Le messager bleu
Lundi 25 octobre 2049, après-midi, interclasse.
@Ander Finlay, #CoucouRappeltout
@Ander Finlay, #CoucouRappeltout
Sigmund était à la recherche d'Astrid Keaty. Une troisième année, de Serdaigle. Elle était aussi la nouvelle préfète de Jae, et s'il ne la chopait pas à un repas, il ne la reverrait pas avant le cours du mercredi. Lui avait du temps cet après-midi, et quelques bricoles çà-et-là à faire dans le château. S'il pouvait la croiser par pur hasard dans un des couloirs de l'école, la question serait réglée.
Mais le hasard avait du mal à remplir sa mission, dans ce grand château abritant plusieurs centaines d'étudiants. C'était la troisième fois qu'il regardait aléatoirement, dans des groupes d'élèves passant de classe en classe, s'il voyait une petite tête rousse appartenant à son élève, mais l'adolescente persistait à lui échapper.
Finalement, il aperçut un garçon qu'il se souvenait être de la promotion d'Astrid. Aucune trace de l'intéressée autour de lui, mais il décida de tenter sa chance.
« Ander, mon bonhomme. Désolé, je t'embête. Saurais-tu me dire si tu as classe avec Astrid, cet après-midi ? »
Ander, c'était un petit gars qu'il aimait bien, et qu'il regrettait de ne plus croiser depuis que ses choix de filière l'avait porté loin des serres de Botanique. À vrai dire, il ne savait même pas ce qu'il devenait, ce garçon. Il était difficile de suivre les parcours de chacun dans un établissement aussi grand. Connaître tous les élèves amenés à fréquenter ses cours, c'était déjà un petit exploit. Pour ça, Sigmund n'était pas très embêté, lui qui avait une bonne mémoire des visages et des noms.
« J'avais un petit quelque chose d'important à lui transmettre, » ajouta-t-il, pressé.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Le messager bleu
VINGT-CINQUIÈME JOUR DU MOIS D'OCTOBRE 2049
Sortant d'un cours d'EdR
@Sigmund Charleston
Sortant d'un cours d'EdR
@Sigmund Charleston
"Merci beaucoup Miss, bonne journée !" lançais-je à la professeure McNeil en filant hors de la salle de Runes. Enfin, la journée se finissait. Je me trainais dans les couloirs, poissant dans ma tenue de vol, ne rêvant que d'un bain fumant. Les bains... voilà bien l'une des rares raisons qui me motiveraient à obtenir le poste de préfet. Je devrais essayer de demander les accès à Astrid ou Eileen un jour... Après tout, pourquoi seraient-elles les seules à en bénéficier ? Si j'étais plus à l'aise avec le reste de la promotion, je suggèrerais volontiers une sorte de pool-party. Cependant, l'incident des beuglantes et l'affreux détour par le bureau de Mr Dawson avaient refroidi ma soif d'aventures pour un bon moment.
Je marchais à côté d'Ashley, profitant de la récréation pour ralentir notre rythme. Je passai ma main dans ma nuque, la ramenai au niveau de ma gorge et me rendis compte qu'il manquait quelque chose... "Mon écharpe ! Je l'ai laissé sur ma chaise ! Euh... J'y retourne vite, m'attends pas, tu vas être en retard à ton cours sinon ! J'suis super super désolé, on se voit au dîner ! Je file !!", à peine les mots eurent-ils franchi la barrière de mes lèvres que je disparus dans un tournant.
Quelques minutes plus tard, rendu de nouveau au même point, mon écharpe nouée autour de la anse de mon sac, une voix m'interpella. J'étais certain de la connaître mais de ne pas l'avoir entendu depuis longtemps. Elle appartenait à Mr Charleston, professeur d'une matière non comprise dans ma filière. J'avouai regretter la présence lumineuse de l'homme, mais mes notes, elles, ne pleuraient pas la botanique. Je compris que ce n'était pas moi sinon Astrid qui l'intéressait réellement. Je me mordis la lèvre, l'air désolé, avant de répondre : "Vous me dérangez pas du tout Mister ! J'ai fini mes cours pour la journée, je suis pas pressé. Astrid par contre... Vous venez tout juste de la rater. On sort de Runes." Je songeai un instant à l'emploi du temps de la rousse. On ne se parlait pas beaucoup mais d'après mes souvenirs... "Il me semble qu'elle a soin aux créatures magiques là. Elle doit déjà être à l'extérieur j'pense.". En effet, je me rappelais un récit d'Ashley où elle disait partager ce cours avec la nouvelle préfète.
