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SAMEDI 17 AVRIL 2049
SALLE SENSORIELLE
SALLE SENSORIELLE
Depuis fin février, Diarmuid retrouvait de manière hebdomadaire une élève pour lui apprendre les bases de la méditation pour l'aider à gérer d'une part son anxiété et d'autre part son rapport à sa magie. Les premières fois, ils avaient fait ça dans la salle qu'il utilisait pour le diplôme de premiers soins magiques. Mais très vite, il était venu demander à sa collègue psychomage l'autorisation d'utiliser la salle sensorielle. Techniquement il n'en avait pas besoin, mais comme il voulait un créneau plus long que ce que l'enchantement de la salle le permettait, il avait fallu qu'il sache comment gérer la fin du cycle pour le faire repartir de manière exceptionnelle.
On était désormais mi-avril, le pédiatromage venait d'entrer dans le petit espace avec Lylas dont il utilisait le prénom - mais qu'il continuait à vouvoyer - lors de ces séances particulières. Il ne manqua pas de se débarrasser de ses chaussures et de ses chaussettes, mais aussi de sa robe de sorcier de sorte à se retrouver dans une tenue confortable: un pantalon de toile à ceinture élastique et une chemise plutôt ample - quoique glissée dans son pantalon. Il avança ensuite dans la pièce, laissant le soin à la Gryffondor de refermer la porte, et se dirigea vers la partie plus forestière avant de demander. "Ici ou dans le sable pour s'installer?" Les deux lieux avaient des atmosphères un tout petit peu différentes et si lui préférait la forêt, il voulait surtout que la jeune fille puisse être la plus à l'aise. Comme pour toutes leurs séances il ne serait là qu'en tant que guide et ne méditerait pas, ce n'était donc pas primordial que ça lui convienne, par contre, il devait savoir s'il s'asseyait ou s'il attrapait les deux coussins pour les déplacer.
@Lylas Mystéria
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Samedi 17 Avril 2049
Salle Sensorielle
Salle Sensorielle
Lylas ne regrettait absolument pas de s'être rendue à l'infirmerie il y a environ un mois de ça. Si l'infirmier lui avait donné une potion pour la calmer, il lui avait également proposé de lui enseigner la méditation. Elle avait immédiatement accepté. Si cela pouvait lui permettre de garder le contrôle sur ses émotions et de rester connectée à sa magie, elle se devait d'essayer. Les résultats étaient plutôt bons pour l'instant. Si la gryffone avait essuyé des échecs, elle avait persévéré avec l'aide de Mister O'Belt.
Aujourd'hui, elle le retrouvait pour une nouvelle séance. Ponctuelle, elle l'avait été à toutes ses séances. Il était hors de question de faire attendre une personne qui souhaitait l'aider. Vêtue d'un tee-shirt rouge et d'un legging noir, la cinquième année referma la porte de la salle sensorielle après avoir salué l'infirmier tout en le gratifiant d'un sourire reconnaissant. Elle retira ses baskets et les déposa près de l'entrée afin de suivre son mentor.
"Ici, c'est très bien."
Si Lylas appréciait la partie désert de la salle, elle préférait, et de loin, la partie végétale. Cela lui rappelait un petit peu les moments passés dans le jardin de la résidence avec sa grand-mère. La musique était agréable. Comme à chaque fois, elle se sentait déjà un peu plus apaisée que lorsqu'elle était entrée.
La cinquième année s'assit sur l'un des coussins. Si lors de ses premières séances elle appréhendait le déroulé de la séance, ce n'était plus le cas à présent. Du moins, ce n'était plus le déroulé qui lui inspirait du stress mais plutôt la peur que ses pensées viennent empêcher sa réussite. La vérité, c'était qu'elle avait peur de décevoir. Peur de décevoir Mister O'Belt. Peur de ne pas être à la hauteur. Peur de lire cette déception dans le regard de l'infirmier tout comme elle avait lu ce sentiment dans le regard de ses parents.
@Diarmuid O'Belt
7 année RP, Couleur : #800080, L'Atelier Mode
~ aka Lyl's - réservé à la fratrie Blackburn
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Diarmuid esquissa un sourire en l'entendant mentionner la zone forestière pour cette séance de méditation. Il s'y installa tranquillement, choisissant un coussin se trouvant au pied d'un arbre pour avoir le luxe de s'y adosser. Beaucoup déconseillait de faire ce genre d'exercice d'introspection avec un appui au niveau du dos, mais lui avait du mal à s'en passer. Il avait besoin de se sentir soutenu, un contact supplémentaire au monde réel, pour ne pas se perdre trop longtemps ou pire... s'endormir. Ca lui arrivait beaucoup au début et cette parade l'avait bien aidé.
