Quand les flammes embrassent l'extrême
Lundi 08 Novembre 2049
Matin, à l'abord du petit-déjeuner
Hall d'entrée, près de la Grande Salle
Matin, à l'abord du petit-déjeuner
Hall d'entrée, près de la Grande Salle
◊
Suite à cet article dans le sujet de La Criée, petit RP libre pour faire interagir nos personnages sur ce sujet "de société" qui se passe en-dehors des murs de Poudlard...
Pour rappel : « L'affiche du 8 novembre est retirée rapidement. Si elle est encore là quand vous sortez du petit déjeuner, elle aura disparu peu après. Certains bruits de couloir vous indiquerons que Monsieur Dawson y est pour quelque chose. »
◊

Mes semelles claquent sur les marches de pierre du Grand Escaliers, seule résonnance pénétrant les brumes du sommeil dans lequel mon esprit est encore plongé. Je ne sais pourquoi, ce matin, j'ai la tête dans l'chaudron et c'est en me frottant machinalement les yeux que je traverse le Hall dans l'idée d'aller petit-déjeuner. Rien qu'un grand verre de jus de fruits m'éclaircira les idées. Habillée tout de même de mon uniforme, j'ai eu la flemme de me coiffer décemment, mes cheveux châtains non démêlés forment encore un cocon douillet sur mes oreilles. Bah ! J'm'en occuperais plus tard. Plus tard...
Soudain, alors que les portes de la Grande Salle sont à quelques mètres à peine, une vision happe mes prunelles. Mes pieds se figent net, mes sourcils se froncent tandis que mon esprit déchiffrent ces mots peints en noir : ÇA DONNE ÇA... JUSQU'OU IRONS NOUS ?
Hein ? Machinalement, je m'approche davantage tandis que mon regard relit le texte en entier et avise la photo illustrant ce propos rageur. On dirait une photo tirée d'un journal sorcier, sûrement la Gazette ou un journal du genre. Les flammes se mouvent, envoûtantes, brûlant éternellement des silhouettes immobiles. Des épouvantails.
Et soudain, ça fait tilt. Et un sentiment de malaise me traverse. Ce sont vraiment des non-sorciers qui ont fait ça ? Mais pourquoi ? Et puis, comment en fait ? Je croyais que le Secret Magique était établi et scrupuleusement choyé par le Consillium. Ça, j'le sais bien, ils sont partout en dehors de Poudlard, à épier... nos moindres paroles, nos moindres actions. Comment sinon auraient-ils été mis au courant de mon secret avec Jo et Micha ? Le souvenir cuisant d'il y a presque 2 ans me frappe les rétines et je secoue la tête spontanément. Focus. Focus.
Machinalement, comme si la première lecture n'avait pas été malaisante à souhait, mes prunelles relisent une énième fois l'affiche.
Ah non. Pas "moldus", "nés-moldus".
"ON LEUR OFFRE LE DROIT DE VOTE, ILS INSTILLENT LA TERREUR."
Je déglutis, mon esprit moulinant sans cesse et me susurre brutalement cette info qui m'était un peu passée par-dessus la tête l'autre jour quand j'avais appris qu'il y aurait des élections prochainement. Des élections. Le Consilium. Des élections pour quoi déjà ?
Et puis, est-ce que c'était vraiment vrai, tout ça ? Qui nous dit que c'est pas un stratagème du Conseil, justement, pour encore blâmer les nés-moldus, hein ? Pff... fichu Consillium à deux noises. Déjà qu'ils propagent et maintiennent une idéologie complètement absurde et archaïque, voilà qu'ils...
Mais et si c'était pas d'leur fait ? Et si c'étaient vraiment des sorciers qui... ont fait ça ? Quel message essaient-ils de faire passer ?
Mes prunelles indécises se posent encore une fois sur l'image mouvante. Les flammes léchaient les pieds des mannequins de paille, leurs vêtements...
Le sentiment de malaise m'étreint davantage et je porte machinalement mes mains jointes à mes lèvres, soucieuse.
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5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
Quand les flammes embrassent l'extrême
En ce lundi matin, Rosaleen était exténuée de la semaine passée. Elle avait si mal commencé par sa dispute avec Kenna et s'était terminé, la veille, par un anniversaire surprise pour Ari et une réconciliation avec Kenna. Mais, pour le mal être qui rongeait la rouge et or, tout cela avait été épuisant. Alors, ce matin au réveil, Rosaleen avait enfilé avec peine son uniforme et n'avait pas forcément pris la peine de faire quelque chose pour ses cheveux. Elle était sortie de la salle commune avec un certain manque de motivation.
Elle descendait les escaliers toujours la tête dans les choux pour se rendre dans la Grande Salle quand son regard s'arrêta devant elle, fixant un élève plus âgée. Elle semblait fixée son regard sur le tableau d'affichage. Rosaleen s'avança et vit le regard horrifiée de sa camarade. Rapidement, la gryffone porta son regard sur la nouvelle affiche et recula de stupeur, sa main à la bouche. Qui pouvait faire une chose pareille ? Elle gémit :
- Oh pitié, c'est pas vrai...
Elle n'était pas une né-moldue mais elle savait que cette affiche ferait du mal à ceux qui l'était comme la Poufsouffle à côté d'elle. Rosaleen se rapprocha d'elle et lui demanda :
- Tout va bien ?
Elle savait que non car même elle, avait choquée. Être de Sang-mêlé était certes plus facile mais elle savait très bien ce qu'est moldu pouvait ressentir. Elle avait grandi et évolué dans des écoles moldues donc c'était plus facile pour elle de comprendre les sentiments des né-moldus.
- Pourquoi faut-il que le monde soit tel qu'il est ? Rempli de haine, de méfiance et de... violence ?
Rosaleen n'était vraiment pas au bout de ses surprises à ce qu'elle pouvait voir.
@Constance Nelson me voilà !
@Kenna Murray & @Ari Calvin pour les mentions
Post n°1
Elle descendait les escaliers toujours la tête dans les choux pour se rendre dans la Grande Salle quand son regard s'arrêta devant elle, fixant un élève plus âgée. Elle semblait fixée son regard sur le tableau d'affichage. Rosaleen s'avança et vit le regard horrifiée de sa camarade. Rapidement, la gryffone porta son regard sur la nouvelle affiche et recula de stupeur, sa main à la bouche. Qui pouvait faire une chose pareille ? Elle gémit :
- Oh pitié, c'est pas vrai...
Elle n'était pas une né-moldue mais elle savait que cette affiche ferait du mal à ceux qui l'était comme la Poufsouffle à côté d'elle. Rosaleen se rapprocha d'elle et lui demanda :
- Tout va bien ?
Elle savait que non car même elle, avait choquée. Être de Sang-mêlé était certes plus facile mais elle savait très bien ce qu'est moldu pouvait ressentir. Elle avait grandi et évolué dans des écoles moldues donc c'était plus facile pour elle de comprendre les sentiments des né-moldus.
- Pourquoi faut-il que le monde soit tel qu'il est ? Rempli de haine, de méfiance et de... violence ?
Rosaleen n'était vraiment pas au bout de ses surprises à ce qu'elle pouvait voir.
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Post n°1
Dernière modification par Rosaleen Winston le 4 déc. 2024, 17:53, modifié 1 fois.
Quand les flammes embrassent l'extrême
Ce matin-là, Renn descendait tranquillement les marches du château jusqu'à la Grande Salle. Son ventre criait famine depuis qu'elle s'était réveillée, n'ayant pas beaucoup mangé la veille au dîner, elle n'avait donc qu'une hâte : engloutir tout ce qu'elle pouvait avant son cours de Soins aux Créatures Magiques à huit heures. Arrivée sur le sol du hall, son regard fut happé par une grande affiche placardée au mur, et deux filles plantées devant. Renn fronça les sourcils. Depuis quelques jours, déjà, des affiches et des mots volaient un peu partout pour répandre les convictions politiques de leurs auteurs, mais au moins, ça avait le mérite de ne pas être vu par absolument toute l'école. Les autres avaient juste des échos de ce qu'il essayait de se diffuser, sans pour autant être mis devant le fait accompli. Là, c'était clairement affiché à côté de la Grande Salle, soit la seule salle où on était quasiment sûr que tous les élèves se rendaient au moins une fois par jour.
Elle hésita quelques secondes à passer son chemin : ce devait être sans trop d'importance comme les précédentes, finalement, et elle avait mieux à faire que lire une affiche débile sur les revendications de certains. Mais un seul regard vers la plus grande des deux élèves présentes suffit à la faire changer d'avis. Elle s'approcha, déterminée.
