La Tamise à Westminster

fin août deux mille quarante-huit,
LONDRES, National Gallery
LONDRES, National Gallery
Les galeries du musée sont bien remplies aujourd'hui. La fin des vacances approchant, nombreux sont les moldus qui profitent de leurs derniers jours pour des sorties de ce type en famille. Cela ne m'empêche pour autant pas de me promener aisément dans les couloirs du musée, et d'admirer à loisir les tableaux exposés au mur.
Ah, Londres ! Ce Londres là me manque ! J'en ai mis du temps à accepter Tinworth, et si je crois aujourd'hui que j'habite dans un des plus beaux endroits de Grande-Bretagne, rien ne vaut cette effervescence culturelle de la capitale moldue. On peut dire de nos confrères qu'ils sont violents, dangereux, et qu'ils ne faut pas les approcher de trop près, mais effacer leur talent serait un affront à l'histoire. Après avoir passé un an loin de la ville, je prends plaisir la redécouvrir sur toutes ses coutures. Même prendre les fameux bus rouges à deux étages m'ont semblé agréable pour venir. Ils m'ont rappelé le temps où je me me mettais tout devant pour essayer d'avoir la plus belle vue. Un sourire s'étire sur mon visage tandis que je me remémore les lieux. J'ai tant râlé sur Londres, mais maintenant que je l'ai quittée, j'aimerais presque y retourner. De toute manière, nous n'avons plus d'appartement __ voilà qui règle la question.
Mes pas me guident instinctivement vers mon tableau préféré, l'un des seuls dont j'ai gardé une image claire dans mon esprit. Je regrette de ne pas trouver un banc juste devant, me savant capable d'y rester toute l'après-midi. Me voilà à présent devant La Tamise à Westminster, l'un à mon ses des plus beaux tableaux de Claude Monet, qui me replonge dans les plus beaux souvenirs de mon enfance. Rapidement, je me perds dans les petites tâches de couleurs qui m'évoquent les matins brumeux où la météo n'était pas une excuse pour sécher le cours de solfège. Les journées où j'errais avec May, emmitouflées dans nos manteaux, à la recherche du meilleur chocolat chaud ou de la boutique de vêtements la mieux chauffée. Pour une fois, je n'essaye pas de les refouler pour éviter de songer à ce que je n'ai plus. Je souris. Parfois, cela fait du bien de renouer avec son passé.
@Renn Sauern moi en retard ... ?
Dernière modification par Scary Limpson le 23 févr. 2024, 11:26, modifié 1 fois.
La Tamise à Westminster
Renn n'allait dans les musées qu'à condition d'y avoir été trainée à force de persuasion et supplication. Ce jour-là n'avait pas vraiment échappé à la règle, sauf que pour une fois, elle n'avait pas rechigné bien longtemps. De toutes façons, maintenant qu'elle avait fait ses courses pour la rentrée, repéré où était la gare de King's Cross depuis l'hôtel où elle logeait, et visité une bonne partie des monuments importants de Londres, il ne lui restait plus énormément de choix en terme de visite, alors qu'il leur restait encore quelques jours à passer dans la capitale. Donc elle avait cédé à la requête de sa mère et son copain assez vite, et s'était ainsi retrouvée dans les galeries de la National Gallery.
Même si elle tentait de se convaincre qu'elle aurait mieux fait d'aller à Hyde Park plutôt que dans un vieux musée, en vrai, Renn ne se déplaisait pas, là. Et franchement, à côté du seul souvenir de musée qu'elle avait, soit une sortie scolaire à huit ans, il n'y avait pas photo c'était nettement mieux. Le fait d'être seule et de décider par elle-même ce qu'elle voulait voir ou pas, sur quels tableaux s'arrêter ou passer, y jouait peut-être.
