La saveur de l'été
16 AOÛT 2049, 15H02
RÉSERVE NATURELLE SCOTLAND LOCH LOMOND, ÉCOSSE,
Alyona, 19 ans,
RÉSERVE NATURELLE SCOTLAND LOCH LOMOND, ÉCOSSE,
Alyona, 19 ans,
Le ciel tousse et crache des nuages, comme s'il était malade. C'est l'hiver qui, il y a quelques mois déjà, l'a étreint trop brusquement, avec une audace excessive. Son coeur était bourré d'impudence. Et voilà que l'été doit cueillir les conséquences de toutes ces négligences. Lui qui est normalement chargé d'énergie et de soleil, il se courbe au-dessus de nos crânes, toussant comme un fumeur, permettant ainsi à de gros nuages blancs de pousser dans ce vaste bleu lumineux, comme des champignons sauvages. C'est à vous faire froncer les sourcils. Heureusement, le vert qui s'étend sous nos pieds a récolté des avantages de ces mois dégoulinants de pluie. Il est tout éclatant, se dégradant en teintes sublimes et rayonnantes, sifflotant avec un grand sourire, armé de beautés dont lui seul connaît les secrets. Mieux vaut pencher son regard vers la terre que l'élever vers le ciel en ce jour d'août.
Le mien, justement, fleurte entre l'horizon et le sol tandis que je me faufile parmi les hautes herbes et les grands arbres s'étirant vers le soleil. Mes pas sont légers, peut-être un peu rapides, trahissant mon impatience et mon désir de ne pas arriver en retard. C'est que l'on m'attend, tout là-bas, là où le bleu remplace le vert, là où la terre se cache sous un lac, là où pencher la tête vers le sol revient à observer le ciel et ses nuages. Je ne veux pas que Renn s'inquiète, je suis certaine qu'elle serait capable de bondir partout et de courir pour me chercher loin de notre point de rendez-vous si j'arrive avec un peu de retard. Merlin ! Je me demande si elle est déjà là.
L'air est frais et doux. Le soleil, qui tombe par petites gouttes dorées sur ma peau, est un compagnon agréable. Cela fait désormais une semaine que j'ai quitté les grands couloirs silencieux de l'Institut pour rentrer chez moi. Que c'est apaisant d'avoir du temps pour soi, de marcher vers ceux qu'on aime sans se soucier de potentielles contraintes temporelles qui viendront, de se sentir libre et serein après une année chargée mais réussie, aussi riche en rencontres qu'en enseignements. J'ai l'impression d'être revenue d'un long voyage et d'avoir enfin accosté chez moi. Qu'il est doux de retrouver les visages de ceux dont la présence, par la pensée, vous a soutenu durant de si longs mois. Quand le courage manquait, quand les doutes m'assiégeaient, quand les obstacles me paraissaient immenses, je ne cessais de penser à ma famille, à ma terre, à ceux que je retrouverai une fois le plus dur passé. Et désormais, m'y voici, forte de mes apprentissages, grandie par cette année haut en couleur, marchant dans ces grandes étendues vertes qui m'ont vue changer. L'Écosse m'avait manquée.
Libérée de mes obligations scolaires, je retrouve avec plaisir l'enthousiasme apporté par une instruction personnelle. Depuis mon arrivée chez ma grand-mère à Tillyhouse, il y a quelques jours, je m'occupe de sa serre et je lis, et j'apprends. Grâce à mon année à l'IMSM, mon regard s'est fait plus aiguisé, plus sûr. Je sais ce qui m'intéresse, ce qui me plaît, ce qui me passionne tout particulièrement. Bien que je n'ai toujours aucune idée de ce que je ferai après mes études, je connais désormais les sujets qui m'intriguent et m'attirent, vers lesquels je pourrai toujours me tourner en attendant qu'une opportunité me soit présentée. Je me sens complète et calme. La terre est ferme, ma volonté s'est durcie. L'avenir peut bien être un chemin irrégulier, je n'ai pas peur de m'y avancer. Je l'attends, sûre de moi.
Le lac se révèle à mes yeux clairs. Il me rappelle celui de Poudlard, et les sensations désagréables qui y sont liées. Pourtant, c'est avec un sourire sincère que je m'approche de lui, le coeur tout silencieux face au paysage qui m'est offert. Derrière l'étendue d'eau, les montagnes s'élèvent, comme les gardiennes de ce lieu éblouissant. Je voudrais coudre leur grandeur sur ma peau pour l'avoir toujours près de moi. Elles peuvent bien m'arracher le souffle et la voix, puisqu'elles m'offrent en retour tant de beautés et de merveilles. Je me sens minuscule. Moi et ma magie, moi et ma sérénité, moi et mon sourire, nous ne sommes rien face à elles. Comme un caillou contemplant un champ de fleurs.
Je reste immobile plusieurs minutes, coupée de mon propre corps, avant qu'une pensée ne vienne me secouer, me poussant à cligner plusieurs fois des yeux. Renn ne doit pas être loin, il faut que je la trouve avant qu'elle ne s'impatiente. À moins qu'elle ne m'aperçoive avant, qui sait ?
Mes lèvres s'étirent de nouveau. Retrouver l'Écosse me gorge de Soleil. Peu importe les nuages moutonneux qui souhaitent me le cacher, le grand astre n'est jamais très loin de mon coeur.
@Renn Saeunn, c'est parti !
Dernière modification par Alyona Farrow le 4 mars 2025, 15:12, modifié 1 fois.
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
baisse de présence jusque fin juillet
baisse de présence jusque fin juillet
La saveur de l'été
#12627c Nila Saeunn-Cooper, cousine de Renn (4 ans et demi)
Loch Lomond, ce n'était pas la porte à côté. Déjà d'Edimbourg, mais même de Glasgow, il y avait un peu moins d'une heure de route. Certes, Renn aurait aussi pu s'y rendre en train et bus, il suffisait juste qu'elle aille jusqu'à Alexandria et prenne un bus pour arriver à la réserve naturelle, mais cela rajoutait une bonne demi-heure de trajet, et, à choisir, elle préférait largement se faire amener. De plus, le hasard faisant bien les choses, elle séjournait chez son oncle pendant quelques jours pour s'occuper un peu de Nila à leur place. A presque huit mois de grossesse, Maeve ne savait plus vraiment comment gérer l'énergie de sa fille, et Renn connaissait assez sa cousine pour savoir que ça ne devait pas être simple tous les jours. Dev était là aussi, mais il n'était en vacances que depuis deux jours, alors que Renn était chez eux depuis une petite semaine. Tout ça pour dire que l'adolescente avait donc décidé de demander à son oncle de l'emmener à la réserve ce lundi seize aout, pour voir Alyona. Elles avait décidé de ce coin perdu au fin fond de l'Ecosse pour se voir, Renn ne se souvenait plus trop pour quoi, mais elle trouvait que ce n'était pas une mauvaise idée. Même s'il faisait moche, l'air frais était agréable, et le calme de la réserve contrastait bien avec le bruit ambiant et l'effervescence de la ville. Et puis, elle trouvait que l'environnement d'une réserve correspondait bien à Alyona, avec ses grands airs poétiques et sa passion pour la Botanique, la nature, tout ça.
Dev avait donc fini par accepter de l'emmener. Après tout, cela leur donnait une bonne raison de passer l'après-midi chez les parents de Maeve, qui habitaient à quinze minutes de la réserve. Il avait bien précisé à Renn qu'il l'accompagnerait jusqu'au point de rendez-vous avec son amie, qu'il attendrait qu'elle soit là pour partir et qu'elle n'aurait qu'à lui envoyer un message pour lui demander de venir la récupérer. Non pas qu'il ne lui faisait pas confiance, au contraire, mais il ne faisait pas confiance à cette inconnue que sa filleule était censée retrouver. Il voulait juste s'assurer que ce n'était pas un coup monté, comme l'oncle protecteur qu'il était.
Désormais, Renn marchait tranquillement vers les rives du lac où elle devait rejoindre l'ancienne Serdaigle, sa cousine sur le dos, son oncle et sa tante marchant main dans la main à quelques mètres d'elles. Quelques fois, la brune était obligée de replacer Nila qui glissait. Elle jetait des coups d'oeil autours d'elle, les mouvement néanmoins un peu limités par les bras de la petite autour de son cou, voir si par hasard Aly était aussi peu à l'heure qu'elle. Elle en doutait fort, d'elles deux, c'était largement elle-même a plus retardataire. Et puis, il n'y avait pour l'instant aucune chevelure rousse à l'horizon.
