Mélodies Ephémères
Il s'agit ici d'un recueil d'OS concernant les visites de la salle de répétitions de Lylas. Il peut s'agir de chant, de jouer d'un instrument ou seulement de sa présence dans la salle de répétition.
Pour éviter les soucis d'ordre chronologique à l'avenir, je mets en place un sommaire pour tout répertorier correctement. Il contiendra la date et le titre de chaque OS.
A la fin de chaque post sera présent un retour au sommaire pour vous permettre de lire les aventures musicales de Lylas dans l'ordre chronologique.
Pour éviter les soucis d'ordre chronologique à l'avenir, je mets en place un sommaire pour tout répertorier correctement. Il contiendra la date et le titre de chaque OS.
A la fin de chaque post sera présent un retour au sommaire pour vous permettre de lire les aventures musicales de Lylas dans l'ordre chronologique.
Sommaire02/09/2049 - Découverte d'un temple
11/10/2049 - Symphonie du Passé
29/12/2049 - Au Rythme de l'Espoir
Dernière modification par Lylas Mistérya le 29 déc. 2024, 16:17, modifié 3 fois.
7 année RP, Couleur : #800080, L'Atelier Mode
Pokemon légendaire de Poudlard
Pokemon légendaire de Poudlard
Mélodies Ephémères
Découverte d'un temple
L'été avait été plus que particulier. Il avait commencé par une étrange demande de Talya, non pas moins explicite : tenir la boutique en son absence, et ce avec Auriana. Si cela avait surpris Lylas, elle avait rapidement trouvé une explication cohérente à cette demande. Néanmoins, la gryffone fut de nouveau surprise lorsque sa mère l'invita à rester travailler à la boutique tout le reste de l'été. Si Lylas n'avait travaillé que du lundi au jeudi, elle avait passé plus de temps avec sa mère pendant ces deux mois de vacances que pendant les dernières années écoulées. Autre nouveauté, et non pas des moindres, Talya avait levé l'interdiction musicale. Ainsi, Lylas n'était plus obligée de se cacher pour pratiquer l'une de ses passions avec sa grand-mère. Auriana avait tout de même insisté pour y aller doucement : la musique restait en salle de musique, à l'étage de Lylas et à celui d'Auriana ainsi que dans le jardin. Pas la peine de prendre le risque que Talya revienne sur sa décision. L'été de la gryffone avait été le meilleur passé depuis longtemps. Il avait, néanmoins, laissé derrière lui un bon nombre d'interrogations.
Dans ses rêves les plus fous, Lylas ne s'était jamais autorisée à imaginer cela. Pourtant Auriana y avait cru. Elle n'avait cessé de lui répéter qu'un jour cela changerait. Qu'un jour, le temps des réconciliations serait venu. Il fallait garder espoir comme elle le disait si souvent. Rien ne serait comme avant. Ce serait différent. Mais la différence avait du bon. Tout n'était pas noir. Tout n'était pas blanc. Un mélange fragile mais puissant. Auriana avait raison. Comme souvent. Lylas ne savait pas si le temps des réconciliations qu'évoquait sa grand mère pour lui remonter le moral était bel et bien arrivé, mais elle savait une chose : cet été avait brisé un cycle. La cause ? Elle n'en avait strictement aucune idée. La gryffone voulait bien entendu savoir le pourquoi du comment mais son enquête n'avançait pas et aujourd'hui elle voulait seulement profiter. C'était en effet le maître mot du jour, depuis qu'elle avait remis les pieds au château elle n'avait qu'une seule idée en tête : retrouver le chemin de la salle de répétition.
C'est ainsi qu'après un rapide déjeuner, une petite promenade dans le parc et quelques mots d'excuses adressés à Nélya, la gryffone avait pris le chemin de la salle de répétition. Elle ne s'y était rendue qu'une seule et unique fois depuis 5 ans. C'était durant sa première année, elle y avait fait une rencontre merveilleuse. Anwar. Et sa chanson, LA chanson...
Nous y voilà. Elle y était. Le quatrième étage. Jamais, elle ne s'y rendait. Entre Mimi Geignarde, la salle jusque-là interdite pour Lylas et le club de duel dont elle ne faisait pas partie, la seule occasion pouvant faire qu'elle se rendait à cet étage c'était l'organisation d'un bal. Autant vous dire qu'elle s'y trouvait une fois par an et encore...
La gryffone prit une grande inspiration et poussa la porte de la salle. Elle était vide, comme elle l'espérait. Même pour les plus férus de musique, l'appel du parc de Poudlard et des retrouvailles avait été plus fort que tout. Lylas prit le temps de s'imprégner des lieux. Ils avaient bien changé depuis la dernière fois. Une certaine sérénité l'habitait. C'était beau. Lylas pris les escaliers à sa gauche afin de rejoindre l'amphithéâtre. C'était un bel espace de chant. Elle repéra des perruches et s'approcha de leur cage afin de mieux les admirer.
" Salut vous, j'espère que je ne vous dérange pas. Vous vivez dans une bien belle salle."
Lylas sourit aux perruches et décida de poursuivre son exploration. Elle remonta donc les marches et suivi le passage nommé Coursive aux instruments. Elle était curieuse de voir de quels instruments regorgeait cette salle. Elle remarqua bien entendu la harpe enchantée et le piano hanté à l'entrée. Elle s'arrêta à hauteur du piano pour prendre le temps d'observer l'instrument. Il était magnifique. Elle observa également la guitare. Une armoire attira par la suite son attention. Elle l'ouvrit avec délicatesse et découvrit des multiples parchemins de partitions. Elle finit par refermer l'armoire et continua son exploration. Différents portraits d'anciens élèves de Poudlard ayant marqué le monde sorcier étaient accrochés. Si elle ne les connaissait pas tous, elle leur adressa néanmoins un signe de tête poli. Elle ne chercha pas l'échange oral avec eux, ils étaient en train de jouer et on ne dérangeait pas un musicien pour si peu. Un escalier se dessina alors devant elle. Elle monta et sourit devant le Palier des répétitions solitaires. Elle avait entendu parler de cette pièce. Lylas n'y resta pas, elle regagna tranquillement l'amphithéâtre et s'assit dans les gradins.
" C'est un temple. "
Elle avait chuchoté, comme si elle n'avait pas le droit de briser ce beau silence. Elle ferma les yeux et prit le temps de réaliser. Elle avait le droit d'être là. Le droit de chanter. Le droit de jouer d'un instrument. Ce n'était pas comme la première fois. Il y avait tellement de possibilités qu'elle ne savait que faire. Le piano lui avait fait de l'œil mais elle ne se sentait pas encore légitime pour l'essayer. La guitare ? Le chant ? D'ordinaire absolument pas indécise, Lylas avait bien du mal à se décider aujourd'hui. Etre ici l'intimidait. Voilà la vérité. Elle avait tellement attendu ce jour. Elle tremblait légèrement.
Consciente que dans cet état elle ne serait capable de rien, Lylas sorti son carnet et y retranscrit ses impressions. Suite à quoi, elle attrapa un bout de parchemin et se mit à rédiger une lettre destinée à Auriana.
Si Lylas n'avait pas encore percé à jour la raison pour laquelle sa mère avait changé de comportement, elle était bien décidée à en profiter un maximum tout en espérant que ces changements seraient durables. Elle rangea ses affaires et se leva. Elle ne voulait pas que la visite des premières années vienne perturber cet instant. Adressant un dernier regard à ce temple, elle quitta les lieux pour se rendre à la volière ensuite elle rejoindrait son amie.
Jeudi 2 septembre 2049
~ 09:04
~ 09:04
L'été avait été plus que particulier. Il avait commencé par une étrange demande de Talya, non pas moins explicite : tenir la boutique en son absence, et ce avec Auriana. Si cela avait surpris Lylas, elle avait rapidement trouvé une explication cohérente à cette demande. Néanmoins, la gryffone fut de nouveau surprise lorsque sa mère l'invita à rester travailler à la boutique tout le reste de l'été. Si Lylas n'avait travaillé que du lundi au jeudi, elle avait passé plus de temps avec sa mère pendant ces deux mois de vacances que pendant les dernières années écoulées. Autre nouveauté, et non pas des moindres, Talya avait levé l'interdiction musicale. Ainsi, Lylas n'était plus obligée de se cacher pour pratiquer l'une de ses passions avec sa grand-mère. Auriana avait tout de même insisté pour y aller doucement : la musique restait en salle de musique, à l'étage de Lylas et à celui d'Auriana ainsi que dans le jardin. Pas la peine de prendre le risque que Talya revienne sur sa décision. L'été de la gryffone avait été le meilleur passé depuis longtemps. Il avait, néanmoins, laissé derrière lui un bon nombre d'interrogations.
Dans ses rêves les plus fous, Lylas ne s'était jamais autorisée à imaginer cela. Pourtant Auriana y avait cru. Elle n'avait cessé de lui répéter qu'un jour cela changerait. Qu'un jour, le temps des réconciliations serait venu. Il fallait garder espoir comme elle le disait si souvent. Rien ne serait comme avant. Ce serait différent. Mais la différence avait du bon. Tout n'était pas noir. Tout n'était pas blanc. Un mélange fragile mais puissant. Auriana avait raison. Comme souvent. Lylas ne savait pas si le temps des réconciliations qu'évoquait sa grand mère pour lui remonter le moral était bel et bien arrivé, mais elle savait une chose : cet été avait brisé un cycle. La cause ? Elle n'en avait strictement aucune idée. La gryffone voulait bien entendu savoir le pourquoi du comment mais son enquête n'avançait pas et aujourd'hui elle voulait seulement profiter. C'était en effet le maître mot du jour, depuis qu'elle avait remis les pieds au château elle n'avait qu'une seule idée en tête : retrouver le chemin de la salle de répétition.
