26 oct. 2024, 19:36
 PNJ   Recueil   Manoir des Coel  façade de rêve
Nélya Marks, fin cinquième année 16 ans BBCode= #800000
Dimanche 27 juin 2049
présents:
Jacob Marks
Image
_______________________________________
Papa n'a pas de cape, mais papa est mon héro
_______________________________________


Partis dans la matinée, Nélya et son père purent enfin établir leur campement dans un coin sympa après avoir remonté la Innocent railway pour atterrir près du lac Duddingston. La tente se monta d'elle-même, et non pas par magie, mais grâce à un ressort dans le système d'armature qui ne manqua pas de faire sursauter Nélya de surprise. Chargée d'installer les tapis et les sacs de couchages pendant que son père sortait la petite glacière de son sac pour préparer leur repas du midi, la Galloise s'occupa en plus instinctivement de chasser le calme de l'endroit. Et t'as d'jà emmené maman camper? Jacob lui répondit tout en installant les sandwichs sur des mouchoirs sur la glacière officiant comme une table de fortune. Oui, une fois. On sortait ensemble depuis un moment déjà, et c'était Pepe qui m'avait conseillé de l'emmener camper. Ah ouais? Mh mh. En fait, il m'avait conseillé de le faire quand on a commencé à sortir ensemble, mais il y a eu la pandémie- Nélya tourna un regard interrogateur vers son père à l'entente de ce mot qui, même sans lui être étranger, ne trouvait pas de définition dans son dictionnaire. La période du covid-19, une maladie qui a paralysée le monde pendant quasiment 2 ans, et donc, on a dû repousser l'idée du camping. L'explication fit naitre de nouvelles interrogations sur cette période, car même si elle en avait déjà entendu parlé et qu'elle savait que cette période avait été compliquée puisque aggravant les problèmes de santé de Pepe, en réalité, elle n'en savait pas beaucoup plus. L'idée d'interroger d'avantage son père la titilla, mais il ne lui fallu pas plus d'une seconde pour se raviser en regardant ses doigts. Non, on ne lui piquait pas les doigts, mais la sensation était bien là pourtant... Bien vite elle quitta la tente en espérant se débarrasser au passage de cette désagréable sensation et alla s'asseoir près de son père pour manger.

[...]

Nélya savait que son père était génial, le meilleur des papas comme lui disait sa mère, mais les heures passées ensemble lui rappelaient cette évidence. Son père savait camper, il savait pêcher, et même fabriquer une canne à pêche avec un simple bâton! La brunette suivait son père comme son ombre, s'arrêtant dès qu'il s'arrêtait pour observer les mêmes choses que lui, sans pourtant bien comprendre ce qu'il cherchait. On prend ça? Jacob secoua la tête avant de laisser tomber au sol la branche qu'il venait d'attraper pour se remettre à avancer lentement pour observer les arbres et branches autour d'eux. Non, c'est un érable, et même si on aurait pu l'utiliser, cette branche se serait casser facilement. Ok... Fit-elle en opinant du chef Faut chercher quoi alors? On a besoin d'une branche assez longue, disons peut-être 2 mètres. Ou 1,5 mètre. Et il faut une branche à peu près droite et souple, qui ne cassera pas même si tu essaie de la plier. Mais il faut qu'elle soit solide pour permettre de sortir le poisson de l'eau. Le mieux... Je crois me souvenir que mon père disait que les cannes à pêche en bois de noisetier et de frêne étaient les meilleures. Ou alors c'était le chêne? Non, non le chêne est trop rigide... En fait, il faut chercher du bois vert, c'est un bois qui s'oppose au bois sec parce qu'il a encore de l'eau, ce qui lui donne de la flexibilité. Woah, c'qu'il en savait des trucs son papa! A son tour, la joyeuse brunette chercha assidument les arbres qui seraient susceptible de leur fournir la base de leur instrument... Avant de réaliser qu'elle n'était pas sûre de pouvoir reconnaitre l'un ou l'autre. Heureusement, son papa -en vrai super papa-, parvint à leur dénicher une branche parfaite! Enfin, aux yeux de Nélya.

De retour près de leur tente, Nélya observa son père sortir une épingle à nourrice de son sac, la plier et y passer son lacet et enfin terminer se raccrocher le tout au bâton. Pas un instant son regard ne s'éloigna de ses mains qu'elle observait admirative. Tu sais plein d'trucs, c'est trop cool! L'avis de sa fille ne manqua de le gonfler de la plus grande des fiertés. Pendant combien de temps encore sa fille le trouverait-elle "cool" avant qu'il ne devienne le "papa collant" ou "saoulant"? Ah oui? Merci ma chérie. Comment tu connais tout ça? Jacob, tout en faisant signe à sa fille de la suivre, s'approcha du lac pour placer la canne entre les mains de Nélya. J'aime apprendre. J'aime découvrir de nouvelles choses, comprendre pourquoi les choses fonctionnent comme elles le font et pourquoi pas autrement... Nous vivons dans un monde fascinant! Malgré la canne de fortune entre ses mains, Nélya ne prêtait attention qu'à son son père. Seul lui comptait, lui et tout ce qu'il pouvait lui dire. Son papa était cool. Vraiment trop cool! Tu peux m'apprendre d'autres trucs comme la canne à pêche? Peut-être un peu surpris, Jacob, appuyé sur un bâton de marche acheté la veille avec le reste de leur équipement tout en gardant une main sur la canne pour éviter que Nélya ne se fasse emporter en cas de déséquilibre, observa sa fille avec de grands yeux. Oui, elle lui avait déjà dit qu'il était cool, ou même qu'il était le meilleur des papas... Il y avait même eu cette période ou elle ne présentait comme son meilleur ami... Mais qu'elle lui demande de lui apprendre des choses? Habituellement, elle s'arrêtait aux exclamations admiratives, et cette nouveauté dans le comportement de sa fille ne manqua pas de l'émouvoir... Oh, mais, mais bien-sûr! Si tu veux, je t'apprendrai tout ce que tu veux ma Néna chérie. Nélya se para de ce sourire qui réchauffait le coeur de son père pour lui répondre, un sourire que Jacob vouerait sa vie à protéger. Merci papa, j't'aime trop! Ce n'étaient pas des mots nouveaux, ni de la grande poésie qui ébranlerait les âmes, c'étaient bien plus que ça pour Jacob; c'était la confirmation d'un amour pour lequel Jacob ferait tout. Et en observant la surface du lac, Nélya ne se douta pas que l'amour inconditionnel avec lequel la couvait son père, parce qu'il l'aimait bien plus encore, d'une force dont Nélya ne pouvait se douter.

Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|

ColorCODE: 800000

27 oct. 2024, 00:28
 PNJ   Recueil   Manoir des Coel  façade de rêve
Nélya Marks, fin cinquième année 16 ans BBCode= #800000
Dimanche 27 juin 2049, après-midi aux alentour de 17h
présents:
Jacob Marks
Image
_______________________________________
Papa n'a pas de cape, mais papa est mon héro
_______________________________________


La partie de pêche ne fut pas concluante, ou du moins en apparence, car Jacob, lui, avait obtenu le plus précieux des cadeaux de la part de sa fille, sans même que celle-ci ne s'en rende compte. A présent, tous deux se retrouvaient accroupit dans l'herbe à ramasser des fleurs dans l'objectif de faires des bouquets souvenirs pour toute la maisonnée. Nélya, d'un naturel déjà souriant, semblait pourtant encore plus enjouée qu'accoutumée si cela était possible. Cette situation lui rappelait ses longues recherches d'un trèfe à quatre feuilles avec Constance! D'ailleurs, est-ce qu'elle passait ses vacances à s'amuser avec ses amis Johann et Michael? Elle devrait lui envoyer une lettre tiens! Elle demanderait l'adresse à Eli! Papa, tu crois qu'il y a des trèfles ici? Interrogea-t-elle son père en se tournant la tête vers lui, les mains dans l'herbe et une dizaine de fleurs pincées entre le pouce et l'index gauche. Oui, je suis sûr qu'on pourra en trouver, et sinon, on aura qu'à retourner vers le bois. S'en suivit une courte pause avant qu'il ne se tourne vers Nélya. Tu veux qu'on cherche des trèfles en plus des fleurs? Mhh nan pas vraiment. J'y pensais parce que quand Scary est partie à Beauxbâtons, j'en ai cherché un à lui offrir avec Constance. Si pour Jacob le prénom de Scary n'avait plus de mystère, celui de Constance ne lui était pas aussi familier, mais à la manière dont le nom de cette jeune fille se répétait tant dans les lettres de Nélya que lors de leurs échanges, il avait fait tout les efforts possibles pour retenir ce qu'avait pu lui dire sa fille au sujet de cette enfant. Constance c'es- WOAH! Papa, 'y a plein d'fleurs là-bas! Aussitôt, la brunette gagna au plus vite une zone fleurie, avant de montrer fièrement à son père ses nombreuses trouvailles colorées.

Les fleurs ramassées jugées comme étant suffisantes pour constituer tous les bouquets que voulait faire Nélya, les gallois étaient retournés auprès de leur tente, pour que Jacob, à l'aide de tige de fleurs ou bien de brin d'herbe, puisse attacher les fleurs ensemble. La conversation légère qu'ils entretenaient fut bien vite coupée par la pire des catastrophes possibles: un vent soudain et bien plus fort que les brises ressenties jusque là vint faire voler les bouquets que tenait Nélya. OH NON! Il ne fallut pas plus d'une seconde à l'adolescente pour sauter sur ses pieds et courir, bras tendus, vers ses fleurs qui terminaient leur course dans le lac. Par réflexe, elle remonta sa manche gauche, et sans avoir besoin de jeter un regard, glissa ses doigts pour en extraire sa baguette... Qui ne vint pas. Faute de compréhension, la brune, déjà affolée par la perte de ses fleures, fronça les sourcils en baissant les yeux sur son brassard, qu'elle constata vide. Rien, nada, que dalle! AAHHH! PAPA! Le cri d'effroi qui s'échappa de sa gorge fit sursauter Jacob qui, clopinant jusqu'à Nélya en s'appuyant sur un de ses bâtons, s'empressa de la détailler avec la plus grande des attentions une fois à son niveau alors que la brune, prise par une panique qu'elle ne savait contrôler, se mit à observer le sol alors que les larmes lui montaient aux yeux. Je suis là, je suis là! Tu es blessée?! D'un geste vif, Nélya réfuta, en reniflant du nez alors que son père chassa une des larmes roulant sur sa joue. MA BAGUETTE! J'AI PLUS MA BAGUETTE!

Une nouvelle bourrasque se leva, terminant au passage d'emporter les fleurs au loin sur la surface troublée du lac, qui faisait écho aux larmes de détresse de Nélya. La sorcière, après tant d'années passées à travailler avec sa baguette, et à l'amener avec elle dès qu'il le lui était possible, avait développé un attachement certain. Aussi, quand son père la poussa à aller s'abriter dans la tente le temps que le vent ne se calme, Nélya refusa cette option avec force: seule comptait sa baguette, elle devait la retrouver! Depuis quand ne l'avait-elle plus? Où avait-elle pu l'égarer? Est-ce qu'elle allait bien? J'DOIS TROUVER MA BAGUETTE! PAPA! PAPA! MA BAGUETTE! Tirée par son père qui lui tenait une main, elle résistait autant qu'elle le pouvait, en reculant et en cherchant à se défaire de la prise qui la retenait. Nélya n'avait jamais su comment gérer la panique et le stress, elle qui croyait n'avoir jamais fait l'expérience de l'un ou l'autre. Elle ne savait juste pas comment réagir aux fortes émotions en général en réalité; les priorités étaient désordonnées, sa réflexion coupée, arrêtée sur un seul point auquel elle se rattachait de toutes ses forces, et les évidences n'en étaient plus.

Jacob n'était pas habitué à faire face à sa fille dans un tel état, mais il ne pouvait sûrement pas perdre son calme à son tour, même si la force avec laquelle gesticulait sa fille lui faisait craindre qu'elle ne tombe dans le lac, ou qu'elle ne fasse réellement quelque chose de totalement irréfléchis qui la mènerait à se blesser... Ecoute-moi Néna, ça va aller, mais pour l'instant il faut aller s'abriter du vent. Ne parvenant pas à la convaincre, il cessa de la tirer, et se contenta de la serrer pour l'enlacer. Une fois qu'elle cessa un peu s'agiter il en profita pour tenter de lui faire entendre raison, ou au moins de la convaincre. On retrouvera ta baguette, mais ce ne sera pas possible si on reste dehors et qu'on se blesse. Il y a trop de vent. D'accord? Dès que le vent se sera calmé, on ira la chercher. Il sentait ses larmes lui mouiller le torse, et craignait qu'elle ne l'écoute pas, alors le soulagement qui l'envahit quand elle acquiesça finalement, le libéra d'un poids. La relâchant de son étreinte, il lui prit la main pour la guider jusqu'à la tente, alors que Nélya observait encore le sol au cas où...

Une fois dans la tente fermée contre laquelle le vent se heurtait, Nélya sentit les bras de son père l'entourer de nouveau. Ses sanglots lui secouaient le corps tout entier, mais peu à peu, elle ne sentait plus que les caresses partant de l'arrière de son crâne et qui prenaient fin sur son dos. Ses sanglots bruyants finirent par être moins forts que les doux mots réconfortants de son papa. Et la panique qui l'agitait finit par la laisser s'endormir.

Durant ce temps, Joey qui n'avait rien manqué de la crise, s'était aussitôt mit en quête de la baguette, abrité derrière un sort. Tout en examinant le sol, il chercha à se souvenir si à un quelconque moment il lui semblait avoir vu quelque chose tomber, mais non, rien ne lui revenait, alors qu'il était certain d'avoir été des plus attentif.
Il comprenait bien ce que pouvait ressentir sa nièce, après tout, il ne comptait plus le nombre de fois où il avait pu se sortir de mauvais pas grâce à elle. Et puis, n'était-ce pas du bon sens pour un sorcier de s'inquiéter de perdre sa baguette?

@Scary Limpson et @Constance Nelson pour la mention! :kiss2:

Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|

ColorCODE: 800000

27 oct. 2024, 23:32
 PNJ   Recueil   Manoir des Coel  façade de rêve
Nélya Marks, fin cinquième année 16 ans BBCode= #800000
Lundi 28 juin 2049, aux alentours de minuit
présents:
Jacob Marks
Image
_______________________________________
Papa n'a pas de cape, mais papa est mon héro
_______________________________________


Elle se réveilla au milieu de la nuit, quelques heures après le coucher de soleil et seule. Où était son papa? La panique ayant la veille drainer son énergie ne tarda pas à faire accélérer de nouveau les battements de son coeur, alors qu'elle se reprenait en pleine face le drame de la veille.
Nélya était apeurée de se retrouver seule et attristée de ne plus trouver sa baguette. Ou bien dans l'autre sens? Ou encore pour les deux? Enfin, le moment n'était pas des plus propices pour lui laisser le loisir de s'auto-analyser pour mieux comprendre de quoi il en relevait. Seules deux questions se répétaient incessamment et avec force, cognant dans son crâne: ou était passé son papa? Et où était sa baguette?

Elle quitta rapidement la tente, mais une fois éclairée par le ciel nocturne parée de sa lune scintillante, la galloise cessa tout mouvement. Le reflet dansant de la lune sur le miroir d'eau était une source de lumière, mais elle ne suffisait malheureusement pas à percer les ténèbres des bois qui semblaient vouloir garder secret tout ce qu'il se passait en son sein. Le réflexe balaya bien loin le souvenir de la disparition de sa baguette, et ses doigts se portèrent à son poignet qui demeurait vide. Sa baguette lui manquait, elle lui manquait même physiquement, au point où ses doigts se frottèrent entre eux pour en chasser son absence. Qu'il lui était étrange de ne pas sentir le bois dont elle connaissait chaque courbe et chaque bosse par cœur... Faisant face aux arbres, Nélya prit le temps d'inspirer une fois avant d'appeler son père. La voix rauque et enrouée qui s'échappa de sa gorge semblait pouvoir se faire passer pour la plainte d'un animal, et la surprit tant pas le son, que par la légère douleur qui lui tira la gorge. Après quelques éclaircissements, elle réessaya, avec succès. Mais pour autant, elle n'obtint pas de réponse.

Son cœur se mit à battre plus fort, tandis que la fraicheur de la nuit la faisait frissonner... Ou bien était-ce la crainte de se retrouver seule? S'entourant de ses bras, elle retourna dans la tente; son papa avait voulu qu'elle prenne une lampe de poche, et elle espérait qu'il l'ait prise malgré qu'elle avait argumenté ne pas en avoir besoin grâce à sa baguette... Aaah... Sa baguette... Elle allait la retrouver pas vrai?
Un bruit extérieur aussitôt associé à un bruissement de branches attira son attention. A moitié dans la tente, la tête penchée pour tenter de reconnaitre quoi que ce soit, l'attente silencieuse fit battre son cœur plus fort. Où regarder? Que chercher? Que devait-elle faire? Elle avait peur. Où était son papa?! Le bruissement se fit de nouveau entendre, et Nélya ne manqua pas de se tordre le cou pour tenter d'en voir l'origine. Papa...? Pour ne rien arranger, sa mémoire jugea opportun de faire ressurgir sa dernière conversation avec Matthew, lequel lui avait garanti la présence d'animaux sauvage dans les bois comme des ours, des loups, et même des loups-garous... Si Nélya n'en savait pas plus que ça sur les loups et les ours, elle avait cependant parfaitement conscience du danger que représentaient les loups-garous... Secouée par une crainte silencieuse, Nélya releva la tête vers le ciel. Si au départ la lune ne lui avait pas semblait bien ronde, son avis changea sous le prisme de l'inquiétude. Elle n'avait pas de baguette, et personne pour l'aider... A pas lents, le regard tourné vers l'orée du bois, la galloise s'approcha de la rive du lac déjà pour trouver des pierres susceptibles de lui servir de projectiles, et ensuite pour se jeter à l'eau. Parce que, ça nage pas un loup-garou, si? Les branches remuèrent à nouveau, plus proche et plus longtemps... Au point où elle pu finalement repérer la zone d'où provenait ces bruits. Un talon déjà dans l'eau, et des cailloux maintenus contre elle par son bras, elle leva un bras tremblant, prête à jeter sa pierre... Mais resta figée en découvrant un tout autre animal passer sa tête entre les branches: un chevreuil. Par défaut, Nélya l'associa à un cerf avec des petits bois, et le regarda simplement arracher de l'herbe au sol avant de longer le bois pour s'éloigner... Le bras toujours levé, le poids des cailloux qu'elle tenait lui semblait avoir décuplé, et elle laissa le tout tomber mollement au sol dans un soupire de soulagement, alors qu'elle fit un pas en avant pour s'asseoir. Elle n'avait pas fait face à une nuit aussi silencieuse depuis bien longtemps, et comme l'émotion retombait, ses habitudes reprirent leur place. Bon faut trouver papa... Se missionna-t-elle en se relevant. Ah mais... Faut pas rester au même en droit quand on est perdu? Mais c'est pas moi qu'est perdue... Donc, j'dois aller chercher papa.

A nouveau elle remua à l'aveugle les affaires dans leur tente, à la recherche d'une possible lampe torche: Nélya ne se voyait pas vraiment crapahuter dans les bois pour chercher son papa dans le noir... Non... Non.. Ah? Ah non c'est pas ça... Nélya? Son corps sursauta avant même qu'elle ne puisse reconnaitre la voix de son père, et la galloise se retourna en catastrophe les yeux écarquillés, peut-être encore un peu sensible de sa précédente frayeur. Mais distinguer les traits du visage de son père l'apaisa aussitôt, et l'adolescente se jeta presque sur lui, au point de manquer de lui faire perdre l'équilibre. Pourquoi t'étais pas là?! L'urgence faisant vibrer sa voix se fit moins forte et pressante à mesure qu'elle sentait son père lui caresser le dos et la tête. Je suis désolé de t'avoir laissée seule, je voulais chercher ta baguette, mais je suis désolé: je n'ai pas pu aller très loin et je ne l'ai pas trouvé. La brunette secoua rapidement la tête. Elle préférait être avec son papa, et de loin. J'me suis réveillée, et j'ai eu peur parce que j'savais pas où t'étais. J'voulais t'chercher mais! Sa voix s'étrangla à nouveau, et Jacob, lui embrassa la tempe. Je suis désolé, je n'aurais pas dû partir comme ça. Est-ce que tu veux m'expliquer ce que tu as ressenti? Sans se détacher de son père, elle réfléchit un court instant avant que la réponse ne lui apparaisse; elle était fatiguée, elle voulait dormir, elle voulait un câlin de sa maman, et retrouver sa baguette... Pour seule réponse elle secoua mollement la tête de droite à gauche.

Une fois de retour dans la tente, Nélya s'installa dans son sac de couchage de manière à faire face à son père. Papa... Oui? Tu peux m'raconter une histoire? T'sais, comme quand j'étais p'tite. La demande de Nélya combla son père de joie, et d'un geste tendre, vint lui caresser la tête. Bien-sûr ma chérie. Tout ce que tu veux.

Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|

ColorCODE: 800000

7 nov. 2024, 15:18
 PNJ   Recueil   Manoir des Coel  façade de rêve
Nélya Marks, fin cinquième année 16 ans BBCode= #800000
Lundi 28 juin 2049
présents:
Jacob Marks Aalana Marks Joey Coel
Image Image Image
_______________________________________
Papa n'a pas de cape, mais papa est mon héro
_______________________________________



Et les voilà qui repassaient devant l'arbre penché, le même qui s'était fait témoins de la décision silencieuse de Jacob de démarrer un journal vidéo pour sa femme et ses enfants, des cabrioles de la galloise, et de leurs éclats de rire. Aucun détail n'échappant à sa mémoire, Nélya le désigna avec joie tandis que Jacob s'y attarda, avec un début de nostalgie en attendant que sa fille ne finisse d'inspecter le sol et les pierres sur lesquelles ils étaient assis.
Chaque pas était fait avec précaution pour ne pas omettre la moindre possible zone de recherche, chaque tas de feuilles était dispersé, chaque amas d'herbe était écarté, chaque trou vérifié... En vain: la baguette de Nélya ne semblait être nul part.

Malgré son inquiétude, l'adolescente ne manqua pas d'appétit à leur pause, et en profita pour examiner le sol autour d'elle, tâtant un tas de feuille de temps à autre, sans plus de résultat. Malgré leur mission, le temps leur sembla passer rapidement, notamment grâce aux discussions qu'ils tenaient qui ne s'attardaient jamais trop longtemps sur le même sujet du fait de Nélya. Et à nouveau, tout en scrutant l'herbe et en réagissant aux dernières paroles de sa fille, Jacob se fit coupé par les joyeuses exclamations de Nélya. Papa, on voit d'jà l'manoir! elle se tourna vers son père Comme ils vont nous aider, on va r'trouver ma baguette pas vrai? Oui, on retrouvera ta baguette.
En atteignant le manoir, Nélya ne mit pas longtemps à reconnaitre les silhouettes de sa mère et son oncle, assit sur les marches du manoir. Le crissement de ses pas sur les graviers ne tarda pas à attirer l'attention sur elle, et sa mère parcouru le reste de la distance que comblait Nélya à grandes enjambées. A peine lui tomba-t-elle dans les bras que Nélya lui expliqua l'urgence de la situation. Faut à tous prix r'tourner dans l'bois, avec plein d'monde! J'ai perdu ma baguette et- Même si ses yeux ne quittaient pas sa mère, ceux-ci ne purent manquer ce que brandissait son oncle juste derrière sa mère. MA BAGUETTE! En une fraction de seconde, elle se détacha de sa mère pour se précipiter sur son oncle, oscillant entre excitation, soulagement et euphorie alors qu'elle laissa courir ses doigts sur le bois de son catalyseur pour y retrouver les plus petites imperfections qu'elle connaissait par coeur. Peu après votre départ, j'ai trouvé Logan qui jouait avec, il a dû te la prendre quand tu ne faisais pas attention. Tu as dû avoir peur non? Sa baguette en main, et un air béat collé au visage, la brunette se tourna vers sa mère -laquelle avait retrouvé les bras de son époux- dès le début de son explication.

Ainsi tournée vers ses parents, Nélya leva naturellement les yeux vers son père, lequel semblait tout aussi heureux que sa fille. Cependant, même s'il se réjouissait de la retrouvaille avec la baguette, Jacob aurait pu s'extasier pour tout du moment que sa fille souriait. Nélya gagna à son tour son père alors que sa mère lui laissait sa place. Même si Jacob était encore capable de tenir debout sans sa canne, elle s'inquiétait bien trop de lui faire perdre l'équilibre et qu'une mauvaise chute ne lui cause plus de désagrément qu'il n'en avait déjà...

Après quelques secondes à enlacer son paternel, elle s'éloigna pour retourner près de son oncle, lequel l'interrogea d'un air innocent sur leur expédition -après tout, il n'avait pas assisté à tout- tout en insistant pour récupérer tout son barda. Laissant Nélya et Joey discuter entre eux, Aalana profita de cet instant pour jauger le moral de son mari qui lui paraissait déjà largement rétabli. Alors? Tu m'as l'air d'aller beaucoup mieux, non? La remarque ne manqua pas de ramener Jacob 3 jours en arrière, lui arrachant un rire au passage. Oui, tu avais complètement raison: camper était une merveilleuse idée, et maintenant je suis bien moins inquiet de ce que peut bien nous réserver l'avenir. Leur regard plongé l'un dans l'autre, l'appel de Nélya, dressée sur le pas de la porte, les surprit. P'pa, du coup tu v'as m'donner des l'çons pour les aut' trucs cools que tu connais? Aalana, même en ayant conscience d'à quel point son mari était merveilleux, dévisagea ce dernier; c'était bien leur fille qui réclamait des cours? Qui demandait à apprendre? Mais que s'était-il passé dans ces bois?! La sourire qu'arbora Jacob la fit froncer d'avantage les sourcils puisque ce dernier ne semblait même pas surprit de la question de leur fille. On pourra voir ça ensemble, d'acccord? Je ne veux pas que tu ais l'impression d'avoir un planning à respecter. Apprendre des choses doit rester un plaisir. La réponse obtenue fit immédiatement sourire l'adolescente qui enchaina avec une autre question. Et, on pourra r'tourner camper? Avec maman, fit elle le regard tourné vers sa mère, puis en se tournant vers son oncle et Joey le regard de nouveau tourné vers son père Et tout ceux qui veulent? La réponse ne se fit pas attendre. Bien sûr ma Néna, on pourra camper autant de fois que tu le voudras. Nélya prit le temps de regarder son père, voir même de l'observer en fait. Elle avait tellement l'habitude d'être à leur côté, qu'elle ne prenait plus le temps de vraiment les regarder... Jusqu'à se décider à redescendre les marches sans se presser, sans courir, pour retourner enlacer son père. J't'aime papa. Lui glissa-t-elle au cours des longues secondes d'embrassades. En croisant le regard de sa mère, elle la prit dans ses bras à son tour. Toi aussi maman j't'aime! Puis retourna près de son oncle, pressée de raconter tout son week-end à son frère et Tommee, ainsi qu'à ses amis au travers de lettres !
Fin

Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|

ColorCODE: 800000

7 nov. 2024, 16:13
 PNJ   Recueil   Manoir des Coel  façade de rêve
Nélya Marks, fin cinquième année 16 ans BBCode= #800000
Mardi 29 juin 2049, dans l'après-midi
présents:
Jacob Marks
Image
__________________________
Aimer au pluriel
__________________________



Du fait de la queue de sa chatte lui chatouillant le nez, Nélya émergea de sa sieste, immédiatement assaillie par une sensation désagréable de sueur la collant à ses vêtements. Mh! L'adolescente s'empressa de décaler Tommee -qui ne réagit même pas- et retira vivement sa couette en la laissant glisser de son lit pour s'échouer au sol. Les sourcils froncés par la sueur qu'elle sentait lui dégouliner dans le cou, et la chaleur de ses jambes, elle s'empressa de passer sa main sur sa nuque puis de remonter autant que possible les pieds de son pantalon. Un soupir franchit ses lèvres alors qu'elle ne parvenait pas à se défaire de cette sensation de moiteur. A contrecœur, elle finit cependant par quitter ses draps pour gagner sa salle de bain. Sans prendre le temps d'observer son reflet dans la glace, la brunette s'attacha les cheveux en un chignon qui n'était pas destiné à tenir longtemps, et se mouilla le visage. De retour dans sa chambre, son regard tomba sur Tommee, qui dormait toujours aussi profondément, au point où Nélya pourrait l'entendre ronfler en tendant l'oreille. Ce constat lui fit lever les yeux vers sa porte -laquelle n'était jamais fermée, juste poussée- pour réaliser le calme général du manoir.

Poussée par la chaleur étouffante de sa chambre, la jeune sorcière s'avança pied nus dans le couloir, sans idée précise pour s'occuper, jusqu'à atteindre la porte de la chambre de ses parents, adjacente à la sienne, qui n'était pas non plus fermée. En jetant un œil par l'entrebâillement, elle distingua sans mal son père recouvrir sa mère et son frère qui dormait tous deux à poings fermés. Sans plus de réflexion, elle poussa le panneau de bois qui grinça en s'ouvrant, attirant l'attention de Jacob, qui offrit aussitôt un sourire tendre à sa fille. La brune s'installa dans un fauteuil tandis que son père, clopinant plus que d'habitude sans sa canne pour évoluer jusqu'à la fenêtre ferma le rideau pour entraver la lumière qui aurait pu troubler le sommeil de sa belle et son fils. En le voyant boiter de manière si évidente, Nélya se mit à la recherche de la canne, qu'elle trouve au pied du lit et apporta rapidement à son père qui lui embrassa le front pour la remercier. Tu es réveillée depuis longtemps? L'interrogea-t-il en prenant garde à ne pas parler trop fort. Nan. Répondit la galloise sur le même ton tout en accompagnant sa réponse d'un signe de tête. J'avais trop chaud. Finit-elle par rajouter.

