dire. Peut-être même qu'elle en avait trop dit. Sa dernière phrase n'était peut-être pas nécessaire. Mais Lylas n'avait pu la retenir. Alors, elle devrait faire avec, en espérant que ce moment de faiblesse et d'inattention ne se transforme pas en une erreur qui lui serait fatale.
Elle craignait ses pensées qui l'empêchait de fermer les yeux quand l'heure du marchand de sable arrivait. Elle revoyait le regard plein de déception de sa mère. Elle entendait les cris provenant des disputes entre Auriana et Talya. Elle s'imaginait de retour le jour de l'apparition de ses pouvoirs, des bouts de verre éparpillés dans la pièce, le vent s'engouffrant par la fenêtre, le sang ruisselant le long du bras de Talya... La gryffone frissonna.
Voilà, ce qui lui faisait peur. Elle ne voulait pas revivre les 7 dernières années de sa vie. Elle ne voulait pas vivre dans l'angoisse constante de faire un faux pas. Elle ne voulait pas croiser le regard de sa génitrice et y lire de nouveau ce mélange de honte et de déception.
D'un autre côté, Lylas n'avait pas peur. Auriana serait à ses côtés. L'été avait été formidable. Les interminables disputes avaient subitement cessé pour une raison inconnue. Sa mère avait rencontré l'une de ses amies, et cela, c'était plutôt bien passé. Il s'agissait du changement qu'elle avait toujours attendu. Alors pourquoi est-ce que cela se passerait mal ?
Pourtant, Lylas n'était pas sereine. Ses craintes prenaient le dessus. Plus nombreuses, plus intrusives. Elles ne lui laissaient aucun répit. L'anglaise était à leur merci, comme bien souvent ces derniers temps.
" J'imagine que je crains que ce changement ne soit qu'une façade de plus. Que l'espoir renaisse et qu'il soit aussitôt balayé. Je ne veux pas redevenir une source de problème, de honte et de déception. "
C'était tout ce qu'elle pouvait dire. Peut-être même qu'elle en avait trop dit. Sa dernière phrase n'était peut-être pas nécessaire. Mais Lylas n'avait pu la retenir. Alors, elle devrait faire avec, en espérant que ce moment de faiblesse et d'inattention ne se transforme pas en une erreur qui lui serait fatale.
@Sigmund Charleston
7 année RP, Couleur : #800080, L'Atelier Mode
~ aka Lyl's - réservé à la fratrie Blackburn
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