Si, il pleut
Samedi 2 octobre 2049,
Vers 14h, Serre Tropicale
Vers 14h, Serre Tropicale
Lorsque j'avais demandé au Serpentard de me rejoindre dans les serres à 14h, je ne lui avais pas dit que c'était surtout parce-que j'avais besoin de la présence d'un ami. Sérieusement, me voyez-vous pleurnicher, en expliquant "je ne veux pas être seule" ? Moi pas. Non, je lui avais simplement raconté que je souhaitais poursuivre les cours particuliers de potions qu'il avait commencé à me donner depuis la rentrée. Sans doute avait-il deviné pourquoi j'avais subitement changé les horaires de notre rendez-vous habituel, pour quelle raison j'avais choisi cette date et cette heure précise, loin de moi l'idée de penser Alexander stupide. Mais je me refusais de l'exprimer, et tentais tant bien que mal de réprimer mes émotions et pensées. J'avais donc passé la journée, ou autant dire la semaine, à soigneusement éviter tout ce qui avait trait au Quidditch. Les incessantes conversations, et en ce jour, la plupart des élèves du château ainsi que l'insupportable effervescence qui s'était emparée de tous. Les costumes, les peintures, les slogans, le visage d'Alyssa, de mes anciens coéquipiers ou de ceux qui ne l'étaient jamais devenus. Tout, je voulais tout éviter. Et à tout prix ne pas y penser.
Avais-je de toute façon le droit de me sentir attristée ? Cela avait été ma décision de partir de l'équipe des Griffes Ardentes, ou du moins ce qu'il en restait. L'arrêt de la saison d'abord, le départ de Brit, d'Orlaith, celui d'Elfie, déjà beaucoup trop de changements pour moi, mais couronnés par la ridicule passation de capitanat souhaitée et récemment annoncée par notre directrice de maison... Et puis quoi encore ? Non je refusais ; il était hors de question qu'une nouvelle joueuse moins expérimentée me dirige ni ne remplace Leo. C'était en celle que j'admirais depuis ma première année que j'avais confiance. Je ne pouvais pas faire semblant et la solution m'avait paru claire : je préfère mettre son énergie ailleurs. Laisser ma batte ou le souafle de côté, et m'acharner dans d'autres activités plus solitaires, sur lesquelles j'ai plus de contrôle, d'autres recherches ou encore d'autres découvertes. Il n'y a rien de triste à ça, non ? C'est ce que dont je me persuade quand j'évite un troupeau d'élèves bariolés de jaune, de noir, de rouge ou d'or, et que je me faufile discrètement de la sortie du château jusqu'aux serres.
Mon corps tressaille une dernière fois en entendant les cris enthousiasmés partant vers le stade, tandis que je pousse violemment la porte qui se referme dans un fracas. Qu'ils se taisent. Je lève la tête ; le clapotis de la fine pluie qui s'abat sur le toit de la serre étouffe en partie les bruits extérieurs, j'inspire l'air chaud et humide avec soulagement. Le climat et la familiarité du lieu me rassurent, je prends le même chemin que d'habitude et pars m'asseoir là où, d'ordinaire, nous nous asseyons avec la Légion Noire lors de nos réunions. J'essuie mon visage du revers de ma manche. Ce n’est rien, juste la pluie. Peu importe. Les potions, voilà ce qui m'intéresse aujourd'hui.
Oui... les potions. Si je ne suis plus la matière depuis ma troisième année, je vois un réel intérêt à maintenir un certain niveau théorique : pouvoir mettre mes connaissances en parallèle avec d'autres matières comme la botanique ou les soins aux créatures magiques, savoir de quoi elles sont composées, mais surtout réussir à les identifier. Textures, couleurs, odeurs... bien des choses qui pourraient un jour me servir, sait-on jamais. Et qui de mieux placé qu'Alexander Joyce pour combler mes lacunes ? Attendant le garçon, je sors et commence à relire les parchemins sur lesquels se trouvent les notes que j'avais prises lors de nos dernières entrevues.
@Alexander Joyce Jr
Code couleur : #50001c | Fiche élève | Légionnaire Bellone
5ème année RP (2050-2051) | Joueuse de Quidditch | Arbitre hRP du Club de duel
Si, il pleut
Pour Alexander qui gérait son emploi du temps avec une précision chirurgicale, quasi militaire, modifier celui-ci n'était pas chose aisée. C'était une tâche que, pourtant, l'adolescent acceptait sans rechigner lorsqu'il s'agissait d'une demande de l'une de ses amies. Encore davantage, peut-être, lorsque la nécessité émanait de celle qui était tout aussi rigoureuse sinon plus que lui à ce sujet. Onyx. Il n'avait pas fallu bien longtemps ni soudoyer un quelconque informateur que que le Serpentard comprenne de quoi il relevait aujourd'hui puisque, si rien n'avait changé par rapport à l'année dernière, le garçon lui-même aurait été à cet instant à plusieurs dizaines mètres de là, au stade de Quidditch, prêt à soutenir le jeu - mais pas son équipe - de celle qui était son amie.
Mais le changement, lui, avait bien eu lieu, et Alexander se devait maintenant d'être aussi présent, sinon plus qu'il ne l'était au quotidien. Mais c'est en franchissant la porte qu'il comprit à quel point il avait autant raison qu'il se fourvoyait. De dos , entourés de végétaux qu'il avait paradoxalement appris à connaître et à ressentir autant qu'elle - ce qui lui rendit peut-être la chose plus aisée - le Serpentard fut frappé par une vague qu'il ne sût pas définir, mais qu'il pouvait au moins interpréter. Ne pas assimiler ce qui se produisait en son fort intérieur ne l'empêchait pas de savoir lire ce qui pouvait l'être chez autrui. Ce qu'il, ce qu'ils entendaient et qu'ils ne voyaient pas, tout cela, même incompréhensible pour l'adolescent qu'il était, représentait la même puissance dans l'univers d'Onyx. C'était dur à admettre - égaler l'art des potions n'était pas chose aisée - mais il s'agissait de la réalité vécue par son amie.
L'adolescent fit le choix de ne pas briser le silence par sa voix. S'avançant doucement tout en restant assez lucide pour que le bruit de ses pas légers indiquent sa présence à son amie, le Serpentard finit de s'approcher d'elle. Là, sans lui même bien savoir ce qu'il allait faire, il reproduisit quelque chose, un geste qu'on - Sarah - lui avait déjà offert par le passé, il y'a de cela des années. Alexander posa un genou à terre, et s'accroupit pour enlacer Onyx dans ses bras. C'était une étreinte muette, dénuée de toute pitié, mais riche du seul sens que le garçon pouvait lui donner. C'était sa première étreinte. Et parce qu'il ne voulait pas être celui qui étouffait la Gryffondor dans quelque chose qu'elle ne rrcherchait pas, lui, ou son subconscient, fit en sorte que cette étreinte, forte mais douce, presque une caresse, laisse l'espace à l'adolescente de s'en échapper.
Alexander n'avait toujours pas ouvert la bouche, mais c'est son cœur, lui, qui décida de faire du bruit. Quoi qu'il advienne, je suis là.
RPGWRIMO : 461
Mais le changement, lui, avait bien eu lieu, et Alexander se devait maintenant d'être aussi présent, sinon plus qu'il ne l'était au quotidien. Mais c'est en franchissant la porte qu'il comprit à quel point il avait autant raison qu'il se fourvoyait. De dos , entourés de végétaux qu'il avait paradoxalement appris à connaître et à ressentir autant qu'elle - ce qui lui rendit peut-être la chose plus aisée - le Serpentard fut frappé par une vague qu'il ne sût pas définir, mais qu'il pouvait au moins interpréter. Ne pas assimiler ce qui se produisait en son fort intérieur ne l'empêchait pas de savoir lire ce qui pouvait l'être chez autrui. Ce qu'il, ce qu'ils entendaient et qu'ils ne voyaient pas, tout cela, même incompréhensible pour l'adolescent qu'il était, représentait la même puissance dans l'univers d'Onyx. C'était dur à admettre - égaler l'art des potions n'était pas chose aisée - mais il s'agissait de la réalité vécue par son amie.
L'adolescent fit le choix de ne pas briser le silence par sa voix. S'avançant doucement tout en restant assez lucide pour que le bruit de ses pas légers indiquent sa présence à son amie, le Serpentard finit de s'approcher d'elle. Là, sans lui même bien savoir ce qu'il allait faire, il reproduisit quelque chose, un geste qu'on - Sarah - lui avait déjà offert par le passé, il y'a de cela des années. Alexander posa un genou à terre, et s'accroupit pour enlacer Onyx dans ses bras. C'était une étreinte muette, dénuée de toute pitié, mais riche du seul sens que le garçon pouvait lui donner. C'était sa première étreinte. Et parce qu'il ne voulait pas être celui qui étouffait la Gryffondor dans quelque chose qu'elle ne rrcherchait pas, lui, ou son subconscient, fit en sorte que cette étreinte, forte mais douce, presque une caresse, laisse l'espace à l'adolescente de s'en échapper.
Alexander n'avait toujours pas ouvert la bouche, mais c'est son cœur, lui, qui décida de faire du bruit. Quoi qu'il advienne, je suis là.
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5e année RP (2050-2051) - 15 ans inRP - 5e année Devoirs
Le fanatique des Potions - Avatar par O. Willard
Que règne la Légion Noire
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