La poupée
Dimanche 31 Octobre 2049
Fin d'après-midi
Vers 18h et des poussières
Fin d'après-midi
Vers 18h et des poussières
L'hiver approchant, la luminosité du jour descendait plus vite, plus tôt alors que les journées défilaient les unes après les autres. Et ce dernier dimanche d'octobre, alors journée de la fête des Morts - journée où tout le monde ou presque aime se faire peur - semblait être le point culminant.
Le ciel était en plus, petit miracle, de leur côté : de lourds et sombres nuages colmataient le plafond séparant les vivants des âmes.
Était-ce le temps morose, l'air humide ou la froideur qui s'en dégageait ? Ou peut être bien un peu de chance... Le fait est que la Tour de l'Horloge était vide en cet instant. Seul le clapotis de la fontaine rompait le silence alors qu'un lugubre courant d'air s'engouffrait dans le cloître, s'enroulant tel un serpent sournois autour des colonnes.
La jeune fille cherchait un lieu, une atmosphère idéale, pour mettre à exécution sa petite farce d'Halloween. Et la petite cour pavée semblait être parfaite.
C'était une idée qui lui était venue avec Johann en réalité - enfin, plutôt grâce à Johann.
Durant leur échange épistolaire hebdomadaire, Jo lui avait raconté le prank qu'elle avait concocté pour piéger leur deuxième meilleur ami - Michael. Une histoire de coups de téléphone en "masqué" le soir d'Halloween alors qu'il l'attendrait pour se rendre à une soirée entre camarades du collège - qui finirait par, elle l'espérait, ficher la trouille au blond.
Et si la châtaine faisait de même ? Bon, pas de téléphone ici et tous les élèves vivaient à l'internat... il fallait choisir quelque chose de plus subtil... tout en gardant à l'esprit quelque chose de creepy.
Elle avait réfléchit, réfléchit. Qu'est ce qui faisait peur ? Genre, limite qui mettait vraiment mal à l'aise ? Les loups-garous ? Les fantômes ? Les vampires ? Mmmh...
***
Assise seule sur un banc près de la fontaine, dans le silence de la cour, Constance tient sur ses genoux une poupée de porcelaine. Apprêtée de façon vintage, dans une robe à froufrous et dentelles, la poupée porte un serre-tête bien cintré dans sa chevelure brune aux reflets cuivrés. Des boucles anglaises entourent son visage de poupon maquillé, ses cils artificiels encadrant un regard immobile, froid, aux iris étrangement noisettes. La poupée doit mesurer dans les cinquante centimètres et tient parfaitement assise sur les genoux de Constance.
Cette-dernière s'est métamorphosée une heure plus tôt - enlevant son costume du jour - en la copie conforme de la poupée de porcelaine, allant jusqu'à poudrer son visage juste ce qu'il faut de blanc pour avoir un teint cireux. Les lèvres ourlées d'un rose poudré, les cils réhaussés de mascara - phase tricky pour n'avoir aucun paquet ! - et les cheveux apprêtés en une coiffure comme à l'époque à défaut d'avoir des boucles anglaises.
Le dos bien droit, ses prunelles rivées au visage de la poupée, Constance chantonne, comme un murmure, une mélodie de ballade tandis qu'elle caressait patiemment les boucles de la poupée.
Plus tôt dans la journée, elle avait laissé des petits mots anonymes auprès de petits "camarades", l'invitant à la retrouver : "J'ai trouvé ce que tu as perdu. En fin de journée, tu me trouveras. Avec elle, la poupée."
Plus qu'à patienter...
@Estelle Rubble c'est parti
@Marilya Sowell et @Juliet Crower 🦇
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
La poupée
Estelle avançait prudemment dans le couloir faiblement éclairé menant à la cour de la tour de l’horloge, serrant ses bras contre sa poitrine, décidée à retrouver son agenda rose. Elle portait un costume de fée aux couleurs pastel, mais l’insouciance qu’elle avait ressentie en l’enfilant s’éclipsait au profit d’un malaise grandissant. Son costume de fée, délicatement choisi, semblait étrangement déplacé : sa robe irisée ondulait dans l’ombre, projetant de minuscules reflets colorés, et ses ailes transparents frémissaient dans l’air glacial. Une couronne de fleur reposait sur ses tresses, tandis que sa montre glissait doucement à son poignet, l’unique présence rassurante dans ce décor oppressant.
Elle se retrouva bientôt dans la cour, habituellement animée mais ce soir étrangement silencieuse. Les arches sombres encadraient un espace pavé où la fontaine occupait le centre, ses eaux clapotant doucement, créant un murmure sourd et régulier. Les statues des phénix autour de la fontaine, autrefois familières, semblaient s’animer dans la pénombre, leurs regards figés suivant Estelle du coin de l’œil, et elle sentit un frisson d’inquiétude monter le long de sa colonne vertébrale.
Soudain, une douce mélodie mais sinistre flotta jusqu’à ses oreilles, semblant émaner de quelque part au cœur de la cour. Estelle s’arrêta, immobile, tendant l’oreille vers cette comptine enfantine chantonnée dans une voix qui lui paraissait à la fois proche et lointaine.
La mélodie résonnait dans l’air glacial, troublant l’atmosphère. Poussée par une inquiétude grandissante, elle se tourna vers le centre de la cour et aperçut enfin la silhouette immobile de Constance, assise seule sur un banc près de la fontaine.
Constance semblait métamorphosée : habillée dans une robe d’époque couleur crème, ornée de dentelles et de rubans, elle avait le teint pâle, presque cireux, et une coiffure élégante rappelant une époque révolue. Elle tenait sur ses genoux une étrange poupée de porcelaine, presque identique à elle : de longs cils encadraient les yeux de verre de la poupée, et ses boucles encadraient un visage figé, impassible. Constance la caressait du bout des doigts tout en chantonnant une comptine, son regard fixe et détaché, presque vide.
