28 sept. 2024, 16:55
Soutien scolaire et psychologique  Terminé 
Mardi 14 septembre 2049
Troisième année — 17h
@Maxine Tremblay


Voilà deux jours que je suis rentré de ma semaine gratuite. Deux jours que l’on me regarde avec l’étiquette de l’élève viré. Deux jours que certains chuchotent lorsqu’ils me croisent dans les couloirs. Je n’ai pas la peste, va falloir se calmer ! Si c’est la salle des trophées qui les intéresse, je les emmène quand ils veulent. Je suis sûr que Lyam serait partant. Malgré toutes leurs messes basses, je sers les dents et me passe de tout commentaire. Ce n’est clairement pas le moment, d’autant plus que j’ai rendez-vous. Et même si Tremblay peut être drôle, étonnamment, je n’ai pas envie de tester sa patience. Du moins, pas aujourd’hui.

Je repense à sa convocation. Je sais que je dois rattraper mon retard en vol, mais on parle d’un retard de trois ans, tout de même. D’ailleurs, est-ce qu’elle est là pour que je sache me tenir sur un balai ou va-t-elle me reparler de l’événement en salle des trophées ? Ou de son super filet ? Est-ce qu’elle est au courant pour le camp à Belfast ? Comment me voit-elle d’ailleurs ? Va-t-elle soupirer en me voyant arriver ? Part-elle défaitiste ?

Me voilà sur le terrain, dix minutes avant l’heure de rendez-vous. Je retire les mains de mes poches et m’approche du premier balai que je trouve par terre. Je tends le bras gauche au-dessus de celui-ci et avec fermeté lui ordonne :

— Debout !

Le manche vient se placer aussitôt dans le creux de ma main. Au moins une chose que je n’ai pas perdue.
Dernière modification par Lukas Sharp le 10 août 2025, 15:17, modifié 1 fois.

Fiche PR - 4e année RP

27 oct. 2024, 16:09
Soutien scolaire et psychologique  Terminé 
Après le coup de filet près de la salle des Trophées, les routes de Maxine et du troisième année qu'elle s'apprêtait à rencontrer pour faire un point sur la cause de ses difficultés dans sa matière ne s'étaient plus vraiment croisé. Plus jusqu'à la veille où il était tout de même venu en cours. Sharp semblait y avoir été égal à lui même, le corps présent et l'esprit... elle ne savait pas.

Après le cours avec les deuxième année, alors qu'habituellement elle pouvait très bien choisir de quitter son bureau pour travailler dans un autre lieu - chez les Gryffondor ou bien en salle des professeurs - voir de vaquer à des occupations personnelles, là elle n'en fit rien. Elle profita de la pause intercours pour se faire couler un café et le boire tout relisant les notes du dossier du Poufsouffle. Lukas Sharp était un élève aux résultats qui semblaient avoir plongés à partir de janvier, tout le corps professoral semblait unanime il avait des capacités réelles mais... ne les exploitaient pas.

Elle referma le dit dossier. Il ne lui apprenait finalement pas grand chose, si ce n'était peut-être qu'il lui révélait des dires plus ou moins directs de Dominic. Il s'était passé quelque chose en lien avec lui. Mais quoi? Elle n'en avait aucune idée. Un coup d'oeil à sa montre la fit réagir. Elle avait rendez-vous dans dix minutes avec l'adolescent. Un comparse à ce dernier jeté par la fenêtre lui appris qu'il était déjà là, en train de se préparer. Elle pencha la tête, l'observant moins d'une minute... Probablement pas aussi désintéressé que ce qu'il voulait bien faire croire. Elle sourit, pris son propre balais et descendit à sa rencontre.

Elle mit moins d'une minute à arriver. On dévalait les escaliers bien plus vite qu'on ne les grimpait. Aussi put elle lui dire, sans essoufflement - remercions les exercices par delà les années -, "
Bonjour." Une salutation banales, accueillante, comme elle le faisait à chaque début de cours, comme elle le faisait avec tous les élèves. Oui, celui-ci affirmait une opposition plus franche, mais elle ne comptait pas s'avouer vaincue dans l'idée de lui faire rattraper le niveau avant même d'avoir commencé. Et puis elle se disait pas plus tard qu'une minute plus tôt qu'il semblait volontaire. "Que ressentez vous quand vous avez ce balai dans la main?" Elle aurait pu faire un laïus sur tout un tas de choses, mais ce n'était pas son but. Pas aujourd'hui. Si le garçon en manifestait la volonté elle le ferait volontiers, mais ça devait venir de lui.