Renn avait laissé Thomas et sa mère tous les deux, partant dans une galerie à la totale opposée. Même s'ils allaient être ensemble jusqu'à Noël et qu'elle serait loin de sa maman, l'adolescente n'avait pas le coeur à tenir la chandelle pendant trois heures. Elle n'avait pas signé pour ça. Et à la toute base, elle devait même venir à Londres qu'avec Detlan, Thomas s'était incrusté au dernier moment. Elle soupira, levant les yeux sur le tableau devant elle. Il valait mieux qu'elle pense à autre chose, ce n'était pas le moment, ni le lieu, de raviver la rancœur qu'elle ressentait vis à vis du nouveau compagnon de sa mère.
*La Tamise à Westminster, Claude Monet* lut-elle. Renn ne le connaissait pas, celui-là. En même temps, elle avait beau adorer peindre, ce n'était pas pour autant qu'elle connaissait tout sur les différents peintres du monde. Elle se retourna pour passer à l’œuvre suivante, après avoir passé trois bonnes minutes devant le tableau du peintre français. Ce qu'elle n'avait pas prévu par contre, c'était de rentrer dans la fille à côté d'elle, qu'elle n'avait même pas remarqué d'ailleurs. « Pardon ». Elle adressa une moue désolée à la fille qu'elle avait bousculé. « Mais ? » Son visage lui était un peu trop familier. C'était Scary ou bien elle se trompait ?
T'inquiète
Même si elle tentait de se convaincre qu'elle aurait mieux fait d'aller à Hyde Park plutôt que dans un vieux musée, en vrai, Renn ne se déplaisait pas, là. Et franchement, à côté du seul souvenir de musée qu'elle avait, soit une sortie scolaire à huit ans, il n'y avait pas photo c'était nettement mieux. Le fait d'être seule et de décider par elle-même ce qu'elle voulait voir ou pas, sur quels tableaux s'arrêter ou passer, y jouait peut-être.
Renn avait laissé Thomas et sa mère tous les deux, partant dans une galerie à la totale opposée. Même s'ils allaient être ensemble jusqu'à Noël et qu'elle serait loin de sa maman, l'adolescente n'avait pas le coeur à tenir la chandelle pendant trois heures. Elle n'avait pas signé pour ça. Et à la toute base, elle devait même venir à Londres qu'avec Detlan, Thomas s'était incrusté au dernier moment. Elle soupira, levant les yeux sur le tableau devant elle. Il valait mieux qu'elle pense à autre chose, ce n'était pas le moment, ni le lieu, de raviver la rancœur qu'elle ressentait vis à vis du nouveau compagnon de sa mère.
*La Tamise à Westminster, Claude Monet* lut-elle. Renn ne le connaissait pas, celui-là. En même temps, elle avait beau adorer peindre, ce n'était pas pour autant qu'elle connaissait tout sur les différents peintres du monde. Elle se retourna pour passer à l’œuvre suivante, après avoir passé trois bonnes minutes devant le tableau du peintre français. Ce qu'elle n'avait pas prévu par contre, c'était de rentrer dans la fille à côté d'elle, qu'elle n'avait même pas remarqué d'ailleurs. « Pardon ». Elle adressa une moue désolée à la fille qu'elle avait bousculé. « Mais ? » Son visage lui était un peu trop familier. C'était Scary ou bien elle se trompait ?