L'attitude du professeur était inhabituelle. Son message devait réellement être urgent. Moi, je n'avais rien à faire et, pour l'instant, je n'avais remarqué aucun pincement de nez sur mon passage. Cela prouvait bien que la douche pouvait attendre. "C'est vraiment très urgent ? Vous voulez que j'lui donne pour vous ?"
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pour la mention @Astrid Keaty@Ashley Houston@Eileen O'Brien@Alwenn McNeil@Jae Dawson
Le messager bleu
C'était noté, il l'avait confirmé de vive voix : Ander n'était aucunement dérangé par l'interpellation de son professeur. Naturellement, Sigmund pouvait donc lui demander tout ce qu'il voulait. Ça tombait bien, parce qu'Astrid n'était apparemment pas dans les parages. Elle était en route vers la zone de soin aux créatures magiques, si le garçon disait vrai. Fait qui contrariait un petit peu le professeur de botanique qui revenait tout juste de l'extérieur. Hors de question de remettre les pieds dehors sur l'instant, aussi urgente que fut sa requête ! Heureusement, il bénéficiait à sa disposition d'un garçon tout à fait serviable, et fort sérieux. Il ne faisait aucun doute qu'Ander était le petit sorcier de la situation !
« C'est extrêmement urgent, » confirma le professeur de botanique avec gravité. « Je veux bien que tu lui transmettes pour moi, tu as des jambes plus solides que les miennes. Tu pourras la retrouver juste avant le début de son cours. »
Il analysa le garçon un instant. Ce bonhomme avait sans doute grandi comme un champignon pendant l'été, ou bien sa carrure s'était un peu développée. Il ne souvenait d'un garçon encore petit et frêle, l'année précédente. C'était parfait pour sa mission : il serait rapide et efficace. En toute confiance, Sigmund tendit un parchemin roulé sur lui-même, non scellé, à l'intéressé.
« Alors, dans un premier temps, il faut que tu lui donnes ce parchemin. Enfin non, d'abord tu lui dis bien que c'est de ma part, puis tu lui dis que c'est en retour à son dernier devoir de botanique et sa révision. Ensuite, tu lui donnes le parchemin, mais elle doit en prendre connaissance, elle le verra, il y a une petite note dessus. Tu lui dis surtout de lire d'abord la note au-dessus, celle du dessous est moins importante. Elle pourra la lire plus tard, c'est un commentaire à une de ses remarques dans son devoir mais ça n'impacte pas sa note. Lire la note du dessus en premier d'abord, d'accord ?
Ensuite, mon garçon, une fois que tu lui as dit tout ça et qu'elle a lu le parchemin, deuxième étape. J'ai besoin que tu lui dises... » Il s'interrompit, brièvement, le temps de reprendre son souffle. Pris dans ses explications, il leva un doigt pour signifier que la première phase était bien dite, puis un second, car la suite de sa requête comportait encore quelques menues étapes...
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
« C'est extrêmement urgent, » confirma le professeur de botanique avec gravité. « Je veux bien que tu lui transmettes pour moi, tu as des jambes plus solides que les miennes. Tu pourras la retrouver juste avant le début de son cours. »
Il analysa le garçon un instant. Ce bonhomme avait sans doute grandi comme un champignon pendant l'été, ou bien sa carrure s'était un peu développée. Il ne souvenait d'un garçon encore petit et frêle, l'année précédente. C'était parfait pour sa mission : il serait rapide et efficace. En toute confiance, Sigmund tendit un parchemin roulé sur lui-même, non scellé, à l'intéressé.
