8 sept. 2024, 17:53
Vaut mieux qu'on en reste là  EW   août 49 
Samedi 7 août 2049
Salon, début d'après-midi
Domicile des Nelson


Elle avait attendu que son père quitte la maison pour aller travailler, que le silence du vide, en cet après-midi ombrageux, l'enveloppe.
Assise à la table de la cuisine, Constance avait le regard dardé sur le téléphone fixe posé sur le plan de travail à côté du micro-ondes.
Elle se souvenait clairement de leur conversation, avec la mère d'Eli ce matin. Après les salutations d'usage, la châtaine avait osé demandé quel était le motif de cet appel, intriguée. La suite l'avait plongé dans une sorte de torpeur "hors du temps". Comme si tout était en slow motion, que tout autour se floutait.
Eli, chez elle ? En cet instant ? Bien sûr que non. Mais ça, elle ne pouvait pas le dire. Il fallait être stupide pour ne pas comprendre qu'Eli comptait sur elle pour la couvrir. Elle avait dit à ses parents qu'elle passerait la nuit chez Constance. Ce qui n'était pas le cas. Oui, mais où ? Où était-elle ?

Le silence au bout du fil attendait une réponse, et comme si son esprit revenait brutalement à la réalité, la connectant à nouveau, la châtaine devint fébrile. Sachant très bien ce qu'on attendait d'elle. Mentir.
C'était refroidissant. C'est alors qu'une idée lui vient :
- Mrs Willis ? Mrs Willis ? Vous m'entendez ? Ah ! Je crois qu'on a été coupées pendant quelques secondes. D'accord ! Je... je lui transmet le message alors. Bonne journée Mrs Willis.
Et elle raccrocha, le coeur battant et la main comme collée au combiné bien qu'il était reposé sur son support.

***

La nausée. Puis l'inquiétude rapidement chassée par le fruit de sa réflexion. Il n'y avait pas trente-six endroits où Eli pouvait être. Où elle pouvait avoir passé la nuit. Gideon.
Et les conséquences de ce que cela pouvaient impliquer déferlèrent.
Le souvenir d'une conversation , ce fameux jour où elles s'étaient vivement engueulées, dans le couloir du 1er étage, quand Eli avait mentionné la pilule contraceptive. Leurs réactions bien différentes.
Elle m'a utilisé pour ça ? Nooon, elle me l'aurait dit ! Pas vrai ?
Mais merde Eli, pourquoi m'avoir fait mentir ? Tu sais combien je déteste cela.

Alors que les heures s'égrenaient, son père allait bientôt rentrer pour la pause déjeuner, son esprit ne put s'empêcher de tourner en boucle la situation dans laquelle son amie l'avait plongée. Le pourquoi n'était pas le seul point de ses ruminations.

Comme la dernière fois en juin, elle avait cette sensation de trop-plein. Que ça devenait trop difficile. Et qu'elle y était pour quelque chose non ? C'était son choix de rester amie avec Eli. Mais les choix de vies, d'actions de celle-ci avaient des répercussions sur leur amitié.
Encore une fois, malgré leur "remise à plat" du mois de juillet, et celle de juin avec leur pacte de transparence, Constance avait la sensation qu'avec Eli, elles se retrouvaient encore dans une situation compliquée.

Mais quelle mouche l'avait piqué ?
Elle avait compris. Elle l'avait entendu, écouté, et renouvelé sa confiance le mois dernier : Eli insistait sur le fait qu'elle était en couple avec Gideon et l'aimait.
Et pourtant, la brune ne semblait pas accorder autant de valeur à la "confiance" que Constance.
Parce qu'elle savait. Elle savait que je cautionnerais pas.
Et notre Pacte ? Elle l'a foutu aux ordures.


Doucement, insidieusement, le ressentiment étendait ses ramifications dans son esprit. Elle lui en voulait de l'avoir utilisée bien qu'elle savait que Constance n'aurait pas apprécié. Elle lui en voulait de les avoir mis dans une telle situation précaire.
Elle lui en voulait de lui gâcher la vie en cet instant.
Elle lui en voulait de traiter leur amitié comme quelque chose d'acquis et avec laquelle elle pouvait faire ce qu'elle voulait.

Elle fit bonne figure devant son père rentrée pour déjeuner, ne pipant mot bien évidemment du coup de fil reçu ce matin. Comme par hasard, un mal de crâne la prend et les comprimés ne parviennent pas totalement à éclipser la douleur. Elle décide alors de prendre les devants et d'arrêter les frais. Elle ne pouvait clairement pas laisser la situation ainsi. Elle ne savait pas si cela pouvait s'arranger mais elle ne pouvait pas rester les bras croisés pour autant.