C'est ainsi qu'après un rapide déjeuner, une petite promenade dans le parc et quelques mots d'excuses adressés à Nélya, la gryffone avait pris le chemin de la salle de répétition. Elle ne s'y était rendue qu'une seule et unique fois depuis 5 ans. C'était durant sa première année, elle y avait fait une rencontre merveilleuse. Anwar. Et sa chanson, LA chanson...
Nous y voilà. Elle y était. Le quatrième étage. Jamais, elle ne s'y rendait. Entre Mimi Geignarde, la salle jusque-là interdite pour Lylas et le club de duel dont elle ne faisait pas partie, la seule occasion pouvant faire qu'elle se rendait à cet étage c'était l'organisation d'un bal. Autant vous dire qu'elle s'y trouvait une fois par an et encore...
La gryffone prit une grande inspiration et poussa la porte de la salle. Elle était vide, comme elle l'espérait. Même pour les plus férus de musique, l'appel du parc de Poudlard et des retrouvailles avait été plus fort que tout. Lylas prit le temps de s'imprégner des lieux. Ils avaient bien changé depuis la dernière fois. Une certaine sérénité l'habitait. C'était beau. Lylas pris les escaliers à sa gauche afin de rejoindre l'amphithéâtre. C'était un bel espace de chant. Elle repéra des perruches et s'approcha de leur cage afin de mieux les admirer.
" Salut vous, j'espère que je ne vous dérange pas. Vous vivez dans une bien belle salle."
Lylas sourit aux perruches et décida de poursuivre son exploration. Elle remonta donc les marches et suivi le passage nommé Coursive aux instruments. Elle était curieuse de voir de quels instruments regorgeait cette salle. Elle remarqua bien entendu la harpe enchantée et le piano hanté à l'entrée. Elle s'arrêta à hauteur du piano pour prendre le temps d'observer l'instrument. Il était magnifique. Elle observa également la guitare. Une armoire attira par la suite son attention. Elle l'ouvrit avec délicatesse et découvrit des multiples parchemins de partitions. Elle finit par refermer l'armoire et continua son exploration. Différents portraits d'anciens élèves de Poudlard ayant marqué le monde sorcier étaient accrochés. Si elle ne les connaissait pas tous, elle leur adressa néanmoins un signe de tête poli. Elle ne chercha pas l'échange oral avec eux, ils étaient en train de jouer et on ne dérangeait pas un musicien pour si peu. Un escalier se dessina alors devant elle. Elle monta et sourit devant le Palier des répétitions solitaires. Elle avait entendu parler de cette pièce. Lylas n'y resta pas, elle regagna tranquillement l'amphithéâtre et s'assit dans les gradins.
" C'est un temple. "
Elle avait chuchoté, comme si elle n'avait pas le droit de briser ce beau silence. Elle ferma les yeux et prit le temps de réaliser. Elle avait le droit d'être là. Le droit de chanter. Le droit de jouer d'un instrument. Ce n'était pas comme la première fois. Il y avait tellement de possibilités qu'elle ne savait que faire. Le piano lui avait fait de l'œil mais elle ne se sentait pas encore légitime pour l'essayer. La guitare ? Le chant ? D'ordinaire absolument pas indécise, Lylas avait bien du mal à se décider aujourd'hui. Etre ici l'intimidait. Voilà la vérité. Elle avait tellement attendu ce jour. Elle tremblait légèrement.
Consciente que dans cet état elle ne serait capable de rien, Lylas sorti son carnet et y retranscrit ses impressions. Suite à quoi, elle attrapa un bout de parchemin et se mit à rédiger une lettre destinée à Auriana.
Très chère Auriana,
Tu t'en doutes très certainement, je n'ai pas su résister à l'appel de la musique. Cela faisait si longtemps que je rêvais de pénétrer dans la salle de répétition. Tu m'avais dit qu'elle avait certainement changé mais que lorsque tu arpentais Poudlard elle faisait partie de tes endroits préférés. Comme je te comprends ! C'est un véritable temple. J'aimerais tant que tu puisses voir cela de tes propres yeux.
Ne sois pas déçue, mais je n'ai pas pu me résoudre à briser l'atmosphère de ce lieu. Je reviendrai c'est certain. Ce jour-là, je te promets que j'apporterai la touche Mistérya que ce soit avec ma voix, la guitare ou le piano. En parlant du piano, il est impressionnant ! Je ne pense pas encore avoir mérité le droit de l'utiliser.
Je te laisse, je dois retrouver Nélya. J'espère que tu la rencontreras vite maintenant que Talya est d'humeur arrangeante.
Je t'embrasse, tu me manques déjà.
- Ta petite fille,
Lylas.
Si Lylas n'avait pas encore percé à jour la raison pour laquelle sa mère avait changé de comportement, elle était bien décidée à en profiter un maximum tout en espérant que ces changements seraient durables. Elle rangea ses affaires et se leva. Elle ne voulait pas que la visite des premières années vienne perturber cet instant. Adressant un dernier regard à ce temple, elle quitta les lieux pour se rendre à la volière ensuite elle rejoindrait son amie.
7 année RP, Couleur : #800080, L'Atelier Mode
Pokemon légendaire de Poudlard
Pokemon légendaire de Poudlard
Mélodies Ephémères
Symphonie du Passé
Un peu plus d'un mois s'était écoulé depuis sa dernière visite. Ce n'était ni le manque de temps, ni l'absence d'envie qui avait empêché la gryffone de remettre les pieds dans cette partie du château. La sixième année avait toujours du mal à se dire qu'elle avait l'autorisation de pénétrer dans cette salle. De plus, un sentiment d'illégitimité la parcourait lorsqu'elle ne faisait que penser à sa dernière visite.
Sur les conseils d'Auriana, la gryffone s'était armée de courage et avait décidé de retourner en salle de répétition. Après tout, elle ne faisait rien de mal. Le sentiment d'apaisement qu'elle avait ressenti un mois auparavant envahit de nouveau Lylas dès qu'elle eût poussé la porte.
Contrairement à sa dernière visite, Lylas savait exactement ce qu'elle venait faire là. Ses récents échanges de lettres avec sa grand-mère lui avaient permis de s'éclaircir les idées et de trouver par quoi commencer. C'est donc avec assurance et conviction qu'elle s'avança vers le chef de chœur. Après l'avoir salué, elle lui demanda l'autorisation pour emprunter la guitare acoustique. Elle s'arrêta également au niveau des perruches pour les saluer et les observer quelques instants.
Une fois l'instrument dans ses mains, la gryffone se rendit au palier des répétitions solitaires. Si la sixième année se moquait éperdument qu'on l'entende jouer et chanter, son attrait pour le calme la poussait à rechercher des coins tranquilles où personne ne se trouvait.
Lylas se posa dans un coin de la salle, et observa l'instrument qu'elle tenait dans ses mains. Il était beau. Si la fois précédente le piano avait retenu toute son attention, elle était à présent heureuse de tenir la guitare dans ses mains. Elle ferma les yeux un long moment, repensant aux séances musicales de l'été passé. Si Lylas savait d'ores et déjà ce qu'elle allait jouer, elle prit le temps de se concentrer sur les émotions. C'était important, d'autant plus lorsqu'on a entendu la version originale une seule et unique fois, il y a cinq ans.
Ses souvenirs prirent le relais. La jeune fille fut transportée en décembre 2044 comme s'il suffisait de monter dans une barque. Elle rencontra une nouvelle fois son âme. Fébriles, les premiers accords de guitare se sont fait entendre. Elle n'avait même pas conscience d'avoir commencé à jouer. Les yeux toujours clos, ses doigts dansaient d'eux-même guidant l'instrument et imposant une mélodie bien précise.
La gryffone chérissait ce souvenir, elle n'avait jamais cessé de jouer sa mélodie ni de chanter ses mots. Elle en était arrivée au point de pouvoir jouer les yeux fermés. Auriana la connaissait presque aussi bien qu'elle. Presque, car elle n'avait pas le souvenir. Elle n'avait pas les émotions, celles qui transpercent l'âme et s'ancrent au plus profond de l'être. Touchante. Envoûtante. Vivante. Sa voix résonna à son tour pour accompagner cette mélodie aussi spéciale.
Premier couplet. Les notes sont atteintes si facilement. Elle se revoit, l'observer, l'écouter, comprendre. Enivrante. Chaleureuse. La mélodie continuait de se déployer dans la mezzanine. Elle ondulait, se frayait un chemin dans tous les recoins possibles. Lylas ouvrit les yeux pour le refrain. Concentrée sur l'instrument, son partenaire du jour, ses sens étaient absorbés par la mélodie.
Quatre petites phrases. Une larme. Encore en décembre 2044, Lylas se revoyait danser et chanter, le visage baigné de larme. Elle sentait son regard. Elle avait l'impression qu'il était là. Qu'il jouait à ses côtés. La gryffone était totalement apaisée, ses émotions étaient libres comme elles l'étaient rarement. Entière. Belle. Puissante. Le second couplet arriva bien vite, pour le plus grand bonheur ses lèvres. Les mots qui les franchissaient n'étaient pas les siens. Elle se les était appropriés. Tous. Tout comme la mélodie. Pourtant personne n'aurait pu le deviner. Peut-être parce que les accords avaient été réalisés en fonction de sa voix. Il l'avait fait, sans le vouloir très certainement. Deux âmes en symbiose pendant ce qui avait semblé être une éternité et une seconde à la fois.