« Alors, dans un premier temps, il faut que tu lui donnes ce parchemin. Enfin non, d'abord tu lui dis bien que c'est de ma part, puis tu lui dis que c'est en retour à son dernier devoir de botanique et sa révision. Ensuite, tu lui donnes le parchemin, mais elle doit en prendre connaissance, elle le verra, il y a une petite note dessus. Tu lui dis surtout de lire d'abord la note au-dessus, celle du dessous est moins importante. Elle pourra la lire plus tard, c'est un commentaire à une de ses remarques dans son devoir mais ça n'impacte pas sa note. Lire la note du dessus en premier d'abord, d'accord ?
Ensuite, mon garçon, une fois que tu lui as dit tout ça et qu'elle a lu le parchemin, deuxième étape. J'ai besoin que tu lui dises... » Il s'interrompit, brièvement, le temps de reprendre son souffle. Pris dans ses explications, il leva un doigt pour signifier que la première phase était bien dite, puis un second, car la suite de sa requête comportait encore quelques menues étapes...
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Le messager bleu
La mine grave du professeur m'inquiétait. Mince, c'est qu'il avait l'air sérieusement embêté… A partir de ce moment là, je compris qu'il n'y avait pas de retour en arrière possible. Je devrai mener à bien ma mission. De plus, il semblait en dépendre de sérieuses conséquences. Je ne voulais pas être à l'origine de l'échec scolaire d'Astrid.
Je saisis le parchemin que l'homme me tendait. Je pris grand soin de le garder roulé entre mes doigts. En effet, aucun sceau ne permettait de maintenir en place le papier. Je craignais d'en lire le contenu, même par accident, et de me faire sévèrement réprimander, bien que je doutais de la capacité véritable de Mr Charleston à démontrer de la sévérité. Sans perdre plus de temps, il se lança dans une série d'explications concernant la manière exacte d'accomplir ma tâche. J'essayai de me concentrer sur le mouvement de sa bouche pour comprendre au mieux les mots prononcés par-dessus le vacarme du couloir. Je me rendis compte au terme du monologue que, trop occupé à fixer les lèvres bouger, j'avais oublié d'écouter. Pris de panique en notant le débit inépuisable du professeur, j'hochai la tête par réflexe lorsqu'il s'assura de mon attention.
"C'est noté Mister... Dites, j'demande juste comme ça hein, mais il se passerait quoi si les étapes étaient pas respectées ? C'est vraiment très important ?" le questionnais-je sans oser croiser son regard. Je préférai m'occuper en tapotant ma cuisse du plat de ma main, énonçant chaque fois l'une des rares étapes dont je me souvenais. A la manière d'une chanson, je répétais *Lire la note du dessus, pas la note du dessous, lire la note du dessus, pas la note du dessous...*
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Je saisis le parchemin que l'homme me tendait. Je pris grand soin de le garder roulé entre mes doigts. En effet, aucun sceau ne permettait de maintenir en place le papier. Je craignais d'en lire le contenu, même par accident, et de me faire sévèrement réprimander, bien que je doutais de la capacité véritable de Mr Charleston à démontrer de la sévérité. Sans perdre plus de temps, il se lança dans une série d'explications concernant la manière exacte d'accomplir ma tâche. J'essayai de me concentrer sur le mouvement de sa bouche pour comprendre au mieux les mots prononcés par-dessus le vacarme du couloir. Je me rendis compte au terme du monologue que, trop occupé à fixer les lèvres bouger, j'avais oublié d'écouter. Pris de panique en notant le débit inépuisable du professeur, j'hochai la tête par réflexe lorsqu'il s'assura de mon attention.