« Renn, moi je veux être un pirate. » annonça la petite brune, sans aucune raison, trifouillant au passage les longs cheveux de sa cousine qui tombaient en cascade sous ses mains. Nila et sa passion pour les pirates... Pour Renn, c'était les dragons et les dinosaures, pour sa cousine, c'était les pirates. Elle avait une bonne dizaine d'histoires de pirates, de peluches pirates, et avait même eu une boîte de Playmobil pirates à son anniversaire avec lesquels elle jouait tout le temps.
« Un pirate ? répondit la sorcière en souriant.
— Oui, comme Jake* !
— Mmh... Et tu savais que moi je suis un pirate, aussi ?
— Mais nooon ! »
Renn sourit de plus belle. Elle s'était arrêtée deux secondes pour bien replacer Nila dans son dos, parce qu'elle avait un peu glissé, puis était repartie aussi sec.
« Ah bah si, si je te le dis ! J'ai même un gros bateau, il est caché chez Naanee.
— Et t'as une épée aussi ?
— Eh oui ! Tu veux la voir ? »
Nila acquiesça illico, et ramena ses jambes vers elle avant même que Renn n'ait eu le temps de les lâcher. Renn, qui avait repéré un bâton échoué sur le sol, se dépêcha d'aller le récupérer et le brandit devant sa cousine, qui rigola.
« C'est même pas une vraie épée !
— Comment ça c'est pas une vraie épée ? » renchérit l'adolescente, faussement outrée face à la petite qui riait. « Bien sûr que si, regarde ! » Et elle s'amusa à fendre l'air de son épée imaginaire, ce qui faisait encore plus rigoler sa cousine. Et tout en se battant avec de l'air, Renn se dit que vu le bruit qu'elle et Nila faisaient, Alyona ne pouvait que les entendre arriver. N'était-ce d'ailleurs pas elle qu'elle voyait, là-bas ? Ce n'était pas très loin de l'endroit qu'elles avaient prévu. « Nila regarde. » Renn s'accroupit à la hauteur de sa cousine, désignant du droit la fille rousse, Alyona donc, qui se trouvait à quelques mètres d'elles. « C'est elle ma copine. » Elle vit la petite ouvrir de grands yeux ébahis, avant de crier : « COPIIIINE ! »
Renn éclata de rire. Elle se tourna vers les adultes derrière, qui s'étaient mis à rire aussi. Elle s'attendait si peu à ce que Nila hurle comme ça. Quoiqu'elle aurait pu, connaissant le spécimen qu'était sa cousine. C'était une petite pleine de vie et surtout pleine d'énergie. « Salut ! » s'exclama l'adolescente lorsqu'elle croisa le regard de son amie. La pauvre, elle avait même pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu'elle avait une enfant de quatre an et demi ans qui lui montrait un vieux bout de bois en lui expliquant que c'était une épée « comme celle de Renn ». Autrement dit, sans contexte, cela avait autant de sens que les prédictions de Divination.
« C'est ma cousine, » expliqua Renn dans un sourire. « Elle est à fond dans les pirates en ce moment, du coup je lui ai expliqué que j'en étais une et que ça, elle montra son bâton, c'est mon épée. Bref, ça va sinon ? »
*Jake et les Pirates du Pays Imaginaire
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) :
Nila Saeunn-Cooper, cousine
Dev Saeunn-Cooper, oncle
Maeve Cooper, tante par alliance
- Lien vers la fiche du PNJ : portoloin
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : C'est surtout l'utilisation des PNJs qui est à justifier, du coup c'était pour introduire comment Renn et Alyona en sont venues à se voir dans ce lieu (surtout du côté de Renn, parce que le parc n'est pas tout près d'Edimbourg), et ça m'avait aussi permis de développer un peu la relation que Renn a avec Nila.
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) :
Nila Saeunn-Cooper, cousine
Dev Saeunn-Cooper, oncle
Maeve Cooper, tante par alliance
- Lien vers la fiche du PNJ : portoloin
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : C'est surtout l'utilisation des PNJs qui est à justifier, du coup c'était pour introduire comment Renn et Alyona en sont venues à se voir dans ce lieu (surtout du côté de Renn, parce que le parc n'est pas tout près d'Edimbourg), et ça m'avait aussi permis de développer un peu la relation que Renn a avec Nila.
Dernière modification par Renn Saeunn le 4 mars 2025, 11:24, modifié 1 fois.
रेन #241431 — 7ème année, 18 ans
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
La saveur de l'été
Le vent est une vigie bien étrange. Quelques fois, il hurle, mord et déchire vos sens comme une bête sauvage. Il vous rend aveugle et sourd, muet et étourdi. Comme s'il ne souhaitait pas que le monde soit perçu, comme s'il ne voulait plus tenir son rôle, et s'évertuait à ruiner toute tentative d'objection. Durant ces moments-là, sa puissance est telle qu'on ne peut ni la nier, ni y faire face. Il est maître, il est roi, et son souffle, mêlé de volonté, pourrait vous arracher au sol. D'autres fois, au contraire, le vent est comme un ami : il amène à vos sens une composition que vous attendiez. Ce sont des odeurs de fleurs, de pins, de la mer ; c'est le timbre d'une voix qui sonne comme une musique envoûtante. Il apporte la saveur du bonheur sur votre langue avant que celui-ci ne se dévoile. Le vent glisse des rêves sous votre oreiller. Aujourd'hui, il semble être un compagnon prévenant.
Je me retourne en entendant des voix. Mon coeur sursaute et sourit. Bien qu'elles m'aient arrachée à ma contemplation du lac et de ses environs, ce qu'elles m'apportent m'apparaît plus précieux que ces hautes montagnes et cette nature verdoyante. C'est Renn qui semble s'avancer dans ma direction, et elle n'est pas seule. D'abord, cela me surprend. À vrai dire, je ne m'attendais pas à la voir accompagnée. Cependant, bien vite, l'étonnement laisse place à la curiosité. Avec qui est-elle ? Je les observe de loin, drapée de silence et de solitude. J'ai l'impression d'être devenue un de ces petits oiseaux qui, perché dans son nid, regarde le monde à ses côtés, celui qui attend qu'il prenne son envol pour le rejoindre. Renn approche, avec toute sa petite famille, et les paroles et les sourires qui me parviennent chassent les nuages qui s'accumulaient dans le ciel gris. Mon monde rencontre le sien et s'en retrouve éclairé. Pourtant, il me faut bien quelques secondes avant que je ne prenne conscience de l'aspect flou des frontières qui nous séparaient. Le moment vient où je n'ai plus à être spectatrice, mais bien actrice. On attend de moi la parole, et non la passivité.
C'est le cri qui m'éveille. Il entre en contact avec ma peau et fait onduler mes traits. Et voilà, je souris. La copine, c'est moi, n'est-ce pas ? Et toi, petite inconnue qui hurle et répand ton bonheur dans mon univers, qui es-tu ?
J'accueille Renn et la jeune fille qui l'accompagne d'un regard vif et lumineux. Après ces quelques premiers jours passés chez ma grand-mère, retrouver la vitalité et l'énergie de mon amie a quelque chose de revigorant et de bienvenue.
« Salut, » répondis-je simplement, avant de me voir arrachée la parole par cette petite brune aux yeux sombres et à l'enthousiasme contagieux.
On me parle d'épée en désignant un vieux bout de bois, puis de pirates. Je suis plongée dans un autre univers, peuplé de navires, de combats, de voyages et de dangers. Les pieds ancrés dans les terres écossaises, je tire de cette expédition dans le regard de la cousine de Renn un certain amusement. Des pirates, ici ? Une épée de bois ? Et pourquoi pas ? Ma baguette est de bois, et Merlin sait qu'elle est bien plus puissante que n'importe quelle arme moldue. Rangée dans une poche intérieure de ma cape, je ne peux pourtant pas m'empêcher de glisser un doigt dessus aux propos de la Rouge. Si j'étais pirate... Non, je serai toujours sorcière avant d'être corsaire. Je ne peux pas m'éloigner de la Magie, même pour des rêves d'enfants.
Je hoche la tête aux propos de Renn, compréhensive. Puis, je me tourne vers sa cousine avec un regard sérieux, dissimulant mon amusement.
« Moi aussi, j'ai une épée. Mais elle n'est pas faite pour attaquer, plutôt pour protéger. »
Enfin, je me tourne vers mon amie, mon sourire revenant doucement naviguer sur mes lèvres.
« Oui, ça va. Et toi ? Tu es venue avec ta famille ? » demandé-je, désignant du regard les autres personnes qui semblaient accompagner Renn quand celle-ci est arrivée.
