Pimenter les choses
VENDREDI 09 OCTOBRE 2048
Première année, 11 ans
Première année, 11 ans
La fillette était arrivée à son cours de potion avec un peu d'avance, comme à son habitude. Elle aimait bien prendre son temps pour se déplacer entre les cours, le château étant bien trop grand pour qu'elle parte au dernier moment. Cette fois-ci, elle n'avait pas eu à traverser beaucoup d'étages, la salle commune de sa maison se trouvant à peine deux étages plus haut. Dans les momens comme ça, elle remerciait intérieurement le choixpeau de ne pas l'avoir placée chez les Serdaigle. Les pauvres devaient traverser tout le château pour aller en cours.
Enola commençait peu à peu à retrouver ses marques dans le château, réussissant à ne plus se perdre entre deux cours. Elle était loin de le connaître du bout des doigts, mais c'était déjà une amélioration. Au moins, elle n'avait plus ce stresse de se perdre et d'arriver en retard.
Quelques minutes passèrent avant que le cours commence, la brunette s'installant à une place. Ravie, elle écoutait avec attention les consignes de sa professeure, qui expliquait qu'ils allaient pouvoir préparer leur première potion. La pimentine. Toute excitée, la fillette observait les ingrédients avec curiosité. Elle adorait les potions pour l'instant, trouvant la matière vraiment intéressante. Elle était impatiente de pouvoir commencer à pratiquer, pour de vrai.
Son visage se referma cependant légèrement quand elle comprit qu'elle allait devoir se mettre en binôme. Elle n'aimait pas trop les travaux de groupe, ayant la plupart du temps bien plus de motivation que les autres. Elle était certainement trop perfectionniste, et se retrouvait à tout faire toute seule. Pas que ça la dérange, mais ça l'énervait que les autres obtiennent des bonnes notes sans rien faire.
Tout en tentant de mettre son avis de côté, la brune commença à regarder un peu autour d'elle, à la recherche de quelqu'un de potable.
Et voilà
@Marilya Sowell
Pimenter les choses
Marilya se réveilla de particulièrement bonne humeur ce matin-là, aussi avait-t-elle opté pour le "sautillage" comme moyen de locomotion. Elle sautilla de son lit à la salle de bain, puis sautillage de la salle de bain à la Grande-Salle. Elle sautilla encore sur le chemin du retour et, évidemment, était entrain de sautiller lorsqu'elle traversa la porte ouverte qui menait au cours de Potion. Elle adorait les Potions ! Aussi sautilla-t-elle jusqu'à sa place, affichant un grand sourire.
Elle aimait bien Poudlard, mais sa famille lui manquait trop pour qu'elle puisse pleinement en profiter. Certains avaient trouvé leurs marques très rapidement, la princesse, quant à elle, passait encore une fois par jour à la volière. Mais ce cours là réjouissait toujours la princesse, car il lui faisait penser à sa maman. C'était une excellente potionniste, cuissière et pâtissière !
Quand on leur annonça de se mettre en binôme, Marilya sautilla jusqu'à l'un de ses camarades au hasard.
"Coucou Enola ! On fait équipe ?" ne pensant pas qu'il était possible de recevoir une réponse négative, Marilya s'installa sans attendre et reprit : "J'aime trop les potions. Tu savais que si on les utilises bien on peut devenir plus fort qu'avec une baguette ? C'est ma maman qui me l'a dit."
Elle remonta sa tignasse blonde en une queue de cheval qu'elle attacha à l'aide d'un gros chouchou rose.
"Voilà ! Parée !"
Elle aimait bien Poudlard, mais sa famille lui manquait trop pour qu'elle puisse pleinement en profiter. Certains avaient trouvé leurs marques très rapidement, la princesse, quant à elle, passait encore une fois par jour à la volière. Mais ce cours là réjouissait toujours la princesse, car il lui faisait penser à sa maman. C'était une excellente potionniste, cuissière et pâtissière !
Quand on leur annonça de se mettre en binôme, Marilya sautilla jusqu'à l'un de ses camarades au hasard.
"Coucou Enola ! On fait équipe ?" ne pensant pas qu'il était possible de recevoir une réponse négative, Marilya s'installa sans attendre et reprit : "J'aime trop les potions. Tu savais que si on les utilises bien on peut devenir plus fort qu'avec une baguette ? C'est ma maman qui me l'a dit."
Elle remonta sa tignasse blonde en une queue de cheval qu'elle attacha à l'aide d'un gros chouchou rose.
"Voilà ! Parée !"
Pimenter les choses
Un mois qu'elle était au château. Elle n'avait pas vraiment d'ami fixe pour le moment, si bien qu'elle ne savait pas vraiment à qui s'adresser ce jour-là. Elle commençait à plutôt bien connaître ses camarades de classe, malgré tout, et savait très bien avec qui elle n'avait pas envie d'être. Elle, elle voulait de bonnes notes. Elle voulait réussir sa potion. Pas parler vernis et licornes pendant des heures. En réalité, si elle pouvait ne pas parler, c'était encore mieux.
L'arrivée de Marilya, qui semblait ne plus savoir marcher comme une personne normale, vint cependant réduire ses espoirs en miettes. Elle qui voulait quelqu'un de peu bavard, c'était raté ! Il n'y avait probablement pas pire que la blonde dans leur promotion, dans cette catégorie-là. Elle n'avait plus qu'à espérer qu'elle soit bonne en potion, malgré les apparences.
- Salut, oui, si tu veux, fit-elle avec un petit sourire forcé. Ah ouais, génial, on va pouvoir se concentrer alors. Ta mère, elle est potionniste, j'imagine ?
Suivant l'exemple de sa camarade, qui avait eu une bonne initiative, la fillette regroupa ses longues boucles brunes en un chignon peu soigné. Elle était fin prête.
Lisant avec attention la recette, la brune se décida de se mettre au travail immédiatement. Plus vite elles allaient, plus vite ce serait fini. Plus vite le calvaire serait passé. Et avec un peu de chance, elles réussiraient même leur potion et pourrait impressionner Miss Xarinez. Ça, ce serait vraiment génial !
- Bon, faut déjà qu'on fasse bouillir de l'eau dans le chaudron, annonça-t-elle. À la moitié.
L'arrivée de Marilya, qui semblait ne plus savoir marcher comme une personne normale, vint cependant réduire ses espoirs en miettes. Elle qui voulait quelqu'un de peu bavard, c'était raté ! Il n'y avait probablement pas pire que la blonde dans leur promotion, dans cette catégorie-là. Elle n'avait plus qu'à espérer qu'elle soit bonne en potion, malgré les apparences.
- Salut, oui, si tu veux, fit-elle avec un petit sourire forcé. Ah ouais, génial, on va pouvoir se concentrer alors. Ta mère, elle est potionniste, j'imagine ?
Suivant l'exemple de sa camarade, qui avait eu une bonne initiative, la fillette regroupa ses longues boucles brunes en un chignon peu soigné. Elle était fin prête.
Lisant avec attention la recette, la brune se décida de se mettre au travail immédiatement. Plus vite elles allaient, plus vite ce serait fini. Plus vite le calvaire serait passé. Et avec un peu de chance, elles réussiraient même leur potion et pourrait impressionner Miss Xarinez. Ça, ce serait vraiment génial !
- Bon, faut déjà qu'on fasse bouillir de l'eau dans le chaudron, annonça-t-elle. À la moitié.
Pimenter les choses
"Tu sais, ma mère est vraiment douée pour tout ce qui est potions, pâtisserie, et cuisine", commença Marilya avec un sourire éclatant en regardant Enola, qui se concentrait sur la préparation de leur potion.
Elle ne remarquait pas vraiment le malaise de son équipière. Pour elle, ce genre de moment était parfait pour discuter, partager des anecdotes amusantes. Comme sa mère, elle ne vivait pas pour réussir, mais pour être heureuse. Il allait bien falloir qu'elle se fasse à sa nouvelle vie loin de sa famille. Personne n'avait besoin de savoir qu'elle pleurait encore tous les soirs au moment d'écrire sa lettre. Toute sa vie elle avait rêvé de se faire des amis, alors elle allait s'en faire !
"Elle travaille dans un salon de thé magique !" reprit Marilya. "Elle m’a appris plein de choses sur les potions. J’ai même préparé plusieurs fois de la pimentine avec elle ! C’est une potion très efficace pour soigner les rhumes, mais tu connais non ?" La princesse ne faisait pas attention à ce genre de chose, mais il lui semblait qu'Enola venait d'une famille sorcière, comme elle. "Et tes parents ils font quoi ?"
- Bon, faut déjà qu'on fasse bouillir de l'eau dans le chaudron, annonça-t-elle. À la moitié.
Les deux sorcières s'exécutèrent puis, une fois l'eau à ébullition -ce qui prenait toujours beaucoup trop de temps aux yeux de Marilya-, la princesse récupéra la fiole contenant les gouttes essentielle.
"Menthe poivré." lu-t-elle. "Pas ça ! Hmmm, ah, là !"
La princesse récupéra l'eucalyptus que tendit une cuillère à Enola.
"Je mets les gouttes et après tu mélanges ?"
Avec une précision qui trahissait son expérience, Marilya compta à voix haute.
"Un... deux... trois, [...] dix !"
Elle ne remarquait pas vraiment le malaise de son équipière. Pour elle, ce genre de moment était parfait pour discuter, partager des anecdotes amusantes. Comme sa mère, elle ne vivait pas pour réussir, mais pour être heureuse. Il allait bien falloir qu'elle se fasse à sa nouvelle vie loin de sa famille. Personne n'avait besoin de savoir qu'elle pleurait encore tous les soirs au moment d'écrire sa lettre. Toute sa vie elle avait rêvé de se faire des amis, alors elle allait s'en faire !
"Elle travaille dans un salon de thé magique !" reprit Marilya. "Elle m’a appris plein de choses sur les potions. J’ai même préparé plusieurs fois de la pimentine avec elle ! C’est une potion très efficace pour soigner les rhumes, mais tu connais non ?" La princesse ne faisait pas attention à ce genre de chose, mais il lui semblait qu'Enola venait d'une famille sorcière, comme elle. "Et tes parents ils font quoi ?"
- Bon, faut déjà qu'on fasse bouillir de l'eau dans le chaudron, annonça-t-elle. À la moitié.
Les deux sorcières s'exécutèrent puis, une fois l'eau à ébullition -ce qui prenait toujours beaucoup trop de temps aux yeux de Marilya-, la princesse récupéra la fiole contenant les gouttes essentielle.
"Menthe poivré." lu-t-elle. "Pas ça ! Hmmm, ah, là !"
La princesse récupéra l'eucalyptus que tendit une cuillère à Enola.
"Je mets les gouttes et après tu mélanges ?"
Avec une précision qui trahissait son expérience, Marilya compta à voix haute.
"Un... deux... trois, [...] dix !"
Pimenter les choses
La fillette hocha la tête sans répondre, songeant avec amertume au fait que sa mère à elle n’avait jamais rien fait pour elle. Rien cuisiner. Rien pâtissier. Jamais fait de potions pour l’aider. En réalité, sa mère se fichait pas mal de ce qui pouvait arriver à Enola et ne le cachait pas. Si la brune faisait en général semblant de ne pas y prêter attention, de ne pas être touchée par ça, c’était plutôt tout le contraire. Ça la blessait, bien plus qu’elle ne l’aurait jamais avoué. Alors entendre Marilya, la naïve qui semblait avoir eu une vie si simple et facile, parler de sa mère comme ça… C’était tout sauf agréable.
La jeune sorcière écouta avec plus ou moins d’attention sa camarade raconter sa vie, plus intéressée qu’elle ne voulait bien le montrer. Qu’est-ce qu’elle aurait voulu pouvoir avoir la même expérience que la blonde…
- Ca devait être cool, fit-elle. Ma mère est moldue donc je connais pas trop la magie. Et mon père, je le connais pas.
Elle avait beau avoir lu tous les livres possibles et imaginables pendant l’été, la première année se sentait toujours perdue au milieu de ses camarades. Quand ces derniers avaient grandi dans la magie, c’était plutôt dur de tout rattraper en quelques mois. Et dire qu’elle ne connaissait l’existence de la magie que depuis deux ans… Elle avait un bon bout de temps à rattraper.
Après ça, la sang-mêlée décida de se mettre au travail, remplissant le chaudron d’eau. Les deux fillettes le mirent ensuite à bouillir, attendant patiemment que des bulles se forment à la surface de l’eau. C’était long, très long mais ça finit par passer.
Regardant les gestes experts de sa camarade -malgré les apparences, celle-ci avait vraiment l’air de vraiment savoir ce qu’elle était en train de faire- elle hocha la tête avant de s’emparer du nécessaire. Elle attendit que sa camarade ait terminé d’ajouter les gouttes pour mélanger trois fois la potion dans le sens des aiguilles d’une montre. Pour l’instant, tout semblait être dans l’ordre. Enola espérait vraiment qu’elles allaient réussir à bien préparer la potion.
- Ok, il faut rajouter la menthe et le sang de salamandre maintenant, déclara-t-elle après avoir terminé.
Elle tendit la bouteille de sang de salamandre à sa camarade, qui semblait habile avec les proportions, avant d’ajouter cinq feuilles de menthe poivrée dans le mélange. Elles géraient ça !
La jeune sorcière écouta avec plus ou moins d’attention sa camarade raconter sa vie, plus intéressée qu’elle ne voulait bien le montrer. Qu’est-ce qu’elle aurait voulu pouvoir avoir la même expérience que la blonde…
- Ca devait être cool, fit-elle. Ma mère est moldue donc je connais pas trop la magie. Et mon père, je le connais pas.
Elle avait beau avoir lu tous les livres possibles et imaginables pendant l’été, la première année se sentait toujours perdue au milieu de ses camarades. Quand ces derniers avaient grandi dans la magie, c’était plutôt dur de tout rattraper en quelques mois. Et dire qu’elle ne connaissait l’existence de la magie que depuis deux ans… Elle avait un bon bout de temps à rattraper.
Après ça, la sang-mêlée décida de se mettre au travail, remplissant le chaudron d’eau. Les deux fillettes le mirent ensuite à bouillir, attendant patiemment que des bulles se forment à la surface de l’eau. C’était long, très long mais ça finit par passer.
Regardant les gestes experts de sa camarade -malgré les apparences, celle-ci avait vraiment l’air de vraiment savoir ce qu’elle était en train de faire- elle hocha la tête avant de s’emparer du nécessaire. Elle attendit que sa camarade ait terminé d’ajouter les gouttes pour mélanger trois fois la potion dans le sens des aiguilles d’une montre. Pour l’instant, tout semblait être dans l’ordre. Enola espérait vraiment qu’elles allaient réussir à bien préparer la potion.
- Ok, il faut rajouter la menthe et le sang de salamandre maintenant, déclara-t-elle après avoir terminé.
Elle tendit la bouteille de sang de salamandre à sa camarade, qui semblait habile avec les proportions, avant d’ajouter cinq feuilles de menthe poivrée dans le mélange. Elles géraient ça !
Pimenter les choses
"Ooh..." fit Marilya, triste pour son amie.
Elle ne s'imaginait pas vivre sans son père. D'ailleurs, rien que l'idée lui fit monter les larmes aux yeux. Son nez remua comme celui d'un boursouflet lorsqu'elle tenta de les retenir, essayant de faire disparaître la sensation de picotement, comme si on venait de lui envoyer du poivre dans les narines.
"Mais pourquoi ?"
Qu'est-ce qui pouvait pousser un père à ne pas être dans la vie de son enfant ? Aimée, chérie et surprotégée à outrance, même si elle ne s'en rendait pas compte, il y avait des concept que Marilya ne maîtrisait pas bien. L'injustice, la violence, la méchanceté : tout ça n'existait pas dans son univers et, à ses yeux, le monde se composait essentiellement de gentils. Seul quelques "méchants" existaient ici et là et il fallait s'en méfier à tout prix. Le père d'Enola était-il un méchant ? Ou est-ce qu'un méchant lui avait fait du mal, l'empêchant ainsi d'être avec sa fille ?
Marilya hocha la tête, toute chamboulée, lorsqu'Enola lui indiqua de rajouter du sang de salamandre. La menthe infusée dans leur chaudron et dans celui des autres embaumait la salle de classe de manière très agréable.
"T'sais, ça veut rien dire de connaître la magie ou pas avant l'école. La preuve, t'as déjà de bien meilleurs notes que moi."
Marilya tenta un sourire pour réconforter sa camarade qui semblait en avoir besoin.
Elle ne s'imaginait pas vivre sans son père. D'ailleurs, rien que l'idée lui fit monter les larmes aux yeux. Son nez remua comme celui d'un boursouflet lorsqu'elle tenta de les retenir, essayant de faire disparaître la sensation de picotement, comme si on venait de lui envoyer du poivre dans les narines.
"Mais pourquoi ?"
Qu'est-ce qui pouvait pousser un père à ne pas être dans la vie de son enfant ? Aimée, chérie et surprotégée à outrance, même si elle ne s'en rendait pas compte, il y avait des concept que Marilya ne maîtrisait pas bien. L'injustice, la violence, la méchanceté : tout ça n'existait pas dans son univers et, à ses yeux, le monde se composait essentiellement de gentils. Seul quelques "méchants" existaient ici et là et il fallait s'en méfier à tout prix. Le père d'Enola était-il un méchant ? Ou est-ce qu'un méchant lui avait fait du mal, l'empêchant ainsi d'être avec sa fille ?
Marilya hocha la tête, toute chamboulée, lorsqu'Enola lui indiqua de rajouter du sang de salamandre. La menthe infusée dans leur chaudron et dans celui des autres embaumait la salle de classe de manière très agréable.
"T'sais, ça veut rien dire de connaître la magie ou pas avant l'école. La preuve, t'as déjà de bien meilleurs notes que moi."
Marilya tenta un sourire pour réconforter sa camarade qui semblait en avoir besoin.
Pimenter les choses
La réaction de sa camarade lui serra le coeur, la brune voyant des larmes pointer au bout des yeux de celle-ci. Elle n'avait pas voulu lui faire de la peine, disant simplement la vérité. En réalité, Enola n'aurait pas dû s'attendre à une autre réaction, de la part de sa camarade. Celle-ci semblait n'avoir jamais vu d'injustice ou de tristesse, au cours de son enfance. Ou peut-être était-elle tout simplement hypersensible. Dans tous les cas, la première année aurait dû s'y attendre. Après tout, elle avait déjà eu l'occasion de remarquer que ses réactions pouvaient parfois être quelques peu excessives.
- J'sais pas trop, fit-elle en atténuant à quel point ça comptait pour elle. Il s'entendait pas avec ma mère et un bout jour, pouf, il est partie. Mais c'est pas grave, j'étais toute petite, je me souviens de presque rien.
Si son père avait rarement était présent, trop occupé par son travail, il avait toujours été gentil avec Enola. Enfin, de ce qu'elle se souvenait. Au fil du temps, le son de son rire était devenu plus flou, l'image de son visage ne correspondait plus aux photos. Elle ne pensait même plus à lui tous les jours, son absence étant devenu un élément intégrant de sa vie. Elle s'en fichait. S'il voulait partir, c'est qu'il avait sans doute une bonne raison de le faire. Enfin, c'est ce qu'elle se disait, la plupart du temps.
Marilya semblait assez touchée par l'histoire d'Enola. Cette dernière, mal à l'aise, ne savait plus où se mettre. Elle ne voulait pas inciter la pitié ! Alors elle ne dit rien, regardant patiemment la blonde ajouter le sang de salamandre dans la mixture.
- Ca veut rien dire les notes, fit-elle tout en mélangeant la potion trois fois dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Puis, j'me suis beaucoup renseignée cet été, c'est pour ça. J'ai essayé de rattraper un peu mon retard, sinon ça allait être la cata.
Même si elle obtenait des bonnes notes, ses lacunes ne disparaîtraient jamais complétement. Il y aurait toujours des jeux, des expressions que la fillette ne comprendrait pas et n'utiliserait pas. Mais c'était la vie, elle n'avait pas d'autres choix. Elle devait s'y faire, un point c'est tout.
- J'sais pas trop, fit-elle en atténuant à quel point ça comptait pour elle. Il s'entendait pas avec ma mère et un bout jour, pouf, il est partie. Mais c'est pas grave, j'étais toute petite, je me souviens de presque rien.
Si son père avait rarement était présent, trop occupé par son travail, il avait toujours été gentil avec Enola. Enfin, de ce qu'elle se souvenait. Au fil du temps, le son de son rire était devenu plus flou, l'image de son visage ne correspondait plus aux photos. Elle ne pensait même plus à lui tous les jours, son absence étant devenu un élément intégrant de sa vie. Elle s'en fichait. S'il voulait partir, c'est qu'il avait sans doute une bonne raison de le faire. Enfin, c'est ce qu'elle se disait, la plupart du temps.
Marilya semblait assez touchée par l'histoire d'Enola. Cette dernière, mal à l'aise, ne savait plus où se mettre. Elle ne voulait pas inciter la pitié ! Alors elle ne dit rien, regardant patiemment la blonde ajouter le sang de salamandre dans la mixture.
- Ca veut rien dire les notes, fit-elle tout en mélangeant la potion trois fois dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Puis, j'me suis beaucoup renseignée cet été, c'est pour ça. J'ai essayé de rattraper un peu mon retard, sinon ça allait être la cata.
Même si elle obtenait des bonnes notes, ses lacunes ne disparaîtraient jamais complétement. Il y aurait toujours des jeux, des expressions que la fillette ne comprendrait pas et n'utiliserait pas. Mais c'était la vie, elle n'avait pas d'autres choix. Elle devait s'y faire, un point c'est tout.
Pimenter les choses
Marilya écoutait Enola avec une attention presque solennelle, son cœur se serrant à chaque mot de son amie. Elle sentait bien qu’Enola tentait de minimiser la douleur de cette absence, mais cela ne l’empêchait pas d’imaginer ce que cela pouvait représenter. Marilya, elle, n’avait jamais connu un manque pareil ; sa famille lui manquait tous les jours à Poudlard, mais elle savait qu’ils étaient là, fidèles au poste, à l’attendre. L’idée qu’Enola ait dû grandir en acceptant cette absence avec autant de résignation la touchait plus qu’elle ne pouvait l’exprimer.
« Moi... je trouve ça très courageux de ta part d’avoir traversé tout ça, » murmura Marilya, en essayant de ne pas paraître trop émotive pour ne pas la gêner davantage. Elle ajouta d’une voix douce : « Et puis, regarde tout ce que tu arrives à faire en magie, même si tu as dû apprendre seule. Tu es vraiment forte, Enola ! »
Alors qu’Enola ajoutait le sang de salamandre dans leur potion, Marilya l’observa avec admiration, se rendant compte de tout le travail et la détermination qu’il lui avait fallu pour être là, à ses côtés, malgré les épreuves. Marilya ajouta en mélangeant leur mixture avec application, un sourire bienveillant aux lèvres : « Tu sais, si tu as besoin de quelqu’un pour t’expliquer des choses, des mots bizarres ou même juste pour parler, je suis là. J'suis pas la plus intelligente, mais je ferais de mon mieux promis ! Parfois, on a juste besoin d’un ami, pas forcément de tout comprendre. »
Elle regarda Enola, les yeux brillants de sincérité, espérant qu’elle sentirait qu’elle pouvait compter sur elle.
« Moi... je trouve ça très courageux de ta part d’avoir traversé tout ça, » murmura Marilya, en essayant de ne pas paraître trop émotive pour ne pas la gêner davantage. Elle ajouta d’une voix douce : « Et puis, regarde tout ce que tu arrives à faire en magie, même si tu as dû apprendre seule. Tu es vraiment forte, Enola ! »
Alors qu’Enola ajoutait le sang de salamandre dans leur potion, Marilya l’observa avec admiration, se rendant compte de tout le travail et la détermination qu’il lui avait fallu pour être là, à ses côtés, malgré les épreuves. Marilya ajouta en mélangeant leur mixture avec application, un sourire bienveillant aux lèvres : « Tu sais, si tu as besoin de quelqu’un pour t’expliquer des choses, des mots bizarres ou même juste pour parler, je suis là. J'suis pas la plus intelligente, mais je ferais de mon mieux promis ! Parfois, on a juste besoin d’un ami, pas forcément de tout comprendre. »
Elle regarda Enola, les yeux brillants de sincérité, espérant qu’elle sentirait qu’elle pouvait compter sur elle.
Pimenter les choses
- Merci, fit-elle avec un petit rire mal à l'aise.
Sa camarade cherchait à être gentille, Enola le savait. En un sens, elle se sentait touchée par les mots de celle-ci, même si elle ignorait si Marilya les pensait vraiment ou non. Ca lui faisait tout de même encore bizarre, de raconter ce genre d'informations. Depuis qu'elle était au château, elle avait dû se présenter à plusieurs personnes et forcément, le sujet avait toujours été abordé. Quand on lui posait la question, la Poufsouffle ne mentait pas mais se contentait de faire comme si ça ne l'atteignait pas. Elle balayait la pitié d'un haussement d'épaule, un sourire polie accroché au visage. Elle n'avait aucune envie de passer pour la pauvre petite sans papa aux yeux de tout le monde.
Alors, encore une fois, elle ne voulait pas que sa camarade de promotion voit à quel point ça lui faisait du mal. Marilya avait beau pouvoir se révéler étonnement intelligente, elle ne savait pas encore si elle pouvait lui faire confiance. Avait-elle envie que tout le château soit au courant ?
- Okay, fit-elle en hochant la tête, même si elle savait très bien qu'elle ne se confierait jamais à sa camarade, avant de tenter de changer de sujet: Et toi, ton père il fait quoi ?
Elle observa ensuite sa camarade touiller la potion, contente de voir que leur potion semblait pour le moment réussie. Elle avait beau n'être au château que depuis quelques mois, elle savait déjà que les potions était une de ses matières préférées. Elle qui n'avait pourtant jamais été très adepte de la cuisine, elle adorait suivre l'idée de créer des consignes et de pouvoir créer des potions magiques rien qu'avec un chaudron et quelques ingrédients. Elle avait attendu ce cours où, enfin, elle allait pouvoir en préparer une vraie avec impatience.
Une fois le mélange terminé, la brune s'empara des piments avant de les montrer à sa camarade:
- Tu fais les piments ?
Pas qu'elle ait particulièrement envie que Marilya s'y attaque en réalité, elle voulait simplement répartir les tâches. Si ça n'avait tenu qu'à elle, elle aurait probablement fait la potion en entière en disant à sa camarade d'attendre et de regarder. Mais, malheureusement, ça ne marchait pas comme ça et Enola voulait faire des efforts.
Sa camarade cherchait à être gentille, Enola le savait. En un sens, elle se sentait touchée par les mots de celle-ci, même si elle ignorait si Marilya les pensait vraiment ou non. Ca lui faisait tout de même encore bizarre, de raconter ce genre d'informations. Depuis qu'elle était au château, elle avait dû se présenter à plusieurs personnes et forcément, le sujet avait toujours été abordé. Quand on lui posait la question, la Poufsouffle ne mentait pas mais se contentait de faire comme si ça ne l'atteignait pas. Elle balayait la pitié d'un haussement d'épaule, un sourire polie accroché au visage. Elle n'avait aucune envie de passer pour la pauvre petite sans papa aux yeux de tout le monde.
Alors, encore une fois, elle ne voulait pas que sa camarade de promotion voit à quel point ça lui faisait du mal. Marilya avait beau pouvoir se révéler étonnement intelligente, elle ne savait pas encore si elle pouvait lui faire confiance. Avait-elle envie que tout le château soit au courant ?
- Okay, fit-elle en hochant la tête, même si elle savait très bien qu'elle ne se confierait jamais à sa camarade, avant de tenter de changer de sujet: Et toi, ton père il fait quoi ?
Elle observa ensuite sa camarade touiller la potion, contente de voir que leur potion semblait pour le moment réussie. Elle avait beau n'être au château que depuis quelques mois, elle savait déjà que les potions était une de ses matières préférées. Elle qui n'avait pourtant jamais été très adepte de la cuisine, elle adorait suivre l'idée de créer des consignes et de pouvoir créer des potions magiques rien qu'avec un chaudron et quelques ingrédients. Elle avait attendu ce cours où, enfin, elle allait pouvoir en préparer une vraie avec impatience.
Une fois le mélange terminé, la brune s'empara des piments avant de les montrer à sa camarade:
- Tu fais les piments ?
Pas qu'elle ait particulièrement envie que Marilya s'y attaque en réalité, elle voulait simplement répartir les tâches. Si ça n'avait tenu qu'à elle, elle aurait probablement fait la potion en entière en disant à sa camarade d'attendre et de regarder. Mais, malheureusement, ça ne marchait pas comme ça et Enola voulait faire des efforts.
383 mots
Pimenter les choses
Marilya attrapa le piment avec un sourire radieux et se tourna vers la table pour chercher de quoi l'écraser convenablement. Plus habile de ses mains qu'avec une baguette, elle s'appliqua avant d'ajouter les deux piments oiseaux à leur préparation dont le rouge s'intensifie encore un peu, signe que pour le moment, c'est une réussite.
"Voilà ! Ne reste plus qu'à attendre !"
Marilya laissa Enola retourner le sablier qui leur indiquera le bon moment pour couper le feu et posa ses fesses sur la chaise derrière elle, prête à attendre confortablement.
"Il est dresseur de veaudelunes, mais ce qu'il préfère c'est les plantes. Il en a fait pousser tout pleins à la maison et à son travail. Tu savais que leurs cacas font un excellent engrais ?"
La princesse aimait l'ambiance qui régnait dans la salle de classe. Le "bloup bloup" des chaudrons et le frémissement des flammes sous ceux-ci lui rappelait la maison. Ses parents avaient tous les deux étudiés ici, elle trouvait réconfortant de les imagines à son âge. Sa mère s'était peut-être même assise à la même place ! Cela aidait à combler le manque, au moins pour un temps, avant que son cœur ne se serre à nouveau. En fait, il valait mieux éviter de trop y penser, Marilya se sentait déjà toute chose après les tristes révélations de sa camarade. Aussi, elle ajouta :
"J'ai hâte qu'on commence à voler en cours de vol par contre. J'en peux plus des cours théorique ! Mamie dit toujours : c'est en tombant qu'on apprend !"
"Voilà ! Ne reste plus qu'à attendre !"
Marilya laissa Enola retourner le sablier qui leur indiquera le bon moment pour couper le feu et posa ses fesses sur la chaise derrière elle, prête à attendre confortablement.
"Il est dresseur de veaudelunes, mais ce qu'il préfère c'est les plantes. Il en a fait pousser tout pleins à la maison et à son travail. Tu savais que leurs cacas font un excellent engrais ?"
La princesse aimait l'ambiance qui régnait dans la salle de classe. Le "bloup bloup" des chaudrons et le frémissement des flammes sous ceux-ci lui rappelait la maison. Ses parents avaient tous les deux étudiés ici, elle trouvait réconfortant de les imagines à son âge. Sa mère s'était peut-être même assise à la même place ! Cela aidait à combler le manque, au moins pour un temps, avant que son cœur ne se serre à nouveau. En fait, il valait mieux éviter de trop y penser, Marilya se sentait déjà toute chose après les tristes révélations de sa camarade. Aussi, elle ajouta :
"J'ai hâte qu'on commence à voler en cours de vol par contre. J'en peux plus des cours théorique ! Mamie dit toujours : c'est en tombant qu'on apprend !"