"C'est noté Mister... Dites, j'demande juste comme ça hein, mais il se passerait quoi si les étapes étaient pas respectées ? C'est vraiment très important ?" le questionnais-je sans oser croiser son regard. Je préférai m'occuper en tapotant ma cuisse du plat de ma main, énonçant chaque fois l'une des rares étapes dont je me souvenais. A la manière d'une chanson, je répétais *Lire la note du dessus, pas la note du dessous, lire la note du dessus, pas la note du dessous...*
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Le messager bleu
« Évidemment que c'est très important. » confirma le professeur de botanique en fronçant les sourcils. Ander lui posait des questions étranges. Son enseignant lui avait déjà signifié l'importance de sa tâche, remettait-il en cause sa parole ? Cet enfant était pourtant un garçon sérieux, de ce qu'il se souvenait. Il avait dit : important, et urgent. Sigmund, qui avait oublié la première question du garçon, observa successivement les doigts qu'il avait commencé à lever à chaque énumération d'étape, et la feuille déjà transmise à l'élève. Oups, évidemment, il avait omis un détail in-dis-pen-sable !
« Excuse-moi bonhomme, on reprend depuis le début. » se pressa-t-il en se grattant la joue, gêné. Si Ander se présentait à Astrid sans préambule, elle aurait sans doute du mal à se remettre dans le bon contexte, et ce malgré la première introduction demandée par le professeur, et la lecture de la note du dessus, et celle du dessous. Il fallait donc reprendre depuis le début et tout remettre dans l'ordre. « Avant de lui dire tout ce que je t'ai dit, il faut que tu commences par lui dire que ce n'était pas grave, pour la dernière fois. Et qu'elle ne doit pas s'inquiéter. D'accord ? Oh aussi, elle peut simplement venir me voir dans mon bureau s'il y a besoin. » expliqua-t-il en rabaissant tous ses doigts pour effacer les étapes précédentes, puis en levant son index, signifiant qu'il s'agissait de la nouvelle première étape. Ensuite, il reprit ses explications, de façon plus succincte et brouillonne, car il n'allait pas tout répéter encore. Il fallait en venir à la deuxième... non, troisième étape. « Ensuite, tu dois lui dire que le second bout de parchemin à l'intérieur du premier est pour le professeur Dawson, il faudra qu'elle lui transmette. C'est pour quelque chose qu'on a de prévu, vendredi prochain. Mais j'ai été assez succinct sur le mot. Tu diras à Astrid, de dire au professeur Dawson, qu'il n'a pas à s'inquiéter pour les petits biscuits et que je m'en occupe. Une fois que tu lui auras transmis le reste, sur sa note, son devoir, et le fait qu'elle ne doit pas s'inquiéter. C'est bon, tu as tout ? Je continue ? » s'enquit le professeur qui avait levé un quatrième doigt, marqueur d'une nouvelle étape à venir...
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
« Excuse-moi bonhomme, on reprend depuis le début. » se pressa-t-il en se grattant la joue, gêné. Si Ander se présentait à Astrid sans préambule, elle aurait sans doute du mal à se remettre dans le bon contexte, et ce malgré la première introduction demandée par le professeur, et la lecture de la note du dessus, et celle du dessous. Il fallait donc reprendre depuis le début et tout remettre dans l'ordre. « Avant de lui dire tout ce que je t'ai dit, il faut que tu commences par lui dire que ce n'était pas grave, pour la dernière fois. Et qu'elle ne doit pas s'inquiéter. D'accord ? Oh aussi, elle peut simplement venir me voir dans mon bureau s'il y a besoin. » expliqua-t-il en rabaissant tous ses doigts pour effacer les étapes précédentes, puis en levant son index, signifiant qu'il s'agissait de la nouvelle première étape. Ensuite, il reprit ses explications, de façon plus succincte et brouillonne, car il n'allait pas tout répéter encore. Il fallait en venir à la deuxième... non, troisième étape. « Ensuite, tu dois lui dire que le second bout de parchemin à l'intérieur du premier est pour le professeur Dawson, il faudra qu'elle lui transmette. C'est pour quelque chose qu'on a de prévu, vendredi prochain. Mais j'ai été assez succinct sur le mot. Tu diras à Astrid, de dire au professeur Dawson, qu'il n'a pas à s'inquiéter pour les petits biscuits et que je m'en occupe. Une fois que tu lui auras transmis le reste, sur sa note, son devoir, et le fait qu'elle ne doit pas s'inquiéter. C'est bon, tu as tout ? Je continue ? » s'enquit le professeur qui avait levé un quatrième doigt, marqueur d'une nouvelle étape à venir...