Renn, qui vivait sur un petit nuage depuis l'annonce des résultats de l'échange AMICO une semaine plus tôt, retomba aussi sec sur le sol. Et la pierre n'avait pas amorti sa chute, loin de là. « C'est quoi ça encore ? »
Une bouffée d'angoisse était brusquement montée dans sa poitrine, sa main avait aggripé le pan de sa jupe pour serrer toujours plus fort le tissu dans sa paume. Son regard restait accroché à l'image sur l'affiche, aux flammes qui dévoraient les pieds des mannequins. Elle n'était pas concernée, pas complètement, pas directement du moins, mais qui pouvait prouver qu'après s'en être pris à tous les nés-moldus de Grande Bretagne, ils ne s'en prendraient pas aussi aux Sangs-mêlés ? Elle avait tout de même du sang moldu qui coulait dans ses veines, malgré la lignée bien pure, bien sorcière depuis plusieurs générations de son père. Et dans les personnes qu'elle aimait le plus dans cette école, certains étaient nés-moldus, elle aurait pu, elle-même, être née-moldue...
Elle parvint, après quelques secondes qui lui parurent durer une éternité, à détourner le regard, tentant tant bien que mal de camouffler les larmes qui montaient et le malaise qui l'envahissait. « Plutôt mourir qu'être né-moldu. » Les mots qu'avaient prononcé son frère à la fin de l'été remontèrent d'un coup à la surface, alors qu'elle avait eu tant de mal à les enfouir au fin fond de sa mémoire. Elle ne savait pas vraiment s'il avait conscience que ses paroles avaient de l'impact, lui, de sa place d'enfant né-sorcier. Il lui avait dit ça si naturellement, à croire qu'il avait presque oublié que sa propre demi-soeur n'était pas née-sorcière ; qu'il lui en voulait, Renn en était presque sûre, d'exister parce qu'à cause de sa naissance, il n'avait pas accès au statut de Sang-pur, alors qu'il l'était, en théorie. Ou peut-être que si, finalement, Warren avait bien trop conscience que ce qu'il disait avait une incidence sur elle, et qu'il ne se gênait juste pas de dire haut et fort ce qu'il pensait.
Renn passa une main sur son visage. Si sa vie s'était déroulée autrement, beaucoup de choses auraient pu être bien plus simples que ce qu'elles étaient à présent. Elle se tourna vers les deux filles. Elles connaissait les deux, l'une de vue, même si elle était persuadée de lui avoir déjà parlé un jour, et l'autre était juste Rosaleen. Elle s'approcha d'elles, sans avoir entendu la question prononcée par la fanfariste.
« C'est peut-être pas la meilleure idée de rester plantées devant, si vous voulez mon avis. » D'autant que Rosaleen était petite, elle n'avait pas à voir tout ça, elle avait le temps pour ça. Renn qui n'avait pas eu ce luxe avec les attaques qui avaient éclaté alors qu'elle n'était qu'en première année, elle aurait bien voulu que cela reste ainsi pendant encore longtemps. « C'est n'importe quoi ce qu'ils disent, je vous jure si je trouve quelqu'un qui y a participé je... » Elle inspira, sans terminer sa phrase. Elle avait juste envie de déchirer l'affiche et la jeter dans les flammes de la première cheminée qui croiserait sa route, de trouver ceux qui avaient écrit cette bouse et les envoyer paitre à Azkaban. Quoique même Azkaban serait trop gentil, finalement. Tant qu'elle ne découvrait pas, en plus, que son frère y était pour quelque chose. « Bref. Franchement n'écoutez pas ça, ils en valent pas la peine. »
Elle détourna le regard une nouvelle fois vers l'affiche, avant de revenir vers les filles. Le cheminement qui se dessinait dans son esprit depuis quelques mois s'élargissait toujours un peu plus, chaque fois qu'elle discutait avec quelqu'un de tout ça. Cela avait déjà commencé deux jours plus tôt, quand elle avait discuté avec Roxane et Deryn des mannequins en feu, décrits dans la gazette, par rapport aux élections qui arrivaient. *Des mannequins en feu...* Un tilt se fait dans son esprit, Renn se retourna, plus brusquement cette fois, vers l'affiche et l'image qui l'intégrait. Des mannequins en feu... Ses yeux s'écarquillèrent, pour retrouver leur position initiale et laisser place au froncement quasi-automatique de ses sourcils. Les pro-Conseil à l'intérieur de Poudlard avaient juste riposté.
Renn ne savait plus quoi en penser. Quelque part, elle était ravie d'apprendre que certains plus impliqués qu'elle arrivent à faire des actions qui fassent réagir, d'un autre, elle aurait préféré que la riposte n'ait pas lieu. Pas à Poudlard, en tout cas.
Et dire qu'à la fin de la semaine, elle allait devoir aller voter. Il ne lui restait plus qu'à espérer que sa petite voix aller pouvoir changer quelque chose, même si elle avait tendance à croire le contraire.
Eeet désolée pour ce pavé, je pensais pas écrire autant
Elle hésita quelques secondes à passer son chemin : ce devait être sans trop d'importance comme les précédentes, finalement, et elle avait mieux à faire que lire une affiche débile sur les revendications de certains. Mais un seul regard vers la plus grande des deux élèves présentes suffit à la faire changer d'avis. Elle s'approcha, déterminée.
Renn, qui vivait sur un petit nuage depuis l'annonce des résultats de l'échange AMICO une semaine plus tôt, retomba aussi sec sur le sol. Et la pierre n'avait pas amorti sa chute, loin de là. « C'est quoi ça encore ? »
Une bouffée d'angoisse était brusquement montée dans sa poitrine, sa main avait aggripé le pan de sa jupe pour serrer toujours plus fort le tissu dans sa paume. Son regard restait accroché à l'image sur l'affiche, aux flammes qui dévoraient les pieds des mannequins. Elle n'était pas concernée, pas complètement, pas directement du moins, mais qui pouvait prouver qu'après s'en être pris à tous les nés-moldus de Grande Bretagne, ils ne s'en prendraient pas aussi aux Sangs-mêlés ? Elle avait tout de même du sang moldu qui coulait dans ses veines, malgré la lignée bien pure, bien sorcière depuis plusieurs générations de son père. Et dans les personnes qu'elle aimait le plus dans cette école, certains étaient nés-moldus, elle aurait pu, elle-même, être née-moldue...
Elle parvint, après quelques secondes qui lui parurent durer une éternité, à détourner le regard, tentant tant bien que mal de camouffler les larmes qui montaient et le malaise qui l'envahissait. « Plutôt mourir qu'être né-moldu. » Les mots qu'avaient prononcé son frère à la fin de l'été remontèrent d'un coup à la surface, alors qu'elle avait eu tant de mal à les enfouir au fin fond de sa mémoire. Elle ne savait pas vraiment s'il avait conscience que ses paroles avaient de l'impact, lui, de sa place d'enfant né-sorcier. Il lui avait dit ça si naturellement, à croire qu'il avait presque oublié que sa propre demi-soeur n'était pas née-sorcière ; qu'il lui en voulait, Renn en était presque sûre, d'exister parce qu'à cause de sa naissance, il n'avait pas accès au statut de Sang-pur, alors qu'il l'était, en théorie. Ou peut-être que si, finalement, Warren avait bien trop conscience que ce qu'il disait avait une incidence sur elle, et qu'il ne se gênait juste pas de dire haut et fort ce qu'il pensait.
Renn passa une main sur son visage. Si sa vie s'était déroulée autrement, beaucoup de choses auraient pu être bien plus simples que ce qu'elles étaient à présent. Elle se tourna vers les deux filles. Elles connaissait les deux, l'une de vue, même si elle était persuadée de lui avoir déjà parlé un jour, et l'autre était juste Rosaleen. Elle s'approcha d'elles, sans avoir entendu la question prononcée par la fanfariste.