***


Assise à la table de la cuisine, Constance tâche de rassembler et réorganiser ses idées. Elle devait se montrer calme et ne pas perdre son sang-froid tout de suite. Eli lui devait des explications. Et des excuses. Quoique, en cet instant, la châtaine avait la sensation que de simples excuses, c'était un peu trop facile.
Une impression fataliste la traverse : il faut arrêter les frais.
Les comprimés contre le mal de crâne avalés une heure plus tôt refoulaient la douleur sourde. En espérant qu'elle ne revienne pas au premier plan, mais rien n'était sûr.
Calme, elle attrape le combiné, se rassoit et appuie méthodiquement sur les touches du téléphone avant de le coller à son oreille. Une tonalité, deux tonalités...

actions vues avec @Élisabeth Willis

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥

8 sept. 2024, 22:47
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Même si elle savait que retrouver Gideon allait forcément lui faire passer un moment doux et agréable, la nuit qu'elle avait passée avait été bien différente, et bien plus importante qu'Éli ne l'avait prévue la veille. En se réveillant dans les bras de son griffon ce matin, les yeux à peine ouverts encore éblouis de la clarté du jour, un sourire avait parcourut ses joues en sentant la présence chaude et rassurante de son copain, mais la jeune fille été bien loin d'imaginer ce qui se passait chez Constance, et qui allait chambouler le reste de son été dans très peu de temps.

Encore bien trop dans l'euphorie du moment, un peu plus fusionnelle avec lui qu'avant, la jeune fille avait fait traîner son départ le plus possible, profitant un maximum en souriant bêtement aux regards silencieux du garçon. La Poufsouffle avait avalé tout ce qu'il avait prévu pour eux comme si rien n'avait jamais eut autant de saveur, lâchant ensuite difficilement leur dernière étreinte avant pas mal de jours. Elle avait promis à ses parents qu'elle serait rentrée de chez "Constance" pour le début d'après-midi, et c'est donc à regret qu'elle avait fini par quitter le garçon sur un dernier baiser. En sortant dans la rue, tout lui paraissait diffèrent, elle se sentait différente, presque un peu plus forte de leur secret.

Dans ce plan plutôt risqué, tout c'etait finalement très bien passé, son escapade lui avait fait un bien fou, et personne ne se douterait jamais de rien, la jeune fille serait meme rentrée en avance sur l'heure prévue, incroyable ! Le trajet lui paru bien plus rapide qu'à l'allée, complètement perdue dans ses pensées, se refaisant le film de ses souvenirs comme pour les encrer définitivement dans sa mémoire, Éli profita pleinement de ce moment en pilote automatique, jusqu'à ce que sa main frôle la poignée de porte familiale.

Lâchant son sac négligemment dans l'entrée, aucun bruit ne vint casser la froideur du hall solitaire, seule Middy, accompagnée par sa discrétion habituelle, s'affairait surement à diverses taches ménagère dans la maison. Un peu déçue de constater que ces parents n'étaient visiblement pas là, et qu'elle aurait donc put grignoter encore un peu de temps chez son copain sans avoir à en subir les représailles, commença à dénouer les lacer de ses converses, pressée de retrouver le confort de sa chambre. Le son de son téléphone portable, nicher au fond de son sac la fit stopper son geste, la rendant trop instable pour coordonner ses mouvements. Dans un geste maladroit, Éli s'assis au sol, une chaussure à moitié nouée sur un pied, une chaussette seulement habillant l'autre, et décrocha le téléphone rapidement avant de le caler entre son oreille et son épaule, sans prendre le temps de regarder ce qui venait de s'afficher sur l'écran.

- Yep !

@Constance Nelson, @Gideon Atwood

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

22 sept. 2024, 21:11
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La tonalité laisse place soudainement à une voix reconnaissable et la nonchalance, l'insouciance qui se dégage de ce tout petit mot provoque un raidissement dans les muscles du haut de son dos.
Roulant des épaules, expirant calmement et profondément, Constance s'applique pour articuler soigneusement :
- C'est moi.
Pas de ressentiment percevable ni de joie. Un ton neutre qui pour autant, ne présageait rien de bon.

Et là, Constance n'avait pas envie de jouer au chat et à la souris. Elle n'avait pas envie de dépenser de l'énergie pour tourner autour du pot. Pour la prendre avec des pincettes et éviter de la froisser - quel intérêt ?
Elle ne l'appelait pas pour péter une durite, Seigneur non, mais pour avoir des explications.

Alors, quelques secondes après avoir précisé qui elle était, la châtaine fixe son regard sur le mur devant elle, le dos bien droit contre son dossier :
- Ta mère m'a indiqué qu'il serait mieux si tu rentrais plus tôt. Vers midi. Un truc par rapport à son organisation ou un truc du genre.

Elle brûlait de rajouter : tu sais, rentrer de chez moi. Mais elle sentait au fond d'elle-même que si elle laissait ces mots sortir, elle ne parviendrais pas à garder son calme bien longtemps.
De toute façon, Eli n'était pas stupide. Elle venait à l'instant de lui faire comprendre qu'elle était au courant de son petit stratagème à la noix. Qu'elle était au courant que Eli était passée derrière son dos, l'avait utilisé alors qu'elle savait très bien que Consty n'apprécierait pas.

Tu croyais vraiment t'en tirer comme ça ?
Patiemment, mais le corps tendu comme un arc, Constance attend donc ce que Eli a à lui dire. Va-t-elle jouer franc-jeu ou prétendre qu'elle ne sait pas de quoi la châtaine parle ? Va-t-elle se répandre en excuses, être tout mignonne etc ? Ce n'était pas vraiment une bonne idée. Elle n'appelait pas pour ça. Elle appelait pour avoir des fichues, maudites, fucking explications. La moindre raison valable d'avoir agit ainsi.
A moins que la mère de Gideon soit décédée ou gravement malade, la jeune fille ne voyait pas vraiment ce que Eli pourrait lui raconter. Même si une toute toute toute petite partie d'elle espérait.

Le regard toujours ancré sur le mur devant elle, la Poufsouffle s'applique à se concentrer sur sa respiration. Garder le contrôle. Ne pas céder à la colère.

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Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥

9 oct. 2024, 17:13
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Sans avoir besoin de présentation, la voix qui arriva dans le creux de son oreille, Éli aurait pu la reconnaître entre mille. Lâchant sa deuxième chaussure, qu'elle avait enfin réussit à dénouer, la jeune fille s'assit en tailleur dans une position un peu plus agréable, bien installée pour papoter. Entendre son amie lui fit monter sur les joues un sourire immédiatement, ne réalisant pas à quel point l'appel de Constance aller devenir un problème dans quelques secondes. Elle n'avait pas remarqué de suite que le ton de son amie n'avait rien de celui enjoué qu'elle employée le plus souvent pour leurs conversations, mais la phrase suivante de Constance eut l'effet d'un glaçon coulant dans la gorge d'Éli, abolissant par la même occasion son sourire, laissant place à une mine soucieuse.

Ta mère m'a indiqué... je... Quoi ma mère ? Pourquoi ma mère t'aurais parlé ? ...Rentrer plus tôt ? Mais.... Midi... Observant l'horloge qui marquait déjà 13h32, Éli fronça un peu plus les sourcils, accentuant une grimace qui ne présageait rien de bon. Elle qui pensait être en avance était en fait déjà bien trop en retard visiblement... Pourquoi est ce qu'elle sait tout ça ? Pourquoi ma mère a dit ça à Constance, c'est débile....Forcément qu'j'suis en r'tard aussi, elle aurait mieux fait d'appeler la mère de Gide.... Arggg mais...??!!
En un instant, le problème de l'heure lui parut dérisoire, elle venait de comprendre enfin le pourquoi du ton sec de Constance. Fait chier... Par Helga là j'suis dans la merde !

Fermant les yeux.... Cherchant à vitesse éclair de feu une façon de se sortir de cette situation, Éli resta silencieuse, essayant de capter le degré d'énervement de Constance de l'autre côté de la ligne. Cette fois, elle avait dépassé une ligne, elle le savait, un mal de ventre la prit immédiatement, enserrée par son énorme faute. De toute façon, vu ce que son amie venait de lui dire, vu le ton qu'elle avait employé, même si Éli n'était sur de rien quant à ce que sa mère lui avait dit exactement, Constance en savait assez pour avoir déduit toute seule le plus gros, mentir encore ne servirais qu'à empirer les choses, il fallait qu'elle assume.

- Constance je ... j'suis désolé. Je sais que c'est hyper mal c'que j'ai fait, mais avec tout c'qui c'est passé cette année, avec mon renvoi du camp et tout ça tu vois... enfin... c'était sûr qu'mes parents allaient pas vouloir me laisser sortir et... j'avais vraiment trop besoin d'voir Gid' , ça n'excuse rien je sais.... mais j'savais pas trop comment faire alors oui c'est vrai... j'ai dit à mes parents qu'je dormais chez toi pour qu'on révise ensemble. Sur le moment j'ai trouvé qu'ça pour qu'ils disent oui, j'voulais pas qu't'ai des problèmes j'ai pas reflechi. J'suis vraiment vraiment désolé, j'sais qu't'aurais pas voulu et j'voulais pas t'mêler à ça à la base, j'te jure... J'savais pas qu'ma mère allait t'appeler, j'voulais vraiment pas qu'tu mentes pour moi. Un doute s'immisça d'un coup chez Éli, en réalité elle ne savait même pas si sa couverture avait tenue, en apprenant sa trahison est ce que Constance avait joué le jeu ou est ce qu'elle devait s'attendre à la foudre de ses parents aussi ? Vu la situation, ce n'etait pas le moment de creuser la question, elle le saurait bien assez vite de toute façon, elle avait été une assez mauvaise amie, et fait assez de mal en mentant pour demander en plus à Constance si elle avait menti elle aussi pour la couvrir, non elle n'oserait pas lui faire en plus cet affront-là. j'suis vraiment désolé j'aurais pas dû faire ça, j'ai encore grav' merdé hein ?

