Le cœur en feu
Hall d’entrée, au pied d’un escalier
Mardi 9 novembre 2049, vers 13h
avec @Diarmuid O’Belt

La boule au ventre. Depuis la veille l’estomac de Roxane était complètement noué. Si elle s’était bel et bien présentée au déjeuner ce midi là, elle ne parvint pas à avaler quoique ce soit. Elle s’était contentée de rester assise à table, se murant dans un silence étonnant quand on sait à quel point l’adolescente est d’un naturel enjouée et bavarde. Mais l’affiche qu’elle avait vu lundi matin dans le hall ne quittait plus son esprit, elle ne supportait plus tous ces propos déplacés sur le statut de sang des uns et des autres. Pourtant avec les années elle avait eu l’occasion de faire face à de nombreuses remarques et insultes, mais le sentiment d’injustice qu’elle ressentait ne la quittait jamais.
Quand elle quitta la grande salle, la sixième année n’eut pas le coeur s’occuper avant son cours de métamorphose qui pourtant avait lieu dans quelques heures. Alors elle s’assit là, en bas des escaliers, déposant doucement son menton sur ses mains, et laissant son regard divaguer dans le vide.
De nombreuses pensées se bousculaient dans la tête de la Serdaigle, était-il possible qu’elle ne soit finalement pas à sa place ici ? Depuis le début de l’année Roxane avait déjà du mal à se sentir bien, elle ne cessait de penser qu’elle n’était pas vraiment à la hauteur. D’ailleurs comment avait-elle pu recevoir le titre de Fierté de la Nation alors qu’elle n’était pas la meilleure de sa maison, ni de sa promotion, et qu’elle n’était qu’une… née-moldue.
250 mots
Quand elle quitta la grande salle, la sixième année n’eut pas le coeur s’occuper avant son cours de métamorphose qui pourtant avait lieu dans quelques heures. Alors elle s’assit là, en bas des escaliers, déposant doucement son menton sur ses mains, et laissant son regard divaguer dans le vide.
De nombreuses pensées se bousculaient dans la tête de la Serdaigle, était-il possible qu’elle ne soit finalement pas à sa place ici ? Depuis le début de l’année Roxane avait déjà du mal à se sentir bien, elle ne cessait de penser qu’elle n’était pas vraiment à la hauteur. D’ailleurs comment avait-elle pu recevoir le titre de Fierté de la Nation alors qu’elle n’était pas la meilleure de sa maison, ni de sa promotion, et qu’elle n’était qu’une… née-moldue.
250 mots
Le cœur en feu
Le mardi était l'une des journées ou les deux infirmiers coupaient la journée en blocs de six heures. Cela permettait un partage équilibré des gardes lorsqu'on faisait le décompte sur deux semaines pleines. Et puis, il devait avouer que d'avoir deux demies journées par semaine pour squatter la bibliothèque si l'envie lui en prenait - pour faire des recherches ciblées notamment - était un luxe plus qu'appréciable. Et puis quand il n'avait pas de nécessite à rester sur place, il en profitait pour rentrer chez lui; il y avait toujours à faire à la maison, même avec Brownie présent quasiment vingt-quatre heure sur vingt-quatre.
Ainsi, en quittant l'infirmerie un peu après midi - le temps de discuter avec Ruby puis de passer dans son logement de fonction - il était donc allé dans la Grande Salle. Il y pris un repas léger, profitant de ce dernier pour y discuter avec les collègues qui se trouvaient non loin avant de quitter les lieux vers treize heures. Oui, même quand il venait manger à mi-journée, il ne campait pas bien longtemps dans l'immense réfectoire. Quand bien même il appréciait socialiser, il aimait aussi les moments de calme. Et puis comme il avait prévu de rentrer, il avait une bonne raison de ne pas s'éterniser.
