Tu veux t'battre ou parler ?
2 septembre 2049,
12h30
12h30
Hallie se faisait une joie d'accueillir les petits nouveaux à Poudlard : une visite leur était consacrée en ce jour, et pour dire, la rouquine s'était ..! Et bien non, rien, elle approchait de la grande salle et déambulait dans les couloirs. Elle vénérait presque ces premières années qui, fraichement arrivés, avaient annulé les premiers cours de l'année. Trémoussant d'excitation, la petite exécuta un petit bond, accompagné de bras repliés, raides, en signe de victoire. Elle avait donc consacré son début de journée à s'entrainer au vol à balai, chose avec laquelle elle n'était toujours pas à l'aise, pour enfin continuer sur du 20 minutes de course à pied. Et elle ne comptait pas s'arrêter là ! Elle avait soigneusement préparé sa journée pour ne pas laisser place à l'ennui, et avait décidé de se consacrer au maquillage l'après-midi, ainsi qu'un peu de dessin. Après quoi, elle irait rejoindre ses amis pour papoter. Mais elle se n'était toujours pas changée, et empestait la sueur.
Cela ne l'avait pas empêché de réfléchir au conflit matinal en plein effort. Après de vives émotions, elle avait été capable de prendre un minimum de recul pour analyser la situation. Elle n'avait pas été correcte, du tout, et il fallait qu'elle se rattrape. Cependant, les filles en face non plus s'étaient montrées caractérielles. Elle se souvenait encore voir ses mains se raidir sur sa baguette lorsqu'elle avait lancé le sort de lévitation et qu'elle entendait les pleurs de Marilya. Elle n'avait pas pu s'empêcher de les observer durant le cours. Hallie ne savait pas quoi faire : Maïda l'avait complétement agressé tandis qu'elle avait été polie — pour une fois. Y faut qu'j'en parle à quelqu'un, se dit-elle alors.
Maintenant arrivée au réfectoire, la jeune fille soupira, encore lasse des événements de ce matin. La main portée à la nuque passa grossièrement dans ses cheveux courts tandis que son regard se jeta sur le repas du midi : des lentilles et du riz au tofu. Certainement pas son préféré, mais la dispute du matin lui avait coupé l'appétit du petit déjeuner. Ce ne serait donc pas un problème. Un léger gargouillis se fit entendre ; son estomac émettait les mêmes bruits que les chants de baleine. La poufsouffle se saisit de son plat, et chercha du regard sa camarade de chambre, à qui elle avait donné rendez-vous. Estelle avait toujours le truc pour régler les conflits, mais elle ne se laissait jamais faire non plus. Elle avait du caractère, mais elle ne semblait jamais avoir d'ennuis, contrairement à Hallie, et pour ces raisons, la rouquine lui vouait une certaine admiration.
À quand la télépathie pour qu'elles puissent enfin communiquer sans se voir ? Ou quand est-ce que les sorcièr.es utiliseraient le réseau mobile ? 2049 tout de même, il fallait se mettre à jour ! Assise à sa table, elle grinçait des temps, tandis que son petit corps se mouvait sur son banc, essayant de discerner chaque silhouette qui lui passait sous le nez.
Au milieu de la cacophonie générale, elle crut apercevoir la jeune fille, qui paraissait également perdue. Hallie se leva immédiatement du banc, bousculant son assiette au passage, et agita sa main frénétiquement, espérant être vue.
Texte un peu bâclé mais je n'arrivais pas à me lancer @Estelle Rubble
Dernière modification par Hallie MacCruimein le 9 oct. 2024, 22:41, modifié 1 fois.
Tu veux t'battre ou parler ?
Estelle arriva dans la Grande Salle, un peu essoufflée, car elle s'était dépêchée de venir après avoir fait un petit arrêt devant le panneau d'affichage, ce n'était pas une bien grande distance, mais, quand on était peu sportive comme Estelle, ça faisait une petite trotte. Surtout qu'il fallait éviter de se cogner contre les élèves, notamment les plus grands qui ne semblaient jamais regarder en bas.
Quelque peu désorientée par le brouhaha qui régnait dans la salle, décidément le fait d'avoir une matinée banalisée semblait avoir fait des merveilles pour les élèves, elle prit du temps avant d'apercevoir Hallie. À la vue de cette dernière, Estelle rigola franchement, Hallie semblait avoir peur de ne pas être vue, mais on ne pouvait la rater à cause de sa main qui s'agitait frénétiquement, Estelle lui retourna le geste avec un grand sourire. Une fois arrivée, face à Hallie, elle s'assit et lui dit en rigolant :
- Heureusement que tu n'as crevé les yeux de personne, je me demande tu aurais été collé combien d'heures pour ça !