Estelle resta figée un instant, le souffle coupé, prise entre la curiosité et l’inquiétude. Elle se força à inspirer profondément pour se donner du courage. Un mélange de peur et de fascination la poussait à s’approcher lentement, à tenter de briser ce silence étrange. Cependant, plus elle s’approchait, plus elle entendait les paroles :
- Constance… c’est toi ?
Elle se retrouva bientôt dans la cour, habituellement animée mais ce soir étrangement silencieuse. Les arches sombres encadraient un espace pavé où la fontaine occupait le centre, ses eaux clapotant doucement, créant un murmure sourd et régulier. Les statues des phénix autour de la fontaine, autrefois familières, semblaient s’animer dans la pénombre, leurs regards figés suivant Estelle du coin de l’œil, et elle sentit un frisson d’inquiétude monter le long de sa colonne vertébrale.
Soudain, une douce mélodie mais sinistre flotta jusqu’à ses oreilles, semblant émaner de quelque part au cœur de la cour. Estelle s’arrêta, immobile, tendant l’oreille vers cette comptine enfantine chantonnée dans une voix qui lui paraissait à la fois proche et lointaine.
La mélodie résonnait dans l’air glacial, troublant l’atmosphère. Poussée par une inquiétude grandissante, elle se tourna vers le centre de la cour et aperçut enfin la silhouette immobile de Constance, assise seule sur un banc près de la fontaine.
Constance semblait métamorphosée : habillée dans une robe d’époque couleur crème, ornée de dentelles et de rubans, elle avait le teint pâle, presque cireux, et une coiffure élégante rappelant une époque révolue. Elle tenait sur ses genoux une étrange poupée de porcelaine, presque identique à elle : de longs cils encadraient les yeux de verre de la poupée, et ses boucles encadraient un visage figé, impassible. Constance la caressait du bout des doigts tout en chantonnant une comptine, son regard fixe et détaché, presque vide.
Estelle resta figée un instant, le souffle coupé, prise entre la curiosité et l’inquiétude. Elle se força à inspirer profondément pour se donner du courage. Un mélange de peur et de fascination la poussait à s’approcher lentement, à tenter de briser ce silence étrange. Cependant, plus elle s’approchait, plus elle entendait les paroles :
Ces mots, pourtant si familiers, prenaient un ton effrayant dans le silence de la cour. Refusant de s’approcher plus, dans un murmure presque tremblant, elle prit enfin la parole :“Ring-a-round the rosie,
A pocket full of posies,
Ashes, ashes..
We all fall down.”
- Constance… c’est toi ?
La poupée
“Ring-a-round the rosie,
A pocket full of posies,
Ashes, ashes..
We all fall down.”
A pocket full of posies,
Ashes, ashes..
We all fall down.”
D'une manière précieuse, Constance caressait les bouclettes de la poupée de porcelaine. Elle savait au fond d'elle-même que cette mise en scène était quand même assez glauque et elle espérait qu'elle n'allait pas se ridiculiser en attendant là, dans cette cour lugubre des heures durant. Et si personne ne venait ? Et si les camarades ayant trouvé ses petits papiers estimaient que ce n'était pas la peine ?
Elle avait pourtant laissé ces bouts de parchemins près de jeunes élèves...
L'ambiance glacée couplée à la semi-obscurité avaient de quoi donner des frissons. Allez, un peu de courage Constance, donnons leur la chance de pointer le bout de leur nez. Tout bon pranker sait user de patience.
Elle avait cherché une comptine pour enfants, ancienne du genre qui a été répétée de générations en générations. Car bien évidemment, le combo poupée de porcelaine et comptine dans une cour obscure était parfait pour effrayer les âmes sensibles. Et n'était-ce pas le but d'Halloween, se faire peur les uns les autres ?
Elle avait déniché cette poupée dans un recoin de grenier oublié, dans un coffret, reposant sur un lit de velours. Intacte. Et même elle, la châtaine trouvait ce regard immobile malaisant. Mais ce n'était qu'une poupée, n'est ce pas.
Chantonnant les paroles de la comptine, la jeune fille affectait une immobilité pas naturelle, le regard ancré sur le visage de la poupée avec l'impression de jouer une pièce de théâtre. Oui, ça c'était de l'improvisation ! Mais jusqu'où était-elle prête de la mener ? Évitant de trop s'attarder sur ce regard malaisant, elle effleure du regard les joues lisses, le nez, les lèvres ourlées; les bouclettes parfaites...
Soudain, comme un picotement le long de son échine. Une voix tremblotante l'interpelle et bien qu'elle brûle de relever la tête pour aviser qui était sa première victime, elle se retient. Un mélange d'émotions la transporte : la savoureuse sensation de victoire à l'idée que sa mise en scène fonctionne et l'embarras d'inquiéter une jeune élève. Rooh, balivernes ! C'est un prank : c'est le but, non ? Allez, on garde le "rôle" jusqu'au bout. C'est pas le moment de flancher.
La version humaine de la poupée se contente donc de cesser de chantonner lorsqu'Estelle se trouve à quelques pas, lui demandant la confirmation de son identité. Le regard toujours ancré dans celui de la poupée, elle sent son coeur battre. Elle n'a pas reconnu l'identité de sa cadette via la voix... Et soudain, une idée lui vient. Lentement, son visage toujours immobile, elle relève ses prunelles noisettes vers celle qui se tient debout. Ce bref mouvement oculaire se rompt au moment où elle avise la mine soucieuse d'Estelle et, le coeur battant, Constance reporte son attention sur la poupée. Et elle recommence, prenant son temps à chaque vers...
“Ring-a-round the rosie,
A pocket full of posies,
Ashes, ashes..
We all fall down.”
A pocket full of posies,
Ashes, ashes..
We all fall down.”
Et si... oh oui, ça va la faire flipper. Bon, pas au point qu'elle déguerpisse, j'espère...
Croisant les doigts intérieurement, Constance fait mine de rire à la fin du quatrième vers. Un rire bref, qu'elle visualisait comme un peu "dingue".