Son regard. Perdu dans le vide. Reflet de son âme torturée. Orienté vers la guitare. Un océan d'émotions se déversait. Lâcher prise. Encore une fois. Juste cette fois. Comme cette fois. L'émotion. La clé. Présente. Hantée par le souvenir. Un sourire. Gravé sur le visage. Le même qu'il arborait. Lumineux. Le contraste, saisissant. La confiance, présente. Entre l'instrument et la gryffone. Une histoire naissante. Les derniers mots. Mêlant fascination et passion.
Ensorcelants. Les accords finaux étaient en train de retentir. Doucement. Le silence reprit possession de l'endroit. Le palier retrouva son calme. Comme si de rien n'était. Le silence se fit souverain. Lylas, elle, avait toujours les doigts posés sur la guitare. Elle ne voulait pas briser ce moment. Encore noyée dans ses souvenirs, elle ne se rendit pas compte des larmes présentes sur ses joues. Ses yeux se fermèrent. Le moment se termina. Auriana avait eu raison. Comme d'habitude.
Encore en transe, elle était. Ame brisée. Prisonnière de ses démons. Partagés le temps d'une chanson. D'un souvenir. Aucun mot ne pouvant exprimer ce qu'un regard suffirait à traduire. Sa présence s'évapora. Son sourire angélique resta.
Le temps s'écoula lentement.
Ses yeux se rouvrirent.
Ce fut comme si ce moment n'avait jamais existé.
Comme s'ils ne s'étaient jamais rencontrés.
Lundi 11 octobre 2049
~ 14h15 - 15h15
~ 14h15 - 15h15
Un peu plus d'un mois s'était écoulé depuis sa dernière visite. Ce n'était ni le manque de temps, ni l'absence d'envie qui avait empêché la gryffone de remettre les pieds dans cette partie du château. La sixième année avait toujours du mal à se dire qu'elle avait l'autorisation de pénétrer dans cette salle. De plus, un sentiment d'illégitimité la parcourait lorsqu'elle ne faisait que penser à sa dernière visite.
Sur les conseils d'Auriana, la gryffone s'était armée de courage et avait décidé de retourner en salle de répétition. Après tout, elle ne faisait rien de mal. Le sentiment d'apaisement qu'elle avait ressenti un mois auparavant envahit de nouveau Lylas dès qu'elle eût poussé la porte.
Contrairement à sa dernière visite, Lylas savait exactement ce qu'elle venait faire là. Ses récents échanges de lettres avec sa grand-mère lui avaient permis de s'éclaircir les idées et de trouver par quoi commencer. C'est donc avec assurance et conviction qu'elle s'avança vers le chef de chœur. Après l'avoir salué, elle lui demanda l'autorisation pour emprunter la guitare acoustique. Elle s'arrêta également au niveau des perruches pour les saluer et les observer quelques instants.
Une fois l'instrument dans ses mains, la gryffone se rendit au palier des répétitions solitaires. Si la sixième année se moquait éperdument qu'on l'entende jouer et chanter, son attrait pour le calme la poussait à rechercher des coins tranquilles où personne ne se trouvait.
Lylas se posa dans un coin de la salle, et observa l'instrument qu'elle tenait dans ses mains. Il était beau. Si la fois précédente le piano avait retenu toute son attention, elle était à présent heureuse de tenir la guitare dans ses mains. Elle ferma les yeux un long moment, repensant aux séances musicales de l'été passé. Si Lylas savait d'ores et déjà ce qu'elle allait jouer, elle prit le temps de se concentrer sur les émotions. C'était important, d'autant plus lorsqu'on a entendu la version originale une seule et unique fois, il y a cinq ans.
Ses souvenirs prirent le relais. La jeune fille fut transportée en décembre 2044 comme s'il suffisait de monter dans une barque. Elle rencontra une nouvelle fois son âme. Fébriles, les premiers accords de guitare se sont fait entendre. Elle n'avait même pas conscience d'avoir commencé à jouer. Les yeux toujours clos, ses doigts dansaient d'eux-même guidant l'instrument et imposant une mélodie bien précise.
La gryffone chérissait ce souvenir, elle n'avait jamais cessé de jouer sa mélodie ni de chanter ses mots. Elle en était arrivée au point de pouvoir jouer les yeux fermés. Auriana la connaissait presque aussi bien qu'elle. Presque, car elle n'avait pas le souvenir. Elle n'avait pas les émotions, celles qui transpercent l'âme et s'ancrent au plus profond de l'être. Touchante. Envoûtante. Vivante. Sa voix résonna à son tour pour accompagner cette mélodie aussi spéciale.
