17 nov. 2024, 20:56
 Halloween  La poupée  31.10.49   TW effrayant   J.C   E.R   M.S   C.N 
Le fredonnement inquiétant s’arrêta brusquement, et un frisson glacial parcourut Marilya de la tête aux pieds. L’air semblait encore plus lourd autour d’elles, comme si quelque chose d’invisible retenait son souffle. Le cœur battant à tout rompre, elle ne put s’empêcher de sursauter lorsque Constance leva soudainement la tête et parla, sa voix étrange résonnant dans la cour vide.

Par pur réflexe, Marilya attrapa sa baguette, la tenant fermement à deux mains devant elle. Elle tenta de se souvenir des sorts qu’elle connaissait, mais à cet instant, tout lui semblait flou. Ses mains tremblaient légèrement, mais elle serra les dents pour garder contenance. Lorsque le regard de Constance se posa sur Estelle, un mélange d’instinct protecteur et de panique s’empara d’elle. Elle se glissa légèrement devant son amie, la plaçant partiellement derrière elle, tout en reculant prudemment d’un pas.

« On devrait partir, » murmura-t-elle, sa voix tremblante mais résolue.

Le silence pesant fut interrompu par l’arrivée soudaine de Juliet. Marilya sentit son cœur s’emballer encore davantage. Que faisait-elle là ? C’était dangereux ! Elle fit un signe rapide à Juliet tout en chuchotant précipitamment :

« Juliet, pars d’ici ! C’est dangereux de rester, vraiment ! »

Mais Juliet, visiblement curieuse et intriguée par la scène, semblait ne pas comprendre la gravité de la situation.

Marilya jeta un coup d’œil rapide à Constance. Son comportement étrange la troublait profondément. Était-elle vraiment sous l’effet d’une malédiction ? Et si oui, comment pouvait-elle l’aider ? Elle balaya les environs du regard, cherchant désespérément une solution. Un professeur ? Une idée ? Elle ne pouvait pas abandonner Constance à cet état, mais elle devait aussi protéger Estelle et Juliet.

« Peut-être… Peut-être qu’un contre-sort pourrait marcher ? » pensa-t-elle à voix basse, mais l’idée de risquer d’aggraver la situation la paralysait. En attendant, elle serra plus fermement sa baguette, bien décidée à ne pas laisser la situation dégénérer davantage.

Dont panique, elle ne va pas lancer de sort ;)

12 ans ~ 2ème année d'étude ~ Fiche PR
Dialogue = #7d1f6d ~ PNJ's = #a47765 ~ Sort = #f4d7ef

21 nov. 2024, 20:03
 Halloween  La poupée  31.10.49   TW effrayant   J.C   E.R   M.S   C.N 
Estelle sentit son cœur s’emballer tandis que le comportement de Constance devenait de plus en plus inquiétant. Ses gestes précis et ce sourire glaçant renforçaient l’idée d’une véritable malédiction qui semblait de plus en plus plausible à ses yeux de jeune sorcière de 12 ans. Elle chercha instinctivement le regard de Marilya, espérant y trouver un semblant de courage.

Lorsque Juliet fit irruption, son arrivée soudaine apporta un mélange de soulagement et d’appréhension. Mais face à son attitude insouciante, Estelle se tourna vers elle, son ton teinté d’urgence :

- Juliet ! lança-t-elle à voix basse, mais avec une urgence palpable. Tu ne comprends pas ! Je suis sûre qu’il se passe quelle chose de grave avec Constance… Elle… elle est sous une malédiction !

Sa voix tremblait légèrement, et ses doigts crispés autour de sa baguette révélaient son anxiété croissante. Tout cela était trop pour elle : les regards fixes, les paroles lentes et énigmatiques, et cette impression qu’elles étaient piégées dans un cauchemar. Estelle se tourna rapidement vers Marilya, sa voix à peine audible :

- Si… si c’est vraiment une malédiction, on ne peut pas partir comme ça ! Elle a besoin de nous, non ? Il doit bien y avoir quelque chose qu’on peut faire… Peut-être que tu as raison, lançons-lui un contre-sort.