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
La poupée
Estelle se figea, laissant la comptine murmurée par Constance se dissoudre dans l’atmosphère froide et sombre de la cour. Face à elle, la brune apparaissait comme figée, fragile et pâle sous la lumière de la lune, une poupée humaine entourée des silhouettes menaçantes des phénix de pierre. Une vague d’angoisse monta en Estelle, créant une tension dans sa poitrine tandis qu’elle serra les bras contre sa poitrine, cherchant une ancre dans cette scène irréelle.
Elle s’approcha d’un pas hésitant, consciente du silence oppressant autour d’elles. La voix de Constance, presque enfantine, poursuivait son chant lentement, chaque mot pesant lourdement dans le silence. Chaque vers augmentait le malaise d’Estelle. Elle sentit son corps frissonner, ses mains devenant moites malgré le froid mordant de la cour.
Par ailleurs, dans le regard figé de la poupée que Constance tenait avec soin, elle crut percevoir une intensité dérangeante, comme si cet objet inanimé observait les moindres détails de la scène. Et cette ambiance… cette impression d’être entrée dans un univers parallèle, exacerbait son inquiétude.
Puis un léger rire, comme un souffle, résonna dans l’air. Le cœur d’Estelle se serra dans sa poitrine, et elle sentit sa main trembler. Elle ne voulait plus rester ici, elle voulait partir en courant, se réfugier dans le château et peut-être prévenir un professeur. Mais, elle n’était plus un bébé.
Ainsi, rassemblant tout son courage, Estelle se décida enfin à rompre cette mise en scène effrayante. D’un geste hésitant, elle tendit la main, et son doigt effleura le bras de Constance.
- Constance… c’est moi, Estelle… murmura-t-elle, sa voix s’éteignant presque, submergée par l’intensité du moment.
Elle espérait que ce contact parviendrait à briser l’emprise étrange de la poupée sur Constance. Attendant la réaction de la poufsouffle, Estelle sentit une sueur froide lui glisser dans le dos. Elle était à deux doigts de pleurer.
- C’est pour Halloween…
Elle s’approcha d’un pas hésitant, consciente du silence oppressant autour d’elles. La voix de Constance, presque enfantine, poursuivait son chant lentement, chaque mot pesant lourdement dans le silence. Chaque vers augmentait le malaise d’Estelle. Elle sentit son corps frissonner, ses mains devenant moites malgré le froid mordant de la cour.
Par ailleurs, dans le regard figé de la poupée que Constance tenait avec soin, elle crut percevoir une intensité dérangeante, comme si cet objet inanimé observait les moindres détails de la scène. Et cette ambiance… cette impression d’être entrée dans un univers parallèle, exacerbait son inquiétude.
Puis un léger rire, comme un souffle, résonna dans l’air. Le cœur d’Estelle se serra dans sa poitrine, et elle sentit sa main trembler. Elle ne voulait plus rester ici, elle voulait partir en courant, se réfugier dans le château et peut-être prévenir un professeur. Mais, elle n’était plus un bébé.
Ainsi, rassemblant tout son courage, Estelle se décida enfin à rompre cette mise en scène effrayante. D’un geste hésitant, elle tendit la main, et son doigt effleura le bras de Constance.
- Constance… c’est moi, Estelle… murmura-t-elle, sa voix s’éteignant presque, submergée par l’intensité du moment.
Elle espérait que ce contact parviendrait à briser l’emprise étrange de la poupée sur Constance. Attendant la réaction de la poufsouffle, Estelle sentit une sueur froide lui glisser dans le dos. Elle était à deux doigts de pleurer.
- C’est pour Halloween…
La poupée
Jeune. Naïve. Petite. Princesse...
A la maison, Halloween se fêtait à la manière moldu, bien au chaud sous un plaid et devant la cheminé. Parfois, elle le fêtait à Boston et pouvait, avec ses grands-parents, sonner à toutes les maisons du quartier pour récupérer des sucreries. C'était son moment préférer, non pas pour les bonbons, mais parce que cela lui donnait l'opportunité de croiser d'autres enfants, d'autres personnes que sa famille.
A Poudlard, l'année dernière, tout n'avait été que fête, jeu et émerveillement. Tout au plus, elle avait sursauté en voyant sortir un élève de derrière un mur en criant "Bouh !". Elle savait que certains élèves plus âgées appréciaient les blagues effrayantes, mais elle ne s'en inquiétait pas vraiment. Après tout ce n'était rien d'autre que ça : des blagues.
A la fin du repas, elle sortie donc dans la cour de l'horloge sans se douter de rien. Elle n'avait pas peur, ne s'inquiétait pas un seul instant. Lorsqu'elle fit quelque pas dans la pénombre néanmoins, son cœur commença à battre plus fort sans qu'elle ne puisse rien y faire. Voir la cour si calme, si sombre, envelopper d'une légère brume... Elle frissonna, sans savoir ce qui lui faisait peur. Ce n'était que la cour de l'horloge après tout !
Le vent souffla et s'insinua en elle à travers son costume. Elle avait reçu beaucoup de compliment... trop, pour ne pas se demander si son apparence de d'habitude ne dérangeait pas ? A croire que le rose et les cheveux longs c'était quelque chose de mal... Mais Marilya chassa ses idées sombres bien au fond de son esprit, souriant largement maintenant qu'elle reconnaissait Estelle au loin.
"Estelle !" salua-t-elle en trouvant maintenant le courage d'avancer plus vite. "C'est toi qui a laissé le mot ? Wow..."
Elle venait de remarquer la petite et la grande poupée. La princesse avisa les yeux humides de sa camarade et sentit son propre cœur faire une embardée. Elle lâcha un petit rire qui se voulait rassurant, comme pour dire "Ahah, trop bien fait le costume, mais je n'ai pas peur hein !". Sauf que si, sans savoir pourquoi, elle avait peur.
"C'est qui ?"
Elle n'avait quand à elle pas reconnu Constance.