Il y a celles que l'on croise, qui sont si vite oubliées
Il y a celles que l'on croise, du feu de l'amour nous font plier
Il y a celles que l'on croise et qui restent là à briller
Et celles qu’on accompagne au rivage
Au rendez-vous de la vie vont crier
Il y a ces dames que l'on croise, qui fondent enfin ce qui est écrit
Il y a ces filles sous l'orage qui, en silence hurlent et prient
De ces mains on se sépare,
À ces tableaux on s'accroche
Les souvenirs qui s'effacent
Le passé qui se décroche
Il y a celles que l'on croise, du feu de l'amour nous font plier
Il y a celles que l'on croise et qui restent là à briller
Et celles qu’on accompagne au rivage
Au rendez-vous de la vie vont crier
Il y a ces dames que l'on croise, qui fondent enfin ce qui est écrit
Il y a ces filles sous l'orage qui, en silence hurlent et prient
De ces mains on se sépare,
À ces tableaux on s'accroche
Les souvenirs qui s'effacent
Le passé qui se décroche
Premier couplet. Les notes sont atteintes si facilement. Elle se revoit, l'observer, l'écouter, comprendre. Enivrante. Chaleureuse. La mélodie continuait de se déployer dans la mezzanine. Elle ondulait, se frayait un chemin dans tous les recoins possibles. Lylas ouvrit les yeux pour le refrain. Concentrée sur l'instrument, son partenaire du jour, ses sens étaient absorbés par la mélodie.
Il est là le cœur et ses règles
C’est lui qui choisit et qui aime
Il y a des cœurs heureux d’aimer
Et des cœurs qui restent brulés
C’est lui qui choisit et qui aime
Il y a des cœurs heureux d’aimer
Et des cœurs qui restent brulés
Quatre petites phrases. Une larme. Encore en décembre 2044, Lylas se revoyait danser et chanter, le visage baigné de larme. Elle sentait son regard. Elle avait l'impression qu'il était là. Qu'il jouait à ses côtés. La gryffone était totalement apaisée, ses émotions étaient libres comme elles l'étaient rarement. Entière. Belle. Puissante. Le second couplet arriva bien vite, pour le plus grand bonheur ses lèvres. Les mots qui les franchissaient n'étaient pas les siens. Elle se les était appropriés. Tous. Tout comme la mélodie. Pourtant personne n'aurait pu le deviner. Peut-être parce que les accords avaient été réalisés en fonction de sa voix. Il l'avait fait, sans le vouloir très certainement. Deux âmes en symbiose pendant ce qui avait semblé être une éternité et une seconde à la fois.
Il y a celles qui nous aiment beaucoup
On dit que ce n'est pas normal
Celles qui nous oublient du premier coup
On adore celles qui nous font du mal
Il y a celles qui s’endurcissent et qui trahissent
Et celles qui sont toujours là à vivre
Celles qui avec nous bâtissent
Les bras puissants les battements ivres
On dit que ce n'est pas normal
Celles qui nous oublient du premier coup
On adore celles qui nous font du mal
Il y a celles qui s’endurcissent et qui trahissent
Et celles qui sont toujours là à vivre
Celles qui avec nous bâtissent
Les bras puissants les battements ivres
Son regard. Perdu dans le vide. Reflet de son âme torturée. Orienté vers la guitare. Un océan d'émotions se déversait. Lâcher prise. Encore une fois. Juste cette fois. Comme cette fois. L'émotion. La clé. Présente. Hantée par le souvenir. Un sourire. Gravé sur le visage. Le même qu'il arborait. Lumineux. Le contraste, saisissant. La confiance, présente. Entre l'instrument et la gryffone. Une histoire naissante. Les derniers mots. Mêlant fascination et passion.
Le voilà le cœur et ses règles
C’est lui qui choisit et qui aime
Il y a des cœurs heureux d’aimer
Et des cœurs consumés
C’est lui qui choisit et qui aime
Il y a des cœurs heureux d’aimer
Et des cœurs consumés
Ensorcelants. Les accords finaux étaient en train de retentir. Doucement. Le silence reprit possession de l'endroit. Le palier retrouva son calme. Comme si de rien n'était. Le silence se fit souverain. Lylas, elle, avait toujours les doigts posés sur la guitare. Elle ne voulait pas briser ce moment. Encore noyée dans ses souvenirs, elle ne se rendit pas compte des larmes présentes sur ses joues. Ses yeux se fermèrent. Le moment se termina. Auriana avait eu raison. Comme d'habitude.
Encore en transe, elle était. Ame brisée. Prisonnière de ses démons. Partagés le temps d'une chanson. D'un souvenir. Aucun mot ne pouvant exprimer ce qu'un regard suffirait à traduire. Sa présence s'évapora. Son sourire angélique resta.
Le temps s'écoula lentement.
Ses yeux se rouvrirent.
Ce fut comme si ce moment n'avait jamais existé.
Comme s'ils ne s'étaient jamais rencontrés.
7 année RP, Couleur : #800080, L'Atelier Mode
Pokemon légendaire de Poudlard
Pokemon légendaire de Poudlard
Mélodies Ephémères
Reducio
PNJ PRETEXTE
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Auriana Blaze - Grand-Mère, Talya Mistérya - Mère
- Lien vers la fiche du PNJ : ici
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Entre Noël et l'anniversaire de Lylas. Elle passe les vacances à Poudlard, comme d'habitude. Pourtant un evenement plutôt etrange va se passer : elle reçoit une lettre commune de sa mère et sa grand-mère + un cadeau. Preuve du changement de comportement de Talya et des efforts qu'elle fait pour renouer avec sa fille et sa mère.
Au Rythme de l'Espoir
Mercredi 29 décembre 2049
~ 10:17
~ 10:17
C'était les vacances de fin d'année. La plupart des élèves avaient rejoint leur famille pour les fêtes. Les correspondants AMICO avaient quitté le château dimanche et certains élèves jusqu'alors retenus par leur correspondant avaient eux aussi pu retrouver leur famille. Aujourd'hui, le château était donc assez vide et l'atmosphère propice pour se recentrer sur soi.
Si Lylas aurait adoré se promener dans le parc, aller méditer dans la salle sensorielle et rejoindre la salle commune pour apprécier la chaleur de la cheminée et un bon livre, son programme avait été quelque peu bouleversé. En effet, elle avait reçu une lettre et un paquet, plutôt imposant, au petit-déjeuner. Si son nom figurait sur la lettre, les expéditrices y avaient également inscrit les leur. Lylas avait eu beaucoup de mal à cacher sa surprise lorsqu'elle vu le nom de sa mère associé à celui de sa grand-mère.
La gryffone avait prit le temps de finir son repas avant de rapidement chercher un coin apaisant et réconfortant dans lequel on ne la dérangerait pas. La salle commune et le dortoir avaient immédiatement été rayés de la liste. La bibliothèque n'était pas une option et la fine pluie dissuada l'anglaise d'amener la lettre dehors.
Ses pas la menèrent devant la porte d'une salle qu'elle commençait à bien connaître. Un sourire étira ses lèvres lorsqu'elle poussa la porte. Personne n'avait l'air d'être là. Ou du moins, l'amphithéâtre était vide. La sixième année descendit les escaliers et s'assit calmement sur la dernière marche. Elle posa, avec douceur, sur sa gauche, le paquet reçu en complément de la lettre.
Elle tenait cette dernière entre ses doigts. Son regard resta longtemps posé sur le nom des expéditrices. La jeune fille avait l'habitude de recevoir des lettres d'Auriana. Mais des lettres écrites par sa mère ? C'était non seulement extrêmement rare, mais elle ne lui écrivait que pour deux choses. Soit parce qu'elle trouvait que Lylas avait fauté, soit pour lui envoyer les dernières pièces de ses collections. Après tout, les élèves de Poudlard étaient des clients potentiels...
Recevoir une lettre avec le nom des deux femmes de sa famille la laisser plus que perplexe. Elle eut du mal à se décider à l'ouvrir. Lylas reconnu immédiatement l'écriture de sa mère. Après une grande inspiration, la jeune fille commença sa lecture.
Ma petite Lylas,
Nous t'écrivons aujourd'hui pour te souhaiter de belles fêtes à Poudlard. Nous sommes désolées que tu ne puisses pas être parmi nous. La raison est bien simple, le divorce avec ton père prend plus de temps que prévu. Auriana voulait qu'on te l'annonce autrement, mais pourquoi tourner autour du chaudron alors que tu seras ravie d'apprendre que Steven ne fera plus parti de nos vies...
Bon, trêves de bavardages inutiles. Tu trouveras avec cette lettre ton cadeau de Noël et d'anniversaire. Tu nous excuseras, bien évidemment, de ne pas être exactement dans les temps... Concernant ce cadeau, nous savons qu'il te fera très plaisir. C'est un choix judicieux de ta grand-mère. Elle y a ajouté sa petite touche personnelle, un clin d'œil que tu comprendras sans difficulté d'après elle. Ah, l'idée du cadeau vient de moi, au cas où tu te poserais la question.
Nous te souhaitons de très belles fêtes et un joyeux anniversaire. Te voilà presque majeure à présent. Nous sommes fières de toi, chacune à notre façon.
Auriana t'embrasse.
Prends soin de toi.
Auriana & Talya.
Wow. Cette lettre contenait beaucoup trop d'informations. Les pensées de Lylas étaient en ébullition. Une vraie tempête venait de se créer dans sa tête. Son regard était fixé sur les premiers mots de la lettre sans pour autant les voir. Les ombres au fond de ses iris exprimaient le tourbillon d'émotion et de pensées traversant respectivement son âme et son esprit. Après quelques instants de dérive totale, la gryffone entreprit de relire la lettre afin de bien ancrer et de comprendre chaque information.
Premièrement, sa mère et sa grand-mère avaient réussi à s'entendre afin de lui écrire une lettre commune et d'utiliser le "nous". C'était un grand pas en avant dans leur relation. Ensuite, les premiers mots de cette lettre ressemblaient à ce qu'aurait pu écrire Auriana, pourtant, la sixième année avait bel et bien l'impression qu'il venait de sa mère. Depuis quand est-ce que Talya lui parlait ainsi ?
Et puis, il y avait cette autre information. Glissée comme si de rien par Talya alors que, par Merlin, ce n'était pas rien ! Un cadeau de Noël supplémentaire ! Une pression en moins sur les épaules. La jeune fille ne croiserait plus le regard réprobateur et déçu de son père. C'était un soulagement, elle devait bien se l'avouer. Si elle ne savait pas encore ce que le divorce allait apporter, elle s'offrit quelques instants pour savourer cette bonne nouvelle. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, la présence de la gryffone à la résidence aurait été souhaité si Steven ne posait pas problème.
Alors comme ça, ce paquet était à la fois son cadeau de Noël et d'anniversaire. Le timing était plutôt bon, entre les deux dates, avant la reprise des cours. L'idée venait de sa mère, avait été validée par Auriana, autrement dit, les deux femmes s'étaient mises d'accord pour un cadeau en commun. Lylas commençait à se demander si elle n'était pas tombée dans un monde parallèle.
Majeure. Lylas ne savait pas trop ce que cela changerait à sa vie. 17 ans, ce n'était pas grand-chose. Et pourtant, en lisant les mots de sa mère, la jeune fille avait l'impression que cela marquerait un tournant dans sa vie. Elle balaya rapidement les pensées tournant autour de ce sujet pour se reconcentrer sur les derniers mots de la lettre.
Chacune à leur façon. Un bisou seulement de sa grand-mère. C'était du Talya tout craché. Il ne fallait pas tout changer d'un coup d'un seul. Lylas choisit de ne pas en tenir rigueur à sa mère. Celle-ci avait apparemment choisi de faire des efforts, mais elle n'allait pas devenir une autre pour autant.
Une seule chose maintenait la tempête dans l'esprit de l'anglaise. Le paquet. Il était enfin temps de l'ouvrir. Elle glissa la lettre dans son sac et avec beaucoup de délicatesse, attrapa son cadeau. Elle l'ouvrit et n'en crue pas ses yeux. C'était complètement irréaliste. Était-ce vraiment une idée de sa mère ? Lylas avait vraiment du mal à y croire.
Une guitare. Talya lui avait offert un instrument de musique. Lylas n'avait même pas les mots. Elle prit l'instrument dans ses mains comme s'il s'agissait de la chose la plus précieuse du monde. Un franc sourire étirait ses lèvres. Ses yeux brillaient et personne n'aurait su dire s'il exprimait sa joie ou s'il retenait un million de larmes. Surement les deux à la fois.
Elle était d'un noir intense. Nul doute, c'était Auriana qui l'avait choisi. D'ailleurs, les yeux de Lylas tombèrent rapidement sur la touche personnelle de sa grand-mère. Une gravure argentée, au niveau du pan coupé. DON'T LOSE HOPE. Auriana avait écrit son mantra en lettres de lumière. Tout avait été pensé pour rappeler à la gryffone que même lorsque tout était noir, elle pouvait trouver de la lumière.
Un bout de parchemin était glissé dans le paquet. Lylas reconnut immédiatement l'écriture élégante de sa grand-mère. Elle y avait inscrit les propriétés principales de l'instrument, autrement dit, le pourquoi cette guitare et pas une autre. Ce n'était pas des phrases, seulement deux ou trois mots, les uns à la suite des autres.
Table d’harmonie en bois massif procure un son plus riche et profond.
Bois d'acajou procure un son chaleureux et puissant.
Pan coupé, mieux pour les solos.
Accordée par mes soins.
Sa grand-mère avait même pris le temps d'accorder l'instrument. Lylas ne savait pas bien si c'était un rêve ou la réalité, mais une chose était sûre, cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas été aussi heureuse. Une ou deux larmes glissèrent le long de ses joues. Elle répondrait à cette lettre ce soir. Pour l'instant, la sixième année allait seulement profiter de l'instant. Elle se trouvait dans le temple de la musique du château. Elle allait faire honneur à cet endroit avec quelques accords de guitare...
Reducio

7 année RP, Couleur : #800080, L'Atelier Mode
Pokemon légendaire de Poudlard
Pokemon légendaire de Poudlard