Une présentation à la Daphnée
Je commence à en avoir un peu marre de cette discussion avec Rosaleen... surtout avec sa clique de pacotille qui vienne sans même savoir pourquoi. Je m'imaginais de grand Sorcier moi à Poudlard... Pas des jeunes minables tout timide incapable de se défendre seul.
Puis à un moment je vois Asher arriver face à moi, c'est ma camarade de chambre. Je savais que les serpents ont été solidaire !
- Nan pas encore... on y va ? Il plus tellement d'intérêt ici...
Je m'apprête à tourner les talons et me diriger vers la Grande Salle que voilà Rosaleen qui revient à la charge.
J'écoute attentivement tout ce qu'elle dit en gardant un petit sourire arrogant sur mon visage... prête à rire de la situation.
- Mais ... je viens d'arriver Rosaleen, comment je pourrai avoir des " groupies ". Moi je voulais juste aider l'une de mes aînés.
Je sais pertinemment que Rosaleen ne me croira pas et que Asher sait très probablement que je fais la comédie... mais les autres eux non. Ils ne me connaissent pas, ne m'ont encore jamais vu jusqu'à maintenant alors ils peuvent interpréter uniquement ce que je montre.
Puis quand Rosaleen se retourne avec son petit mouvement de cheveux je pouffe légèrement avec toujours mon sourire fière et arrogant.
- Mais c'est qu'elle apprend vite dis-je en chuchotant pour moi même .
Je me tourne vers Asher.
- Bon aller, ca sert a rien de rester ici avec ces gens ...
Surement une fin de RP pour moi ou un avant dernier post ( en fonction des futurs reponses ). @Asher Thatch, @Rosaleen Winston, @Yoon Amalda. Si les autres participants de ce RP veulent répondre une dernière fois c'est possible. Et si d'autres personnes veulent poster une fois pour dire qu'ils ont assister a la scène ... c'est possible aussi 😇😇
250 mots
Serpentarde de deuxième année devoir et deuxième année RP.
Fiche PR , couleur : 00a84c
Puis à un moment je vois Asher arriver face à moi, c'est ma camarade de chambre. Je savais que les serpents ont été solidaire !
- Nan pas encore... on y va ? Il plus tellement d'intérêt ici...
Je m'apprête à tourner les talons et me diriger vers la Grande Salle que voilà Rosaleen qui revient à la charge.
J'écoute attentivement tout ce qu'elle dit en gardant un petit sourire arrogant sur mon visage... prête à rire de la situation.
- Mais ... je viens d'arriver Rosaleen, comment je pourrai avoir des " groupies ". Moi je voulais juste aider l'une de mes aînés.
Je sais pertinemment que Rosaleen ne me croira pas et que Asher sait très probablement que je fais la comédie... mais les autres eux non. Ils ne me connaissent pas, ne m'ont encore jamais vu jusqu'à maintenant alors ils peuvent interpréter uniquement ce que je montre.
Puis quand Rosaleen se retourne avec son petit mouvement de cheveux je pouffe légèrement avec toujours mon sourire fière et arrogant.
- Mais c'est qu'elle apprend vite dis-je en chuchotant pour moi même .
Je me tourne vers Asher.
- Bon aller, ca sert a rien de rester ici avec ces gens ...
Surement une fin de RP pour moi ou un avant dernier post ( en fonction des futurs reponses ). @Asher Thatch, @Rosaleen Winston, @Yoon Amalda. Si les autres participants de ce RP veulent répondre une dernière fois c'est possible. Et si d'autres personnes veulent poster une fois pour dire qu'ils ont assister a la scène ... c'est possible aussi 😇😇
250 mots
Serpentarde de deuxième année devoir et deuxième année RP.
Fiche PR , couleur : 00a84c
Une présentation à la Daphnée
Je suis là, immobile, les bras croisés, le regard fixé sur cette pimbêche de Daphnée. Un Serpentard avec un ego aussi gonflé que le ballon de Quidditch que j'ai éclaté l'an dernier par accident. Elle ne me fatigue rien qu'à respirer. Elle parle, elle joue la comédie, mais moi je ne bouge pas d'un poil. Mon visage est fermé, froid, comme d'habitude. J'écoute à moitié. Ça sonne creux, ce qu'elle dit, comme un vieux chaudron fendu.
Quand Rosaleen, ma camarade de dortoir, commence à lui répondre, je sens un frisson d'exaspération me parcourir. Pas contre Rosaleen, non. Contre Daphnée, contre cette mise en scène pathétique, contre cette mascarade devant tout le monde. Elle croit vraiment qu'elle va m'impressionner avec ses grands airs ?
Je laisse échapper un rire sec, un souffle coupé en deux, sans émotion, sans chaleur. C'est presque plus fort que moi. Pas parce qu'elle est drôle, non, mais parce qu'elle est pitoyable. Je tourne légèrement la tête, mes cheveux venant couvrir une partie de mon visage, et je souris froidement. Ce genre de sourire qui donne l'impression que j'ai envie d'arracher quelque chose à mains nues.
Et puis Rosaleen, dans son élan, attrape ma main.
Je déteste ça.
Je la déteste, cette fichue habitude qu'elle a d'essayer de me rassurer. De me prendre la main, comme si c'était censé me calmer ou je ne sais quoi. Je serre les dents. Mon autre main est serrée autour de ma baguette dans ma poche.
- Lâche-moi, Rosaleen, je lâche sèchement. Je retire ma main d'un geste sec, presque violent, comme si son contact m'avait brûlée.
Mon regard transperce le sien un instant, puis je me tourne de nouveau vers Daphnée.
- Alors c'est ça, ton grand numéro ? Des leçons de morale sur les stéréotypes et les gentilles petites Serpentard comprennent ? Pitié. Arrête de te croire dans une pièce de théâtre, tu n'as même pas le talent pour ça.
Je sors ma baguette, la tenant entre deux doigts, non pas pour m'en servir, mais pour la faire tourner distraitement. Juste histoire de lui rappeler que je pourrais. Et qu'il vaudrait mieux qu'elle ne me cherche pas trop.
- Sérieusement, tu parles d'être au sommet ? D'être une grande ? Je te regarde là, et tout ce que je vois, c'est une gamine qui fait semblant. Un mauvais rôle, une mauvaise actrice. T'as un public, certes, mais il ne t'applaudit pas.
Je fais un pas en avant, mes chaussures résonnant légèrement sur le sol. Mon ton est tranchant, glacial.
- Si tu veux qu'on te prenne au sérieux, commence par arrêter de te prendre pour le centre du monde. Sinon, je peux m'assurer que personne ne t'écoute plus jamais. Tu me suis ?
Je souris encore une fois, ce sourire cassant, puis je recule de quelques pas, laissant le silence s'installer un instant.
Je n'attends pas de réponse. Je n'en ai rien à faire. Que ce soit Rosaleen ou Daphnée, elles peuvent bien faire tout le bruit qu'elles veulent, au fond, ça ne changera rien. Ce genre de personne n'abandonne jamais sans essayer de donner un dernier coup. Je reste là, adossée à un arbre, ma baguette tournant toujours entre mes doigts, comme si tout ça n'était qu'un spectacle, et moi, une spectatrice lassée.
Quand Rosaleen, ma camarade de dortoir, commence à lui répondre, je sens un frisson d'exaspération me parcourir. Pas contre Rosaleen, non. Contre Daphnée, contre cette mise en scène pathétique, contre cette mascarade devant tout le monde. Elle croit vraiment qu'elle va m'impressionner avec ses grands airs ?
Je laisse échapper un rire sec, un souffle coupé en deux, sans émotion, sans chaleur. C'est presque plus fort que moi. Pas parce qu'elle est drôle, non, mais parce qu'elle est pitoyable. Je tourne légèrement la tête, mes cheveux venant couvrir une partie de mon visage, et je souris froidement. Ce genre de sourire qui donne l'impression que j'ai envie d'arracher quelque chose à mains nues.
Et puis Rosaleen, dans son élan, attrape ma main.
Je déteste ça.
Je la déteste, cette fichue habitude qu'elle a d'essayer de me rassurer. De me prendre la main, comme si c'était censé me calmer ou je ne sais quoi. Je serre les dents. Mon autre main est serrée autour de ma baguette dans ma poche.
- Lâche-moi, Rosaleen, je lâche sèchement. Je retire ma main d'un geste sec, presque violent, comme si son contact m'avait brûlée.
Mon regard transperce le sien un instant, puis je me tourne de nouveau vers Daphnée.
- Alors c'est ça, ton grand numéro ? Des leçons de morale sur les stéréotypes et les gentilles petites Serpentard comprennent ? Pitié. Arrête de te croire dans une pièce de théâtre, tu n'as même pas le talent pour ça.
Je sors ma baguette, la tenant entre deux doigts, non pas pour m'en servir, mais pour la faire tourner distraitement. Juste histoire de lui rappeler que je pourrais. Et qu'il vaudrait mieux qu'elle ne me cherche pas trop.
- Sérieusement, tu parles d'être au sommet ? D'être une grande ? Je te regarde là, et tout ce que je vois, c'est une gamine qui fait semblant. Un mauvais rôle, une mauvaise actrice. T'as un public, certes, mais il ne t'applaudit pas.
Je fais un pas en avant, mes chaussures résonnant légèrement sur le sol. Mon ton est tranchant, glacial.
- Si tu veux qu'on te prenne au sérieux, commence par arrêter de te prendre pour le centre du monde. Sinon, je peux m'assurer que personne ne t'écoute plus jamais. Tu me suis ?
Je souris encore une fois, ce sourire cassant, puis je recule de quelques pas, laissant le silence s'installer un instant.
Je n'attends pas de réponse. Je n'en ai rien à faire. Que ce soit Rosaleen ou Daphnée, elles peuvent bien faire tout le bruit qu'elles veulent, au fond, ça ne changera rien. Ce genre de personne n'abandonne jamais sans essayer de donner un dernier coup. Je reste là, adossée à un arbre, ma baguette tournant toujours entre mes doigts, comme si tout ça n'était qu'un spectacle, et moi, une spectatrice lassée.
Une présentation à la Daphnée
Alors que la situation pourrait simplement se terminer là, une voix s’élève encore. Tu renifles, exaspéré. Bordel, elles peuvent pas fermer leurs gueules ? Franchement, à part cette histoire de magie, ils ont quoi de différent des moldus ? Tout le monde est pareil. Incapables de laisser tomber une affaire, toujours obligés de revenir pour un dernier mot. Tu braques aussitôt ton regard sur elle, le sang battant dans tes tempes, ta patience mise à rude épreuve. Tu devines déjà la suite. Daphnée était prête à partir, mais maintenant ? Impossible.
Puis, tu la vois sortir sa baguette.
Ton souffle se fige.
Non. Elle n’est pas sérieuse ?
Tes yeux se posent sur le bout de bois. Un frisson remonte le long de ton échine. Chaque muscle se tend. Attaquer ou être attaqué ? T’as toujours haï les dilemmes ; est-ce que frapper maintenant, face à une simple menace, pourrait passer pour de la légitime défense ? Tu n’en sais rien. Tu ne te poses même pas la question. Réfléchir, c’est pour ceux qui ont le temps. Toi, t’as toujours réagi à la menace. C’est peut-être le seul foutu avantage à cette vie : savoir survivre.
Alors, tu bouges.
Tu te mets en travers de la grande gueule et de Daphnée, les épaules dures, la colonne droite, aucun tremblement. Ta bouche se tord dans un rictus qui sent le mépris. Quand tu t’approches, ton front est presque collé au sien. Elle fait ta taille, ou presque, mais ça t’est égal. Tu connais cette posture par cœur.
Poings fermés. Regard planté. Jamais vaciller.
Ta main se referme autour de ton skate, le bois strié d’éclats et de coups. T’as appris à mordre avant même de savoir parler correctement. Rendre les coups est devenu un réflexe bien avant que la magie ne fasse son entrée dans ta vie. Et franchement ? Une baguette n’a jamais été aussi terrifiante qu’une rue où les balles sifflaient et les voitures brûlaient.
— Qu’est-ce que tu comptes faire, là ? tu lâches d’une voix froide, tranchante comme une lame. Range ta putain de baguette et barre-toi avant que j'te fasse décrocher ta mâchoire.
La menace n’est pas en l’air. Elle vibre. Elle crame. Tu sens le feu sous ta peau, la chaleur de la violence prête à éclater. Ce ne serait pas ta première bagarre. Tu sais où frapper, comment faire mal. Là où ça brise. Là où ça étouffe.
Parce que c’est comme ça que ça marche.
Crève ou marche. Pas d’entre-deux. Tu l’as appris à tes dépens. Et on verra bien si celle-là c'est jouer à ce petit jeu ou si c'est du flan.
@Éléanor Stali @Daphnée Kokelicos À partir de maintenant, je ne répond plus de rien concernant ma petite sauvage
Puis, tu la vois sortir sa baguette.
Ton souffle se fige.
Non. Elle n’est pas sérieuse ?
Tes yeux se posent sur le bout de bois. Un frisson remonte le long de ton échine. Chaque muscle se tend. Attaquer ou être attaqué ? T’as toujours haï les dilemmes ; est-ce que frapper maintenant, face à une simple menace, pourrait passer pour de la légitime défense ? Tu n’en sais rien. Tu ne te poses même pas la question. Réfléchir, c’est pour ceux qui ont le temps. Toi, t’as toujours réagi à la menace. C’est peut-être le seul foutu avantage à cette vie : savoir survivre.
Alors, tu bouges.
Tu te mets en travers de la grande gueule et de Daphnée, les épaules dures, la colonne droite, aucun tremblement. Ta bouche se tord dans un rictus qui sent le mépris. Quand tu t’approches, ton front est presque collé au sien. Elle fait ta taille, ou presque, mais ça t’est égal. Tu connais cette posture par cœur.
Poings fermés. Regard planté. Jamais vaciller.
Ta main se referme autour de ton skate, le bois strié d’éclats et de coups. T’as appris à mordre avant même de savoir parler correctement. Rendre les coups est devenu un réflexe bien avant que la magie ne fasse son entrée dans ta vie. Et franchement ? Une baguette n’a jamais été aussi terrifiante qu’une rue où les balles sifflaient et les voitures brûlaient.
— Qu’est-ce que tu comptes faire, là ? tu lâches d’une voix froide, tranchante comme une lame. Range ta putain de baguette et barre-toi avant que j'te fasse décrocher ta mâchoire.
La menace n’est pas en l’air. Elle vibre. Elle crame. Tu sens le feu sous ta peau, la chaleur de la violence prête à éclater. Ce ne serait pas ta première bagarre. Tu sais où frapper, comment faire mal. Là où ça brise. Là où ça étouffe.
Parce que c’est comme ça que ça marche.
Crève ou marche. Pas d’entre-deux. Tu l’as appris à tes dépens. Et on verra bien si celle-là c'est jouer à ce petit jeu ou si c'est du flan.
@Éléanor Stali @Daphnée Kokelicos À partir de maintenant, je ne répond plus de rien concernant ma petite sauvage
Une présentation à la Daphnée
Je le vois. D'abord, je le ressens. Cette chaleur dans ma poitrine qui monte lentement, puis cette brûlure qui m'envahit. Ça part de là, de cette foutue colère que j'ai en permanence, et qui monte toujours quand je crois que les choses vont enfin s'arrêter, mais non, tout recommencer. Encore et encore. Elle veut m'atteindre, cette pimbêche. La rage se déploie dans mon ventre comme un feu qui ne s'éteint jamais. Mon poing se serre autour de ma baguette, mes doigts serrés, mais je suis trop fatiguée pour avoir peur. Et puis, pourquoi j'aurais peur d'elle ?
Elle s'approche. Sa présence me fauche d'un coup. Le reste disparaît. Juste nous deux. Et ses menaces. Mais la vérité ? Elle me fait rien. Elle fait juste monter la douleur. Elle veut me briser ? Qu'elle essaie.
"Range ta putain de baguette et barre-toi avant que j'te fasse décrocher ta mâchoire."
Je rigole, mais pas d'un rire gentil. C'est un rire acide, un sourire qui se fige. Parce qu'en réalité, ce qu'elle ne sait pas, c'est que je l'attends, moi. Je serre mes dents et mon poing. Il m'arrive du désirer, ce genre de douleur. Je veux sentir quelque chose qui me fait exister, qui arrache cette douleur sourde que je porte au fond de moi. Alors, frappe-moi. Vas-y, frappe-moi. Fais-moi mal. Fais-moi saigner. Ça m'arrangerait.
Je n'ai pas de pitié pour elle. Ou pour qui que ce soit, d'ailleurs. C'est juste une question de survie. Si elle veut que je fasse mal, elle peut essayer. Qu'elle tente.
Je la fixe droit dans les yeux, sans fléchir, sans broncher. Même si j'ai la gorge serrée, même si mon cœur bat trop vite, je les revois.
- Vas-y, je souffle, les yeux glacés. Frappe-moi si ça te chante. J'ai déjà connu pire.
Je pourrais l'implorer. Je pourrais fuir. Mais non. C'est ce qu'ils attendent, n'est-ce pas ? Qu'on fléchisse. Qu'on montre qu'on a peur. Mais je suis là, figée. Elle croit peut-être que je vais reculer, mais ça ne m'est jamais venu à l'esprit.
Je serre encore plus fort ma baguette, cette sensation de froid dans mes mains, et je vois des flashs d'images, de claques, de coups de poing. Ça me revient. Mon père, ma sœur, ma grand-mère... Je connais la douleur. Alors, quoi ? Une gifle de plus, un coup de poing ? Qu'est-ce que ça va changer ?
Rien. Ça ne changera rien. Parce qu'au fond, je veux ça. Qu'on me fasse mal. Qu'on m'arrache enfin un cri, une larme. Peut-être qu'ensuite, je pourrai respirer un peu. Mais je ne le dis pas. Je ne lui donnerai pas cette satisfaction.
Je la défie du regard, prête à encaisser, à tout encaisser.
Mais au fond, je sais, je sais que je suis déjà cassée. Que plus rien ne m'atteint vraiment.
Elle s'approche. Sa présence me fauche d'un coup. Le reste disparaît. Juste nous deux. Et ses menaces. Mais la vérité ? Elle me fait rien. Elle fait juste monter la douleur. Elle veut me briser ? Qu'elle essaie.
"Range ta putain de baguette et barre-toi avant que j'te fasse décrocher ta mâchoire."
Je rigole, mais pas d'un rire gentil. C'est un rire acide, un sourire qui se fige. Parce qu'en réalité, ce qu'elle ne sait pas, c'est que je l'attends, moi. Je serre mes dents et mon poing. Il m'arrive du désirer, ce genre de douleur. Je veux sentir quelque chose qui me fait exister, qui arrache cette douleur sourde que je porte au fond de moi. Alors, frappe-moi. Vas-y, frappe-moi. Fais-moi mal. Fais-moi saigner. Ça m'arrangerait.
Je n'ai pas de pitié pour elle. Ou pour qui que ce soit, d'ailleurs. C'est juste une question de survie. Si elle veut que je fasse mal, elle peut essayer. Qu'elle tente.
Je la fixe droit dans les yeux, sans fléchir, sans broncher. Même si j'ai la gorge serrée, même si mon cœur bat trop vite, je les revois.
- Vas-y, je souffle, les yeux glacés. Frappe-moi si ça te chante. J'ai déjà connu pire.
Je pourrais l'implorer. Je pourrais fuir. Mais non. C'est ce qu'ils attendent, n'est-ce pas ? Qu'on fléchisse. Qu'on montre qu'on a peur. Mais je suis là, figée. Elle croit peut-être que je vais reculer, mais ça ne m'est jamais venu à l'esprit.
Je serre encore plus fort ma baguette, cette sensation de froid dans mes mains, et je vois des flashs d'images, de claques, de coups de poing. Ça me revient. Mon père, ma sœur, ma grand-mère... Je connais la douleur. Alors, quoi ? Une gifle de plus, un coup de poing ? Qu'est-ce que ça va changer ?
Rien. Ça ne changera rien. Parce qu'au fond, je veux ça. Qu'on me fasse mal. Qu'on m'arrache enfin un cri, une larme. Peut-être qu'ensuite, je pourrai respirer un peu. Mais je ne le dis pas. Je ne lui donnerai pas cette satisfaction.
Je la défie du regard, prête à encaisser, à tout encaisser.
Mais au fond, je sais, je sais que je suis déjà cassée. Que plus rien ne m'atteint vraiment.