Laissant un petit silence, Éli venait de se rendre compte en posant ses mots qu'elle avait vraiment abusé, avec tout ce que leur amitié avait déjà traversé cette année elle n'aurait jamais du risqué de la compromettre encore. Elle ne regrettait rien du moment qu'elle avait passé avec son copain, ça n'avait rien à voir, et en d'autres circonstances, elle aurait même été pressée de partager sommairement ce grand moment avec sa meilleure amie, mais là, tout en se retenant de pleurer, elle sentait que son mensonge et le mal qu'elle avait sûrement fait à Constance venait de gâcher tout le bonheur et la sensation de bien-être qui émanait d'elle encore quelques minutes avant.

- C ? T'es encore là ?

@Constance Nelson

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

16 oct. 2024, 21:06
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Élisabeth avait-elle compris ? Probablement. Tendue comme un arc, le regard fixé sur le mur de la cuisine en face d'elle, Constance ne se rendit pas compte qu'elle restreint sa respiration lorsque son "amie" au bout du fil reprend la parole. Le ton d'abord hésitant de la brune provoque un resserrement des doigts de l'anglaise autour du combiné.

Tu sais que "c'est hyper mal" ce que t'a fait "mais" ? Tu te fous de moi Éli ? Tu te fous de moi, n'est-ce pas ?
Les raisons mentionnées par son amie qui présageaient - non sans tort - pourquoi les parents de celle-ci n'auraient pas accepté s'ils savaient, coulent sur Constance. Le visage immobile, une vague de ressentiment la tend davantage et elle pince les lèvres pour retenir tout ça en elle lorsque la brune indique "et... j'avais vraiment trop besoin d'voir Gid' , ça n'excuse rien je sais.... mais".
MAIS. Comme si ce simple, minuscule petit "mais" pouvait tout effacer. Pouvait donner le change, excuser son comportement et les conséquences inhérentes. La-grosse-blague.

"Sur le moment j'ai trouvé qu'ça pour qu'ils disent oui, j'voulais pas qu't'ai des problèmes j'ai pas réfléchi."
"j'sais qu't'aurais pas voulu"

"j'voulais vraiment pas qu'tu mentes pour moi"

Un rire sans joie provenant de sa poitrine menace de rompre le monologue dégoulinant d'Élisabeth. Tout ça, c'était tellement... trop. N'importe quoi. Par pur égoïsme, Éli l'avait mis dans une telle situation. Parce que Madame estimait que si le prix à payer pour voir son petit copain était de briser une nouvelle fois la confiance précaire qui existait entre elles - après tout ce qu'elles avaient vécu ces derniers mois - alors c'était ok. Bah oui, hein, c'est pas si grave, on peut la faire par derrière à Constance tant qu'on s'excuse platement ensuite. Bah oui... la confiance, le fait qu'elle mente pour toi alors que tu sais combien elle abhorre ça, c'est pas "si" grave hein. Bullshit. Tu m'prends vraiment pour une...

- j'ai encore grav' merdé hein ?
Cette fois-ci, le rire ironique perce la barrière des lèvres de Constance qui écarte alors le combiné de son oreille, fermant les yeux et les lèvres pour rétablir - vainement - le calme dans son esprit et sa poitrine.

Elle brûlait. Brûlait de lui dire ses quatre vérités, de laisser la colère vomir de sa bouche. Car Éli avait beau s'excuser et se montrer repentante, cette fois elle avait atteint la limite de Constance. La limite de sa patience et là... ça pétait sous le crâne de celle-ci.
Elle qui avait tant espéré qu'Éli aurait eu une vraie bonne excuse à son comportement, elle se rendait compte qu'elle s'était leurrer toute seule. Et elle s'en voulait. Autant qu'à celle qu'elle considérait comme l'une de ses meilleures amies à Poudlard.

Le problème avec Élisabeth, c'est qu'elle avait trop compté sur la gentillesse, la compréhension, la patience et l'affection de Constance sur la durée... comme si elle pensait que Constance était un puits sans fond et qu'après tout, des excuses étaient "suffisantes". Voilà ce que pensait celle-ci. Sauf qu'Éli se trompait à son sujet : la châtaine était humaine comme tout le monde, et comme tout le monde, elle avait ses limites.
Malheureusement pour les deux, l'une avait atteint celles de l'autre.

Expirant lentement, la poitrine encore plus contractée que si elle portait un corset trop serré, Constance appose de nouveau le combiné de son oreille alors que la voix inquiète d'Éli l'appelle.
Ouvrant les yeux, elle su. Il était temps de dire les choses.
- Est ce que t'as "grave merdé" ? Ouais. Et pas qu'un peu, commence-t-elle d'une voix sourde. Il va falloir que tu m'écoutes attentivement, Éli. Parce que je n'le dirais pas deux fois.

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11 nov. 2024, 08:20
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Aucune de ses explications ne semblait avoir atteint Constance, et à raison, car si elle voulait être honnête pour une fois, Éli trouvait elle aussi que ses paroles n'avaient aucune chance face à ce quelle avait commis comme parjure. Ce froid que la poufsouffle pouvait sentir, même à l'autre bout de leur conversation, avait toute sa place de se trouver entre elles deux, tout était mérité.

Déglutissant difficilement, la jeune fille qui, il y a encore quelques heures, avait eut l'impression de franchir une ligne vers l'âge adulte avec Gideon, se sentait à cet instant comme une petite fille devant l'aveu de ses fautes, attendant recroquevillée sur elle-même sa punition.
Elle ne voulait pas entendre ce qui allait suivre, vraiment pas, mais elle devait au moins ça à Constance. De toute façon, nier la situation ne servirait à rien, cela n'apaiserait ni la conviction avec laquelle son amie tentait d'imposer ses mots, ni l'avis tranché qu'elle avait l'air de s'être fait de sa personne. Elle l'a jugé, et bien sûr qu'elle en avait le droit aujourd'hui, mais cette fois elle la jugé au moins aussi sévèrement qu'Éli se juger elle-même, et tout dans sa phrase faisait mal.

Fermant les yeux comme si ne pas voir la réalité de l'espace autour d'elle aller alléger un peu le couperet, la jeune fille répondit timidement, les lames de sa culpabilité lacérant de chacun de ses mots le passage de sa gorge.
- je... j'te d'mande pardon C, j'suis....vraiment trop nulle comme amie... je ... j't'écoute

*******


Quelques mètres plus loin, dans l'ouverture discrète de son bureau, Denise Willis, les bras croisés sur sa poitrine, le regard rétréci de contrariété, écoutait elle aussi la conversation, se décomposant à mesure qu'elle comprenait.

@Constance Nelson

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18 nov. 2024, 18:22
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Fermant les paupières, les doigts crispés sur le combiné, le dos bien droit comme si cette posture permettait de garder des apparences - oui mais pour qui ? - l'adolescente inspira lentement pas le nez, expirant le plus calmement possible. Elle connaissait Éli, et l'intonation qui transparaissait dans sa voix montrait toute sa culpabilité mais aussi sa crainte. Une autre fois, cette phrase aurait sûrement décourager cette partie d'elle qui en avait assez. Elle ne pouvait le nier : la partie d'elle qui affectionnait tant son amie se recroquevillait sous le poids de la culpabilité. Car ce qu'elle s'apprêtait à lâcher, ça ne ferait pas plaisir à la brune. Pas plaisir du tout.
Et cela ne lui faisait pas plaisir non plus mais... Éli devait l'entendre, une bonne fois pour toute. Il y a des moments où il faut accepter la situation, ouvrir grand son coeur et déverser le trop-plein de frustration qui nous grignote de l'intérieur. Elle ne peut plus contenir cela, il faut que ça sorte.

- Après tout c'qu'on a vécu ces derniers mois, on pourrait penser qu'on apprendrait de nos erreurs. Mais non, ce n'est pas le cas. Tu crois encore que mon amitié et la confiance que je porte à mes proches, vaut que dalle. Ouais, que dalle Éli. Non, ne m'interromps pas. Je t'ai écouté, c'est donc à toi de m'écouter. Chacune son tour non ? souffle-t-elle en ouvrant les yeux, son coeur tambourinant.

C'est comme si elle se trouvait sous l'eau. Tout autour se floutait. Elle baignait dans sa colère et plus elle parlerait, plus le niveau de l'eau monterait. Mais une sensation l'étreignait : pour rejoindre la surface, il ne fallait pas qu'elle s'arrête de nager. Il fallait qu'elle ne lâche rien et qu'elle déverse, qu'elle se libère de ce qui encombrait sa gorge et resserrait son sternum.
Sans laisser le temps à Éli de répliquer, la châtaine reprend comme un plongeur qui vient d'aspirer de l'air de sa bombonne :

- Je me suis montrée patiente. Et compréhensive. Attentive. Franche et transparente concernant mes principes et à ce que je pense. Mais soit tu n'as pas écouté soit... cela n'a pas assez d'importance à tes yeux. Si tu savais combien je suis déçue de toi mais aussi de moi. J'aurais dû arrêter les frais avant. Je m'en rend compte maintenant. Et j'suis en colère. Si tu savais Éli comme j'suis en colère. Non, en fait, je n'crois pas que tu puisses imaginer la colère que je ressens en cet instant. Aujourd'hui est la goutte de trop. Tu viens de me prouver que notre amitié, comme la confiance qui y est liée, est un faible prix à payer pour voir ton p'tit ami. Comme si attendre un mois - ou moins qui sait - était bien plus insupportable à souffrir que de blesser encore une fois celle que tu appelles "meilleure amie". Non mais la grosse blague. Quand je penses que je suis tombée dans le panneau ! C'est la meilleure de l'année ! Parce que tu croyais vraiment qu'en t'excusant platement, ça allait suffire ? Après tout ce qu'on a enduré ? Tu te fous de moi ? Si si, tu te fous de moi. Alors, je vais te dire une chose très simple : la partie est terminée. Le temps de prendre Constance pour une abrutie finie est terminé. Ta parole, je me rends compte qu'elle n'a aucune valeur : le pacte ? Ha-ha. Tu l'as foutu à la poubelle Éli - à la poubelle ! Apparemment y'a que celui avec Gid et l'autre con qui a de la valeur à tes yeux !

C'était paradoxal. Plus elle parlait, plus elle se déchargeait de ce trop-plein d'honnêteté qu'elle tâchait de garder en elle. Mais plus elle parlait et plus l'amertume remplissait son être. Et avec elle, son mal de crâne. Plissant les yeux, une main sur le front, Constance serre les dents et expire abruptement.

- Tu m'a utilisée alors que tu savais que je n'apprécierais pas - mais peu importe hein ? Tant que tu le vois lui. Et moi, Éli, dans tout ça ? Et n'me dis pas que j'me trompe ! N'me dis pas que mes émotions et comment je me sens a de l'importance pour toi ! Parce que ce s'rait un mensonge et tu sais quoi Éli ? J'en ai ras le bol de tes mensonges ! J'en ai ras le bol de passer pour la simple d'esprit. Parce que c'est comme ça que tu me vois Éli ? Non ? Bah si, on peut faire les pires crasses à Constance, elle pardonnera toujours, n'est-ce pas ? N'est-ce pas Éli ? Mais tu sais quoi ? Ca a peut-être marché un bon moment, mais c'est désormais fini. C'est la dernière fois que tu me fais un coup pareil, Éli. Et tu sais comment je peux en être aussi sûre ? Mmh ? Une idée ?

:lookup: :sweatingbullets: erm erm @Élisabeth Willis le dragon est de sortie, je suis désolée :sad:

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14 déc. 2024, 15:05
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Tous les mots que Constance prononça après mirent Éli dans une espèce d'état second entre la tétanie et la sidération. La Poufsouffle entendait chacun d'eux avec précision sans pouvoir répliquer, sans vouloir répliquer. Le pire, c'est que sur beaucoup de choses, la jeune fille ne pouvait pas lui donner tort. Elle avait fait énormément d'erreurs dans leur relation, pourtant elle tenait terriblement à elle, et sur ce point elle aurait aimé lui hurler qu'elle ne prenait pas leur amitié pour rien, que tout ça avait de l'importance pour elle, que Constance était très importante pour elle, mais que pouvait, elle dire après ce qu'elle avait fait tout au long de l'année ? Après ce qu'elle venait de lui faire encore là.... Rien ne penché en sa faveur bien au contraire, et son amie n'était plus en état d'entendre ce qu'elle avait à lui dire maintenant.

"Si tu savais combien je suis déçue de toi, mais aussi de moi."
Éli n'avait jamais eu aussi mal que d'entendre ça. Tout s'écorché sur elle en enlevant peu à peu ses couches de protection, jusqu'à la laisser nue, immobile, tremblante et très seule. Elle sentait qu'a mesure que les phrases lui arrivaient, son amie s'éloignait. Constance n'était pas simplement en colère, elle était révoltée et déçue, c'était bien pire que tout. "Alors, je vais te dire une chose très simple : la partie est terminée. " La gorge serrée, Éli faillit raccrocher le téléphone d'un geste reflex pour ne pas entendre la suite... Qu'est-ce que cela voulait dire ? La partie est terminée... non... Elle ne voulait pas qu'elle le soit, elle ne voulait pas que Constance continue...Elle voulait revenir en arrière pour ne plus entendre tout ça, pour faire les choses autrement... Bien sûr que leur pacte avait de la valeur pour elle, énormément, et ok, elle le montrait vraiment très mal, elle n'avait rien respecté, mais....mais....

