Millport, Écosse Un vent d’espoir

Plus les minutes passaient et moins Elfie avait l'impression de se trouver en compagnie de son ancienne professeure. Bien qu'elle faisait toujours la même taille, jamais l'ancienne gryffondor se serait douter de sa réaction. Après avoir avouer qu'elle ne connaissait que très peu de sortilèges et après avoir fait la démonstration de son niveau peu élevé, elle s'était attendue à ce que la professeure lâche l'affaire, en ayant sûrement d'autres occupations plus importantes à côté. Les souvenirs d'un club pour chouchous élitaire paraissait aujourd'hui bien lointain. Cette femme ne l'aurait jamais aidé de la sorte, après plusieurs échecs deux années plus tôt et en même temps, Elfie n'aurait jamais accepté une telle aide. Les échanges d'aujourd'hui ne laissait pas croire un instant qu'il s'agissait des deux mêmes personnes dans son bureau avec une bouteille de vin plus que douteuse.

Apparemment Valerion ne voulait pas rester sur un échec et oubliant Avis, elle proposa une autre voie pour l'entraînement du jours. Il était évident que l'ancienne gryffondor connaissait le sortilège du Patronus et c'était également une évidence qu'elle était incapable de le lancer. C'était déjà un sort compliqué pour un sorcier lambda, Elfie en dessous de la moyenne en était bien loin, du moins de son point du vue. Elle avait bien eu quelques cours en sixième ou septième année, dans tous les cas le résultat était le même. Elle visualisait très vaguement l'effet précis du sort et pour la technique de lancer... Elle n'avait évidemment pas pris la peine de retenir un élément. Elle se souvenait vaguement d'avoir fait semblant d'essayer de le lancer pour ne pas attirer l'attention mais pour répondre à la sorcière, c'était un non. Elle avait déjà lancé des sorts sérieusement lors de son apprentissage, de sa première au début de sa troisième année ainsi qu'un peu à la fin de la cinquième année lui permettant de décrocher ses BUSES de justesse. Pour le reste, son niveau était parlant, elle n'avait pas cherché à être une bonne sorcière, pour beaucoup valider seulement son ASPICS d'études des moldus serait motifs d'être déshérité. C'est maintenant qu'elle commençait à en subir les conséquences s'apercevant que rattraper deux à trois ans de niveau n'était pas si facile que cela. La motivation seule n'était pas suffisante et Elfie le savait bien. Sans quelqu'un de très douée dans la matière cela prendrait beaucoup plus de temps, elle n'avait pas confiance en Valerion, elle s'en méfiait mais par intérêt, elle devait l'écouter. Plus elle lui apprendrait et moins elle aurait besoin d'elle dans le futur, c'était pas si mal.

Baguette toujours en main, visage redevenu neutre, elle brisa le silence de quelques secondes qui était apparu le temps que la plus jeune réfléchisse. "Vous connaissez la réponse, ce n'est pas bien difficile." Après un léger soufflement de dépit, elle confirma la réponse, seulement pour le dire de sa propre bouche bien qu'elle sache pertinemment que Valerion connaissait la réponse. "Jamais". Mise à part la difficulté du sort, elle ne le connaissait pas très bien, elle n'était pas certaine d'être capable de le lancer, c'était sûrement le moment de voir si l'ancienne professeure était une bonne professeure ou non.

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.

Millport, Écosse Un vent d’espoir
Lors de ma sixième année, j'avais étudié le sortilège de Patronus. A cet époque, j'avais détesté mon professeur de défense contre les forces du mal car il n'avait pas voulu m'enseigner le patronus corporel avant tous les autres. Aujourd'hui, après avoir étais à sa place, je comprenais bien mieux. Je comprenais qu'il fallait apprendre à marcher avant de savoir courir.

Ce jour, face à Chassin, j'étais prête à reprendre du service, prête à lui offrir un enseignement pour parfaire sa magie. Si fut un temps, je n'avais aucune compassion pour cette jeune femme, je n'avais aucune envie de la voir ou de perdre mon temps avec elle, aujourd'hui je ne me vois pas lui tourner le dos. Je ne sais pas si c'est le fait d'être devenue mère ou le fait d'avoir dû tout abandonner qui m'a fait réaliser à quel point je pouvais aimer mon rôle de professeure mais il était certain que quelque chose en moi avait changé.

Le silence semblait être le meilleur de nos conversations avant qu'elle ne brise le silence en affirmant ce que je savais déjà. J'avais simplement eu besoin d'une confirmation de sa part. Je voulais être certaine qu'elle avait conscience de son niveau ou plutôt, certaine qu'elle partait de plus ou moins loin.

- Je ne veux pas vous refaire le cours théorique, vous l'avez déjà eu en 6e année ainsi qu'en 7e année sauf si vous considérez avoir besoin d'une mise à jour sinon, je souhaite que vous vous concentriez sur un souvenir heureux. Prenez le temps qu'il vous faut pour le trouver, souvenez vous de tous les détails même les plus infimes. Rappelez vous des odeurs, de l'ambiance, des bruits éventuels.

Pour lui laisser le temps de respecter ma consigne et surtout pour qu'elle puisse trouver le bon souvenir, je retourne au niveau de la pierre sur laquelle j'étais assise et plonge dans le propre souvenir qui m'avait permis à l'époque de réussir à lancer ce précieux sortilège. Aujourd'hui, ce n'était plus le même souvenir que je m'étais inventée mais bel et bien un vrai souvenir. Un souvenir simple, celui de mes enfants.

Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.

Millport, Écosse Un vent d’espoir
Les doutes qu’Elfie avait quand à sa capacité de réussir à lancer le sortilège du patronus s’étaient décuplés après les paroles de Valerion. Premièrement elle ne connaissait absolument pas la théorie du sort, mise à part qu’il faisait sortir un animal blanc de sa baguette. Pour le reste, elle n’avait évidement pas écouté ni révisé ce qu’on lui avait dit d’apprendre, que ce soit avec la femme présente à ses côtés ou son successeur dont elle avait oublié le nom. Elle décida d’attendre un peu avant d’avouer la nouvelle, se penchant sur la deuxième partie des paroles.

Un souvenir heureux… Cela faisait bien longtemps que l’ancienne gryffondor était plus souvent en colère qu’heureuse. Appréciant que l’ancienne professeure la laisse tranquille dans cette tâche, elle s’y hâta. À Poudlard sur les deux dernières années, mêmes trois dernières années, aucun souvenirs très heureux ne ressortait. Même sa dernière minute au château n’avait pas été à la hauteur de ses attentes, elle avait su qu’elle ne serait pas prise à l’ISMI et ses seules pensées étaient de rejoindre ses fréquentations moldues pour s’enfiler quelques bouteilles. En remontant un peu elle se rappelait que sa cinquième année avait été catastrophique. Dans tous les cas ses souvenirs à Poudlard sur les dernières années proches ne rappelait aucun très bons souvenirs, et pour les vacances elle les avait passé à fuir ses parents redoutant le moment de devoir y retourner.

Sans attendre plus longtemps elle décida de chasser le passé proche de sa tête pour se concentrer sur les années d’avant. Après quelques minutes de réflexions, accroupis à gratter le sol avec sa baguette, un souvenir lui vint à l’esprit. Le jour où Leo Ginger lui avait annoncé qu’elle était prise dans l’équipe de quidditch de gryffondor. Elfie était persuadée que le souvenir pouvait être assez heureux pour être proposé, mais malheureusement elle n’arrivait pas à savoir comment. En y repensant, elle replongeait forcément à son exclusion, à la colère qui l’avait envahit quelques minutes plutôt, à son niveau qu’elle n’avait pas réussie à garder, à Falkner, l’Infirmier et même Mason. Elle n’arrivait pas à se focaliser sur le souvenir pour ressentir l’émotion qu’elle avait pu ressentir au début de sa quatrième année.

Elle n’avait rien, elle le savait. Elle n’était pas capable de se remémorer un souvenir assez heureux sans l’associer à des moments plus compliqué. Elle ne connaissait ni la formule, ni la gestuelle. Elle partait de zéro et malgré la présence d’une sorcière plutôt douée, elle n’était pas certaine de réussir ce qu’on lui avait demandé. Confringo avait déjà été compliqué, et en comparaison elle avait réussi à se focaliser sur un souvenir particulier, sur une émotion qui l’a côtoyait toute la journée. Pour un souvenir de joie pur, elle bloquait, comme si son cerveau lui interdisait.

Après quelques minutes, dans un espoir de gagner quelques minutes pour trouver un plan d’action un peu plus crédible ou juste essayer de se concentrer sur son souvenir trouvé, elle se pencha sur la théorie. Elle s’était relevé pour se rapprocher de Valerion. «Je connais pas la théorie, sauf l’effet, enfin à-peu-près. » Son assurance s’était éloignée sur sa prise de parole. Son regard trahissait ses doutes contrairement au reste de son visage. Cherchant toujours à isoler son souvenir pour ressentir la même émotion.

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.

Millport, Écosse Un vent d’espoir
A l'époque ou j'avais dû faire appel à mes souvenirs je n'avais pas su trouver un souvenir assez fort pour réussir à lancer le sortilège. Et, j'avais d'ailleurs ressenti une grande frustration et avais décidé que, si je n'avais pas réussi c'était uniquement dû au manque de compétence de mon professeur. Mon paternel m'avait ensuite montré à quel point il était nécessaire de ne pas subir l'échec et, il m'avait fait comprendre que je devrais travailler 6 fois plus que les autres s'il le fallait mais que je me devais de réussir. J'avais donc passé des jours et des nuits à me construire un souvenir idéal. Un souvenir qui n'existait pas et finalement, je n'avais réussi ce sortilège qu'en 7e année alors que j'étais enceinte et que je m'étais imaginée dans une maison de campagne, Suileabhan à mes côtés tout en regardant l'enfant jouer dans le jardin. J'étais même parvenu à imaginer son rire, son physique et ses traits de caractère. En y repensant je me rends compte que je l'avais imaginé comme Suileabhan et que finalement aujourd'hui, mon fils lui ressemble.

Après quelques minutes de silence, l'ancienne membres de Gryffes Ardentes s'était relevée et s'était approchée de moi, à ma plus grande surprise. Elle aurait tout aussi bien pu me parler en maintenant la distance qui nous séparait mais elle avait fait le choix de se rapprocher et je prenais ça pour un premier pas, dans tous les sens du terme. Plus encore lorsqu'elle m'avoua qu'elle ne connaissait pas la théorie.

Voyant le doute dans ses yeux, je soutiens son regard pour qu'elle comprenne que je ne la juge pas et que oui, je suis prête à l'aider.

- Expecto Patronum. Dis-je en mêlant le geste à la parole pour qu'elle puisse voir ma gestuelle et entendre ma prononciation. Quelques secondes plus tard un cygne noir jailli de ma baguette. Chaque patronus a une signification et révèle votre personnalité. Mes yeux se perdirent un instant sur le cygne noir qui dansait presque devant nous avant que je ne le dissipe et que je replonge mes yeux dans ceux de Chassin. Avez-vous trouvé un souvenir assez heureux ? Voulez-vous me le partager ?

Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.

Millport, Écosse Un vent d’espoir
Sans un mot supplémentaire Elfie attendit les explications de la plus âgée. Elle avait bien remarqué que Valerion n’avait pas l’air surprise par sa révélation et que sans un jugement elle s’était empressé de lui expliquer ce qu’il manquait à la jeune adulte pour lancer le sort. Malgré tout ce qu’avait pu montrer cette femme, l’ancienne gryffondor n’arrivait pas à lui faire confiance, sa présence ne la dérangeait plus tant que ça, elle pouvait être utile mais la méfiance habituelle de la sorcière aux cheveux blonds prenaient le dessus. Elle ne pouvait s’exprimer librement en ne se demandant pas si ses paroles pouvaient se retourner contre elle. Elle préférait à présent ne pas donner sa confiance, parler au minimum, c’était bien plus simple et plus sécuritaire.

Elle avait observé chaque geste de son ancienne professeure, sûrement pour la première fois malgré le temps passé dans sa salle de classe. Elle avait reproduit chaque mouvement avec sa baguette dans le vide, pour se rappeler du geste au moment où elle tenterait finalement de le tenter à son tour. Déjà qu’elle avait dû demander des explications, elle ne comptait pas les faire répéter quelques minutes plus tard. Elle enregistrait en même temps la formule et la prononciation. Ce n’était pas le plus compliqué et sa mémoire fonctionnait plutôt bien quand elle faisait l’effort. Et aujourd’hui, malgré ses doutes elle avait envie d’y arriver.

La théorie apriori apprise, la pratique restait bien plus compliqué. Elfie n’avait pas arrêté de penser à son souvenir qui lui paraissait correcte, mais elle avait beau essayer, elle n’arrivait pas à le transformer seulement en joie. À la dernière question de l’ancienne professeure la jeune adulte hésita à répondre. Sur la question du partage, c’était plutôt simple, elle n’avait pas vraiment envie de partager quoi que ce soit mise à part cet entraînement avec Valerion, c’était encore bien trop tôt pour elle de sélectionner des informations sans danger à dévoiler à des inconnus. Pour le souvenir, elle avait hésité à mentir en répondant qu’elle n’en avait pas trouvé mais la plus âgée risquait de vouloir chercher elle même dans sa tête. De l’autre côté si elle disait qu’elle en avait trouvé un, le résultat du sort lancé dévoilerait la supercherie.

Mise à part la fuite, elle n’avait pas tellement d’autre choix que de tenter d’explication la situation dans laquelle elle se trouvait, sans trop en dévoiler. Malheureusement elle n’était pas la plus douée pour exprimer correctement ce qu’elle ressentait. « Je crois, mais j’arrive pas à le… à penser qu’à lui. » c’était pas très clair. C’était assez habituel de penser à plusieurs choses en même temps et cela ne devait pas assurer un échec pour chaque sorcier. Après quelques secondes de réflexions, elle espérait faire mieux sur sa deuxième tentative. « Enfin, j’arrive pas à l’isoler pour ne pas penser à d’autres émotions. » Elle espérait être plus claire, qu’elle n’ait pas à se répéter ou que Valerion ne sache pas quoi faire pour l’aider un peu plus.

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.

Millport, Écosse Un vent d’espoir
L'exercice est difficile et je comprends les difficultés qu'éprouve Chassin à cet instant. Je ne peux que savoir à quel point il est difficile de trouver un souvenir qui ne fait éprouver qu'un sentiment positif. Un gamin naïf et sans histoire aurait pu réussir l'exercice sans difficulté mais existe t-il aujourd'hui un sorcier sans histoire ? Un sorcier capable de dire "oui, je n'ai aucun souci et tout va bien pour moi ?" Si tel est le cas, ce sorcier doit être bien fade et ennuyeux. Je préfère de loin les personnalités plus complexes.

Peut être que l'ancienne étudiante avait besoin d'autre chose qu'un simple souvenir. Et sans le partage de ce souvenir je ne pouvais pas savoir si celui qu'elle avait choisi était assez fort ou non. J'allais devoir lui faire confiance et la guider du mieux possible.

- Je vous ai demandé de trouver un souvenir car c'est généralement plus simple de trouver du réconfort dans nos souvenirs mais si vous n'avez aucun souvenir qui permette de vous englober dans une bulle de bonheur alors, créez votre propre souvenir.

J'hésite un instant à lui partager comment je m'y étais prise au moment ou j'ai dû apprendre ce sort mais je ne suis pas encore certaine de pouvoir lui partager ce genre de chose. Je peux au moins lui expliquer la marche à suivre, sans entrer dans les détails de mes propres souvenirs.

- Pensez à une chose qui vous rend heureuse et imaginez une situation, peut être dans le futur qui pourrait vous englober dans cette bulle dont je vous parle.

Je n'ajoute pas plus de détails, je ne pense pas que ça soit nécessaire. Pour lui laisser le temps de réaliser l'exercice je m'éloigne de mon emplacement initial pour lui laisser l'espace dont elle a besoin. Je trouve, à quelques mètres de là, un banc ou m'assoir en attendant que l'ancienne Gryffondor se sente prête.

Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.

Millport, Écosse Un vent d’espoir
Abandonnant l'idée de réussir à utiliser le souvenir qu'elle avait en tête, bien qu'elle arrivait à le positionner dans ceux qui l'avait rendu plus heureuse, Elfie avait tenté d'en trouver un autre. Elle était remonté dans sa jeunesse avant Poudlard mais aucun souvenirs ne lui était venue à l'esprit. Elle avait été une jeune fille comblée de bonheur par ses deux parents et la plupart de ses moments avant d'entrer au château était axé sur la joie, mais comme bloqué la jeune adulte ne parvenait pas à n'en garder qu'un pour tenter de ressentir les mêmes émotions qu'il y a aujourd'hui plus de dix ans. Perdant peu à peu l'espoir de pouvoir juste essayer de lancer le sortilège, elle se raccrocha aux dernières paroles de Valerion. Bien qu'elle paraissait détestable à Poudlard, il était évident qu'en réalité elle pouvait faire une bonne professeure. Elfie ne se l'avouerait jamais pour l'instant mais si elle n'était pas venue la trouver, elle aurait sans doute abandonnée comme les autres fois voyant qu'aucune explosion n'était sortie de sa baguette. Jamais elle n'aurait pensé s'entraîner sur un sortilège qui lui paraissait inatteignable.

Passer de la colère qu'elle avait eu du mal à canaliser à un souvenir heureux était bien plus compliqué qu'elle ne l'avait imaginé, elle était certes une bonne menteuse mais quand les émotions rentraient en compte, il lui était impossible de faire semblant. Écoutant le conseil de la plus âgée, l'ancienne gryffondor continua sa réflexion. Créer un souvenir ce n'était pas une si mauvaise idée que ça, si le moment n'avait jamais eu lieu, aucun souvenir négatif pouvait s'y rattacher. La première étape était de trouver une chose qui la rendait heureuse, souriant légèrement, elle écarta directement la bouteille de whisky qui l'attendait dans sa chambre pour se reconcentrer. Elle ne trouvait rien sur ses trois dernières années d'études qu'elle avait passé à subir plus qu'à les vivre pleinement et sa situation actuelle... L'argent était sa première motivation, pour le reste il n'y avait rien de très plaisant à faire les tâches ménagères que des riches n'avaient pas envie de faire.

Après quelques minutes de silence à observer les alentours, il y avait bien un objet qui pouvait être le déclencheur. Depuis trois jours elle était propriétaire d'un varapidos, balai qu'elle avait acheté sur un coup de tête. Elle n'avait plus volé depuis le dernier entraînement des giffes ardentes de l'an passé, abandonnant tout espoir de pouvoir réaliser son rêve, gagner sa vie en jouant au quidditch. Depuis qu'elle avait été recalé de l'ISMI, son rêve s'était brisé pour de bon puisqu'en réalité, depuis son exclusion de l'équipe et ses piètres performances par la suite, Elfie n'y croyait plus depuis deux ans. Malgré tout, elle avait utilisé toutes ses économies dans ce nouveau balai qu'elle n'avait toujours pas essayé. Elle savait aujourd'hui que le quidditch était important, mais elle ne savait pas vraiment comment s'y prendre. Elle avait peur de se donner à fond pour subir un nouvel échec qui prouverait qu'en plus d'être faible mentalement, elle le serait dans ses capacités de joueuse. Elle savait que Moïra lui avait promis une lettre de recommandation mais rien était concret pour l'instant.

Rapidement, elle s'imaginait voler sous les couleurs de l'Irlande, attrapant son premier vif d'or pour son pays. Pour l'instant satisfaite d'avoir réussi à trouver un souvenir, elle se prépara à tenter de lancer le sortilège, sans vraiment se préoccuper de sa professeure du jours. Elle reproduit correctement la technique apporté par Valerion quelques minutes plus tôt et sans grande surprise, rien ne se passa. Elfie avait hésité sur les raisons de son échec, pensant d'abord qu'elle avait mal effectué un mouvement puis qu'elle n'avait peut-être pas choisi un souvenir assez heureux. Le problème venait peut-être du fait, que même si devenir pro était un rêve pour elle, il ne comptait pas encore parmi ses objectifs, elle n'y croyait pas vraiment... Enfin dans tous les cas elle était perdue, elle avait l'impression que chaque sort était différent, qu'elle allait devoir passer des heures pour chacun d'eux. Elle se décourageait à l'idée de passer réellement deux ans pour rattraper son retard.

Après un soufflement, elle finit pas se tourner vers Valerion qui s'était assise. "Vous avez pas plus simple?" Elfie était d'avis de d'abord s'entraîner sur des sorts plus simple qu'elle ne maîtrisait pas encore, comme Confringo par exemple qu'elle avait finit par réussir. Elle était totalement perdue sur la façon d'exploiter ses souvenirs pour les utiliser correctement, elle commençait à fatiguer et son morale avec. Si L'ancienne professeure ne s'était pas moquée d'elle, elle l'avait sûrement surestimée. Elle ne se sentait pas capable de lancer un sort que beaucoup de sorcier avait du mal à lancer alors qu'elle avait arrêter tout effort en classe après ses BUSES.

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.

Millport, Écosse Un vent d’espoir
En attendant qu'elle se sente prête, je ne peux m'empêcher de sortir de quoi noter : un carnet et une plume qui ne me quittent jamais. Dedans, je note toutes les infos qui me semblent utiles, tout ce que j'ai peur d'oublier un jour, tout ce qui peut faire avancer mes recherches. Mes yeux parcourent mes dernières notes, elles concernent la Légilimancie, elles ne me seront pas utiles aujourd'hui.

Je griffonne quelques informations sur la puissance de l'imaginaire, sur les effets de l'esprit sur la magie avant d'observer du coin de l'oeil les actions dans l'ancienne joueuse de Quidditch. Je la vois essayer le sort et ne pas y parvenir. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle y arrive en une fois mais, si elle a voulu essayer malgré tout c'est au moins qu'elle a trouvé le souvenir idéal. Je referme le carnet et le replace dans ma poche, à sa place initiale.

La blonde se tourne vers moi et me réclame un sort plus simple. Je l'observe un instant, me posant sincèrement la question sur la difficulté de ce sort. Est elle réellement capable de le lancer ? La réponse vient à moi rapidement, elle est capable et mieux encore, elle va y arriver. Je ne garantie pas qu'elle y arrive dès ce soir mais je sais qu'avec de l'entrainement, elle peut y arriver et, quand elle aura réussi ce sort complexe, quand elle aura prit conscience de sa capacité, elle n'aura plus aucune difficulté à lancer les autres sortilèges qui lui semblent aujourd'hui si compliqués.

D'un signe de la main je l'invite à venir s'assoir à côté de moi.

- Vous avez déjà trouvé le souvenir idéal. Dis-je avant de marquer un temps de pause pour qu'elle prenne conscience qu'elle a déjà réalisé la partie la plus complexe de l'exercice. Vous n'avez plus qu'à être convaincue de votre réussite. Je jette un coup d'œil à ma montre, voilà déjà presque deux heures que je suis ici, avec mon ancienne élève. Le temps file bien plus vite que je ne l'aurais voulu. Demain, même heure, même lieu. Lui dis-je en me relevant et en quittant les lieux.

Avant de quittant définitivement le manoir des Joyce, je repasse voir Irina et lui fait part de ma venue demain. Je lui demande également l'autorisation d'emprunter son employé durant au moins deux heures, lui promettant en échange le service de son choix.

@Alexander Joyce Jr

Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.

Millport, Écosse Un vent d’espoir
Dans sa question, Elfie montrait une forme de faiblesse. Réussir à lancer Confringo tout en contrôlant ses émotions l'avait fatigué, ce n'était pas encore naturel chez elle de garder son sang-froid et le simple fait de repenser à l'évènement qui l'avait sûrement encouragé à finir de manière catasreophique sa scolarité lui faisait perdre son calme. Heureusement elle avait commencé à prendre sur elle, la dernière fois qu'elle avait craqué en public c'était devant Honor Brando qui était l'un des sujets les plus récurents de ses tourments du soir. Se rendant compte de sa faiblesse du jours qu'elle ne supportait plus, elle se devait de prendre la décision en arrêtant de penser que chaque changement était impossible. Aujourd'hui elle l'avait encore fait remarqué, d'après les dernières paroles de son ancienne professeure, elle pouvait réussir à lancer ce deuxième sort et encore une fois l'ancienne gryffondor avait voulu abandonner.

Elle était restée silencieuse plusieurs minutes avant de bouger, se demandant comment la plus âgée pouvait savoir qu'elle avait trouvé le souvenir idéal, comment elle pouvait être sûre qu'Elfie n'avait pas pensé à la première fois qu'elle avait mangé un caracollant. Comment elle pouvait être certaine qu'elle avait réussi cette étape? Se méfiant toujours de la sorcière, elle avait d'abord pensé qu'elle avait lu dans sa tête, malgré le fait qu'elle lui ai dit qu'elle ne le ferait pas. Elfie ne savait de toute manière pas quel effet ça avait sur les autres, elle ne pouvait pas vérifier que Valerion ne l'avait pas fait. Ecartant cette idée espérant que l'ancienne professeur soit sincère elle avait ensuite pensé à sa posture ou à sa façon de faire sans avoir de réponse concrète. Elle se demandait comment l'ancienne professeure de défense contre les forces du mal pouvait avoir de bonnes intentions, elle qui la méprisait tant il y a plus d'un an? Elle hésita à faire par de ses doutes à l'adulte, avant de se raviser, il était aussi possible que Valerion voulait simplement l'aider, lui montrait qu'elle ne lui faisait aucunement confiance, serait sûrement un frein à l'apprentissage qu'Elfie avait besoin.

Finalement, voyant que l'heure tournait et que l'autre sorcière était sur le départ, l'employée de manoir salua sa professeure du jours, sans remerciement pour l'instant, encore penchée sur ses réflexions. Croire en sa réussite, Valerion parlait du lancer de sort ou du souvenir qu'elle avait créé? Elle n'en savait rien, c'était peut-être la première fois qu'elle prenait au sérieux un entraînement de magie depuis ses BUSES. Elle était pour l'instant complètement dépassée, elle n'avait pas envie de perdre deux heures de temps libre avec celle qu'elle avait tant haït dans le passé mais en même temps, malgré tous les doutes, elle paraissait sincère et de toute manière, sans elle, Elfie savait pertinemment qu'elle n'irait pas bien loin. Elle n'avait pas eu besoin de demander d'aide et tant qu'elle le pouvait, elle profiterait des quelques conseils qu'elle pourrait récupérer.

C'est donc une fin, merci!

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.