4 mai 2024, 12:47
It bring back all the memories, and the memories bring back you  solo   ++   PNJ 
Samedi 17 avril 2049, à l’arrivée du Poudlard Express
Gare de King’s Cross, quai 93/4
Avec Pauline Dawson et Calisto Joy

Reducio
Image Pauline Dawson
Tante du côté paternel
#e63b7a
Reducio
Image Calisto Joy
Grand-mère maternelle
#5c5c5c


Je descends du train, Les jambes tremblantes. Mon cœur bat à deux cent à l’heure. Je vais revoir mes parents. Je vais les revoir, après plus de sept mois loin d’eux. Après plus de sept mois de doutes, non, de haine envers eux. J’ai perdu toute la confiance que j’avais en mes parents, alors qu’en fait ils ne faisaient rien de mal. Ils n’allaient pas vendre la maison, seulement celle de Papy et Mamie. Ils n’allaient pas se séparer, ils étaient juste en période de tensions. Jamais ils ne le feraient, ne serait-ce que pour nous, Lucy et moi, et surtout Anthony, qui n’aurait jamais connu ses parents ensemble. J’étais tellement en colère… et maintenant, toute cette colère se retourne sur moi. Oui, je leur en veux de m’avoir fait croire une chose pareille, mais en fait, la fautive, c’est moi. J’ai été trop bête.

Tandis que mes yeux parcourent le quai avec attention, que je tire mon énorme valise derrière moi et la cage d’un Trixx terrorisé de l’autre, ma respiration est difficile. Mais ce n’est pas à cause de l’effort. Oh non ! Je crois que je fais un début de crise d’angoisse. J’ai aidé une fille, Megan, en février, qui en faisait déjà une. Je sais à quoi ça ressemble. Le souffle te manque, tu suffoque, ton cœur te fait hyper mal. Ça ressemble un peu à ce que je ressens, à l’instant.

Jusqu’à ce que mon regard croise deux autres regards, un vert, semblable à celui de ma mère, et un bleu, semblable à celui de mon père. Sauf que ce n’est ni l’un, ni l’autre. La propriétaire de ces yeux émeraudes est une grande femme en manteau noir, aux cheveux courts teints en noir profond et à la peau ridée cachée par du maquillage. L’autre est une jeune femme souriante aux cheveux blonds relevés en une queue de cheval haute et au visage si ressemblant à celui de mon père ! Celle-ci me fait coucou d’un grand geste de la main, souriante.

Lily ! Lily ! On est là, ma petite grenouille !

Gênée, je regarde autour de moi à la recherche d’éventuels camarades de classe, mais je suis si contente de les revoir - et que ce ne soient pas mes parents, il faut le dire - que je me mets à courir vers elles.

Tata Pauline ! Grand-Mère Calisto !

Je me jette dans les bras de la sœur de mon père, et les larmes coulent de mes yeux malgré moi. Je suis crevée, et si soulagée de ne pas avoir à affronter tout de suite le regard dur de mes parents ! Elle me caresse les cheveux, puis observe le désastre. Oh oh… Tata est coiffeuse, et j’ai complètement bousillé ma coupe de cheveux quand je me suis… euh… un peu emportée à la veille des vacances de Noël. Je ne sais pas si c’est une bonne chose, finalement, qu’elle soit là pour me récupérer à la gare…

Tes cheveux ! Liam m’avait dit que tu les avais malmenés, mais je ne savais pas que c’était à ce point…

Grand-Mère, qui ne s’était pas exprimée jusqu’ici, intervient de sa voix rauque.

Ne t’inquiète pas, pitchoun, tu es très élégante quoi qu’il arrive.

Je me retourne, étonnée, vers Calisto. Je ne suis pas habituée à entendre des compliments sortir de sa bouche. Je lui souris, et elle me rend mon sourire. Un vrai sourire, pas l’un de ces rictus qu’elle avait il y a un an encore. Se libérer de son secret et s’inscrire à l’orchestre de Godric’s Hollow lui avait fait du bien. Elle est apparemment sortie, ou presque, de sa dépression. Elle me tend la main, et je la serre très fort. J’ai vraiment besoin de son soutien, à elle et à Tata, pour me remettre sur pied. Pour gravir de nouveau le fossé au fond duquel, j’en suis consciente, je suis tombée.

Allez, viens, on va au salon, je vais t’arranger ça avant de rentrer à la maison.

Ma tante me passe affectueusement la main derrière le dos pour m’entraîner vers la sortie de la gare. Mais je suis fatiguée, et j’ai juste envie d’en finir, de rentrer une bonne fois pour toute chez moi, à Godric’s Hollow, et d’enfin affronter les foudres de mes parents. D’aller dormir dans mon grand lit, bien pelotonnée sous la couette, avec mon Trixxoo d’amour. Alors, je m’arrête et propose timidement :

Ah… euh… sinon, Tata, j’ai ramené le sac d’accessoires de coiffure que tu m’avais envoyé, en octobre dernier. Pas besoin de passer par ton salon.

Je détache le gros sac, que j’avais accroché accroché à ma valise car il ne rentrait pas dedans, puis je le tend à la blonde. Je lui avais demandé pour faire une petite séance de relooking à Klee, une boursouflette démoniaque. Encore une fois, c’était une bêtise. Le pauvre animal n’avait rien demandé, même s’il se montre parfois agressif, car il a peut-être peur. Trixx aussi, réagit comme ça quand il est effrayé, parfois. Et le pauvre maître de Klee devait être dévasté. Je suis vraiment devenue une horreur… c’est pour ça d’ailleurs que je n’avais pas tenté de rattraper ma coiffure moi-même, à Poudlard : je n’ai que ce que je mérite.

Pauline acquiesce et sort une brosse et des ciseaux, ainsi que plusieurs produits. En un rien de temps, avec l’aide de Grand-Mère, elle arrange mon carré long et ébouriffé, en coupe toutes les mèches qui sont restées longues, échappant au sortilège de Découpe, jusqu’à ce qu’il devienne parfaitement droit et bien brossé. Même s’ils sont nettement raccourcis, mes cheveux sont redevenus soyeux.

Tu es magnifique !

La mère de maman me dépose un bisou sur le front. Je ne suis même plus étonnée : ça fait déjà un an que son comportement change radicalement. Ma tante en rajoute une couche, rayonnante :

Oui, elle est adorable, notre petite grenouille chérie ! Allez, regarde toi dans le miroir !

Elle me tend l’objet en question, mais je n’ai même pas envie de regarder ce visage pâle qui est le mien. Je ne suis pas belle, non, loin de là. J’ai juste reçu un petit soin que je ne méritais même pas. Quoi qu’il arrive, je ne redeviendrai pas cette petite fille modèle, sérieuse en classe et rayonnante d’énergie, de bonheur à l’extérieur. Non, cette Lily-là est morte. Elle a disparu lorsqu’elle a commencé à être trop curieuse, si bien qu’elle en a délaissé ses révisions d’examens. Elle s’est peu à peu éteinte lorsqu’elle a commencé à enfreindre la règlement avec ses camarades, tout ça parce qu’elle se sentait seule, à l’écart. Mais c’est maintenant qu’elle, que je suis à l’écart. Elle est morte en s’énervant contre ses camarades, qui n’avaient pourtant rien demandé, en déclenchant des bagarres, des duels.

Je ne suis plus Lily, et je ne le serai plus jamais. C’est très triste, mais je n’y peux rien. C’est comme ça. J’ai tout gâché…

Perdue dans mes intenses réflexions sombres, je laisse les deux femmes, les deux seuls adultes de ma famille en qui j’ai réellement confiance, désormais, m’entraîner vers la sortie du quai. Lorsqu’on nous laisse retourner sur la partie moldue de la gare de King’s Cross, nous en sortons et nous cachons dans une rue sombre. Puis, je les laisse me ramener par transplanage d’escorte jusqu’à Godric’s Hollow, juste devant le manoir Ivy. Chez moi.

Ça devait arriver : je dois rentrer à la maison.

Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Pauline Dawson et Calisto Joy
- Lien avec le PJ : tante paternelle et grand-mère maternelle
- Lien dans le répertoire : ici
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? (oui - non)
- Si "oui", impact envisagé : Retour de mon PJ chez elle après avoir "fui" le Poudlard Express en décembre, Pauline et Calisto viennent car elles savent que ça posera problème si ce sont ses parents qui viennent directement. Elles sont là pour la soutenir - et, au passage, lui refaire sa coupe de cheveux bien amochée. Ça représente la réelle réconciliation avec sa grand-mère, et l'acceptation de sa belle-famille moldue pour celle-ci.
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ :
//
Dernière modification par Lily Dawson le 11 mai 2026, 23:05, modifié 2 fois.

5A ~PNJ ~ PR ~ CR ~Marraine ~ #831100 xxxxxxxxxxxx☆ Dragées surprises et couteau suisse à plein temps✮
Ex-rédactrice ~ Joueuse de Quidditch ~ Choriste 🎵xxxxxxxxxxxx✮ Surdouée asymptomatique ☆

4 juil. 2024, 14:20
It bring back all the memories, and the memories bring back you  solo   ++   PNJ 
Samedi 17 avril 2049, en soirée
Godric’s Hollow, manoir des Ivy
Avec Pauline Dawson, Calisto Joy, Liam Dawson, Athena Dawson, Remy Dawson, Lucile Dawson Sr, Lucile Dawson Jr et Anthony Dawson

Reducio
Image Pauline Dawson
Tante du côté paternel
#e63b7a
Reducio
Image Calisto Joy
Grand-mère maternelle
#5c5c5c
Reducio
Image Liam Dawson
Père
#8d8602
Reducio
Image Athena Dawson
Mère
#669d34
Reducio
Image Remy Dawson
Grand-père paternel
#ffffe0
Reducio
Image Lucile Dawson Sr
Grand-mère paternelle
#016e8f
Reducio
Image Lucile (Lucy) Dawson Jr
Sœur
#61187c
Reducio
Image Anthony Dawson
Frère
#0006fe
Je te laisse ouvrir la porte, grenouille.

Quand tu veux.

Je n’ai pas besoin de leur demander, je sais que papa et maman sont à l’intérieur, tout comme Lucy et Antho, ou même Papy et Mamie. Tout d’abord, parce que ces derniers sont à la retraite et n’ont donc plus à partir bosser, et parce qu’il est suffisamment tard pour que mes parents soient rentrés du travail et que ma petite sœur soit rentrée de l’école Maeve Queen. Mais surtout, parce que je sais que je serai le centre de l’attention, ce soir, et qu’ils veulent tous être là à l’heure où je rentrerai.

Sauf que je ne veux pas.

Parce que j’ai honte.

Comment vont-ils réagir en me voyant ? Vont-ils me trouver odieuse, que ce soit au niveau du comportement ou avec ma nouvelle coupe de cheveux, heureusement restructurée par Tata Pauline ? Et surtout, vont-ils m’en vouloir ? Car ma mère m’en a voulu l’an dernier, à cause du secret de Calisto que je ne lui ai pas divulgué et qui la concernait pourtant. Elle nous en a voulu, à mon père et à moi, d’avoir été dans la confidence, mais pas elle. Sauf que, entre temps, elle s’est radoucie à mon égard. Mais pas avec lui. C’est pour cela que, à mon tour, je lui en ai voulu. Je lui en ai voulu de nous en avoir voulu, ce qui a créé tous ces problèmes.

Mais maintenant, je ne sais plus quoi en penser.

Tout ce que je ressens pour elle, ainsi que pour lui, c’est de la gêne.

Mais bon, quand il faut y aller, il faut y aller. Lentement, très lentement, je lève ma main droite et pose délicatement mes doigts, un à un, sur la vieille poignée de la vieille porte d’entrée de notre vieux manoir. Je me rends alors compte qu’il m’a terriblement manqué. Peut-être parce que j’ai cru le perdre à jamais, ce qui m’a fait complètement disjoncté, à mon plus grand désespoir, ou peut-être à cause des personnes qui s’y trouvent, malgré tout. J’aime ma maison même si j’y est vécu des moments assez douloureux, des découvertes surprenantes, des révélations difficiles.

J’appuie doucement sur la poignée, tandis que mon cœur bat à toute allure, toujours plus vite.

La porte d’entrée grince horriblement, comme lorsque mon violon n’est pas accordé.

J’ai envie de pleurer.

Puis, peu à peu, l’embrasure de la porte me laisse entrevoir ce qu’il se trouve à l’intérieur. Au début, je n’aperçus que le long couloir sombre qui menait à la salle à manger, où j’entendais des bruits de conversations. Mais un cri rompit ce silence dans l’entrée, accompagnant un pas de course endiablé.

Lily ! Lily est rentrée !

La chevelure blonde de Lucy apparut dans mon champ de vision, qui s’habitua à la pénombre, avant que celle-ci ne se jette sur moi en riant. J’étais partagée entre deux sentiments. D’abord, j’étais très heureuse de retrouver ma frangine de 9 ans, que je n’avais pas vue depuis très longtemps maintenant. Mais son exclamation, qui provoqua une multitude d’autres exclamations et de raclements de chaises, suivis de bruits de pas, avait rameuté toute la maison. Alors, ç’en fut trop pour mon cœur un petit peu trop sensible à mon goût, et les larmes roulèrent sur mes joues de nouveau.

Des larmes de joie.

Mais aussi, des larmes d’intense angoisse.

Je serre ma sœur tout contre moi très fort, lui caressant les cheveux, autant par joie de la retrouvée que pour me raccrocher désespérément à elle, et je murmure doucement.

Lucy…

Ma voix tremble.

Mais déjà, ils sont là, tous, en face de moi, et hurlent tous en même temps, d’un ton un peu trop joyeux.

Je m’efforce de leur sourire entre mes sanglots, mais mon cœur n’y est pas.

Mais jambes tremblent, et je menace de m’effondrer par terre, assaillie par de nombreux sentiments : joie, peur, amour, honte…

Ma chérie…

Allez, viens, il faut que tu t’assoies.

Incrédule, j’ouvre en grand mes yeux humides, comme si l’émotion elle-même m’avait donné un coup de poing dans l’estomac. Ils sont là, tous les deux, et s’avancent vers moi en me souriant. Papa me prend le bras gauche tandis que maman me soutient à ma droite. Leur voix est si douce quand ils me parlent… Mes sanglots se font plus violents lorsque je m’exprime d’une voix rauque et saccadée :

Je… suis… déso…lée… Si… vous… saviez… !

Toutes mes angoisses, toutes mes peines et mes regrets, tout se manifeste dans ces pleurs d’enfant attristée. Je passe pour une petite fille, mais au fond c’est ce que je suis. Une petite fille perdue. Sentir mes parents, si proche de moi après ces sept longs mois sans les voir, m’émeut énormément. Je me rends compte que je ne les hais plus du tout.

C’est moi, que je hais.

Moi qui les ai détesté tout ce temps, alors que, ce qu’ils font maintenant, c’est me soutenir et m’aider à marcher vers la salle à manger, où je m’écroule pathétiquement sur le canapé. J’étais en colère contre eux, alors qu’en fait ils faisaient tout pour rester ensemble, malgré leurs différends, pour nous. Je suis une mauvaise fille. Je ne mérite pas leur soutien. Mon père me prend dans ses bras, et je me laisse faire sans discuter. Pour lui montrer que je m’en veux, et que je l’aime. Parce que je suis exténuée.

Ly…, commence ma mère. Tu n’as pas à t’en vouloir. Tout ce qui est arrivé, c’est de notre faute, à ton père et à moi. Nous avons été égoïstes, et nous n’avons pas remarqué à quel point tu en souffrais. Nous aurions dû ne serait-ce que t’expliquer la situation, te rappeler qu’on est là pour toi…

Sa voix se brise, ce qui a l’effet d’un coup de poignard que je reçois en pleine cage thoracique, au niveau du cœur.

C’est moi qui suis désolée, Lily.

Moi aussi. Sincèrement désolé…

Mon père me serre encore plus fort, et ma mère nous rejoint pour faire de même. Je me laisse aller à leur douce étreinte, à tous les deux en même temps, ensemble. Je pleure, et ça fait du bien. Je vois que même mes parents commencent à pleurer, et ça m’émeut encore plus, tout en me serrant la gorge. Leurs traits sont tirés. Je leur ai causé tant de tracas… Quand ils ont reçu la lettre de Poudlard, comme ils ont du s’inquiéter pour moi… Mais il ne faut pas y penser. Ils sont là pour me consoler. Et ce câlin, c’est tout ce qui compte à présent.

Brisant ce moment suspendu dans le temps, voulant peut-être aussi détendre l’atmosphère, Lucy s’exclame à vive voix :

Eh moi, alors ?! Moi aussi je veux un câlin !

Mes parents rient, et je rie avec eux. Ça fait un bien fou. Ils s’écartent un peu pour que Lucile puisse nous rejoindre, et elle se jette entre nos bras. Papy, que je n’avais pas encore vu, s’avance également et se baisse à notre hauteur. Je remarque Anthony, un an et un mois, dans ses bras, qu’il approche de nous précautionneusement. Ses cheveux, plus longs et plus bouclés, ont foncé depuis la dernière fois que je l’ai vu, mais il a gardé ses yeux bleus. Qu’est-ce qu’il est beau, mon bébé !

Et voilà, p’tit bonhomme, va rejoindre ta famille !

Oh, comme il a grandi !

Avec Lucy, nous le prenons dans nos bras, et il me lance un grand sourire.

Câyin ! Ly !

Je rêve ou il a dir mon prénom ?! Profondément touchée, je le serre tout contre moi. Moi qui pensais qu’il n’allait pas me reconnaître ! Je crois que ma famille a veillé sur ça pour moi. Peut-être lui ont-ils montré des photos de moi, dit mon prénom ou raconté qui j’étais en mon absence… Je leur suis infiniment reconnaissante. Pour ça, et pour tout le reste. Sans eux, je me serai perdue en cours de route.

C’est ce que j’ai fait, d’ailleurs.

Je me suis perdue.

Mais, à partir de maintenant, je vais me retrouver.

Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Remy Dawson, Lucile Dawson Sr
- Lien avec le PJ : grands-parents paternels
- Lien dans le répertoire : ici
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? (oui - non)
- Si "oui", impact envisagé : Les grands-parents de mon PJ sont aussi ici pour accueillir Lily à son retour de Poudlard, la soutenir et passer une soirée ensemble après longtemps sans l'avoir fait. Ils habitaient aussi ici avant que Godric's Hollow devienne sorcière, Lucile étant moldue ils ont dû quitter la ville pour vivre non loin. Ils sont enfin là pour annoncer le "séjour" à Newtonmore, qui aura un grand impact sur l'évolution très importante de Lily à ce moment-là de sa vie.
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : //
Dernière modification par Lily Dawson le 11 mai 2026, 23:05, modifié 2 fois.

5A ~PNJ ~ PR ~ CR ~Marraine ~ #831100 xxxxxxxxxxxx☆ Dragées surprises et couteau suisse à plein temps✮
Ex-rédactrice ~ Joueuse de Quidditch ~ Choriste 🎵xxxxxxxxxxxx✮ Surdouée asymptomatique ☆

13 juil. 2024, 11:30
It bring back all the memories, and the memories bring back you  solo   ++   PNJ 
Dimanche 18 avril 2049, en début de matinée
Newtonmore, Highlands
Avec Pauline Dawson, Calisto Joy, Liam Dawson, Athena Dawson, Remy Dawson, Lucile Dawson Sr, Lucile Dawson Jr et Anthony Dawson, Thomas Mils, Samuel Mils

Reducio
Image Pauline Dawson
Tante du côté paternel
#e63b7a
Reducio
Image Calisto Joy
Grand-mère maternelle
#5c5c5c
Reducio
Image Liam Dawson
Père
#8d8602
Reducio
Image Athena Dawson
Mère
#669d34
Reducio
Image Thomas Mils
Oncle, conjoint de Pauline
#ff4a4a
Reducio
Image Remy Dawson
Grand-père paternel
#ffffe0
Reducio
Image Lucile Dawson Sr
Grand-mère paternelle
#016e8f
Reducio
Image Lucile (Lucy) Dawson Jr
Sœur
#61187c
Reducio
Image Anthony Dawson
Frère
#0006fe
Reducio
Image Samuel Mils
Cousin du côté paternel
#da5100
Je regarde la voiture cinq places, un vieux modèle moldu, s'éloigner du parking, en dehors des limites de Godric's Hollow. À l'intérieur sont montés, il y a quelques instants, Papy et Mamie, ainsi que Tonton Thomas. Ces deux derniers étant moldus, ils ne peuvent pas emprunter les transports sorciers que nous connaissons, et accompagnent ainsi Sam et Anthony, qui sont trop jeunes pour le transplanage d'escorte. Restent, entre les rangées d'engins non-magiques, mes parents, Lucy, Grand-Mère Calisto et moi. C'est maman qui lui a proposé, à Calisto, de venir avec nous, même si elle ne fait pas partie de la famille du côté Dawson, comme lorsqu'elle nous a accompagné en France. C'était sûrement un moyen de montrer qu'elle veut arranger la situation, qu'elle n'est plus fâchée avec sa mère ou au moins qu'elle veut faire des efforts, pour nous. Je suis un peu triste car je sais qu'une tension subsiste encore entre elles, tout comme entre mes parents, mais je leur suis quand-même reconnaissant, à eux tous, pour leurs volonté d'arranger les choses.

Oui, ma grand-mère maternelle dénote un peu dans cette famille 100% Dawson, car ce que nous allons faire concerne exclusivement la branche écossaise de ma famille. En effet, le séjour de cinq ou six jours que nous allons faire est entièrement en rapport avec le quiproquo qui m'a fait croire à un divorce et m'a fait faire des folies, que je regrette maintenant. La maison qu'ils voulaient vendre, c'est celle où nous allons, à Newtonmore dans les Highlands, où mon père a passé son enfance avec ses sœurs. Et c'est ça, qui a causé le débat entre mes parents et mes grands-parents : la grande maison a été laissée à l'abandon depuis le décès de Lily Dawson Sr, ma tante, qui m'a donné mon nom. La petite de sept ans ayant rendu l'âme précocement suite à un cancer et les souvenirs étant trop frais et douloureux, ils ont emménagé chez nous dès le mariage de leur fils aîné, mon père. Ils n'ont plus voulu y remettre les pieds, jusqu'à l'année dernière, lorsque le secret de Grand-Mère à ressurgi d'un seul coup. Cela leur a rappelé que "ça fait longtemps que ça dure", qu'il faut "arrêter de vivre dans le passé" et "aller de l'avant". Paroles rapportées par Lucy et que j'ai interprété bêtement pour un divorce.

Alors, les parents et le fils, après consultation avec Pauline, ont décidé de faire du rangement et de réparer le vieil habitat, qui doit être délabré, dans le but de la vendre. Et ils ont profité des vacances d'avril, durant lesquelles mes parents ont pris une semaine de congé pour être avec moi, pour tous nous embaucher dans un grand nettoyage de printemps en famille. Bien que ça risque d'être plutôt long et ennuyeux, je suis pourtant super excitée. Je vais enfin découvrir le milieu où mon père a grandi, dans une ambiance complètement différente de la mienne, presque comme un né-moldu. Et je vais en savoir plus sur elle, Lily, cette mystérieuse enfant disparue dont je ne connais en réalité rien, alors que tout nous unit. Même prénom, même nom, même date symbolique, le 6 avril, celle de sa mort et de ma naissance, même énergie, d'après Mamie... C'est difficile à expliquer, mais je me sens très proche d'elle, sans avoir eu la chance de pouvoir la connaître. Il paraît même qu'elle chantait, de son vivant... Peut-être était-ce elle qui m'a poussée, depuis l'au-delà, à m'inscrire au Chœur des Grenouilles ? Après tout, c'est la chanson que mon père écoutait en faisant son deuil que je chantais lorsque le Maestro m'a surpris, en salle de répétition, et m'a proposé une place de choriste.

Prête ?

La voix de mon père me sort de mes pensées. Je peux lire, malgré la douceur de sa voix et de ses traits, une certaine appréhension dans ses yeux, et je croirais voir un adolescent désespéré. Il n'a pas revu cet endroit depuis quinze ans. Il a peur de craquer en retrouvant de vieilles affaires, de vieux souvenirs, de vieux spectres. J'ai une subite envie de le serrer dans mes bras, lui que j'ai pourtant haï pendant tous ses mois. Il me fait beaucoup de peine. Je m'imagine perdre Lucy ou Thony, comme ça, du jour au lendemain... Ce sentiment m'est insupportable. En signe de consolation, mais aussi parce qu'il doit m'accompagner en transplanage d'escorte, je lui prends la main et la serre très fort. Il pose ses yeux bleus sur moi, surpris, et ses lèvres tordues par l'angoisse se muent en un tendre sourire. Rien que pour ça, je suis heureuse que mes retrouvailles avec mes parents se soient bien déroulées.

Autour de nous, les autres sont aussi sur le départ. Lucile, inquiète, se cramponne au bras de maman, qui l'escortera. Quant à Calisto et Tata Pauline, elles feront le transport seules, étant majeures et disposant de leur permis transplanage. La première, après être retombée en une puissante dépression l'année passée, a retrouvé sa posture droite et son fier port de tête de femme forte et distinguée. En tant qu'ancienne Sang-Pur et ex-Auror du Ministère de la Magie, c'est compréhensible. Pauline, elle, est agitée de plusieurs tremblement, montrant tout comme mon père une profonde anxiété, comme une plaie non cicatrisée dont on venait d'enlever l'anesthésie locale. L'émotion doit être encore plus forte chez ma tante, qui a vécu les dernières années de Lily avec elle, à la maison, car celle-ci est morte l'année avant la première année de Pauline.

À trois ! commence Grand-Mère d'une voix forte, avec son autorité naturelle de juge du Conseil. Un... ! Deux... ! TROIS !

Nous transplanons, et cette sensation désagréable m'envahit de nouveau. Celle d'être comprimée, prise en étau dans une sorte de tuyau invisible beaucoup trop étroit pour mon corps, bien que petit et mince. Finalement, mes jambes foulent un sol herbeux, où j'atterris brutalement en titubant. L'air frais des Highlands emplit mes poumons. Autour de moi, le petit village de Newtonmore prend place dans mon champ de vision, composé de grandes maisons traditionnelles et rustiques. Elles sont plutôt espacées, mais celle qui nous fait face est encore plus à l'écart des autres, pour un souci de Secret Magique. C'est une grande bâtisse, plutôt imposante, mais délabrée. Son mur est fait de pierres apparentes et son toit, découverts de ses tuiles à plusieurs endroits, laisse très légèrement apparaître la charpente en bois. L'aspect abandonné du lieu, comme hanté par le petit fantôme solitaire de Lily Dawson, me procure une drôle de sensation, une sorte de recueillement. Personne, pas même Lucy, ne brise ce silence d'hommage.

Et, à côté de moi, sa main serrée dans la mienne, Liam Dawson fond en larmes.

Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Pauline Dawson, Remy Dawson, Lucile Dawson Sr, Calisto Joy, Thomas Mils, Samuel Mils
- Lien avec le PJ : tante paternelle, grands-parents paternels, grand-mère maternelle, oncle (conjoint de Pauline), cousin
- Lien dans le répertoire : ici
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? (oui - non)
- Si "oui", impact envisagé : Les Dawson sont la pour débarrasser et ranger leur ancienne maison, celle où Liam et Pauline on grandi et qu'ils ont laissé à l'abandon à la mort de leur sœur Lily. Les conjoints sont là pour aider, tout comme Calisto qui veut aussi soutenir sa fille et ses petits enfants dans cette épreuve, même si elle ne le dit pas clairement. Les enfants trop jeunes (surtout Sam et Anthony) sont surtout là par cohérence, parce qu'il faut bien les garder. L'importance de ce RP est crucial dans le développement de Lily, permettant à ses parents de commencer un nouveau rapprochement, à la famille de se ressouder puis, plus tard, à retrouver sa joie de vivre.
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ :
Dernière modification par Lily Dawson le 17 nov. 2025, 21:30, modifié 1 fois.

5A ~PNJ ~ PR ~ CR ~Marraine ~ #831100 xxxxxxxxxxxx☆ Dragées surprises et couteau suisse à plein temps✮
Ex-rédactrice ~ Joueuse de Quidditch ~ Choriste 🎵xxxxxxxxxxxx✮ Surdouée asymptomatique ☆

31 août 2024, 11:27
It bring back all the memories, and the memories bring back you  solo   ++   PNJ 
Dimanche 18 avril 2049, en fin de soirée
Newtonmore, Highlands
Avec Pauline Dawson, Calisto Joy, Liam Dawson, Athena Dawson, Remy Dawson, Lucile Dawson Sr, Lucile Dawson Jr, Anthony Dawson, Thomas Mils, Samuel Mils et Lily Dawson Sr

Reducio
Image Pauline Dawson
Tante du côté paternel
#e63b7a
Reducio
Image Calisto Joy
Grand-mère maternelle
#5c5c5c
Reducio
Image Liam Dawson
Père
#8d8602
Reducio
Image Athena Dawson
Mère
#669d34
Reducio
Image Thomas Mils
Oncle, conjoint de Pauline
#ff4a4a
Reducio
Image Remy Dawson
Grand-père paternel
#ffffe0
Reducio
Image Lucile Dawson Sr
Grand-mère paternelle
#016e8f
Reducio
Image Lucile (Lucy) Dawson Jr
Sœur
#61187c
Reducio
Image Anthony Dawson
Frère
#0006fe
Reducio
Image Samuel Mils
Cousin du côté paternel
#da5100
Reducio
Image Lily Dawson Sr
Tante décédée
#fff2ea
TW : tristesse et deuil

La journée a été dure, à la fois en efforts et en émotions. Après que papa ait fondu en larmes, c’est Pauline qui a suivi, puis papy et mamie quand ils sont arrivés. En fait, nous avons presque tous pleuré, au final. Tout de suite, je me suis jetée dans les bras de mon père pour tenter de le consoler, de le rassurer, et il m’a serré très fort. Ce geste m’a beaucoup ému. Cela me prouve, encore une fois, qu’il m’aime vraiment de tout son cœur et qu’il a besoin de moi tout comme j’ai besoin de lui. J’ai pleuré, moi aussi, mais j’ai essayé de le cacher au maximum, même si ça s’est vu. Ce qui m’à le plus attristé, c’est la réaction de maman. Elle, elle ne sanglotait pas. Bon, c’était compréhensible, étant donné qu’elle n’a pas vécu les mêmes choses que papa et sa famille et ne se sent pas directement concernée. Mais elle n’a presque rien fait pour consoler son mari. Juste une petite tape sur l’épaule et un « Ça va aller ». Pas de baiser, pas de câlin, pas de "mon bébé". Je crois que j’en demande trop pour le moment, et je n’ai aucune envie de retomber dans la paranoïa. Alors, je n’ai rien dit, juste serré les dents.