Il fut rapidement décidé qu'ils se rendraient au balcon du deuxième étage, ainsi ils longèrent les chambres jusqu'à l'escalier secondaire, lequel fit raisonner le claquement de canne, et enfin purent atteindre leur destination. Jacob se laissa tomber dans un fauteuil dans un léger soupire d'aise, alors que Nélya s'était empressée d'ouvrir les portes vitrées du balcon. L'air frais qui lui caressa la peau l'apaisa, et déjà elle avait l'impression que la moiteur du réveil n'était qu'un lointain souvenir.
Dans son dos, Jacob jeta un coup d'œil à sa montre. Je ne vais pas pouvoir rester là trop longtemps, tu mère pourrait se réveiller avant mon retour. Les mains placées sur les portes de manières à les maintenir ouvertes, malgré qu'elles tenaient parfaitement sans son intervention, la brunette tourna la tête vers son père en papillonnant des yeux, alors que son visage s'imprégnait doucement de l'incompréhension que la jeune fille ne formula pas immédiatement, mais que son père reconnu rapidement. Il se targua d'un sourire qui s'accompagna d'un rire silencieux qui ne fit qu'accentuer le froncement de sourcils de Nélya; elle ne comprenait plus rien là. Tu te demandes pourquoi je dois être présent au réveil de ta mère? Son papa était fort. Personne ne pourrait la faire penser autrement: il comprenait tout sans même qu'elle n'ait dit le moindre mot! Ouais. Et aussi c'qu'i t'fait rire. Ajouta-t-elle tout en tournant entièrement le dos au balcon cette fois.

Jacob posa un instant le regard sur la canne hérité de son père, de laquelle il frotta la poignée avec son pouce. Il avait conscience de reprendre le flambeau en quelque sorte. Son père avait une relation toute particulière avec Nélya, et s'il ne tendait pas à remplacer le vide laissé, il espérait au moins pouvoir aider sa fille... Il releva le regard vers l'adolescente, et après quelques secondes se laissa aller à lui expliquer, de la manière la plus simple il l'espérait. Alors, déjà, je riais grâce à la tête que tu faisais! commenta-t-il en haussant les sourcils, les lèvres ourlés d'un sourire, qui trouva immédiatement écho auprès de la jeune galloise. Et si dois être aux côtés de ta mère à son réveil, c'est parce qu'elle n'aime pas se réveiller seule. Un instant de flottement passa... Durant lequel Nélya se mordit les lèvres une courte seconde. Mais elle s'ra pas seule là, y'a Logan avec elle. Certes elle n'avait pas tort, mais elle ne comprenait pas non plus ce qu'il voulait dire. Jacob réfléchit un instant: quels mots utiliser pour qu'elle saisisse? De quelle manière apporter l'explication? Tout en cherchant, il jeta un regard à sa canne, qui lui apporta l'image souriant de son défunt père... Il savait! De nouveau droit il tenta une nouvelle approche. Hé bien regarde, toi tu apportes parfois du blanc de poulet à Tommee même si elle a déjà mangé, non? Nélya se redressa tout en fournissant une réponse aussi immédiate qu'enjouée. Oui parce qu'elle adore ça! Il fallut quelques secondes avant qu'elle ne se mette à hausser les sourcils tout en ouvrant grands les yeux pour marquer doucement où voulait en venir son papa. Voilà, c'est pareil pour ta mère: elle aime avoir quelqu'un près d'elle quand elle se réveille, quelqu'un pour lui dire bonjour... Tu comprends? Je l'aime, donc je veux faire tout ce que je peux pour elle.

De haut en bas, elle hocha la tête, oui elle comprenait mieux. Donc, pour lui montrer qu'tu l'aimes, tu fais un truc qu'elle aime? Exactement. Il était fier d'avoir su expliquer à sa fille, mais ne célébra pas trop vite sa victoire en la voyant se tordre les lèvres et froncer les sourcils en laissant son regard divaguer sur un point invisible. Mais moi j'fais pas ça pour maman, mais elle sait quand même que j'l'aime, non? La question était tout à fait légitime pour Nélya, après tout elle aimait tant sa maman, mais elle n'avait jamais attendu à côté d'elle qu'elle se réveille. Mais sa mère savait quand même à quel point elle l'aimait non? Bien-sûr qu'elle le sait, ne t'en fais pas. Tu sais, il y différentes façon de montrer son amour pour quelqu'un. Moi j'aime montrer mon amour aux gens en donnant de l'importance à tout ce qu'ils peuvent dire, en m'intéressant autant que possible à eux, que ce soit pour leurs goûts ou dégoûts, leur passion, les activités qu'ils aiment... Et me servir de toutes ces informations pour leur faire de beaux cadeaux. Nélya opina doucement du chef. Ta maman, elle, elle montre à quel point elle aime les gens en les mettant au centre de sa vie. ça veut dire quoi ça? ça veut dire que ta maman réfléchis en pensant à ce que tu aimerais, qu'elle mange en se demandant si tu aimerais ce qu'elle mange, qu'elle va penser à toi à chaque chose qu'elle fera. Et puis, qu'elle prendra toujours ton partie, par exemple comme quand tu avais blessée cette enfant, Leann Hartley. La mention de ce nom tendit immédiatement le corps de Nélya, qui ne put s'empêcher de sentir battre son coeur en observant son papa, qui heureusement, n'affichait pas un air triste ou en colère... Mhh... Le sujet était encore sensible, elle n'osait pas l'abordait avec son père. Aussi, elle se sentie soulagée, qu'il passe à autre chose sans plus s'attarder sur cet épisode. Et puis pour Logan... C'est encore un peu tôt pour se prononcer, mais on pourrait dire que lui, il exprime son amour en tirant les cheveux. Conclu joyeusement le gallois en laissant son rire silencieux lui secouer les épaules.

Nélya ne put retenir un pouffement à cet exemple, qui fit ressurgir en elle tous les souvenirs s'y rapportant. Sans s'en rendre compte pendant quelques secondes, elle finit par croiser le regard brillant de son père, qui l'observait en souriant depuis déjà plusieurs secondes, et auquel elle sourit instinctivement. Alors, avec ce qu'on vient de dire, qu'elle est ta façon à toi de montrer ton amour? Ah. Maintenant Nélya ne riait plus ou ne souriait plus. L'air surprise, elle observa un instant son père avant de laisser échapper le fruit de sa réflexion sui tournait dans sa tête sans parvenir à trouver une réponse. Heeeeeuuuuuu..... J'sais pas. Finit-elle par conclure en haussant les épaules. Doucement elle laissa son regard dériver à nouveau sur le sol pour y fixer un point inexistant et ses lèvres ne tardèrent pas à se tordre de gauche à droite sous sa réflexion. Par exemple, avec tes amies, qu'est-ce que tu fais? Les pensées de Nélya vers ses meilleures amies se firent devancer par sa réponse spontanée. Bah j'reste avec elle autant qu'j'peux. Et j'essaie d'pas faire d'trucs qu'elles aiment pas. Rajouta-t-elle en pensant à Scary. La brunette leva les yeux vers son papa. Scary elle aime pas trop être touchée, ou en tout cas, elle aime pas les câlins, du coup j'fais attention. Mais parfois elle m'laisse lui en faire! Cette dernière remarque fit s'ourler ses lèvres, et son père hocha doucement du chef. Donc, elle fait des efforts pour toi. Il y a quand même un moyen assez général de montrer son amour que tout le monde utilise sans trop faire attention. L'instant suivant, Nélya resta silencieuse en pensant à ses amies, le regard plongé dans celui de son père. Helen, Gianna, Scary et Lylas, ses meilleures amies. C'est quoi? Prendre soin de la personne, veiller à son bonheur, et chercher à la rendre heureuse pour la voir sourire: c'est un langage d'amour universel. Du bout des lèvres, Nélya exprima son doute. Et, quand on sait pas trop comment prend' soin des autres, ça marche de juste dire "je t'aime"? Le coeur gonflé d'une certaine fierté par cette conversation, il s'aida de sa canne pour se relever et s'approcha de sa fille pour l'enlacer de son bras libre. Bien-sûr que ça marche aussi. Tout le monde aime, mais pas de la même façon.

FIN

Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|

ColorCODE: 800000

8 nov. 2024, 23:04
 PNJ   Recueil   Manoir des Coel  façade de rêve
Nélya Marks, fin cinquième année 16 ans BBCode= #800000
Vendredi 16 juillet 2049
présents:
Matthew Coel
Image
_______________________________________
Ils sont fous ces humains!
_______________________________________


Et tu sais c'qu'y va y'avoir? Avançant deux bons mètres devant elle, le cousin de la galloise soupira avec force en haussant les épaules tandis, qu'elle prenait garde à ne pas se prendre les pieds dans un tas de feuilles, une branche ou n'importe quoi d'autre susceptible de lui faire perdre l'équilibre. Hazel avait rapporté une information la veille qui avait aussitôt donné suite à d'innombrables idées dans l'esprit de la brune: il y a avait un festival à Edimbourg! Et pour atteindre la perfection, il s'agissait d'un festival de musique! De jazz et de blues plus précisément. Ce qu'elle aurait aimé que ses amis de la fanfare puisse être là!
Sans s'offenser de l'ignorance qu'elle récoltait auprès de son cousin, elle reprit ses interrogations, dont seules les deux premières, à quand ils étaient encore sur le seuil du manoir, avaient eu la chance de trouver une réponse Tu r'viendras avec nous ce soir?. A nouveau, aucune réponse ne lui parvint, mais pour Nélya, la seule possibilité pour expliquer ce silence était que Matthew n'avait pas dû l'entendre.

Son cousin devait avoir un problème aux oreilles, même dans le bus qu'ils avaient pris, Matthew ne lui avait pas répondu, ce ne fut qu'à leur descente, un arrêt plus tard que le brune prit la parole, et même pas pour répondre à toutes les questions qui s'étaient accumulées, non, mais pour instaurer un "point de rendez-vous". Mais, on reste pas ensemble alors? Non. Je vais faire mes trucs et toi tu fais tes trucs. C'est simple non? Un court instant passa, durant lequel Matthew regretta instantanément d'avoir posé cette question rhétorique. Jamais Nélya n'aurait comprit le sens d'une question rhétorique, il n'avait fait que gagner d'avantage de questions encore. Mais, pourquoi on peut pas faire nos trucs ensemble? Moi j'viens juste écouter les musiciens, et comme y'en a partout, je peux v'nir avec toi. Tu- Non! La réponse qui claqua avec force dans l'air fit taire Nélya qui ouvrit de grands yeux. Matthew parlait tout le temps fort. Ou alors il ne parlait pas. Mais là, elle se sentait mal. Il ne parlait pas juste fort, il lui criait dessus. Non, elle n'aimait pas. Elle s'attrapa les mains sans détourner un instant le regard de son cousin qui la scruta, le regard sévère. Ecoute. T'es bien assez grande non? On se retrouve ici dans deux heures. C'est tout. T'as pas à savoir ce que je vais faire, et j'me fiche bien de ce que toi tu veux faire. Je suis ta nounou. La brune se contenta d'acquiescer, puis de regarder la silhouette de son cousin monter dans un nouveau bus qui s'apprêtait à repartir.

A présent seule, Nélya mit quelques secondes à ne plus se sentir mal. Se faire crier dessus lui était toujours compliqué à accepter. Ou plutôt, elle n'arrivait pas encore à savoir comment réagir. Après une profonde inspiration, la brunette observa les alentours. Il n'y avait pas grand chose autour d'elle; une super grande croix sale sur le trottoir d'en face, une route qui la séparait de maisons et de ce qui lui semblait être un restaurant... Et la route qu'avait emprunté le bus numéro 12 qui les avaient déposé là, elle et Matthew et dans lequel son cousin était reparti. Bon... Si j'veux voir les musiciens... Faut aller en ville. Ouais, j'connais, j'ai qu'à... A droite, puis à gauche, son regard sembla s'imprégner des trois routes qu'il lui était possible de suivre. Reprendre l'chemin qu'on avait prit avec Joey et Matthew pour acheter les cadeaux d'noël... Et pareil qu'avec Corbin et Hazel... Oh Corvin est p'têt en ville en plus, elle était pas là c'matin. Oui voilà. laissée seule, le besoin de combler le silence la poussa à exprimer ses moindres pensées, comme pour luter contre un mal auquel elle refusait de faire face.

Elle avait déjà fait la route, elle reconnaitrait son chemin! Ouais, c'est bon! C'est bon, ça va l'faire. D'abord un brun hésitante à quitter le point de rendez-vous, la brune refit face une dernière fois à la route par laquelle était parti son cousin, peut-être dans l'espoir de le voir revenir. Mais évidemment, il n'y avait aucune trace de lui. Elle avança sur son bout de trottoir, sans pour autant cesser de jeter quelques naïves œillades en arrière. Nélya n'avait déjà pas beaucoup l'habitude de sortir seule. Trop dangereux d'après sa mère qui ne l'avait laissée sortir seule qu'à ses 14 ans. Alors, cette expérience était encore emprunte de l'extase grisante dont le poids faisait s'affoler son coeur, et qui pour Nélya ne trouvait que comme explication brouillonne "beaucoup beaucoup de joie et d'excitation". Elle passa devant une petite église, puis devant un portail aux couleurs de poufsouffle qui ne manqua pas de la faire sourire. Et il y avait aussi beaucoup de voitures maintenant! En avançant, elle avait finit par taper dans une branche, laquelle elle ramassa, croyant au début avoir mit la main sur une baguette égarée. Elle se souvenait encore très bien de la peur qu'elle avait ressentie en croyant avoir perdu la sienne pendant son camping avec son papa... Ce souvenir amena la galloise à scruter la manche de son gilet qu'elle sentait directement sur sa peau. Aujourd'hui, elle n'avait pas pu prendre avec elle son brassard et sa baguette. C'était bizarre. Alors pour pallier ce vide, elle cassa un bout du bâton pour le rapprocher de la taille de sa baguette et se laissa la pointe glisser sur les surfaces irrégulières des pierres du mur qu'elle longeait. Puis elle passa devant un parking qu'elle observa un moment avant de se remettre en route. Au bout d'un moment, le mur de pierre laissa place au une petite haie, sur laquelle Nélya traina son bâton, un petit sourire flottant sur les lèvres. Le regard rivé sur la route, elle finit cependant par s'arrêter lorsque les arbres lui cachant la vue disparurent sur son chemin.... Grâce à quoi elle réalisa s'être trompée de chemin. Mais pourquoi y'a l'lac là? Mais c'est... Mais non!

Après de longues minutes à s'interroger elle-même à voix haute, elle eu la chance qu'un homme l'interpelle de l'autre côté de la route. Elle ne l'avait même pas remarqué mais elle avait atterrît devant un lycée du nom de "Holyrood" d'après le panneau près de l'homme. Heureusement pour elle, il n'eut pas de mal à comprendre où elle voulait aller, et pu lui indiquer jusqu'où revenir sur ses pas. Ouf! A nouveau, la haie laissa place à un vieux grillage rouillé et tordu, auquel Nélya n'avait pas trop prêté attention la première fois... Sauf que quelque chose était différent cette fois. Il y a avait eu autre chose que son chantonnement approximatif, autre chose que le bruit de ses pas, autre chose que le léger écho de son bâton sur le fer. De son point de vue, elle ne pouvait pas voir grand chose: juste des hautes herbes un peu jaune et une sorte.... De grosse tente blanche? Ah! Oui ça ressemblait au tente pour le jardinage. Mais à part ça... Elle ne parvenait pas à comprendre d'où venait le sorte de grattement qu'elle avait cru entendre. Après quelques secondes à chercher sans savoir quoi, elle laissa ce bruit derrière elle et- Ah encore! Non elle ne se trompait, il y avait bien quelque chose dans ce jardin laissé à l'abandon!

La brune laissa tomber son bout de branche pour empoigner les barreaux rouillés et s'accroupi aussi bas que possible. Elle avait eu raison, il y avait bien quelque chose. Les cheveux trainant au sol et le front à quelques pauvres centimètres du trottoir, elle avait pu l'apercevoir, allongées sur le côté deux grosses pattes. Hé! ça va? Malgré son appel, les pattes ne bougèrent pas. Hé? Héé hoo! Malgré ses tentatives, rien ne changea, que ce soit les pattes, ou la position de Nélya qui interpellait les quelques conducteurs passant. Les secondes suivantes, la galloise déploya des trésors de patience pour continuer d'observer les deux pattes, dont l'immobilité finit par avoir raison de son attente. Doucement elle se releva, en jetant un dernier regard vers ce jardin délaissé. Peut-être que le proprio n'avait juste pas le temps de s'en occuper. Et peut-être que l'animal dormait. Cette conclusion suffit à Nélya qui ne put malgré tout s'empêcher une dernière exclamation avant de reprendre sa route. Bonne sieste!

Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|

ColorCODE: 800000

9 nov. 2024, 11:36
 PNJ   Recueil   Manoir des Coel  façade de rêve
Nélya Marks, fin cinquième année 16 ans BBCode= #800000
Vendredi 16 juillet 2049, dans la soirée
présents:
Jacob Marks Aalana Marks Logan Marks Joey Coel
Image Image Image Image
_______________________________________
Ils sont fous ces humains!
_______________________________________




Si au cours de l'après-midi Nélya avait rapidement pu oublier l'animal aux énormes pattes endormi grâce aux divers groupes performant dans la rue, les parcs ou bien dans des salles, le soir venu, quand elle avait quitté le manoir avec son papa, sa maman et son petit ainsi que son oncle invité à la dernière seconde par sa maman, elle n'avait pu qu'y repenser en passant devant le même vieux grillage tordu et rouillé. Mais à nouveau, ses pensées se défirent de cette graine de préoccupation quand elle pu arpenter des rues illuminés par quelques décorations et agitée par les airs de jazz qu'elle avait pu entendre quand le soleil était encore haut dans le ciel. Et que dire des groupes qu'ils avaient croisé dans le George Square!

Après un long tour du parc qu'ils n'avaient pas pu explorer en entier, leur groupe alla trouver un banc sur lequel Jacob se laissa rapidement tomber, ce qui ne fut pas évident au vu de tous les gens réunis ici. De cet endroit, ils pouvaient encore apercevoir un petit rassemblement près d'un groupe dont l'air leur parvenait, et auquel Nélya s'était rapidement habituée, au point dodeliner le rythme de la musique.
Les trois adultes sur le banc, Nélya suivait son petit-frère à la trace, déjà parce qu'il ne tenait pas toujours très bien debout du haut de ses 14 mois, et surtout parce qu'elle n'avait pas d'autre choix: le bambin aux bouclettes rebondissantes semblait développer le même intérêt musical que sa grand soeur, et avait attrapé deux de ses doigts, tout ce que sa petite main potelée était capable d'attraper pour l'instant donc, pour s'avancer dans l'herbe. Ils n'avaient fait que quelques pas, mais Logan semblait ravi! Pas que Nélya ne parle le bébé, mais les éclats de rire que lui offrait Logan en se tournant vers elle après avoir regardé le groupe au loin et ses quelques pas de danse -qui consistaient à plier et déplier vivement les genoux- la mettait vraisemblablement sur la bonne piste. On danse Logan? Pliée en deux pour pouvoir lui prendre les mains, Nélya se dandina avec son petit frère, dont les éclats de rire lui procurait une joie toute particulière. Elle adorait être grande soeur. Elle adorait tenir cette toute petite main toujours chaude, elle adorait entendre même ces cris qui la privait le plus souvent de sommeil, elle adorait l'entendre babiller des mots qu'elle apprenait à reconnaitre. Elle adorait Logan!

Alors qu'elle se dandinait de droite à gauche en tenant Logan par les mains, elle s'aperçu rapidement du coin de l'oeil que son père s'avançait vers eux. Coucou papa! Tu vas mieux? Sans lâcher son frère ou se redresser, elle se contenta de tourner la tête vers son père. Oui beaucoup mieux merci. Néna, que dirais-tu d'aller écouter de plus près? Oh, ouais d'accord! Avec précaution, elle posa un genoux à terre histoire de se stabiliser et soulever le petit dernier pour pouvoir avancer en le portant. Nélya, tu peux me le laisser ma chérie. La voix de sa mère, qui les avait rejoins pendant qu'elle prenait Logan des ses bras, lui fit tourner la tête. Elle n'avait pas de raison particulière pour refuser ou accepter, et se contenta d'embrasser le front de son frère, comme le faisaient ses parents avec elle avant de laisser le petit aux soins de sa mère.

Accompanée par son père, l'adolescente eu le plaisir de pouvoir confirmer ses quelques hypothèses quand aux instruments utilisés. La main de son père sur son épaule la coupa dans l'attention qu'elle portait aux musiciens, mais se concentra rapidement sur son père, surtout en le voyant dépourvu de sa canne, qu'elle retrouva à un mètre d'eux. Oh, ça va elle est juste là! J'te la récupère papa! Non, non ce n'est pas la peine. Ce serait compliquer de danser avec toi sinon. Ravie de cette proposition qui illumina son visage d'un large sourire, la brune prit aussitôt les mains de son papa et les pas de danse suivirent naturellement, rythmés par la musique. ça me rappelle quand tu étais petite et que tu montais sur mes pieds pour danser. Deux pas sautillants vers la droite, Ahahaha! Oh c'est vrai! C'était cool, dommage que j'sois trop trop grande et trop lourde maintenant. et Nélya, en lâchant une main de son père, tourna sur elle-même, avant de réitérer avec deux pas sur la gauche pour tourner à nouveau. Tu es peut-être devenue trop grande pour danser sur mes pieds, mais jamais pour être ma petite fille. Oh, enfin ma grande fille. Je sais que tu es trop grande pour être encore appelé une "petite fille". Deux pas glissés en arrière, accompagné d'un éclat de rire de la galloise alors que son père la fit tourner deux fois d'affilé Bah, j'peux juste être ta fille sinon, ni p'tite ni grande. Ou mieux: Néna! , le temps d'une seconde pour embrasser le front de sa fille, ils ralentir. Les pas se répétèrent, jusqu'à ce que Jacob manque de trébucher à cause de sa jambe faible, qui sonna la fin de la danse.

[...]

Nélya, qu'est-ce que tu dois voir en fait? A nouveau agenouillée au sol, les cheveux balayant poussière et terre, la brune releva une seconde les yeux vers son oncle Joey; leur balade et les danses avaient eu raison du bébé qui s'était endormi dans les bras de sa mère, laquelle, somnolait également. Mais avant de rentrer, elle avait demandé la permission pour aller "voir un truc". Ce n'était pas une explication qui aurait suffit à Aalana, mais Joey s'étant proposé pour l'accompagner, et Aalana s'étant endormie sur le siège passager dès sa ceinture attachée, Jacob avait accédé à la requête de sa fille. J'veux juste voir s'il est encore là. Heureusement pour elle, malgré que le soleil disparaissait, il faisait encore suffisamment clair pour qu'elle puisse chercher les deux grosses pattes qu'elle avait repérer dans l'après-midi. Mais qui? Malgré sa tête à quelques pauvres centimètres du sol, et son corps replié sur lui-même, elle haussa les épaules avant de compléter verbalement sa réponse. Bah j'sais pas. J'crois qu'c'est u- Oh! Il est là! Oui, elle l'avait retrouvé, à ce qui lui semblait être le même endroit, exactement au même emplacement. Woah, j'crois qu'il a pas bougé... Sans se relever elle tourna la tête vers son oncle. C'est normal pour un animal de dormir de l'aprèm à la soirée? L'écossais se gratta la tête. Mh, j'imagine que ça dépend des espèces, j'my connais pas trop. Cette réponse lui valut un regard perplexe. Hé, c'est pas parce qu'on s'occupe d'oiseaux qu'on s'y connait en animaux en général, d'accord? On s'y connait pour les oiseaux. Un petit hochement de tête plus tard, la brune reprit son observation et lança quelques appels qui n'eurent pas le moindre effet.
Le temps passait, et ne la voyant toujours pas se relever, Joey décida de prendre les choses en mains. Tu me laisse regarder? Après avoir prit la place de la galloise et s'être plié d'avantage encore pour n'apercevoir qu'un vague bout de patte, il se redressa les mains sur le dos dans un long soupir. Mhh, bon j'imagine qu'il doit se reposer... Va savoir ce qu'il a pu faire avant. Faut pas s'en faire, j'suis sûr que dès demain, il sera en train de courir partout! Une main dans le dos de sa nièce, cette dernière finit par accepter de retourner à la voiture. Après tout, son oncle lui avait suggéré de revenir demain non?

Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|

ColorCODE: 800000

13 nov. 2024, 14:09
 PNJ   Recueil   Manoir des Coel  façade de rêve
Nélya Marks, fin cinquième année 16 ans BBCode= #800000
Samedi 17 juillet 2049, dans la matinée
_______________________________________
Ils sont fous ces humains!
_______________________________________


TW:Mention de maltraitance animale

Et voilà. Elle était de nouveau devant cette grille tordue. Après quelques secondes à observer les hautes herbes, elle s'accroupie, reprenant presque naturellement sa posture au ras du sol, laquelle lui permettait d'apercevoir les pattes de l'animal qu'elle supposait être un chien. Assez facilement cette fois, elle les aperçut et elle était quasiment certaine qu'elles n'avaient pas du tout bougé. Hé? ça va? Evidemment, même Nélya savait qu'un animal n'allait pas soudainement lui répondre si elle s'adressait à lui, cependant, elle vivait dans un cadre où les animaux -et plus particulièrement les oiseaux- recevaient un traitement identique à n'importe qui. Tout le monde discutait spontanément avec les animaux de la résidences, sans qu'une seule fois cette habitude ne soit remise en question.

Les secondes suivantes, Nélya finit par se redresser, et s'approcha de la petite clôture tout autant rouillée que le portail. Même sans être particulièrement grande, elle pu enjamber sans trop de mal la séparation, mais se prit aussitôt feuilles et branches dans les cheveux et le visage. Elle s'en dégagea rapidement, sans se soucier d'avoir dû s'arracher quelques cheveux pour ça. A présent dans le jardin, elle se courba pour tenter d'apercevoir le chien en avançant lentement. hé ho? Il ne lui fallut que quelques pas avant que son regard ne tombe sur les pattes qu'elle avait observé ces derniers jours. Deux épaisses pattes recouvertes de poils beiges courts qui se terminaient par de longues griffes recourbées. Elle ne s'y connaissait pas en chien, ou même en animaux de manière particulière, elle n'avait fait qu'intérioriser et apprendre certaines choses pour prendre soin de Tommee et Philaphia, du moins du temps de l'existence de son phasme... Et à présent, elle apprenait doucement à s'occuper des oiseaux. Mais les chiens? Jamais, mais elle était presque sûre que ce n'était pas normal d'avoir des griffes aussi longues et qui semblaient former un cercle.

Ses pas se firent bien plus rapides jusqu'à ce qu'elle puisse finalement voir l'entièreté de l'animal... Il était gros. Vraiment gros et ce constat lui fit froncer les yeux de surprise. Oh wow. Les mots glissèrent spontanément sur ses lèvres alors qu'elle entreprit doucement de se rapprocher de la tête de l'animal allongé. Une fois à genoux près de lui, elle prit à nouveau le temps de l'observer pour se rendre compte d'à quel point il était sale, elle remarqua sans mal quelques trous dans sa fourrure, situés autant sur son dos, qu'au niveau de sa tête. Ses yeux remontèrent ensuite à la chaine auquel il était attaché avant de redescendre à son visage, il avait la gueule grande ouverte, la langue pendant au sol tandis que son corps se soulevait sous le rythme d'une respiration qui lui paraissait un peu trop rapide. Elle connaissait ça, c'est quand l'animal a trop chaud! Aussitôt, elle se redressa pour regarder autour d'elle et fut heureuse de trouver une pompe à eau manuelle pas très loin. Elle s'en approcha avant de chercher dans les alentour si une gamelle avait été laissée, ce qu'elle trouva, après quelques instants de recherche, à farfouiller entre les racines pour trouver une gamelle en inox. Pas peureuse ou dégoutée, elle renversa l'eau stagnante devenue marron puis retira à la main les restes d'insectes morts, et autre saletés croupissant dans le fond. Elle prit même le temps de nettoyer avec l'eau -qu'elle dû pomper plus d'une dizaine de fois avant de la voir couler- avant de remplira la gamelle pour la rapporter auprès du chien. Tiens, ça va te faire du bien. Accroupie près de l'animal qui ne bougeait toujours pas, elle trempa le bout de ses doigts pour laisser couler quelques gouttes sur le museau et la langue de l'animal, lequel tournait vers elle un regard à travers lequel se mêlait l'expression d'un épuisement tant physique de moral. Elle continua encore quelques fois, avant de venir directement récolter l'eau au creux de ses mains pour l'apporter au chien. Mais rien n'y faisait, même alors qu'il était réveillé et la regardait, le chien ne fit rien pour boire l'eau qu'elle lui apportait. Les mains trempées, elle s'essuya sur son short, quelque peu soucieuse du peu de réaction de l'animal. Tu veux pas boire? C'est important d'boire pourtant... Elle porta sa main à la tête du chien pour le caresser en soupirant, sans plus savoir quoi faire...

Cependant, elle n'eut pas le loisir de s'interroger d'avantage qu'une voix rauque et sévère s'adressa à elle, la faisant sursauter de surprise. T'es quoi toi? Qu'est-tu fous sur mon terrain? L'accent de l'homme vers lequel elle s'était retournée était si prononcé, qu'elle papillonna des yeux en cherchant à comprendre ce qu'elle venait d'entendre. Hein? Pardon, mais j'ai pas compris, vous avez dis quoi? Sans plus tarder, elle se releva en tapant rapidement sur ses fesses pour se débarrasser de la terre. L'homme n'avait pas l'air heureux. Il était en colère en fait, mais Nélya ne comprenait pas tant pourquoi. Ah, si! Entrer chez quelqu'un sans autorisation, ça elle savait que c'était pas ouf, et même interdit en fait, mais comme elle voulait aider le chien, est-ce que la bonne action ne devrait pas annuler la mauvaise? SORS D'MA PROPRIETE! Cette fois encore, elle ne put retenir un hoquet de surprise. Déjà qu'elle avait du mal à le comprendre, l'adolescente se sentait dépasser par ses cris. M-M'sie- SOORRS! Elle reculait de trois pas quand lui s'approchait d'un seul, sans parvenir à le quitter des yeux, son coeur frappant sans ménagement dans sa cage thoracique. Elle tenta d'ouvrir la bouche, en vain, ne sentant que sa gorge se serrer à chaque nouvelle respiration et ses yeux la picoter dès qu'elle clignait. Elle était terrifié par cette véhémence et ne pensait lus qu'à s'enfuir, pourtant ses jambes ne lui répondaient plus, et à chaque fois que cette pensée s'imposait à elle, son regard glissait sur le corps du chien, qui ne semblait même pas réagir aux hurlements. Elle résista autant que possible, et parvint même à faire un pas en avant pour pointer le chien, mais le regard de l'homme la fit frissonner, et ses cris finirent de la faire fuir. Elle retourna en courant au petit grillage qu'elle escalada trop vite, se griffant les jambes et se faisant gifler les joues et le front par des branches, pour finalement s'érafler les paumes de mains et ses genoux en tombant sur le trottoir. Elle renifla un sanglot alors que sa vision était déjà troublée par des larmes, et lança un dernier regard à l'homme avant de déguerpir en courant.

Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|

ColorCODE: 800000

16 nov. 2024, 17:05
 PNJ   Recueil   Manoir des Coel  façade de rêve
Nélya Marks, fin cinquième année 16 ans BBCode= #800000
Samedi 17 juillet 2049, dans la soirée
présents:
Jacob Marks Aalana Marks Matthew Coel Joey Coel
Image Image Image Image
_______________________________________
Ils sont fous ces humains!
_______________________________________


TW:Mention de maltraitance animale

Partie depuis moins d'une heure, elle était déjà de retour, mettant toutes ses forces dans sa course effrénée à travers le bois la séparant du manoir, courant en évitant de justesse quelques pierres et racines sur son chemin malgré sa vision floutée par ses larmes qui se faisaient emporter jusqu'à ses cheveux. Le cœur au bord des lèvres, elle ne pensait qu'à aller se réfugier au creux des bras de ses parents, elle ouvrit les grilles du portail en se jetant presque dessus, faisant s'envoler les quelques corbeaux qui s'y appuyaient avant que deux d'entre eux ne s'envolent tout droit en direction du manoir. Sans prendre le temps de refermer derrière elle, ou de reprendre son souffle, elle esquiva de justesses les obstacles naturels, jusqu'à se prendre les pieds dans sur une racine. Par chance, elle pu se rattraper avant de n'avoir la tête contre le sol, mais alors qu'elle s'arrêtait pour la première fois depuis qu'elle s'était enfuie du jardin, elle sentit la douleur de ses plaies, et de ses poumons qui lui semblaient brûler en elle. Elle aspirait l'air avidement avant de finalement laisser son front tomber contre le sol, la tête cachée entre ses bras. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'en était pas voulue d'avoir peur, qu'elle n'avait pas ressentie cette culpabilité écrasante face à laquelle rester au sol apparaissait comme la meilleure des options... Ses larmes et sa morves se mirent à tomber au sol et ne releva la tête que quand elle entendit son prénom. Elle mit du temps à reconnaitre Matthew. Nélya?! Tétanisé par la vision qu'il n'avait jamais imaginé avoir de sa cousine qui s'était toujours montrer guillerette à outrance il mit quelques secondes avant de l'approche. Sans opposer la moindre résistance, le corps trop mou pour résister à quoi que ce soit, la brune se laissa s'asseoir, le visage trempé auquel s'étaient collés quelques bouts de feuilles et de terre, que Matthew lui enleva avec précaution. T'es tombée si fort que ça? Après son visage, l'Ecossais baisse les yeux sur les vêtements de sa cousine puis ses mains abimées. Incapable de répondre, la brune se laissa pleurer, et pour une fois, Matthew se garda d'afficher l'air exaspéré que lui procurait habituellement sa cousine.Allez viens, on rentre ensemble.

Elle tenait la main de son cousin pour la première fois, et si dans d'autres circonstances, elle aurait été ravie de penser qu'elle se rapprochait de lui, à cet instant, elle ne pouvait détacher ses pensées du jardin, du chien, de l'homme, et de sa crainte qui l'avait poussée à s'enfuir. Les deux adolescents qui avançaient dans un silence uniquement troublé par les sanglots douloureux de Nélya, ne tardèrent pas à rencontrer leur oncle, Joey. Lequel fut submergé par l'inquiétude en apercevant sa nièce en larme. Par merlin, mais qu'est-ce qu'il s'est passé?! Incapable de fournir la moindre réponse, Matthew se contenta d'hausser les épaules tandis que Joey prit rapidement connaissance des quelques blessures superficielles de sa nièce dont il se chargea d'un coup de baguette. Sans hésiter, il la fit monter sur son dos pour rejoindre le manoir un peu plus vite. Dès la cour de galet atteinte, Nélya reconnu la voix de sa mère, et le temps de relever les yeux, celle-ci était auprès d'elle, les mains autour de son visage. Les émotions se bousculèrent avec force dans son petit coeur, et sa tête ne chercha ni à les identifier ou à les comprendre, seul comptait qu'elle avait enfin ses parents avec elle.

On l'amena rapidement à sa chambre, pour l'enrouler dans une couverture, que les bras de sa mère terminèrent de compléter par une chaleureuse étreinte. Son père s'était empressé de s'asseoir également pour lui caresser les cheveux et le dos, Joey, à l'instar de Matthew un peu plus en retrait, resta sur le seuil de la chambre, soucieux de sa nièce, et troublé par la ressemblance de cette dernière avec sa grande soeur Aalana. Ildy, à qui on avait confié Logan, se proposa pour faire n'importe quoi en plus, mais s'en alla avec le jeune enfant qui s'agitait à son tour. Oh non, mon bébé, ma petite chérie, mais qu'est-ce qu'il t'es arrivé? Comment est-ce que tu t'es blessée comme ça? Nélya regarda sa mère, les yeux et ses contours rouges à force d'avoir pleuré et de s'être faite essuyer les yeux. Après un énième reniflement, un nouveau flot de larmes brouilla son regard alors que ses tentatives de mots s'étouffaient entre ses plaintes et sanglots. Son père lui tapota doucement le visage avec un mouchoir, avant de déposer un baiser sur son front. C'est désagréable de parler en pleurant non? Incapable de former un mot intelligible, la brunette opina avec force de la tête. Alors pleure d'abord, d'accord? Tu peux pleurer et te reposer, et quand tu le pourras et le voudras, nous t'écouteront, d'accord? A nouveau, la brunette hocha rapidement de la tête, alors que ses larmes ne lui permettaient même plus de voir ses propres mains.

[...]

Il faisait noir quand elle ouvra les yeux, allongée dans son lit. Il ne lui fallut que quelque secondes pour se réaliser être entourée de ses parents également endormi. Même Tommee était là d'ailleurs, allongée à ses pieds, et releva la tête dès les premiers mouvements de Nélya. Les deux s'observèrent une seconde, éclairée par quelques bougies enchantées, avant que la galloise ne ta tapote la couette sur ses cuisses pour attirer son amie à quatre pattes qui réagit aussitôt pour venir se lover contre elle.

A sa gauche, les froissements du draps lui firent tourner la tête alors qu'elle croisa le regard de sa mère. Cette dernière, l'air profondément marquée par les larmes de sa fille plus tôt, se redressa vivement en portant ses mains en coupole au visage de son enfant. La panique qu'elle ressentie en voyant sa fille pleurer si fort ne l'avait pas quitté, et elle avait à peine pu somnoler une petite heure, trop soucieuse pour parvenir à s'endormir malgré les conseils de son époux. Oh, Nélya! Les yeux humide d'émotion, elle s'humidifia les lèvres en passant ses pouces sur les joues de Nélya. Tu te sens un peu mieux maintenant? Pourquoi est-ce que tu pleurais comme ça? Qu'est-ce qu'il s'est passé?! Rongée par une culpabilité étouffante de ne pas avoir pu être au moment précis où Nélya avait eu un problème, la sorcière ne put réprimer une pensée médisante à l'encontre de ce fichu manoir. A la gauche de Nélya, Jacob gigota un instant, attirant els regards de la mère et de la fille ainsi que de Tommee, avant de la jeune galloise ne se retourne vers sa mère en optant pour un ton plus discret. J'ai... Déjà j'vais mieux ouais, papa avait raison. Cette confidence vint éclairer d'un geste commun le sourire des deux brunes. Et j'ai eu peur, et j'étais en colère. Sans lui relâcher le visage, Aalana fronça les sourcils, en sentant des battements d'inquiétude s'acharner contre sa cage thoracique.Contre qui? Qui t'as fait quoi? La brunette sur le visage de laquelle on devinait encore quelques traces rouges laissa son regard se perdre dans les poils de Tommee qu'elle effleura avec douceur en laissant les souvenirs du jardin et e sa course lui remonter en tête. ... Contre moi...

Sans un mot supplémentaire, elle se pencha vers sa mère pour l'entourer de ses bras, en ressentant soudainement un pincement au coeur. Sans poser d'avantage de question, Aalana l'accueillie en lui caressant les cheveux. Elle voulait en savoir plus, comprendre tout ce qu'il s'était passé et faire payer à n'importe qui pour les larmes de sa fille. Mais comment pouvait elle se permettre de rester concentrer sur le négatif avec son trésor entre les bras? Au rythme des caresses qu'elle lui conférait, elle sentit son ressentiment s'apaiser, sans pour autant être capable de le faire disparaitre. Pour l'instant, si sa fille ne souhaitait de sa part que soutient et amour, alors elle lui apporterait aussitôt, en gardant pour elle ce qu'elle pensait nécessaire à la situation. Elle n'agirait pas comme son père. Du moins, c'est ce qu'elle voulait.

Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|

ColorCODE: 800000

29 nov. 2024, 10:39
 PNJ   Recueil   Manoir des Coel  façade de rêve
Nélya Marks, fin cinquième année 16 ans BBCode= #800000
Dimanche 18 juillet 2049, dans la matinée
présents:
Jacob Marks Aalana Marks
Image Image
_______________________________________
Ils sont fous ces humains!
_______________________________________



Tommee entre les pieds, la galloise caressait le gentil géant de l'écurie de sa famille: Hamish l'abraxan avant de n'être interpellée par un claquement régulier qu'elle connaissait par coeur. Sans cesser de frotter le nez du cheval ailé, elle tourna un sourire vers son père, lequel s'approcha en lui retournant sa sympathie. D'abord en silence, il s'approcha du box et caressa à son tour l'animal du bout des doigts avant de tourner un regard chaleureux vers sa fille. Je suis heureux de te retrouver si souriante mais est-ce que ce qui te préoccupait tant hier est réglé? La brunette prit le temps d'inspirer, comme pour accompagner un flot de pensées et de souvenirs difficile à faire passer seuls tandis que son regard suivit les légers mouvement de tête de Hamish qu'elle reproduisit inconsciemment. Non... Pas du tout même. Une seconde de silence passa durant laquelle Jacob se contenta d'hocher du chef en observant le profil de sa fille. Il comprenait les craintes de sa femme qui avait tenu à ce qu'il aille voir Nélya, mais il n'était pas sûr de pouvoir trouver les bons mots à cet instant malgré ce que croyait sa femme... Hé bien, si tu as un problème que tu n'arrives pas à résoudre, tu peux toujours demander de l'aide. Demander de l'aide! Nélya avait trop entendu cette phrase pour ne pas la connaitre par coeur, et la récita en même temps que son père, le visage éclairé par un sourire léger et rieur. Tous deux se regardèrent en souriant, le coeur de Jacob serré par une forme de fierté oscillant vers l'amour en observant sa fille, puis acquiesça. Oui, exactement. Il y aura toujours quelqu'un pour t'aider alors n'hésites pas, jamais. Lui rappela-t-il en passant un bras autour d'elle pour lui embrasser le sommet du crâne. Nélya demeura encore un moment appuyée au creux du bras de son père, sans pour autant mentionner le souci qui l'accablait tant, ce que Jacob respecta.

[...]

L'adolescente était de retour dans sa chambre, étalée sur son lit pour en occuper la plus grande surface, Tommee lové contre son cou qu'elle embrassait de petits baisers rapides. Les légers coups portés à sa porte lui firent relevés la tête doucement, incapable de déterminer qui se tenait sur la pas de sa porte. Ouais? La voix qui s'éleva la fit se redresser sur ses genoux, amenant à son tour Tommee à lever la tête, perturbée par les mouvements du matelas. La porte s'ouvrit sur Aalana, qui poussa la porte derrière elle avant de s'approcher du lit, un sourire collé aux lèvres et le regard plissé par l'inquiétude. Coucou ma chérie. Elle lui parlait d'une voix basse en trouvant place sur le bors du lit, une voix à laquelle Nélya n'était pas habituée. Salut maman.

Aalana laissa son regard parcourir les murs et les divers éléments trainant à droite à gauche tandis que l'animal de compagnie s'approcha pour lui effleurer le dos sur son chemin pour rejoindre son humaine. Ce contact léger lui fit retourner les yeux pour observer sa fille et son visage si tranquille sur lequel on ne devinait plus les sillons salés de ses larmes, la culpabilité qu'elle y avait lu à son réveil, ni la douleur qu'elle affichait. Le doux sourire de sa fille ne faisait que l'inquiéter d'avantage après la panique de son retour catastrophé, comment un mère pouvait accepter que quoi que ce soit mette son enfant dans un tel état? Mais elle savait qu'elle ne pouvait simplement dire ce qu'elle avait sur le coeur, que les mots qui pesaient sur sa gorges devaient être filtrés. Jacob lui avait dit après être allée la voir: leur fille était une ado. Et les ados sont les êtres les plus silencieux et les plus secrets qui existent, même Nélya passera par là même si c'est dans une moindre mesure... Ou peut-être y était-elle déjà. Le fait est qu'elle cherche sûrement à régler son problème seule, et qu'à ce moment leur rôle n'étaient pas d'agir à sa place, mais de l'aider dans la limite qu'elle autorisait, parce que c'est comme ça que les enfants grandissent pour devenir des grands.

Elle faisait confiance à Jacob et sa sagesse, elle faisait confiance à son analyse. Alors elle se rapprocha en mesurant ses mots, pour caresser doucement le chat qui faisait le dos ronds sous les caresses de sa fille. Tu sais... Ton papa m'a dit que ton problème n'était pas réglé... Sur ces mots, Nélya focalisa son attention sur sa mère. Et je veux juste te dire que maman est là pour toi, d'accord? Je, je peux t'écouter, ou juste te faire des câlins si tu en as besoin, ou même te conseiller. Mais, seulement si tu le veux bien-sûr. Nélya lui sourit, un grand sourire reconnaissant et tendre qui rassura aussitôt Aalana qui lui répondit de la même manière. Quelques courtes secondes passèrent avant que finalement la brunette ne s'exprime, faisant rater un battement de coeur à sa mère, sûrement rassurée que son bébé ne décide pas de la laisser en dehors de sa vie. En fait, j'veux aider quelqu'un parce que la personne qui devrait s'en occuper l'fait pas, et du coup... Bah j'sais pas comment faire parc'que l'autre, c'lui qui doit s'en occuper, il m'écoute pas et y veut pas parler du tout. Du coup, j'sais pas comment aider... Comment Aalana n'aurait pas pu craindre d'entendre sa fille parlait d'elle-même à la troisième personne? Comment son coeur aurait-il pu ne pas s'alourdir en se retenant de la prendre dans ses bras pour lui affirmer qu'elle n'hésiterait pas à aller fracasser quiconque lui cause du souci? Elle dégluti pour faire passer son trouble. Hum... Hé bien... Dans une telle situation, tu dois faire ce qui est juste. Dit-elle en acquiesçant à ses propres paroles. Oui, souviens toi de ce qu'on t'a appris: Si quelqu'un a besoin d'aide, il faut l'aider avec tout ce que tu as à ta disposition. Aalana leva une main pour lui caresser la joue avant de se redresser. Elle craignait de ne pas pouvoir respecter plus le silence de sa fille sur le problème précis qui la gênait, alors elle se releva en lui embrassant le front et en offrant une dernière caresse à Tommee.

Mais, j'ai peur! Elle ne s'était éloignée que de quelques pas avant de se figer sous le poids des mots de sa fille. Elle pivota le plus rapidement possible, la douceur de son regard terrassée par une inquiétude qui fit courir son coeur dans sa poitrine pour le faire rebondir violemment contre sa cage thoracique. J'veux vraiment l'aider, mais j'ai peur. J'fais comment pour avoir moins peur? Comment j'peux être courageuse comme toi et plus avoir peur du tout même? Il ne fallut que quelques secondes à l'Ecossaise pour fondre sur sa fille et l'enserrer au plus près de son coeur, faisant s'enfuir d'un bond Tommee. Ma chérie, j'ai peur, tout le monde a peur! Tu sens comme mon coeur bat? C'est parce que j'ai peur pour toi à chaque seconde de ma vie. En effet, Nélya n'aurait pu nier les battements rapides du coeur de sa mère auxquels elle resta attentive en silence pendant que sa mère lui caressait les cheveux. Pendant ce silence, Aalana sentit le désespoir lui monter à la gorge en même temps que quelques larmes qu'elle refoula aussitôt en relevant la tête. Pourquoi Jacob ne pouvait-il pas être là pour la rassurer? Pour lui dire les mots parfaits? Mais elle était sa mère, même si ce n'était pas parfait, elle devait tout de même essayer aussi. Dans sa panique tournée vers Jacob, les paroles de ce derniers, vieilles de nombreuses années, lui revinrent en mémoire, aussi clairement que le jour où il les lui avaient dit. Avoir peur, c'est normal. D'accord? Tout le monde a peur et-et c'est bien! Oui, c'est bien d'avoir peur. Parce que quand tu as peur... Tu fais attention. Et donc, tu ne te blesses pas... Elle s'écarta une seconde pour pouvoir la regarder. Regarde, comment tu pourrais aider les autres si tu es blessée? Mh? Nélya lui sourit, ses mots la rassuraient, mais elle n'en était pas vraiment satisfaite au fond, ce qui déclenchait en elle un étrange mélange d'émotions obscur qui l'empêchèrent de sourire comme elle le voudrait. D'accord, tout le monde a peur, mais y'a plein de gens qui ont beaucoup moins peur que moi. Et d'autres qui ont beaucoup plus peur. Ajouta aussitôt Aalana en entourant son visage de ses mains légèrement tremblantes. Je sais que quand tu étais petite, je t'ai toujours dit que tu pouvais chasser la peur en souriant assez... Mais ce n'est pas une vérité absolue, ce n'est pas toujours vrai...Il y a... Il y a des petites peurs que tu peux faire partir, ou auxquelles tu peux faire face en souriant. Mais il y en a aussi des plus grosses que tu ne peux pas contrôler. Mais c'est ça qui te rend courageuse Nélya, bien plus courageuse que moi tu sais! L'incompréhension se lisait sur le visage de la Galloise qui ne manqua pas de froncer les yeux à cette annonce. Mhh être courageuse, ne veut pas dire qu'on a pas peur. C'est le contraire même, le courage c'est d'agir même quand on a peur. C'est ton papa qui me l'a apprit. Nélya prit le temps de regarder sa mère un moment encore, laissant tourner dans son esprit ses paroles pour les comprendre, les accepter, et les enregistrer dans sa mémoire avant d'hocher doucement la tête, un fin sourire aux lèvres devant la confiance que lui accordait sa mère en la disant plus forte qu'elle, elle qui était son modèle de courage.

Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|

ColorCODE: 800000