T'inquiète
रेन #241431 — 7ème année, 18 ans
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
La Tamise à Westminster
J'erre dans mon palais mental, chaque lieu regorgeant d’anecdotes qui remontent à la surface comme des vagues qui s'échouent sur le rivage. Je n'ai presque rien oublié ; tout est resté à l'identique dans ma mémoire, les paysages, les odeurs, les bruits ambiants. Le froid mordant des jours d'hi(v)er où je préférais tout de même vagabonder dans Londres plutôt que de rentrer chez moi. De tous mes souvenirs de mes premières années se dégagent mille nuances de gris ; celui du bitume, des voitures, le gris menaçant des nuages avant la tempête, ces gris que je retrouve sur ce tableau. J'y fais une pause, tout simplement parce que l'atmosphère y est propice. La foule mesurée continue de se mouvoir autour de moi, et je ressens bientôt une présence à mes côtés. Une pensée un peu folle me traverse l'esprit : pourrait-il s'agir de May ? Il ne vaudrait mieux pas, je ne saurais pas comment réagir. Même si une part de moi a toujours eu envie d'aller sonner chez elle lorsqu'il m'arrive de me promener dans le quartier chinois pour voir si elle vit toujours au même endroit, le mieux serait pour nous deux de ne jamais la revoir. D'ailleurs, comment pourrait-elle réagir ? Après tout, cela fait quatre ans que nous ne nous sommes pas vues. Je suis partie du jour au lendemain, prétextant un déménagement pour le travail de mon père alors que je suis techniquement restée à Londres deux ans de plus, même si je ne revenais jamais pour les vacances. *Peut-être même qu'elle ne me reconnaitrait pas*. Mon cœur se serre à cette pensée, sachant que même écorchée, blessée ou déformée je l'identifierai entre mille.
Je jette un coup d’œil sur la personne à mes côtés. Cela ne suffit pas pour me dire de qui il s'agit mais c'est assez pour me dire que ça n'est pas elle. Le reste n'est pas important ; les battements de mon cœur se calment et je retourne à ma contemplation l'esprit tranquille. La fille à mes côtés semble se mouvoir, mais je n'y prête pas attention... jusqu'à ce qu'elle me rentre dedans. *Bon*. Ça arrive à tout le monde, je ne m'offusque donc pas plus que cela. A ma moue vaguement dérangée, la fille qui semble avoir mon âge s'excuse. Pourtant, cela ne s'arrête pas là. Son visage m'évoque quelque chose d'étrangement familier et je suis rapidement persuadée de l'avoir déjà vu. Probablement un personne de mon quotidien à qui je ne prête guère attention d'ordinaire. Elle se souviens la première. *La honte*. Des fois je me dis que je devrais faire des efforts pour retenir les prénoms de mes camarades __ car je l'ai sans aucun doute rencontrée à Poudlard. Il me semble même qu'à Gryffondor je la vois souvent avec ... __ *mais oui !*, avec Nolan.
__ Renn c'est bien toi ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Mon ton marque plus la curiosité que l'agacement. Je suis agréablement surprise par cette rencontre. J'ai eu peu d'occasions de parler à Renn et elle ne m'a jamais semblé particulièrement infréquentable (bien que son amitié avec Nolan aurait dû m'inquiéter). D'un mouvement d'épaule, je l'invite à me suivre __ si elle le souhaite __ pour discuter dans une galerie plus calme. Il n'est pas bon de parler de magie dans un lieu où le moldu règne.
Je jette un coup d’œil sur la personne à mes côtés. Cela ne suffit pas pour me dire de qui il s'agit mais c'est assez pour me dire que ça n'est pas elle. Le reste n'est pas important ; les battements de mon cœur se calment et je retourne à ma contemplation l'esprit tranquille. La fille à mes côtés semble se mouvoir, mais je n'y prête pas attention... jusqu'à ce qu'elle me rentre dedans. *Bon*. Ça arrive à tout le monde, je ne m'offusque donc pas plus que cela. A ma moue vaguement dérangée, la fille qui semble avoir mon âge s'excuse. Pourtant, cela ne s'arrête pas là. Son visage m'évoque quelque chose d'étrangement familier et je suis rapidement persuadée de l'avoir déjà vu. Probablement un personne de mon quotidien à qui je ne prête guère attention d'ordinaire. Elle se souviens la première. *La honte*. Des fois je me dis que je devrais faire des efforts pour retenir les prénoms de mes camarades __ car je l'ai sans aucun doute rencontrée à Poudlard. Il me semble même qu'à Gryffondor je la vois souvent avec ... __ *mais oui !*, avec Nolan.