Une fois installé, son regard se posa sur l'étudiante et, malgré la pénombre, il distingua une tension émaner d'elle. Ca avait été le cas plus ou moins à chaque séance mais cela avait fini par passer. Aussi il ne dit rien à ce sujet. "Vous êtes bien installée?" Demanda-t-il alors à l'élève tout en peaufinant sa propre mise en place en croisant ses jambes dans une position tailleur détendue et repliant les manches de sa chemise. Des gestes que la brune l'avait vu faire à chaque fois qu'ils avaient pu se voir.
Et puis, quand elle lui indiqua être prête, il inspira longuement avant de faire débuter cette petite heure. "Commencez par réguler votre respiration, trois longues inspirations puis expirations avant de prendre un rythme régulier mais plutôt lent." Des choses qu'elle connaissait désormais, d'ailleurs, selon le déroulé de cette séance, il comptait informer la jeune fille que les rendez-vous aussi régulier que ceux de ces dernières semaines ne seraient plus nécessaires.
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Une fois installé, son regard se posa sur l'étudiante et, malgré la pénombre, il distingua une tension émaner d'elle. Ca avait été le cas plus ou moins à chaque séance mais cela avait fini par passer. Aussi il ne dit rien à ce sujet. "Vous êtes bien installée?" Demanda-t-il alors à l'élève tout en peaufinant sa propre mise en place en croisant ses jambes dans une position tailleur détendue et repliant les manches de sa chemise. Des gestes que la brune l'avait vu faire à chaque fois qu'ils avaient pu se voir.
Et puis, quand elle lui indiqua être prête, il inspira longuement avant de faire débuter cette petite heure. "Commencez par réguler votre respiration, trois longues inspirations puis expirations avant de prendre un rythme régulier mais plutôt lent." Des choses qu'elle connaissait désormais, d'ailleurs, selon le déroulé de cette séance, il comptait informer la jeune fille que les rendez-vous aussi régulier que ceux de ces dernières semaines ne seraient plus nécessaires.
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Lylas attrapa un coussin et s'assit face à l'infirmier. Comme à chaque séance, il s'était assis de manière à avoir un point d'appui au niveau de son dos. Si Lylas comprenait que ce soit plus confortable pour lui, elle n'en avait pas besoin. Elle avait l'habitude de rester, bien droite, assise pendant des heures. Ainsi, cela ne lui posait aucun problème de ne pas avoir de point d'ancrage.
La gryffone prit le temps de s'imprégner de l'endroit dans lequel elle se trouvait. La salle sensorielle était une fabuleuse idée des psychomages ayant exercées au château. L'espace forêt l'apaisait tout particulièrement. Outre le fait que cela lui rappelait la résidence, elle trouvait un certain charme à ce lieu. La faible luminosité offrait un espace d'une grande intimité qui permettait aisément de se recentrer sur soi.
" Je pense que oui, nous pouvons commencer. "
Complètement imprégnée de l'endroit, installée confortablement comme Mister O'Belt le lui avait appris, Lylas esquissa un sourire. Elle aimait ce moment. Son esprit flottait entre appréhension et début d'évasion.
Comme à chaque séance, elle suivit les instructions qui lui étaient données. La cinquième année les connaissait par cœur à présent, mais elle ne se lassait pas de la présence de l'infirmier. Elle se sentait plus en sécurité à ses côtés.
L'anglaise ferma les yeux pour mieux se concentrer. Elle prit le temps de ralentir sa respiration afin d'entrer dans un état d'apaisement un peu plus poussé. Le rythme était identique à celui de ses précédentes séances. En tant que musicienne et chanteuse, Lylas n'avait aucun souci à le retrouver.
La gryffone prit le temps de s'imprégner de l'endroit dans lequel elle se trouvait. La salle sensorielle était une fabuleuse idée des psychomages ayant exercées au château. L'espace forêt l'apaisait tout particulièrement. Outre le fait que cela lui rappelait la résidence, elle trouvait un certain charme à ce lieu. La faible luminosité offrait un espace d'une grande intimité qui permettait aisément de se recentrer sur soi.
" Je pense que oui, nous pouvons commencer. "
Complètement imprégnée de l'endroit, installée confortablement comme Mister O'Belt le lui avait appris, Lylas esquissa un sourire. Elle aimait ce moment. Son esprit flottait entre appréhension et début d'évasion.