En prenant place sur le banc, elle mit son sac entre ses jambes, puis regarda les plats qui s'offraient à sa vue. Puis, elle regarda l'assiette d'Hallie et décida de prendre comme sa camarade des lentilles, avec du riz, mais sans tofu, car quelle idée de manger cette chose sans goût, et petit miracle, elle décida de prendre un peu d'haricot vert, ce qu'elle n'aurait jamais fait durant sa première année à Poudlard. Mais, bon, si cela pouvait lui éviter de subir un rééquilibrage alimentaire pendant cet été, c'était un mal pour un bien.
Après avoir remplis son assiette et prit une bouchée de son riz. Estelle regarda Hallie, plongeant son regard dans ses yeux verts, tout en mastiquant tranquillement, laissant s'installer un petit silence. Elle ne savait pas comment aborder le sujet qui la préoccupait, ainsi, elle décida d'opter pour une approche plus subtile.
- Alors, Hallie, tout va bien ?
Bon, au vu des événements de ce matin, la question n'avait rien de subtile, mais elle n'avait pas mieux.
Quelque peu désorientée par le brouhaha qui régnait dans la salle, décidément le fait d'avoir une matinée banalisée semblait avoir fait des merveilles pour les élèves, elle prit du temps avant d'apercevoir Hallie. À la vue de cette dernière, Estelle rigola franchement, Hallie semblait avoir peur de ne pas être vue, mais on ne pouvait la rater à cause de sa main qui s'agitait frénétiquement, Estelle lui retourna le geste avec un grand sourire. Une fois arrivée, face à Hallie, elle s'assit et lui dit en rigolant :
- Heureusement que tu n'as crevé les yeux de personne, je me demande tu aurais été collé combien d'heures pour ça !
En prenant place sur le banc, elle mit son sac entre ses jambes, puis regarda les plats qui s'offraient à sa vue. Puis, elle regarda l'assiette d'Hallie et décida de prendre comme sa camarade des lentilles, avec du riz, mais sans tofu, car quelle idée de manger cette chose sans goût, et petit miracle, elle décida de prendre un peu d'haricot vert, ce qu'elle n'aurait jamais fait durant sa première année à Poudlard. Mais, bon, si cela pouvait lui éviter de subir un rééquilibrage alimentaire pendant cet été, c'était un mal pour un bien.
Après avoir remplis son assiette et prit une bouchée de son riz. Estelle regarda Hallie, plongeant son regard dans ses yeux verts, tout en mastiquant tranquillement, laissant s'installer un petit silence. Elle ne savait pas comment aborder le sujet qui la préoccupait, ainsi, elle décida d'opter pour une approche plus subtile.
- Alors, Hallie, tout va bien ?
Bon, au vu des événements de ce matin, la question n'avait rien de subtile, mais elle n'avait pas mieux.
Tu veux t'battre ou parler ?
Elle laissa échapper un rire doux, empreint d'une infinie bienveillance. Les deux jeunes filles s'étaient rejointes, et c'était tout ce qui comptait. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'elles se croisaient dans la journée, mais Hallie ne se souvenait pas d'avoir autant interagi avec Estelle en si peu de temps. Et cela ne lui déplaisait pas le moins du monde. Sa camarade était encore empreint de mystère, n'ayant pas beaucoup échangé lors de leur première année. Cependant, maintenant qu'elles partageaient une chambre, la petite rousse espérait que cela puisse changer.
Pendant qu’elle observait silencieusement Estelle, Hallie tenta plusieurs fois de lancer la conversation, consciente qu’elle devait une explication pour sa présence. Mais les mots semblaient lui échapper à chaque tentative. Il n’aidait pas que la grande salle soit en plein tumulte. Il était difficile de se faire entendre à cette heure de la journée. Tous les élèves exceptés les premières années avaient eu la même et brillante idée : manger. Ainsi, la cacophonie y régnait plus que d'habitude. L'excitation due à l’annonce de la banalisation de la matinée rendait l'atmosphère encore plus électrique.
Finalement, ce fut Estelle qui prit les devants. Se penchant en avant, elle entendit la question mot pour mot avant même de pouvoir parler. Elle prit le temps de réfléchir à sa question : comment se sentait-elle concrètement ? Le silence qui suivit la question d'Estelle n’était pas gênant, bien au contraire. Hallie se réjouissait d’avoir un instant pour mettre de l'ordre dans ses pensées, bien qu'elle ait déjà réfléchi à ce qu’elle voulait dire avant de venir. Elle voulait employer les mots justes, qui rendraient honneur à la situation.