Je me retourne en entendant des voix. Mon coeur sursaute et sourit. Bien qu'elles m'aient arrachée à ma contemplation du lac et de ses environs, ce qu'elles m'apportent m'apparaît plus précieux que ces hautes montagnes et cette nature verdoyante. C'est Renn qui semble s'avancer dans ma direction, et elle n'est pas seule. D'abord, cela me surprend. À vrai dire, je ne m'attendais pas à la voir accompagnée. Cependant, bien vite, l'étonnement laisse place à la curiosité. Avec qui est-elle ? Je les observe de loin, drapée de silence et de solitude. J'ai l'impression d'être devenue un de ces petits oiseaux qui, perché dans son nid, regarde le monde à ses côtés, celui qui attend qu'il prenne son envol pour le rejoindre. Renn approche, avec toute sa petite famille, et les paroles et les sourires qui me parviennent chassent les nuages qui s'accumulaient dans le ciel gris. Mon monde rencontre le sien et s'en retrouve éclairé. Pourtant, il me faut bien quelques secondes avant que je ne prenne conscience de l'aspect flou des frontières qui nous séparaient. Le moment vient où je n'ai plus à être spectatrice, mais bien actrice. On attend de moi la parole, et non la passivité.
C'est le cri qui m'éveille. Il entre en contact avec ma peau et fait onduler mes traits. Et voilà, je souris. La copine, c'est moi, n'est-ce pas ? Et toi, petite inconnue qui hurle et répand ton bonheur dans mon univers, qui es-tu ?
J'accueille Renn et la jeune fille qui l'accompagne d'un regard vif et lumineux. Après ces quelques premiers jours passés chez ma grand-mère, retrouver la vitalité et l'énergie de mon amie a quelque chose de revigorant et de bienvenue.
« Salut, » répondis-je simplement, avant de me voir arrachée la parole par cette petite brune aux yeux sombres et à l'enthousiasme contagieux.
On me parle d'épée en désignant un vieux bout de bois, puis de pirates. Je suis plongée dans un autre univers, peuplé de navires, de combats, de voyages et de dangers. Les pieds ancrés dans les terres écossaises, je tire de cette expédition dans le regard de la cousine de Renn un certain amusement. Des pirates, ici ? Une épée de bois ? Et pourquoi pas ? Ma baguette est de bois, et Merlin sait qu'elle est bien plus puissante que n'importe quelle arme moldue. Rangée dans une poche intérieure de ma cape, je ne peux pourtant pas m'empêcher de glisser un doigt dessus aux propos de la Rouge. Si j'étais pirate... Non, je serai toujours sorcière avant d'être corsaire. Je ne peux pas m'éloigner de la Magie, même pour des rêves d'enfants.
Je hoche la tête aux propos de Renn, compréhensive. Puis, je me tourne vers sa cousine avec un regard sérieux, dissimulant mon amusement.
« Moi aussi, j'ai une épée. Mais elle n'est pas faite pour attaquer, plutôt pour protéger. »
Enfin, je me tourne vers mon amie, mon sourire revenant doucement naviguer sur mes lèvres.
« Oui, ça va. Et toi ? Tu es venue avec ta famille ? » demandé-je, désignant du regard les autres personnes qui semblaient accompagner Renn quand celle-ci est arrivée.
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
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La saveur de l'été
#12627c Nila Saeunn-Cooper, cousine de Renn (4 ans et demi)
#3C5E2C Dev Saeunn, oncle de Renn
#3C5E2C Dev Saeunn, oncle de Renn
Alyona avait beau avoir été répartie à Serdaigle par le Choixpeau Magique, elle n'avait pas énormément d'imagination, visiblement. Du moins, c'était la réflexion de se fit Renn quand son amie annonça le plus sérieusement du monde à Nila qu'elle avait une épée qui protégeait. Quoique, finalement, cela pouvait passer... Si on oubliait le fait qu'avec une épée, on pouvait difficilement protéger. On pouvait se défendre, oui, mais pas protéger comme on le ferait avec une baguette magique et un Protego bien lancé ou un beau bouclier. En tous cas, la petite écossaise avait l'air de chercher elle aussi comment une épée pouvait protéger quelque chose, et fixait la rousse d'un air perdu. En même temps, c'était juste une lame toute fine, rien à voir avec un gros bouclier. « Mais c'est pour attaquer une épée... contesta la petite alors qu'Alyona était déjà en train de demander à Renn comment elle allait. » Mais sans prêter attention au fait que son interlocutrice ne s'adressait plus à elle, Nila continua. « Comme ça ! » Et pris la jambe de l'ancienne Serdaigle comme cible.
« Nila, doucement, intervint tout de même Renn, la main posée sur le bras de l'enfant, avant que le bâton finisse planté dans la cuisse de son amie. » Non pas qu'elle ait envie de finir à l'hôpital à cause des idées de sa cousine, mais un peu quand même. Disons que ce n'était pas spécialement ce qu'elles avaient prévu à la base. « Mais écoute, oui ça va ! Et ouais, c'est mon oncle et ma tante, j'étais chez eux cette semaine, et ils m'ont accompagné pour être sûrs que je venais pas voir n'importe qui. » Elle jeta un coup d'oeil aux adultes, qui n'étaient plus qu'à quelques pas d'elles. « Mais ils vont nous laisser, faudra juste que j'appelle mon oncle avant que tu partes pour qu'il vienne me récupérer. »
Une fois l'explication finie, comme pour parfaire le timing déjà presque parfait, Dev et Maeve arrivaient à leur hauteur. L'oncle de Renn salua évidemment Alyona, accompagné d'une main tendue pour la forme, avant de s'adresser uniquement à sa nièce pour lui rappeler ce qu'ils s'étaient dit dans la voiture. Soit, exactement ce qu'elle venait d'expliquer à la rousse. Puis, ils firent demi-tour, rapellant Nila au passage.
« Profitez bien, les filles. Et à plus tard, Renn.
— Au revoir copine !
— Oui, à toute' ! »
Désormais seules, Renn se tourna vers son amie, qu'elle dépassait d'une bonne dizaine de centimètres, curieuse de savoir ce qu'elle avait à lui raconter. « Aloors ? T'es en vacances du coup ça y est ? »
रेन #241431 — 7ème année, 18 ans
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
La saveur de l'été
La cousine de Renn s'attaque à ma jambe de manière si impromptue que j'en ris, étonnée et amusée. Ce n'est pas pour me moquer d'elle, c'est plutôt parce que sa réaction va à l'encontre de ce que j'imaginais. Mais cela me plaît ! J'apprécie ce genre de surprise, naturelle et imprévue. Néanmoins, je ne conteste pas l'intervention de mon amie, car je la sais justifiée, et que ce n'est pas mon rôle. Je ne peux cependant pas m'empêcher d'ajouter quelques paroles enveloppées d'un sourire pour rassurer la Rouge sur le comportement de sa cousine. « Ce n'est rien, cela ne me dérange pas », précisé-je.
Je suis le regard de Renn quand il glisse vers son oncle et sa tante. C'est de cette manière que je découvre la rondeur du ventre de la tante de la Rouge, et les vêtements moldus de ces deux accompagnateurs qui veillent sur mon amie. Cela jette un étrange malaise dans mon corps et me donne l'impression d'avoir les pensées toutes tordues et détraquées. Est-ce la famille moldue de Renn ? Ne connaissent-ils pas la magie ? Cette enfant qui s'est attaquée à ma jambe, n'ira-t-elle donc jamais à Poudlard ? Je déteste mes réflexions. Quelle pourrait être l'importance de tout cela ? Qu'est-ce que cela change ? Ils sont de la famille de Renn. C'est son oncle, sa tante, sa cousine. Quelle place le sang a-t-il là-dedans ? De toute manière, je peux me tromper. Moi aussi, j'ai revêtu des vêtements moldus pour passer inaperçue dans cet endroit. Cela ne pourrait-il pas être également leur cas, tout simplement ? Et quand bien même ce ne seraient pas des sorciers, ne me suis-je pas promis de réfléchir sur les moldus et de ne pas les juger trop vite, comme mes parents ? Alors pourquoi ces interrogations, ces réflexions et ce malaise sous ma peau ? Est-ce si difficile de remettre en question l'éducation qu'on m'a enseignée ? Mais n'est-ce pas nécessaire pour que je ne me trompe pas à mon tour si je choisis l'instruction comme voie professionnelle ? Comment trouver la vérité dans ce monde plein d'oppositions et d'avis contrastés ? Existe-t-elle seulement, cette vérité ?
« D'accord », réponds-je aux propos de Renn, incapable d'ajouter quoi que ce soit d'autre, déjà bien trop concentrée sur cette main qui s'avance et se tend vers moi.
Est-ce une main de moldu ?