A la maison, Halloween se fêtait à la manière moldu, bien au chaud sous un plaid et devant la cheminé. Parfois, elle le fêtait à Boston et pouvait, avec ses grands-parents, sonner à toutes les maisons du quartier pour récupérer des sucreries. C'était son moment préférer, non pas pour les bonbons, mais parce que cela lui donnait l'opportunité de croiser d'autres enfants, d'autres personnes que sa famille.
A Poudlard, l'année dernière, tout n'avait été que fête, jeu et émerveillement. Tout au plus, elle avait sursauté en voyant sortir un élève de derrière un mur en criant "Bouh !". Elle savait que certains élèves plus âgées appréciaient les blagues effrayantes, mais elle ne s'en inquiétait pas vraiment. Après tout ce n'était rien d'autre que ça : des blagues.
A la fin du repas, elle sortie donc dans la cour de l'horloge sans se douter de rien. Elle n'avait pas peur, ne s'inquiétait pas un seul instant. Lorsqu'elle fit quelque pas dans la pénombre néanmoins, son cœur commença à battre plus fort sans qu'elle ne puisse rien y faire. Voir la cour si calme, si sombre, envelopper d'une légère brume... Elle frissonna, sans savoir ce qui lui faisait peur. Ce n'était que la cour de l'horloge après tout !
Le vent souffla et s'insinua en elle à travers son costume. Elle avait reçu beaucoup de compliment... trop, pour ne pas se demander si son apparence de d'habitude ne dérangeait pas ? A croire que le rose et les cheveux longs c'était quelque chose de mal... Mais Marilya chassa ses idées sombres bien au fond de son esprit, souriant largement maintenant qu'elle reconnaissait Estelle au loin.
"Estelle !" salua-t-elle en trouvant maintenant le courage d'avancer plus vite. "C'est toi qui a laissé le mot ? Wow..."
Elle venait de remarquer la petite et la grande poupée. La princesse avisa les yeux humides de sa camarade et sentit son propre cœur faire une embardée. Elle lâcha un petit rire qui se voulait rassurant, comme pour dire "Ahah, trop bien fait le costume, mais je n'ai pas peur hein !". Sauf que si, sans savoir pourquoi, elle avait peur.
"C'est qui ?"
Elle n'avait quand à elle pas reconnu Constance.
Reducio
Costume de Lya : le même que son vava héhé
Elle a les cheveux noir et cours avec une mèche bleu.
Un costume d'araignée (genre spiderman) bleu et noir.
Ainsi qu'une cape de loup et fourrure blanche.
Si vous étiez proche d'elle a table, vous savez qu'elle se considère comme une reine louv-araignée et que c'est @Maïda Sumrak qui l'a déguisé.
Elle a les cheveux noir et cours avec une mèche bleu.
Un costume d'araignée (genre spiderman) bleu et noir.
Ainsi qu'une cape de loup et fourrure blanche.
Si vous étiez proche d'elle a table, vous savez qu'elle se considère comme une reine louv-araignée et que c'est @Maïda Sumrak qui l'a déguisé.
La poupée
Alors ? Le petit rire "innocent" - pour ne pas dire de "dingue" - avait-il eu son petit effet ?
La châtaine se prend à retenir son souffle, son regard tourné vers le visage de porcelaine se floute... toute son attention est en réalité vers Estelle et sa mine soucieuse.
Soudain, des doigts effleurent sa peau et son coeur manque un battement.
Les quelques mots murmurés criaient la peur qui transpiraient de sa cadette et la petite partie d'elle qui, un instant plus tôt, avait été embarrassée à l'idée d'effrayer la Poufsouffle, se renforce l'espace de quelques secondes. Est-c'que j'suis pas en train de faire une bêtise ? Mais c'est qu'un prank ! On est à Halloween, non ? Le jour de l'année où on peut s'amuser à se faire peur sans trop de conséquences Oui voilà, il n'y avait rien d'mal... après tout, j'fais que chantonner une comptine...
Toutes ces pensées tournoyaient dans l'esprit de l'adolescente qui, d'apparence, restait immobile. Le regard dans le vide. Tout d'un coup, la deuxième année tente une nouvelle approche...
- C’est pour Halloween…
Oui ! Voilà ! C'est pour Halloween ! Bon ! Ben voilà, j'suis fixée, y'a rien d'mal. Voilà.
La part d'elle malicieuse qui s'était tue jusqu'à présent, se voyait rassurée : elle pouvait continuer sa blague. Et si Estelle avait un peu peur, c'était bien, c'était le but ! Forte de cette conviction, une idée lui vient. Elle n'avait toujours pas regardé Estelle donc... ça pouvait fonctionner.
Lentement, ses doigts qui s'étaient figés sur les épaules de sa réplique de porcelaine, remontèrent sur le visage délicat de celle-ci. Comme s'ils étaient aussi légers que des plumes, ils effleurèrent la surface des joues, des lèvres rosées, l'arête du nez au bout arrondit, puis firent mine de dégager le front d'une mèche imaginaire. Articulant un subtil sourire sur ses lèvres - s'aidant mentalement de l'idée que cette nouvelle idée était amusante - Constance parle enfin. D'une voix... pas tout à fait naturelle, légèrement plus perchée que la sienne. Elle parlait à Estelle mais on pouvait avoir l'impression qu'elle s'adressait à la poupée vu son attitude clairement distante et particulière.
- Dis, connais-tu la Malédiction de la Poupée ?
Du bout des doigts, elle effleura dans une énième caresse les boucles anglaises.
- C'est une histoire amusante... ajoute-t-elle toujours en grimant légèrement sa voix.
Une exclamation la surprend alors - bien qu'elle tâche de ne rien en montrer de l'extérieur - et elle reconnaît sans peine la personne concernée. Marilya, la petite blonde qui lui faisait penser à Charlotte de temps en temps, par son côté toujours souriant et plein de bonne volonté. Un peu naïve par contre. Que venait-elle faire par ici ?
Cherchais-t-elle Estelle ou bien avait-elle trouvé l'un de ses petits papiers ?