"J'en ai ras le bol de tes mensonges !"

Tout paraissait n'être qu'un cauchemar dans ce hall froid et vide, elle allait forcément se réveiller, se rendre compte que rien n'était réel, que Constance ne venait pas de lui poser cette fameuse question qui ne pouvait avoir qu'une réponse négative et lourde de conséquences. Une réponse qu'elle ne voulait ni donner, ni même entendre de quelqu'un d'autre, jamais....et encore moins de sa meilleure amie. Non, non, elle n'avait pas d'idée, elle ne voulait pas... Qu'est-ce qu'elle deviendrait sans leur amitié ? Sans leurs moments partagés au château, sans leurs confidences, sans ce lien particulier qu'elles avaient fait grandir peu à peu... sans leur fou rire, sans cette complicité indescriptible... Bien sûr qu'elle pouvait être tout autre chose sans Constance, mais elle ne voulait pas être autre chose !!!

Elle ne voulait pas, mais avait elle encore le choix ? Sa camarade contrairement à elle, avait l'air de très bien savoir ou aller, et quoi dire. Elle semblait bien plus sur d'elle qu'Éli lorsqu'elle lui répondit d'un simple non attristé, un "non" qui portait tout le poids de la guillotine s'abattant sur le cou mis à nu de leur amitié prête à s'éteindre.

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

24 déc. 2024, 13:17
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Constance avait l'impression d'être à l'un de ces moments charniers qui jalonnent la vie. L'un de ces points de bascule où on ressent la terrible sensation qu'il est désormais impossible de revenir en arrière. Trop de choses s'étaient produites. Trop de choses avaient été dites. Il fallait aller jusqu'au bout et affronter les conséquences. Faire preuve de courage et remonter complètement à la surface. Car seule la surface lui fournirait l'oxygène qui manquait cruellement à son organisme. Ses poumons brûlaient, son coeur pompait à une vitesse folle, la douleur sous son front irradiait. C'était insupportable. Il fallait que ça s'arrête, que cela cesse. Elle n'en pouvait plus. Elle n'en voulait plus de tout cela. De cette colère, de cette déception, de cette frustration.

Son amitié avec Élisabeth lui avait apporté tellement de joie, de confiance, d'affection, d'amusement, de... ce fuel si important au quotidien : l'amitié. Pour autant, leur amitié n'était pas toute rose et tout "cela" n'était pas gratuit : avec la joie venait la peine, avec l'affection venait le prix du silence et de sa patience, la frustration, avec la confiance venait le goût amer de la trahison et la déception, avec l'amusement venait la tristesse nostalgique.

Les paupières closes, la châtaine, toujours droite sur son siège dans la cuisine silencieuse du domicile qui avait abrité son enfance, senti un énorme poids l'enfoncer plus durement sur son assise : ce petit "non" triste et fataliste qu'elle entendit dans le combiné. Elle savait, Éli savait : elle savait tout comme elle que c'était la fin. Sombre, lugubre et déprimante. Deux larmes s'échappent finalement des paupières closes de Constance et tandis qu'elles descendent lentement le long de ses joues, la jeune fille se sentit imprégner d'une sensation étrange qu'elle n'avait jamais ressenti auparavant : celle d'une fin inexorable, inéluctable. Et aussi douloureux qu'il lui était de l'admettre, elle savait que c'était pour le mieux. Quel autre choix y avait-il ?

- Tu sais, je me suis montrée relativement calme depuis que tu as décroché le téléphone, reprend-t-elle d'une voix calme, douloureuse, on parie combien que tu regrettes amèrement ? Ne dis pas le contraire : toi-même tu as dis et je te cite "J'savais pas qu'ma mère allait t'appeler" donc tu comptais passer tout ça sous silence.
Mais dis-moi Éli, ça te rend pas malade tout ça ? Ton comportement et savoir que c'est plus fort que toi de faire du mal à ceux qui t'aiment ? Et tu t'étonnes encore de t'être fait renvoyée du camp d'été ? Sérieux ? Tu viens pourtant de nous prouver à toutes les deux ce qui compte vraiment pour toi : satisfaire tes seuls désirs. Alors sorry but not sorry : compte plus sur moi pour t'aider à les assouvir. Tu m'entends Éli ou faut que j'te l'dise en Centaure ?
La colère brûlait en elle, d'un feu qui n'était pas prêt de s'éteindre. Mais... était-ce vraiment nécessaire, dorénavant, de le vomir à traves le téléphone ? Qu'est ce que cela allait lui apporter ? Elles y étaient. C'était là leur conclusion. Et pour ces dernières paroles, au nom de leur amitié déchue, elle se devait, elle leur devait d'être un minimum pondérée.