« Ça... va, commença-t-elle prudemment. Je, je n'ai pas été correcte dans les mots utilisés ce matin. C'était nul de ma part, ça je le reconnais. » Ce simple aveu représentait un progrès énorme. Il y a encore un an, la jeune fille aurait envoyé virevolter le plateau de jeu, et boudé ses amis pendant plusieurs jours. Aujourd'hui, elle s'efforçait à prendre un touuuut petit peu de recul et à comprendre ses émotions. Il n'y a que comme ça qu'elle pourrait arrêter de provoquer non-intentionnellement les autres, et d'éviter de commencer des conflits là où n'ont lieu d'être. Cela dit, sa mauvaise foi n'avait pas totalement disparu.
« En fait, j'comprends pas, reprit-elle, une lueur d'agacement dans la voix. Maïda s'est j'té sur moi comme un lion, là où j'ai été polie la première fois que j'suis venue voir Marilya. Genre, si on m'attaque bien sûr que j'vais répliquer. J'me laisse pas faire. OK j'aurais pas dû dire ça, mais Maïda non plus. »
Elle scruta Estelle à la recherche du moindre indice que pourrait trahir son visage, et attendit quelques instants avant de reprendre.
« Encore plus que Maïda parce que je l'explose quand j'veux, c'qui m'a énervé j'crois c'est Marilya. C'est quoi son problème ? J'ai l'impression qu'elle veut être le centre du monde, moi moi moi moi. Et azy dès qu'y y'a quelque chose qui la contrarie un peu, elle fait que chialer. J'en ai marre. Je la supporte pas. C'est une grosse... Hy... Pohycrite. C'pas possible de chialer autant, juste parce que j'lui ai demandé poliment de pas trop s'étaler. »
Elle faisait à présent moins attention aux mots qu'elle choisissait, submergée par les émotions, et elle se répétait beaucoup. « Je la supporte pas. Comment j'suis censé rester UN AN avec elle dans l'dortoir ? » Hallie s'effondra doucement devant son assiette tel un pantin désarticulé, avant de pousser un long soupir d'exaspération. Cela faisait du bien, elle se sentait un peu plus légère. Elle se mit à jouer avec la nourriture de son plateau, hésitante à l'entamer maintenant qu'elle avait dévoilé ce qu'elle avait sur le cœur.
Heureusement que tu parles plus à Hallie en deuxième année @Estelle Rubble, l'an dernier aurait été une catastrophe !
Pendant qu’elle observait silencieusement Estelle, Hallie tenta plusieurs fois de lancer la conversation, consciente qu’elle devait une explication pour sa présence. Mais les mots semblaient lui échapper à chaque tentative. Il n’aidait pas que la grande salle soit en plein tumulte. Il était difficile de se faire entendre à cette heure de la journée. Tous les élèves exceptés les premières années avaient eu la même et brillante idée : manger. Ainsi, la cacophonie y régnait plus que d'habitude. L'excitation due à l’annonce de la banalisation de la matinée rendait l'atmosphère encore plus électrique.
Finalement, ce fut Estelle qui prit les devants. Se penchant en avant, elle entendit la question mot pour mot avant même de pouvoir parler. Elle prit le temps de réfléchir à sa question : comment se sentait-elle concrètement ? Le silence qui suivit la question d'Estelle n’était pas gênant, bien au contraire. Hallie se réjouissait d’avoir un instant pour mettre de l'ordre dans ses pensées, bien qu'elle ait déjà réfléchi à ce qu’elle voulait dire avant de venir. Elle voulait employer les mots justes, qui rendraient honneur à la situation.
« Ça... va, commença-t-elle prudemment. Je, je n'ai pas été correcte dans les mots utilisés ce matin. C'était nul de ma part, ça je le reconnais. » Ce simple aveu représentait un progrès énorme. Il y a encore un an, la jeune fille aurait envoyé virevolter le plateau de jeu, et boudé ses amis pendant plusieurs jours. Aujourd'hui, elle s'efforçait à prendre un touuuut petit peu de recul et à comprendre ses émotions. Il n'y a que comme ça qu'elle pourrait arrêter de provoquer non-intentionnellement les autres, et d'éviter de commencer des conflits là où n'ont lieu d'être. Cela dit, sa mauvaise foi n'avait pas totalement disparu.
« En fait, j'comprends pas, reprit-elle, une lueur d'agacement dans la voix. Maïda s'est j'té sur moi comme un lion, là où j'ai été polie la première fois que j'suis venue voir Marilya. Genre, si on m'attaque bien sûr que j'vais répliquer. J'me laisse pas faire. OK j'aurais pas dû dire ça, mais Maïda non plus. »
Elle scruta Estelle à la recherche du moindre indice que pourrait trahir son visage, et attendit quelques instants avant de reprendre.