« C'est peut-être pas la meilleure idée de rester plantées devant, si vous voulez mon avis. » D'autant que Rosaleen était petite, elle n'avait pas à voir tout ça, elle avait le temps pour ça. Renn qui n'avait pas eu ce luxe avec les attaques qui avaient éclaté alors qu'elle n'était qu'en première année, elle aurait bien voulu que cela reste ainsi pendant encore longtemps. « C'est n'importe quoi ce qu'ils disent, je vous jure si je trouve quelqu'un qui y a participé je... » Elle inspira, sans terminer sa phrase. Elle avait juste envie de déchirer l'affiche et la jeter dans les flammes de la première cheminée qui croiserait sa route, de trouver ceux qui avaient écrit cette bouse et les envoyer paitre à Azkaban. Quoique même Azkaban serait trop gentil, finalement. Tant qu'elle ne découvrait pas, en plus, que son frère y était pour quelque chose. « Bref. Franchement n'écoutez pas ça, ils en valent pas la peine. »
Elle détourna le regard une nouvelle fois vers l'affiche, avant de revenir vers les filles. Le cheminement qui se dessinait dans son esprit depuis quelques mois s'élargissait toujours un peu plus, chaque fois qu'elle discutait avec quelqu'un de tout ça. Cela avait déjà commencé deux jours plus tôt, quand elle avait discuté avec Roxane et Deryn des mannequins en feu, décrits dans la gazette, par rapport aux élections qui arrivaient. *Des mannequins en feu...* Un tilt se fait dans son esprit, Renn se retourna, plus brusquement cette fois, vers l'affiche et l'image qui l'intégrait. Des mannequins en feu... Ses yeux s'écarquillèrent, pour retrouver leur position initiale et laisser place au froncement quasi-automatique de ses sourcils. Les pro-Conseil à l'intérieur de Poudlard avaient juste riposté.
Renn ne savait plus quoi en penser. Quelque part, elle était ravie d'apprendre que certains plus impliqués qu'elle arrivent à faire des actions qui fassent réagir, d'un autre, elle aurait préféré que la riposte n'ait pas lieu. Pas à Poudlard, en tout cas.
Et dire qu'à la fin de la semaine, elle allait devoir aller voter. Il ne lui restait plus qu'à espérer que sa petite voix aller pouvoir changer quelque chose, même si elle avait tendance à croire le contraire.
Eeet désolée pour ce pavé, je pensais pas écrire autant
रेन #241431 — 7ème année, 18 ans
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
Quand les flammes embrassent l'extrême
Comme tout les matins depuis 3 mois désormais, j'avais le moral dans les chaussettes. Si je commençais à connaitre un peu l'endroit, j'avais toujours envie de rentrer chez moi, mes potes me manquaient et c'était clairement pas aussi cool ici. Heureusement que les vacances de Noel approchaient et que j'allais pas rester ici pour pour l'occasion. Avec Maman, on avait prévu de passer Hanouka ensemble et j'avais déjà trop hâte de tout ce que j'allais retrouver. 3 mois sans mettre un pied à Oxford, vous imaginez ? C'était à cette période de l'année que je pouvais bouffer ce que je voulais et que Maman me disait rien. Surtout quand elle préparait ses ponchiks fourrés au chocolat, je pouvais m'en enfiler des centaines comme ça tellement c'était bon. Encore un mois à tenir, c'est tout ce qu'il fallait.
En attendant, j'étais déjà en retard pour le p'tit dej. La grande salle attend que moi et les repas des petits lutins aussi. Mais bizarrement ce matin, je sentais une agitation un peu différente de d'habitude. Bien habillé de ma robe au couleurs du blaireau, mon regard sur porte sur un petit attroupement prêt d'une affiche collée non loin de l'entrée. Généralement, j'avais tendance à pas me mêler aux autres, tout simplement car je m'en fichais un peu de savoir ce qu'il pouvait se dire et de leur parler. Mais aujourd'hui, j'avoue que ma curiosité me titillait beaucoup plus. Un petit coup d'oeil ça peut pas faire de mal. Me rapprochant doucement, pas très assuré, je lève la tête pour voir une grosse affiche représentant trois épouvantails en train de cramer. C'est tout ? C'est pour ça que les gens font tout un foin ? Un sourcil se lève tandis que mes yeux viennent lire l'inscription au dessus de tout ça. Un truc qui parlait des nés moldus, et j'étais quasi certain que c'était pas en bien. C'était quoi le problème avec les nés moldus ? Moi aussi, je suis né moldu, ma maman elle est moldu ! J'ai l'impression qu'on est pas les bienvenue ici ? Ca veut dire que ... je pourrais avoir des problèmes ? Tout s'explique, l'autre il sait que Maman est moldue, c'est pour ça qu'il m'a envoyé ici, pour qu'on s'attaque à moi !
Mon visage se fige un peu tandis que je commence à réaliser, les moldus, c'est le mal ici, et moi vu que ma mère est moldue, on va me faire la peau. Purée, panique pas Brian, tu vas trouver un moyen de te barrer, faut juste encore un peu de temps. Quand Maman saura ça, c'est sûr qu'elle me laissera pas revenir ici. Malgré la peur que j'essayais de contenir, un déglutissement sonore se fit un peu entendre, ma face devenant plus blanche au même moment, restant figé devant l'affiche qui signait mon arrêt de mort.
En attendant, j'étais déjà en retard pour le p'tit dej. La grande salle attend que moi et les repas des petits lutins aussi. Mais bizarrement ce matin, je sentais une agitation un peu différente de d'habitude. Bien habillé de ma robe au couleurs du blaireau, mon regard sur porte sur un petit attroupement prêt d'une affiche collée non loin de l'entrée. Généralement, j'avais tendance à pas me mêler aux autres, tout simplement car je m'en fichais un peu de savoir ce qu'il pouvait se dire et de leur parler. Mais aujourd'hui, j'avoue que ma curiosité me titillait beaucoup plus. Un petit coup d'oeil ça peut pas faire de mal. Me rapprochant doucement, pas très assuré, je lève la tête pour voir une grosse affiche représentant trois épouvantails en train de cramer. C'est tout ? C'est pour ça que les gens font tout un foin ? Un sourcil se lève tandis que mes yeux viennent lire l'inscription au dessus de tout ça. Un truc qui parlait des nés moldus, et j'étais quasi certain que c'était pas en bien. C'était quoi le problème avec les nés moldus ? Moi aussi, je suis né moldu, ma maman elle est moldu ! J'ai l'impression qu'on est pas les bienvenue ici ? Ca veut dire que ... je pourrais avoir des problèmes ? Tout s'explique, l'autre il sait que Maman est moldue, c'est pour ça qu'il m'a envoyé ici, pour qu'on s'attaque à moi !
Mon visage se fige un peu tandis que je commence à réaliser, les moldus, c'est le mal ici, et moi vu que ma mère est moldue, on va me faire la peau. Purée, panique pas Brian, tu vas trouver un moyen de te barrer, faut juste encore un peu de temps. Quand Maman saura ça, c'est sûr qu'elle me laissera pas revenir ici. Malgré la peur que j'essayais de contenir, un déglutissement sonore se fit un peu entendre, ma face devenant plus blanche au même moment, restant figé devant l'affiche qui signait mon arrêt de mort.
Quand les flammes embrassent l'extrême
Déjà le matin ? je m'étais levé péniblement de mon lit les cheveux en bataille et avait enfiler l'uniforme sans la cape bien sur. J'avais pas vu Léo ce matin et ça me m'était franchement de mauvaise humeur, prendre mon petit déjeuner sans lui quel plan génial. Les mains dans les poches l'air renfrogné je marchais vers la grande salle quand je vis du monde dont Rosaleen devant une affiche. Qu'est ce qui pouvais bien ce passer ? Ni une ni deux je m’avançais pour regarder l'affiche pensant voir une annonce assez normale. Et soudain je vis ce qui étais écris et mon visage fut frappé de stupeur, qui pouvait bien avoir affiché ça ? Mes épaules tremblaient moi qui étais pas né-moldus normalement l’annonce de me concernait pas, mais je pouvais m’empêcher de penser à mes amis né-moldus et à Enéa qui aurait tout fait pour être né moldu, si elle savait ce que pensait certaine personnes. J'étais à deux doigts de crier haut et fort que le monde est injuste que je vis un petit blaireau de première année que je pensait être aussi stupéfait que moi. Je lui donnais un léger coup de coude avant de dire :
- Eh, tu veux parler ? T'a le visage blanc comme la mort, fin je sais pas si la mort est blanche mais à mon avis elle doit faire une face aussi décomposé que la tienne. Si tu veux on peut s'éloigner et parler de ces Mangeur de Veracrasse !
250mots
@Brian Goldfarb
- Eh, tu veux parler ? T'a le visage blanc comme la mort, fin je sais pas si la mort est blanche mais à mon avis elle doit faire une face aussi décomposé que la tienne. Si tu veux on peut s'éloigner et parler de ces Mangeur de Veracrasse !
250mots
@Brian Goldfarb
Quand les flammes embrassent l'extrême
Debout, immobile, les brumes du sommeil s'estompant telles des volutes de fumées grisâtres s'étirent tout autour de moi. Je n'arrive pas à détacher mes prunelles de l'affiche. Mon cerveau qui avait alors turbiné pour trouver un réel sens à tout ceci et essayer de démêler le vrai du faux de si bon matin semble s'être fatigué et je me contente de d'observer, soucieuse, ces flammes lécher sournoisement les vêtements des épouvantails. Une scène emprisonnée à jamais dans l'éternité, forçant le spectateur à regarder encore et encore cette funeste vision. Car il ne s'agit pas de jeux de joie. Il s'agit d'une provocation, d'une menace. Mais qui était réellement à l'origine de tout ça ? Quelles étaient et seraient les répercussions ? Étions nous à l'aube d'une guerre civile entre sorciers ?
Un gémissement me tire de ma contemplation et j'avise avec surprise une silhouette qui s'est matérialisée à mes côtés. Son profil me disait très vaguement quelque chose - j'avais dû la croiser dans un couloir, ça s'trouve. Elle observait d'un air horrifié l'affiche. Et moi qui n'en a fichtrement rien à faire des statuts de sang, je me prends à me demander le sien. Car vu sa réaction, ça s'trouve, elle est comme moi : une née-moldue. Se sent-elle menacée par le propos rageur de cette affiche ? Ou bien est-elle une "née-sorcière" et se sent menacée par l'action dénoncée ?
Ses parents, sont-ils en état de voter ?
Lorsque la jeune brune se rapproche de moi, me demandant si je vais bien, je me contente de plonger mes prunelles noisette dans les siennes et d'acquiescer, prudente.
Non, je ne vais pas "bien". Je me pose plein de questions. Je suis choquée de l'insinuation faite par l'affiche. Je suis désemparée de constater qu'encore une fois, les résidents de Poudlard sont encore pris à parti dans cette guéguerre absurde quant aux statuts de sang. Parce que c'est ce dont il s'agit, non ?
- Pourquoi faut-il que le monde soit tel qu'il est ? Rempli de haine, de méfiance et de... violence ?
Mes mains qui s'étaient abaissées lorsqu'elle s'était approchées de moi se calent sous mes aisselles tandis que je croise les bras sur ma poitrine, reportant brièvement mon regard désemparé vers l'affiche.
- C'est pas le monde qui est empli de haine, marmonnais-je. C'est un groupe de gens. Et malheureusement, ce groupe de gens est au pouvoir. Et ils ont des partisans parmi la communauté.
Ma gorge se serre et une irrépressible envie d'arracher l'affiche me prend. Les flammes sont ici un signe de destruction, d'agression. Mais qui était vraiment derrière ces bûchers, cette mise en scène ? Était-ce le Consillium qui voyait là un stratagème pour embraser les foules à l'encontre des nés-moldus ou bien étaient-ce réellement des nés-moldus qui tentaient de défier le Gouvernement ? Oui, mais à quel prix ?
Une voix froide me fait sursauter et j'arrache mon regard de l'affiche haineuse pour aviser le visage de celle qui m'avait aidé trois ans plus tôt, dans les toilettes. J'avais appris depuis son nom : Renn. On ne s'est pas vraiment reparlé toutes les deux, bien qu'on se soit naturellement croisés dans les couloirs. Que pensait-elle de tout cela ? Pas que du bien, à ce que je comprends aisément lorsqu'elle détourne son visage, visiblement troublée.
Lorsque Renn nous assure qu'on ne devrait pas rester ici, devant cette affiche, mes sourcils se froncent devant l'insinuation. Que croit-elle ? Qu'on risque quelque chose ? Que des élèves pourraient croire des trucs ? J'entrouvre les lèvres pour lui demander d'exprimer réellement le fond de sa pensée mais m'arrête net lorsqu'elle reprend la parole. Son visage exprime toute la colère que je ressens au fond de moi et un élan de sympathie à son encontre m'étreint un bref instant.
- Parce qu'ignorer ce genre de choses va les faire s'évanouir ? rétorquais-je un brin amère en plantant mon regard dans le sien. Quand est ce que les gens comprendront que continuer d'alimenter ce conflit idiot nous fait tous courir à notre perte ? On sait même pas si c'est vrai ! ne puis-je m'empêcher finalement de souffler en étendant un bras vers l'affiche. On n'sait pas, ça s'trouve, c'est faux. Ça s'trouve, c'est un stratagème des anti... (j'inspire brusquement, ce mot me dégoûte mais comment pourrait être t-il considéré via mes paroles ?) des gens pro-statuts pour alimenter encore ce débat stérile !
Je secoue la tête et recule d'un pas, m'éloignant de cette affiche affligeante.
- Quand j'pense que les gens qui ont placardé ça, ils n'ont même pas l'courage d'être là et assumer leur croyance à deux noises !
J'avise alors deux garçons plus jeunes que moi près de nous, l'un à Poufsouffle semble tombé du lit vu la dégaine de ses cheveux et aussi pâle qu'un cachet d'aspirine, l'autre est un jeune Serpy au visage soucieux. Je me mords alors la lèvre - quand je pense que même eux, à leur âge, ils sont confrontés à "ça", cela me répugne.
816 - @Rosaleen Winston
@Renn Saeunn 
@Brian Goldfarb et @Kai Müllerson pour le regard
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
Un gémissement me tire de ma contemplation et j'avise avec surprise une silhouette qui s'est matérialisée à mes côtés. Son profil me disait très vaguement quelque chose - j'avais dû la croiser dans un couloir, ça s'trouve. Elle observait d'un air horrifié l'affiche. Et moi qui n'en a fichtrement rien à faire des statuts de sang, je me prends à me demander le sien. Car vu sa réaction, ça s'trouve, elle est comme moi : une née-moldue. Se sent-elle menacée par le propos rageur de cette affiche ? Ou bien est-elle une "née-sorcière" et se sent menacée par l'action dénoncée ?
Ses parents, sont-ils en état de voter ?
Lorsque la jeune brune se rapproche de moi, me demandant si je vais bien, je me contente de plonger mes prunelles noisette dans les siennes et d'acquiescer, prudente.
Non, je ne vais pas "bien". Je me pose plein de questions. Je suis choquée de l'insinuation faite par l'affiche. Je suis désemparée de constater qu'encore une fois, les résidents de Poudlard sont encore pris à parti dans cette guéguerre absurde quant aux statuts de sang. Parce que c'est ce dont il s'agit, non ?
- Pourquoi faut-il que le monde soit tel qu'il est ? Rempli de haine, de méfiance et de... violence ?
Mes mains qui s'étaient abaissées lorsqu'elle s'était approchées de moi se calent sous mes aisselles tandis que je croise les bras sur ma poitrine, reportant brièvement mon regard désemparé vers l'affiche.
- C'est pas le monde qui est empli de haine, marmonnais-je. C'est un groupe de gens. Et malheureusement, ce groupe de gens est au pouvoir. Et ils ont des partisans parmi la communauté.
Ma gorge se serre et une irrépressible envie d'arracher l'affiche me prend. Les flammes sont ici un signe de destruction, d'agression. Mais qui était vraiment derrière ces bûchers, cette mise en scène ? Était-ce le Consillium qui voyait là un stratagème pour embraser les foules à l'encontre des nés-moldus ou bien étaient-ce réellement des nés-moldus qui tentaient de défier le Gouvernement ? Oui, mais à quel prix ?
Une voix froide me fait sursauter et j'arrache mon regard de l'affiche haineuse pour aviser le visage de celle qui m'avait aidé trois ans plus tôt, dans les toilettes. J'avais appris depuis son nom : Renn. On ne s'est pas vraiment reparlé toutes les deux, bien qu'on se soit naturellement croisés dans les couloirs. Que pensait-elle de tout cela ? Pas que du bien, à ce que je comprends aisément lorsqu'elle détourne son visage, visiblement troublée.
Lorsque Renn nous assure qu'on ne devrait pas rester ici, devant cette affiche, mes sourcils se froncent devant l'insinuation. Que croit-elle ? Qu'on risque quelque chose ? Que des élèves pourraient croire des trucs ? J'entrouvre les lèvres pour lui demander d'exprimer réellement le fond de sa pensée mais m'arrête net lorsqu'elle reprend la parole. Son visage exprime toute la colère que je ressens au fond de moi et un élan de sympathie à son encontre m'étreint un bref instant.
- Parce qu'ignorer ce genre de choses va les faire s'évanouir ? rétorquais-je un brin amère en plantant mon regard dans le sien. Quand est ce que les gens comprendront que continuer d'alimenter ce conflit idiot nous fait tous courir à notre perte ? On sait même pas si c'est vrai ! ne puis-je m'empêcher finalement de souffler en étendant un bras vers l'affiche. On n'sait pas, ça s'trouve, c'est faux. Ça s'trouve, c'est un stratagème des anti... (j'inspire brusquement, ce mot me dégoûte mais comment pourrait être t-il considéré via mes paroles ?) des gens pro-statuts pour alimenter encore ce débat stérile !
Je secoue la tête et recule d'un pas, m'éloignant de cette affiche affligeante.
- Quand j'pense que les gens qui ont placardé ça, ils n'ont même pas l'courage d'être là et assumer leur croyance à deux noises !
J'avise alors deux garçons plus jeunes que moi près de nous, l'un à Poufsouffle semble tombé du lit vu la dégaine de ses cheveux et aussi pâle qu'un cachet d'aspirine, l'autre est un jeune Serpy au visage soucieux. Je me mords alors la lèvre - quand je pense que même eux, à leur âge, ils sont confrontés à "ça", cela me répugne.
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Quand les flammes embrassent l'extrême
« Parce qu'ignorer ce genre de choses va les faire s'évanouir ? » Les paroles amères de la Poufsouffle la heurtèrent de plein fouet, la ramenant immédiatement les deux pieds sur Terre. Renn tourna immadiatement la tête vers elle, le visage bien plus neutre que ce qu'elle aurait pensé paraitre. « Non. » Mais elle n'eut pas le temps de continuer sur sa lancée que sa cadette enchaînait. Et elle avait raison, dans un sens. Bien sûr que ce conflit entre statuts de sang était ridicule. Bien sûr que toute cette haine que les sang-purs alimentaient envers les nés-moldus était parfaitement stupide, sans aucun fondement. Elle le voyait tous les jours, le subissait tous les jours. Moins durement que certains, certes, pour la simple et bonne raison qu'elle avait aussi du sang sorcier qui coulait dans ses veines, que selon les personnes avec qui elle s'adressait, elle savait accentuer un pan ou l'autre de sa vie, mais ne le ressentait pas moins pour autant, et ce depuis qu'elle était enfant. Elle le vivait dans sa propre famille, cette inconsidération que certains sangs-purs avaient pour les sorciers qui avaient le malheur de ne pas naitre dans une famille purement sorcière. Et encore qu'elle avait de la chance que tout ça se soit bien atténué par rapport à ce qu'elle entendait les premiers temps, quand elle venait chez son père. A cinq ans, on ne réalisait pas tout, mais on comprenait tout de même suffisamment quand on n'était pas complètement acceptée dans un groupe qu'on était presque forcée d'intégrer.
Renn soupira, lassée. Pas lasse de se justifier, parce que ça il fallait juste que ça sorte, mais lasse de voir que personne dans ce monde n'était fichu de passer à autre chose et de laisser tomber ce conflit ridicule. Tous les sorciers sont des sorciers, finalement, peu importe d'où on vient à la base, peu importe de la famille dans laquelle on est nés. Mais non, à croire qu'il fallait toujours que certains se sentent supérieurs, attrapent le pouvoir à la volée pour l'imposer aux autres, hiérarchisent la société selon leur bon vouloir et ce qu'ils consiédéraient comme bien, ce qu'ils considéraient comme à banir. Et bizarrement, elle finissait souvent en reste. « Mais je pense qu'on leur donne de l'intérêt en restant là, à ceux qui sont à l'origine de l'affiche. Puisqu'ils voient bien que ça fait réagir, ils vont certainement recommencer. Peut-être même plus fort que ce qu'ils ont fait là. »
Et le pire, c'était que quelque part, la Poufsouffle l'avait un peu dit elle aussi. Parce qu'en réagissant à ça, on alimentait toujours un peu plus le conflit. Les nés-moldus, les sangs-mêlés, plus largement toutes les personnes concernées allaient riposter, ceux qui avaient créer l'affiche aussi, et ainsi de suite. Dans l'idée que s'en faisait Renn, du moins, et elle n'avait pas envie de rentrer là dedans, dans ce cercle vicieux qui les enfermait plus qu'autre chose dans leurs retranchements à chacun. « Je dis pas qu'il faut pas agir, parce que si on ne fait jamais rien, les choses vont pas changer et il faut absolument que ça change, ça peut pas rester comme ça. Mais... » Elle ramena ses bras contre elle. « Je sais pas, il y a peut-être d'autres moyens d'agir sans que ça parte tout de suite en baston générale. Et en même temps je suis pas complètement sûre non plus. »
Un regard, un sourire à Rosaleen, et Renn se tourna une nouvelle fois vers le mur sur lequel l'affiche était accrochée, sans pour autant s'attarder sur le papier. Ses pupilles se posèrent sur les silhouettes de deux garçons, plantés tous les deux à quelques pas du mur. Deux premières ou deuxième année grand maximum, sûrement, à vue d'oeil. « J'ai pas envie qu'ils vivent ce qu'on a vécu y a cinq ans... chuchota-t-elle pour elle-même. » Elle ne soucia pas de savoir si ses camarades l'avaient entendue, les épisodes de sa première année remontant brusquement à la surface. Comme un jeyser, les souvenirs jaillissaient dans sa tête. L'épisode du bal d'Halloween, auquel elle n'avait, heureusement, pas assisté, mais qui ne l'avait pas moins touchée, la haine qui se déversait un peu partout autours d'elle sans qu'elle ne puisse avoir le moindre contrôle dessus. La peur qui lui tordait le ventre peu importe où elle posait le pied. Parce qu'elle vivait entre deux mondes, et à ce moment-là, où qu'elle soit, elle ne se sentait à sa place nulle part. Et les mots de Warren cet été pour courronner le tout, qui arrivaient au sommet comme du sucre glace sur un gâteau.
Renn tourna de nouveau la tête vers la Poufsouffle, faisant taire au moins pour un instant les images qui défilaient dans son esprit. Elle se raccrocha à la voix de sa cadette, juste pour ne plus entendre celle instable de son frère. « Ils sont vraiment lâches jusqu'au bout. » Et ça aussi, cela l'énervait. Quand on savait qu'une grande partie des pro-Conseil étaient à Serpentard, et que le maitre-mot de leur maison était la fierté, ce n'était clairement pas en leur honneur de fuir lâchement après avoir lancé leur bombe. Son regard dériva une dernière fois vers les garçons, tandis que ses mains se resserraient autours de ses bras. Le plus brun des deux n'avait franchement pas l'air bien .« Et ils ont pas à subir ça, eux. Personne en fait... »
@Rosaleen Winston @Constance Nelson
@Brian Goldfarb @Kai Müllerson pour le regard aussi
Renn soupira, lassée. Pas lasse de se justifier, parce que ça il fallait juste que ça sorte, mais lasse de voir que personne dans ce monde n'était fichu de passer à autre chose et de laisser tomber ce conflit ridicule. Tous les sorciers sont des sorciers, finalement, peu importe d'où on vient à la base, peu importe de la famille dans laquelle on est nés. Mais non, à croire qu'il fallait toujours que certains se sentent supérieurs, attrapent le pouvoir à la volée pour l'imposer aux autres, hiérarchisent la société selon leur bon vouloir et ce qu'ils consiédéraient comme bien, ce qu'ils considéraient comme à banir. Et bizarrement, elle finissait souvent en reste. « Mais je pense qu'on leur donne de l'intérêt en restant là, à ceux qui sont à l'origine de l'affiche. Puisqu'ils voient bien que ça fait réagir, ils vont certainement recommencer. Peut-être même plus fort que ce qu'ils ont fait là. »
Et le pire, c'était que quelque part, la Poufsouffle l'avait un peu dit elle aussi. Parce qu'en réagissant à ça, on alimentait toujours un peu plus le conflit. Les nés-moldus, les sangs-mêlés, plus largement toutes les personnes concernées allaient riposter, ceux qui avaient créer l'affiche aussi, et ainsi de suite. Dans l'idée que s'en faisait Renn, du moins, et elle n'avait pas envie de rentrer là dedans, dans ce cercle vicieux qui les enfermait plus qu'autre chose dans leurs retranchements à chacun. « Je dis pas qu'il faut pas agir, parce que si on ne fait jamais rien, les choses vont pas changer et il faut absolument que ça change, ça peut pas rester comme ça. Mais... » Elle ramena ses bras contre elle. « Je sais pas, il y a peut-être d'autres moyens d'agir sans que ça parte tout de suite en baston générale. Et en même temps je suis pas complètement sûre non plus. »
Un regard, un sourire à Rosaleen, et Renn se tourna une nouvelle fois vers le mur sur lequel l'affiche était accrochée, sans pour autant s'attarder sur le papier. Ses pupilles se posèrent sur les silhouettes de deux garçons, plantés tous les deux à quelques pas du mur. Deux premières ou deuxième année grand maximum, sûrement, à vue d'oeil. « J'ai pas envie qu'ils vivent ce qu'on a vécu y a cinq ans... chuchota-t-elle pour elle-même. » Elle ne soucia pas de savoir si ses camarades l'avaient entendue, les épisodes de sa première année remontant brusquement à la surface. Comme un jeyser, les souvenirs jaillissaient dans sa tête. L'épisode du bal d'Halloween, auquel elle n'avait, heureusement, pas assisté, mais qui ne l'avait pas moins touchée, la haine qui se déversait un peu partout autours d'elle sans qu'elle ne puisse avoir le moindre contrôle dessus. La peur qui lui tordait le ventre peu importe où elle posait le pied. Parce qu'elle vivait entre deux mondes, et à ce moment-là, où qu'elle soit, elle ne se sentait à sa place nulle part. Et les mots de Warren cet été pour courronner le tout, qui arrivaient au sommet comme du sucre glace sur un gâteau.
Renn tourna de nouveau la tête vers la Poufsouffle, faisant taire au moins pour un instant les images qui défilaient dans son esprit. Elle se raccrocha à la voix de sa cadette, juste pour ne plus entendre celle instable de son frère. « Ils sont vraiment lâches jusqu'au bout. » Et ça aussi, cela l'énervait. Quand on savait qu'une grande partie des pro-Conseil étaient à Serpentard, et que le maitre-mot de leur maison était la fierté, ce n'était clairement pas en leur honneur de fuir lâchement après avoir lancé leur bombe. Son regard dériva une dernière fois vers les garçons, tandis que ses mains se resserraient autours de ses bras. Le plus brun des deux n'avait franchement pas l'air bien .« Et ils ont pas à subir ça, eux. Personne en fait... »
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रेन #241431 — 7ème année, 18 ans
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
« elle viendra un jour de pluie dessiner le soleil »
Quand les flammes embrassent l'extrême
Rosaleen n'était pas convaincu de la réponse positive de la Poufsouffle mais s'en contenta du moins. Une voix, cependant, les rejoignit et en se retournant, Rosaleen put découvrir, Renn, une cheerleader de sa maison qu'elle avait déjà beaucoup croisé. Rosaleen écoutait les conseils de son aînée mais elle ne pouvait pas enlever le message de ses pensées.
A ce moment-là, deux garçons arrivèrent, un poufsouffle et Kai, son meilleur ami. Elle sourit à ce dernier qui visiblement était alerté par l'état du Poufsouffle qui devait certainement être lui aussi, en première année comme le serpentard. La gryffone se reconcentra sur l'échange de la jeune fille de Poufsouffle à ses côtés et Renn.
Mais, tout en écoutant, Rosaleen commençait de plus en plus à ne pas se sentir bien. Qu'est-ce que Renn avait subi lors de sa première année ? Elle avait du mal à réfléchir et elle s'inquiétait : elle était à moitié moldue et sorcière, est-ce que ça comptait ? Ses grands-parents qui rejetaient tous les moldus et nés-moldus ont-ils participer à tout ça ? Des milliards de pensées se bousculaient dans la tête de la jeune fille. Rajouté à tout cela sa fatigue de la semaine passée, Rosaleen ne se sentait plus du tout bien. Elle n'arrivait plus du tout à réfléchir et elle avait vraiment besoin de mettre de l'ordre dans ses pensées. Rosaleen essayait tant bien que mal de se concentrer mais elle n'arrivait pas à saisir les paroles de son aînée. Pourquoi les statuts étaient si importants ? Vraiment, parfois elle se demandait pourquoi les gens préféraient la haine à l'amour.
- Personne ne mérite ça mais... C'est tout de même là, sous nos yeux. Comment faire pour... Il y a forcément un moyen pour que tout le monde soit heureux...
Rosaleen parlait d'un ton suppliant comme pour essayer de ne pas voir la vérité en face : que la violence était là. Mais tout se bousculait. Tout s'entrechoquait dans sa tête. Et, elle en avait marre que tout s'entrechoque dans son esprit. Elle devenait de plus en plus pâle et sentait sa vue se brouillait par les larmes qui commençaient déjà à se verser sur ses joues. Elle se dirigea donc vers le mur le plus proche et glissa doucement sans se faire mal sur le sol. Elle en avait marre.
- Pourquoi faut-il toujours que ces maudits statuts de sang soient si important ? On en a rien à faire qu'ils soient nés-moldus, sang-mêlé ou nés-sorciers ! On demande pas à un chat d'être un chien, nom d'une pipe ! s'indigna-t-elle un peu trop fort. Sérieusement, on s'en fiche ! Les moldus n'ont même pas ce problème alors pourquoi les sorciers en aurait un ?
@Renn Saeunn @Constance Nelson La rage éclate !
@Kai Müllerson @Brian Goldfarb pour le regard !
Post n°1 - Post n°2
A ce moment-là, deux garçons arrivèrent, un poufsouffle et Kai, son meilleur ami. Elle sourit à ce dernier qui visiblement était alerté par l'état du Poufsouffle qui devait certainement être lui aussi, en première année comme le serpentard. La gryffone se reconcentra sur l'échange de la jeune fille de Poufsouffle à ses côtés et Renn.
Mais, tout en écoutant, Rosaleen commençait de plus en plus à ne pas se sentir bien. Qu'est-ce que Renn avait subi lors de sa première année ? Elle avait du mal à réfléchir et elle s'inquiétait : elle était à moitié moldue et sorcière, est-ce que ça comptait ? Ses grands-parents qui rejetaient tous les moldus et nés-moldus ont-ils participer à tout ça ? Des milliards de pensées se bousculaient dans la tête de la jeune fille. Rajouté à tout cela sa fatigue de la semaine passée, Rosaleen ne se sentait plus du tout bien. Elle n'arrivait plus du tout à réfléchir et elle avait vraiment besoin de mettre de l'ordre dans ses pensées. Rosaleen essayait tant bien que mal de se concentrer mais elle n'arrivait pas à saisir les paroles de son aînée. Pourquoi les statuts étaient si importants ? Vraiment, parfois elle se demandait pourquoi les gens préféraient la haine à l'amour.
- Personne ne mérite ça mais... C'est tout de même là, sous nos yeux. Comment faire pour... Il y a forcément un moyen pour que tout le monde soit heureux...
Rosaleen parlait d'un ton suppliant comme pour essayer de ne pas voir la vérité en face : que la violence était là. Mais tout se bousculait. Tout s'entrechoquait dans sa tête. Et, elle en avait marre que tout s'entrechoque dans son esprit. Elle devenait de plus en plus pâle et sentait sa vue se brouillait par les larmes qui commençaient déjà à se verser sur ses joues. Elle se dirigea donc vers le mur le plus proche et glissa doucement sans se faire mal sur le sol. Elle en avait marre.
- Pourquoi faut-il toujours que ces maudits statuts de sang soient si important ? On en a rien à faire qu'ils soient nés-moldus, sang-mêlé ou nés-sorciers ! On demande pas à un chat d'être un chien, nom d'une pipe ! s'indigna-t-elle un peu trop fort. Sérieusement, on s'en fiche ! Les moldus n'ont même pas ce problème alors pourquoi les sorciers en aurait un ?
@Renn Saeunn @Constance Nelson La rage éclate !
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Dernière modification par Rosaleen Winston le 4 déc. 2024, 17:54, modifié 1 fois.
Quand les flammes embrassent l'extrême
Renn soupire et trop obnubilée par le tourbillon de mes pensées, de mes émotions, je ne sais pas trop sur quel pied danser avec cette réaction. Le "non" de la Gryffondor, c'était pas suffisant.
- Mais je pense qu'on leur donne de l'intérêt en restant là, à ceux qui sont à l'origine de l'affiche. Puisqu'ils voient bien que ça fait réagir, ils vont certainement recommencer. Peut-être même plus fort que ce qu'ils ont fait là.
De l'intérêt ? De l'intérêt ? Ouais p't'être bien, mais tu vas pas m'dire qu'ignorer cette affiche, faire comme si de rien n'était va faire avancer les choses dans l'autre sens ?
Bien sûr, je garde ça pour moi, je vois bien que Renn n'est pas du côté de ceux oui celles qui ont placardé cette affiche dérangeante et c'est pas en lui renvoyant mon amertume en pleine face qui va faire avancer notre discussion.
Quoique. C'est plus fort que moi, faut qu'ça sorte. Dépliant mes bras, je brandis un bras vers l'affiche explicitant mon point de vue : on n'est même pas sûres que c'est pas un stratagème du Conseil des Sorciers ? Sur quels faits se base-t-on ? Est ce que des nés-moldus ont revendiqué cela ? Hein ?
- Je dis pas qu'il faut pas agir, parce que si on ne fait jamais rien, les choses vont pas changer et il faut absolument que ça change, ça peut pas rester comme ça. Mais... Je sais pas, il y a peut-être d'autres moyens d'agir sans que ça parte tout de suite en baston générale. Et en même temps je suis pas complètement sûre non plus.
Je fronce les sourcils. Ses propos ne répondent pas à mes questionnements quant au véritable investigateur de cet "attentat fumeux".
A la fois, elle dit qu'elle pense qu'il y a forcément quelque chose à faire plutôt que de passer par la violence pour régler cette situation dégénérative, à la fois, elle n'est sûre de rien.
La frustration monte d'un cran de mon côté et je secoue lentement mon visage tandis que mon regard descend au sol. Trouver quelque chose, quelque chose qui pourrait faire pencher la balance... Oui mais on n'est que des élèves ! Malheureusement, nos voix ont peu de poids. Tout ce qu'on attend de nous c'est d'écouter sagement, courber l'échine et se montrer exemplaire en terme de comportement. Quelle vaste blague ! Alors que cette situation ne concerne pas que les adultes, elle nous concerne tous ! Que c'est rageant. On est dans un monde où la Magie existe et pourtant elle est loin de fédérer notre communauté.
- J'ai pas envie qu'ils vivent ce qu'on a vécu y a cinq ans... fit alors Renn.
J'imagine qu'elle parle des élèves comme notre cadette qui doit être en deuxième année à tout casser. Je pince les lèvres bien qu'une lueur aussi curieuse que soucieuse s'allume dans mes yeux.
- Qu'est c'qu'il s'est passé y'a cinq ans ? rebondis-je du tac-au-tac.
J'écoute la réponse de Renn en fronçant les sourcils machinalement.
Puis, la voix suppliante de la petite brune m'arrache de mes pensées.
- Personne ne mérite ça mais... C'est tout de même là, sous nos yeux. Comment faire pour... Il y a forcément un moyen pour que tout le monde soit heureux...
La naïveté dégoulinante me saute au visage comme un chat toutes griffes dehors. Personne ne mérite ça ? Mais bien sûr que non ! Tout le monde heureux ? On se croirait presque dans un Disney. Non mais ouvre les yeux ! On vit dans la ré-a-lité ! Notre planète est le foyer constant de guerres depuis que l'Homme existe. Ça n'existe pas un monde où "tout le monde" est "heureux" ! Mais faire en sorte que ce conflit aussi dur et violent que stupide cesse pour qu'au moins notre communauté soit à nouveau rassemblée autour d'une idée - que tant que la Magie coule dans nos veines, peu importe d'où nous venons - ça, c'est la chose sur laquelle on doit se concentrer. Mais il y aura toujours des conflits, malheureusement. C'est "comme ça".
- Attends, tu t'crois dans un Disney ou quoi ? fis-je ironiquement en secouant la tête en direction de la jeune gryfonne. Un monde "parfait où tout l'monde est heureux, ça n'existe pas. Mais faire en sorte qu'on vive dans un monde plus juste, c'est ça qu'il faut viser.
Je secoue la tête et recule d'un pas, m'éloignant de cette affiche affligeante.
- Quand j'pense que les gens qui ont placardé ça, ils n'ont même pas l'courage d'être là et assumer leur croyance à deux noises !
- Ils sont vraiment lâches jusqu'au bout, m'appuie Renn avant de tourner la tête vers le côté : Et ils ont pas à subir ça, eux. Personne en fait...
Je suis son regard et avise pour la première fois les deux garçons. Je me mords alors la lèvre - quand je pense que même eux, à leur âge, ils sont confrontés à "ça", cela me répugne.
C'est alors que la jeune gryffonne s'écarte et alors que je m'attends à la voir s'éloigner, vexée par mes précédents propos, je la vois s'appuyer contre le mur, tout près de l'affiche et dramatiquement se laisser glisser jusqu'au sol. Je me rends compte qu'elle pleure et là... je me fige. Pourquoi pleure-t-elle ? C'est quand même pas à cause de ce que je viens d'lui dire ?!
- Pourquoi faut-il toujours que ces maudits statuts de sang soient si important ? On en a rien à faire qu'ils soient nés-moldus, sang-mêlé ou nés-sorciers ! laisse-t-elle finalement échapper.
J'entrouvre les lèvres, à moitié désabusée par un comportement aussi dramaqueen et à moitié stupéfaite de tant de naïveté. Pourquoi ces statuts de sang sont si importants aux yeux de certains sorciers ? Parce que cela leur donne la possibilité d'asseoir leur pouvoir !
- On demande pas à un chat d'être un chien, nom d'une pipe ! continue-t-elle en haussant le ton. Sérieusement, on s'en fiche ! Les moldus n'ont même pas ce problème alors pourquoi les sorciers en aurait un ?
Pourquoi parle-t-elle de chien et de chat tout d'un coup ? Ça n'a ni queue ni tête !
- Pourquoi ? répétais-je incrédule après avoir coulé un regard éberlué vers Renn. Tu demandes vraiment pourquoi ? répétais-je incrédule en m'approchant de la gryffonne au sol. Mais parce que certains sorciers ont tellement un ego surdimensionné qu'ils ont vu là le moyen d'asseoir une forme de pouvoir. Et ils sont intelligents, ne te méprends pas, ajoutais-je, ces gens tapent là où ça pique ! Car avant, malheureusement, les gens puisaient leur estime de soi dans leurs origines. Cette idée de suprématie du sang sorcier, c'est aussi vieux que mille ans ! Compares ça au nazisme, si tu veux, c'est la même chose. Donc si, les "moldus" comme tu les appellent, ils ont eu ce problème.
Je secoue la tête et dévie finalement mon regard vers Renn.
- Explique-lui, toi, parce que... je...
Ma gorge se serre davantage. Je suis partagée par le ressentiment pour ceux.celles qui ont jeté de l'huile sur le feu, ici, à Poudlard en placardant cette affiche et l'incertitude face à cette jeune gryffonne qui ne semble pas vraiment au courant du monde dans lequel elle vit.
Mais je sais que ce n'est pas vers elle que je dois déverser mon amertume. Elle ne mérite pas ça.
Alors, vas y, Renn, explique-lui.
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- Mais je pense qu'on leur donne de l'intérêt en restant là, à ceux qui sont à l'origine de l'affiche. Puisqu'ils voient bien que ça fait réagir, ils vont certainement recommencer. Peut-être même plus fort que ce qu'ils ont fait là.
De l'intérêt ? De l'intérêt ? Ouais p't'être bien, mais tu vas pas m'dire qu'ignorer cette affiche, faire comme si de rien n'était va faire avancer les choses dans l'autre sens ?
Bien sûr, je garde ça pour moi, je vois bien que Renn n'est pas du côté de ceux oui celles qui ont placardé cette affiche dérangeante et c'est pas en lui renvoyant mon amertume en pleine face qui va faire avancer notre discussion.
Quoique. C'est plus fort que moi, faut qu'ça sorte. Dépliant mes bras, je brandis un bras vers l'affiche explicitant mon point de vue : on n'est même pas sûres que c'est pas un stratagème du Conseil des Sorciers ? Sur quels faits se base-t-on ? Est ce que des nés-moldus ont revendiqué cela ? Hein ?
- Je dis pas qu'il faut pas agir, parce que si on ne fait jamais rien, les choses vont pas changer et il faut absolument que ça change, ça peut pas rester comme ça. Mais... Je sais pas, il y a peut-être d'autres moyens d'agir sans que ça parte tout de suite en baston générale. Et en même temps je suis pas complètement sûre non plus.
Je fronce les sourcils. Ses propos ne répondent pas à mes questionnements quant au véritable investigateur de cet "attentat fumeux".
A la fois, elle dit qu'elle pense qu'il y a forcément quelque chose à faire plutôt que de passer par la violence pour régler cette situation dégénérative, à la fois, elle n'est sûre de rien.
La frustration monte d'un cran de mon côté et je secoue lentement mon visage tandis que mon regard descend au sol. Trouver quelque chose, quelque chose qui pourrait faire pencher la balance... Oui mais on n'est que des élèves ! Malheureusement, nos voix ont peu de poids. Tout ce qu'on attend de nous c'est d'écouter sagement, courber l'échine et se montrer exemplaire en terme de comportement. Quelle vaste blague ! Alors que cette situation ne concerne pas que les adultes, elle nous concerne tous ! Que c'est rageant. On est dans un monde où la Magie existe et pourtant elle est loin de fédérer notre communauté.
- J'ai pas envie qu'ils vivent ce qu'on a vécu y a cinq ans... fit alors Renn.
J'imagine qu'elle parle des élèves comme notre cadette qui doit être en deuxième année à tout casser. Je pince les lèvres bien qu'une lueur aussi curieuse que soucieuse s'allume dans mes yeux.
- Qu'est c'qu'il s'est passé y'a cinq ans ? rebondis-je du tac-au-tac.
J'écoute la réponse de Renn en fronçant les sourcils machinalement.
Puis, la voix suppliante de la petite brune m'arrache de mes pensées.
- Personne ne mérite ça mais... C'est tout de même là, sous nos yeux. Comment faire pour... Il y a forcément un moyen pour que tout le monde soit heureux...
La naïveté dégoulinante me saute au visage comme un chat toutes griffes dehors. Personne ne mérite ça ? Mais bien sûr que non ! Tout le monde heureux ? On se croirait presque dans un Disney. Non mais ouvre les yeux ! On vit dans la ré-a-lité ! Notre planète est le foyer constant de guerres depuis que l'Homme existe. Ça n'existe pas un monde où "tout le monde" est "heureux" ! Mais faire en sorte que ce conflit aussi dur et violent que stupide cesse pour qu'au moins notre communauté soit à nouveau rassemblée autour d'une idée - que tant que la Magie coule dans nos veines, peu importe d'où nous venons - ça, c'est la chose sur laquelle on doit se concentrer. Mais il y aura toujours des conflits, malheureusement. C'est "comme ça".
- Attends, tu t'crois dans un Disney ou quoi ? fis-je ironiquement en secouant la tête en direction de la jeune gryfonne. Un monde "parfait où tout l'monde est heureux, ça n'existe pas. Mais faire en sorte qu'on vive dans un monde plus juste, c'est ça qu'il faut viser.
Je secoue la tête et recule d'un pas, m'éloignant de cette affiche affligeante.
- Quand j'pense que les gens qui ont placardé ça, ils n'ont même pas l'courage d'être là et assumer leur croyance à deux noises !
- Ils sont vraiment lâches jusqu'au bout, m'appuie Renn avant de tourner la tête vers le côté : Et ils ont pas à subir ça, eux. Personne en fait...
Je suis son regard et avise pour la première fois les deux garçons. Je me mords alors la lèvre - quand je pense que même eux, à leur âge, ils sont confrontés à "ça", cela me répugne.
C'est alors que la jeune gryffonne s'écarte et alors que je m'attends à la voir s'éloigner, vexée par mes précédents propos, je la vois s'appuyer contre le mur, tout près de l'affiche et dramatiquement se laisser glisser jusqu'au sol. Je me rends compte qu'elle pleure et là... je me fige. Pourquoi pleure-t-elle ? C'est quand même pas à cause de ce que je viens d'lui dire ?!
- Pourquoi faut-il toujours que ces maudits statuts de sang soient si important ? On en a rien à faire qu'ils soient nés-moldus, sang-mêlé ou nés-sorciers ! laisse-t-elle finalement échapper.
J'entrouvre les lèvres, à moitié désabusée par un comportement aussi dramaqueen et à moitié stupéfaite de tant de naïveté. Pourquoi ces statuts de sang sont si importants aux yeux de certains sorciers ? Parce que cela leur donne la possibilité d'asseoir leur pouvoir !
- On demande pas à un chat d'être un chien, nom d'une pipe ! continue-t-elle en haussant le ton. Sérieusement, on s'en fiche ! Les moldus n'ont même pas ce problème alors pourquoi les sorciers en aurait un ?
Pourquoi parle-t-elle de chien et de chat tout d'un coup ? Ça n'a ni queue ni tête !
- Pourquoi ? répétais-je incrédule après avoir coulé un regard éberlué vers Renn. Tu demandes vraiment pourquoi ? répétais-je incrédule en m'approchant de la gryffonne au sol. Mais parce que certains sorciers ont tellement un ego surdimensionné qu'ils ont vu là le moyen d'asseoir une forme de pouvoir. Et ils sont intelligents, ne te méprends pas, ajoutais-je, ces gens tapent là où ça pique ! Car avant, malheureusement, les gens puisaient leur estime de soi dans leurs origines. Cette idée de suprématie du sang sorcier, c'est aussi vieux que mille ans ! Compares ça au nazisme, si tu veux, c'est la même chose. Donc si, les "moldus" comme tu les appellent, ils ont eu ce problème.
Je secoue la tête et dévie finalement mon regard vers Renn.
- Explique-lui, toi, parce que... je...
Ma gorge se serre davantage. Je suis partagée par le ressentiment pour ceux.celles qui ont jeté de l'huile sur le feu, ici, à Poudlard en placardant cette affiche et l'incertitude face à cette jeune gryffonne qui ne semble pas vraiment au courant du monde dans lequel elle vit.
Mais je sais que ce n'est pas vers elle que je dois déverser mon amertume. Elle ne mérite pas ça.
Alors, vas y, Renn, explique-lui.
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5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
Quand les flammes embrassent l'extrême
Tout s'enchaine assez vite de mon coté, il faut dire que le spectacle a attiré beaucoup de monde, beaucoup de personnes qui ont tous un avis sur la question et sur l'affiche que je viens de voir. Moi j'étais trop concentré dans ma tête à savoir comment j'allais m'en sortir jusqu'à ce que je puisse rentrer chez moi. Je pense que ma peur se lit plus sur mon visage que ce que je veux bien laisser paraitre car un Serpentard m'accoste et me parle d'un truc de verre à cracra, je comprenais pas où il voulait en venir et j'avoue que j'ai encore du mal à comprendre les trucs du monde magique. Une autre fille vient se poster à coté de moi et je l'entends dire un truc par rapport à quelque chose qui s'est passé il y cinq ans. Il s'était passé quoi il y a cinq ans exactement ? Ca devait vraiment pas être quelque chose de sympa vu la manière dont elle le dit. Je suis sûr que ça devait être un massacre, on a tué des moldus, c'était certain ! C'était peut-être pour ça d'ailleurs que maman avait jamais voulu se mêler au monde magique, peut-être que c'est que les sorciers c'était un peu ce qu'ils aimaient faire ? Mais pourquoi paps, il m'a mis ici alors ? L'autre me détestait tellement à ce point ? Ou c'était juste pour m'éloigner de Maman ? Elle était peut-être en danger elle aussi ? Non, ça je pouvais pas le croire, puis Oxford c'est loin d'ici, tu te fais des films. Mais peut-être que ..
Là, j'en menais pas rond pour être honnête. Ma tête faisait dix milles tours, j'avais les jambes qui flagellait un peu, mais fallait que je me reprenne. Pas devant tout le monde ! Pas comme ça ! Mon regard qui était scotché sur l'affiche se retourne vers le Serpentard qui voulait m'aider, mais moi j'avais pas envie de parler, juste de me barrer d'ici. La voix un peu tremblotante, je viens lui répondre, pas très assuré. — Euh non .. non .. ça va .. t'en fais pas. Je vais juste .. aller .. hm .. aller prendre mon p'tit dej, c'est ça .. mon p'tit dej, il m'attend. Et comme pour m'extirper d'un piège qui venait de m'être tendue, je prenais lourdement le pas de la Grande Salle, pas très rassuré par ce que je venais de voir et avec une envie encore immense de m'échapper. Si ce que j'avais entendue était vrai, on allait vite découvrir que j'étais moi aussi né d'une mère moldue, et ceux qui ont posé ça, il me retrouveront.
Là, j'en menais pas rond pour être honnête. Ma tête faisait dix milles tours, j'avais les jambes qui flagellait un peu, mais fallait que je me reprenne. Pas devant tout le monde ! Pas comme ça ! Mon regard qui était scotché sur l'affiche se retourne vers le Serpentard qui voulait m'aider, mais moi j'avais pas envie de parler, juste de me barrer d'ici. La voix un peu tremblotante, je viens lui répondre, pas très assuré. — Euh non .. non .. ça va .. t'en fais pas. Je vais juste .. aller .. hm .. aller prendre mon p'tit dej, c'est ça .. mon p'tit dej, il m'attend. Et comme pour m'extirper d'un piège qui venait de m'être tendue, je prenais lourdement le pas de la Grande Salle, pas très rassuré par ce que je venais de voir et avec une envie encore immense de m'échapper. Si ce que j'avais entendue était vrai, on allait vite découvrir que j'étais moi aussi né d'une mère moldue, et ceux qui ont posé ça, il me retrouveront.