Comme à chaque séance, elle suivit les instructions qui lui étaient données. La cinquième année les connaissait par cœur à présent, mais elle ne se lassait pas de la présence de l'infirmier. Elle se sentait plus en sécurité à ses côtés.
L'anglaise ferma les yeux pour mieux se concentrer. Elle prit le temps de ralentir sa respiration afin d'entrer dans un état d'apaisement un peu plus poussé. Le rythme était identique à celui de ses précédentes séances. En tant que musicienne et chanteuse, Lylas n'avait aucun souci à le retrouver.
@Diarmuid O'Belt
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Très vite après avoir donné les consignes habituelles pour entrer en méditation, Diarmuid sentit l'atmosphère changer. Il entendit également - sans même avoir besoin de tendre l'oreille compte tenu du calme des lieux - sa respiration s'apaiser et prendre un rythme régulier et lent, celui qui facilitait l'introspection. Lui même était dans un état un peu intermédiaire. En tant que guide, il ne pouvait pas s'abandonner totalement à quelque chose où sa conscience serait altérée. Car si l'adolescente se débrouillait plutôt bien, un incident pouvait survenir et il devait se tenir prêt.
- "On a déjà beaucoup travaillé sur la reconnexion à la magie dans des périodes compliquées, pour éviter la perte de contrôle sur les émotions." Expliqua l'irlandais d'une voix calme et probablement monotone aussi. "On a aussi travaillé sur quoi faire si ça arrive quand même, et j'aimerais qu'on fasse ça aujourd'hui." Sa voix était toujours posée, plus basse que s'il parlait normalement, avec plus de souffle aussi certainement.
- "Lorsque vous sentez que vous avez perdu vos moyens, retrouvez votre refuge apaisant, vous êtes la seule à savoir à quoi il ressemble et où il se trouve en vous. Prenez le temps qu'il vous faut pour prendre son chemin, faites attention aux détails. Plus vous les ressentirez aujourd'hui, plus ce sera facile en situation de stress. Lorsque vous êtes devant, pense à laisser tout ce qui est trop lourd devant, videz vos sacs, soufflez un bon coup. Puis quand vous serez à l'intérieur et que vous vous y sentirez bien, faites moi un petit signe de la main." La consigne avait été donné sur un rythme calme, avec des pauses entre chaque phrase. Et pour cause, même s'il ne pouvait pas vraiment faire l'exercice dans sa plénitude, le jeune homme traçait sa propre route interne pour y retrouver l'espèce de cabane de draps de son enfance, planquée sous son flanc gauche.
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- "On a déjà beaucoup travaillé sur la reconnexion à la magie dans des périodes compliquées, pour éviter la perte de contrôle sur les émotions." Expliqua l'irlandais d'une voix calme et probablement monotone aussi. "On a aussi travaillé sur quoi faire si ça arrive quand même, et j'aimerais qu'on fasse ça aujourd'hui." Sa voix était toujours posée, plus basse que s'il parlait normalement, avec plus de souffle aussi certainement.
- "Lorsque vous sentez que vous avez perdu vos moyens, retrouvez votre refuge apaisant, vous êtes la seule à savoir à quoi il ressemble et où il se trouve en vous. Prenez le temps qu'il vous faut pour prendre son chemin, faites attention aux détails. Plus vous les ressentirez aujourd'hui, plus ce sera facile en situation de stress. Lorsque vous êtes devant, pense à laisser tout ce qui est trop lourd devant, videz vos sacs, soufflez un bon coup. Puis quand vous serez à l'intérieur et que vous vous y sentirez bien, faites moi un petit signe de la main." La consigne avait été donné sur un rythme calme, avec des pauses entre chaque phrase. Et pour cause, même s'il ne pouvait pas vraiment faire l'exercice dans sa plénitude, le jeune homme traçait sa propre route interne pour y retrouver l'espèce de cabane de draps de son enfance, planquée sous son flanc gauche.
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La perte de contrôle. L'un de ses plus grands cauchemars. Lylas détestait cette sensation. Lorsque les choses lui échappaient. Elle avait déjà appris à accepter de ne pas être maître de ses pensées. Cela lui avait pris du temps. Beaucoup de temps. La gryffone n'avait aucune envie de perdre le contrôle sur autre chose. Chaque individu était censé être en capacité de contrôler son corps, ses émotions, sa magie...
Elle avait toujours réussi à garder le contrôle sur ces éléments. Alors, par Merlin, pourquoi avait-il fallu qu'elle déraille ? Était-elle cassée ? Avait-elle un dysfonctionnement neurologique ? Non. Non. Et encore non !