Essuyant les larmes d'un revers de main, Constance ouvre les yeux, cillant devant le mur blanc lui faisant face. En cet instant, elle était soulagée de ne pas être face à face avec son amie qui n'était plus celle qu'elle fut autrefois. Malheureusement, c'était un mal pour un bien de le faire par téléphone. Elle s'épargnait le visage décomposé d'Éli et la culpabilité de lui "infliger" cela.
- Comme je te disais à l'instant, ce sera la dernière fois car... C'est fini Éli. Nous deux., c'est terminé. On ne peux plus continuer comme ça. A se déchirer, se réconcilier, se re-déchirer. Je n'ai plus l'énergie ni l'envie. Ça n'doit pas être ça l'amitié. L'amitié, ça doit être... plus que "ça". Et clairement, ça n'doit pas faire autant souffrir. Donc c'est fini. Ne compte pas sur moi à la rentrée pour prétendre que tout va bien, que j'ai digérer tout ça etc. Ne compte pas sur moi pour maintenir les faux-semblants. Tu dois affronter les conséquences. Et j'refuse d'être mêlée à tout ça, j'ai déjà trop donné. Tu as épuiser mon stock. Alors, j'ne sais pas quoi te dire de plus... à part...
Bye.
- ... bye.

727 - En fonction de la réaction d'Éli, ce sera peut être mon dernier post :'( :sad:
je sais qu'on sait toutes les deux que ce RP ne serait pas facile à écrire mais brrr mon petit coeur est tout chamboulé.

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥

4 janv. 2025, 11:42
Vaut mieux qu'on en reste là  EW   août 49 
Mais bien sûr qu'elle comptait passer ça sous silence ! Même si rien n'excusé ce qu'elle avait fait, elle n'avait pas imaginé, ni même eut l'intention de provoquer un renversement comme celui qui était en train de se produire. Non, elle n'avait pas "prévu" de signer l'arrêt d'une amitié solide de trois ans, ni prémédité que ce mensonge par omission serait celui de trop. Mais en accusant les coups que chaque mot de Constance semblait lui rendre, Éli comprenait exactement tout ce que son amie avait put ressentir ces derniers mois, elle entendait la tension dans sa voix, la douleur des phrases qu'elle prononcée, et qui semblaient lui brûler les lèvres autant qu'elle avait sûrement besoin de sortir enfin. La Poufsouffle voyait à qu'elle point elle avait été stupide et égoïste. Dire qu'elle regrettait amèrement non, c'était beaucoup trop faible pour décrire son sentiment à cet instant, mais alors qu'elle pensait avoir gravi le plus haut sommet de sa culpabilité, ce qu'elle redouté d'entendre lui fit l'effet d'une chute vertigineuse.

C'est terminé...

Une avalanche glaçante et fatale dévala la pente, l'emportant vers des profondeurs d'où elle ne sortirait plus. Le souffle coupé, ses pensées gelées ne semblaient plus réagir à son environnement. En état de choc, assise sur le sol, les mots de Constance résonnaient comme un écho stridant. Éli ouvra et referma la bouche comme pour protester avant de se rendre compte qu'elle n'avait rien à dire, rien à contester, plus aucune excuse. Elle avait tort, elle méritait sa sentence, et tout ce qu'elle dirait serait retenue contre elle. Accusée et coupable de trahisons multiples, associées à un paquet d'autre chefs d'accusation.

Peut-être que la seule preuve qu'elle pouvait encore lui donner à cet instant, c'était d'accepter sa décision sans tenter d'aller contre ? Constance avait raison, elle avait beaucoup trop donné pour elle, ce n'était pas juste ! Rester loin pour éviter de lui faire mal, c'est ce qu'Éli pouvait offrir de mieux à son amie, même si c'était aussi la pire punition pour elle.

Le souvenir de sa première fois avec Gideon, serait donc aussi celui du dernier dans ce chaos ? Est-ce que son absence serait enfin un apaisement dans la vie de Constance ? À cette pensée douloureuse, la jeune fille tétanisée lâcha le téléphone qui frappa le sol en tombant, recouvrant son visage de ses mains, Éli éclata en sanglots sur le désastre qu'elle avait elle-même façonnée.

Probablement dernier post pour moi aussi :'( :cry: Difficile

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron