Élections pour un monde nouveau
*
*Zile
À venir
Arya
À venir
Aelle
À venir
BONUS
Choix de la famille BristyleZile
O'BELT
« Nos valeurs comptent, mais nous devons nous unir en cessant de faire de nos statuts une priorité. Voilà comment nous avancerons vers un avenir dans lequel nous serons plus unis. »
Arya
O'BELT
« Seuls les sorciers comptent. Nous devons nous concentrer sur nous-mêmes et nous imposer sur la scène internationales ! Dommage que les candidats partageant cette vision aient des pensées si arriérées concernant le né-sorciers. »
Narym
WIGHTERS
« Nous nous regardons le nombril depuis bien trop de temps : nous concentrer sur les Êtres, pour une fois, profitera à notre communauté et permettra une meilleure uniformisation des peuples magiques. »
Zakary
WIGHTERS
« En développant la recherche, nous serons plus visible sur le plan international. Sauf qu'on ne le fera pas en saquant et en écrasant les autres. J'en ai par-dessus la tête d'entendre parler de la pureté du sang ! »
Natanaël
O'BELT
« Je ne sais pas trop, c'est bien de se considérer comme un tout, non ? Je veux dire, conserver nos valeurs qui font ce que nous sommes mais sans oublier les autres. Je crois que c'est bien... »
Aodren
O'BELT
« Nous devons arrêter de faire des sang-purs le centre de notre communauté ! Je déteste leur obsession pour la pureté du sang alors qu'eux-mêmes n'ont absolument rien de pur dans leurs pensées. Je veux faire partie d'un monde qui considère tout le monde avec égalité et qui se préoccupe des vraies questions au lieu de penser qu'à lui. »
Aelle
WIGHTERS
« C'est son point de vue sur la recherche, qui m'intéresse. Si elle peut favoriser ce domaine, tant mieux. Et son avis sur les Êtres ? Ils ont pas à être au cœur de nos réflexions, ce ne sont pas des sorciers, mais ça ne pourra que nous être profitable qu'ils aient une meilleure reconnaissance : on en apprendra davantage sur eux, leurs connaissances et leur société. »
Élections pour un monde nouveau
13 novembre 2049
Jour de l'élection du ou de la présidente du Conseil
Mochdinam — Pays de Galles
Cela a été décidé lors du dernier diner. La Une de la Gazette a occupé les conversations durant une bonne partie du repas : on se demandait qui allait être élu, qui devait être élu ou qui ne devait absolument pas l'être. Cela a été l'occasion pour la famille de comparer les opinions politiques de chacun — pour le meilleur et pour le pire. Certaines paroles ont réveillé de vieilles rancœurs et d'anciens souvenirs ; le dîner s'est néanmoins terminé sur la conclusion apaisée de Zile : « Chacun a ses opinions et respecte celles des autres ». Disputes il n'y a pas eu, mais le sorcier craint le futur rassemblement familial qui aura lieu après le vote autant qu'il l'attend puisqu'il sera l'occasion de revoir sa fille sur laquelle il n'a pas posé les yeux depuis un moment.
Puisque le vote doit se passer dans le village le plus proche de son lieu d'habitation, il a été décidé que ce jour-là la famille se retrouverait chez Narym pour boire le thé — le hasard, à moins que ce ne soient les liens qui les unissent, a effectivement décidé que Mochdinam soit le bureau de vote de la quasi totalité de la famille, faisant du village le lieu de rassemblement privilégié pour un événement pareil. Il n'y a guère que Zakary qui devra transplaner de Flagley-le-Haut pour les rejoindre, village le plus proche de la maison qu'il partage avec Lounis.
Zile arrive à Mochdinam accompagné de toute la maisonnée : Arya, en pleine discussion sur les infections magiques avec son fils ; Natanaël, qui trébuche régulièrement parce qu'il est trop concentré sur ce que dit sa mère ; et Aodren, qui marche près de son père, content de pouvoir agir à son échelle en faisant un vote juste, selon ses propres mots. Il y a du monde dans le village, tout le monde se presse afin d'aller offrir sa voix qui pourrait, ou non, changer l'avenir du pays.
Contrairement à sa famille, Zile ne votera pas. Être vu comme un anglais aux yeux de l'administration moldue n'est pas suffisant pour les sorciers qui le considèrent encore et le considèreront toujours — du moins son gouvernement — comme un étranger. Ironiquement, la dernière fois qu'il a voté c'était pour ce pays qu'il a décidé de quitter physiquement, mais aussi administrativement le jour où il a demandé à prendre la nationalité anglaise et pris la décision de ne pas retourner en Bulgarie. C'était en 2009, il avait dix-neuf ans, il était jeune, révolté, mais encore attaché à ce pays qui l'avait vu naître au point de revenir pour utiliser son droit de vote. C'est l'une des dernières fois où il est rentré au pays et qu'il a concrètement agi en temps que citoyen moldu.
Traverser le village parmi tous ces citoyens sorciers britanniques lui noue la gorge. Il a depuis longtemps accepté être considéré comme un étranger par la Grande-Bretagne sorcière, et n'a de toute façon jamais eu l'ambition d'accéder à ces endroits réservés aux ressortissants britanniques (postes au Conseil, au Ministère avant cela, ou l'accès à certaines écoles supérieures), mais aujourd'hui sa voix aurait pu compter. Elle aurait pu avoir un poids — elle en aurait eu un s'il avait eu le droit de la donner. Cela le blesse profondément de devoir rester de côté, même s'il essaie de prendre cette affaire avec philosophie : le monde sorcier a toujours eu un temps de retard, Zile savait pertinemment bien que sa nationalité allait encore lui jouer des tours. Il l'accepte, même s'il a mal au cœur.
Zile a passé les dernières années à s'effrayer des événements politiques. L'avènement du Conseil des sorciers a été une aubaine, malgré le coup d'état sanglant et le durcissement des règles aberrantes concernant les né-moldu. C'est toujours mieux que ce que nous aurait imposé Ursula Parkinson, songe Zile, le cœur serré de se rappeler la terrible période qui a fait suite à l'arrivée au pouvoir de la femme. Désormais, les terreurs d'antan ne sont plus qu'un souvenir, mais si Malfoy ou Nott sont élus, quel avenir auront les personnes comme lui, nés de parents moldus ? (sans parler de son père cracmol qui ne doit certainement pas faire parti des « sorciers se montrant digne de » l'intérêt de Draco Malfoy et des ses pensées arriérées). Son vote d'aujourd'hui n'aurait pas changé le monde mais, accompagné de celui des centaines d'autres sorciers partageant son point de vue, cela aurait pu faire la différence. Peut-être que dans quelques mois, les parents moldus d'enfants sorciers pourront les accompagner lors de leurs premiers pas dans le monde sorcier. Peut-être que les nés-moldu pourront jouir d'un statut au même niveau que les autres sorciers. Peut-être qu'au fil des années, ces disparités disparaîtrons et que ces sales histoires de pureté du sang auront totalement disparu, rendant fier chaque sorcier, peu importe sa provenance, de faire partie d'un monde qui ne divise pas son peuple en fonction de son origine.
Bienveillant jusqu'au bout de la baguette, Zile est incapable de comprendre les programmes et les idées des candidats défendant bec et ongles la pureté du sang, le règne des sorciers sur les moldus ou encore sur les Êtres — comment peuvent-ils être à ce point aveugles ? Comment le monde pourrait-il évoluer de façon correct si ces différents peuples se méprisent les uns et les autres ? Nous n'avons qu'une planète ! songe-t-il avec ardeur. Si nous ne vivons pas ensemble, nous sommes voués à disparaître !
Zile avance le cœur bourré d'espoir, malgré sa peine de ne pas pouvoir jouer un rôle dans les possibles changements à venir.
Jour de l'élection du ou de la présidente du Conseil
Mochdinam — Pays de Galles
Zile
59 ans
Père d'Aelle
59 ans
Père d'Aelle
Cela a été décidé lors du dernier diner. La Une de la Gazette a occupé les conversations durant une bonne partie du repas : on se demandait qui allait être élu, qui devait être élu ou qui ne devait absolument pas l'être. Cela a été l'occasion pour la famille de comparer les opinions politiques de chacun — pour le meilleur et pour le pire. Certaines paroles ont réveillé de vieilles rancœurs et d'anciens souvenirs ; le dîner s'est néanmoins terminé sur la conclusion apaisée de Zile : « Chacun a ses opinions et respecte celles des autres ». Disputes il n'y a pas eu, mais le sorcier craint le futur rassemblement familial qui aura lieu après le vote autant qu'il l'attend puisqu'il sera l'occasion de revoir sa fille sur laquelle il n'a pas posé les yeux depuis un moment.
Puisque le vote doit se passer dans le village le plus proche de son lieu d'habitation, il a été décidé que ce jour-là la famille se retrouverait chez Narym pour boire le thé — le hasard, à moins que ce ne soient les liens qui les unissent, a effectivement décidé que Mochdinam soit le bureau de vote de la quasi totalité de la famille, faisant du village le lieu de rassemblement privilégié pour un événement pareil. Il n'y a guère que Zakary qui devra transplaner de Flagley-le-Haut pour les rejoindre, village le plus proche de la maison qu'il partage avec Lounis.
Zile arrive à Mochdinam accompagné de toute la maisonnée : Arya, en pleine discussion sur les infections magiques avec son fils ; Natanaël, qui trébuche régulièrement parce qu'il est trop concentré sur ce que dit sa mère ; et Aodren, qui marche près de son père, content de pouvoir agir à son échelle en faisant un vote juste, selon ses propres mots. Il y a du monde dans le village, tout le monde se presse afin d'aller offrir sa voix qui pourrait, ou non, changer l'avenir du pays.
Contrairement à sa famille, Zile ne votera pas. Être vu comme un anglais aux yeux de l'administration moldue n'est pas suffisant pour les sorciers qui le considèrent encore et le considèreront toujours — du moins son gouvernement — comme un étranger. Ironiquement, la dernière fois qu'il a voté c'était pour ce pays qu'il a décidé de quitter physiquement, mais aussi administrativement le jour où il a demandé à prendre la nationalité anglaise et pris la décision de ne pas retourner en Bulgarie. C'était en 2009, il avait dix-neuf ans, il était jeune, révolté, mais encore attaché à ce pays qui l'avait vu naître au point de revenir pour utiliser son droit de vote. C'est l'une des dernières fois où il est rentré au pays et qu'il a concrètement agi en temps que citoyen moldu.
Traverser le village parmi tous ces citoyens sorciers britanniques lui noue la gorge. Il a depuis longtemps accepté être considéré comme un étranger par la Grande-Bretagne sorcière, et n'a de toute façon jamais eu l'ambition d'accéder à ces endroits réservés aux ressortissants britanniques (postes au Conseil, au Ministère avant cela, ou l'accès à certaines écoles supérieures), mais aujourd'hui sa voix aurait pu compter. Elle aurait pu avoir un poids — elle en aurait eu un s'il avait eu le droit de la donner. Cela le blesse profondément de devoir rester de côté, même s'il essaie de prendre cette affaire avec philosophie : le monde sorcier a toujours eu un temps de retard, Zile savait pertinemment bien que sa nationalité allait encore lui jouer des tours. Il l'accepte, même s'il a mal au cœur.
Zile a passé les dernières années à s'effrayer des événements politiques. L'avènement du Conseil des sorciers a été une aubaine, malgré le coup d'état sanglant et le durcissement des règles aberrantes concernant les né-moldu. C'est toujours mieux que ce que nous aurait imposé Ursula Parkinson, songe Zile, le cœur serré de se rappeler la terrible période qui a fait suite à l'arrivée au pouvoir de la femme. Désormais, les terreurs d'antan ne sont plus qu'un souvenir, mais si Malfoy ou Nott sont élus, quel avenir auront les personnes comme lui, nés de parents moldus ? (sans parler de son père cracmol qui ne doit certainement pas faire parti des « sorciers se montrant digne de » l'intérêt de Draco Malfoy et des ses pensées arriérées). Son vote d'aujourd'hui n'aurait pas changé le monde mais, accompagné de celui des centaines d'autres sorciers partageant son point de vue, cela aurait pu faire la différence. Peut-être que dans quelques mois, les parents moldus d'enfants sorciers pourront les accompagner lors de leurs premiers pas dans le monde sorcier. Peut-être que les nés-moldu pourront jouir d'un statut au même niveau que les autres sorciers. Peut-être qu'au fil des années, ces disparités disparaîtrons et que ces sales histoires de pureté du sang auront totalement disparu, rendant fier chaque sorcier, peu importe sa provenance, de faire partie d'un monde qui ne divise pas son peuple en fonction de son origine.
Bienveillant jusqu'au bout de la baguette, Zile est incapable de comprendre les programmes et les idées des candidats défendant bec et ongles la pureté du sang, le règne des sorciers sur les moldus ou encore sur les Êtres — comment peuvent-ils être à ce point aveugles ? Comment le monde pourrait-il évoluer de façon correct si ces différents peuples se méprisent les uns et les autres ? Nous n'avons qu'une planète ! songe-t-il avec ardeur. Si nous ne vivons pas ensemble, nous sommes voués à disparaître !
Zile avance le cœur bourré d'espoir, malgré sa peine de ne pas pouvoir jouer un rôle dans les possibles changements à venir.
Dernière modification par Aelle Bristyle le 10 avr. 2025, 10:17, modifié 1 fois.
Élections pour un monde nouveau
Arya
59 ans
Mère d'Aelle
59 ans
Mère d'Aelle
La sorcière sourit à son fils lorsque celui-ci revient, sa mine joyeuse reflétant sa fierté d'avoir voté de façon juste pour l'avenir de son monde. Aodren n'a pas tari d'éloges sur le candidat O'Belt, soutenant que l'homme était la seule façon d'atteindre une égalité parfaite pour les sorciers et un avenir profitable pour les Êtres. Arya a une idée plus ou moins précise du nom qu'inscrira chacun de ses enfants aujourd'hui, excepté pour Aelle qui n'exprime de toute manière que rarement son avis, surtout sur de telles questions. Chacun de ses fils a une opinion différente mais aucun d'eux n'a l'idée de voter pour les candidats les plus vindicatifs.
Lorsqu'Arya a soutenu, au dernier diner qui les a rassemblés, que le pays devait se concentrer sur les sorciers afin que les moldus ne prennent plus jamais le pas sur eux, arguant qu'il était de première importance que leur peuple gagne en force tant nationalement qu'internationalement, elle a rencontré plusieurs regards mécontents — après tout, ce n'est un secret pour personne : Arya n'a jamais eu à faire aux moldus et ne s'intéressent guère à eux. La seule chose qu'elle espère pour son monde, c'est une meilleure acceptation des nés-moldu, qui sont des sorciers comme les autres, et une place plus forte sur la scène internationale. Les moldus n'ont rien à voir là-dedans !
À son tour, la femme quitte sa petite famille pour aller déposer son vote. Elle sent dans son dos le regard angoissé d'Aodren qui se demande quel choix elle fera et celui hésitant de Natanaël qui ne sait pas encore s'il doit suivre ses propres opinions ou se ranger du côté de ceux de sa mère. Insensible à ces questionnements, Arya s'avance à grands pas, le son de ses talons résonnant sur les pavés avec détermination.
La questions des Êtres n'est pas prioritaire, songe-t-elle avec flegme. Les sorciers doivent se préoccuper des problèmes sorciers ; le statut des Êtres est flou depuis des générations, il peut bien le rester encore un peu. S'affirmer comme une nation respectable et puissante du point de vue de l'étranger est important : les sorciers britanniques doivent être reconnus, ce n'est qu'ainsi que leur société pourra évoluer. Qu'importe que le candidat pour lequel elle votera ait des idées arriérés concernant les moldus ? Au moins a-t-il a cœur de faire briller la communauté sorcière. En étant davantage reconnus, les sorciers britanniques verront leurs portes sur le monde s'ouvrir. Voilà un point qui intéresse particulière Arya qui est mené à publier régulièrement des articles dans le domaine médical magique et qui souhaite que la recherche internationale soit favorisée — elle aurait pu voter pour Emerald Wighters, si seulement la femme n'avait pas mis au cœur de son programme la question des Êtres. Dommage, se dit Arya, elle avait de bons projets concernant la recherche. Et puis avoir une femme a la tête du Conseil des Sorciers auraient pu être rafraichissant, selon elle. Trop d'hommes ont siégé, pensant que les rênes devaient obligatoirement leur échoir. Arya a longuement hésité, mais elle s'est rendu à l'évidence : elle ne votera pas pour le genre du ou d'une candidate, elle votera pour son programme. Et le regard d'Emerald Wighters est trop tourné vers les Êtres pour elle.