Elle avait appris de nouvelles techniques pour garder le contrôle. Elle avait progressé avec l'aide de Mister O'Belt. Elle prit une profonde inspiration et dissipa le doute qui s'insinuait dans son esprit. Elle était normale. Elle savait gérée. La jeune fille avait juste besoin de se reconnecter à elle-même, à sa magie et tout irait très bien.
La voix de l'infirmier la ramena dans le monde réel. Il avait certainement senti un petit vent de doute s'infiltrer dans la pièce. Lylas n'avait rien dit. Cela arrivait au début de certaines séances. Tout ce qui comptait, c'était qu'elle était en capacité de garder le contrôle d'elle-même. La cinquième année venait de le faire avec brio.
Pourtant, elle ne se sentait pas totalement satisfaite. Elle n'avait pas vraiment perdu le contrôle. Et tout son problème résidait dans ces mots. Lylas était toujours en contrôle. Elle ne le perdait que très rarement. D'après l'infirmier, elle devait apprendre à réagir quand elle perdait le contrôle. Mais comment apprendre lorsque cela ne vous arrive presque jamais ? Cela était l'enjeu de toutes ces séances de méditation à ses côtés.
D'ailleurs, c'était l'exercice du jour. Que faire lorsque l'on perd totalement le contrôle de soi ? Après une nouvelle respiration plus prononcée, Lylas se concentra uniquement sur la voix soufflée qui s'insinuait dans son esprit. Au fur et à mesure des séances, la voix de Mister O'Belt était devenue une vraie guide vers son refuge. Si au début, Lylas ne la laissait pas franchir ses barrières, à présent l'esprit de la jeune fille n'opposait plus aucune résistance.
Les yeux fermés, la gryffone se baladait dans la mer formée par son esprit. Elle n'avait jamais vraiment compris pourquoi son esprit prenait la forme d'une mer, et ses pensées, la forme de portes plus ou moins brillantes. La mer était assez calme aujourd'hui, ce qui permit à Lylas marchait dans l'eau sans aucune difficulté. Les différentes portes présentes défilaient sans qu'elle ne puisse les approcher.
La porte qu'elle cherchait était une petite porte en bois sur laquelle du lierre poussait en guise d'ornement. Le haut de la porte était arrondi. Lylas connaissait bien cette porte à présent. Le chemin qui y menait n'était pas facile d'accès. Pourtant, la gryffone n'eut aucune difficulté à retrouver la porte, dans le creux de sa main gauche, enfin, c'est là qu'elle l'imaginait.
Lylas se trouvait devant la porte. Elle attendit quelques instants avant de la pousser. Sachant pertinemment ce qui se trouvait derrière, elle ne voulait pas risquer de l'abîmer. La voix revint, Mister O'Belt donnait toujours ses instructions. Comme d'habitude, son esprit fit bien les choses. Un sac apparu entre elle et la porte. Lylas y déposa le plus de choses possibles : bijoux, foulard, bout de parchemin... Une manière pour elle d'être plus légère au moment de pousser la fameuse porte.
Un. Deux. Trois. Sa main actionna la poignée. Un éclat de lumière l'obligea à fermer les yeux au moment où elle passa la porte. Lorsqu'elle les rouvrit, un sourire béat s'était formé sur son visage. Le champ de fleur était magnifique. L'herbe était douce. Le chant des oiseaux sonné comme une mélodie à ses oreilles. Lylas rejoignit instinctivement le bord du ruisseau et s'assit sur un rocher. Elle était enfin apaisée. Complètement apaisée.
Se rappelant de la consigne, elle utilisa sa main droite pour faire un signe de main à l'infirmier. Une esquisse de sourire étant apparu sur son visage, il aurait pu le deviner seul, mais un signal étant attendu, elle respecta leur accord en réalisant ce geste.
Elle avait toujours réussi à garder le contrôle sur ces éléments. Alors, par Merlin, pourquoi avait-il fallu qu'elle déraille ? Était-elle cassée ? Avait-elle un dysfonctionnement neurologique ? Non. Non. Et encore non !
Elle avait appris de nouvelles techniques pour garder le contrôle. Elle avait progressé avec l'aide de Mister O'Belt. Elle prit une profonde inspiration et dissipa le doute qui s'insinuait dans son esprit. Elle était normale. Elle savait gérée. La jeune fille avait juste besoin de se reconnecter à elle-même, à sa magie et tout irait très bien.