Ah ! Merlin ! J'arrache mes pensées avec colère avant de saisir cette paume tendue. J'ai l'impression d'avoir des mauvaises herbes dans le crâne, qui ne cessent de repousser, contre lesquelles je dois toujours lutter. Quand donc cela prendra-t-il fin ? Et quelle en sera la conclusion, qu'est-ce que cela changera ? Je balaye ce problème qui pèse tant sur mon âme pour ne me concentrer que sur ma respiration et mon corps. J'inspire, j'expire, j'imagine un vide dans lequel je jette mes émotions et mes pensées désagréables. Je me nettoie des interrogations gluantes qui me collent à la peau. Je dirige mes réflexions vers les montagnes, la nature, et le plaisir d'être ici avec Renn, loin de l'Institut et de ses carreaux orangés.
L'oncle, la tante et la cousine de la Rouge s'éloignent. Le malaise s'échappe enfin définitivement de mon corps, comme un traître. Néanmoins, mon sourire est déjà revenu, léger et agréable.
« Oui, je suis en vacances ! confirmé-je avec enthousiasme. Depuis une semaine. J'ai terminé mes examens, et je suis retournée chez mes parents, à Godric's Hollow. Maintenant, je suis chez ma grand-mère, à Tillyhouse. »
Près des plantes, des fleurs, de la campagne et des serres ; loin de la ville, des grandes demeures, des boutiques et des silences. Ici, c'est tellement plus joli. J'ai bien plus de plaisir à passer mes vacances dans la nature écossaise que dans les rues poussiéreuses de Godric's Hollow, où rien ne m'attend, si ce n'est l'ennui et la morosité. Dans ce coin reculé du monde, le vent porte le goût sucré de mon enfance.
Je pose mes doigts sur mon sac, mon regard brillant tourné vers Renn.
« Je ferai ma rentrée le premier, dans une nouvelle spécialité, mais je compte bien profiter des jours qu'il me reste de la meilleure manière possible. »
J'irai certainement sur la côte anglaise avec Ondine, Abby et Nahele. Rien n'est pour le moment vraiment organisé, mais c'est ce que j'aimerais. Et à qui veut rien n'est impossible, n'est-ce pas ? Ce serait si agréable, des vacances entre amis.
« Et toi ? lancé-je à la brune. Qu'as-tu fait depuis que nous nous sommes vues ? Est-ce que tu as eu le résultat de tes BUSE ? Cela a été ? »
Je suis le regard de Renn quand il glisse vers son oncle et sa tante. C'est de cette manière que je découvre la rondeur du ventre de la tante de la Rouge, et les vêtements moldus de ces deux accompagnateurs qui veillent sur mon amie. Cela jette un étrange malaise dans mon corps et me donne l'impression d'avoir les pensées toutes tordues et détraquées. Est-ce la famille moldue de Renn ? Ne connaissent-ils pas la magie ? Cette enfant qui s'est attaquée à ma jambe, n'ira-t-elle donc jamais à Poudlard ? Je déteste mes réflexions. Quelle pourrait être l'importance de tout cela ? Qu'est-ce que cela change ? Ils sont de la famille de Renn. C'est son oncle, sa tante, sa cousine. Quelle place le sang a-t-il là-dedans ? De toute manière, je peux me tromper. Moi aussi, j'ai revêtu des vêtements moldus pour passer inaperçue dans cet endroit. Cela ne pourrait-il pas être également leur cas, tout simplement ? Et quand bien même ce ne seraient pas des sorciers, ne me suis-je pas promis de réfléchir sur les moldus et de ne pas les juger trop vite, comme mes parents ? Alors pourquoi ces interrogations, ces réflexions et ce malaise sous ma peau ? Est-ce si difficile de remettre en question l'éducation qu'on m'a enseignée ? Mais n'est-ce pas nécessaire pour que je ne me trompe pas à mon tour si je choisis l'instruction comme voie professionnelle ? Comment trouver la vérité dans ce monde plein d'oppositions et d'avis contrastés ? Existe-t-elle seulement, cette vérité ?
« D'accord », réponds-je aux propos de Renn, incapable d'ajouter quoi que ce soit d'autre, déjà bien trop concentrée sur cette main qui s'avance et se tend vers moi.
Est-ce une main de moldu ?
Ah ! Merlin ! J'arrache mes pensées avec colère avant de saisir cette paume tendue. J'ai l'impression d'avoir des mauvaises herbes dans le crâne, qui ne cessent de repousser, contre lesquelles je dois toujours lutter. Quand donc cela prendra-t-il fin ? Et quelle en sera la conclusion, qu'est-ce que cela changera ? Je balaye ce problème qui pèse tant sur mon âme pour ne me concentrer que sur ma respiration et mon corps. J'inspire, j'expire, j'imagine un vide dans lequel je jette mes émotions et mes pensées désagréables. Je me nettoie des interrogations gluantes qui me collent à la peau. Je dirige mes réflexions vers les montagnes, la nature, et le plaisir d'être ici avec Renn, loin de l'Institut et de ses carreaux orangés.
L'oncle, la tante et la cousine de la Rouge s'éloignent. Le malaise s'échappe enfin définitivement de mon corps, comme un traître. Néanmoins, mon sourire est déjà revenu, léger et agréable.
« Oui, je suis en vacances ! confirmé-je avec enthousiasme. Depuis une semaine. J'ai terminé mes examens, et je suis retournée chez mes parents, à Godric's Hollow. Maintenant, je suis chez ma grand-mère, à Tillyhouse. »
Près des plantes, des fleurs, de la campagne et des serres ; loin de la ville, des grandes demeures, des boutiques et des silences. Ici, c'est tellement plus joli. J'ai bien plus de plaisir à passer mes vacances dans la nature écossaise que dans les rues poussiéreuses de Godric's Hollow, où rien ne m'attend, si ce n'est l'ennui et la morosité. Dans ce coin reculé du monde, le vent porte le goût sucré de mon enfance.
Je pose mes doigts sur mon sac, mon regard brillant tourné vers Renn.
« Je ferai ma rentrée le premier, dans une nouvelle spécialité, mais je compte bien profiter des jours qu'il me reste de la meilleure manière possible. »
J'irai certainement sur la côte anglaise avec Ondine, Abby et Nahele. Rien n'est pour le moment vraiment organisé, mais c'est ce que j'aimerais. Et à qui veut rien n'est impossible, n'est-ce pas ? Ce serait si agréable, des vacances entre amis.
« Et toi ? lancé-je à la brune. Qu'as-tu fait depuis que nous nous sommes vues ? Est-ce que tu as eu le résultat de tes BUSE ? Cela a été ? »
Pardon pour ce délai (et ce post pas incroyable, argh) ! Me revoici. Et je te souhaite de joyeuses fêtes !
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
baisse de présence jusque fin juillet
baisse de présence jusque fin juillet
La saveur de l'été
Renn avait perçu le malaise d'Alyona. Elle avait fait plus que le percevoir, d'ailleurs, elle avait compris quel en était la cause : son oncle et sa tante. Dev et Maeve, pourtant, n'avaient rien fait, hormis le fait qu'ils l'avaient accompagnée. Mais elle se doutait que là n'était pas le problème. Alyona était sang-pur, et cela expliquait beaucoup de choses. Notamment le fait qu'elle avait dû remarquer tout de suite les vêtements moldus que portaient les deux écossais, forcément, puisqu'ils étaient moldus. Mais ne savait-elle pas que Renn était sang-mêlée ? Peut-être qu'elle ne lui avait jamais précisé, ceci dit. Elle devait plus connaitre le pan sorcier de sa famille, contrairement à celui moldu. Mais bon. Peut-être Renn aurait-elle dû la prévenir d'ailleurs ? Qu'ils étaient moldus ? Non pas parce qu'elle risquait de faire une gaffe, elle lui faisait confiance pour ça, mais plutôt parce que cela lui aurait probablement évité le long moment de bug qu'elle semblait vivre.
Finalement, son oncle, sans tante et sa cousine finirent par partir, les laissant seules toutes les deux. Après un dernier au revoir de la main à Nila, Renn se tourna vers son amie, prête à savoir si elle était enfin en vacances.
« Trop cool ! Ca doit te faire du bien, ça a l'air costaud les études supérieures. » Et en même temps, Renn avait presque hâte d'y être. Surtout si elle y était à la Faculté de Soins aux Créatures Magiques ! C'était ce qu'elle voulait plus que tout. Mais elle n'y était pas encore, il lui restait encore deux ans.
« Tu m'étonnes que tu veuilles profiter ! Mais. Elle fronça les sourcils. T'arrêtes la Botanique ? »
Cela lui paraissait franchement louche de la part d'Alyona d'arrêter la Botanique, mais elle préférait poser la question. A tout moment elle avait juste mal compris, et quand la rousse disait changer de spécialité, il s'agissait juste d'autre chose lié à la Botanique, mais elle préférait être sûre d'imaginer les bonnes choses.