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Le messager bleu
Mince. Le professeur fronçait les sourcils. Il fallait croire que ma question ne lui avait pas plu. Mon cœur se serra à l'idée d'avoir déçu l'adulte, je détesterais qu'il me juge incapable de mener à bien sa mission. Je forçai un sourire détendu et hochai ma tête, l'air de dire "cela va de soit". Refusant de céder à la panique, je pris une profonde inspiration et entrepris de me repasser les paroles du professeur pour remettre en ordre les différentes étapes à suivre, m'aidant du rythme régulier battu par ma main.
Bien sûr, ce fut le moment que l'homme choisit pour s'excuser et se gratter la joue, signe de malaise évident. D'abord étonné de cette réaction, car revoir les étapes me paraissait être utile et nécessaire, je fus rapidement déçu. L'homme commença par ajouter une nouvelle étape que je répétai à voix haute pour me l'approprier avant d'acquiescer à sa question. Puis, il baissa tous ses doigts en signe d'annulation des étapes précédemment énumérées. En même temps que les phalanges s'abaissèrent, mon visage se décomposa. Sourire disparu, yeux écarquillés et pli soucieux entre mes sourcils, cacher mon angoisse grandissante demanda un effort surhumain.
Je fis mon possible pour mémoriser toutes les informations dont l'on m'abreuvait : je répétai, je basculai ma tête, je fixai le sol, je décomptai les étapes sur mes propres doigts, mais rien ne fonctionna. Finalement, mes tentatives furent réduites à néant au moment où Mr Charleston mentionna le directeur de Serdaigle. A cette mention, les souvenirs de l'épisode des beuglantes remontèrent à la surface et j'oubliai la présence de mon interlocuteur. Je répondis de manière automatique à ses questions suivantes, prononçant des 'oui' aux bons moments, et le laissai finir son monologue sans parvenir à me concentrer à nouveau sur le fond de son propos. Je n'avais à l'esprit que les visages du professeur Dawson et d'Ashley, respectivement sévère et blessé.
Comme je ne l'entendais plus parler, je sortis de mes pensées. Je notai son doigt levé et ne pus m'empêcher de demander : "Il reste encore beaucoup d'étapes ?", puis d'ajouter empressé : "Je vais toutes les retenir hein ! C'est juste que je voudrais pas vous faire perdre trop de temps, vous devez avoir beaucoup de choses à faire... Enfin, allez-y, continuez ! Je vous écoute !"
@Sigmund Charleston
Bien sûr, ce fut le moment que l'homme choisit pour s'excuser et se gratter la joue, signe de malaise évident. D'abord étonné de cette réaction, car revoir les étapes me paraissait être utile et nécessaire, je fus rapidement déçu. L'homme commença par ajouter une nouvelle étape que je répétai à voix haute pour me l'approprier avant d'acquiescer à sa question. Puis, il baissa tous ses doigts en signe d'annulation des étapes précédemment énumérées. En même temps que les phalanges s'abaissèrent, mon visage se décomposa. Sourire disparu, yeux écarquillés et pli soucieux entre mes sourcils, cacher mon angoisse grandissante demanda un effort surhumain.
Je fis mon possible pour mémoriser toutes les informations dont l'on m'abreuvait : je répétai, je basculai ma tête, je fixai le sol, je décomptai les étapes sur mes propres doigts, mais rien ne fonctionna. Finalement, mes tentatives furent réduites à néant au moment où Mr Charleston mentionna le directeur de Serdaigle. A cette mention, les souvenirs de l'épisode des beuglantes remontèrent à la surface et j'oubliai la présence de mon interlocuteur. Je répondis de manière automatique à ses questions suivantes, prononçant des 'oui' aux bons moments, et le laissai finir son monologue sans parvenir à me concentrer à nouveau sur le fond de son propos. Je n'avais à l'esprit que les visages du professeur Dawson et d'Ashley, respectivement sévère et blessé.