La voix de l'infirmier la ramena dans le monde réel. Il avait certainement senti un petit vent de doute s'infiltrer dans la pièce. Lylas n'avait rien dit. Cela arrivait au début de certaines séances. Tout ce qui comptait, c'était qu'elle était en capacité de garder le contrôle d'elle-même. La cinquième année venait de le faire avec brio.
Pourtant, elle ne se sentait pas totalement satisfaite. Elle n'avait pas vraiment perdu le contrôle. Et tout son problème résidait dans ces mots. Lylas était toujours en contrôle. Elle ne le perdait que très rarement. D'après l'infirmier, elle devait apprendre à réagir quand elle perdait le contrôle. Mais comment apprendre lorsque cela ne vous arrive presque jamais ? Cela était l'enjeu de toutes ces séances de méditation à ses côtés.
D'ailleurs, c'était l'exercice du jour. Que faire lorsque l'on perd totalement le contrôle de soi ? Après une nouvelle respiration plus prononcée, Lylas se concentra uniquement sur la voix soufflée qui s'insinuait dans son esprit. Au fur et à mesure des séances, la voix de Mister O'Belt était devenue une vraie guide vers son refuge. Si au début, Lylas ne la laissait pas franchir ses barrières, à présent l'esprit de la jeune fille n'opposait plus aucune résistance.
~ Plongeon dans l'esprit de Lylas ~
Les yeux fermés, la gryffone se baladait dans la mer formée par son esprit. Elle n'avait jamais vraiment compris pourquoi son esprit prenait la forme d'une mer, et ses pensées, la forme de portes plus ou moins brillantes. La mer était assez calme aujourd'hui, ce qui permit à Lylas marchait dans l'eau sans aucune difficulté. Les différentes portes présentes défilaient sans qu'elle ne puisse les approcher.
La porte qu'elle cherchait était une petite porte en bois sur laquelle du lierre poussait en guise d'ornement. Le haut de la porte était arrondi. Lylas connaissait bien cette porte à présent. Le chemin qui y menait n'était pas facile d'accès. Pourtant, la gryffone n'eut aucune difficulté à retrouver la porte, dans le creux de sa main gauche, enfin, c'est là qu'elle l'imaginait.
Lylas se trouvait devant la porte. Elle attendit quelques instants avant de la pousser. Sachant pertinemment ce qui se trouvait derrière, elle ne voulait pas risquer de l'abîmer. La voix revint, Mister O'Belt donnait toujours ses instructions. Comme d'habitude, son esprit fit bien les choses. Un sac apparu entre elle et la porte. Lylas y déposa le plus de choses possibles : bijoux, foulard, bout de parchemin... Une manière pour elle d'être plus légère au moment de pousser la fameuse porte.
Un. Deux. Trois. Sa main actionna la poignée. Un éclat de lumière l'obligea à fermer les yeux au moment où elle passa la porte. Lorsqu'elle les rouvrit, un sourire béat s'était formé sur son visage. Le champ de fleur était magnifique. L'herbe était douce. Le chant des oiseaux sonné comme une mélodie à ses oreilles. Lylas rejoignit instinctivement le bord du ruisseau et s'assit sur un rocher. Elle était enfin apaisée. Complètement apaisée.
~ Retour dans la salle sensorielle ~
Se rappelant de la consigne, elle utilisa sa main droite pour faire un signe de main à l'infirmier. Une esquisse de sourire étant apparu sur son visage, il aurait pu le deviner seul, mais un signal étant attendu, elle respecta leur accord en réalisant ce geste.
@Diarmuid O'Belt, j'étais inspirée...
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Alors qu'il attendait que l'adolescente lui fasse signe, Diarmuid s'aperçut qu'il était en train de s'enfoncer bien trop loin dans l'état méditatif. C'était le risque de faire l'exercice en même temps qu'elle. Aussi, avant de plonger complètement, il se ressaisit et fit le chemin inverse, se forçant à rester pleinement conscient de ce qu'il se passait autour de lui. Progressivement, il put ouvrir un peu plus les yeux et donc mieux observer la Gryffondor.
Les traits de Lylas étaient détendus, ce qui était un excellent signe de ce qu'il pouvait se passer dans sa tête. Pas au sens littéral bien sûr, mais plutôt au sens méditatif. Ce relâchement était pour le pédiatromage un signe que tout allait pour le mieux. Et comme pour le confirmer, il vit, après quelques minutes, le signe de la main qui lui signifiait qu'il pouvait continuer.