« Encore plus que Maïda parce que je l'explose quand j'veux, c'qui m'a énervé j'crois c'est Marilya. C'est quoi son problème ? J'ai l'impression qu'elle veut être le centre du monde, moi moi moi moi. Et azy dès qu'y y'a quelque chose qui la contrarie un peu, elle fait que chialer. J'en ai marre. Je la supporte pas. C'est une grosse... Hy... Pohycrite. C'pas possible de chialer autant, juste parce que j'lui ai demandé poliment de pas trop s'étaler. »
Elle faisait à présent moins attention aux mots qu'elle choisissait, submergée par les émotions, et elle se répétait beaucoup. « Je la supporte pas. Comment j'suis censé rester UN AN avec elle dans l'dortoir ? » Hallie s'effondra doucement devant son assiette tel un pantin désarticulé, avant de pousser un long soupir d'exaspération. Cela faisait du bien, elle se sentait un peu plus légère. Elle se mit à jouer avec la nourriture de son plateau, hésitante à l'entamer maintenant qu'elle avait dévoilé ce qu'elle avait sur le cœur.
Heureusement que tu parles plus à Hallie en deuxième année @Estelle Rubble, l'an dernier aurait été une catastrophe !
Tu veux t'battre ou parler ?
"Hypohycrite", Estelle souleva un sourcil face au vocabulaire tout à fait unique de sa camarade, mais elle décida de ne pas relever l'erreur, car elle s'était promis d'arrêter de corriger à tout bout de champs ses camarades, après tout, elle ne voulait pas paraître pour une miss-je-sais-tout agaçante. C'était exactement ce terme qu'Harry avait employé pour lui faire comprendre qu'elle était insupportable, cet été. Elle prit une bouchée de son riz et prit le temps de mâcher, avant de répondre à Haillie.
- C'est vrai, je suis d'accord avec toi sur la réaction de Maïda qui n'était pas très gentille.
Elle but une gorgée de son verre, puis repris d'un ton calme.
- Mais, je ne vais pas dire que Marilya est HYPOCRITE...
Décidément, c'était plus fort qu'elle, elle n'avait pas pu s'empecher d'accentuer le mot pour faire comprendre à Haillie qu'elle avait commis une faute de prononciation. Elle lui fit un rapide sourire d'excuse avant de reprendre sa tirade.
- Je pense juste qu'elle est un peu comme moi, on est fille unique, avant de venir à Poudlard, on a jamais vécu en communauté et on a été très gâté par notre famille. Du coup, moi, la première année, j'ai eu beaucoup de mal à m'habituer à partager ma chambre et être tout le temps avec d'autres personnes, même la salle de bain est commune.
Elle regarda Haillie et se demandait si elle aussi était fille unique, elle ne lui avait jamais demandé. Décidément, il faudrait qu'elle parle plus à sa camarade cette année pour apprendre à mieux la connaître.
- Alors, je peux comprendre son envie de décorer la chambre comme chez elle. Mais, moi je ne l'aie pas fait, car je sais que c'est impolie et je pense que Marilya ne le sait pas, on lui a jamais dis avant ce matin.
Estelle s'arrêta pour juger du regard Haillie, réfléchissant quelques secondes à dire la vérité ou non. Enfin, plutôt à dire ce qu'elle pensait. Elle finit par se décider de le faire.
- Je trouve que pour être plus polie, tu aurais pu ajouter s'il te plaît et merci. Peut-être que Marilya et Maïda l'aurait mieux prit.
Estelle prit une autre gorgée de sa boisson pour hydrater sa gorge sèche, elle avait un peu trop parlé. Cependant, il y avait quelque chose qu'elle n'arrêtait pas de se demander depuis qu'Haillie lui avait donné ce mot, ce matin.
- Tu m'as demandé de venir pour parler de ça ?
- C'est vrai, je suis d'accord avec toi sur la réaction de Maïda qui n'était pas très gentille.
Elle but une gorgée de son verre, puis repris d'un ton calme.
- Mais, je ne vais pas dire que Marilya est HYPOCRITE...
Décidément, c'était plus fort qu'elle, elle n'avait pas pu s'empecher d'accentuer le mot pour faire comprendre à Haillie qu'elle avait commis une faute de prononciation. Elle lui fit un rapide sourire d'excuse avant de reprendre sa tirade.
- Je pense juste qu'elle est un peu comme moi, on est fille unique, avant de venir à Poudlard, on a jamais vécu en communauté et on a été très gâté par notre famille. Du coup, moi, la première année, j'ai eu beaucoup de mal à m'habituer à partager ma chambre et être tout le temps avec d'autres personnes, même la salle de bain est commune.
Elle regarda Haillie et se demandait si elle aussi était fille unique, elle ne lui avait jamais demandé. Décidément, il faudrait qu'elle parle plus à sa camarade cette année pour apprendre à mieux la connaître.
- Alors, je peux comprendre son envie de décorer la chambre comme chez elle. Mais, moi je ne l'aie pas fait, car je sais que c'est impolie et je pense que Marilya ne le sait pas, on lui a jamais dis avant ce matin.
Estelle s'arrêta pour juger du regard Haillie, réfléchissant quelques secondes à dire la vérité ou non. Enfin, plutôt à dire ce qu'elle pensait. Elle finit par se décider de le faire.
- Je trouve que pour être plus polie, tu aurais pu ajouter s'il te plaît et merci. Peut-être que Marilya et Maïda l'aurait mieux prit.
Estelle prit une autre gorgée de sa boisson pour hydrater sa gorge sèche, elle avait un peu trop parlé. Cependant, il y avait quelque chose qu'elle n'arrêtait pas de se demander depuis qu'Haillie lui avait donné ce mot, ce matin.
- Tu m'as demandé de venir pour parler de ça ?
Tu veux t'battre ou parler ?
La petite fille fit la moue à mesure qu'Estelle lui exprimait son désarroi. Celle-ci se transforma en grimace au moment où la gamine la reprit pour la corriger. Ce sentiment désagréable, indéfinissable la rongeait de l'intérieur. Sans avoir le temps de prendre du recul, elle brûlait d'envie d'interrompre sa camarade pour lui montrer à quel point elle avait tort, mais se contint de toutes ses forces. La dite continua, avant que la rouquine ne puisse trouver un moment opportun pour la couper court.
« Ça veut rien dire. Moi, j'ai pas de sœur ou de frère, rouspéta-t-elle, les sourcils froncés. Ça veut pas dire que j'vais vouloir redécorer toute la chambre en paillettes ou en mosquée. »
Le sujet n'était pas là : Estelle avait dévié ses propos. Au fond, ce n'était pas qu'elle veuille redécorer tout le dortoir qui chatouillait, le problème était ailleurs.
« Maaaaais, t'as pas compris, genre. C'pas pour ça que j'ai dis qu'elle était HYPOCRITE, s'exclama-t-elle en levant le ton. Enfin si mais non. Je- J'connais Marilya, 'fin logique on était toutes ensemble, mais j'lui ai déjà parlé pas mal de fois et... Marilya chiale. Tout'le temps ! Dès qu'y'a quelque chose qui va pas, juste... Hallie se mua, alors que son corps s'agitait d'incompréhension. Ben elle pleure comme un bébé, quoi ! Mais genre, c'est même pas quand ça va pas, c'est quand ça lui plaît pas. Et ça c'est depuis l'an dernier. »
Sa tirade enfin finie, la rouquine posa son regard rempli d'espoir dans celui de sa camarade, escomptant s'être fait comprendre. Après un bref moment, elle s'empressa d'ajouter :
« Et oui c'pour ça qu'voulais t'voir. T'es dans l'même dortoir et t'es intelligente. »
« Ça veut rien dire. Moi, j'ai pas de sœur ou de frère, rouspéta-t-elle, les sourcils froncés. Ça veut pas dire que j'vais vouloir redécorer toute la chambre en paillettes ou en mosquée. »
Le sujet n'était pas là : Estelle avait dévié ses propos. Au fond, ce n'était pas qu'elle veuille redécorer tout le dortoir qui chatouillait, le problème était ailleurs.
« Maaaaais, t'as pas compris, genre. C'pas pour ça que j'ai dis qu'elle était HYPOCRITE, s'exclama-t-elle en levant le ton. Enfin si mais non. Je- J'connais Marilya, 'fin logique on était toutes ensemble, mais j'lui ai déjà parlé pas mal de fois et... Marilya chiale. Tout'le temps ! Dès qu'y'a quelque chose qui va pas, juste... Hallie se mua, alors que son corps s'agitait d'incompréhension. Ben elle pleure comme un bébé, quoi ! Mais genre, c'est même pas quand ça va pas, c'est quand ça lui plaît pas. Et ça c'est depuis l'an dernier. »
Sa tirade enfin finie, la rouquine posa son regard rempli d'espoir dans celui de sa camarade, escomptant s'être fait comprendre. Après un bref moment, elle s'empressa d'ajouter :
« Et oui c'pour ça qu'voulais t'voir. T'es dans l'même dortoir et t'es intelligente. »
Tu veux t'battre ou parler ?
Estelle ne put s’empêcher de sourire et de bomber légèrement le torse à la mention de son intelligence par la rousse. Ainsi, voulant agir de manière intelligente et responsable, elle décida de garder son calme et d’hocher la tête pour bien montrer à quel point elle comprenait la situation.
- Je comprends mieux, Hallie, et je vois ce que tu veux dire. C’est vrai que Marilya a souvent des réactions… eh bien, très…. Bref, je pense que c’est sa façon à elle de montrer qu’elle est contrariée, mais pour ceux qui ne la connaissent pas, ça peut vite paraître… exagéré, ou même chiant. Du coup, je te comprends un peu mieux, tu as peut-être l’impression de ne pas pouvoir parler, parce que à chaque fois, tu te dis qu’elle va finir par pleurer.
Elle fit une pause pour donner à Hallie un moment pour digérer ce qu’elle disait, puis elle prit une bouchée de son riz, prit le temps de mâcher. Puis, reprit d’une voix douce :
- Tu sais, peut-être que Marilya ne sait pas qu’elle énerve les autres en réagissant comme ça, peut-être que ses parents ne lui ont jamais appris à réagir autrement. Moi, quand je dépasse les bornes, ma mère me punit ou me dit d’arrêter ça tout de suite., dit-elle en essayant d'imiter le ton autoritaire de sa mère.
Elle but une gorgée d’eau laissant un petit silence s’installer, avant de reposer son verre et de réfléchir à ce qu’elle voulait dire de plus, les sourcils froncés.
- Mais… mais… je pense que tu as aussi raison, c’est important que tout le monde puisse s’exprimer et dire ce qu’il pense. Mais, je ne pense pas que t’énerver va permettre à Marilya de comprendre, elle va sans doute se dire que tu l’agresses et elle risque même d’en parler à Maïda ou pire… un professeur.
Estelle regarda sa camarade droit dans les yeux en disant la fin de sa phrase, pour qu’elle comprenne que son attitude, même si elle avait raison, pouvait lui attirer des ennuis.
- Je comprends mieux, Hallie, et je vois ce que tu veux dire. C’est vrai que Marilya a souvent des réactions… eh bien, très…. Bref, je pense que c’est sa façon à elle de montrer qu’elle est contrariée, mais pour ceux qui ne la connaissent pas, ça peut vite paraître… exagéré, ou même chiant. Du coup, je te comprends un peu mieux, tu as peut-être l’impression de ne pas pouvoir parler, parce que à chaque fois, tu te dis qu’elle va finir par pleurer.
Elle fit une pause pour donner à Hallie un moment pour digérer ce qu’elle disait, puis elle prit une bouchée de son riz, prit le temps de mâcher. Puis, reprit d’une voix douce :
- Tu sais, peut-être que Marilya ne sait pas qu’elle énerve les autres en réagissant comme ça, peut-être que ses parents ne lui ont jamais appris à réagir autrement. Moi, quand je dépasse les bornes, ma mère me punit ou me dit d’arrêter ça tout de suite., dit-elle en essayant d'imiter le ton autoritaire de sa mère.
Elle but une gorgée d’eau laissant un petit silence s’installer, avant de reposer son verre et de réfléchir à ce qu’elle voulait dire de plus, les sourcils froncés.
- Mais… mais… je pense que tu as aussi raison, c’est important que tout le monde puisse s’exprimer et dire ce qu’il pense. Mais, je ne pense pas que t’énerver va permettre à Marilya de comprendre, elle va sans doute se dire que tu l’agresses et elle risque même d’en parler à Maïda ou pire… un professeur.
Estelle regarda sa camarade droit dans les yeux en disant la fin de sa phrase, pour qu’elle comprenne que son attitude, même si elle avait raison, pouvait lui attirer des ennuis.
Tu veux t'battre ou parler ?
La mine de Hallie s'éclaricit soudainement quand Estelle évoqua le comportement exaspérant de leur camarade de chambre. Satisfaite de s'être faite comprendre, elle tendit son oreille attentivement pour écouter les conseils de la petite poufsouffle. Elle était devenue si exaspérée qu'elle en avait oublié son repas. Elle prit conscience qu'elle avait oublié de prononcer la berakhot, avant de l'entamer. Elle reposa sa fourchette sur la table, et repoussa l'assiette de quelques centimètres avant de s'appuyer sur l'un de ses coudes, à l'écoute d'Estelle. Son père l'aurait certainement admonesté pour cet affront, mais qu'importait, il n'était pas là et la rouquine profitait de cette liberté retrouvée.
« Moi aussi, mes parents m'disputent et me punissent quand... Elle hésita quelques secondes quant au choix de ses mots utilisés. Quand j'fais des bêtises. »
Sa voix indiquait une note de mélancolie certaine alors qu'elle revit son père l'étreindre la veille de son départ. Lyubov avait fait de son mieux pour contenir ses émotions, mais quelques larmes gisaient tout de même aux coins. Les lèvres tremblantes, elle assistait à la scène et chérissait l'amour partagé de la famille, bien qu'elle se retrouvât à nouveau séparée.
Elle regarda à nouveau son assiette et ferma brièvement les yeux pour prononcer la prière de bénédiction qu'elle avait oublié de donner.
« בָּרוּךְ אַתָּה ה' אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם... », murmura-t-elle le plus silencieusement possible. Puis, elle attaqua son assiette, avide de se rassasier. Elle attendit de bien avoir fini son énorme bouchée, avant de proposer à Estelle son idée éclair.
« Elle est pas méchante, mais e'me soule trop. Est-ce que tu... pourrais m'aider à lui dire tout c'que tu m'as dis ? ... Pour la partie qu'elle ne sait pas réagir autrement et qu'elle est chiante comme ça, j'veux dire ! »
Un bref silence s'installa avant que la petite ne comprenne la bêtise qu'elle venait de faire. Le rouge lui monta à la tête, et ses joues devinrent cramoisies. Tout son visage se tendit alors qu'elle balbutiait.
« Euh, pas c'est pas... c'que... enfin, tu m'comprends ! »
Honteuse, elle espérait tout de même avoir sauvé la mise.
« Moi aussi, mes parents m'disputent et me punissent quand... Elle hésita quelques secondes quant au choix de ses mots utilisés. Quand j'fais des bêtises. »
Sa voix indiquait une note de mélancolie certaine alors qu'elle revit son père l'étreindre la veille de son départ. Lyubov avait fait de son mieux pour contenir ses émotions, mais quelques larmes gisaient tout de même aux coins. Les lèvres tremblantes, elle assistait à la scène et chérissait l'amour partagé de la famille, bien qu'elle se retrouvât à nouveau séparée.
Elle regarda à nouveau son assiette et ferma brièvement les yeux pour prononcer la prière de bénédiction qu'elle avait oublié de donner.
« בָּרוּךְ אַתָּה ה' אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם... », murmura-t-elle le plus silencieusement possible. Puis, elle attaqua son assiette, avide de se rassasier. Elle attendit de bien avoir fini son énorme bouchée, avant de proposer à Estelle son idée éclair.
« Elle est pas méchante, mais e'me soule trop. Est-ce que tu... pourrais m'aider à lui dire tout c'que tu m'as dis ? ... Pour la partie qu'elle ne sait pas réagir autrement et qu'elle est chiante comme ça, j'veux dire ! »
Un bref silence s'installa avant que la petite ne comprenne la bêtise qu'elle venait de faire. Le rouge lui monta à la tête, et ses joues devinrent cramoisies. Tout son visage se tendit alors qu'elle balbutiait.
« Euh, pas c'est pas... c'que... enfin, tu m'comprends ! »
Honteuse, elle espérait tout de même avoir sauvé la mise.
Tu veux t'battre ou parler ?
Estelle éclata de rire face à la réaction de Hallie, pas de moquerie, mais un vrai amusement face à al spontanéité de la rousse. Elle posa une main sur son ventre, secouée par les éclats de son rire, avant de calmer, un grand sourire illuminant son visage. Elle secoua et la tête et dit :
- T’inquiète pas, Haillie, j’ai compris ce que tu voulais dire !
Elle attrapa son verre et but une petite gorgée avant de poser un regard complice sur son amie.
- Je veux bien t’aider. Mais, on pourrait peut-être éviter de lui dire directement qu’elle est chiante, non ? Peut-être qu’on peut essayer de trouver une façon plus douce. Genre… euh… on pourrait lui expliquer calmement ce que tu ressens, mais en lui montrant aussi que tu veux trouver une solution pour que tout le monde s’entende bien.
Cela lui semblait la meilleure solution, car en parlant à Marilya, elle s’était rendu compte à qu’elle point ça comptait pour la blonde que tout le monde soit content et sourit. Peut-être que c’était pour ça qu’elle était si joyeuse. En réfléchissant, elle n’avait jamais eu de conversation avec la blonde sans que cette dernière ne sourit. Peut-être qu’elle ne savait pas comment pleurer. Pas qu’Estelle veuille la voir pleurer, cela l’attristerait sérieusement.
- Si tu veux, je peux être là quand tu vas lui parler. Et si tu veux, je pourrais même reformuler tes idées si jamais tu ne sais pas trop comment lui dire. Mais ça, seulement si tu veux. Parce que c’est surtout à toi de parler.
Elle piqua dans ses lentilles et reprit une bouchée en regardant la rousse.
- T’inquiète pas, Haillie, j’ai compris ce que tu voulais dire !
Elle attrapa son verre et but une petite gorgée avant de poser un regard complice sur son amie.
- Je veux bien t’aider. Mais, on pourrait peut-être éviter de lui dire directement qu’elle est chiante, non ? Peut-être qu’on peut essayer de trouver une façon plus douce. Genre… euh… on pourrait lui expliquer calmement ce que tu ressens, mais en lui montrant aussi que tu veux trouver une solution pour que tout le monde s’entende bien.
Cela lui semblait la meilleure solution, car en parlant à Marilya, elle s’était rendu compte à qu’elle point ça comptait pour la blonde que tout le monde soit content et sourit. Peut-être que c’était pour ça qu’elle était si joyeuse. En réfléchissant, elle n’avait jamais eu de conversation avec la blonde sans que cette dernière ne sourit. Peut-être qu’elle ne savait pas comment pleurer. Pas qu’Estelle veuille la voir pleurer, cela l’attristerait sérieusement.
- Si tu veux, je peux être là quand tu vas lui parler. Et si tu veux, je pourrais même reformuler tes idées si jamais tu ne sais pas trop comment lui dire. Mais ça, seulement si tu veux. Parce que c’est surtout à toi de parler.
Elle piqua dans ses lentilles et reprit une bouchée en regardant la rousse.
Tu veux t'battre ou parler ?
La petite hocha vivement la tête, enthousiaste à l'idée d'avoir Estelle à ses côtés. Avec elle, il y aurait moins de chance de générer une nouvelle embrouille. Hallie n'était pas très versée dans la médiation, et ce n'était pas Marilya qui lui donnait envie de commencer. Elle y allait plus à reculons qu'autre chose. Il n'y aurait rien de plus gênant que de passer cette nouvelle année en faisant la tête à sa camarade de chambre tous les soirs. Ou pas ?
« Ça marche. On peut faire ça ce soir alors ? Comme ça, ce sera fait. » l'enquit-elle.
Elle ne savait pas trop quoi ajouter d'autre, le sujet semblait maintenant clôt, à moins que sa camarade ne l'interjette sur sa proposition. Aussi se contenta-t-elle de regarder les autres apprentis sorciers prendre leur déjeuner dans la salle. Certains s'esclaffait sur la nouvelle rumeur lancée chez les premières années, tandis que d'autres, la tête dans les nuages, paraissaient découragés de par leurs soucis quotidiens. Une en particulier était assise, à la marge d'autres élèves. Blonde, petite, et quelque peu timide. Malgré la ressemblance avec Marylia, son caractère ne correspondait guère. La Madame-Rose-Paillette aurait déjà foncé tel une torpille sur le ou la première venue pour lui raconter toute sa vie fabuleuse, toujours à la recherche d'un nouvel ami. Car elle ne pouvait supporter l'idée que certaines personnes ne puissent pas s'entendre.
Hallie poussa un timide soupire à la vue de la petite blonde. Quel spectacle allait-elle donner ce soir ? Arriverait-elle à s'excuser et lui expliquer les raisons de son éclat ? Sa démarche n'était même pas sincère. Elle serra les dents, la mâchoire contractée et elle ferma brièvement ses yeux. C'est pas grave. L'important était qu'elle puisse se sortir de ce pétrin qui la tourmentait. Maintenant qu'Estelle était à ses côtés, elle pouvait commencer à lâcher prise.
@Estelle Rubble un gros timide bonsoir. J'essaye de reprendre mon activité petit à petit avec les vacances d'été qui arrivent, et le travail qui commence à s'alléger. Désolé du lapin un peu partout. J'en ai eu marre de PFR.
« Ça marche. On peut faire ça ce soir alors ? Comme ça, ce sera fait. » l'enquit-elle.
Elle ne savait pas trop quoi ajouter d'autre, le sujet semblait maintenant clôt, à moins que sa camarade ne l'interjette sur sa proposition. Aussi se contenta-t-elle de regarder les autres apprentis sorciers prendre leur déjeuner dans la salle. Certains s'esclaffait sur la nouvelle rumeur lancée chez les premières années, tandis que d'autres, la tête dans les nuages, paraissaient découragés de par leurs soucis quotidiens. Une en particulier était assise, à la marge d'autres élèves. Blonde, petite, et quelque peu timide. Malgré la ressemblance avec Marylia, son caractère ne correspondait guère. La Madame-Rose-Paillette aurait déjà foncé tel une torpille sur le ou la première venue pour lui raconter toute sa vie fabuleuse, toujours à la recherche d'un nouvel ami. Car elle ne pouvait supporter l'idée que certaines personnes ne puissent pas s'entendre.
Hallie poussa un timide soupire à la vue de la petite blonde. Quel spectacle allait-elle donner ce soir ? Arriverait-elle à s'excuser et lui expliquer les raisons de son éclat ? Sa démarche n'était même pas sincère. Elle serra les dents, la mâchoire contractée et elle ferma brièvement ses yeux. C'est pas grave. L'important était qu'elle puisse se sortir de ce pétrin qui la tourmentait. Maintenant qu'Estelle était à ses côtés, elle pouvait commencer à lâcher prise.
@Estelle Rubble un gros timide bonsoir. J'essaye de reprendre mon activité petit à petit avec les vacances d'été qui arrivent, et le travail qui commence à s'alléger. Désolé du lapin un peu partout. J'en ai eu marre de PFR.