Comme je ne l'entendais plus parler, je sortis de mes pensées. Je notai son doigt levé et ne pus m'empêcher de demander : "Il reste encore beaucoup d'étapes ?", puis d'ajouter empressé : "Je vais toutes les retenir hein ! C'est juste que je voudrais pas vous faire perdre trop de temps, vous devez avoir beaucoup de choses à faire... Enfin, allez-y, continuez ! Je vous écoute !"
@Sigmund Charleston
Le messager bleu
Rassuré d'entendre le garçon confirmer sa bonne compréhension de toutes les étapes énumérées, Sigmund lui adressa un sourire entendu. Il avait bien fait de confier sa mission au petit Ander, se disait-il alors qu'il avait simplement chopé le premier gamin de la maison et l'année d'Astrid. Ça avait été un hasard, mais un heureux hasard, car il lui paraissait maintenant évident que cet enfant était la personne parfaite pour transmettre son message.
Et puis, il était soucieux de ne pas faire perdre trop de temps à son enseignant. D'habitude, Sigmund trouvait les enfants de cette génération plutôt mal éduqués, car de son temps, les choses étaient bien différentes. Mais celui-ci semblait faire exception à la règle. Évidemment que son temps était précieux. Il lui en restait moins qu'à un enfant de treize ans, voilà tout. Et il était très occupé, comme toutes les grandes personnes. La sollicitude d'Ander le touchait beaucoup. Brave bonhomme.
« Tu es bien gentil, mon garçon. Je... je donne cinq points bien mérités à Serdaigle, voilà. Pour ta mission vaillamment accomplie. » Car, le bleu et bronze avait gagné sa totale confiance. « C'est le dernier message... je ne l'ai pas noté sur la note du dessous, car je ne voulais pas que ta petite camarade se retrouve confuse avec tout ce que je lui ai déjà écrit. C'était à propos de mercredi. Dis-lui que ce serait plutôt jeudi. Mais si elle ne peut pas, il faut compter sur lundi, ce sera plus raisonnable. Lundi, plutôt les serres de botanique. Si c'est jeudi, je pense que ça ira pour la Grande salle. Mais, » il n'avait pas fini, « certains lundis, je suis en salle d'études pour superviser les élèves. Je ne peux pas vraiment le prévoir en avance... éventuellement, ce sera donc mardi. Non pardon, vendredi. Vers le hall d'entrée, du coup. » Pfiou... il était fatigué, maintenant.
Sa mission à lui, qui consistait à décharger tout le flux chaotique de ses pensées sur une autre personne, était désormais achevée. Il avait l'esprit bien plus tranquille, le Sigmund, c'était une sensation agréable. « Merci, mon bonhomme. Tu es très gentil. »
______
Je pense qu'on va sur une fin pour nous deux ? Astrid est aussi inscrite au CoucouRappeltout, si tu veux débarquer avec ton long et chaotique message.
Merci à toi pour ce RP prise de tête ! (je me suis aussi emmêlé dans ces étapes)
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Et puis, il était soucieux de ne pas faire perdre trop de temps à son enseignant. D'habitude, Sigmund trouvait les enfants de cette génération plutôt mal éduqués, car de son temps, les choses étaient bien différentes. Mais celui-ci semblait faire exception à la règle. Évidemment que son temps était précieux. Il lui en restait moins qu'à un enfant de treize ans, voilà tout. Et il était très occupé, comme toutes les grandes personnes. La sollicitude d'Ander le touchait beaucoup. Brave bonhomme.
« Tu es bien gentil, mon garçon. Je... je donne cinq points bien mérités à Serdaigle, voilà. Pour ta mission vaillamment accomplie. » Car, le bleu et bronze avait gagné sa totale confiance. « C'est le dernier message... je ne l'ai pas noté sur la note du dessous, car je ne voulais pas que ta petite camarade se retrouve confuse avec tout ce que je lui ai déjà écrit. C'était à propos de mercredi. Dis-lui que ce serait plutôt jeudi. Mais si elle ne peut pas, il faut compter sur lundi, ce sera plus raisonnable. Lundi, plutôt les serres de botanique. Si c'est jeudi, je pense que ça ira pour la Grande salle. Mais, » il n'avait pas fini, « certains lundis, je suis en salle d'études pour superviser les élèves. Je ne peux pas vraiment le prévoir en avance... éventuellement, ce sera donc mardi. Non pardon, vendredi. Vers le hall d'entrée, du coup. » Pfiou... il était fatigué, maintenant.