- "Bien." Reprit-il d'une voix plus grave qu'à l'ordinaire et toujours assez basse, ce qui était largement suffisant dans le calme ambiant. "Si jamais vous perdez le contrôle de vos émotions, il faudra que vous puissiez revenir ici plus rapidement. Il faut donc que vous ayez choisi un élément qui vous serve d'ancre. Cet élément, vous l'avez normalement déjà identifié. Concentrez vous dessus, jusqu'à ce qu'il remplisse votre esprit. Vous devez pouvoir le décrire, le sentir sous vos mains... Pour pouvoir l'invoquer dès que vous sentezs que ça dérape. Ce sera votre raccourci vers ce refuge." L'irlandais réexpliquait les différente étape.
- "Quand vous arrivez ainsi dans votre refuge, vous n'avez pas le temps de vous décharger. Votre ancre est là pour ça. Imaginez tout déverser en elle, toutes les émotions qui entrave ce que vous voulez faire, qu'elle les aspire et les renvoi à la terre." Poursuivit-il sans changer de ton ou de volume. Calmement, juste pour l'orienter sur son chemin, celui d'un exercice déjà réalisé plusieurs fois.
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Les traits de Lylas étaient détendus, ce qui était un excellent signe de ce qu'il pouvait se passer dans sa tête. Pas au sens littéral bien sûr, mais plutôt au sens méditatif. Ce relâchement était pour le pédiatromage un signe que tout allait pour le mieux. Et comme pour le confirmer, il vit, après quelques minutes, le signe de la main qui lui signifiait qu'il pouvait continuer.
- "Bien." Reprit-il d'une voix plus grave qu'à l'ordinaire et toujours assez basse, ce qui était largement suffisant dans le calme ambiant. "Si jamais vous perdez le contrôle de vos émotions, il faudra que vous puissiez revenir ici plus rapidement. Il faut donc que vous ayez choisi un élément qui vous serve d'ancre. Cet élément, vous l'avez normalement déjà identifié. Concentrez vous dessus, jusqu'à ce qu'il remplisse votre esprit. Vous devez pouvoir le décrire, le sentir sous vos mains... Pour pouvoir l'invoquer dès que vous sentezs que ça dérape. Ce sera votre raccourci vers ce refuge." L'irlandais réexpliquait les différente étape.
- "Quand vous arrivez ainsi dans votre refuge, vous n'avez pas le temps de vous décharger. Votre ancre est là pour ça. Imaginez tout déverser en elle, toutes les émotions qui entrave ce que vous voulez faire, qu'elle les aspire et les renvoi à la terre." Poursuivit-il sans changer de ton ou de volume. Calmement, juste pour l'orienter sur son chemin, celui d'un exercice déjà réalisé plusieurs fois.
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La voix de l'infirmier sembla lointaine, mais étrangement, elle résonna dans l'esprit de Lylas. L'anglaise y nota tout de même un léger changement, si le ton employé restait toujours très préventif, les vibrations de ses cordes vocales avaient produit un son plus grave et rêche. Lylas mit cela sur le fait de la méditation, plus on s'enfonçait loin, moins on était éveillé à ce qui nous entourait. Ainsi, le temps ne se mesurait plus de la même façon et ce qui nous semblait durer une petite seconde pouvait facilement durer une dizaine de minutes. Or, tout le monde savait que le silence prolongé produisait un étrange effet sur les cordes vocales et sur les voix.
Revenir ici plus vite. Tel était l'objectif. Si elle perdait le contrôle, la gryffone n'aurait pas le temps nécessaire pour s'installer confortablement, vider son esprit, traverser sa mer de pensées, trouver la porte de son refuge au creux de sa main gauche, se décharger physiquement et mentalement... Cela représentait bien trop d'étapes lorsque vous perdiez les pédales.
Elle avait donc dû choisir un élément, une chose qui lui servirait d'ancrage pour rejoindre au plus vite son refuge. Pour retrouver rapidement le contrôle. Pour minimiser les dégâts potentiels. Cet élément, Lylas avait eu du mal à le choisir. Mister O'Belt lui avait expliqué qu'elle devait être en capacité de le décrire, de le ressentir. De ce qu'elle avait compris, ses sens devaient lui permettre de l'invoquer au plus vite.
Après des heures de réflexion, Lylas avait fini par choisir. Un élément que son esprit associait à sa grand-mère. Un élément, qui lui permettait de garder le lien avec l'une de ses passions. Un élément qui, par extension, laissait s'exprimer son âme. Un élément, représentant un refuge.