Tandis qu'elle faisait mine de continuer à caresser sa poupée, toujours sans un regard pour les êtres vivants à ses côtés, le dos bien droit, les chevilles croisées sous le banc comme une petite fille bien sage, ses oreilles écoutent. Alors comme ça, elle avait trouvé l'un de ses petits papiers... Bien... Très bien, me voilà avec un nouveau challenge d'improvisation. Car effrayer une personne, ce n'est pas très compliqué avec une mise en scène précise mais avec deux personnes... les choses se corsaient. Et est-ce que Constance aimait les challenges ? Oh que oui.
La petite blonde était costumée, Constance se souvenait l'avoir vu plus tôt dans l'après-midi affublée d'un costume étrange, un mélange de bleu et de noir, et des cheveux très courts comme si elle portait une perruque. Et bien qu'elle n'avait pas dévié le regard, Constance sentait que Marilya n'avait pas ôté ce costume. Le fait est que Constance, si. Le costume qu'elle portait en cet instant n'était pas son "costume d'Halloween" qu'elle avait porté la veille à la soirée au Terrier ou aujourd'hui. Non, justement, c'était là toute la subtilité. Et le fait que Marilya ne la reconnaissait pas lui faisait plaisir... mais plaisir ! Mais il fallait la jouer finement, car l'idée de la malédiction... était une carte à ne pas utiliser à la légère. Elle devait d'abord attirer leur attention, les faire douter. Et vu comment Marilya pouvait être bavarde, elle ne manquerait pas de stresser si... si Constance ne pipait mot. Car cela ne ressemblait pas à Constance "de ne pas parler". Oui, laissons les mijoter un peu.
Ainsi, l'adolescente continua son petit manège, caressant les cheveux de la poupée et... le rythme de la comptine reprit le chemin de ses lèvres scellées, sans les paroles cette fois-ci.
760 - @Estelle Rubble @Marilya Sowell bienvenue
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
La châtaine se prend à retenir son souffle, son regard tourné vers le visage de porcelaine se floute... toute son attention est en réalité vers Estelle et sa mine soucieuse.
Soudain, des doigts effleurent sa peau et son coeur manque un battement.
Les quelques mots murmurés criaient la peur qui transpiraient de sa cadette et la petite partie d'elle qui, un instant plus tôt, avait été embarrassée à l'idée d'effrayer la Poufsouffle, se renforce l'espace de quelques secondes. Est-c'que j'suis pas en train de faire une bêtise ? Mais c'est qu'un prank ! On est à Halloween, non ? Le jour de l'année où on peut s'amuser à se faire peur sans trop de conséquences Oui voilà, il n'y avait rien d'mal... après tout, j'fais que chantonner une comptine...
Toutes ces pensées tournoyaient dans l'esprit de l'adolescente qui, d'apparence, restait immobile. Le regard dans le vide. Tout d'un coup, la deuxième année tente une nouvelle approche...
- C’est pour Halloween…
Oui ! Voilà ! C'est pour Halloween ! Bon ! Ben voilà, j'suis fixée, y'a rien d'mal. Voilà.
La part d'elle malicieuse qui s'était tue jusqu'à présent, se voyait rassurée : elle pouvait continuer sa blague. Et si Estelle avait un peu peur, c'était bien, c'était le but ! Forte de cette conviction, une idée lui vient. Elle n'avait toujours pas regardé Estelle donc... ça pouvait fonctionner.
Lentement, ses doigts qui s'étaient figés sur les épaules de sa réplique de porcelaine, remontèrent sur le visage délicat de celle-ci. Comme s'ils étaient aussi légers que des plumes, ils effleurèrent la surface des joues, des lèvres rosées, l'arête du nez au bout arrondit, puis firent mine de dégager le front d'une mèche imaginaire. Articulant un subtil sourire sur ses lèvres - s'aidant mentalement de l'idée que cette nouvelle idée était amusante - Constance parle enfin. D'une voix... pas tout à fait naturelle, légèrement plus perchée que la sienne. Elle parlait à Estelle mais on pouvait avoir l'impression qu'elle s'adressait à la poupée vu son attitude clairement distante et particulière.
- Dis, connais-tu la Malédiction de la Poupée ?
Du bout des doigts, elle effleura dans une énième caresse les boucles anglaises.
- C'est une histoire amusante... ajoute-t-elle toujours en grimant légèrement sa voix.
Une exclamation la surprend alors - bien qu'elle tâche de ne rien en montrer de l'extérieur - et elle reconnaît sans peine la personne concernée. Marilya, la petite blonde qui lui faisait penser à Charlotte de temps en temps, par son côté toujours souriant et plein de bonne volonté. Un peu naïve par contre. Que venait-elle faire par ici ?
Cherchais-t-elle Estelle ou bien avait-elle trouvé l'un de ses petits papiers ?
Tandis qu'elle faisait mine de continuer à caresser sa poupée, toujours sans un regard pour les êtres vivants à ses côtés, le dos bien droit, les chevilles croisées sous le banc comme une petite fille bien sage, ses oreilles écoutent. Alors comme ça, elle avait trouvé l'un de ses petits papiers... Bien... Très bien, me voilà avec un nouveau challenge d'improvisation. Car effrayer une personne, ce n'est pas très compliqué avec une mise en scène précise mais avec deux personnes... les choses se corsaient. Et est-ce que Constance aimait les challenges ? Oh que oui.
La petite blonde était costumée, Constance se souvenait l'avoir vu plus tôt dans l'après-midi affublée d'un costume étrange, un mélange de bleu et de noir, et des cheveux très courts comme si elle portait une perruque. Et bien qu'elle n'avait pas dévié le regard, Constance sentait que Marilya n'avait pas ôté ce costume. Le fait est que Constance, si. Le costume qu'elle portait en cet instant n'était pas son "costume d'Halloween" qu'elle avait porté la veille à la soirée au Terrier ou aujourd'hui. Non, justement, c'était là toute la subtilité. Et le fait que Marilya ne la reconnaissait pas lui faisait plaisir... mais plaisir ! Mais il fallait la jouer finement, car l'idée de la malédiction... était une carte à ne pas utiliser à la légère. Elle devait d'abord attirer leur attention, les faire douter. Et vu comment Marilya pouvait être bavarde, elle ne manquerait pas de stresser si... si Constance ne pipait mot. Car cela ne ressemblait pas à Constance "de ne pas parler". Oui, laissons les mijoter un peu.