Sa mission à lui, qui consistait à décharger tout le flux chaotique de ses pensées sur une autre personne, était désormais achevée. Il avait l'esprit bien plus tranquille, le Sigmund, c'était une sensation agréable. « Merci, mon bonhomme. Tu es très gentil. »
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Je pense qu'on va sur une fin pour nous deux ? Astrid est aussi inscrite au CoucouRappeltout, si tu veux débarquer avec ton long et chaotique message.
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Le messager bleu
Au moment où le professeur esquissa un sourire, mes épaules se relâchèrent de soulagement. Peut-être devrais-je songer à entamer une carrière dans le théâtre ? Quoique, après réflexion, je détesterais être sur scène. Debout, devant des dizaines des personnes, présentant une pièce pour laquelle j'aurais eu à collaborer avec d'autres gens. L'idée même d'un tel fouillis m'agaçait d'avance. Le professeur de botanique m'accorda cinq points pour mon aide. J'avouai ne pas m'en sentir le moins du monde coupable. Il était agréable de recevoir la validation d'un adulte, et particulièrement de celui-ci, avec sa large moustache et son regard bienveillant.
L'homme m'expliqua quelque chose à propos d'une note non notée. La phrase ne faisait aucun sens et disparut dans les méandres de mon esprit au moment même où elle atteignit mes oreilles. De toute façon, je n'étais plus vraiment à une information près. Alors que les explications se poursuivaient, je m'efforçais de retenir "Lundi, serres. Jeudi, Grande salle". Les mots tournaient en boucle dans ma tête, à tel point que j'en oubliai ce qui avait pu m'être dit avant. J'oubliai tout de la note du dessus, de celle du dessous et de celle du dedans. Même le visage du professeur Dawson se fit lointain. Ne restait qu'une mission : celle de mémoriser ces rendez-vous.
Enfin, Mr Charleston me remercia, signe qu'il en avait fini avec son énumération. Je le regardai un bref instant, notant l'air détendu qui habitait ses traits. Rien à voir avec la figure empressée d'il y a quelques minutes. "Pas de soucis. Je vais aller donner ça à Astrid. J'vous souhaite une bonne journée Mister !" dis-je dans un sourire avant de tourner les talons pour me diriger vers l'extérieur. Mes doigts se resserrèrent autour du message, comme pour me donner du courage.
Merci encore pour ce RP ! Ç'aura été un plaisir, je me suis beaucoup amusé à l'écrire.
L'homme m'expliqua quelque chose à propos d'une note non notée. La phrase ne faisait aucun sens et disparut dans les méandres de mon esprit au moment même où elle atteignit mes oreilles. De toute façon, je n'étais plus vraiment à une information près. Alors que les explications se poursuivaient, je m'efforçais de retenir "Lundi, serres. Jeudi, Grande salle". Les mots tournaient en boucle dans ma tête, à tel point que j'en oubliai ce qui avait pu m'être dit avant. J'oubliai tout de la note du dessus, de celle du dessous et de celle du dedans. Même le visage du professeur Dawson se fit lointain. Ne restait qu'une mission : celle de mémoriser ces rendez-vous.
Enfin, Mr Charleston me remercia, signe qu'il en avait fini avec son énumération. Je le regardai un bref instant, notant l'air détendu qui habitait ses traits. Rien à voir avec la figure empressée d'il y a quelques minutes. "Pas de soucis. Je vais aller donner ça à Astrid. J'vous souhaite une bonne journée Mister !" dis-je dans un sourire avant de tourner les talons pour me diriger vers l'extérieur. Mes doigts se resserrèrent autour du message, comme pour me donner du courage.
Merci encore pour ce RP ! Ç'aura été un plaisir, je me suis beaucoup amusé à l'écrire.