Sous ses doigts, Lylas sentait sa forme. Une sorte de triangle lisse et plat aux côtés et aux angles arrondis. Sous ses doigts, Lylas devinait une inscription. La phrase signature d'Auriana. Son mantra. Cette phrase qu'elle répétait constamment dans les moments de doute. DON'T LOSE HOPE. Sous les paupières de la gryffone, dans son esprit, le médiator apparu. D'un noir intense, il était. Pourtant, la gravure était argentée. Aucun doute, il s'agissait bel et bien du médiator que Lylas utilisait à la résidence.
C'était un objet parfait pour lui servir d'ancre. Une manière pour Lylas d'extérioriser ses émotions à travers la musique. Avec cette ancre, elle n'avait plus aucun doute. L'anglaise savait que son calme intérieur ne serait jamais perdu. Il prendrait plus ou moins de temps à revenir, certes. Mais il reviendrait toujours.
Revenir ici plus vite. Tel était l'objectif. Si elle perdait le contrôle, la gryffone n'aurait pas le temps nécessaire pour s'installer confortablement, vider son esprit, traverser sa mer de pensées, trouver la porte de son refuge au creux de sa main gauche, se décharger physiquement et mentalement... Cela représentait bien trop d'étapes lorsque vous perdiez les pédales.
Elle avait donc dû choisir un élément, une chose qui lui servirait d'ancrage pour rejoindre au plus vite son refuge. Pour retrouver rapidement le contrôle. Pour minimiser les dégâts potentiels. Cet élément, Lylas avait eu du mal à le choisir. Mister O'Belt lui avait expliqué qu'elle devait être en capacité de le décrire, de le ressentir. De ce qu'elle avait compris, ses sens devaient lui permettre de l'invoquer au plus vite.
Après des heures de réflexion, Lylas avait fini par choisir. Un élément que son esprit associait à sa grand-mère. Un élément, qui lui permettait de garder le lien avec l'une de ses passions. Un élément qui, par extension, laissait s'exprimer son âme. Un élément, représentant un refuge.
Sous ses doigts, Lylas sentait sa forme. Une sorte de triangle lisse et plat aux côtés et aux angles arrondis. Sous ses doigts, Lylas devinait une inscription. La phrase signature d'Auriana. Son mantra. Cette phrase qu'elle répétait constamment dans les moments de doute. DON'T LOSE HOPE. Sous les paupières de la gryffone, dans son esprit, le médiator apparu. D'un noir intense, il était. Pourtant, la gravure était argentée. Aucun doute, il s'agissait bel et bien du médiator que Lylas utilisait à la résidence.
C'était un objet parfait pour lui servir d'ancre. Une manière pour Lylas d'extérioriser ses émotions à travers la musique. Avec cette ancre, elle n'avait plus aucun doute. L'anglaise savait que son calme intérieur ne serait jamais perdu. Il prendrait plus ou moins de temps à revenir, certes. Mais il reviendrait toujours.
@Diarmuid O'Belt
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Même s'il n'était pas dans sa tête, et qu'il ne comptait pas y entrer de toute façon, Diarmuid perçut que la Gryffondor avait réussit à visualiser cet objet, cet élément, cette idée qui allait lui permettre de faire un bon dans cette place sécuritaire, son cocon, à tout moment. Son visage n'avait rien montré d'autre que de la concentration, pas d'hésitation, pas de crainte, pas d'appréhension. Non, uniquement un déroulé progressif et méthodique d'une méditation dont le but était de parvenir à réguler son stress. Et si ça avait été si mécanique, c'était bien parce qu'il avait guidé la jeune fille. En le faisant seule, de plus en plus souvent, elle ne se rendrait même plus compte des étapes.
- "Quand vous vous sentirez prête, vous pourrez prendre le chemin du retour, revenir au moment présent, dans cette pièce. Prenez le temps de bien respirer et refaites le trajet à votre rythme. Il n'y a pas d'urgence, profitez-en." La guida l'irlandais avec douceur. "Reprenez contact avec votre corps, chaque parcelle, et puis vos sens. Votre toucher, votre ouïe, votre odorat, et tout à la fin, votre vue, en prenant la durée qu'il faut pour ouvrir vos yeux." Il avait, comme à chaque fois qu'il prenait la parole pendant ces méditations guidé, découpé les phrase pour que les consignes parviennent à Lylas chacune en leur temps. Pour ne pas la brusquer, ni qu'elle ait l'impression de l'attendre. Et puis, quand il sentit qu'elle avait complètement reprit pied avec la réalité du monde, il lui demanda. "Comment vous sentez-vous?"