Ainsi, l'adolescente continua son petit manège, caressant les cheveux de la poupée et... le rythme de la comptine reprit le chemin de ses lèvres scellées, sans les paroles cette fois-ci.
760 - @Estelle Rubble @Marilya Sowell bienvenue
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
La poupée
« La malédiction de la poupée ? La malédiction de la poupée ! » mais qu’est-ce que c’était que ça encore. Un petit jappement s’échappa d’Estelle, mais qu’est-ce qu’elle faisait encore là ? C’était trop pour elle, il faut qu’elle parte. Alors, qu’elle commençait à reculer, sans quitter Constance des yeux, une voix qu’elle connaissait retentit.
Estelle sentit un soulagement immédiat en voyant Marilya arriver dans la cour. Cependant, elle prit quelques secondes avant de réussir à associer la voix et la façon dont la blonde était habillée, elle qui d'habitude était vêtue de rose et de paillette, avait revêtue un déguisement bleu et noir. Et ses beaux cheveux blonds avaient été teint en noir avec une mèche bleu. "C'est étrange" songea Estelle. Mais son visage si familier et insouciant lui apportait une lueur de réconfort au milieu de cette ambiance étrange et oppressante. Ainsi, lorsque la jeune fille s’approcha et salua Estelle d’une voix joyeuse, elle sentit ses épaules se détendre légèrement. Peut-être que la présence d’une tierce personne allait dissiper cette tension étrange, et Constance redeviendrait elle-même. Elle jeta un regard vers Constance, mais elle n’avait pas bougé. En voyant ça, elle se dit que ça devait être ça la malédiction de la poupée, cela devait vous paralyser.
- Non, ce n’est pas moi qui ai laissé ce mot…
Elle marqua une pause, le souvenir du papier qui l’avait amenée ici s’imposant à son esprit. Ce mot mystérieux qui disait qu’on avait ce qu’elle cherchait…. Son agenda bien sûr, elle y tenait particulièrement, mais à part Constance et Marilya, il n’y avait personne dans la cour.
Alors qu’elle cherchait ses mots pour expliquer la situation à la blonde, l’air de cette maudite comptine reprit, on aurait dit un chant ancien maudit. Estelle sursauta, puis jeta un regard à la brune, avant de se tourner vers Marilya, plus troublée que jamais, et murmura :
- La poupée, je… je… pense que Constance est sous… est sous… une malé…, elle s’arrêta, jeta un regard autour d’elle, s’attendant à tout moment à voir un démon surgir du sol avant de continuer en baisant la voix :
- Elle est sous une malédiction ! Elle dit le dernier mot très vite, craignant qu’il ne lui brûle les lèvres.
Elle jeta un dernier coup d’œil à Constance, et regretta instantanément, cette dernière caressait doucement la poupée de porcelaine avec une fixité presque déshumanisée. Estelle ne savait plus comment réagir. L’envie de fuir la prenait, mais elle ne voulait pas apparaître comme une peureuse devant Marilya et encore moins devant Constance, une élève plus âgée qu’elle.
Estelle sentit un soulagement immédiat en voyant Marilya arriver dans la cour. Cependant, elle prit quelques secondes avant de réussir à associer la voix et la façon dont la blonde était habillée, elle qui d'habitude était vêtue de rose et de paillette, avait revêtue un déguisement bleu et noir. Et ses beaux cheveux blonds avaient été teint en noir avec une mèche bleu. "C'est étrange" songea Estelle. Mais son visage si familier et insouciant lui apportait une lueur de réconfort au milieu de cette ambiance étrange et oppressante. Ainsi, lorsque la jeune fille s’approcha et salua Estelle d’une voix joyeuse, elle sentit ses épaules se détendre légèrement. Peut-être que la présence d’une tierce personne allait dissiper cette tension étrange, et Constance redeviendrait elle-même. Elle jeta un regard vers Constance, mais elle n’avait pas bougé. En voyant ça, elle se dit que ça devait être ça la malédiction de la poupée, cela devait vous paralyser.
- Non, ce n’est pas moi qui ai laissé ce mot…
Elle marqua une pause, le souvenir du papier qui l’avait amenée ici s’imposant à son esprit. Ce mot mystérieux qui disait qu’on avait ce qu’elle cherchait…. Son agenda bien sûr, elle y tenait particulièrement, mais à part Constance et Marilya, il n’y avait personne dans la cour.
Alors qu’elle cherchait ses mots pour expliquer la situation à la blonde, l’air de cette maudite comptine reprit, on aurait dit un chant ancien maudit. Estelle sursauta, puis jeta un regard à la brune, avant de se tourner vers Marilya, plus troublée que jamais, et murmura :
- La poupée, je… je… pense que Constance est sous… est sous… une malé…, elle s’arrêta, jeta un regard autour d’elle, s’attendant à tout moment à voir un démon surgir du sol avant de continuer en baisant la voix :
- Elle est sous une malédiction ! Elle dit le dernier mot très vite, craignant qu’il ne lui brûle les lèvres.
Elle jeta un dernier coup d’œil à Constance, et regretta instantanément, cette dernière caressait doucement la poupée de porcelaine avec une fixité presque déshumanisée. Estelle ne savait plus comment réagir. L’envie de fuir la prenait, mais elle ne voulait pas apparaître comme une peureuse devant Marilya et encore moins devant Constance, une élève plus âgée qu’elle.
La poupée
Constance ? Marilya sentit un frisson glacé remonter le long de son dos en voyant l’expression d’Estelle, ses yeux agrandis par la peur. La scène lui parut soudainement bien moins amusante. Elle se força pourtant à sourire, tentant de rassurer sa camarade, mais son regard restait irrésistiblement attiré par Constance. Cette dernière, immobile et silencieuse, continuait de caresser la poupée avec une lenteur inquiétante, comme si elle était elle-même ensorcelée.
