Le réconfort de la musique
Samedi 13 novembre 2049
A 15h, en salle de répétition
Solo
A 15h, en salle de répétition
Solo
Rosaleen se sentait toujours aussi perdue mais elle était aidée et elle commençait à parler, à se confier. Elle s'était réconciliée avec Kenna et enfin, elles se reparlaient. La gryffone savait que dorénavant, elle n'était plus seule : il y avait ses amis sur qui elle pouvait compter qui ne l'abandonnerait pas. Rosaleen s'était décidée à se changer les idées. Elle avait deux bonnes heures devant elle avant la répétition avec le Chœur des Grenouilles ce qui lui permettait de pouvoir prendre du bon temps. Elle se dirigea donc vers la salle de répétition, dans l'espoir que celle-ci soit vide avec son carnet, un crayon et son métronome (ce dernier offert par sa mère cet été).
Elle eut le plaisir de découvrir que le piano était libre et qu'elle pouvait s'y installer sans être dérangée. Elle se sentait inspirée. Elle déposa donc ses affaires sur le piano, s'échauffa les mains et entreprit de jouer quelques gammes et accords afin de s'échauffer. Elle ne savait pas joué aussi bien du piano comme elle jouait du violon mais elle était assez entraînée pour jouer « La lettre à Élise » de Beethoven. Elle ouvrit son carnet à la page où elle avait écrit le début d'une mélodie au banquet de fin d'année de sa première année. Elle voulait la reprendre et y caller des paroles afin que cette mélodie devienne une chanson. Une chanson de renouveau, d'espoir et de profonde amitié.
Les doigts de la rouge et or glissèrent sur les touches pour jouer le début de la mélodie. Le début sonnait juste mais quelque chose dérangeait la jeune fille : la mélodie renvoyait à un son dur, pas assez léger. Rosaleen recherchait un son plus mélodieux, plus léger. Rosaleen réfléchissait puis testa avec un autre accord. Elle esquissa un sourire : c'était mieux. Beaucoup mieux. Elle avait déjà la mélodie de base jouée avec la main droite. Elle devait voir l'accompagnement de la main gauche mais cela ne lui posa pas le moindre problème. Elle était inspirée. Elle voyait dans son esprit la partition, elle entendait la mélodie et l'accompagnement.
Elle testait, effaçait, gribouillait et puis jouait.
@Kenna Murray pour la mention
Dernière modification par Rosaleen Winston le 4 déc. 2024, 14:28, modifié 2 fois.
Le réconfort de la musique
Il lui avait fallu une bonne heure pour parvenir à une mélodie parfaite. Enfin, plutôt la mélodie d'une chanson avec couplets, refrain et pont. Il ne manquait que les paroles et un titre. Il était 16h et la gryffone avait accompli la moitié de sa composition. Rosaleen avait la tête en feu et le meilleur moyen pour elle de réfléchir était de se changer les idées. Elle ferma son carnet et réfléchit une seconde avant de jouer « Spring Waltz » de Chopin. Elle aimait énormément jouer au piano les morceaux de ce compositeur. La légèreté de ce morceau fit tressaillir la gryffone. C'était d'une pureté tellement enivrante que Rosaleen ne pouvait s'empêcher de repenser à sa composition. Il devenait de plus en plus évident que les paroles de sa chanson devrait relater l'amitié et tout ce qui en découlait.
Le morceau finit, Rosaleen rouvrit son carnet et joua sa mélodie. Rosaleen était stupéfaite : elle était émue de sa création, si légère et d'une nature si profonde. Et, aussi naturel qu'il était possible dans tel moment, les paroles de la chanson vinrent tout naturellement. Rosaleen avait pris son carnet et écrivait les paroles qui allaient, sans aucun doute, marquer un tout nouveau chapitre dans la vie de Rosaleen. Toutes les émotions qu'elle avait enfouies en elle, s'exprimaient comme un espoir, une force.
Rosaleen relâcha son crayon. Les paroles étaient... Comment décrire ce qu'elle avait vécu ? Elle repensa au mal qu'elle avait pu faire et tout en relisant ses paroles, elle ne put s'empêcher de penser :
*Et pourquoi pas : Les aveux d'une rose ? Oui, c'est ça... C'est le titre parfait*
Et, dans la douce chaleur de la salle, Rosaleen acheva sa composition qui allait à jamais changer sa vie.
Le morceau finit, Rosaleen rouvrit son carnet et joua sa mélodie. Rosaleen était stupéfaite : elle était émue de sa création, si légère et d'une nature si profonde. Et, aussi naturel qu'il était possible dans tel moment, les paroles de la chanson vinrent tout naturellement. Rosaleen avait pris son carnet et écrivait les paroles qui allaient, sans aucun doute, marquer un tout nouveau chapitre dans la vie de Rosaleen. Toutes les émotions qu'elle avait enfouies en elle, s'exprimaient comme un espoir, une force.
LES AVEUX D'UNE ROSE
Couplet 1
Bercée par la brise légère de la nuit
Mon regard se perd au loin, vide et sans éclat
Très vite, la tristesse a remplacé la joie
Laissant le feu de mon cœur s'éteindre sans bruit.
La colère s'est emparée de mon âme
Créant autour de moi, le mal et les blessures
Refrain
Je me suis perdue en chemin
Aveuglée par mes pensées
Puis, j'ai vu dans l'obscurité l'obscurité
Une main tendue devant moi
Me rappelant la chaleur de l'amitié
Sachant que désormais
Un nouveau jour s'est levé
Couplet 2
Maintenant que tout me semble clair
Que les couleurs réapparaissent dans ma vie
Je réalise que j'ai de belles amitiés sincères
Dont le courage et la bonté d'esprit
Sont venues me pardonner le mal que j'ai fait
Pont
Je me relèves
Sous le soleil
Le sourire aux lèvres
Et l'âme sincère
Plus forte que jamais
Rosaleen relâcha son crayon. Les paroles étaient... Comment décrire ce qu'elle avait vécu ? Elle repensa au mal qu'elle avait pu faire et tout en relisant ses paroles, elle ne put s'empêcher de penser :
*Et pourquoi pas : Les aveux d'une rose ? Oui, c'est ça... C'est le titre parfait*
Et, dans la douce chaleur de la salle, Rosaleen acheva sa composition qui allait à jamais changer sa vie.
Dernière modification par Rosaleen Winston le 4 déc. 2024, 14:29, modifié 2 fois.
Le réconfort de la musique
Rosaleen avait mit le point final à sa chanson. Elle jeta un coup d'œil à sa montre : 16h40. Il lui restait une vingtaine de minutes, juste assez pour chanter enfin pour la première fois son œuvre. Elle se sentait fière et bizarre à la fois. Elle venait de créer une chanson et elle ressentait la paix. Oui, c'était cela. Elle se sentait en paix, toujours autant perdue mais en paix. Elle savait dorénavant qu'elle s'en sortirait. Cette chanson, elle la chantait pour Kenna qui était devenue une amie très précieuse qui avait su lui pardonner, pour Miss Tremblay qui avait remarqué le mal-être de la gryffone et qui l'avait mise en confiance. Et puis, pour tous ses amis qui avaient été présents pour elle.
Rosaleen posa ses mains sur le clavier, expira puis entama la chanson. La première fois qu'elle la chantait. Sa voix remplissait la salle, sa voix remplit d'émotion. Des larmes roulaient sur ses joues tant les paroles étaient si sincères et profondes. Elle n'avait pas su s'exprimer par le discours alors qu'à travers la musique, tout lui semblait facile. Elle chantait comme si son âme renaissait. Elle chantait pour son cœur, pour évacuer la douleur. Elle chantait pour oublier mais aussi pour se sentir plus forte. Elle ne savait pas très bien ce qu'aimer pouvait signifier mais elle en avait appris. Elle chantait parce que sa vie en dépendait. Elle chantait parce qu'elle en avait besoin. Un besoin vital qu'elle devait assouvir. Elle chantait comme si plus rien d'autre n'existait. Elle chantait parce que c'est tout ce qu'elle pouvait faire. Elle chantait pour elle, pour son nouveau chapitre. Elle chantait parce qu'elle ne se savait plus seule.
Lorsque la chanson se finit, un grand silence régna dans la salle. Rosaleen souriait à travers ses larmes. Elle venait de chanter son œuvre. C'était à elle, et elle était fière de ce qu'elle venait de faire. Pour la première de fois de sa vie, Rosaleen venait de ressentir le pouvoir de la musique sur son âme. Elle venait de vivre quelque chose de si merveilleux que c'en était presque indescriptible. Elle aimait la musique mais aujourd'hui, c'était différent : la musique vivait en elle. Et dans les dernières minutes qui lui restaient avant l'arrivée des choristes, la rouge et or contempla le piano, un sourire aux lèvres.
Rosaleen posa ses mains sur le clavier, expira puis entama la chanson. La première fois qu'elle la chantait. Sa voix remplissait la salle, sa voix remplit d'émotion. Des larmes roulaient sur ses joues tant les paroles étaient si sincères et profondes. Elle n'avait pas su s'exprimer par le discours alors qu'à travers la musique, tout lui semblait facile. Elle chantait comme si son âme renaissait. Elle chantait pour son cœur, pour évacuer la douleur. Elle chantait pour oublier mais aussi pour se sentir plus forte. Elle ne savait pas très bien ce qu'aimer pouvait signifier mais elle en avait appris. Elle chantait parce que sa vie en dépendait. Elle chantait parce qu'elle en avait besoin. Un besoin vital qu'elle devait assouvir. Elle chantait comme si plus rien d'autre n'existait. Elle chantait parce que c'est tout ce qu'elle pouvait faire. Elle chantait pour elle, pour son nouveau chapitre. Elle chantait parce qu'elle ne se savait plus seule.
Lorsque la chanson se finit, un grand silence régna dans la salle. Rosaleen souriait à travers ses larmes. Elle venait de chanter son œuvre. C'était à elle, et elle était fière de ce qu'elle venait de faire. Pour la première de fois de sa vie, Rosaleen venait de ressentir le pouvoir de la musique sur son âme. Elle venait de vivre quelque chose de si merveilleux que c'en était presque indescriptible. Elle aimait la musique mais aujourd'hui, c'était différent : la musique vivait en elle. Et dans les dernières minutes qui lui restaient avant l'arrivée des choristes, la rouge et or contempla le piano, un sourire aux lèvres.
@Maxine Tremblay & @Kenna Murray pour la mentionFIN du RP