Les Demoiselles de Poudlard

Mercredi 6 octobre, 14h


Le jour tant attendu était arrivé. Maïda ressentit un frisson d'excitation la parcourir ainsi qu'une once de peur. Et si le Maestro décidait de ne pas les prendre dans la chorale ? Et si elles avaient fait tout ça pour rien? Une boule étrange se forma dans sa gorge et la fillette déglutit. Marilya et elle avaient passé tant de temps à répéter ! Elle saisit la main de son amie toute proche pour se donner du courage et la serra. Elles étaient prêtes. Depuis l'année dernière où les deux filles avaient découvert la salle de répétition, elles n'avaient eu qu'une idée en tête: intégrer la chorale des crapauds chanteurs. Tout le mois de septembre, elles s'étaient entrainées dans leur dortoir au grand dam de certaines de leurs camarades. En effet, pour avoir la chance de devenir un membre de l'estimée chorale, elles devaient passer une audition. Seul le professeur Placido Tripplehorn avait le pouvoir de décider de leur sort. Si il estimait qu'elles étaient prêtes, elles pourraient avoir la chance de côtoyer les crapauds harmoniques pour le reste de l'année et de chanter avec les élèves. Le maestro les avait laissées libres de leur choix: elles pouvaient présenter ce qu'elles voulaient, du moment où elles chantaient. La perspective de préparer un spectacle avec Lya avait enthousiasmée Maïda. S'en étaient suivi milles et une discussions animées: est-ce-qu'elles chantaient ensemble ou bien l'une après l'autre ? Plutôt une chanson sorcière ou bien moldue ? Comment est-ce qu'elles allaient s'habiller et surtout, est-ce qu'elle préparaient une chorégraphie ? Les deux amies fourmillaient d'idées et avaient eu bien du mal à se mettre d'accord. Maïda voulait se déguiser en dragon et cracher du feu mais Marilya lui avait fait remarquer que le Maestro n'apprécierait peut-être que moyennement la perspective de voir ses précieux crapaud terminer en barbecue. Bref, comme deux jeunes filles de douze ans à l'imagination débordante, elles s'étaient amusées à n'en plus finir à inventer toute sorte de scénario avant de tomber d'accord. Maïda tourna la tête. Le professeur était en place et n'attendait plus qu'elles. Elle murmura "bonne chance" à Lya, la regardant au fond des yeux pour puiser un peu de courage et monta sur l'estrade. Elle n'avait toujours pas lâché la main de sa camarade, certaine que pour elle aussi, impatience et angoisse s'entremêlaient.

@Marilya Sowell

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2A Poufsouffle

Les Demoiselles de Poudlard
Marilya sentit l’excitation bouillonner dans sa poitrine alors que Maïda la tirait doucement vers l’estrade, sans lâcher sa main. Elle retint un petit rire nerveux en se souvenant de toutes les fois où elles s’étaient imaginées ce moment : leurs idées farfelues, les répétitions dans le dortoir qui avaient tant amusé — ou agacé — leurs camarades. Aujourd’hui, elles allaient chanter devant le Maestro Tripplehorn lui-même ! Rien que d’y penser, Marilya sentit une vague d’appréhension se mêler à l’euphorie.

Elle échangea un regard avec Maïda, et dans les yeux de son amie, elle retrouva le courage dont elle avait besoin. Elles étaient prêtes. Elles avaient choisi une chanson sorcière, une comptine douce et mélodieuse, parfaite pour mettre en valeur leurs voix tout en restant respectueuses de l’esprit de la chorale des grenouilles. Après tout, le chœur des grenouilles n’était pas un simple spectacle ; c’était une véritable tradition à Poudlard, et elles rêvaient d’en faire partie.

Marilya prit une grande inspiration, retenant son souffle un instant pour calmer les battements de son cœur. Elle imaginait déjà les crapauds harmoniser avec elles, leurs voix étranges et envoûtantes résonnant dans la salle. Un sourire lui échappa malgré elle. Elle se tourna vers Maïda et lui murmura d’une voix douce mais déterminée :

« On va le faire, Maïda. On va leur montrer ce qu’on sait faire ! »

Avec ce regain de confiance, elle serra la main de son amie une dernière fois avant de se préparer à donner tout ce qu’elle avait. Elle ne savait pas ce que le professeur Tripplehorn penserait de leur performance, mais au fond d’elle, elle sentait que peu importait le résultat. Elle était là, avec Maïda, prêtes à vivre un moment magique qu’elles n’oublieraient jamais.

@Placido Tripplehorn

12 ans ~ 2ème année d'étude ~ Fiche PR
Dialogue = #7d1f6d ~ PNJ's = #a47765 ~ Sort = #f4d7ef

Les Demoiselles de Poudlard
Aussitôt sur scène, Maïda sentit tout son stress s'envoler. Un grand sourire illumina son visage :elle avait hâte de montrer au Maestro ce dont elles étaient capable. D'une voix ferme, elle se présenta.

-Maïda Sumrak, deuxième année, Poufsouffe !


Elle laissa ensuite Marilya décliner son nom avant d'introduire leur petite pièce.

-Aujourd'hui nous allons vous présenter deux chansons, à l'image de notre duo. D'abord, une chanson sorcière, la comptine de l'ogresse et la grenouille.

Elle fit un petit signe de la tête à Marilya pour qu'elle lance le gramophone. Maïda n'avait jamais entendu cette comptine avant que la princesse ne lui chante un soir. Les tonalités douces et mélancoliques de cet air bien connu des jeunes sorciers faisaient ressortir le timbre pur de leur voix. Par chance, la tessiture de leur voix s'accordaient parfaitement et elles entonnèrent en coeur la balade de l'ogresse tombée amoureuse d'une grenouille.

"Dans la forêt, près d'un lac,
Vivait une ogresse, bien en vrac,
Elle mangeait, elle grognait,
Mais un jour, elle tomba hébétée

Un petit crapaud, tout vert et tout rond,
Sautillait, chantonnait, dansait en faisant des bonds.
L'ogresse, surprise, sentit son coeur battre
D'un amour étrange qui ne faisait que croitre. "


Maïda se sentait totalement transportée par la musique. En parfaite symbiose avec Marilya, leur voix se répondaient : elle avait l'impression d'avoir chantée avec sa camarade toute sa vie. La comptine s'acheva et l'espace d'un instant, elle se sentit triste pour l'ogresse qui n'avait jamais pu vivre son grand amour. Ce sentiment fut vite balayé par une forte excitation lié au soulagement qui la submergeait. Tout s'était bien passé ! Elles avaient chanté juste et ne s'étaient pas trompées une seule fois ! Cependant la fillette se retint de sauter dans les bras de son amie. Ce n'était pas fini. Elles devaient maintenant montrer leur deuxième pièce, une adaptation de la célèbre "chanson des jumelles" comédie musicale des Demoiselles de Rochefort. Maïda avait regardé ce film des centaines de fois et l'avait tant chanté à Marilya qu'elles avaient décidé de la présenter à leur audition. Mais elles réservaient une petite surprise au professeur Tripllehorn : elles avaient modifié les paroles !

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2A Poufsouffle

Les Demoiselles de Poudlard
Marilya sentit une vague de fierté et de soulagement l'envahir alors que la dernière note de la comptine s'éteignait dans la salle. Le silence qui suivit lui sembla presque magique, comme si l’air retenait encore les échos de leur mélodie. Elle échangea un regard complice avec Maïda, ses yeux pétillant d’excitation. Leur première chanson était un succès, elles le sentaient. Mais pas le temps de se reposer sur leurs lauriers : la deuxième performance les attendait.

Elle inspira profondément, se tournant légèrement pour ajuster le gramophone. Le léger grésillement de l’appareil couvrit un instant le murmure de son cœur qui battait à toute allure. Cette fois-ci, c’était une chanson qu’elles connaissaient par cœur, mais qu’elles avaient transformée à leur manière, avec des paroles réécrites pour coller à leur univers. La chanson des jumelles, devenue pour l’occasion "la chanson des sorcières", était leur moment phare. Marilya savait qu’elles devaient donner tout ce qu’elles avaient.

Elle se tourna vers le professeur Tripplehorn et fit une petite révérence exagérée, un sourire espiègle aux lèvres.

« Pour notre deuxième chanson, nous avons voulu apporter une touche personnelle à un classique moldu ! » annonça-t-elle, sa voix claire trahissant son excitation. Elle lança un clin d’œil à Maïda, puis se plaça sur le côté pour que leur synchronisation soit parfaite.

La musique démarra, et Marilya entama avec énergie, sa voix montant joyeusement pour reprendre les premières notes :

« Nous sommes deux sorcières à Poudlard,
Deux élèves prêtes à chanter ce soir,
Nos baguettes et nos chaudrons,
Nos potions et nos sortilèges en fusion ! »


Le rythme enjoué et les paroles amusantes semblaient transformer l’audition en véritable spectacle. Marilya se laissa emporter par l’énergie de la chanson, ses mouvements légèrement dansants ajoutant une touche de légèreté à leur performance. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire en entendant sa voix se mêler à celle de Maïda, formant une harmonie parfaite.

Quand elles arrivèrent au refrain, elle tendit les bras en avant avec enthousiasme, leur duo atteignant son apogée.

« Nos vies sont magiques, nos rêves élastiques,
Et rien ne pourra nous arrêter !
Oh Maestro, laissez-nous entrer,
Dans votre chorale enchantée ! »


Alors qu’elles terminaient sur une note forte et joyeuse, Marilya sentit son cœur exploser de joie et elle explosa de rire. Peu importait la décision finale, elles venaient de vivre un moment inoubliable. Elle se tourna vers Maïda, rayonnante, prête à accueillir la réaction du professeur.

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Les Demoiselles de Poudlard
Pas de doute, la chanson des sorcières correspondait parfaitement au caractère pétillant et malicieux des deux amies. Maïda ajusta sa révérence sur celle de Marilya afin qu'elles soient bien synchronisées. Leur chorégraphie s'ajustait parfaitement avec les paroles de la chanson. Lorsqu'elles chantaient à l'unisson, elles se tenaient la main tout en se balançant puis se séparaient pour les couplets, tournoyant sur elles-mêmes dans un ballet automnal, la chevelure dorée de Marilya répondant aux teintes fauves de Maïda.

« Nous sommes deux amies,
Prêtes à relever tous les défis,
Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do
Nous adorons les crapauds
Surtout ceux qui chantent haut
Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do »


Entonnant de concert le dernier refrain avec Marilya, Maïda était aux anges et mit toute son énergie à conclure la chanson en apothéose.

« Nous sommes deux sorcières à Poudlard,
Deux élèves prêtes à chanter ce soir,
Nos baguettes et nos chaudrons,
Nos potions et nos sortilèges en fusion ! »


La dernière note résonnait encore qu'elle sauta dans les bras de sa princesse adorée, avant de se reprendre pour faire face au Maestro. Il faut dire que c'était beaucoup d'émotions pour une si petite sorcière. Si elle s'écoutait, elle sauterait à travers toute la pièce en poussant des hurlements de joie ! Heureusement la présence de Marilya l'aidait à canaliser son énergie: après tout, il suffisait juste de se contenir encore un peu avant d'avoir la réponse du professeur...

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