__ Renn c'est bien toi ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Mon ton marque plus la curiosité que l'agacement. Je suis agréablement surprise par cette rencontre. J'ai eu peu d'occasions de parler à Renn et elle ne m'a jamais semblé particulièrement infréquentable (bien que son amitié avec Nolan aurait dû m'inquiéter). D'un mouvement d'épaule, je l'invite à me suivre __ si elle le souhaite __ pour discuter dans une galerie plus calme. Il n'est pas bon de parler de magie dans un lieu où le moldu règne.
encore navrée pour le retard
La Tamise à Westminster
Ouf, c'était bien Scary devant elle ! Pas de honte intergalactique à se tromper de personne, prendre une parfaite inconnue pour une fille de sa promotion, de sa maison, de qui elle était, en plus, pas particulièrement proche. Ceci dit, elle avait quand même réussi à lui rentrer dedans, bonjour l'image qu'elle renvoyait à sa camarade, maintenant. Au moins, si c'était une parfaite inconnue, cette parfaite inconnue l'aurait vite oublié, ce carambolage imprévu, alors que Scary, comme elle la connaissait, pouvait s'en rappeler et, surtout, le lui rappeler. Après, Renn n'était pas sûre que ce soit le style de la Gryffondor, de rappeler les bêtises des autres comme ça, mais elle ne la connaissait pas suffisamment pour savoir.
« Euh... Ouais ? Ouais c'est moi. »
C'était peut-être la pire réponse qu'elle avait pu donner ; mais en même temps, que répondre à un "c'est bien toi ?" ? En fait, pour cette question, n'importe quelle réponse était bizarre, du moins dans l'idée que Renn s'en faisait. Et puis, elle avait paniqué. En temps normal, peut-être qu'elle aurait répondu quelque chose du style "bah non je suis le premier ministre", mais là, elle avait juste répondu ce qui lui passait par la tête, c'est à dire pas grand chose, après quelques instants de panique à l'intérieur d'elle-même.
Sans avoir le temps de répondre à la seconde question de Scary, Renn suivit cette-dernière dans une autre galerie un peu plus vide, et surtout, moins bruyante. Ce qui était tout de même mieux pour discuter. Après un petit coup d'oeil à la nouvelle salle, juste pour voir où Scary l'avait emmenée, elle se tourna vers sa camarade. « T'es venue visiter le musée aussi ? » C'était littéralement la question que lui avait posé Scary avant de l'embarquer ici, à quelques mots près. Mais bon, Renn se voyait mal repartir directement sur sa réponse sans plus de contexte, alors autant reposer la question.
« Euh... Ouais ? Ouais c'est moi. »
C'était peut-être la pire réponse qu'elle avait pu donner ; mais en même temps, que répondre à un "c'est bien toi ?" ? En fait, pour cette question, n'importe quelle réponse était bizarre, du moins dans l'idée que Renn s'en faisait. Et puis, elle avait paniqué. En temps normal, peut-être qu'elle aurait répondu quelque chose du style "bah non je suis le premier ministre", mais là, elle avait juste répondu ce qui lui passait par la tête, c'est à dire pas grand chose, après quelques instants de panique à l'intérieur d'elle-même.
Sans avoir le temps de répondre à la seconde question de Scary, Renn suivit cette-dernière dans une autre galerie un peu plus vide, et surtout, moins bruyante. Ce qui était tout de même mieux pour discuter. Après un petit coup d'oeil à la nouvelle salle, juste pour voir où Scary l'avait emmenée, elle se tourna vers sa camarade. « T'es venue visiter le musée aussi ? » C'était littéralement la question que lui avait posé Scary avant de l'embarquer ici, à quelques mots près. Mais bon, Renn se voyait mal repartir directement sur sa réponse sans plus de contexte, alors autant reposer la question.
रेन #241431 — 7ème année, 18 ans
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »