La peur a ton visage
La salle de Défense contre les Forces du Mal éveille en moi des souvenirs doux-amers. J'aime furieusement cette matière mais mes progrès, mes euphories et mes fiertés sont inévitablement liés aux épuisements, aux fiascos passés et à tout un tas de sacrifices. Il ne m'est pas pénible de les évoquer, seulement un peu frustrant ; j'aurais aimé pouvoir réussir d'emblée tout ce que j'entreprenais. Mais l'apprentissage n'a rien d'un long fleuve tranquille, et je m'accroche à mes ambitions pour persévérer.
Je me souviens très bien de ce matin de novembre, deux ans plus tôt, où ma peur avait comparu devant mes yeux. Éclatant au grand jour, sans une once de pudeur. Qui aurait cru que ma plus grande peur n'était autre que moi-même ? Prendre les mauvaises décisions, échouer au jeu de la vie et devoir en assumer la pleine responsabilité, n'est-ce pas la plus terrifiante des promesses d'avenir ? N'est-ce pas une perspective digne de vous dégoûter de l'existence ? J'ai la curieuse impression d'être la seule à le penser. Je n'ai que de vagues souvenirs des épouvantards des autres, tous ces élèves qui se trouvaient dans la classe et qui furent eux aussi forcés de se confronter à l'effroi. Je me rappelle de créatures, d'humains aussi. Rien que des mauvais présages qui avaient laissé une trace douloureuse dans l'esprit de chacun d'entre nous.
Depuis ce matin de novembre, la vie a repris son cours ; j'en ai pris, des décisions, j'ai joué ma partition et j'en suis ressortie indemne, ou presque. Se laisser immobiliser par le trac n'aurait servi à rien : le temps s'est écoulé de toute manière. Pourtant, je ne peux m'empêcher de sentir un tiraillement au creux de mon ventre, une sorte de malaise éveillé par la vision de l'armoire, à quelques pas de l'endroit où je me trouve. Je sais pertinemment ce qu'elle renferme, et j'ai malgré tout la ferme intention de m'y confronter. Ah, je devrais avoir appris à ne pas redouter le futur et sa ribambelle d'inconnues, mais on n'échappe pas si facilement à la peur.
Après la leçon d'introduction à Riddikulus, mes tentatives renouvelées pour lancer ce sort avaient été bien laborieuses. Un pur face-à-face avec mon épouvantard m'avait déstabilisée bien plus que je ne l'aurais parié. Durant le cours, j'étais pourtant réticente à l'idée de dévoiler cette part de moi-même à tous ces gens qui ne m'étaient rien, mais il faut croire que le regard des adultes m'avait tout de même insufflé un regain de confiance. La présence de mon professeur, par-delà les murs de la salle, me revient en mémoire. Je suis heureuse qu'il ait accepté de me laisser m'entraîner ici et, par Merlin, je ne veux pas gâcher ce temps précieux en échouant une nouvelle fois, pitoyablement.
Est-ce une revanche que je viens chercher aujourd'hui ? On pourrait le penser. En vérité, je suis ici pour m'entraîner, inlassablement, comme à mon habitude, et peut-être aussi pour m'endurcir — mais je me garde bien de trop penser à cela.
D'un « Alohomora » désinvolte, qui n'est rien comparé à ce qui m'attend, je fends l'armoire d'un entrebâillement. Et j'attends de voir surgir celle qui a tout de moi, mais qui n'est que le spectre de mes frayeurs.
Ruby-Amber, Gryffone alchimiste, bijou bientôt rouillé
La peur a ton visage
Il y a des couloirs de ce château que j’aimerais voir disparaître ; que ce ne soit plus « les escaliers n’en font qu’à leur tête », mais bien les couloirs ; que tous ceux qui m’ont vu les emprunter pour aller dans Sa salle, n’existent plus sur aucune carte. Aujourd’hui, j’en emprunte un, car j’ai une théorie. Mes mains tremblent en approchant cette salle, mais l’infime espoir qui s’est logé en moi me pousse à essayer.
Je colle mon oreille contre la porte de la salle d’entraînement et écoute, silencieusement. J’entends quelques pas, discrets mais bien présents. Quelqu’un est déjà là pour s’entraîner. Est-ce que l’autre fou à ruban y est également ou est-ce qu’il est du genre à laisser les élèves pratiquer sans aide ? À tous les coups, il est du genre à rester tout près et à survenir au moindre bruit, à vouloir se mettre en avant, montrer à tous qu’il a mérité sa place ici et qu’il ne l’a pas volée. Ainsi, sans comprendre pourquoi, je pousse la porte de ma main gauche, discrètement. Je l’ai tellement poussée que je sais à quel moment le bois grincera, et par conséquent, à quel moment il me faudra me glisser dans l’embrasure pour ne pas être détecté. Mon corps passe tout juste. L’année prochaine, il faudra que je trouve une autre solution.
À peine entré, c’est un sortilège d’ouverture que j’entends. Je fronce les sourcils. Qui viendrait s’entraîner à un tel sort dans une telle salle ? La personne, visiblement une fille, est de dos face à cette grande armoire qui m’est inconnue, et alors que cinq minutes plus tôt, j’aurais critiqué sa personne, je me demande maintenant pourquoi il n’y a pas de professeur qui la surveille. Curieux, je tente au mieux de rester discret et invisible au possible. Je m’assieds sur la marche en bois du fond de la salle et attends, spectateur, de découvrir ce que cette élève - qui n’est clairement pas une première année voulant s’exercer au sortilège d’ouverture de porte - vient faire ici.
Je ne connais que trop bien cette salle. Je l’habite, j’ai l’impression d’en être le roi, ici. Je reprends mes airs. Des airs de supériorité que je Lui ai volés, et je l’observe. Je n’attends que le moindre geste, la moindre action ridicule pour lâcher un commentaire digne d’une certaine professeure de Défense contre les Forces du Mal.
Je colle mon oreille contre la porte de la salle d’entraînement et écoute, silencieusement. J’entends quelques pas, discrets mais bien présents. Quelqu’un est déjà là pour s’entraîner. Est-ce que l’autre fou à ruban y est également ou est-ce qu’il est du genre à laisser les élèves pratiquer sans aide ? À tous les coups, il est du genre à rester tout près et à survenir au moindre bruit, à vouloir se mettre en avant, montrer à tous qu’il a mérité sa place ici et qu’il ne l’a pas volée. Ainsi, sans comprendre pourquoi, je pousse la porte de ma main gauche, discrètement. Je l’ai tellement poussée que je sais à quel moment le bois grincera, et par conséquent, à quel moment il me faudra me glisser dans l’embrasure pour ne pas être détecté. Mon corps passe tout juste. L’année prochaine, il faudra que je trouve une autre solution.
À peine entré, c’est un sortilège d’ouverture que j’entends. Je fronce les sourcils. Qui viendrait s’entraîner à un tel sort dans une telle salle ? La personne, visiblement une fille, est de dos face à cette grande armoire qui m’est inconnue, et alors que cinq minutes plus tôt, j’aurais critiqué sa personne, je me demande maintenant pourquoi il n’y a pas de professeur qui la surveille. Curieux, je tente au mieux de rester discret et invisible au possible. Je m’assieds sur la marche en bois du fond de la salle et attends, spectateur, de découvrir ce que cette élève - qui n’est clairement pas une première année voulant s’exercer au sortilège d’ouverture de porte - vient faire ici.
Je ne connais que trop bien cette salle. Je l’habite, j’ai l’impression d’en être le roi, ici. Je reprends mes airs. Des airs de supériorité que je Lui ai volés, et je l’observe. Je n’attends que le moindre geste, la moindre action ridicule pour lâcher un commentaire digne d’une certaine professeure de Défense contre les Forces du Mal.
Fiche PR - 4e année RP
La peur a ton visage
Fiché dans l'entrouverture de la porte, mon regard transperce l'obscurité que le meuble renferme en son sein. Une main frêle, abîmée par le temps, surgit de l'ombre pour mieux écarter le pan de bois et se dévoiler à moi. Bien sûr, cette main ne m'est pas inconnue et je ne bouge pas d'un pouce, les pieds solidement ancrés dans le sol. En y réfléchissant, j'ai réalisé que la découverte de mon Épouvantard avait été un évènement d'une sacrée violence, une violence qui s'efface avec l'habitude, comme l'on décolore un tissu au soleil. L'effet de surprise que provoque la créature n'a plus tant d'emprise sur moi, et je m'en satisfais. Ce sont ensuite deux yeux qui se révèlent à moi dans la pénombre de l'armoire. Ils m'accrochent le regard en captant la lumière tremblotante de la salle, me procurant un frisson le long de mon échine. Ce que je lis dans ces iris bleu délavé me hérisse comme au premier jour. Deux yeux, et puis tout un visage, et puis le corps entier, corps d'une femme que je dois affronter sans trembler.
Malgré l'indéniable tension qui règne dans la pièce, comme une chaleur de juillet qui viendrait alanguir les esprits, le caractère familier de cet endroit me rassérène. Je me sais en sécurité, et cette sensation n'a de cesse de me ramener à la réalité face aux inquiétants desseins qui luisent au fond des yeux de cette autre qui m'observe. Ce n'est pas que je crains que mon double m'attaque — affaibli comme il est, je pourrais certainement prétendre à la victoire ; non, c'est surtout que ce qu'il représente est à même de me déconcentrer, de me toucher en plein cœur et de me meurtrir un peu plus. Trop souvent, je me suis observée dans le miroir en craignant d'y découvrir le reflet de mes faiblesses, de mon abattement ; un reflet qui surgirait sans prévenir et m'accablerait sur-le-champ. Alors, quand je vois l'ombre de moi-même s'avancer sans un bruit, les joues creuses et les cernes marquées, carcasse qui se veut allégorie de mes échecs, je ne peux retenir un haut-le-corps. Par réflexe, je raffermis ma poigne autour de ma baguette, m'accrochant presque à elle comme à une bouée de sauvetage. Je dresse le menton, m'emplis de détermination et vise cette autre moi sans ciller. La lettre R du sortilège effleure à peine ma gorge, mais je me stoppe net, troublée.
Il y a quelque chose de différent dans l'attitude de cette femme. Son regard ne cesse de dévier : il s'agite en quelques aller-retours entre mon visage et un point indéfini, quelque part dans mon dos. Phénomène inhabituel : je n'ai jamais été confrontée à un tel comportement de la part de mon double. Est-ce une évolution de ma peur, de ce que mon Épouvantard s'applique à incarner ? Son apparence n'a pourtant subi aucun changement, alors je peine à comprendre. J'ai perdu le fil de mes décisions, je ne peux pas lancer Riddikulus dans cet état, déboussolée ; seule ma posture demeure solide comme le roc.
Ces interruptions intempestives font naître chez moi une bonne dose de répulsion face à la crainte que m'inspire mon reflet, mélangée à une volonté d'un découdre, de claquer des doigts pour capter son attention toute entière, que ses yeux qui m'écœurent se reportent sur moi une bonne fois pour toute et ne me quittent plus jusqu'à ce que je l'aie évincé. Et pourtant, j'ai bien du mal à me figurer comment venir à bout de cette apparition. Je vois ses prunelles se fixer derrière moi, et la confusion envahir son visage. Je la sens qui voudrait esquisser un pas ou deux pour s'éloigner de moi, et je ne saisis pas pourquoi. La seule explication possible serait la présence d'un autre être humain, trop provocatrice pour que l'Épouvantard ne se résolve à l'ignorer. Je n'ai pourtant détecté aucun bruissement, aucun crissement susceptible de trahir un peu de compagnie.
Je me mords la lèvre, pesant mentalement les options qui se présentent à moi dans ces circonstances pour le moins déconcertantes. Les questions liées aux raisons d'une présence étrangère n'ont pas le temps d'affluer dans ma tête : il me faut agir vite. Je ne peux pas me détourner de la créature, jamais : nul n'est censé tourner le dos à un adversaire lors de moments aussi cruciaux. Alors, rassemblant toute l'exaspération qui me tord les entrailles depuis de longues minutes, et toute l'angoisse, et l'âpreté, je crache simplement « Qui est là ? », en espérant que mon hypothèse soit la bonne et que quelqu'un me réponde dans le clair-obscur qui me sert de décor.
Malgré l'indéniable tension qui règne dans la pièce, comme une chaleur de juillet qui viendrait alanguir les esprits, le caractère familier de cet endroit me rassérène. Je me sais en sécurité, et cette sensation n'a de cesse de me ramener à la réalité face aux inquiétants desseins qui luisent au fond des yeux de cette autre qui m'observe. Ce n'est pas que je crains que mon double m'attaque — affaibli comme il est, je pourrais certainement prétendre à la victoire ; non, c'est surtout que ce qu'il représente est à même de me déconcentrer, de me toucher en plein cœur et de me meurtrir un peu plus. Trop souvent, je me suis observée dans le miroir en craignant d'y découvrir le reflet de mes faiblesses, de mon abattement ; un reflet qui surgirait sans prévenir et m'accablerait sur-le-champ. Alors, quand je vois l'ombre de moi-même s'avancer sans un bruit, les joues creuses et les cernes marquées, carcasse qui se veut allégorie de mes échecs, je ne peux retenir un haut-le-corps. Par réflexe, je raffermis ma poigne autour de ma baguette, m'accrochant presque à elle comme à une bouée de sauvetage. Je dresse le menton, m'emplis de détermination et vise cette autre moi sans ciller. La lettre R du sortilège effleure à peine ma gorge, mais je me stoppe net, troublée.
Il y a quelque chose de différent dans l'attitude de cette femme. Son regard ne cesse de dévier : il s'agite en quelques aller-retours entre mon visage et un point indéfini, quelque part dans mon dos. Phénomène inhabituel : je n'ai jamais été confrontée à un tel comportement de la part de mon double. Est-ce une évolution de ma peur, de ce que mon Épouvantard s'applique à incarner ? Son apparence n'a pourtant subi aucun changement, alors je peine à comprendre. J'ai perdu le fil de mes décisions, je ne peux pas lancer Riddikulus dans cet état, déboussolée ; seule ma posture demeure solide comme le roc.
Ces interruptions intempestives font naître chez moi une bonne dose de répulsion face à la crainte que m'inspire mon reflet, mélangée à une volonté d'un découdre, de claquer des doigts pour capter son attention toute entière, que ses yeux qui m'écœurent se reportent sur moi une bonne fois pour toute et ne me quittent plus jusqu'à ce que je l'aie évincé. Et pourtant, j'ai bien du mal à me figurer comment venir à bout de cette apparition. Je vois ses prunelles se fixer derrière moi, et la confusion envahir son visage. Je la sens qui voudrait esquisser un pas ou deux pour s'éloigner de moi, et je ne saisis pas pourquoi. La seule explication possible serait la présence d'un autre être humain, trop provocatrice pour que l'Épouvantard ne se résolve à l'ignorer. Je n'ai pourtant détecté aucun bruissement, aucun crissement susceptible de trahir un peu de compagnie.
Je me mords la lèvre, pesant mentalement les options qui se présentent à moi dans ces circonstances pour le moins déconcertantes. Les questions liées aux raisons d'une présence étrangère n'ont pas le temps d'affluer dans ma tête : il me faut agir vite. Je ne peux pas me détourner de la créature, jamais : nul n'est censé tourner le dos à un adversaire lors de moments aussi cruciaux. Alors, rassemblant toute l'exaspération qui me tord les entrailles depuis de longues minutes, et toute l'angoisse, et l'âpreté, je crache simplement « Qui est là ? », en espérant que mon hypothèse soit la bonne et que quelqu'un me réponde dans le clair-obscur qui me sert de décor.
Ruby-Amber, Gryffone alchimiste, bijou bientôt rouillé
La peur a ton visage
Alors que mes airs de supériorité trônent dans cet espace pourtant restreint que je me suis choisi, ces derniers s'envolent pour laisser place à de la curiosité. Mes épaules tombent à mesure que le spectacle de ce que coffre détient me dévoile. Une grande ombre noire d'abord, et ce qui s'apparente à une élève ensuite. Je ne comprends pas ce à quoi je suis en train d'assister et la stupéfaction me fait me lever sans un bruit. Je reste sur mes pieds, comme si ma posture allait m'aider à mieux tout cerner. C'est une fille blonde qui vient d'apparaître, de la même taille que celle qui me tourne le dos, de la même couleur de cheveux, sauf qu'elle ne dit rien. Elle ne dit rien mais semble pourtant occuper bien plus d'espace que l'élève à la baguette, elle semble être plus imposante, plus redoutable alors que son adversaire ne dit pas un mot. Pourquoi est-ce qu'elle ne dit rien ?
A défaut de parler, sa baguette, elle, se dresse et dessine dans les airs un mouvement que je ne connais évidemment pas. L'absence de formule ne m'aide pas non plus à comprendre et je reste là, silencieux et fasciné par ce qui se déroule, et par l'imperméabilité de cette Gryffondor. La forme face à elle semble parfois bouger mais aucune des deux ne s'attaque, comme si la pièce entière souhaitait stagner dans ce silence. Soudain, celui-ci est brisé par une question qui me fait sursauter. Son ton est sec, craché comme si l'on me punissait déjà de ne pas m'être signalé. Et je l'ignore. Mes pieds avancent, silencieux, presque flottants, face à celle qui ne s'est pas retournée et qui n'a de cesse d'observer ce que je comprends, à mesure que j'avance, être son reflet.
— Waaaaouh ! Mais qu'est-ce...
A peine ai-je eu le temps d'observer les deux copies conformes que celle que j'observais depuis le début redevient une énorme ombre noire. Elle s'enroule sur elle même, semble se changer à complètement et lire en moi. Trop occupé à observer ce qu'il se passe sans ne pas en perdre une miette, j'oublie complètement que quelqu'un se tient à ma droite. Je ne ressens même pas le besoin de dégainer ma baguette car je ne vois là aucun danger. Il n'y a que ma curiosité et ma déduction d'enfant : celle de penser que cette ombre va elle aussi prendre ma forme et être la copie conforme de ce que je suis.
Sauf que ce n'est pas un deuxième Lukas Sharp que je vois apparaître en face de moi. Ce n'est pas un élève paré de sa robe dorée. Ce n'est pas un garçon d'un mètre cinquante. C'est Elle. Valerion. L'ombre noire a gardé de sa noirceur et se sont posés sur les pans de sa robe noire. Impossible de s'y méprendre, elle est suffisamment reconnaissable. Son regard est froid, son désintérêt est total, son rire moqueur est violent. Elle semble regarder dans ma direction, mais ne me voit pas. Dans ses mains, une lettre qu'elle déchire. Je n'existe pas. Je ne suis rien. Un pas en arrière incontrôlable face à cette peur d'être oublié, de n'être plus rien, de ne pas être vu, de n'avoir aucune valeur. Je déglutis, impossible de dire quoi que ce soit, je suis comme happé par cette force qui puise quelque chose en moi.
A défaut de parler, sa baguette, elle, se dresse et dessine dans les airs un mouvement que je ne connais évidemment pas. L'absence de formule ne m'aide pas non plus à comprendre et je reste là, silencieux et fasciné par ce qui se déroule, et par l'imperméabilité de cette Gryffondor. La forme face à elle semble parfois bouger mais aucune des deux ne s'attaque, comme si la pièce entière souhaitait stagner dans ce silence. Soudain, celui-ci est brisé par une question qui me fait sursauter. Son ton est sec, craché comme si l'on me punissait déjà de ne pas m'être signalé. Et je l'ignore. Mes pieds avancent, silencieux, presque flottants, face à celle qui ne s'est pas retournée et qui n'a de cesse d'observer ce que je comprends, à mesure que j'avance, être son reflet.
— Waaaaouh ! Mais qu'est-ce...
A peine ai-je eu le temps d'observer les deux copies conformes que celle que j'observais depuis le début redevient une énorme ombre noire. Elle s'enroule sur elle même, semble se changer à complètement et lire en moi. Trop occupé à observer ce qu'il se passe sans ne pas en perdre une miette, j'oublie complètement que quelqu'un se tient à ma droite. Je ne ressens même pas le besoin de dégainer ma baguette car je ne vois là aucun danger. Il n'y a que ma curiosité et ma déduction d'enfant : celle de penser que cette ombre va elle aussi prendre ma forme et être la copie conforme de ce que je suis.
Sauf que ce n'est pas un deuxième Lukas Sharp que je vois apparaître en face de moi. Ce n'est pas un élève paré de sa robe dorée. Ce n'est pas un garçon d'un mètre cinquante. C'est Elle. Valerion. L'ombre noire a gardé de sa noirceur et se sont posés sur les pans de sa robe noire. Impossible de s'y méprendre, elle est suffisamment reconnaissable. Son regard est froid, son désintérêt est total, son rire moqueur est violent. Elle semble regarder dans ma direction, mais ne me voit pas. Dans ses mains, une lettre qu'elle déchire. Je n'existe pas. Je ne suis rien. Un pas en arrière incontrôlable face à cette peur d'être oublié, de n'être plus rien, de ne pas être vu, de n'avoir aucune valeur. Je déglutis, impossible de dire quoi que ce soit, je suis comme happé par cette force qui puise quelque chose en moi.
Fiche PR - 4e année RP
La peur a ton visage
Le silence est mon seul écho, à mon grand désarroi. Comme extérieure à mon propre corps, j'ai le temps d'observer la paralysie qui s'empare lentement de moi, perturbée par ce sentiment d'entre-deux qui encombre la pièce. Je devrais me mettre en mouvement, confronter mon Épouvantard d'une façon ou d'une autre, mais son comportement erratique est en décalage avec l'ordre des choses et m'empêche d'agir spontanément. Je suis toute enlisée dans cette inaction, et c'en serait presque confortable si un sentiment d'urgence ne planait pas à chaque seconde au dessus de ma tête, comme si la situation pouvait basculer à chaque instant. Et tel est le cas, l'instant d'après.
Une exclamation fait plonger mon cœur au fin fond de mon estomac. Sortie de nulle part, retentissante et criarde à mes oreilles, elle fait affluer bon nombre de pensées dans mon esprit, toutes plus désordonnées les unes que les autres. J'aurais parié que ma présence n'était pas la seule dans cette salle. Pourquoi ce quelqu'un est-il ici avec moi, quand je suis de toute évidence occupée, toute à mes peurs et mes sorts ? Pourquoi cet importun ne s'est-il pas manifesté autrement ? Que lui est-il possiblement passé par la tête pour qu'il se permette de brailler ainsi et de briser ma concentration durement acquise ?
Ce vacarme intérieur, je le laisse éclore dans un bref moment d'absence, avant que mon cerveau ne redécouvre comment fonctionner. D'un bond, je m'écarte brusquement de la source du bruit, sans trop détourner mon buste de l'Épouvantard, obtenant une vision latérale de la scène. Mes pupilles se détachent de l'armoire et de son locataire pour se poser à ma gauche, toisant sans gêne le fauteur de trouble. Évidemment, son visage ne me dit rien, et je me demande à quoi rime toute cette mascarade. Mais avant que je n'aie pu prononcer le moindre mot pour le tancer, la scène prend sous mes yeux un autre tournant. Incapable de résister à ce besoin de tourmenter quiconque serait à sa portée, mon Épouvantard me délaisse et fait de ce garçon sa nouvelle cible. Médusée, j'assiste à la transformation de la créature, noire fulgurance, et mon double est avalé pour laisser place à une professeure qui n'est nulle autre que celle qui possédait ces lieux il y a quelques mois encore.
La scène est si crédible qu'au premier abord, je suis certaine que Valerion nous fait bien face, en chair et en os, et qu'elle s'apprête à prendre la parole pour nous admonester, pour je ne sais quelle raison. Mais elle ne fait rien de tout cela, et la lettre qu'elle déchire, élément qui m'est parfaitement étranger, me rappelle que l'apparition n'est qu'une représentation de la Peur ; et ce n'est certainement pas la mienne qui se tient devant nous.
L'air demeure électrique, et l'adrénaline née de cette chaîne d'évènements a laissé mon cœur battant et mon esprit alerte. Mes yeux glissent à nouveau vers le minus aux cheveux noirs. Comme je pouvais m'y attendre, une terreur froide semble couler dans tout son être. Je m'apprête à faire un geste, à lui asséner quelque chose comme « Pousse-toi » pour m'interposer entre sa hantise et lui, avant de régler son compte à l'apparition, mais je suspends mon esquisse de pas. Si ce garçon est venu chercher quelque chose ici, libre à lui d'obtenir l'objet de sa quête, quel qu'il soit. Puisqu'il est arrivé dans cette pièce, qu'il y reste encore un peu. Et je reste là, les bras croisés, baguette en main, à l'examiner, à presque le contempler se débattre avec ses propres frayeurs intérieures.
« T'as eu c’que tu voulais ? »
Voilà ce que je lui lance, d'une voix acerbe. Une part de moi espère que le ton employé suffira à le ramener à la réalité, mais me l'avouer serait la pire des trahisons.
Une exclamation fait plonger mon cœur au fin fond de mon estomac. Sortie de nulle part, retentissante et criarde à mes oreilles, elle fait affluer bon nombre de pensées dans mon esprit, toutes plus désordonnées les unes que les autres. J'aurais parié que ma présence n'était pas la seule dans cette salle. Pourquoi ce quelqu'un est-il ici avec moi, quand je suis de toute évidence occupée, toute à mes peurs et mes sorts ? Pourquoi cet importun ne s'est-il pas manifesté autrement ? Que lui est-il possiblement passé par la tête pour qu'il se permette de brailler ainsi et de briser ma concentration durement acquise ?
Ce vacarme intérieur, je le laisse éclore dans un bref moment d'absence, avant que mon cerveau ne redécouvre comment fonctionner. D'un bond, je m'écarte brusquement de la source du bruit, sans trop détourner mon buste de l'Épouvantard, obtenant une vision latérale de la scène. Mes pupilles se détachent de l'armoire et de son locataire pour se poser à ma gauche, toisant sans gêne le fauteur de trouble. Évidemment, son visage ne me dit rien, et je me demande à quoi rime toute cette mascarade. Mais avant que je n'aie pu prononcer le moindre mot pour le tancer, la scène prend sous mes yeux un autre tournant. Incapable de résister à ce besoin de tourmenter quiconque serait à sa portée, mon Épouvantard me délaisse et fait de ce garçon sa nouvelle cible. Médusée, j'assiste à la transformation de la créature, noire fulgurance, et mon double est avalé pour laisser place à une professeure qui n'est nulle autre que celle qui possédait ces lieux il y a quelques mois encore.
La scène est si crédible qu'au premier abord, je suis certaine que Valerion nous fait bien face, en chair et en os, et qu'elle s'apprête à prendre la parole pour nous admonester, pour je ne sais quelle raison. Mais elle ne fait rien de tout cela, et la lettre qu'elle déchire, élément qui m'est parfaitement étranger, me rappelle que l'apparition n'est qu'une représentation de la Peur ; et ce n'est certainement pas la mienne qui se tient devant nous.
L'air demeure électrique, et l'adrénaline née de cette chaîne d'évènements a laissé mon cœur battant et mon esprit alerte. Mes yeux glissent à nouveau vers le minus aux cheveux noirs. Comme je pouvais m'y attendre, une terreur froide semble couler dans tout son être. Je m'apprête à faire un geste, à lui asséner quelque chose comme « Pousse-toi » pour m'interposer entre sa hantise et lui, avant de régler son compte à l'apparition, mais je suspends mon esquisse de pas. Si ce garçon est venu chercher quelque chose ici, libre à lui d'obtenir l'objet de sa quête, quel qu'il soit. Puisqu'il est arrivé dans cette pièce, qu'il y reste encore un peu. Et je reste là, les bras croisés, baguette en main, à l'examiner, à presque le contempler se débattre avec ses propres frayeurs intérieures.
« T'as eu c’que tu voulais ? »
Voilà ce que je lui lance, d'une voix acerbe. Une part de moi espère que le ton employé suffira à le ramener à la réalité, mais me l'avouer serait la pire des trahisons.
Ruby-Amber, Gryffone alchimiste, bijou bientôt rouillé
La peur a ton visage
Je ne sais pas combien de temps cela me prend. Combien de minutes je prends pour réaliser, comprendre et revenir à la réalité. Je suis là, complètement rendu muet et bloqué par la peur. Je ne peux — ni ne veux — rien faire. Je l'observe, son regard aussi noir que sa robe de sorcière et ses talons. Je l'observe alors que seul son regard semble planté dans le mien. Il n'y a aucun geste de sa part à la suite de cette lettre déchirée. Elle attend et me fait attendre. Elle choisit, elle ordonne, elle seule décide de quand et qui agira dans cette dynamique à laquelle je suis contraint d'obéir. Il y a mon corps qui reste stoïque, ma déglutition qui s'active, ma bouche qui s'assèche et mes bras ballants qui ne font rien. Je redeviens celui qui attend, celui qui ne pense plus, celui qui ne sait plus.
Et puis, alors que je l'avais oubliée, il y a cette voix qui m'attaque. Elle aurait pu être la sienne. Il n'aurait fallu que son ton pour être vraie, mais les mots auraient pu être les siens. Ma tête tente au mieux de pivoter vers celle qui a énoncé ces mots et cette question. Ma tête tourne lentement car j'ai peur qu'en bougeant trop vite, Valerion s'évanouira. Je me dois d'être prudent, je me dois de faire tout ce que je peux pour la faire rester. Je ne sais pas quoi lui répondre. Je ne comprends d'ailleurs même pas ce qu'elle me dit tant l'objet de cette forme noir m'accapare.
— Fais quelque chose !
Et le corps de la femme muette pivote aussi et s'éloigne. L'urgence monte. L'adrénaline frappe à la vitesse éclair. Il faut agir, il faut la retenir !
— Fais quelque chose ! Fais-la rester !
Ma voix est pressante, cassée, brûlante, elle demande d'agir, car j'en suis bien incapable. Je ne sais d'ailleurs même pas ce que je peux faire ! Alors je regarde la Gryffondor avec pression, alors que ma vision se trouble et que mes mains se mettent à trembler. Faire quelque chose. Tout. N'importe quoi, mais quelque chose !
Et puis, alors que je l'avais oubliée, il y a cette voix qui m'attaque. Elle aurait pu être la sienne. Il n'aurait fallu que son ton pour être vraie, mais les mots auraient pu être les siens. Ma tête tente au mieux de pivoter vers celle qui a énoncé ces mots et cette question. Ma tête tourne lentement car j'ai peur qu'en bougeant trop vite, Valerion s'évanouira. Je me dois d'être prudent, je me dois de faire tout ce que je peux pour la faire rester. Je ne sais pas quoi lui répondre. Je ne comprends d'ailleurs même pas ce qu'elle me dit tant l'objet de cette forme noir m'accapare.
— Fais quelque chose !
Et le corps de la femme muette pivote aussi et s'éloigne. L'urgence monte. L'adrénaline frappe à la vitesse éclair. Il faut agir, il faut la retenir !
— Fais quelque chose ! Fais-la rester !
Ma voix est pressante, cassée, brûlante, elle demande d'agir, car j'en suis bien incapable. Je ne sais d'ailleurs même pas ce que je peux faire ! Alors je regarde la Gryffondor avec pression, alors que ma vision se trouble et que mes mains se mettent à trembler. Faire quelque chose. Tout. N'importe quoi, mais quelque chose !
Fiche PR - 4e année RP
La peur a ton visage
Il panique, il ne le montre pas, complètement impassible, imperturbable, mais il panique, j'en ai la certitude : n'importe qui flancherait face à ses terreurs les plus profondes, dévoilées à la vue de mon regard indiscret. D'autant qu'il est bien jeune, ce garçon, plus jeune que je ne l'étais lorsque j'ai découvert mon propre Épouvantard. Je gardais un souvenir bien désagréable de ce moment de voyeurisme extrême, là dans ces locaux du premier étage.
Je commence à l'examiner à la façon d'un professeur ; je le vois qui se met lentement en mouvement, c'est bien, pas de geste brusque histoire de garder son sang-froid et de ne pas augmenter son rythme cardiaque. C'est vers moi qu'il se tourne et je croise le regard d'un personnage qui semble avoir perdu tous repères et toutes certitudes.
Fais quelque chose, me lance-t-il. Voyez-vous ça ! Ainsi, on me dérange sans aucune retenue et puis on finit par avoir besoin de moi, ah il faut avouer que c'est quand même bien pratique, bravo, j'applaudirais presque. Comme je peine à retenir un sourire en coin satisfait. Je suis encore ébahie par la naïveté dont il avait fait preuve, et son culot pour avoir osé se tenir près du placard. Et il réitère sa demande, il insiste, comme frappé par une folie furieuse. Voudrait-il bien s'arrêter et disparaître pour me laisser finir mon entraînement tranquille ?
« Fais-la rester ! »
Pardon ?
Ses mots me frappent de stupeur et abrègent tout net mon monologue interne. Ce qu'il dit n'a aucun sens. D'ailleurs, vu son état, je suis surprise qu'il sache encore comment articuler une phrase correcte. Non, la panique a certainement dû brouiller ses idées. Il ne sait plus ce qu'il dit et c'est à contrecœur que mon corps se met en marche pour s'approcher du Poufsouffle. À grands pas déterminés, je fonce sur lui et l'écarte sans ménagement de ma main libre.
« ‘Complètement malade » je grommelle entre mes dents en levant ma baguette, encore éberluée par ses paroles. Non, on ne fait pas rester ces choses là, non. Un tourbillon emporte Valerion et c'est mon image corrompue qui la remplace. Cela fait quinze bonnes minutes que je me prépare à l'affronter alors je ne cille pas, je ne tremble pas, je ne bouge pas d'un pouce lorsque je croise le regard mourant de l'autre blonde ; et puis, avec cet incident sans queue ni tête, j'ai accumulé suffisamment de frustration pour que je me délecte d'enfin tout relâcher contre mon Épouvantard. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, j'assène finalement le fameux « Riddikulus » et la créature métamorphose l'autre moi en Poufsouffle — sous les yeux, je l'espère, toujours attentifs du brun. Je laisse échapper un rire moqueur avant que la chose ne s'efface, vaincue.
Mon regard de glace se reporte sur le garçon. « C'était quoi ça ? » je lâche, sur un ton tout aussi polaire. « Ça », s'être introduit dans la salle alors que je travaillais un sort qui n'est même pas de son niveau, « ça », s'exposer à un Épouvantard sans qu'un adulte ne soit au courant. J'espère bien qu'il s'est extirpé de sa transe depuis tout à l'heure, qu'il s'est remis les idées en place. Il n'a qu'une poignée de secondes pour me fournir une réponse qui ait un sens, elle. Autrement, il me verra tourner les talons fissa.
Je commence à l'examiner à la façon d'un professeur ; je le vois qui se met lentement en mouvement, c'est bien, pas de geste brusque histoire de garder son sang-froid et de ne pas augmenter son rythme cardiaque. C'est vers moi qu'il se tourne et je croise le regard d'un personnage qui semble avoir perdu tous repères et toutes certitudes.
Fais quelque chose, me lance-t-il. Voyez-vous ça ! Ainsi, on me dérange sans aucune retenue et puis on finit par avoir besoin de moi, ah il faut avouer que c'est quand même bien pratique, bravo, j'applaudirais presque. Comme je peine à retenir un sourire en coin satisfait. Je suis encore ébahie par la naïveté dont il avait fait preuve, et son culot pour avoir osé se tenir près du placard. Et il réitère sa demande, il insiste, comme frappé par une folie furieuse. Voudrait-il bien s'arrêter et disparaître pour me laisser finir mon entraînement tranquille ?
« Fais-la rester ! »
Pardon ?
Ses mots me frappent de stupeur et abrègent tout net mon monologue interne. Ce qu'il dit n'a aucun sens. D'ailleurs, vu son état, je suis surprise qu'il sache encore comment articuler une phrase correcte. Non, la panique a certainement dû brouiller ses idées. Il ne sait plus ce qu'il dit et c'est à contrecœur que mon corps se met en marche pour s'approcher du Poufsouffle. À grands pas déterminés, je fonce sur lui et l'écarte sans ménagement de ma main libre.
« ‘Complètement malade » je grommelle entre mes dents en levant ma baguette, encore éberluée par ses paroles. Non, on ne fait pas rester ces choses là, non. Un tourbillon emporte Valerion et c'est mon image corrompue qui la remplace. Cela fait quinze bonnes minutes que je me prépare à l'affronter alors je ne cille pas, je ne tremble pas, je ne bouge pas d'un pouce lorsque je croise le regard mourant de l'autre blonde ; et puis, avec cet incident sans queue ni tête, j'ai accumulé suffisamment de frustration pour que je me délecte d'enfin tout relâcher contre mon Épouvantard. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, j'assène finalement le fameux « Riddikulus » et la créature métamorphose l'autre moi en Poufsouffle — sous les yeux, je l'espère, toujours attentifs du brun. Je laisse échapper un rire moqueur avant que la chose ne s'efface, vaincue.
Mon regard de glace se reporte sur le garçon. « C'était quoi ça ? » je lâche, sur un ton tout aussi polaire. « Ça », s'être introduit dans la salle alors que je travaillais un sort qui n'est même pas de son niveau, « ça », s'exposer à un Épouvantard sans qu'un adulte ne soit au courant. J'espère bien qu'il s'est extirpé de sa transe depuis tout à l'heure, qu'il s'est remis les idées en place. Il n'a qu'une poignée de secondes pour me fournir une réponse qui ait un sens, elle. Autrement, il me verra tourner les talons fissa.
Ruby-Amber, Gryffone alchimiste, bijou bientôt rouillé