Mais comment aider ? Elle n’était qu’en deuxième année, et ses connaissances en magie étaient limitées. Elle tenta de se rappeler les leçons de sortilèges et de défense contre les forces du mal, mais rien ne lui semblait suffisant. Pourtant, elle ne pouvait pas rester là à ne rien faire. Ainsi, elle leva sa baguette avec l’idée de lancer le seul sort qui lui venait en tête : « Mucus ad nauseam ».

Mais, au moment de lancer le sort, elle se retient, car elle se dit que si elle le ratait, elle allait sans doute énerver la poupée qui allait les attaquer.

13 ans - 3ème année RP - couleur RP =#a96800

-

26 nov. 2024, 19:58
 Halloween  La poupée  31.10.49   TW effrayant   J.C   E.R   M.S   C.N 
Elle s'attendait à plusieurs scénarii : que l'une d'elle part en courant, qu'une des deux fond en larmes, que les deux la supplie d'arrêter sa blague, que l'une se fâche en mode "rooh c'est bon on a compris, c'est plus drôle hein" ou bien carrément que l'une d'elle décide de rentrer un peu dans son jeu - cela mettant à rude épreuve son apparent calme olympien... Mais ce dont la châtaine ne s'attendait pas - un peu naïvement à moins que l'on attribue cela à ses réflexes de née-moldue ? - c'était que l'une des deux brandisse sa baguette !

C'est le fait que Marilya la tiennent à deux mains qui la rassure : la jeune fille tente désespérément de se montrer courageuse. Oui... bon, on joue pas avec la magie et encore moins avec un catalyseur ! Range-moi donc ça !
Deux choix s'offraient désormais à Constance : arrêter de suite son prank ou bien... voir jusqu'où cela pouvait aller. Mais ce serait complètement insensé, n'est ce pas ? Tenter le diable comme cela, il fallait être givrée...
Oui, mais on est à Halloween. Si j'me défile maintenant...
Son regard descend lentement sur la baguette tremblante. Est ce que Marilya était en état, psychologiquement, de lancer un sort ? Serait-elle capable de se concentrer pleinement sur chacune des cinq étapes pour réussir ne serait-ce qu'un lancer ?
C'est une deuxième année... et qui sait, ça s'trouve, c'est comme la violence, l'instinct de survie peut dévoiler une facette d'une personne dans un instant charnier... Ouais mais elle est quand même qu'en deuxième année...

La châtaine s'était donc figée, ne cillant même pas et c'est le mouvement des pieds de sa cadette - qui se plaçait partiellement devant Estelle dans une évidente intention de la protéger - qui la sort de sa réflexion indécise. Le silence de la cour de la tour de l'horloge devenait encore plus pesant - y compris pour Constance.
Relevant lentement ses prunelles vers celles de la bleutée, elle penche subtilement son visage sur le côté, ses lèvres s'entrouvrant sur une question muette : c'est pour de faux, n'est ce pas ?

Soudainement, une voix retentit à proximité et le coeur de la Quatrième année manque un battement. What the fu***** cauldron !? Tournant uniquement ses yeux, le visage immobile, elle ne se rend pas compte qu'elle s'est retenue automatiquement de respirer. Juliet. Ce n'est que Juliet.

Celle-ci, débarquant de nulle part, ne se rendait absolument pas compte de ce qu'il était en train de se passer. Mais les quelques mots échappés de ses lèvres ainsi que le rire provenant de sa gorge fit comprendre en un déclic à l'aînée de ce que sa venue amenait comme conséquences : une nouvelle victime. Un rehaussement du challenge. En était-elle capable ?

Tandis que les deux premières victimes tâchaient d'expliquer avec tension ce qu'elles pensaient qu'il se tramait - décidément, Constance n'était pas peu fière de son idée de malédiction - l'adolescente foncièrement joueuse ce soir, malgré le "danger" relatif de la baguette pointée sur elle, décide d'accepter le challenge. Dans l'pire des cas, elles vont finir par comprendre que je blaguais et on en rira bien fort... N'est ce pas ?

Lorsque Juliet déguisée en Fantômette toute mignonne la complimente sur son costume, Constance ne peut pas s'empêcher de se redresser machinalement, et adresser un sourire entendu à la brunette en hochant poliment du chef.
La suite des paroles prononcée a le mérite de la ragaillardir - après tout, à leur manière, les deux poufsouffles la complimentaient sur son improvisation théâtrale : elles n'y voyaient que du feu. Héhéhé.
Les mollets toujours sagement croisés sous le banc et les mains entourant la taille de la poupée de porcelaine installée sur son giron, Constance écoute avec une attention polie l'échange des trois cadettes : de l'extérieur, on aurait pu croire qu'elle écoutait une conversation mondaine.

Enfin, tout "allait bien" jusqu'à ce que la situation dérape. Vilainement, devrait-on dire.
Un contre-sort ? Voyons, vous m'faites marcher ?
Vous n'envisagez sérieusement pas de m'lancer un sort ?

La visage de Constance s'était figé et si elle n'avait pas poudré son teint, on aurait pu distinguer sa soudaine pâleur. Serrant les lèvres, elle se mit à réfléchir de plus belle. Un contre-sort, ça n'allait rien lui faire techniquement vu qu'elle n'était pas sous l'emprise, véritablement du moins, d'une malédiction. N'est ce pas ? N'est ce pas ?
On ne joue pas avec la Magie. Cette phrase, combien de fois les professeurs la leur avait rabâché depuis des années ?

C'est alors qu'un mouvement dans son champs oculaire périphérique - machinalement, Constance avait reporté vaguement son regard sur sa poupée - éveille son instinct de survie.
Vivement, la "poupée de chair" fixe avec un mélange d'effroi et d'indignation la baguette soudainement brandie d'Estelle. Non, pas toi aussi ?!
Face à deux catalyseurs et trois apprenti-sorcières, la situation devenait tout d'un coup plus compliquée.
- Voyons, qu'essaies-tu de prouver ? demande-t-elle sans réfléchir, et par conséquent sans grimer sa voix. Range donc cette baguette ! Ne t'a-t-on jamais appris qu'on ne jouait pas avec la Magie ?

Le coeur tambourinant, la jeune fille eut soudain une idée. Elles avaient peur ? Elles avaient même "très" peur ? Voyons voir ce qu'elles éprouveraient si...
- Depuis quand un contre-sort fonctionne sur une malédiction ?
Son regard alterne froidement entre les trois visages la surplombant. Elle se rendait compte qu'elle n'avait plus besoin de grimer sa voix. Son personnage de poupée était bien plus que cela.
- Et qui vous a dit que la malédiction avait commencé ? Je ne vous ai pas encore raconté l'histoire...
S'efforçant de parler lentement par la suite pour éviter de bredouiller tant son coeur battait fort face à ces baguettes brandies, la châtaine articula à l'intention de la poupée :
- Vois-tu comment on nous traite, très chère ? Ces filles sont vilaines et veulent nous lancer des sorts. Alors qu'on voulait juste jouer avec elles...

Son regard désormais concentré sur les prunelles sans vie de son homologue miniature, Constance affecte d'ignorer les trois filles l'entourant. Peut être que si elle désamorçait le contact visuel, peut être que celles-ci se sentiraient moins menacées ?
Ou peut être que je devrais arrêter là la plaisanterie ? Rooh, ce serait dommage tout de même.

1052

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥

10 déc. 2024, 20:07
 Halloween  La poupée  31.10.49   TW effrayant   J.C   E.R   M.S   C.N 
Juliet Crower, @Constance Nelson, @Estelle Rubble et @Marilya Sowell


Mais pourquoi tout le monde panique, là ? Je vais paniquer aussi, si ça continue. J'essaie de comprendre ce que les filles disent mais les mots entrent dans le désordre dans ma tête. J'ai dû trop manger.

- Comment ça, malédiction ?

J'ai parlé doucement, pour moi-même plus que pour les filles. Quand Estelle lève sa baguette, je me couvre la bouche et ferme les yeux. Je ne veux pas voir ça, je ne veux pas être responsable de la mort de Constance. Je ne savais pas que les Poufsouffle étaient si... dingues.

Constance réagit soudain un peu étrangement. Elle est vraiment sous malédiction ? Je ne comprends vraiment rien. Je suis rassurée en voyant qu'Estelle n'a rien fait. Si ça se trouve, elle va très bien, Constance ! J'ai rien dit, elle vient elle-même de dire qu'elle est bien sous malédiction. Mais elle a raison, on n'enlève pas ce truc avec un petit sort. Ce serait trop simple. Plus pratique, certes, mais moins marrant.

Constance parle d'une histoire. Attendez, elle racontait vraiment une histoire ? Et j'ai loupé le début ? Non, elle a dit qu'elle n'avait pas commencé. Heureusement, parce que j'adore les histoires. Et peut-être qu'on va comprendre sa malédiction.

- Euh, non, on voulait pas vous lancer un sort, hein !

Je parle vraiment à une poupée ? M'enfin, on parle bien à des morts à longueur de journée donc bon... Je me tourne vers Estelle et Marilya et je chuchote pour ne pas que Constance et l'autre chose, la poupée, m'entendent.

- On va l'écouter et après on se débrouille. Au pire, on part en courant et on prévient les profs, d'accord ?

Je souris à l'étrange Constance.

- Vas-y, raconte l'histoire. C'est comment t'as été sous malédiction ? Ou rien à voir ?

Reducio
299 mots
Voiili voilou, Juliet demande à Constance de raconter l'histoire tout en se préparant à taper son meilleur sprint.

23 déc. 2024, 20:09
 Halloween  La poupée  31.10.49   TW effrayant   J.C   E.R   M.S   C.N 
Estelle déglutit difficilement en entendant les paroles de Constance. Ses mots, lourds de menace implicite, provoquèrent un frisson le long de son dos. Pourtant, elle refusa de baisser sa baguette, serrant ses doigts autour du bois comme si c’était sa seule ancre dans cet océan de peur et d’incertitude. Elle échangea un regard rapide avec Marilya, qui semblait aussi perdue qu’elle. Juliet, quant à elle, affichait une expression mi-curieuse, mi-inquiète, mais tentait visiblement de désamorcer la tension.

- Une histoire ? reprit Estelle, sa voix vacillante mais teintée de défi. Et quoi, cette « malédiction » commencerait seulement maintenant ? Tu es sérieuse ? Tu crois vraiment qu’on va rester là à t’écouter ?

Malgré elle, sa voix tremblait un peu plus à mesure qu’elle parlait. Mais une part d’elle ne pouvait pas nier que l’idée d’écouter cette fameuse histoire était irrésistible. Peut-être qu’en comprenant ce que Constance voulait dire, elles trouveraient un moyen de déjouer cette mascarade… ou cette malédiction, si elle était réelle.

Constance, toujours assise et tenant sa poupée, pencha légèrement la tête sur le côté, son expression indéchiffrable. Elle semblait totalement absorbée par son propre jeu, à moins qu’il ne s’agisse d’une sincérité dérangeante.

Juliet intervint alors, demandant à ce que Constance raconte son histoire. Estelle se mordit la lèvre, hésitante. Fuir semblait une solution raisonnable, mais une force étrange, un mélange de curiosité morbide et de peur paralysante, la maintenait sur place. Elle lança un dernier regard vers la porte du château, essayant de calculer mentalement la distance qui la séparait d'elle.

13 ans - 3ème année RP - couleur RP =#a96800

-

21 janv. 2025, 13:03
 Halloween  La poupée  31.10.49   TW effrayant   J.C   E.R   M.S   C.N 
Autant Juliet semblait vouloir y croire et désamorcer la tension ambiante, aussi palpable qu'un voile les enveloppant, autant Estelle ne semblait pas du même avis et l'interroge d'une voix forte, dénuée d'empathie. C'est bien simple, le prank de Constance se retournait contre elle : les jeunes Poufsouffle marchaient droit dans dedans et n'entendaient pas se laisser faire à si bon compte. Qu'était-il advenu de la jeune Estelle, calme et un brin timide ? La Quatrième Année n'en revenait pas. Elle fixe la baguette toujours tendue de la noiraude et alors que son coeur bat la chamade, en pleine réflexion, elle décide de ne rien répondre de plus.

Finalement, alors que Marilya semble analyser la situation en silence, Juliet demande à écouter l'histoire, son attitude curieuse et joyeuse dénotant de celle de ses camarades.
Toutefois, tandis que Estelle lorgne vers le cloître et la porte qui menait vers l'intérieur du château, Constance relève lentement ses prunelles noisette vers la brunette.
- Je veux bien vous raconter mon histoire. Mais... ces baguettes devront être rangées sagement.
Le coeur au bord des lèvres, intérieurement, Constance prie pour que sa requête soit acquiescée et elle rebaisse son regard sur la poupée de porcelaine. Tout cela ne l'amusait plus tant que cela mais une partie d'elle tâchait de garder espoir : après tout, Juliet était là et tentait d'apaiser la situation. Donc tout ce qui lui restait à faire était de raconter cette histoire dont elle ne connaissait pas le début, le milieu ou la fin.

Le silence retombe dans la cour de la Tour de l'Horloge et les battements de son coeur semblent égrener le temps à la manière d'une aiguille à secondes. Le regard ancré sur le visage immobile et dérangeant de la poupée, Constance reste malgré tout en alerte, ses oreilles tendues vers tout bruit, tout froissement d'étoffe qui indiquerait que les baguettes fussent rangées. Elle se sentait à la fois vulnérable et au contrôle. C'était aussi étrange que déstabilisant et elle ne se rappelait pas la dernière fois où elle avait pu ressentir ce mélange d'émotions contradictoires.

Les secondes semblaient interminables et finalement, un froissement accélère les battements de son coeur, ses mains se crispent machinalement et elle relève vivement les yeux vers ses trois "victimes". Plus de baguettes tendues. Un soulagement immense, plus grand encore que celui dont elle s'attendait, s'abat avec force sur son être et Constance clos les paupières durant une seconde. Les filles prendraient peut être cela comme un signe de concentration, qu'importe, au contraire.

- C'est l'histoire d'une petite fille, commence doucement Constance en plongeant une nouvelle fois son regard dans celui sans vie de sa poupée, sa voix toujours "normale" car ne jugeant pas qu'il soit safe pour elle de regrimer sa voix.
C'était plus fort qu'elle, si elle regardait ses trois cadettes, elle n'était pas sûre de trouver l'inspiration. Parce que là, elle improvisait totalement. Allez, tu peux le faire, tu peux le faire.
- La petite fille habitait dans une très grande maison avec ses deux parents, dans un quartier très chic et aisé.
Inspiration, expiration. Légèrement tremblante, sa main se rabat sur les bouclettes anglaises de la poupée.
- Ses parents travaillaient beaucoup, tout le temps. Son père était libraire, sa mère était apothicaire.
Des métiers autant sorciers que "moldus", très bien ; les trois jeunes Poufsouffle pourraient donc imaginer ce qu'elles voulaient imaginer.
- La petite fille se retrouvait donc seule assez souvent même si elle ne l'était pas vraiment.

Constance pense soudain à Johann et Michael mais hors de question de les impliquer. Cherche, cherche... Soudain une illumination : le doudou de Marilya qu'elle trimballait un peu partout malgré ses onze ans.
- Elle avait tout plein d'amis en peluche, des poupées, de toutes tailles, de tous temps, de tous gabarits. Sa grande chambre en était peuplée donc, oui, elle n'était jamais vraiment seule, n'est ce pas.

Plus Constance parlait, toujours son regard ancré sur le visage de la poupée, et plus sa respiration se fluidifiait, son rythme cardiaque s'apaisant de plus en plus...
Il n'y a plus de baguettes pointées sur toi, tu es en sécurité.
- A cette époque, les enfants étaient scolarisés chez eux, à leur domicile donc la petite fille avait une gouvernante, âgée avec un regard sévère derrière ses lunette étroites. Son chignon était toujours impeccable et elle portait souvent une robe longue, drapée, avec un... un col roulé, comme dans le temps. La petite fille trouvait ça chic même si elle n'était pas très fa...friande de ce genre de vêtement. Mais elle ne disait rien car cette gouvernante était très sévère et pas très gentille. Elles n'étaient pas proches comme elle l'était avec ses parents. Même si au final, elle voyait plus souvent cette gouvernante que ses parents.

Petite pause, Constance ose relever finalement ses prunelles et regarde alternativement les trois Poufsouffle avant de reprendre :
- La petite fille voulait être gentille. Mais parfois, elle faisait des bêtises, c'était plus fort qu'elle. Alors la gouvernante la punissait. Elle avait différentes façons. Et ce n'était jamais, jamais... agréable. Un jour, la petite fille marchait dans l'un des longs couloirs de la grande maison. Elle marchait seule même si... elle avait l'impression... de ne pas être seule. Elle portait une longue robe évasée crème ou rose poudré, avec des froufrous et des petits noeuds, précise Constance en s'inspirant énormément de sa propre robe actuelle qui lui servait de déguisement. Elle chantonnait. La gouvernante l'appelait, encore et encore mais elle ne la trouvait pas et la petite fille ne voulait pas être trouvée. C'était vraiment une grande maison. La petite fille ne voulait pas travailler ses leçons, elle en avait assez. Alors, elle se promenait dans les couloirs, rêvant que sa gouvernante disparaisse et la laisse tranquille pour faire ce qu'elle voulait. Soudain, la voix de la gouvernante devient plus proche que jamais et pour lui échapper, la petite fille s'engouffre par la première porte venue. Elle arrive dans la chambre occupée par la gouvernante. Elle n'avait strictement pas le droit d'être là. Elle le savait, cette pièce lui était interdite. C'était la seule pièce où elle n'avait pas le droit de mettre les pieds. Si la gouvernante la trouvait là, ce serait terrible, terrible. Elle la punirait. Très fort, cela elle en était certaine. Alors la petite fille reste collée derrière la porte, les pas de la gouvernante passant dans le couloir, juste derrière elle. Les s'arrêtent, le silence s'installe et finalement, la gouvernante repart sans ouvrir la porte. La petite fille sait qu'elle doit repartir mais elle est curieuse et la gouvernante ne sait pas qu'elle est là. Alors elle pense avoir le temps. Et savoir que la gouvernante ne saurait jamais qu'elle fut là était... très tentant. Après tout, cette maison était la sienne, pas celle de la gouvernante !

Au fur et à mesure, Constance commence à percevoir la fin inéluctable de son histoire, elle la sent même si elle ne la connait pas encore. C'est très étrange ; elle-même a envie de connaitre la fin de cette histoire. Une fin qui ne se terminerait pas bien.

- Alors la petite fille se balade dans la chambre interdite, elle ouvre les tiroirs les uns après les autres, regarde dans l'armoire, observe la petite boîte à musique ouverte, très ancienne et à un moment, elle finit par s'accroupir pour regarder sous le lit.

1230 - tintintin la suite au prochain post T-) @Juliet Crower et @Estelle Rubble et évidemment @Marilya Sowell quand tu pourras nous rejoindre à nouveau :happy:
Reducio
je vous prie de m'excuser pour le délai de ce post, je me suis mélangée les pinceaux et me suis pas rendue compte que c'était à mon tour =_= :sad: mais me voilà de retour !
Je suis partie du princiepe que Estelle et Marilya baissent leurs baguettes car sinon Constance ne se sentirait pas en confiance pour raconter l'histoire, ma volière vous est ouverte si besoin de modifier quelque chose ;)

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