Peu de temps après, comme je l’ai dit, la voiture est arrivée, et c’est là que le concert de pleurs a atteint son apogée. Sincèrement, après avoir passé mon année scolaire à pleurer, puis à regretter, je me suis vraiment sentie mal à ce moment-là, et je n’avais qu’une envie : que ça s’arrête. Mais, par respect pour elle, je n’ai rien dit et je les ai laissés se recueillir, luttant moi-même contre ma tristesse. Nous avons mis plus d’une demi-heure, voire une heure à passer la porte de cette maison hantée. Tout d’abord, il a fallu du courage à réunir pour certains, mais aussi réussir à ouvrir la porte de bois recouverte de moisi, dont la serrure semblait rouillée. Après de nombreux essais, c’est Calisto qui est venue à bout de cette antiquité moldue, par un puissant sort de déverrouillage malgré les protestations des Dawson. Puis la porte a grincé sur ses gonds, comme dans ces films effrayants que m’a montré papy, une fois, pour Halloween.

Aussitôt sur le seuil de la maison, un nuage de poussière a envahi nos poumons, nous faisant tousser de manière incontrôlable. Heureusement que maman est restée en arrière avec Sam et Antho, pour éviter qu’ils ne respirent trop cette horreur ! Ma grand-mère maternelle a utilisé un autre sortilège pour enlever le plus gros de cette poussière, mais il s’agit du seul acte de magie dont elle fut autorisée à disposer. En effet, ce grand ménage va être effectué, dans la mesure du possible, de manière 100% moldue, à l’image de cette famille dont les parents (mes grands-parents) ont été élevés sans aucune sorcellerie. Après avoir traversé un couloir étroit mais peu long, nous avons débouché sur une grande salle à manger tapissé d’un vieux plancher grinçant et où l’on trouvait de nombreux mobiliers en bois. Il y avait aussi un vieux canapé, d’un état qui laissait à désirer, mais plutôt spacieux. Il était placé en face d’un immense écran plat et noir : une grande télévision, posée sur un meuble en bois rempli de nombreux objets. Derrière le canapé se trouvait la table à manger, une massive table en bois d’une teinte brune rougeâtre et aux pieds sculptés, de forme rectangulaire.

Rattachée à cette pièce spacieuse, par un large passage laissé ouvert, se trouvait la cuisine. Elle paraissait plus moderne, avec son plan de travail en ardoise, sa plaque de cuisson, son grand frigo et ses meubles en bois plus clair. Néanmoins, comme dans la pièce précédente, tout était recouvert de poussière, et les cadres de bois des fenêtres, qui faisaient un peu vieillot, étaient les mêmes que dans le salon. Rapidement, nous nous sommes mis au travail. D’abord, nous avons ouvert les placards, les tiroirs et vidé les étagères. Bien que, la plupart du temps, ce ne furent que des objets du quotidien comme des ustensiles de cuisine, de la vaisselle ou du matériel de nettoyage, cette étape était déjà très éprouvante pour mon père, ma tante et mes grands-parents. J’imagine que le moindre objet, comme un mug ou des emporte-pièces, pouvait rappeler une anecdote en compagnie de la disparue. De plus, ça devait être compliqué pour eux de définir s’il fallait garder, donner ou jeter des accessoires de leur enfance, et de la sienne.

Mais le pire, ce fut le meuble TV.

Contre toute attente, il contenait de nombreux souvenir précieux : des photos, des mèches de cheveux, des bijoux, voire même des dents de lait… C’était comme s’il avait gardé bien au chaud toute la mémoire des années passées gaiement en ce lieu, et un peu moins gaiement. Je les ai aidé à ranger en silence, ne sachant pas quoi dire ni comment les apaiser sans les rendre encore plus tristes. C’est une situation délicate et difficile, et nous sommes tous suspendus au souvenir de Lily Dawson Sr, qui semble nous maintenir par des fils invisibles. J’ai eu entre mes mains une mèche de ses cheveux châtains, qui ressemblait en grande partie à l’une des miennes. J’ai tenu une photo d’elle à cinq ans, souriante et pleine de vie dans sa petite robe blanche, courant dans l’herbe du jardin de Newtonmore. Là, j’ai eu un mal fou à réaliser que cette enfant si vive, si joyeuse sur ce cliché puisse être… morte. C’est comme si je faisait, maintenant seulement, le deuil d’une personne chère que je n’ai pourtant jamais connue.

Finalement, nous nous sommes arrêtés et nous sommes ressortis à pas de loups, comme pour ne pas réveiller l’esprit qui dormait. Nous avons installé nos deux tentes magique, celle que nous utilisons lors de nos excursions en pleine nature et celle de tata Pauline, et nous l’avons plantée juste devant la maison. Parce que les chambre de celles-ci n’étaient pas encore nettoyées, ou parce que nous n’avions pas encore la force de les occuper pour le moment. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés là, après le repas, dans nos lits superposés, moi en haut et Lucy en bas. Il y a deux autres chambres, où dorment respectivement papa et maman et Sam et Anthony. Dans l’autre logent mes grands-parents, mon oncle et ma tante. Sous mes draps, je ne parviens pas à trouver le sommeil, hantée par les souvenirs forts de la journée.

Et, lorsque j’entre enfin dans les bras de Morphée, je vois encore son visage, à elle, qui semble me parler sans que je n’entende aucun de ses mots.

Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Lily Dawson Sr
- Lien avec le PJ : tante paternelle (décédée)
- Lien dans le répertoire : ici
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? (oui - non)
- Si "oui", impact envisagé : Lily (PNJ) apparaît ici brièvement dans le sommeil de Lily (PJ). Elle est omniprésente dans le RP, dans les souvenirs de chacun, ce que dégagent les pièces de la maison et, ensuite, elle discutera avec mon PJ dans ses rêves pour la "remettre sur le droit chemin" et aller mieux. En soi, elle n'est pas vraiment là, le cerveau de Lily la crée sûrement (ou pas, qui sait ?) mais son importance et ses actions sont semblables à celles d'un PNJ actif, donc je considère qu'elle entre dans cette catégorie.
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ :
Dernière modification par Lily Dawson le 17 nov. 2025, 21:35, modifié 1 fois.

5A ~PNJ ~ PR ~ CR ~Marraine ~ #831100 xxxxxxxxxxxx☆ Dragées surprises et couteau suisse à plein temps✮
Ex-rédactrice ~ Joueuse de Quidditch ~ Choriste 🎵xxxxxxxxxxxx✮ Surdouée asymptomatique ☆

5 nov. 2024, 22:06
It bring back all the memories, and the memories bring back you  solo   ++   PNJ 
Mardi 20 avril 2049, en milieu de matinée
Newtonmore, Highlands
Avec Pauline Dawson, Calisto Joy, Liam Dawson, Athena Dawson, Remy Dawson, Lucile Dawson Sr, Lucile Dawson Jr, Anthony Dawson, Thomas Mils, Samuel Mils et Lily Dawson Sr

Reducio
Image Pauline Dawson
Tante du côté paternel
#e63b7a
Reducio
Image Calisto Joy
Grand-mère maternelle
#5c5c5c
Reducio
Image Liam Dawson
Père
#8d8602
Reducio
Image Athena Dawson
Mère
#669d34
Reducio
Image Thomas Mils
Oncle, conjoint de Pauline
#ff4a4a
Reducio
Image Remy Dawson
Grand-père paternel
#ffffe0
Reducio
Image Lucile Dawson Sr
Grand-mère paternelle
#016e8f
Reducio
Image Lucile (Lucy) Dawson Jr
Sœur
#61187c
Reducio
Image Anthony Dawson
Frère
#0006fe
Reducio
Image Samuel Mils
Cousin du côté paternel
#da5100
Reducio
Image Lily Dawson Sr
Tante décédée
#fff2ea
TW : tristesse et deuil, mention d'alcoolisme



Le rangement avançait, lentement mais sûrement. La magie est à proscrire dans un lieu comme celui-ci, dans cette maison moldue entourée d'autres maisons moldues. Les adultes ont à la fois peur de se faire repérer et d'endommager un objet qui leur tenait à cœur et qu'ils auraient oublié. Alors, on y va petit à petit, surtout avec l'émotion que cela nous transmet. Hier, on a donc pu finir la cuisine et on est passé à la salle de bain. Aujourd'hui, nous attaquons le plus dur : les chambres.

Voilà le programme : aujourd'hui, Mamie, Grand-mère et maman s'attaquent à la chambre d'amis pendant que papa, papy, tata et moi nous attaquons à la chambre de mon père, qui est resté dans son état de chambre de jeune, c'est à dire en bazar. Quant à Lucile et Sam, ils commenceront à arranger le jardin avec tonton, qui s'occupera aussi d'Anthony. Demain, nous attaquerons les deux autres chambres, à savoir celle de papy et mamy et celle, tant redoutée, des filles.

Mais j'avoue que, maintenant déjà, je ne suis pas assurée. Je me trouve au beau milieu d'une chambre de jeune adulte, encore un peu ado dans sa tête, très encombrée. La chambre de papa. Des rideaux bleus et couverts de poussière encadrent des fenêtres crasseuses, qu'il nous faudra laver. Comme un peu partout dans la maison, des toiles d'araignées relient les murs blancs, enfin, si on ne compte pas la multitude de posters en tout genre qui y sont superposés : l'affiche d'un groupe de musique moldue - Imagine Dragons je crois -, un poster des Catapultes de Caerphilly, à croire que mon père supportait la même équipe que moi à son âge, un maillot de football et un groupe de rock sorcier que je ne connaissais pas... Il y en avait pour tous les goûts.

J'aperçois aussi quelques photos, épinglées au dessus du bureau de bois clair et moderne. Je contourne alors le grand lit aux draps aux couleurs des Catapultes pour les voir de plus près. L'une représente mon père avec des amis, j'imagine, alors qu'il devait avoir un peu moins que mon âge. Il y a aussi une photographie de l'équipe de Quidditch de Gryffondor, à l'époque où mon père y jouait. Une troisième représentait Liam et Athena, mes parents durant ce qui était sûrement leur troisième ou quatrième année de cours, revêtant leurs plus belles robes de soirée. Je ne savais pas si c'était un bal officiel ou une fête de promo, mais maman portait la robe bleue que j'ai pu revêtir lors du Bal de Yule. Mais le plus émouvant était le dernier cliché, un portrait de famille tout à fait banal : un couple souriant derrière leurs trois enfants, un blondinet gringalet de 15 ans, une pré-ado rebelle à la queue de cheval dorée et, entre les deux, une petite brunette aux cheveux clairs qui devait avoir 6 ans tout au plus. C'était le cliché le plus récent. Après, plus rien, comme si l'adolescent qui vivait ici s'était arrêté de vivre.

Je comprend enfin réellement ce qu’a du vivre mon père les années suivant ses quinze ans. L’année suivant son départ. Lorsque sa sœur est morte, le temps s’est comme figé sur cet endroit, et Liam Dawson, futur joueur de Quidditch talentueux puis précepteur et enseignant de vol hors pair, est longtemps resté bloqué dans la peau de l’adolescent brisé qu’il était. Lorsque Lily est morte, Liam s’est très longtemps empêché de vivre. Et, à en voir son regard bouleversé, assis sur le lit, je crois qu’il est resté cet adolescent brisé, qu’il l’avait enfoui en lui toutes ces années et qu’il remontait à la surface. Papy pose une main réconfortante et murmure des « Ça va aller, fiston… ça va aller… ». Tata Pauline enlace son frère, très émue elle aussi. Moi, je ne supporte plus de voir mon père, lui qui est si fort, mon pilier lorsque ça ne va pas, souffrir ainsi. Et je m’en veux aussi, terriblement. Pendant qu’il devait prendre une décision douloureuse, celle de rouvrir une plaie déjà fermée, je le haïssais pour quelque chose dont il n’était pas responsable. Mes idées stupides. Alors je me détourne de lui pour commencer le rangement, pour m’occuper l’esprit.

Je m’avance alors vers une armoire à la peinture blanche écaillée qui m’intrigue. Sa porte a été laissée entrouverte, comme si un jeune homme qui l’utilisait souvent avait oublié de la refermer avant de partir et qu’il le retrouvait ainsi en rentrant de l’école, le soir. Sauf que cela faisait quinze ans qu’il n’avait pas remis les pieds dans cette pièce. En poussant le battant, en plus de trouver les vêtements que je pensais y trouver - des jeans et des sweats en majorité, à l’image de mon père -, je tombe sur un sac en toile rempli d’objet le déformant de toute part. Intriguée, j’approche le paquet pour l’ouvrir, tandis que mon père s’exclame dans mon dos :

Non atten-

Trop tard, j’en ai malheureusement déjà vu le contenu… Ma main se porte à ma bouche et mon cœur manque de s’arrêter à la vue de cet amas de bouteilles vides. Des petites bouteilles, des bouteilles de bière obtenues clandestinement par des contacts, ou bien volées minutieusement, une par une, à la cuisine. Un grand nombre de bouteilles vidées, et encore, il ne devait y avoir là que les dernières, car mes grands-parents s’en seraient rendu compte. Un grand nombre de soirées à sombrer dans le néant en voulant noyer son chagrin.

Mon estomac se serre et mes yeux me piquent furieusement. Je suis profondément choquée. Me tournant vers mon père, je le vois qui baisse les yeux, pliant sous le poids du secret qu’il a du garder longtemps et dont il va pouvoir se libérer, du chagrin qu’il n’a pas réussi à étouffer sous l’alcool. Pauline est paralysée, bouche ouverte. La main de papy, toujours sur l’épaule de son fils, tremble follement, je vois une larme couler sur sa joue tandis que j’ai du mal à prendre une respiration, tant l’ambiance et pesante. Sa voix est chevrotante et si pleine d’émotion qu’il a raison de ma contenance.

Liam… Tu… Comment ? Combien de temps ?

Je ne retiens pas mes larmes de couler mais garde le silence. Papa serre étroitement son père dans les bras en soufflant :

Excuse-moi, papa… J’arrivais pas à tenir. J’arrivais pas à m’en sortir… avec son fantôme.

Je me sens vaciller tant l’émotion est forte ici. J’ai toijours été une éponge, absorbant toute la joie, mais aussi tout le mal-être des gens, qui déteignent sur moi. Il faut que je m’assois. Claquant la porte de l’armoire maudite, je retourne vers le lit et m’y laisse tomber mollement. Tata, toujours bouche bée, serre Papa très fort. Papy Rémy m’approche d’eux et caresse les cheveux de son fils.

Tu aurais dû me le dire… Tu aurais dû nous parler au lieu de te murer dans ton silence… On t’a négligé, je m’en veux tellement…

C’est trop lourd. De nouveau, je m’écarte doucement et me lève, jambes flageolantes, puis retourne auprès du bureau. Je préfère regarder la photo de mes parents, jeunes et heureux, avant qu’elle ne disparaisse. Je préfère ça à l’image mentale de mon père adolescent, sale et délaissé par ses propres soins, s’accrochant à sa bouteille de bière assis sur son lit, les yeux dans le vague comme pour y retrouver ceux de sa sœur disparue. Mon propre regard accroche un nouvel objet, au milieu des papiers et parchemins en tout genre ainsi que des emballages vides barres chocolatés accumulés sur le bureau en désordre. C’est un lecteur MP3, relié à des écouteurs. Un système moldu et très vieux pour écouter de la musique. Instinctivement, je sais qu’il faut que je l’allume. Plus de batterie. Les deux hommes continuent de parler en pleurant, il ne faut plus que je les écoute, sinon je m’effondrerai. J’avise une prise, non loin du bureau, où se trouve le bureau. Maman a rétabli le courant en entrant, c’était prévu à l’avance, alors, lorsque je branche l’appareil, il commence à se recharger. C’est le bon chargeur, à croire que papa n’avait que son MP3 à recharger, qu’il se raccrochait à la musique. Et pas n’importe laquelle…

L’écran se rallume tandis que papy et papa ont enfin remarqué que je m’activais. Mais aucun d’eux ne semble m’en empêcher. L’écran se rallume sur un titre, celui auquel je m’attendais : Memories, de Marion 5. Alors, sans hésiter, je démarre la musique, qui se propage doucement dans la pièce :

Here's to the ones that we got
Cheers to the wish you were here, but you're not
'Cause the drinks bring back all the memories
Of everything we've been through


Le refrain continue, mais je suis ailleurs. Je suis avec ce jeune garçon, ce jeune homme aux cheveux blonds qui chantait désespérément cette chanson dans sa chambre, écouteurs vissés à ses oreilles malgré le son à fond et trinquant avec sa douleur. J’aimerais tant le consoler pour qu’il ne souffre plus aujourd’hui… J’aimerais tellement qu’elle ne soit jamais partie…

There's a time that I remember, when I did not know no pain
When I believed in forever, and everything would stay the same
Now my heart feel like December when somebody say your name
'Cause I can't reach out to call you, but I know I will one day, yeah


Je fais tout pour chasser cette image, son visage douloureux de ma tête. Je n’ai pas envie de m’imaginer à ce qui aurait pu se passer si papa n’avait pas rencontré maman, s’ils ne s’étaient pas mariés. Je crois qu’il ne se serait peut-être jamais relevé, et ça me fait mal au cœur. Alors, j’efface sexe visage, celui de l’enfant meurtri et de l’adulte en reconstruction. À la place, un autre apparaît. Je la sens, elle est tout près. Lily.

Everybody hurts sometimes
Everybody hurts someday, ayy-ayy


À ces mots, mon cœur se serre. Oui, tout le monde souffre parfois, j’en ai bien conscience… Sauf que je suis la principale source de ma souffrance à moi, je le sais. Je me suis enfermée entre des murs pour me protéger de quelque chose qui n’avait pas lieu d’être, et maintenant je peine à me libérer. Oh s’ils savaient… Je crois que je suis dans une spirale infernale dont il sera difficile de me sortir. Surtout si les rares personnes qui peuvent m’aider se raccrochent au souvenir d’une autre qui porte mon nom.

But everything gon' be alright
Go and raise a glass and say, ayy


Mais oui, je sais que tout ira bien au final. Le tout, c’est de savoir quand, et de tenir jusqu’à ce que ce moment arrive. En tout cas, je l’attends. Je ne me servirais pas d’alcool pour aller mieux, moi, voir mon père pleurer ainsi dans les bras de papy m’en dissuade aussitôt. Mais je vais quand même limiter par un certain point. Je guérirai par ce que j’aime. La musique, le vol, les animaux, le duel… Je guérirai par ceux que j’aime. Mes amis, ma famille…


Here's to the ones that we got
Cheers to the wish you were here, but you're not
'Cause the drinks bring back all the memories
Of everything we've been through


Peut-être que son souvenir à elle pourra m’aider, ne serait-ce qu’en nous rassemblant tous pour qu’on puisse mieux se reconstruire, tous repartir sur de bonnes bases. Parce que, quitte à se souvenir d’elle, quitte à ce qu’on le fasse de manière à ce que ça nous rende heureux. C’est ce qu’elle aurait voulu, enfin je crois, de ce que je sais d’elle et des clichés où on la voit si souvent sourire…

Toast to the ones here today
Toast to the ones that we lost on the way
'Cause the drinks bring back all the memories
And the memories bring back, memories bring back you


Oh, oui, grâce à tous ces souvenirs, tu es de retour, Lily Dawson, celle qui m m’a donné ton nom ! J’ai beau ne jamais t’avoir connue, ne jamais pouvoir te connaitre, je sais qui tu es. Au fond, je l’ai toujours su. Mamie ne disait-elle pas que je lui faisais penser à toi ? Nous sommes pareilles. Mais, dans ce cas, est-ce que je te connais vraiment ? Parce que je ne sais pas qui je suis. Je l’ai oublié, me suis perdue en route à trop me questionner. Mais je sens que tu es là, dans la pièce, alors que résonnent les notes de cette chanson qui a si souvent rapproché mon père de toi. Es-tu là pour moi ? Es-tu là pour me rappeler qui je suis ?

Doo-doo, doo-doo-doo-doo
Doo-doo-doo-doo, doo-doo-doo-doo
Doo-doo-doo-doo, doo-doo-doo (Ooh, yeah)
Memories bring back, memories bring back you


Je délire.

Je suis carrément en train de parler en pensées avec le fantôme, disparu depuis vingt-et-un ans maintenant, d’une tante enfant que je n’ai jamais connu. Mais au fond de moi subsiste une lueur d’espoir : que ce séjour n’a pas été vain, qu’il me permette au moins de repartir à zéro avec moi-même faute de pouvoir revenir en arrière. Et les notes continuent de se répandre dans la pièce, sans que personne n’ose encore parler, jusqu’au dernier écho.

Yeah, yeah, yeah
Yeah, yeah, yeah, yeah, yeah, no, no
Memories bring back, memories bring back you

5A ~PNJ ~ PR ~ CR ~Marraine ~ #831100 xxxxxxxxxxxx☆ Dragées surprises et couteau suisse à plein temps✮
Ex-rédactrice ~ Joueuse de Quidditch ~ Choriste 🎵xxxxxxxxxxxx✮ Surdouée asymptomatique ☆

24 nov. 2024, 21:00
It bring back all the memories, and the memories bring back you  solo   ++   PNJ 
Mercredi 21 avril 2049, en matinée
Newtonmore, Highlands
Avec Pauline Dawson, Calisto Joy, Liam Dawson, Athena Dawson, Remy Dawson, Lucile Dawson Sr, Lucile Dawson Jr, Anthony Dawson, Thomas Mils, Samuel Mils et Lily Dawson Sr

Reducio
Image Pauline Dawson
Tante du côté paternel
#e63b7a
Reducio
Image Calisto Joy
Grand-mère maternelle
#5c5c5c
Reducio
Image Liam Dawson
Père
#8d8602
Reducio
Image Athena Dawson
Mère
#669d34
Reducio
Image Thomas Mils
Oncle, conjoint de Pauline
#ff4a4a
Reducio
Image Remy Dawson
Grand-père paternel
#ffffe0
Reducio
Image Lucile Dawson Sr
Grand-mère paternelle
#016e8f
Reducio
Image Lucile (Lucy) Dawson Jr
Sœur
#61187c
Reducio
Image Anthony Dawson
Frère
#0006fe
Reducio
Image Samuel Mils
Cousin du côté paternel
#da5100
Reducio
Image Lily Dawson Sr
Tante décédée
#fff2ea
TW : tristesse et deuil, dépression

Je n’ai pas réussi à fermer l’œil de la nuit. J’avais beau être loin de papa cette fois-ci, étant donné que maman et lui avaient emménagé dans sa chambre après une longue et douloureuse hésitation, je n,ai fait que penser à lui. À ce garçon perdu qu’il était, quand Lily avait disparu. Ça m’a serré fort le cœur, dans mon lit superposé au dessus de celui de Lucy. Lorsque j’observais ses paupières fermées en partie masquées sous ses cheveux d’or, si paisible, je l’enviais : elle au moins avait été épargnée. Elle était trop jeune, trop innocente pour porter ce fardeau familial. Moi, je ne le suis pas assez, apparemment. Je suis déjà trop dégradée apparemment, déjà plongée dans l’ombre jusqu’au cou.

Puis, alors que la nuit n’en finissait pas, une image s’est imposée à moi dans le noir, toujours la même depuis le début de ce séjour : Lily. Cette petite fille souriante aux cheveux châtains, aux yeux verts. Cette petite fille qui me ressemble tellement, portant toujours sa belle robe blanche. Peut-être était-ce celle qu’elle portait le jour de son départ, celle qu’elle avait préféré porter plutôt que sa blouse d’hôpital. Cette petite fille solaire dont le visage se faisait, soir après soir, de plus en plus net, de plus en plus… réel. Était-elle vraiment là, dans cette maison ? Parfois, je vois ses lèvres bouger, comme pour me dire quelque chose que je n’arrive pas à entendre.

C’est donc les yeux cernés, les traits tirés et complètement épuisée que j’appuie sur la poignée de la porte, la main tremblante. Sur cette dernière, un affichage fleuri annonce les anciennes occupantes de la chambre en question :

Pauline & Lily


Mon champ de vision s’ouvre sur une pièce un peu plus vaste que les autres, sur deux petits lits parallèles aux draps roses toujours défaits. Là encore, on aurait dit que la vie avait été bloquée à un moment précis, et que les habitants de ces lieux avaient disparus avant d’avoir pu mettre leurs affaires en ordre. Qu’ils avaient fui ce lieu à la moindre occasion. Cette fois, c’est Tata Pauline et Grand-Mère qui m’accompagnent, déjà présent dans la pièce tandis que Tonton, Papa, Papy et Mamie s’occupent de la chambre de mes grands-parents. Je retrouve notre « équipe » de la gare de Kings Cross. Et, surtout, une jeune femme qui retrouve également sa chambre après y avoir vécu avec sa sœur défunte puis l’avoir laissée pendant quinze ans, quand ses parents ont emménagé chez son frère et quand elle a fui pour se réfugier chez son meilleur ami.

Là aussi, on découvre l’antre de deux fillettes, l’une de 7 ans et l’une de 10 ans. Car rien ne laisse penser, en voyant les petits lits d’enfant, qu’une Pauline adolescente a vécu ici. Le seul indice indiquant que le temps était passé, outre la poussière, étaient les grands draps qui recouvraient tout : le mobilier, les murs, les objets entassés par terre… Comme si on avait voulu obstruer tout ce qui pourrait rappeler la petite fille qui, du jour au lendemain, n’était plus. Je commence même à me demander si ma tante était restée ici sans elle, tant le soin qu’on avait pris à couvrir tout ça témoignait d’une douleur intense à la simple vue d’affaires. Peut-être avait-elle déménagé vers la chambre d’amis, car c’était trop dur pour la petite.

Depuis que l’on est à Newtonmore, je découvre mes proches sous un autre angle. Mon père, mes grands-parents, et maintenant ma tante… Je n’avais jamais imaginé ce qu’ils avaient pu ressentir au départ de mon autre tante. Je ne m’étais jamais vraiment penchée sur la question, mais ils ont traversé quelque chose de très dur, de bien plus dur que ce que je traverse moi. En comparaison, je suis extrêmement ridicule. Je me hais pour ce que j’ai fait, pour ce que je suis devenue pour trois fois rien. Je suis horrible d’infliger ça à une famille déjà profondément marquée, qui ne mérite pas de subir ça.

De me subir, moi.

***


Épuisée, je suis assise sur l’un des deux petits lits, le soir, ma sœur à mes côtés. Autour de moi, la chambre balayée par quelques rayons de lune dépassant des rideaux est découverte de ses bâches. J’aperçois désormais clairement la minuscule table entourée de chaises, la petite bibliothèque, le meuble à coiffeuse et la mini-cuisinière en plastique. Sous les lits, je sais que les tiroirs à vêtements sont vides, désormais. Nous avons tout retiré dans l’après-midi. Tenir dans ma main ses chaussons à taille de poupée ou ses minuscules jupes et shorts était très éprouvant. Cela me rappelait que la vie a été extrêmement injuste, trop courte, envers une petite fille qui ne demandait qu’à vivre de manière banale, heureuse avec sa famille.

Soudain, c’est comme si cette seule pensée produisait le miracle, comme si c’était la confirmation qui la poussait à se montrer.
Soudain, pour la première fois et malgré mon hébétude, je la vois.

Aussi inexplicable que ça le soit, Lily Dawson Sr sort du recoin après la bibliothèque. Je cligne plusieurs fois les yeux, plus éblouie par cette apparition insolite que par la lumière fantomatique qu’elle dégage. Ne suis-je pas en train de rêver ? Non, impossible, ça semble si réel… je ressent encore ma fatigue… c’est forcément vrai. Ça doit l’être. Petite, menue, l’enfant de sept ans s’avance timidement dans sa petite robe blanche, ses cheveux châtains clairs rattachés partiellement en arrière en une demi-queue tressée. Je retiens mon souffle tant la vision est saisissante. Tant elle me ressemble, et tant la revoir en ce monde est touchant, ce monde qu’elle a quitté il y a vingt-et-une années.

L… Lily ? je demande, sortant de ma stupeur.

La petite fille, pas très à l’aise, m’offre pourtant un sourire qui me transperce le cœur tout autant qu’il ne m’apaise.

Oui, c’est moi. Et toi aussi, enfin en quelques sortes.

Sa voix fluette et mélodieuse me transporte. J’ai l’impression que son esprit à continué de grandir après sa mort, faisant d’elle la jeune femme de 28 ans qu’elle aurait dû devenir, alors que son apparence est restée celle d’une fillette. Elle me semble à la fois réservée et conviviale, malassurée et apaisante. C’est une sensation étrange mais très agréable qui m’envahit, si bien que je ne veux pas savoir comment cela se fait qu’elle soit là devant moi. Une seule explication me semble possible, ou plutôt supportable : c’est son fantôme, caché depuis une vingtaine d’années entre ces murs, qui m’apparaît pour me guider. Pour me sortir du néant autour de moi. Une larme coule sur ma joue.

Tu… tu es venue pour m’aider, c’est ça ?, je demande d’une voix tremblante.

Lily s’approche de mon lit et s’assoit à mes côtés, tout en continuant de me sourire, de ce sourire si solaire qui manque cruellement à sa famille… Elle passe l’un de ses minuscules bras derrière mon dos, du mieux qu’elle peut bien que je ne sois pas très grande, et ce contact pas vraiment physique me procure de la chaleur.