Elle aurait aimé voter pour Nott... Si seulement il n'était pas aussi sévère concernant les nés-moldu. Elle aurait aimé voir son pays se tourner davantage vers le monde et travailler à consolider l'image qu'elle renvoie aux autres afin de s'imposer, mais comment pourrait seulement voter pour un homme qui ne considère pas les sorciers d'origine moldue comme des sorciers ayant la même valeur que les autres ?
Dommage, pense-t-elle une nouvelle fois ; aujourd'hui, elle donnera sa voix par dépit, parce qu'aucun candidat n'est parfait — ils ne le sont jamais. Elle regrette que n'existent pas dans le paysage politique des personnalités qui correspondraient davantage à ses valeurs.
Élections pour un monde nouveau
Aelle
19 ans
19 ans
« Regarde, ils sont là-bas Aelle ! »
La sorcière se tourne vers l'endroit que désigne Narym du doigt et remarque effectivement le reste de sa famille rassemblé à l'entrée du bureau de vote. Elle soupire discrètement, affligée à l'idée de passer la journée avec eux, mais pouvant difficilement s'y soustraire. Ils sont tous invités dans l'appartement qu'elle habite, ce serait inconvenant de sa part de ne pas être présente, surtout qu'ils l'ont déjà tous aperçue puisque leur père les a vu et qu'il les salut à présent d'un grand geste de la main en poussant sa troupe à se mettre en marche dans leur direction.
« Je vais aller voter, lance Aelle à Narym en souriant vaguement à son père qui s'approche de plus en plus — et en ignorant superbement le froncement de sourcils de sa mère qui a deviné qu'elle allait s'éloigner avant de les saluer. Je vous rejoins dès que j'ai terminé. »
Son frère lui lance un regard en coin. Il a très bien compris qu'elle voulait repousser le moment de retrouver leur famille. Il ne cherche pas à l'en empêcher et acquiesce en la laissant s'en aller. Mentalement, il prépare une excuse pour elle, pour contrer les questions pressantes qu'il voit déjà naître sur les lèvres de son père et les reproches enflammées qu'il découvre dans les yeux de sa mère.
Aelle s'éloigne rapidement et se mêle à la foule de sorciers, agacée de devoir se plier à ce jeu de société alors qu'elle préfèrerait être ailleurs. Elle se fiche comme de son premier chaudron de qui règnera sur le Conseil des sorciers. Oh, elle a bien une opinion, comme tout le monde, mais si elle avait pu la garder pour elle, elle l'aurait fait. Pourquoi ne l'a-t-elle pas fait, alors ? Pour commencer, impossible de se soustraire à la lourde tâche familiale du thé familial d'aujourd'hui ; et enfin, elle a une voix et elle compte bien s'en servir. Aelle n'est pas du genre à cracher sur un droit qui est le sien, même si pour cela elle doit passer un bon moment. Et puis si elle prenait la peine d'y penser, ce qu'elle ne fait guère, elle aurait à cœur de voir naître dans son pays un peu plus d'égalité et de justice pour les sorciers. Malgré l'opinion sévère qu'elle se fait des moldus qu'elle considère comme un peuple totalement dissocié du sien qui ne l'intéresse guère, elle trouve à la fois incohérent et idiot que l'on puisse discriminer une partie de la population sorcière à cause de ses origines. Mais enfin... De là à en faire un combat ou à vouloir changer les choses ? Ce n'est pas son souci à elle. Elle a de bien plus grandes choses à accomplir. Lorsqu'elle aura retrouvé un sens à sa vie et qu'elle cessera d'occuper ses journées à lambiner, bien sûr.
Aelle a pris connaissance de chaque programme qu'elle a étudié avec tout le sérieux qui la caractérise lorsqu'il est question d'étude, peu importe le sujet. Elle a pesé les pour et les contre, n'a pas mis de côté les programmes des plus vindicatifs, a tout épluché, jusqu'à ce que l'évidence lui saute aux yeux : la seule chose qui l'intéresse a été cité par une seule candidate. C'est donc sur elle que se portera son choix. Qu'importe les Êtres, les nés-moldu qui ne jouissent d'aucun statut ou de la question de la visibilité internationale ? Aelle n'a jamais eu d'autres intérêts que la recherche.
Pour ce qui est des combats pour un monde plus juste... Elle laisse cela aux autres.