Marilya chercha les mots pour apaiser Estelle, mais la phrase murmurée par son amie lui glaça le sang : - Elle est sous une malédiction !
« Une… malédiction ? » répéta-t-elle, sa voix se brisant presque. Sa curiosité naturelle aurait normalement pris le dessus, mais à cet instant précis, elle se sentait envahie d’une peur sourde. Elle aurait voulu se convaincre qu’il ne s’agissait que d’une farce, mais l’attitude de Constance semblait tout droit sortie d’un cauchemar. Elle faisait plus que jouer un rôle ; elle semblait être devenue une autre personne.
Instinctivement, Marilya attrapa la main d’Estelle, la serrant un peu trop fort, cherchant un ancrage dans cette nuit d’Halloween devenue bien trop terrifiante. Elle aurait voulu rire, secouer la tête et dire quelque chose de courageux, mais les mots lui manquaient. Son regard oscillait entre Constance et la poupée, chaque détail la troublant davantage. Les cheveux de la poupée, les mains délicates de Constance, ce chant sans paroles… Tout semblait si irréel, si oppressant.
« Peut-être qu'on devrait… partir ? » finit-elle par murmurer à Estelle, espérant que sa suggestion leur donnerait la force de bouger. Fallait prévenir les adultes ! Mais ses jambes restaient comme figées, incapables de faire un seul pas en arrière, fascinée malgré elle par cette étrange « malédiction » qui planait autour de Constance et de sa poupée.
Marilya chercha les mots pour apaiser Estelle, mais la phrase murmurée par son amie lui glaça le sang : - Elle est sous une malédiction !
« Une… malédiction ? » répéta-t-elle, sa voix se brisant presque. Sa curiosité naturelle aurait normalement pris le dessus, mais à cet instant précis, elle se sentait envahie d’une peur sourde. Elle aurait voulu se convaincre qu’il ne s’agissait que d’une farce, mais l’attitude de Constance semblait tout droit sortie d’un cauchemar. Elle faisait plus que jouer un rôle ; elle semblait être devenue une autre personne.
Instinctivement, Marilya attrapa la main d’Estelle, la serrant un peu trop fort, cherchant un ancrage dans cette nuit d’Halloween devenue bien trop terrifiante. Elle aurait voulu rire, secouer la tête et dire quelque chose de courageux, mais les mots lui manquaient. Son regard oscillait entre Constance et la poupée, chaque détail la troublant davantage. Les cheveux de la poupée, les mains délicates de Constance, ce chant sans paroles… Tout semblait si irréel, si oppressant.
« Peut-être qu'on devrait… partir ? » finit-elle par murmurer à Estelle, espérant que sa suggestion leur donnerait la force de bouger. Fallait prévenir les adultes ! Mais ses jambes restaient comme figées, incapables de faire un seul pas en arrière, fascinée malgré elle par cette étrange « malédiction » qui planait autour de Constance et de sa poupée.
La poupée
- Elle est sous une malédiction !
Estelle avait beau avoir baissé la voix, on pouvait ressentir facilement la peur dans le dernier mot prononcé.
Constance dû alors faire appel à toute sa motivation, se concentrant sur son objectif, pour ne pas pouffer. Cela aurait à coup sûr explosé sa couverture-démonstration théâtrale. Et la représentation ne venait que de commencer. Alors que ses lèvres frémirent légèrement tandis qu'elle bataillait ferme pour ne pas rire, elle penche lentement la tête, ses prunelles toujours ancrées au visage de porcelaine. Concentre toi sur ses yeux immobiles et froids, inspire, expire, on-ne-ri-go-l'pas !
Mais que c'était dur ! Plus dur qu'elle ne l'aurait supposé lorsqu'elle avait concocté son prank.
Ses "victimes" plongeaient les yeux fermés dans sa farce et cela était hi-la-rant.
Expire. Inspire. Par le nez, la châtaine respire profondément, contente de ne pas avoir les narines bouchées en cette période automnale.
L'air fredonné s'était interrompu malgré elle lorsqu'elle avait entendu les paroles de sa cadette et s'en rendant compte, Constance reprend son petit manège - toujours sans aucune réaction notable à l'intention des deux jeunes Poufsouffle.
- Peut-être qu'on devrait… partir ?
Dans le silence omniprésent et enveloppant de la cour vide, le chuchotement de Marilya avait plus de place, parvenant jusqu'aux oreilles alertes de la Quatrième Année.
L'idée que les deux pépettes déguerpissent déjà la fige, l'arrêtant net dans son fredonnement. Son cerveau moulinait, moulinait et alors...
Relevant la tête brusquement comme si on venait de la réveiller d'un profond sommeil, Constance fixe Marilya :
- Oh non... déjà ? demande-t-elle en s'appliquant toujours à grimer légèrement sa voix.
On arrivait à la phase tricky. Ne pas rire et tenir le rôle jusqu'au bout.
- Ne partez pas, fit-elle en imprégnant son visage d'un air stoïque hormis un sourire froid. Vous ne voulez pas rester jouer avec nous ?
Ouuuh qu'elle était fière d'elle, le coeur battant contre sa poitrine, le regard fixe qui se déplace lentement d'un visage à un autre.
- Comment dit-on dé-jà ? Plus on est de fous, plus on... (ses prunelles remontent vers le plafond de la voûte céleste avant de redescendre brusquement vers le visage d'Estelle) rit. N'est-ce pas ? demande-t-elle, sa voix toujours légèrement grimée, le ton se voulant innocent.
Elle articule une nouvelle fois un rictus ressemblant presque à un sourire.
Là... Est ce que les petites Poufsouffles ont un peu de courage au creux d'elles ?
391 - @Estelle Rubble @Marilya Sowell et @Juliet Crower (?
maintenant ou après ?)
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
Estelle avait beau avoir baissé la voix, on pouvait ressentir facilement la peur dans le dernier mot prononcé.
Constance dû alors faire appel à toute sa motivation, se concentrant sur son objectif, pour ne pas pouffer. Cela aurait à coup sûr explosé sa couverture-démonstration théâtrale. Et la représentation ne venait que de commencer. Alors que ses lèvres frémirent légèrement tandis qu'elle bataillait ferme pour ne pas rire, elle penche lentement la tête, ses prunelles toujours ancrées au visage de porcelaine. Concentre toi sur ses yeux immobiles et froids, inspire, expire, on-ne-ri-go-l'pas !
Mais que c'était dur ! Plus dur qu'elle ne l'aurait supposé lorsqu'elle avait concocté son prank.
Ses "victimes" plongeaient les yeux fermés dans sa farce et cela était hi-la-rant.
Expire. Inspire. Par le nez, la châtaine respire profondément, contente de ne pas avoir les narines bouchées en cette période automnale.
L'air fredonné s'était interrompu malgré elle lorsqu'elle avait entendu les paroles de sa cadette et s'en rendant compte, Constance reprend son petit manège - toujours sans aucune réaction notable à l'intention des deux jeunes Poufsouffle.
- Peut-être qu'on devrait… partir ?
Dans le silence omniprésent et enveloppant de la cour vide, le chuchotement de Marilya avait plus de place, parvenant jusqu'aux oreilles alertes de la Quatrième Année.
L'idée que les deux pépettes déguerpissent déjà la fige, l'arrêtant net dans son fredonnement. Son cerveau moulinait, moulinait et alors...
Relevant la tête brusquement comme si on venait de la réveiller d'un profond sommeil, Constance fixe Marilya :
- Oh non... déjà ? demande-t-elle en s'appliquant toujours à grimer légèrement sa voix.
On arrivait à la phase tricky. Ne pas rire et tenir le rôle jusqu'au bout.
- Ne partez pas, fit-elle en imprégnant son visage d'un air stoïque hormis un sourire froid. Vous ne voulez pas rester jouer avec nous ?
Ouuuh qu'elle était fière d'elle, le coeur battant contre sa poitrine, le regard fixe qui se déplace lentement d'un visage à un autre.
- Comment dit-on dé-jà ? Plus on est de fous, plus on... (ses prunelles remontent vers le plafond de la voûte céleste avant de redescendre brusquement vers le visage d'Estelle) rit. N'est-ce pas ? demande-t-elle, sa voix toujours légèrement grimée, le ton se voulant innocent.
Elle articule une nouvelle fois un rictus ressemblant presque à un sourire.
Là... Est ce que les petites Poufsouffles ont un peu de courage au creux d'elles ?
391 - @Estelle Rubble @Marilya Sowell et @Juliet Crower (?
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
La poupée
Juliet Crower, @Constance Nelson, @Estelle Rubble et @Marilya Sowell
Reducio

C'est la première fois que je fête Halloween sans maman ou papa. Et je ne pensais pas autant m'amuser. Enfin, je savais que ce serait mieux qu'avec papa, oui. Je l'aime bien, hein, mais il ne met pas trop d'ambiance, quoi. En revanche, rivaliser avec maman, voilà qui est plus difficile.
Et pourtant, cette soirée est superbe. Déjà, toutes les animations proposées cette semaine m'ont un peu sortie de l'ennui des cours, ce qui est un gros point fort, et puis voir les costumes de tout le monde, c'est juste ouf.
Je sais que maman était déçue qu'on ne fête pas Halloween ensemble mais elle m'a dit qu'elle le faisait avec son amie Valoche, enfin c'est pas son vrai prénom, bien sûr. Et Valoche est complètement folle donc je ne m'inquiète pas trop pour leur soirée.
Par contre, c'est pour ce que j'ai perdu que je m'inquiète. C'est ce qu'indiquait le mot que j'ai trouvé dans le dortoir. Je n'ai toujours pas compris pourquoi la personne voulait absolument venir avec une poupée. Croit-elle que c'est ce que j'ai perdu ? Peu de chances, je n'en ai pas. M'enfin je comprendrai plus tard, quand je l'aurais trouvé.
Parce que c'est bien là, le problème. Où est-ce ? J'ai loupé le lieu de rendez-vous ? Je ne crois pourtant pas l'avoir lu. Je longe les couloirs, mais ayant fouillé une bonne partie sans trouver personne avec une poupée et quelque chose à moi, je me décide à sortir vers la cour.
Bingo, j'entends des voix.
- Comment dit-on dé-jà ? Plus on est de fous, plus on... rit. N'est-ce pas ?
Je m'approche un peu, curieuse. Serais-je en train de louper une contre soirée ? Un nouveau jeu Halloween que je ne connais pas ? Je vois trois silhouettes. Malgré les déguisements, je reconnais deux filles de Poufsouffle plus grandes que moi. Que font-elles là ? Et qui est la troisième ? Je crois qu'elle me dit quelque chose, mais cet air vintage tout droit sorti des années 20... Oh, elle est déguisée en poupée ! Je viens de comprendre. Toujours aussi lente à la détente, moi. Et elle tient dans les mains... Une poupée.
Ce doit être elle qui a ce que j'ai perdu. Pourtant, elle a l'air de ne rien avoir. Je pensais que j'allais comprendre quelque chose en arrivant, et bien c'est raté.
- Salut, pas pour interrompre votre p'tit jeu, hein, mais c'est pas toi qu'a c'que j'ai perdu ? Désolée, j'sais plus c'est quoi.
Je ris un peu en lui parlant avant de me souvenir ce qui c'est.
- Ah mais c'est Constance Nelson ! Purée, j't'avais pas reconnue ! Tu fais flipper, comme ça. Très réussi, j'adore ! Vous faisiez quoi ?
Reducio
440 mots
Ah là là, l'innocence, que c'est beau... Je vous laisse faire déchanter Juliet bien vite, elle n'a pas bien compris dans quoi elle mettait les pieds...
Ah là là, l'innocence, que c'est beau... Je vous laisse faire déchanter Juliet bien vite, elle n'a pas bien compris dans quoi elle mettait les pieds...