Je vais essayer, en tout cas. Car, vois-tu, la vie est bien trop courte pour que l’on puisse se la gâcher ainsi, je l’ai moi-même bien compris. Tant que tu le peux, il faut que tu te relèves, pour profiter du moment présent de la meilleure manière qui soit !

Chacun de ses mots me heurtent telles les flèches d’un arc si précis, si juste… Ils brisent mes barrières et font couler mes larmes. Je ploie sous leur poids si lourd de sens et de vérité, me replie et me recroqueville sur moi-même. Elle a raison. Je me suis enfermée toute seule dans un cycle infernal de douleur et de haine dont je peine à me délivrer. Au lieu de me morfondre comme une moins que rien, moi qui ait eu la chance de vivre deux fois la vie courte de Lily, je devrais prendre exemple sur elle et profiter de chaque instant que la vie m’offre à 2000%. Et plus je me dis que je devrais être heureuse, moins je le suis, car plus je me dis que c’est trop tard, et surtout que c’est ma faute.

J-je… je suis désolée, mais… J’vais pas y arriver… Je ne suis plus… moi…

Lily prend mon visage dans ses petites mains pâles me forçant, même si elles ne font que me traverser, à tourner la tête vers son visage enfantin. Je fixe ses yeux verts, qui sont si semblable aux miens, mais si contraires ! Eux inspirent de la joie, tandis que les miens ne sont qu’un gouffre sombre où l’on peut se noyer. Mais ils étaient comme les siens, avant. Avant que je ne devienne l’horreur que je suis aujourd’hui. L’enfant remet une mèche de mes cheveux derrière mon oreille et me répond de sa voix douce et pleine de convictions.

Moi, je ne crois pas que tu aies changé. Enfin, pas de manière alarmante, car tout le monde change. Il n’y a que moi qui suis restée la même, à vous observer à distance. J’ai vu que tu as vécu des choses difficiles et que tu t’es perdue en chemin. Mais il y a deux types de gens égarés : ceux qui continuent dans l’ombre, et ceux qui cherchent à tout prix à rallumer la lumière. Tu peux rallumer ta lumière. En réunissant toute ta volonté, et en t’appuyant sur l’amour de tes proches. Et, si tu ne te retrouves pas, dis-toi que tu n’es plus qu’une page blanche, et deviens celle que tu veux être. Tu veux bien essayer ?

Encore une fois, ses mots si matures pour une petite fille me touchent profondément, et me poussent à réfléchir. C’est vrai que j’ai ma famille et mes amis avec moi. C’est vrai aussi que je peux redevenir celle que je veux, et laisser derrière moi celle que je ne parviens plus à regarder dans un miroir. Il faut juste que je trouve la force. Il faut que je la puise en moi, mais aussi en elle, qui est là pour apaiser mes insomnies. Je hoche la tête en hésitant. Même si je ne suis pas sûre d’y arriver, je veux bien essayer. Peut-être que je parviendrai un jour à sortir de ce trou noir.

Face à ma réponse, Lily esquisse un grand sourire, qui est contagieux malgré moi.

Super ! N’oublie pas que je suis toujours là, avec toi. Et dis à mes parents, à Pauline et à Liam d’arrêter de me pleurer. J’aurais préféré qu’ils se souviennent de moi avec le sourire. Je t’en prie, fait cesser ce deuil qui a n’a que trop duré.

5A ~PNJ ~ PR ~ CR ~Marraine ~ #831100 xxxxxxxxxxxx☆ Dragées surprises et couteau suisse à plein temps✮
Ex-rédactrice ~ Joueuse de Quidditch ~ Choriste 🎵xxxxxxxxxxxx✮ Surdouée asymptomatique ☆

17 nov. 2025, 23:44
It bring back all the memories, and the memories bring back you  solo   ++   PNJ 
Jeudi 22 avril 2049, en début d'après-midi
Newtonmore, Highlands
Avec Pauline Dawson, Calisto Joy, Liam Dawson, Athena Dawson, Remy Dawson, Lucile Dawson Sr, Lucile Dawson Jr, Anthony Dawson, Thomas Mils, Samuel Mils et Lily Dawson Sr

Reducio
Image Pauline Dawson
Tante du côté paternel
#e63b7a
Reducio
Image Calisto Joy
Grand-mère maternelle
#5c5c5c
Reducio
Image Liam Dawson
Père
#8d8602
Reducio
Image Athena Dawson
Mère
#669d34
Reducio
Image Thomas Mils
Oncle, conjoint de Pauline
#ff4a4a
Reducio
Image Remy Dawson
Grand-père paternel
#ffffe0
Reducio
Image Lucile Dawson Sr
Grand-mère paternelle
#016e8f
Reducio
Image Lucile (Lucy) Dawson Jr
Sœur
#61187c
Reducio
Image Anthony Dawson
Frère
#0006fe
Reducio
Image Samuel Mils
Cousin du côté paternel
#da5100
Reducio
Image Lily Dawson Sr
Tante décédée
#fff2ea
TW : tristesse et deuil, dépression, "visions", début anorexie légère (en tout cas d'auto-privation de nourriture)

Le lendemain, quand j'ouvre les yeux, je suis plus désorientée que jamais. Où suis-je ? Pourquoi ai-je l'impression de ne pas avoir dormi de la nuit ? Peu à peu, les souvenirs d'il y a quelques heures me reviennent en mémoire. Lily Dawson est sortie du mur, près de la bibliothèque. Lily Dawson, celle que tout le monde pensait disparue à jamais, que tout le monde pleure encore, se tenait bien devant moi dans la faible lueur nocturne. En réalité, elle n'a jamais quitté cette maison, sur laquelle elle a veillé toutes ces années. Ou plutôt, elle est finalement rentrée de l'hôpital, ce que chacun pensait impossible. Pas de la manière dont ils espéraient, mais le fait est qu'à trop espérer ils n'ont jamais vu son retour.

Prise d'un doute en voyant un fort rayon traverser la raie entre les rideaux plus ou moins fermés, je me redresse lentement sur mon lit. Sur celui de mon sœur, seule sa couette se trouve, en boule là où ses pieds devraient se trouver. Quelle heure est-il pour qu'elle soit déjà debout, elle qui n'a pas beaucoup d'aide à apporter ? En regardant les aiguilles de m'a montré Vif d'Or, je retiens une exclamation surprise. Treize heures, déjà ? Comment se fait-il que j'ai dormi si longtemps ? Le rangement de la veille, ou peut-être ma rencontre avec Lily, m'ont-ils épuisés ? Et, surtout, pourquoi personne ne m'a-t-il donc réveillé ? Ils ont sûrement dû penser que j'étais épuisée en ce moment, qu'ils devaient me laisser dormir et que je devais me ménager. À quoi bon ?

Je saute de mon lit en vitesse et enfile mes vêtements de la veille, qui traînent au sol. Non pas que je sois pressée de reprendre le grand ménage - aujourd'hui, pour cette dernière journée, on est censé s'attaquer au grenier, le plus dur à la fois physiquement que psychologiquement. Ce qui me presse, ce sont les mots de Lily. Car j'ai terriblement envie de leur dire, de leur annoncer qu'elle est toujours là, qu'elle n'est jamais partie ! Et puis, il est temps pour eux tous de mettre un terme à leur deuil beaucoup trop long. Il faut aller de l'avant, désormais, et ne se rappeler que des bons moments passés avec elle.

C'est ce que Lily aurait voulu.
Elle me l'a dit, mais j'en étais déjà convaincue.

***


Je fais rouler doucement la vieille trotinette à moitié rouillée, trouvée empêtrée dans des toiles d'araignée dans un coin de la grande pièce. Elle n'est pas plus grande que ma jambe. C'est mignon... Aujourd'hui, ce n'est pas de la profonde tristesse qui m'envahit à la vue des anciennes affaires de Lily, mais plutôt de la nostalgie, voire un soupçon de joie. Alors que je suis passée à la salle à manger grignoter un petit truc avant de remonter au grenier avec les autres, tous se sont étonnés de mon état d'allégresse, ou en tout cas de nonchalance. Je n'ai fait que hausser les épaules ne sachant pas encore trop comment le leur dire, mais la vérité c'est que c'est grâce à elle.
Désormais, je sais que Lily est heureuse là où elle est, qu'elle veille toujours sur nous.
Et, depuis cette nuit, elle ne sera plus seule.
Et moi non plus.

Mais comment le leur dire ? Comment trouver les mots justes pour qu'ils me croient, et surtout pour ne pas les peiner davantage ? Je les observé depuis mon petit coin, tous occupés à dépoussiérer une vieille console de jeu ou à verser une larme en retrouvant un morceau de papier plié, sûrement un dessin d'enfant. Ils sont déjà à fleur de peau, et le ménage leur prend une énergie folle. Le mieux dans tout ça, et ce qui me dissuade le plus de parler, c'est les liens qui se sont formés, et pour la plupart reformés, grâce à tout ça : Pauline et Calisto, qui continuent de former le duo improbable que j'ai retrouvé à la gare, mes parents qui ont renoué à la fois avec mes frères et sœurs et moi, mais aussi avec leurs parents respectifs... Je n'avais jamais vu une telle cohésion au sein de la famille, et ça me fait vraiment plaisir. Finalement, mon cocon ne s'est pas détruit, au contraire il s'est renforcé.
Et je ne voudrais pour rien au monde gâcher ça.

Mais ce qui me décide, c'est une phrase de mon père, qui tenait à la main un petit micro rose à paillettes, pourtant prononcée bas mais que tout le monde a entendu dans ce silence religieux :

Elle adorait chanter avec ! Elle voulait devenir une pop star... Dommage qu'elle ne puisse pas... Qu'elle ne soit...

Ses mots ne restent alors que des pensées, enfermée dans un passé douloureux. C'est le moment ! Je m'approche doucement de mon père, surprise moi-même par mon aisance (serait-ce elle qui me guide ?). Arrivée à son niveau, je pose une main sur son épaule et saisir délicatement le jouet micro entre ses doigts.

Mais elle est toujours là, papa. Elle l'a toujours été et elle le sera toujours. Arrête de te torturer s'il te plaît...

Ma gorge se serre et mes yeux s'humidifient malgré moi. Ce n'est pas le moment de pleurer... Je pense alors à Lily, et ça me donne la force de continuer, de tenir bon. Pour elle qui le voulait et qui n'en a pas eu l'occasion. Émue, Mamie vient m'éteindre et me dire d'une voix plus chevrotante que jamais, où point davantage son accent français :

Tu as raison ma Lily... Elle est encore là dans nos cœurs. Et, depuis que tu es née... J'ai l'impression qu'elle vit en toi.

Sa remarque me bouleverse instantanément. Moi, comme elle ? Non, ce n'est pas vrai ! Je ne suis pas si gentille, si sage, si douce ! Je l'étais, peut-être, mais désormais c'est fini. Je suis odieuse, immature, impulsive. J'ai tout gâché, alors qu'elle a vu littéralement sa vie la quitter avec une joie qui persistait, avec un courage si fort pour une petite de sept ans... À coup sûr, elle aurait fini à Gryffondor, maison où, Tiffany et Links ont raison, je n'ai absolument pas ma place. Enfin, si elle était une sorcière, chose qu'on ne saura jamais... Attends, mais si ! Une pensée me traverse l'esprit. Si je l'ai vue en fantôme, c'est qu'elle était sorcière, non ? Je DOIS leur dire !

Non, je suis loin d'être comme elle ! Et je disais pas ça pour ça. Lily est réellement ici, dans cette maison ! Je l'ai vu cette nuit, elle m'a parlé et...

Comment ça ?! s'écrie mon père d'une voix empressée, pleine d'une sorte de... D'espoir ? Tu veux dire que son fantôme est ici, d... dans sa chambre ?

De nouveau, je vois le jeune Liam qui tente désespérément de noyer son chagrin dans l'alcool et qui ne réussit qu'à attendre encore et encore son retour à la maison, en vain. Je m'en veux de le mettre d'un coup dans cette état si bien que je commence à douter de ce que j'ai vu.

Je... Je... Je sais pas... Je...

S'il te plaît, 'Ly, arrête de dire des bêtises !

Ces mots me percutent en plein cœur. J'en oublie un instant de respirer. Tous les regards, dont le mien, se tournent vers ma mère. Les yeux grands ouverts en signe d'incompréhension, je la fixe sans pouvoir rien dire. Pourquoi me dit-elle ça ? Ai-je bien entendu ? Les traits d'Athena s'adoucicent et elle tente de se rattraper.

Je suis désolée, ma puce, mais ce n'est pas le moment. Je sais que tu ne vas pas bien, tu as besoin de te réfugier dans ton imagination, c'est normal. Mais comprend bien que dire ce genre de choses, c'est du sérieux. Et ton père n'a pas besoin de ça en ce moment.

Je continue de la regarder, bouche bée. Je comprends aussitôt ce qu'elle pense de moi, ce que MA MÈRE pense de moi.

Tu... Tu me crois folle, c'est ça ?

Pas de réponse, mais je crois lire de la pitié dans son regard. Mes joues sont assaillies par des ruisseaux de larmes. Autour de moi, personne ne parle. Et pire : chaque visage semble refléter celui de maman, et donc celle que je suis devenue à leurs yeux.

Vous me croyez tous folle, en fait !

La réalité de ma situation me semble plus réelle, plus frappante. J'avais raison. Je ne suis plus que l'ombre de moi-même, une pâle copie qui n'a plus toute sa tête, dénuée de raison.
Un dragon qui dors en attendant de se trouver une proie.
Une folle à lier, à faire interner à Sainte-Mangouste.

Non non non ! Je dois me ressaisir. Lily ne voudrait pas que je me laisse abattre, que je continue de m'auto-détruire. Je dois trouver la nouvelle moi, et pour cela je dois tout pardonner à l'actuelle. Mais, pour le moment, celle qui faut que je trouve, c'est ma tante elle-même. Pour moi, comme pour elle.

Venez !

Et, sans regarder qui me suit ou non, je m'élance dans l'étroit escalier du grenier, en direction de la chambre. Des cris tentent de m'en dissuader, et de dissuader Papa, Tata, Mamie et Papy qui ne peuvent s'empêcher de me suivre, d'y croire. Pourvu qu'elle réapparaisse... Je pousse presque avec violence la porte de la chambre des filles, tourne vers l'angle de la bibliothèque... Rien.

L... Lily ? j'appelle, ma voix emplie d'appréhension.

Et si elle ne venait pas, en fin de compte ? Et si je l'avais imaginée, rêvée ? Et si j'étais vraiment folle ?

Il n'y a personne... murmure mon père, d'un ton transpirant la déception.

Mais sii ! j'insiste, en proie à une angoisse soudaine.

Si elle ne vient pas, comment allaient-ils tous réagir ? Les aurais-je encore tous déçus ? Et surtout, est-ce que cela signifierait que son aide était inexistante, que je reste seule contre tous ? Mon cœur tambourine à m'en déchirer la poitrine.

Alleez Lily ! Viens !! S'il te plaît... S'IL TE PLAIT !

Bon maintenant ça suffit ! s'écrie ma mère alors que je m'effondre à genoux et que Mamie me prend dans ses bras.

Mais elle était vraiment... j'implore, sanglotante, mais mon père me coupe fermement.

Non. C'est pas possible, ça, 'Ly. Et tu sais pourquoi ? Parce que Lily est morte, et ce depuis des années ! J'ai été bête de croire qu'elle pouvait revenir... Elle est morte, elle ne peut pas revenir, jamais !

Mes sanglots redoublent lorsque mon père se remet à pleurer et que son propre père tente de le consoler avec des "Courage, mon fils.". Oui, il a raison, Lily est morte. Mais ce n'est pas une personne qui a disparu, mais deux : Lily, la sœur de mon père, et Lily, moi. La vraie moi. Mamie me caresse les cheveux, murmurant à mon oreille, les yeux humides elle aussi :

Je sais que c'est difficile, mon lapin. Mais c'est comme ça. Tu ne l'as jamais connue, mais il va falloir te faire une raison.

Je me dégage sans douceur de ses bras, révoltée.

Vous ne me croyez vraiment pas, en plus ? Si elle ne vient pas, c'est sûrement parce que... c'est le jour ! Ou peut... peut-être qu'il y a trop de monde, que... qu'elle est timide ou...

Maman pousse un soupir triste, ce qui m'énerve encore plus.

Lily... Tu aurais peut-être dû rester au lit. Peut-être que tu as de la fièvr...

NON ! j'explose. Arrêtez tous de me prendre pour une tarée ou une dépressive, je vais TRÈS BIEN !

Je halète un moment, les poings serrés, puis me tourne vivement vers ma mère.

Et toi, arrête de me faire croire que tu aimes Papa, alors que tu as passé huit mois à l'ignorer et à le DÉTESTER !

Et, sans attendre la.moindre réaction, je quitte la pièce en claquant la porte.

***


'Ly, trésor... Je savais que je pourrais te trouver là, excuse moi d'accord ?

En pleine contemplation du ciel, je baisse mon regard vers la balançoire d'à côté, où mon père s'assoit. Je n'ai plus envie de me fâcher contre lui, ni contre n'importe qui. Après une bonne crise d'angoisse, je me sans vidée.

Comment tu savais ?

Il hausse les épaules.

Une intuition. On est pareils tous les deux, alors je me suis dit que tu aimes être en plein air pour réfléchir et redescendre, je me trompe ?

J'esquisse un léger sourire malgré moi, qu'il interprète comme une réponse.

Eh puis... J'allais souvent dans ce parc, petit. Mamie veut garder la maison, alors vous pourrez y retourner autant de fois que vous voulez , Lucy, Antho et toi. Un peu comme Pauline, moi et... Lily.

Il soupire, et je n'ai même pas le temps de me réjouir du fait que la maison ne sera pas vendue. Papa me fixe droit dans les yeux et murmure :

Ta grand-mère a raison, tu sais. Tu lui ressemble énormément.

Mon cœur se serre. Venant de mon père, ces mots sont d'autant plus touchant. Ils ont plus de valeur, aussi. Peut-être est-ce vrai ?

Mais moi aussi, j'ai raison.

Chuis désolée que ça t'attriste mais... C'est vrai tu sais. Je l'ai vraiment vue pendant la nuit. Elle m'a demandé de te dire de... d'arrêter de la pleurer trop longtemps... Mais peut-être que j'ai rêvé...

Je baisse le regard, mais le relève aussitôt quand mon père passe son bras autour de mes épaules.

Je te crois. me dit-il. Je te crois parce que c'est ce qu'elle dirait, et nous avons tous besoin de suivre sa volonté...

Je le serre très fort contre moi.

Mais, que ce soit un rêve ou non, promet moi d'aller voir la psychomage à la entrée. Pas parce que t'es folle, loin de là ! Mais parce que, et je le sais trop bien, c'est très mauvais de rester enfermé dans le passé...

J'hésite un instant, prête à m'offusquer de nouveau puis, face à son regard bleu rempli d'inquiétude, je finis par céder et hocher la tête.

Je t'aime, papa...

Il me serre encore plus fort, et nous regardons la lune. Dans son halo de lumière, je crois voir une silhouette frêle vêtue d'une robe blanche.

Et, mais je n'en suis pas sûre, il me semble que mon père la voit aussi.

Un bref instant...

2399 mots
Mots italiques dits en français.

5A ~PNJ ~ PR ~ CR ~Marraine ~ #831100 xxxxxxxxxxxx☆ Dragées surprises et couteau suisse à plein temps✮
Ex-rédactrice ~ Joueuse de Quidditch ~ Choriste 🎵xxxxxxxxxxxx✮ Surdouée asymptomatique ☆

17 nov. 2025, 23:46
It bring back all the memories, and the memories bring back you  solo   ++   PNJ 
Fin

5A ~PNJ ~ PR ~ CR ~Marraine ~ #831100 xxxxxxxxxxxx☆ Dragées surprises et couteau suisse à plein temps✮
Ex-rédactrice ~ Joueuse de Quidditch ~ Choriste 🎵xxxxxxxxxxxx✮ Surdouée asymptomatique ☆