« Moi ? » Elle avait fait plein de trucs ! « Oui j'ai eu mes BUSEs ! Je me suis fait peur dans certaines matières j'ai cru avoir tout loupé, mais sinon ça été super bien ! J'arrête juste la Botanique et la Métamorphose à la rentrée, j'ai pas eu les notes suffisantes. Puis bon, la Botanique moi j'ai jamais été douée donc ça me va plus que ça m'embête finalement »
Elle avait longtemps admiré Alyona par rapport à ça, quand elle essayait encore de remonter la pente en Botanique alors que c'était perdu d'avance.
« Sinon pendant les vacances au début je suis allée un peu chez ma mère à Edimbourg, après je suis retournée à Godric's Hollow parce que j'avais le stage à la Réserve des Hébrides. Tu le savais ou pas ? Je sais plus, bref. Mais c'était trop bien ! J'ai appris tellement de choses, fais tellement de trucs ! Eet là de base je suis encore à Edimbourg mais mon oncle m'a demandé si je voulais bien passer quelques jours chez eux à Glasgow pour gérer Nila parce qu'ils en peuvent plus, avec la grossesse de Maeve et tout. Et Nila elle est fatiguante mine de rien ! »
Renn parlait beaucoup, ce n'était un secret pour personne. Mais là, elle avait enchainé sans laisser le temps à Alyona d'en placer une, ou même de comprendre le flot de paroles qui arrivait dans ses oreilles.
T'en fais pas ! Et ton post était super
Finalement, son oncle, sans tante et sa cousine finirent par partir, les laissant seules toutes les deux. Après un dernier au revoir de la main à Nila, Renn se tourna vers son amie, prête à savoir si elle était enfin en vacances.
« Trop cool ! Ca doit te faire du bien, ça a l'air costaud les études supérieures. » Et en même temps, Renn avait presque hâte d'y être. Surtout si elle y était à la Faculté de Soins aux Créatures Magiques ! C'était ce qu'elle voulait plus que tout. Mais elle n'y était pas encore, il lui restait encore deux ans.
« Tu m'étonnes que tu veuilles profiter ! Mais. Elle fronça les sourcils. T'arrêtes la Botanique ? »
Cela lui paraissait franchement louche de la part d'Alyona d'arrêter la Botanique, mais elle préférait poser la question. A tout moment elle avait juste mal compris, et quand la rousse disait changer de spécialité, il s'agissait juste d'autre chose lié à la Botanique, mais elle préférait être sûre d'imaginer les bonnes choses.
« Moi ? » Elle avait fait plein de trucs ! « Oui j'ai eu mes BUSEs ! Je me suis fait peur dans certaines matières j'ai cru avoir tout loupé, mais sinon ça été super bien ! J'arrête juste la Botanique et la Métamorphose à la rentrée, j'ai pas eu les notes suffisantes. Puis bon, la Botanique moi j'ai jamais été douée donc ça me va plus que ça m'embête finalement »
Elle avait longtemps admiré Alyona par rapport à ça, quand elle essayait encore de remonter la pente en Botanique alors que c'était perdu d'avance.
« Sinon pendant les vacances au début je suis allée un peu chez ma mère à Edimbourg, après je suis retournée à Godric's Hollow parce que j'avais le stage à la Réserve des Hébrides. Tu le savais ou pas ? Je sais plus, bref. Mais c'était trop bien ! J'ai appris tellement de choses, fais tellement de trucs ! Eet là de base je suis encore à Edimbourg mais mon oncle m'a demandé si je voulais bien passer quelques jours chez eux à Glasgow pour gérer Nila parce qu'ils en peuvent plus, avec la grossesse de Maeve et tout. Et Nila elle est fatiguante mine de rien ! »
Renn parlait beaucoup, ce n'était un secret pour personne. Mais là, elle avait enchainé sans laisser le temps à Alyona d'en placer une, ou même de comprendre le flot de paroles qui arrivait dans ses oreilles.
T'en fais pas ! Et ton post était super
रेन #241431 — 7ème année, 18 ans
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
La saveur de l'été
Renn me fait sourire et me permet de me débarrasser plus facilement de toutes ces pensées désagréables dans lesquelles j'étais embourbée. Cependant, je ne peux pas m'empêcher de m'en vouloir d'avoir eu toutes ces réflexions malvenues en présence de mon amie ; j'ai l'impression de l'avoir déçue, trahie et remise en question, quand bien même mes pensées sont restées cloîtrées à l'intérieur de mon crâne. Je me sens coupable, fautive, et condamnable. Les remords se glissent dans mon ventre comme des serpents. Pourtant, je n'en montre rien, préférant tourner mon visage vers le peu de soleil qui s'échappe des nuages. Je me cache de moi-même.
Je hoche la tête à la remarque de la Rouge. Il est vrai que je suis bien heureuse d'être en vacances et de prendre un peu de repos. Cela me permet de penser à autre chose, de pratiquer d'autres activités qui me tiennent à coeur, et de passer du temps avec ceux que j'apprécie et que je n'ai pas l'occasion de voir régulièrement en période scolaire. Et puis, ce serait mentir que de dire que les examens ne m'ont pas fatiguée. Bien que j'ai eu la chance de ne pas avoir à passer aux rattrapages, cela ne s'est pas fait sans bien des heures de travail et de révisions. Cette fin de juillet et ce début d'août ont été éprouvants. Je n'ai pas l'habitude d'étudier aussi ardemment jusqu'à cette période de l'année, et cela s'est fait ressentir. Et dans trois semaines, je serai de retour à l'Institut... Oui, les vacances me feront du bien ; je les ai attendues avec impatience.
« C'est costaud, oui, mais on en apprend tellement ! » Je hoche la tête avec un sourire. « Le travail en vaut la peine. »
Sa question sur un potentiel arrêt de la botanique me fait rire. Si c'était le cas, je n'ai absolument aucune idée d'une autre filière que je pourrai choisir. Depuis quelques années, il n'y a que la botanique qui me passionne à ce point, et je serai incapable d'envisager l'interruption de mes études dans ce domaine.
Je m'empresse donc de clarifier mes choix à Renn, non sans un sourire amusé.
« Merlin non, je n'arrête pas la botanique ! Je reste dans cette filière, mais en spécialité enseignement, pour espérer devenir professeure, un jour. »
Serai-je seulement une bonne enseignante ? La pédagogie est complexe. Certains en ont la fibre, d'autres non. Qu'en sera-t-il pour moi ? Le peu d'expériences que j'ai dans ce domaine me laisse à penser que je ne suis pas mauvaise, mais ne sont-ce pas là que des conclusions hâtives ? Le temps me le dira certainement. Pourtant, le doute perdure, flotte à la surface, et m'éblouit quelquefois. J'espère être à la hauteur de mes espérances. Pouvoir enseigner ce que je sais serai tant gratifiant ! Je me sentirai certainement plus utile que dans un laboratoire, même si prendre soin des plantes reste une activité qui me plaît et m'apaise.
J'écarte ces pensées égoïstes pour écouter attentivement les propos de Renn, qui jaillissent de sa bouche comme une fontaine, ne s'arrêtant plus, me poussant au sourire. Son arrêt de la botanique et des métamorphoses me surprend un peu, mais je n'en montre rien. Merlin sait que les BUSE n'ont rien d'évident et qu'elles imposent parfois certaines choses qui peuvent décevoir, ou faire plaisir. Si ne plus avoir cours de botanique est une bonne nouvelle pour mon amie, eh bien peut-être puis-je tout simplement me permettre de penser tant mieux pour elle ? L'objectif n'est-il pas qu'elle soit plus heureuse dans sa poursuite d'études ?
Le reste de ses paroles me coule dans les oreilles et me laisse à peine le temps de penser. Je prends en note toutes ces informations, hoche la tête et souris.
« Tu es sûre que cela ne te manquera pas, la botanique ? lancé-je avec amusement. Et félicitations pour tes BUSE ! Les examens seront moins stressants l'année prochaine, tu verras. »
Je fais quelques pas, la tête basse, réfléchissant à ce que mon amie vient de dire. Ses vacances, son stage, Godric's Hollox, Édimbourg... Elle voyage, Renn ! Mais c'est surtout son stage qui retient mon attention. La Réserve des Hébrides, c'est un bel endroit. Je n'y ai jamais mis un pied, mais Merlin sait que ce doit être très impressionnant d'y aller. Alors, y travailler ! Retrouverai-je la Rouge là-bas, plus tard, dans cinq ou six ans ? Cette pensée agrandit mon sourire.
« Tu m'avais parlé d'un stage à la Réserve, oui. Et qu'est-ce que tu as fait là-bas ? Tu as pu t'approcher des dragons ? » Je pense que, moi, cela m'aurait inquiété. Si j'apprécie les animaux, je n'aurai pas été très vaillante devant de telles bêtes. Mais, heureusement, c'est Renn la Gryffondor, et non moi. « Tu as un programme bien chargé ! Je suis contente qu'on puisse se voir malgré toutes nos obligations. La rentrée va venir si rapidement ! »
Je secoue la tête. La rentrée, Merlin ! J'ai l'impression que mes vacances viennent à peine de commencer, et pourtant, il arrivera si vite, ce retour à l'Institut.
Je hoche la tête à la remarque de la Rouge. Il est vrai que je suis bien heureuse d'être en vacances et de prendre un peu de repos. Cela me permet de penser à autre chose, de pratiquer d'autres activités qui me tiennent à coeur, et de passer du temps avec ceux que j'apprécie et que je n'ai pas l'occasion de voir régulièrement en période scolaire. Et puis, ce serait mentir que de dire que les examens ne m'ont pas fatiguée. Bien que j'ai eu la chance de ne pas avoir à passer aux rattrapages, cela ne s'est pas fait sans bien des heures de travail et de révisions. Cette fin de juillet et ce début d'août ont été éprouvants. Je n'ai pas l'habitude d'étudier aussi ardemment jusqu'à cette période de l'année, et cela s'est fait ressentir. Et dans trois semaines, je serai de retour à l'Institut... Oui, les vacances me feront du bien ; je les ai attendues avec impatience.
« C'est costaud, oui, mais on en apprend tellement ! » Je hoche la tête avec un sourire. « Le travail en vaut la peine. »
Sa question sur un potentiel arrêt de la botanique me fait rire. Si c'était le cas, je n'ai absolument aucune idée d'une autre filière que je pourrai choisir. Depuis quelques années, il n'y a que la botanique qui me passionne à ce point, et je serai incapable d'envisager l'interruption de mes études dans ce domaine.
Je m'empresse donc de clarifier mes choix à Renn, non sans un sourire amusé.
« Merlin non, je n'arrête pas la botanique ! Je reste dans cette filière, mais en spécialité enseignement, pour espérer devenir professeure, un jour. »
Serai-je seulement une bonne enseignante ? La pédagogie est complexe. Certains en ont la fibre, d'autres non. Qu'en sera-t-il pour moi ? Le peu d'expériences que j'ai dans ce domaine me laisse à penser que je ne suis pas mauvaise, mais ne sont-ce pas là que des conclusions hâtives ? Le temps me le dira certainement. Pourtant, le doute perdure, flotte à la surface, et m'éblouit quelquefois. J'espère être à la hauteur de mes espérances. Pouvoir enseigner ce que je sais serai tant gratifiant ! Je me sentirai certainement plus utile que dans un laboratoire, même si prendre soin des plantes reste une activité qui me plaît et m'apaise.
J'écarte ces pensées égoïstes pour écouter attentivement les propos de Renn, qui jaillissent de sa bouche comme une fontaine, ne s'arrêtant plus, me poussant au sourire. Son arrêt de la botanique et des métamorphoses me surprend un peu, mais je n'en montre rien. Merlin sait que les BUSE n'ont rien d'évident et qu'elles imposent parfois certaines choses qui peuvent décevoir, ou faire plaisir. Si ne plus avoir cours de botanique est une bonne nouvelle pour mon amie, eh bien peut-être puis-je tout simplement me permettre de penser tant mieux pour elle ? L'objectif n'est-il pas qu'elle soit plus heureuse dans sa poursuite d'études ?
Le reste de ses paroles me coule dans les oreilles et me laisse à peine le temps de penser. Je prends en note toutes ces informations, hoche la tête et souris.
« Tu es sûre que cela ne te manquera pas, la botanique ? lancé-je avec amusement. Et félicitations pour tes BUSE ! Les examens seront moins stressants l'année prochaine, tu verras. »
Je fais quelques pas, la tête basse, réfléchissant à ce que mon amie vient de dire. Ses vacances, son stage, Godric's Hollox, Édimbourg... Elle voyage, Renn ! Mais c'est surtout son stage qui retient mon attention. La Réserve des Hébrides, c'est un bel endroit. Je n'y ai jamais mis un pied, mais Merlin sait que ce doit être très impressionnant d'y aller. Alors, y travailler ! Retrouverai-je la Rouge là-bas, plus tard, dans cinq ou six ans ? Cette pensée agrandit mon sourire.
« Tu m'avais parlé d'un stage à la Réserve, oui. Et qu'est-ce que tu as fait là-bas ? Tu as pu t'approcher des dragons ? » Je pense que, moi, cela m'aurait inquiété. Si j'apprécie les animaux, je n'aurai pas été très vaillante devant de telles bêtes. Mais, heureusement, c'est Renn la Gryffondor, et non moi. « Tu as un programme bien chargé ! Je suis contente qu'on puisse se voir malgré toutes nos obligations. La rentrée va venir si rapidement ! »
Je secoue la tête. La rentrée, Merlin ! J'ai l'impression que mes vacances viennent à peine de commencer, et pourtant, il arrivera si vite, ce retour à l'Institut.
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
baisse de présence jusque fin juillet
baisse de présence jusque fin juillet
La saveur de l'été
Costaud oui, Alyona l'avait bien confirmé, mais puisque c'était ce qui nous plaisait, cela devait certainement être moins contraignant, non ? Si nos études se trouvaient être pile poil ce qui la faisait vibrer, peut-être que le côté scolaire sera moins lourd à supporter, les cours trop intéressants pour ne pas s'y ennuyer, ne pas s'en lasser. Renn ne savait pas vraiment, peut-être que cela dépendait des gens. Son oncle lui avait bien raconté, un jour, que les cours à l'université l'ennuyaient un peu, parfois, quand bien même il étudiait ce qu'il aimait : la littérature. Ceci dit, Renn ne voyait pas comment la littérature pouvait ne pas être ennuyante. Des livres, quoi, des pavés, des romans, souvent pas du tout intrigants ! Elle trouvait limite normal que son oncle ait trouvé les cours longs, à l'époque.
« Ah je me disais aussi ! Ça me paraissait bizarre que tu changes complètement de filière, répondit-elle dans un rire. Mais enseignement, c'est stylé. Je pourrais pas, moi, je pense... Quoique je sais pas, j'ai le temps tu me diras. Mais tu voudrais être prof de Botanique à Poudlard ? »
Honnêtement, enseigner à des groupes de gamins irresponsables, trop peu pour elle. Elle en avait fait partie, et l'était sûrement encore aujourd'hui dans certaines matières, bien qu'elle restait relativement responsable d'elle-même, et c'était justement pour ça qu'elle n'avait aucune envie d'être professeure. Pour l'instant, du moins. Peut-être qu'avec le temps, enseigner lui donnerait envie ? Mais ce n'était vraiment pas ce qui l'attirait en ce moment. Elle voulait juste prendre soin des créatures magiques, pas plus.
Point positif à être bavarde, c'était qu'au moins, elle débitait ce qu'elle avait à raconter sans qu'il n'y ait trop de silence qui se crée. Cela ne devait pas être une aussi belle partie de plaisir pour son amie, mais depuis le temps qu'elles se côtoyaient, elle devait bien s'attendre à être assaillie d'un flot de parole tinté de l'accent écossais de Renn.
« Oh non, je te jure, je préfère comme ça ! Dis-toi pour les BUSES, je devais lancer Auctus sur une Aloe Vera, elle avait une tête tellement bizarre que même Charleston a pas compris comment je m'étais débrouillée pour arriver à ce résultat, elle expliqua en pouffant. »
Le pire, dans toute cette histoire, c'était qu'elle en était presque fière. Après tout, s'il y avait bien un chapitre sur lequel elle se débrouillait un peu, c'était sur les sortilèges en Botanique, et il avait évidemment fallu qu'elle tombe sur celui-ci lors de l'épreuve pratique. Donc, elle n'était pas peu fière d'avoir réussi à rater une épreuve qu'elle aurait pu réussir avec un minimum de volonté. Elle essaya de mimer avec ses mains la forme atypique qu'avait pris sa plante lors de l'examen, et qui lui avait valu une grimace de la part de son professeur.