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- "Quand vous vous sentirez prête, vous pourrez prendre le chemin du retour, revenir au moment présent, dans cette pièce. Prenez le temps de bien respirer et refaites le trajet à votre rythme. Il n'y a pas d'urgence, profitez-en." La guida l'irlandais avec douceur. "Reprenez contact avec votre corps, chaque parcelle, et puis vos sens. Votre toucher, votre ouïe, votre odorat, et tout à la fin, votre vue, en prenant la durée qu'il faut pour ouvrir vos yeux." Il avait, comme à chaque fois qu'il prenait la parole pendant ces méditations guidé, découpé les phrase pour que les consignes parviennent à Lylas chacune en leur temps. Pour ne pas la brusquer, ni qu'elle ait l'impression de l'attendre. Et puis, quand il sentit qu'elle avait complètement reprit pied avec la réalité du monde, il lui demanda. "Comment vous sentez-vous?"
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Continuer seule
Le chemin du retour. Avait-elle seulement envie de revenir à la réalité. Comment pouvait-elle avoir envie de quitter cet endroit ? Son endroit. Ici, elle était bien. Elle se sentait en sécurité. Rien ne pouvait l'atteindre. C'était comme si elle était immunisée contre tout. Même ses pensées étaient bloquées. Tout était parfait. Et ce fut cette pensée qui l'incita à revenir. Elle n'avait aucune envie de rester dans un endroit parfait, car elle finirait soit par se lasser, soit par le trouver imparfait et le détestait. Alors, elle se concentra sur la voix de son guide et sur les étapes qu'elle devait suivre pour revenir à la réalité sans risque.
Refaire le trajet. Sortir par la petite porte en bois orné de lierre. Traverser la mer de pensées. Revenir à l'entrée de son esprit. Ressentir chacun de ses membres, et l'énergie qui les parcours. Détendre ses doigts, frôler le sol pour entrer en contact avec l'herbe fraîche. Laisser la musique s'insinuer dans son esprit. Prendre une grande inspiration, expirer doucement et... Ouvrir les yeux. Doucement. C'était certainement la partie la plus difficile. La lumière l'obligea à cligner plusieurs fois des yeux jusqu'à ce que ses yeux se soient habitués à la lumière.
Son regard se posa sur l'adulte assis face à elle. Heureusement qu'il l'avait pris sous son aile, Lylas lui en était extrêmement reconnaissante. Merlin seul sait ce qui aurait pu arriver si cela n'avait pas été le cas.
" Hum, calme, je dirais. Mes pensées sont au ralenti, je suppose que c'est bon signe. Je ne sais pas si j'ai l'air apaisé, mais je pense que je le suis. Et vous, cela vous a été profitable ? "
À chaque fin de séance, la même question. Le ressenti. Si Lylas prenait la question au sérieux, elle n'oubliait jamais de la retourner à l'infirmier. Après tout, ces séances hebdomadaires avaient également un effet sur lui, du moins, c'était le ressentis de la gryffone.
Refaire le trajet. Sortir par la petite porte en bois orné de lierre. Traverser la mer de pensées. Revenir à l'entrée de son esprit. Ressentir chacun de ses membres, et l'énergie qui les parcours. Détendre ses doigts, frôler le sol pour entrer en contact avec l'herbe fraîche. Laisser la musique s'insinuer dans son esprit. Prendre une grande inspiration, expirer doucement et... Ouvrir les yeux. Doucement. C'était certainement la partie la plus difficile. La lumière l'obligea à cligner plusieurs fois des yeux jusqu'à ce que ses yeux se soient habitués à la lumière.
Son regard se posa sur l'adulte assis face à elle. Heureusement qu'il l'avait pris sous son aile, Lylas lui en était extrêmement reconnaissante. Merlin seul sait ce qui aurait pu arriver si cela n'avait pas été le cas.
" Hum, calme, je dirais. Mes pensées sont au ralenti, je suppose que c'est bon signe. Je ne sais pas si j'ai l'air apaisé, mais je pense que je le suis. Et vous, cela vous a été profitable ? "
À chaque fin de séance, la même question. Le ressenti. Si Lylas prenait la question au sérieux, elle n'oubliait jamais de la retourner à l'infirmier. Après tout, ces séances hebdomadaires avaient également un effet sur lui, du moins, c'était le ressentis de la gryffone.
@Diarmuid O'Belt
7 année RP, Couleur : #800080, L'Atelier Mode
~ aka Lyl's - réservé à la fratrie Blackburn
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