Malgré cette intention, sa route initiale bifurqua légèrement car une fois dans le grand hall, l'embrassant du regard par réflexe, il avait en effet remarqué une élève assise sur des marches de l'escalier d'honneur. La mine qu'elle affichait l'interpela et l'irlandais se permit de s'approcher puis de s'asseoir à ses côtés - quoi que laissant une distance d'environ un mètre pour ne pas lui donner l'impression de vouloir l'étouffer. "Miss Newcomb, vous allez bien?" S'inquiéta-t-il
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Ainsi, en quittant l'infirmerie un peu après midi - le temps de discuter avec Ruby puis de passer dans son logement de fonction - il était donc allé dans la Grande Salle. Il y pris un repas léger, profitant de ce dernier pour y discuter avec les collègues qui se trouvaient non loin avant de quitter les lieux vers treize heures. Oui, même quand il venait manger à mi-journée, il ne campait pas bien longtemps dans l'immense réfectoire. Quand bien même il appréciait socialiser, il aimait aussi les moments de calme. Et puis comme il avait prévu de rentrer, il avait une bonne raison de ne pas s'éterniser.
Malgré cette intention, sa route initiale bifurqua légèrement car une fois dans le grand hall, l'embrassant du regard par réflexe, il avait en effet remarqué une élève assise sur des marches de l'escalier d'honneur. La mine qu'elle affichait l'interpela et l'irlandais se permit de s'approcher puis de s'asseoir à ses côtés - quoi que laissant une distance d'environ un mètre pour ne pas lui donner l'impression de vouloir l'étouffer. "Miss Newcomb, vous allez bien?" S'inquiéta-t-il
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Le cœur en feu
Absorbée par ses pensées, Roxane n'avait pas entendu les bruits de pas qui s’étaient approchés d’elle. Ce ne fut qu’en entendant son nom qu’elle sursauta légèrement, levant les yeux pour croiser le regard bienveillant de l’infirmier. Son visage se crispa un instant, hésitant entre une réponse sincère et l’envie de masquer. Elle n’aimait pas montrer qu’elle allait mal, encore moins face à une figure d’autorité, même aussi douce et accessible que lui.
« Oh… euh, oui, ça va. Merci, monsieur. », répondit-elle finalement, accompagnant ses paroles d’un sourire forcé. Elle espérait que cela suffirait, mais au fond elle savait qu’elle ne pourrait tromper le sorcier. Avec le cheerleading ils s’étaient vus de nombreuses fois et l’infirmier avait eu l’occasion de percevoir la vulnérabilité de la jeune femme.
Elle resta silencieuse un instant, jouant nerveusement avec les manches de sa robe. Finalement, sans vraiment savoir pourquoi, elle se mit à parler doucement, comme si les mots s’échappaient de sa bouche malgré elle. « Je réfléchissais juste… à ma place ici. ». Elle mordit légèrement ses lèvres, baissant les yeux vers ses mains agitées. « Parfois, j’ai l’impression que peu importe ce que je fais, ce que je prouve, ça ne suffit jamais. Pas aux autres… et pas à moi non plus. »
Elle inspira profondément, mais sa voix trembla légèrement lorsqu’elle poursuivit. « L’affiche que j’ai vu hier dans le hall… elle me fait croire que les gens comme moi ne seront jamais vraiment considérés comme les autres. Et peut-être que les gens qui ont écrit ça ont raison, peut-être que je ne devrais même pas être ici. »
Elle s’arrêta, comme si elle regrettait d’avoir dit tout ça. Serrant un peu plus ses mains, elle évita le regard de l’infirmier, redoutant la réponse qu’il pourrait lui offrir. C'était une pensée qu'elle n’avait jamais osé formuler à voix haute, et maintenant, elle l’avait fait.
« Oh… euh, oui, ça va. Merci, monsieur. », répondit-elle finalement, accompagnant ses paroles d’un sourire forcé. Elle espérait que cela suffirait, mais au fond elle savait qu’elle ne pourrait tromper le sorcier. Avec le cheerleading ils s’étaient vus de nombreuses fois et l’infirmier avait eu l’occasion de percevoir la vulnérabilité de la jeune femme.
Elle resta silencieuse un instant, jouant nerveusement avec les manches de sa robe. Finalement, sans vraiment savoir pourquoi, elle se mit à parler doucement, comme si les mots s’échappaient de sa bouche malgré elle. « Je réfléchissais juste… à ma place ici. ». Elle mordit légèrement ses lèvres, baissant les yeux vers ses mains agitées. « Parfois, j’ai l’impression que peu importe ce que je fais, ce que je prouve, ça ne suffit jamais. Pas aux autres… et pas à moi non plus. »
Elle inspira profondément, mais sa voix trembla légèrement lorsqu’elle poursuivit. « L’affiche que j’ai vu hier dans le hall… elle me fait croire que les gens comme moi ne seront jamais vraiment considérés comme les autres. Et peut-être que les gens qui ont écrit ça ont raison, peut-être que je ne devrais même pas être ici. »
Elle s’arrêta, comme si elle regrettait d’avoir dit tout ça. Serrant un peu plus ses mains, elle évita le regard de l’infirmier, redoutant la réponse qu’il pourrait lui offrir. C'était une pensée qu'elle n’avait jamais osé formuler à voix haute, et maintenant, elle l’avait fait.
314 mots
Le cœur en feu
Le sourire de réponse qui s'était dessiné n'avait rien de spontané. Ou s'il l'était il ne transpirait rien qui puisse être qualifié d'émotion positive. Surtout alors qu'elle jouait nerveusement avec ses manches. Diarmuid aurait alors pu se lever et la laisser ainsi assise sur les marches de l'escalier d'honneur, mais il sentait qu'il y avait autre chose. Alors il patienta un peu. Il ne comptait pas imposer sa présence plus que nécessaire mais si elle avait besoin de parler il lui en offrait l'occasion.
Et apparemment elle en avait besoin puisqu'elle livra ce qu'elle ressentait à propos des affiches posées la veille. Le châtain voyait très bien de quoi elle parlait. Lui même avait un le cœur serré quelques jours plus tôt fasse à ces épouvantails dont la photographie avait été mise dans le journal. Il inspira longuement. "Ca va peut-être vous paraître étrange, mais je pense comprendre ce que vous ressentez. Ou du moins une partie." Il ne pouvait pas tout comprendre. Il était né dans une famille sorcière. Le monde magique ne lui avait jamais été inconnu et jamais on ne lui avait fait remarqué son ignorance sur des choses évidentes pour quelqu'un comme lui. Par contre, la stigmatisation, ça, il pouvait. "Cette affiche fait un raccourci qui attise la haine. Exactement comme les épouvantails l'ont fait il y a quelque jours."
Malgré tout, malgré son empathie et l'art de choisir les mots, le pédiatromage avait du mal à trouver des formulations qui lui paraissait tout à fait justes. "La magie ne se trompe pas. Vous êtes une sorcière et elle le savait avant même que quiconque puisse le détecter, pas même le plus puissant des médicomages." De ce qu'il en savait pour le moment du moins. "Vous n'avez rien à prouver à ce sujet. Et les gens qui ont écrit ça ont tort. Les nés-de-moldus ne sont pas moins méritant que les autres. Ce serait presque le contraire, vous découvrez tout à onze ans." Il fit une pause, toujours pour chercher comment dire ce qu'il souhaitait transmettre à l'adolescente. "J'ai espoir que ça change. Qu'un jour tout le monde comprenne que ce qui nous fait nous ressembler - la magie - est plus importante que le reste." Par là, on sentait transparaître les croyance de l'homme, et celle qu'exposaient son père également, même si de toute évidence, une partie de la population le prenait pour un beau parleur.
Et puis, contre toute attente, il dévia un peu du sujet de la politique. "Pourquoi dites-vous que ce que vous faites ne vous permet pas de vous prouver à vous même que vous êtes à votre place avec les sorciers?" Il ne parlait plus des autres, mais juste d'elle même.
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Et apparemment elle en avait besoin puisqu'elle livra ce qu'elle ressentait à propos des affiches posées la veille. Le châtain voyait très bien de quoi elle parlait. Lui même avait un le cœur serré quelques jours plus tôt fasse à ces épouvantails dont la photographie avait été mise dans le journal. Il inspira longuement. "Ca va peut-être vous paraître étrange, mais je pense comprendre ce que vous ressentez. Ou du moins une partie." Il ne pouvait pas tout comprendre. Il était né dans une famille sorcière. Le monde magique ne lui avait jamais été inconnu et jamais on ne lui avait fait remarqué son ignorance sur des choses évidentes pour quelqu'un comme lui. Par contre, la stigmatisation, ça, il pouvait. "Cette affiche fait un raccourci qui attise la haine. Exactement comme les épouvantails l'ont fait il y a quelque jours."
Malgré tout, malgré son empathie et l'art de choisir les mots, le pédiatromage avait du mal à trouver des formulations qui lui paraissait tout à fait justes. "La magie ne se trompe pas. Vous êtes une sorcière et elle le savait avant même que quiconque puisse le détecter, pas même le plus puissant des médicomages." De ce qu'il en savait pour le moment du moins. "Vous n'avez rien à prouver à ce sujet. Et les gens qui ont écrit ça ont tort. Les nés-de-moldus ne sont pas moins méritant que les autres. Ce serait presque le contraire, vous découvrez tout à onze ans." Il fit une pause, toujours pour chercher comment dire ce qu'il souhaitait transmettre à l'adolescente. "J'ai espoir que ça change. Qu'un jour tout le monde comprenne que ce qui nous fait nous ressembler - la magie - est plus importante que le reste." Par là, on sentait transparaître les croyance de l'homme, et celle qu'exposaient son père également, même si de toute évidence, une partie de la population le prenait pour un beau parleur.
Et puis, contre toute attente, il dévia un peu du sujet de la politique. "Pourquoi dites-vous que ce que vous faites ne vous permet pas de vous prouver à vous même que vous êtes à votre place avec les sorciers?" Il ne parlait plus des autres, mais juste d'elle même.
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Le cœur en feu
Quand le sorcier prit la parole, Roxane ne le regarda pas immédiatement, se concentrant uniquement sur ce qu’il disait. Elle ignorait s’il pouvait comprendre ce qu’elle ressentait, elle lorsqu’elle réalisa qu’il n’était pas vraiment étranger à ce ressenti, elle releva la tête. L’infirmier n’était pas n’importe qui dans cette discussion, il était le descendant d’une famille sang-pur et ses mots l’importait tout particulièrement.
Mais ce fut sa dernière question qui la déstabilisa vraiment. Ce n’était plus une défense contre les autres, c’était une mise en lumière de ce qu’elle se disait à elle-même, tous les jours, en silence. La métisse soupira lentement, puis elle passa une main dans ses cheveux bouclés, cherchant à rester en possession de ses moyens. « C’est juste que je doute… j’ai beau être déterminée et donner le change face aux autres, je doute tout le temps. ». Elle marqua une courte pause, puis elle reprit, à voix basse, « Je travaille, je révise, je réussis même parfois… mais je finis toujours par me demander si j’ai eu de la chance ou si on a simplement été indulgent avec moi… C’est comme le titre de Fierté de la Nation, au fond je sais bien que ça n’est pas logique que je sois l’une de ceux qui l’ont obtenue. »
Quand elle eut terminé de répondre, l’adolescente se mit à regarder ses pieds un instant, les sourcils froncés par la sincère incompréhension qu’elle exprimait.
Mais ce fut sa dernière question qui la déstabilisa vraiment. Ce n’était plus une défense contre les autres, c’était une mise en lumière de ce qu’elle se disait à elle-même, tous les jours, en silence. La métisse soupira lentement, puis elle passa une main dans ses cheveux bouclés, cherchant à rester en possession de ses moyens. « C’est juste que je doute… j’ai beau être déterminée et donner le change face aux autres, je doute tout le temps. ». Elle marqua une courte pause, puis elle reprit, à voix basse, « Je travaille, je révise, je réussis même parfois… mais je finis toujours par me demander si j’ai eu de la chance ou si on a simplement été indulgent avec moi… C’est comme le titre de Fierté de la Nation, au fond je sais bien que ça n’est pas logique que je sois l’une de ceux qui l’ont obtenue. »
Quand elle eut terminé de répondre, l’adolescente se mit à regarder ses pieds un instant, les sourcils froncés par la sincère incompréhension qu’elle exprimait.
Le cœur en feu
Diarmuid observa l'adolescente attentivement. Sans même parler, elle disait déjà beaucoup. Elle n'avait levé les yeux qu'après qu'il eut prononcé une phrase entière. Il ne sut pas vraiment ce que ces yeux sombres cherchaient. Du sens à ce qu'il racontait peut-être? Ou bien à une manière politiquement correcte qu'il n'était pas en mesure de comprendre, lui qui était né dans une famille sorcière et se trouvait héritier d'une famille qui représentait ceux qui la rejetait? Elle aurait pu le faire, mais elle s'était abstenue. Et quelque chose lui soufflait que ça n'avait rien à voir avec une peur de la sanction.
A la place, elle se concentra sur la question qu'il lui avait posé. Il lui laissa le temps dont elle avait besoin pour formuler une réponse avant de l'écouter sans jamais l'interrompre. La jeune fille était en proie à un mal qui touchait bien des adolescents et pas mal d'adultes aussi. Ce n'était pas de sa faute, peut-être plus des adultes responsables d'elle et des circonstances. "Vous savez, doutez c'est humain. Et je crois aussi que c'est une preuve d'une grande intelligence, surtout quand on doute de soit. Ca permet de trouver ce qu'on peut faire pour être soi même, mais en mieux." Il explorait une part assez philosophique - à moins que ce ne soit de la psychologie? - de ce qui avait été soulevée par l'adolescente. "Et c'est dur de ne pas douter au point de perdre confiance en soi." Expliqua-t-il avant d'émettre un avis. "Je ne sais pas trop quoi vous dire sur ce titre de Fierté, sauf qu'il ne vous définit pas. Pas plus que vos résultats scolaires qui sont dû à votre travail. Quand on se donne du mal, il n'y a pas de chance, rien ne tombe du ciel par hasard." Il en était convaincu et ça s'entendait dans sa voix.
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A la place, elle se concentra sur la question qu'il lui avait posé. Il lui laissa le temps dont elle avait besoin pour formuler une réponse avant de l'écouter sans jamais l'interrompre. La jeune fille était en proie à un mal qui touchait bien des adolescents et pas mal d'adultes aussi. Ce n'était pas de sa faute, peut-être plus des adultes responsables d'elle et des circonstances. "Vous savez, doutez c'est humain. Et je crois aussi que c'est une preuve d'une grande intelligence, surtout quand on doute de soit. Ca permet de trouver ce qu'on peut faire pour être soi même, mais en mieux." Il explorait une part assez philosophique - à moins que ce ne soit de la psychologie? - de ce qui avait été soulevée par l'adolescente. "Et c'est dur de ne pas douter au point de perdre confiance en soi." Expliqua-t-il avant d'émettre un avis. "Je ne sais pas trop quoi vous dire sur ce titre de Fierté, sauf qu'il ne vous définit pas. Pas plus que vos résultats scolaires qui sont dû à votre travail. Quand on se donne du mal, il n'y a pas de chance, rien ne tombe du ciel par hasard." Il en était convaincu et ça s'entendait dans sa voix.
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Le cœur en feu
Roxane écoutait attentivement l’infirmier, elle l’écoutait vraiment, mais ses pensées continuaient de se bousculer dans sa tête. Ses mots étaient justes, elle le savait. Sensés, bienveillants. Pourtant, elle avait l’étrange impression qu’ils ne faisaient que glisser sur elle. Ces sentiments étaient tellement ancrés depuis longtemps que ces quelques phrases ne suffiraient probablement pas.
Elle baissa la tête, ses yeux bleus fixés sur le sol du hall. « Je comprends ce que vous voulez dire… », dit-elle sans grande conviction. Ce n’était pas un mensonge, mais pas une adhésion non plus, juste un constat.
La sixième année ne savait pas vraiment quoi dire de plus, elle avait certainement besoin d’un peu de temps pour digérer tout ça. « Merci de m’avoir écoutée. Et… de ne pas avoir minimisé ce que je ressens. » Elle releva brièvement la tête vers le sorcier, esquissant un sourire fragile, qui disparut presque aussitôt, « Peu de gens prennent le temps de le faire. »
Elle se releva brusquement, les yeux humides, et serra ses doigts autour de la bandoulière de son sac en cuir. « Je… je dois aller étudier pour mon cours de métamorphose alors je ferais mieux de me dépêcher un peu. », avait-elle dit, la gorge légèrement nouée. Elle s’arrêta un court instant puis elle jeta un dernier coup d’oeil à Monsieur O’Belt avant de partir, « Merci encore. ».
Il était clair que l’adolescente avait clôt la discussion précipitamment, l’infirmier l’avait sans doute perçu sans trop de difficultés. Elle était reconnaissante de la main qu’il venait de lui tendre, mais elle n’était peut-être pas prête à la saisir pleinement.
Elle baissa la tête, ses yeux bleus fixés sur le sol du hall. « Je comprends ce que vous voulez dire… », dit-elle sans grande conviction. Ce n’était pas un mensonge, mais pas une adhésion non plus, juste un constat.
La sixième année ne savait pas vraiment quoi dire de plus, elle avait certainement besoin d’un peu de temps pour digérer tout ça. « Merci de m’avoir écoutée. Et… de ne pas avoir minimisé ce que je ressens. » Elle releva brièvement la tête vers le sorcier, esquissant un sourire fragile, qui disparut presque aussitôt, « Peu de gens prennent le temps de le faire. »
Elle se releva brusquement, les yeux humides, et serra ses doigts autour de la bandoulière de son sac en cuir. « Je… je dois aller étudier pour mon cours de métamorphose alors je ferais mieux de me dépêcher un peu. », avait-elle dit, la gorge légèrement nouée. Elle s’arrêta un court instant puis elle jeta un dernier coup d’oeil à Monsieur O’Belt avant de partir, « Merci encore. ».
Il était clair que l’adolescente avait clôt la discussion précipitamment, l’infirmier l’avait sans doute perçu sans trop de difficultés. Elle était reconnaissante de la main qu’il venait de lui tendre, mais elle n’était peut-être pas prête à la saisir pleinement.
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Pardon pour ce gros retard, voilà ma conclusion! Merci pour ce RP, c’est toujours très chouette
Le cœur en feu
Diarmuid essayait de discerner quelque chose sur le visage de l'adolescente mais celui-ci étant baissé en direction de leurs pieds ou des marches - il ne savait pas trop - il lui était difficile d'en tirer quelque chose. Il eut plus de chance avec sa voix qui dissonait d'avec les mots. Il y avait ce quelque chose qui lui soufflait qu'elle comprenait sans comprendre ou y croire. Une incursion dans l'esprit de la bleue et bronze lui permettrait sans aucun doute de choisir entre ces deux possibilités, mais le legilimens tiendrait sa promesse à lui de ne pas user de cette compétence sans qu'il n'existe un facteur d'urgence réel ou accord de la personne parce qu'il s'agissait pour lui de progresser ou faire progresser. Il devrait donc se contenter de ces quelques mots, de ce ton incertain et de son instinct.
Car la suite ne lui permettait pas vraiment d'orienter ses suspicions. La Serdaigle le remerciait et le sourire qui accompagnait était fragile. Il ne sut pas quoi répondre alors il garda le silence, lui adressant un sourire en retour. Juste à temps avant qu'elle ne se lève vivement en prétextant le besoin d'étudier. Vrai ou pas il n'en savait rien et n'investiguerait pas. Le châtain se contenta, alors qu'elle s'adressait a lui une dernière fois, de préciser, si c'était utile: "Si vous avez besoin n'hésitez pas à venir me trouver." Rien de plus.
Merci pour ce RP Roxane, Mme si j'ai mis une éternité à le conclure!
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Car la suite ne lui permettait pas vraiment d'orienter ses suspicions. La Serdaigle le remerciait et le sourire qui accompagnait était fragile. Il ne sut pas quoi répondre alors il garda le silence, lui adressant un sourire en retour. Juste à temps avant qu'elle ne se lève vivement en prétextant le besoin d'étudier. Vrai ou pas il n'en savait rien et n'investiguerait pas. Le châtain se contenta, alors qu'elle s'adressait a lui une dernière fois, de préciser, si c'était utile: "Si vous avez besoin n'hésitez pas à venir me trouver." Rien de plus.
Merci pour ce RP Roxane, Mme si j'ai mis une éternité à le conclure!
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