Renn hocha vigoureusement la tête. Elle avait vu des dragons, oui ! Plus proche que ce qu'elle avait imaginé avant de commencer son stage. Son stage qui lui avait tellement, tellement plu. Elle ne pensait pas qu'elle s'y plairait autant, persuadée que les dragons étaient des créatures bien trop majestueuses et impressionnantes pour la petite personne qu'elle était. Mais finalement, ces quatre semaines à la réserve avaient été si enrichissantes, Renn avait appris beaucoup de choses, avait pu participer à des soins qu'elle ne se croyait pas forcément capable. Parfait pour gommer un peu le syndrome de l'imposteur qui se frayait un chemin dans sa tête depuis quelques temps.
« J'ai même pu en approcher, c'était impressionnant ! Ça va qu'il y avait toujours les dragonologistes avec moi, enfin de toute façon je pouvais pas y aller toute seule et je l'aurais jamais fait toute seule, mais oui j'en ai vu de près et tout ! J'ai aidé à les soigner, à m'occuper de certains œufs et bébés à la nursery... Franchement j'ai appris plein de trucs ! Elle se tourna vivement vers la rousse, une lueur fascinée brillant dans son regard. Tu savais que les femelles couvent pas comme certains animaux, mais elles réchauffent leur œuf avec les flammes ? »
En tous cas, Renn ne le savait pas avant de poser la question pendant son stage. Et elle avait trouvé cette information tout à fait fascinante.
Oh, la rentrée... Renn balança sa tête vers l'arrière en soupirant. Elle arrivait bien trop vite, oui.
« M'en parle pas, la seule chose dont j'ai hâte avec la rentrée, c'est de revoir Nolan, Roxane, Deryn et tous les autres, et qu'en décembre ma correspondante va venir, mais c'est tout... Mais je suis trop contente qu'on ait réussi à se voir aussi ! J'ai fait des cookies, tu aimes bien ? »
Elle désigna le sac qui pendait à son épaule, dans lequel une boite remplie de gâteaux aux pépites de chocolat attendaient simplement que quelqu'un vienne croquer dedans.
Elle débite, dis donc
Navrée pour le temps de réponse !
« Ah je me disais aussi ! Ça me paraissait bizarre que tu changes complètement de filière, répondit-elle dans un rire. Mais enseignement, c'est stylé. Je pourrais pas, moi, je pense... Quoique je sais pas, j'ai le temps tu me diras. Mais tu voudrais être prof de Botanique à Poudlard ? »
Honnêtement, enseigner à des groupes de gamins irresponsables, trop peu pour elle. Elle en avait fait partie, et l'était sûrement encore aujourd'hui dans certaines matières, bien qu'elle restait relativement responsable d'elle-même, et c'était justement pour ça qu'elle n'avait aucune envie d'être professeure. Pour l'instant, du moins. Peut-être qu'avec le temps, enseigner lui donnerait envie ? Mais ce n'était vraiment pas ce qui l'attirait en ce moment. Elle voulait juste prendre soin des créatures magiques, pas plus.
Point positif à être bavarde, c'était qu'au moins, elle débitait ce qu'elle avait à raconter sans qu'il n'y ait trop de silence qui se crée. Cela ne devait pas être une aussi belle partie de plaisir pour son amie, mais depuis le temps qu'elles se côtoyaient, elle devait bien s'attendre à être assaillie d'un flot de parole tinté de l'accent écossais de Renn.
« Oh non, je te jure, je préfère comme ça ! Dis-toi pour les BUSES, je devais lancer Auctus sur une Aloe Vera, elle avait une tête tellement bizarre que même Charleston a pas compris comment je m'étais débrouillée pour arriver à ce résultat, elle expliqua en pouffant. »
Le pire, dans toute cette histoire, c'était qu'elle en était presque fière. Après tout, s'il y avait bien un chapitre sur lequel elle se débrouillait un peu, c'était sur les sortilèges en Botanique, et il avait évidemment fallu qu'elle tombe sur celui-ci lors de l'épreuve pratique. Donc, elle n'était pas peu fière d'avoir réussi à rater une épreuve qu'elle aurait pu réussir avec un minimum de volonté. Elle essaya de mimer avec ses mains la forme atypique qu'avait pris sa plante lors de l'examen, et qui lui avait valu une grimace de la part de son professeur.
Renn hocha vigoureusement la tête. Elle avait vu des dragons, oui ! Plus proche que ce qu'elle avait imaginé avant de commencer son stage. Son stage qui lui avait tellement, tellement plu. Elle ne pensait pas qu'elle s'y plairait autant, persuadée que les dragons étaient des créatures bien trop majestueuses et impressionnantes pour la petite personne qu'elle était. Mais finalement, ces quatre semaines à la réserve avaient été si enrichissantes, Renn avait appris beaucoup de choses, avait pu participer à des soins qu'elle ne se croyait pas forcément capable. Parfait pour gommer un peu le syndrome de l'imposteur qui se frayait un chemin dans sa tête depuis quelques temps.
« J'ai même pu en approcher, c'était impressionnant ! Ça va qu'il y avait toujours les dragonologistes avec moi, enfin de toute façon je pouvais pas y aller toute seule et je l'aurais jamais fait toute seule, mais oui j'en ai vu de près et tout ! J'ai aidé à les soigner, à m'occuper de certains œufs et bébés à la nursery... Franchement j'ai appris plein de trucs ! Elle se tourna vivement vers la rousse, une lueur fascinée brillant dans son regard. Tu savais que les femelles couvent pas comme certains animaux, mais elles réchauffent leur œuf avec les flammes ? »
En tous cas, Renn ne le savait pas avant de poser la question pendant son stage. Et elle avait trouvé cette information tout à fait fascinante.
Oh, la rentrée... Renn balança sa tête vers l'arrière en soupirant. Elle arrivait bien trop vite, oui.
« M'en parle pas, la seule chose dont j'ai hâte avec la rentrée, c'est de revoir Nolan, Roxane, Deryn et tous les autres, et qu'en décembre ma correspondante va venir, mais c'est tout... Mais je suis trop contente qu'on ait réussi à se voir aussi ! J'ai fait des cookies, tu aimes bien ? »
Elle désigna le sac qui pendait à son épaule, dans lequel une boite remplie de gâteaux aux pépites de chocolat attendaient simplement que quelqu'un vienne croquer dedans.
Elle débite, dis donc
Navrée pour le temps de réponse !
रेन #241431 — 7ème année, 18 ans
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
La saveur de l'été
Comment pouvons-nous penser à la rentrée, au retour des cours et à la fin des vacances quand celles-ci ont une saveur aussi douce et fleurie ? Entre la montagne et les lacs, près de Renn et du vent de cette Écosse qui me tient tant à cœur, je me sens véritablement bien, apaisée, calme et solidement enracinée dans un plaisir de vivre en goûtant les secondes comme si chacune était plus belle que celle qui la précédait. Je profite de mon temps, et après des semaines plongées dans mes cours, à ne plus discerner nuit et jour ou fatigue et angoisse, c'est très agréable. J'ai presque envie d'inviter la Rouge à ne plus parler de Poudlard ou de l'Institut pour ne s'intéresser qu'aux horizons lumineux, mais je sais aussi que ce sont des sujets trop importants pour être évités, et qu'après avoir été parcourus, nous pourrons enfin les abandonner pour ne conserver que cette saveur d'été, illuminée de vert, envahie de chants d'oiseaux et synonyme de repos.
Mon regard quitte le paysage pour revenir vers Renn. Elle, professeure ? Pourquoi pas ? Je ne sais pas, je ne la connais pas beaucoup dans des situations scolaires ; je ne sais pas si elle aime transmettre, faire preuve de patience, répéter des explications, et toutes ces choses qui sont souvent utiles à l'enseignement. Néanmoins, il me faut reconnaître qu'elle ne semble pas mal à l'aise avec les plus jeunes, en témoignent ses relations avec ses cousines, ce qui est déjà un bon point.
« Je ne sais pas encore. Poudlard pourrait m'intéresser, c'est vrai, mais la possibilité d'enseigner aux plus jeunes, ou même dans l'enseignement supérieur, me plaît aussi. Je verrai où mon chemin me mènera », conclus-je avec une note de mystère, et surtout de confiance en l'avenir — car le fait est que j'ai confiance en l'avenir, quoi qu'il réserve.
Sans délaisser les plantes et les serres, je retourne à Poudlard le temps du récit de mon amie, et me surprends même, amusée, à pouffer un peu avec elle. Merlin, qu'est-ce que j'aurais aimé voir la réaction de Mr Charleston, lui qui est toujours si positif et encourageant ! J'imagine que ce ne doit pas être simple pour un professeur de découvrir que ses élèves n'y arrivent pas, malgré les cours et les explications. Il me serait difficile de renoncer à aider les autres, mais force est de constater que pour certains, c'est un soulagement de ne plus avoir à persévérer. Tout le monde n'a pas la main verte, ou quelque sensibilité que ce soit, et il faut, je suppose, savoir l'accepter pour ne pas trop s'en vouloir.
