Visite sur mesure pour sorcière en mal d'aventure
Maïda éclata de rire en tapant dans la main tendue de Loëly. Elle adorait cette énergie spontanée et espiègle chez sa camarade et sentait qu'elle allait bien s'amuser avec elle. La phrase gravée au mur la fit sourire encore plus. Elle glissa la craie dans sa poche et fit signe à Loëly de la suivre à nouveau. Cette fois, leur destination était un endroit qu’elle adorait visiter quand elle avait besoin de s’évader un peu, de réfléchir ou même de rigoler. Elles empruntèrent des couloirs moins fréquentés avant de s'arrêter finalement devant un tableau. Le tableau était légèrement fané, mais son charme résidait justement dans cette patine du temps. Il représentait une sorcière d’âge mûr au visage fin, encadré par des boucles argentées impeccablement coiffées. Elle portait une robe violette éclatante, brodée de motifs étoilés et constellée de petits éclats dorés qui semblaient scintiller légèrement lorsque l’on bougeait. Des lunettes rondes à monture dorée trônaient sur son nez aquilin, et ses lèvres peintes d’un rouge vif arboraient souvent un sourire moqueur. Ambrosia Travers, ainsi qu'elle aimait se présenter, était une sorcière célèbre de l’époque médiévale. Connue pour avoir été la "cartographe des secrets", elle passait son temps à arpenter les lieux magiques les plus mystérieux pour en consigner les moindres recoins dans des grimoires codés. Certains murmuraient qu’elle était capable de parler aux murs eux-mêmes, leur soutirant des confidences qu’ils ne livraient à personne d’autre. Sa passion pour le savoir caché lui avait valu une réputation à double tranchant : respectée pour son ingéniosité, mais souvent moquée pour son penchant à compliquer les choses inutilement.
À sa mort, elle avait insisté pour que son portrait soit placé dans un lieu qu’elle considérait comme un trésor vivant de mystères : Poudlard. Depuis, elle y résidait en tant que guide pour les élèves curieux et, surtout, comme une observatrice sarcastique de leurs maladresses. Dès qu’elle aperçut Maïda, la sorcière peinte esquissa un large sourire.
— Ha, Maïda, te voilà de retour! Et avec une nouvelle amie, je vois. Sait-elle que tu es aussi adroite avec tes pieds qu'un veaudelune de deux jours ?
Maïda rougit jusqu'au oreilles et se tourna vers Loëly. Le portrait faisait référence à leur première rencontre lors de laquelle la rousse s'était empêtrée dans sa robe et avait manqué d'éventrer le portrait d'un coup de baguette facheux. Il avait fallu à Maïda des trésors de patience, et de nombreuses flatteries avant d'amadouer la sorcière grincheuse.
— Je te présente Ambrosia, la guide des élèves perdus. Elle connaît chaque recoin du château, chaque raccourci, et surtout, elle adore raconter des histoires. C’est une célèbre cartographe magique. Elle a exploré des dizaines de lieux secrets, y compris Poudlard, et elle a créé des cartes magiques incroyables, un peu comme celle de la fameuse Carte du Maraudeur, mais en plus chaotique.
Ambrosia s'inclina légèrement, sa baguette traçant des étincelles dans les airs avant de hausser les sourcils d'un air outré en entendant Maïda qualifier ses cartes de "chaotiques".
-Quelle impertinence ! Mes cartes si soigneusement rédigées, après des jours d'observations et l'aide de géomètres de génies, et tu les dis chaotiques ?!
Aussi soudainement qu'elle s'était déclenchée, l'ire d'Ambrosia reflua, son attention se tourna vers la nouvelle venue.
— Regardez-moi cette robe toute tachée! lança-t-elle en toisant Loëly de haut en bas. Et ces cheveux! Par Merlin, avez-vous essayé d'échapper à une tentacula vénéneuse hystérique ?
Maïda éclata de rire, habituée aux piques d’Ambrosia et attendant la réaction de Loëly. D'après ce qu'elle avait pu voir, la première année n'était pas du genre à se laisser faire sans rien dire. Elle croisa les bras, un sourire en coin. Elle connaissait bien le petit rituel d'Ambrosia : elle poussait toujours les élèves dans leur retranchement avant de daigner leur apporter leur aide. En réalité, elle se flattait d'être la meilleure guide du chateau et désespérait d'attirer l'attention des élèves, étant reléguée dans une aile peu passante.
— Prépare-toi, Loëly. Elle va te tester. murmura Maïda avec amusement.
Ambrosia ajusta ses lunettes, son regard pétillant fixant Loëly avec intérêt.
—Alors, fillette, dis-moi : as-tu plus d’imagination que tes camarades ou es-tu du genre à te perdre dans un couloir comme une boursouflet effrayé? La plupart du temps, je dois supporter des gamins tremblants qui me demandent où se trouve la Grande Salle ou, pire, les toilettes..
Maïda se rapprocha du tableau, posant les mains sur ses hanches, tout en expliquant à Loëly.
— Ambrosia aime bien se moquer des élèves. Mais t’inquiète, elle finit toujours par donner un bon tuyau… même si elle adore nous faire tourner en bourrique avant. Elle connaît vraiment tout le château, tu sais. Même des passages que personne ne soupçonne. Mais elle ne te dira rien sans un peu de répartie ou une réponse à l'une de ses énigmes.
Ambrosia fit semblant de ne pas entendre tout en lissant sa robe violette et lança une nouvelle pique à Loëly.
— Alors, toi, la petite aux cheveux fous, tu crois que tu mérites mes secrets? Montre-moi que tu as une once de jugeote! Et pas de regards paniqués vers ton amie rousse, je veux ta réponse, pas celle d’une autre.
Visiblement satisfait parce qu'elle observait, le portrait poursuivit.
- Très bien, jeune fille, voilà ma question : qu’est-ce qui est plus grand que Poudlard, plus puissant que Dumbledore, plus maléfique que des mages noirs, et pourtant si fragile qu’il disparaît si on le nomme?
À sa mort, elle avait insisté pour que son portrait soit placé dans un lieu qu’elle considérait comme un trésor vivant de mystères : Poudlard. Depuis, elle y résidait en tant que guide pour les élèves curieux et, surtout, comme une observatrice sarcastique de leurs maladresses. Dès qu’elle aperçut Maïda, la sorcière peinte esquissa un large sourire.
— Ha, Maïda, te voilà de retour! Et avec une nouvelle amie, je vois. Sait-elle que tu es aussi adroite avec tes pieds qu'un veaudelune de deux jours ?
Maïda rougit jusqu'au oreilles et se tourna vers Loëly. Le portrait faisait référence à leur première rencontre lors de laquelle la rousse s'était empêtrée dans sa robe et avait manqué d'éventrer le portrait d'un coup de baguette facheux. Il avait fallu à Maïda des trésors de patience, et de nombreuses flatteries avant d'amadouer la sorcière grincheuse.
— Je te présente Ambrosia, la guide des élèves perdus. Elle connaît chaque recoin du château, chaque raccourci, et surtout, elle adore raconter des histoires. C’est une célèbre cartographe magique. Elle a exploré des dizaines de lieux secrets, y compris Poudlard, et elle a créé des cartes magiques incroyables, un peu comme celle de la fameuse Carte du Maraudeur, mais en plus chaotique.
Ambrosia s'inclina légèrement, sa baguette traçant des étincelles dans les airs avant de hausser les sourcils d'un air outré en entendant Maïda qualifier ses cartes de "chaotiques".
-Quelle impertinence ! Mes cartes si soigneusement rédigées, après des jours d'observations et l'aide de géomètres de génies, et tu les dis chaotiques ?!
Aussi soudainement qu'elle s'était déclenchée, l'ire d'Ambrosia reflua, son attention se tourna vers la nouvelle venue.
— Regardez-moi cette robe toute tachée! lança-t-elle en toisant Loëly de haut en bas. Et ces cheveux! Par Merlin, avez-vous essayé d'échapper à une tentacula vénéneuse hystérique ?
Maïda éclata de rire, habituée aux piques d’Ambrosia et attendant la réaction de Loëly. D'après ce qu'elle avait pu voir, la première année n'était pas du genre à se laisser faire sans rien dire. Elle croisa les bras, un sourire en coin. Elle connaissait bien le petit rituel d'Ambrosia : elle poussait toujours les élèves dans leur retranchement avant de daigner leur apporter leur aide. En réalité, elle se flattait d'être la meilleure guide du chateau et désespérait d'attirer l'attention des élèves, étant reléguée dans une aile peu passante.
— Prépare-toi, Loëly. Elle va te tester. murmura Maïda avec amusement.
Ambrosia ajusta ses lunettes, son regard pétillant fixant Loëly avec intérêt.
—Alors, fillette, dis-moi : as-tu plus d’imagination que tes camarades ou es-tu du genre à te perdre dans un couloir comme une boursouflet effrayé? La plupart du temps, je dois supporter des gamins tremblants qui me demandent où se trouve la Grande Salle ou, pire, les toilettes..
Maïda se rapprocha du tableau, posant les mains sur ses hanches, tout en expliquant à Loëly.
— Ambrosia aime bien se moquer des élèves. Mais t’inquiète, elle finit toujours par donner un bon tuyau… même si elle adore nous faire tourner en bourrique avant. Elle connaît vraiment tout le château, tu sais. Même des passages que personne ne soupçonne. Mais elle ne te dira rien sans un peu de répartie ou une réponse à l'une de ses énigmes.
Ambrosia fit semblant de ne pas entendre tout en lissant sa robe violette et lança une nouvelle pique à Loëly.
— Alors, toi, la petite aux cheveux fous, tu crois que tu mérites mes secrets? Montre-moi que tu as une once de jugeote! Et pas de regards paniqués vers ton amie rousse, je veux ta réponse, pas celle d’une autre.
Visiblement satisfait parce qu'elle observait, le portrait poursuivit.
- Très bien, jeune fille, voilà ma question : qu’est-ce qui est plus grand que Poudlard, plus puissant que Dumbledore, plus maléfique que des mages noirs, et pourtant si fragile qu’il disparaît si on le nomme?
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2A Poufsouffle