INKTOBER 2024 - JOUR 27 - ROAD

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2 nov. 2024, 19:16
Soutien scolaire et psychologique  Terminé 
La main encore posée contre mon balai, j’observe ce contact qui ne m’a jamais vraiment intéressé. Je caresse le bois du manche avec mon pouce et me demande soudainement ce que je fais là. Là, sur ce terrain, de retour d’une exclusion, alors qu’il y a une minute, je me cherchais l’âme d’un battant. Tout est si fragile.

Son bonjour me fait relever la tête. Je scrute son visage, ses expressions, ses pensées, je cherche instinctivement ses faiblesses, les choses sur lesquelles je pourrais rebondir, l’attaquer, la désarmer, avant qu’elle ne le fasse, elle. Je ne l’ai pas entendue arriver et cela me questionne : est-elle venue en volant ou est-elle discrète ? Je catégorise chaque professeur de ce chateau sur ce qu’ils ont de différent ou de commun à Valerion, et c’est un premier point que je relève : Tremblay ne fait pas claquer de talons au sol, son entrée ne se fait pas remarquer, son bonjour n’est pas hautain, il est banal. Alors en fixant son regard qui vient de se baisser sur ma main et son balai, je m’interroge à nouveau : est-ce que c’est une entrée discrète et un bonjour banal que je veux désormais dans mon quotidien ? Est-ce que ce bonjour saura effacer celui qui résonne encore dans les couloirs de ce château ? Est-ce le bruit ou le silence que je recherche ?

Sa question me surprend mais me fait sourire intérieurement. Je ne laisse rien paraître, mais je dois me l’avouer : ne pas recevoir un énième commentaire sur mon comportement détend mes épaules crispées. Je ne sais toutefois pas comment répondre à sa question. Est-ce que je dois lui dire que son balai représente ce que ma mère adule et ce que mon père déteste ? Est-ce que je dois lui dire que voler sur un balai signifie perdre tout contrôle ? Que contrairement au sol, il n’y a rien de stable ? Dois-je lui répondre que si je monte dessus, je suis à la merci de n’importe qui ?

Je hausse les épaules, tends le balai vers elle, le bras gauche bien tendu et réponds :

Rien.

Mes yeux fixent les siens, à la recherche de l’agacement, du soupire, de la tension et de l’abandon. Je teste la colère de chacun, car elle se loge partout. Il suffit juste de savoir où chercher.

Fiche PR - 4e année RP

24 nov. 2024, 22:46
Soutien scolaire et psychologique  Terminé 
Maxine releva bien rapidement les yeux du balai vers le visage du garçon. Celui-ci ne laissait pas grand chose transparaître. Et, tout en restant silencieux, il ne semblait pas pour autant inactif. Il devait se passer quelque chose sous cette chevelure foncée, mais la québécoise serait bien en peine de dire quoi. Mais pas pressée pour deux sous, elle le laissa prendre son temps jusqu'à le voir hausser les épaules tout en tendant l'objet volant. Il voulait probablement le lui donner mais elle ne s'en saisit pas tout de suite. Elle voulait d'abord lui laisser l'opportunité d'en dire plus, ne serait-ce que de lui demander de le délester de ce poids.

- "
Ah oui?" Finit-elle par questionner d'un ton sincèrement curieux avant de poser son propre balais à ses pieds. Peut-être que le garçon aurait ajouté quelque chose. Ou pas. Ce n'était pas vraiment important. Ce qui l'était plus, c'était qu'ils progressent tous les deux. "Si vous le posiez à côté du mien, ne serait-ce pas plus confortable?" Une question qui avait une allure de proposition. Parce qu'à rester dans cette position, il allait finir par avoir les muscles du bras douloureux.

Elle le laissa faire son choix puis, lui demanda. "
Si vous me donniez un objectif à atteindre en lien avec les cours de vol, lequel serait-il?" Rien à voir avec la première question, elle en avait conscience. Mais si elle n'avait pas fait une école pour apprendre en tant que tel à enseigner, elle avait son expérience d'élève et d'entraineuse. Et si elle ne devait retenir qu'une chose, c'était que sans objectif pris par la personne qui devait avancer, autant mouliner la baguette dans le vide en espérant tomber sur la gestuelle qui fonctionne.

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16 janv. 2025, 18:39
Soutien scolaire et psychologique  Terminé 
Mes sourcils se lèvent — contre mon gré — lorsqu’à ma grande surprise, elle ne se saisit pas tout de suite du balai. Au contraire, elle m’interroge. En deux mots, je perçois l’intérêt et je ne peux pourtant rien ajouter. En deux mots, c’est comme si je décidais enfin de l’écouter à mon tour. J’ai été habitué à la répartie de la directrice des Serpentard, à sa violence masquée, je l’ai cherchée chez tout le monde, et aujourd’hui, c’est une répartie différente à laquelle je sens me soumettre.

À sa première question, mes sourcils se détendent, et — étonnamment — je m’exécute. Je me baisse et pose ce balai à côté du sien, en prenant une grande inspiration, comme si celle-ci me donnait l’espoir que j’étais encore celui qui avais le contrôle. À vrai dire, si je peux déjà être honnête avec moi-même, je suis lassé d’avoir le contrôle et de le chercher dans toutes les situations, mais il me protège ; si je contrôle, personne ne peut me rejeter, me blesser.

À la deuxième, l’insolence en moi veut reprendre le dessus. C’est un automatisme, la question vient beaucoup trop puiser dans ce que je ne sais pas, dans ce que je ne contrôle pas. Je pourrais lui répondre que je n’en ai aucun, que je n’en ai jamais eu et que si je n’avais pas pour ambition de devenir créateur de baguette magique, je n’aurais pas choisi la filière Pratique et Ouverture ; j’aurais tout fait pour éviter le vol, mais la réalité est bien différente.

Je prends une nouvelle inspiration et fixe le balai posé à terre plus tôt. Les mots, je ne les ai pas. Je ne saurais lui donner un objectif qui répondrait parfaitement à sa question. Pourtant, quelque chose en moi crie de lui montrer la colère qu’il y a en moi, de lui faire comprendre que c’est ce qui m’anime, ce qui me rend meilleur.

— Et si je vous le montrais ?

Sans attendre sa réponse — bien qu’un peu tout de même — je récupère le balai, marche et l’enfourche. Je connais le placement, il m’a été souvent répété. Je fixe le terrain face à moi. Il y a suffisamment de mètres devant moi pour ne pas me prendre un mur. Du moins pas tout de suite. Je regarde en arrière, sans savoir pourquoi, la cherche du regard pour m’assurer qu’elle ne soit pas déjà partie et reviens à mon objectif. Foncer. Foncer suffisamment loin pour oublier. Foncer suffisamment loin pour ressentir autre chose. D’un coup de pied ferme, je décolle et fonce droit devant moi. Est-ce que c’est ça mon objectif ? Maîtriser la vitesse ? Maîtriser l’adrénaline ? Les émotions ? La colère ? Tout se mélange, tous mes besoins, toutes mes attentes. Je voudrais qu’elle traduise ce que je ne sais pas traduire, qu’elle me traite d’inconscient, qu’elle me laisse me prendre ce mur, qu’elle me retienne, qu’elle fasse quelque chose. N’importe quoi. Je ferme les yeux.

Tu peux lancer un dé pour déterminer sa vitesse, sa potentielle chute ou non. Je te laisse décider :)

Fiche PR - 4e année RP

6 mars 2025, 15:51
Soutien scolaire et psychologique  Terminé 
Elle ne pouvait pas prétendre savoir ce qui se passait sous la chevelure brune du troisième année en revanche, elle voyait bien que leur échange ne le laissait pas indifférent. L'adolescent ne disait rien avec les mots, en revanche, son corps et son visage parlaient. Maxine n'était pas forcément douée pour comprendre cette manière de s'exprimer, elle ressentait toutefois une forme de tension qu'elle espérait réussir à contenir et apprivoiser pour qu'il ressorte quelque chose de constructif de cette leçon avec le Poufsouffle, une leçon qui allait probablement en apprendre autant au jeune qu'à l'adulte, et ça, bien au delà de la matière que cette dernière enseignait.

- "
D'accord, montrez moi." Eut tout juste le temps de répondre la canadienne. En effet, à peine le premier mot prononcé que Lukas faisait en sorte de se retrouver dans les airs. Tout au long de sa courte préparation, elle ne l'avait pas lâché du regard, captant un furtif éclat vert qui vint en sa direction. Puis il décolla, à toute allure. La châtain sentit l'adrénaline la saisir et, sans le quitter des yeux de peur que tout aille bien trop vite, elle prit son propre balai en main. Il ne lui fallait pas plus de quelques secondes pour se retrouver elle aussi loin du plancher des veaudelunes, et guère plus pour se retrouver à hauteur du jeune dont elle remarqua bien vite les yeux clos.

Sans le toucher pour le moment, ni lui ni son balai - il n'y avait aucun obstacle en vue -, Maxine n'en était pour autant pas moins prête à prendre les rênes. Quitte à monter derrière lui si l'urgence s'en faisait sentir. Elle saurait se débrouiller. "
Lukas? Je ne sais pas ce que vous avez besoin de lâcher, mais criez. Je m'occupe du reste. Vous vous criez pour vous libérez et on verra après." Elle espérait qu'il ouvre les yeux, captez son regard, même si ses propres prunelles faisaient des allers et retours entre lui et ce qui pouvait se trouver autour d'eux, prête... A quoi? A tout et rien à la fois, juste à ce que le gamin aille mieux et qu'ils puissent regagner le sol pour tenter de communiquer efficacement.


Je ne sais pas où ils vont, mais ils y vont!

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23 mars 2025, 12:25
Soutien scolaire et psychologique  Terminé 
Elle m’a suivi. S’il y a une seule chose que je retiens, c’est qu’elle a pris son balai et qu’elle m’a suivi. Au son de sa voix, je suis obligé d’ouvrir les yeux. Alors je la vois, penchée sur son balai, me fixant puis faisant quelques allers-retours entre ce qui nous fait face et moi, et je ne la quitte pas des yeux. Est-ce que sa main est posée sur sa poche pour sortir sa baguette au cas où je dégénérerais ? Est-ce qu’elle aussi a déjà sauté sur des conclusions hâtives ? Au moins, la baguette n’a pas été son premier réflexe et quelque chose en moi, infime pourtant, s’adoucit.

Crier ?! Sa remarque m’étonne tellement qu’elle me déstabilise un instant et me fait ralentir. Pourquoi diable est-ce que je crierais ? Je regarde devant moi et réfléchis aussi vite que mon balai me le permet. Je ne sais pas crier. Je ne veux pas crier. Je peux lui crier dessus, mais je doute qu’elle apprécie. Je ne peux pas crier dans le vide. Je ne peux que montrer ma colère et toute l’injustice des adultes de ce château par des sorts jetés, et aujourd’hui, en fonçant sur un balai. Je n’ai rien à crier ! Et puis qu’est-ce que je pourrais crier ?

Alors je la fixe, les mâchoires crispées et serre d’un coup sur mon balai pour virer à gauche. Je regarde derrière moi, sans m’assurer de ce qu’il y a en face de moi et crie, comme demandé. Sur elle, comme non demandé.

— Vous voulez un objectif ?! J’en sais rien ! J’en ai pas !

Je reprends ma course et évite l’arbre de justesse dans un virage à droite étonnamment maitrisé. Je la cherche du regard. Sans savoir pourquoi, j’ai envie qu’elle m’arrête, qu’elle mette fin à ma course, qu’elle lance un sort, n’importe lequel, quelque chose qui calmera ce qu’il m’est impossible de calmer autrement que par de la magie. Alors j’accélère en la regardant. Je ne sais pas ce qui doit se refléter dans mes yeux à cet instant : du défi ? De la tristesse ? De la colère ? Les trois ?

Si Priddy lance des Ventus pour calmer sa colère, pourquoi est-ce qu’aucune accélération ne semble calmer la mienne ? Pourquoi est-ce qu’il me parait évident que la seule manière de calmer ma colère est de calmer ma magie ? De recevoir des sortilèges pour réduire tout trop plein d’énergie ?

Fiche PR - 4e année RP

13 avr. 2025, 00:02
Soutien scolaire et psychologique  Terminé 
Lukas sembla sensible à sa proposition de crier pour évacuer. Était-ce parce qu'il était surpris ou parce qu'il percevait là où elle voulait en venir, elle n'avait pas vraiment le loisir de prendre le temps de se poser la question. Pas à cette vitesse et à cette distance du sol. Même s'il avait ralenti - et donc elle aussi - et qu'il la regardait fixement avant de faire une embardée qu'elle n'avait pas anticipée. La main qu'elle avait posé sur sa poche retrouva le manche de son balai. Si elle devait agir, c'était avec cet outil qu'elle s'en sortirait le mieux. Cet outil et ses yeux, pour évaluer l'environnement.

Et d'un coup, le gamin cria, dans sa direction. Peut importe d'ailleurs qu'il crie sur elle. Elle eut un léger mouvement de recul face à la force de ce qu'il avait mis dans son cri mais elle l'avait bien vite contré, gardant le contact visuel et surtout, faisant en sorte que la distance entre eux reste gérable pour elle. Surtout qu'il réaccélérait avec force. Maxine fit de même et, à partir de là, laissa l'instinct agir plutôt que sa réflexion. Il fallait qu'elle reconnecte avec le Poufsouffle, pour qu'il redescende en pression.

Pour cela, elle comptait sur ses capacités en vol. Car maintenant qu'elle s'était placée comme elle avait pu à ses côtés il fallait qu'elle le fasse ralentir, par la force. Elle détestait l'idée pourtant. Mais elle ne voyait pas d'autre option. Enfin si, une. Mais utiliser la magie sur quelqu'un était trop violent, vraiment trop, sans parler de où ils étaient. Alors sans rien dire, la châtain tendit une main pour la poser en avant de celles du brun et imposa le freinage à son balai, et au sien. Autant dire que la manœuvre d'urgence avait secoué. Pas au point de les désarçonner, mais de quoi faire monter l'adrénaline et accélérer le rythme cardiaque. "
Je suis désolée," commença-t-elle par lui dire très sincèrement, "je sais que j'ai fais quelque chose de particulièrement soudain et violent. Mais vous vous mettiez en danger, je devais vous arrêter." Continua-t-elle en reprenant son souffle mais en ne le quittant pas des yeux. Elle avait toujours une main sur son balai, mais une main qui desserra sa prise, plus relâchée.

- "
Vous ne le savez peut-être pas, mais je pense que vous avez un objectif. Lequel je n'en sais rien. Mais peut-être qu'on peut chercher à le découvrir tous les deux." Lui dit-elle ensuite, avant qu'il ne tente de s'échapper d'une manière ou d'une autre. Il sentirait sa sincérité dans sa voix, surtout que... "Et je pense que l'exercice physique peut nous y aider, surtout que vous avez de bons réflexes." Un sourire s'invita, il était loin d'être ce qu'il avait montré en cours de vol. Il n'était peut-être pas un prodige du balais, mais il n'était pas nul non plus, encore moins un cas désespéré, ça n'existait pas ça.

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13 avr. 2025, 07:46
Soutien scolaire et psychologique  Terminé 
Dans mon accélération, je l’observe, je guette, je retiens tout ce qu’elle fait. Le moindre geste, le moindre regard dans ma direction est observé, parce que j’en ai besoin. Et parce que je n’ai qu’un modèle, j’attends l’arrêt brutal. J’attends que ses yeux se haussent plus que nous, j’attends qu’elle ralentisse, m’ignore et s’en aille. J’attends qu’elle me lâche un regard condescendant et qu’elle ajoute avec dédain que si je n’ai rien de plus intéressant à faire, je peux continuer à rester sur mon balai, seul. Seul, jusqu’à ce qu’elle m’attire à nouveau vers elle. J’attends toutes ces choses et pourtant c’est sa main que je vois se poser sur mon balai. Pas sur moi non plus, mais sur mon balai.

Le pire, ce fut l’excuse.

Pas l’arrêt d’urgence. Pas l’adrénaline et le rythme cardiaque qui s’était accéléré. L’excuse. Sincère, qui plus est. Même sa justification me fait davantage froncer les sourcils que cet arrêt soudain. Je sens que sa main est encore posée sur mon balai, mais ce sont ses yeux que je regarde. Où est la colère ? Le mépris ? L’agacement ? Pourquoi est-ce qu’il n’y a rien de tout cela dans son regard ? Je cherche, mais c’est du calme que j’y vois. Du calme, de la patience et rien de ce que j’ai pourtant l’habitude de voir. Alors lorsque ses mots excusent son geste violent, je suis encore plus surpris. Ca, c’est ce qu’elle appelle violent ? Mais où est l’illusion mentale ? Où sont les cordes qui se resserreront à chaque fois que j’essaierai de me débattre ? Je sens que mon rythme cardiaque ne s’accélère pas à cause du freinage d’urgence.

Sa main se relâche et je baisse enfin les yeux dessus. Sa main se relâche et je me demande si elle se reposera un jour.

Toujours silencieux, le regard encore interrogateur, je l’entends m’offrir son aide. Après tout ce que je viens de faire, c’est son aide qu’elle me propose ? Pas de sanction, pas de retrait de points aux sabliers, pas de colère, mais de l’aide, et un compliment sur mes réflexes.

Son sourire est sûrement la touche finale de ce moment insensé. Il n’y a rien qui va dans cet échange. Rien de mes habitudes ne sont retrouvées. Rien et pourtant, lorsque je prends la parole, mon habitude ne revient pas non plus.

— Merci..

D’une voix presque inaudible, d’un ton plus doux qu’il ne l’a jamais été, je ne sais pas ce que je remercie. Le compliment ou tout ce qu’il y a eu avant ?

Et puis, je lève enfin mon regard vers elle. J’ai envie — besoin ? — qu’elle continue de parler. Alors pour la relancer, pour m’offrir du temps pour calmer mes émotions, je rebondis sur n’importe quoi. Ca n’a aucun intérêt, puisque tout ce que je veux c’est qu’elle parle, là, dans les airs, sans personne autour.

— De l’exercice ?

Fiche PR - 4e année RP

9 mai 2025, 15:27
Soutien scolaire et psychologique  Terminé 
Elle ne savait pas de quoi Lukas le remerciait; de lui avoir évité un mur, de s'être excusé, de ce qu'elle lui proposait ou simplement de la reconnaissance de ses capacités. Tout ça, juste une partie... En avait-il seulement conscience? C'était impossible à dire et quelque part, Maxine ne ressentait pas le besoin d'avoir la réponse, notamment parce qu'elle était concentrée sur autre chose, le regard que lui lançait l'élève mais aussi son interrogation.

Elle acquiesça. "
Oui, de l'exercice. On apprend beaucoup de choses sur soi lorsqu'on se dépense, qu'on cherche ses limites physiques, pas uniquement à maîtriser son balai." Expliqua-t-elle. "Peu importe le sport en réalité, ça pourrait vous aider à mieux vous comprendre, voir vos qualités et vos défauts et peut-être trouver des débuts de réponse." Poursuivit-elle en sentant peu à peu son cœur et sa respiration reprendre un rythme plus habituel. C'était qu'ils avaient sacrément accéléré quand elle avait compris qu'elle devait agir.

Sentant l'adrénaline redescendre, elle prit le temps de deux grandes inspirations et expiration, sa poitrine accompagnant son ventre dans les mouvements respiratoires. Seulement après elle se sentit capable de poursuivre. "
Vous en dites quoi?" Demanda-t-elle avant de donner quelques détails. "De voir à rattraper votre retard en vol avec moi et de vous découvrir vous même?" Elle n'exigeait même pas qu'il lui dise ce qu'il comprendrait sur lui, elle n'en aurait pas besoin. Et puis probablement qu'elle le verrait venir tout simplement.

Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.