Je secoue la tête, amusée et, je dois l'avouer sans le montrer, un peu chagrinée. Ce n'est pas avec Renn que je risque de discuter botanique ! Et cette pauvre Aloe Vera... Mais que puis-je y faire ? Tant que mon amie se sent bien dans sa scolarité. N'est-ce pas le plus important ? Si c'est sans la botanique, eh bien c'est tout, chacun fait sa route et toutes ne se ressemblent pas. La mienne est parsemée de fleurs, de bourgeons et de vert ; la sienne porte la chaleur des dragons et les souffles chauds des autres animaux qui viendront s'épanouir sous son regard. Au final, ce n'est pas tellement différent, ce sont deux domaines qui se ressemblent dans ce qu'ils exigent.
Et tout cela me fait sourire. D'un sourire si naturel, grand et sincère qu'il fait venir le soleil sur mon visage de lune. Approcher des dragons et s'occuper des œufs ! Merlin, ce n'est pas donné à tout le monde, et ce doit être très impressionnant ! Cela m'aurait sûrement plu, également. Renn devait être aux anges ! Mais cela ne se voit-il pas encore sur son visage ?
« Quelle chance ! Tu as pu t'en approcher et t'en occuper ! L'expérience devait être folle. Tu vas survoler le programme de sixième année avec ça et l'AMICO ! Mais je crois que je savais cette histoire de femelles qui réchauffent leurs œufs avec leurs flammes... J'ai dû l'apprendre à Poudlard. Enfin, c'est vrai que c'est assez... original ? Et logique, en même temps. Enfin, c'est quelque chose ! »
Parfois, je crois que cela me manque un peu, étudier toutes ces choses portant sur d'autres domaines. J'aime énormément la botanique, mais les sorts, et même les soins aux créatures magiques et la métamorphose, m'ont toujours beaucoup plu également. Je peux certes continuer à pratiquer avec ce que j'ai appris, mais c'est différent par rapport au fait de l'étudier encore. Il m'a fallu faire un choix ! Et je ne le regrette nullement.
« Tu as fait des cookies ? répété-je, étonnée et ravie. C'est génial ! J'en veux bien, merci beaucoup. Ils sont à quoi ? demandé-je avant d'ajouter promptement : Moi aussi j'ai ramené quelques petites choses ! Est-ce que tu aimes le thé au jasmin et les sorbets citron ? »
Je pose mon sac sans fond à terre et l'ouvre pour en sortir une théière hermétique accompagnée de deux tasses d'argile vertes à l'intérieur occupé par des sorbets citron, que je répartis sur le sol. C'est en préparant ce petit goûter que je réponds à mon amie à propos de la rentrée, soulagée de pouvoir lui confier mon ressenti.
« Je te comprends ! Moi non plus je n'ai pas hâte d'être début septembre... J'ai l'impression que mes vacances viennent à peine de commencer ! Et puis, tu sais, mon ami que tu avais croisé pour Litha, il ne sera même plus là parce qu'il a terminé ses études. Ce sera étrange sans lui... »
Je termine d'installer confiseries et thé avant de m'asseoir plus confortablement en tailleur sur l'herbe fraîche de cette terre écossaise.
« Enfin, il ne faut pas parler que de ça ! Il y a bien plus intéressant que la rentrée et les cours, tu ne penses pas ? » la questionné-je avec un sourire.
Mon regard quitte le paysage pour revenir vers Renn. Elle, professeure ? Pourquoi pas ? Je ne sais pas, je ne la connais pas beaucoup dans des situations scolaires ; je ne sais pas si elle aime transmettre, faire preuve de patience, répéter des explications, et toutes ces choses qui sont souvent utiles à l'enseignement. Néanmoins, il me faut reconnaître qu'elle ne semble pas mal à l'aise avec les plus jeunes, en témoignent ses relations avec ses cousines, ce qui est déjà un bon point.
« Je ne sais pas encore. Poudlard pourrait m'intéresser, c'est vrai, mais la possibilité d'enseigner aux plus jeunes, ou même dans l'enseignement supérieur, me plaît aussi. Je verrai où mon chemin me mènera », conclus-je avec une note de mystère, et surtout de confiance en l'avenir — car le fait est que j'ai confiance en l'avenir, quoi qu'il réserve.
Sans délaisser les plantes et les serres, je retourne à Poudlard le temps du récit de mon amie, et me surprends même, amusée, à pouffer un peu avec elle. Merlin, qu'est-ce que j'aurais aimé voir la réaction de Mr Charleston, lui qui est toujours si positif et encourageant ! J'imagine que ce ne doit pas être simple pour un professeur de découvrir que ses élèves n'y arrivent pas, malgré les cours et les explications. Il me serait difficile de renoncer à aider les autres, mais force est de constater que pour certains, c'est un soulagement de ne plus avoir à persévérer. Tout le monde n'a pas la main verte, ou quelque sensibilité que ce soit, et il faut, je suppose, savoir l'accepter pour ne pas trop s'en vouloir.
Je secoue la tête, amusée et, je dois l'avouer sans le montrer, un peu chagrinée. Ce n'est pas avec Renn que je risque de discuter botanique ! Et cette pauvre Aloe Vera... Mais que puis-je y faire ? Tant que mon amie se sent bien dans sa scolarité. N'est-ce pas le plus important ? Si c'est sans la botanique, eh bien c'est tout, chacun fait sa route et toutes ne se ressemblent pas. La mienne est parsemée de fleurs, de bourgeons et de vert ; la sienne porte la chaleur des dragons et les souffles chauds des autres animaux qui viendront s'épanouir sous son regard. Au final, ce n'est pas tellement différent, ce sont deux domaines qui se ressemblent dans ce qu'ils exigent.
Et tout cela me fait sourire. D'un sourire si naturel, grand et sincère qu'il fait venir le soleil sur mon visage de lune. Approcher des dragons et s'occuper des œufs ! Merlin, ce n'est pas donné à tout le monde, et ce doit être très impressionnant ! Cela m'aurait sûrement plu, également. Renn devait être aux anges ! Mais cela ne se voit-il pas encore sur son visage ?
« Quelle chance ! Tu as pu t'en approcher et t'en occuper ! L'expérience devait être folle. Tu vas survoler le programme de sixième année avec ça et l'AMICO ! Mais je crois que je savais cette histoire de femelles qui réchauffent leurs œufs avec leurs flammes... J'ai dû l'apprendre à Poudlard. Enfin, c'est vrai que c'est assez... original ? Et logique, en même temps. Enfin, c'est quelque chose ! »
Parfois, je crois que cela me manque un peu, étudier toutes ces choses portant sur d'autres domaines. J'aime énormément la botanique, mais les sorts, et même les soins aux créatures magiques et la métamorphose, m'ont toujours beaucoup plu également. Je peux certes continuer à pratiquer avec ce que j'ai appris, mais c'est différent par rapport au fait de l'étudier encore. Il m'a fallu faire un choix ! Et je ne le regrette nullement.
« Tu as fait des cookies ? répété-je, étonnée et ravie. C'est génial ! J'en veux bien, merci beaucoup. Ils sont à quoi ? demandé-je avant d'ajouter promptement : Moi aussi j'ai ramené quelques petites choses ! Est-ce que tu aimes le thé au jasmin et les sorbets citron ? »
Je pose mon sac sans fond à terre et l'ouvre pour en sortir une théière hermétique accompagnée de deux tasses d'argile vertes à l'intérieur occupé par des sorbets citron, que je répartis sur le sol. C'est en préparant ce petit goûter que je réponds à mon amie à propos de la rentrée, soulagée de pouvoir lui confier mon ressenti.
« Je te comprends ! Moi non plus je n'ai pas hâte d'être début septembre... J'ai l'impression que mes vacances viennent à peine de commencer ! Et puis, tu sais, mon ami que tu avais croisé pour Litha, il ne sera même plus là parce qu'il a terminé ses études. Ce sera étrange sans lui... »
Je termine d'installer confiseries et thé avant de m'asseoir plus confortablement en tailleur sur l'herbe fraîche de cette terre écossaise.
« Enfin, il ne faut pas parler que de ça ! Il y a bien plus intéressant que la rentrée et les cours, tu ne penses pas ? » la questionné-je avec un sourire.
Aucun souci pour le délai, prends le temps qu'il te faut !
Et pardon : Renn bavarde => je t'écris un petit pavé ahah !
Et pardon : Renn bavarde => je t'écris un petit pavé ahah !
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
baisse de présence jusque fin juillet
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