Le rendez-vous
Parc
Année scolaire 2027-2028 (6ème année Aki)
Un samedi d’hiver, vers 16h
Avec @Fabio Dermott (4ème année)

Aki quitta le château avec d’un pas hésitant, elle n’était pas certaine de vouloir revoir Fabio mais quelque chose en elle lui criait de le faire. Lorsqu’elle passa la porte, la noiraude sentit immédiatement le froid piquer ses joues, puis elle jeta un coup d'œil au ciel, où des flocons légers flottaient doucement dans les airs. Les premiers pas dans la neige fraîche étaient toujours agréables, et la sixième année esquissa même un petit sourire en entendant le craquement doux de la neige sous ses chaussures.
Aki se mit en route d’un pas tranquille, suivant le sentier qui la conduisait jusqu’au parc du château. À chaque respiration, des petits nuages de buée s’élevaient devant elle, et elle se surprit à s’amuser à souffler plus fort pour les voir disparaître dans l’air glacial. Le silence qui régnait ne la dérangeait pas, au contraire, elle aimait cet isolement, puis, cela lui laissait le temps de réfléchir.
En marchant, les pensées fusèrent, pourquoi diable avait-elle accepté ce rendez-vous avec Fabio ? Elle secoua la tête, comme exaspérée par elle-même. Peut-être parce que cette proposition était arrivée avec tant de naturel qu’elle n’avait pas su dire non, ou peut-être qu’au fond, elle avait envie de voir ce que cet étrange garçon avait en tête. Quand elle arriva aux abord du parc, elle ralentit un peu, prenant le temps d’organiser ses pensées.
Aki s’avança vers doucement vers l’arbre géant, avant de s’arrêter en dessous de celui-ci. Elle n'était pas vraiment nerveuse, mais elle se demandait ce qu’allait bien pouvoir donner ce rendez-vous. Elle jeta un coup d’œil autour d’elle, pas de Fabio en vue…
Aki se mit en route d’un pas tranquille, suivant le sentier qui la conduisait jusqu’au parc du château. À chaque respiration, des petits nuages de buée s’élevaient devant elle, et elle se surprit à s’amuser à souffler plus fort pour les voir disparaître dans l’air glacial. Le silence qui régnait ne la dérangeait pas, au contraire, elle aimait cet isolement, puis, cela lui laissait le temps de réfléchir.
En marchant, les pensées fusèrent, pourquoi diable avait-elle accepté ce rendez-vous avec Fabio ? Elle secoua la tête, comme exaspérée par elle-même. Peut-être parce que cette proposition était arrivée avec tant de naturel qu’elle n’avait pas su dire non, ou peut-être qu’au fond, elle avait envie de voir ce que cet étrange garçon avait en tête. Quand elle arriva aux abord du parc, elle ralentit un peu, prenant le temps d’organiser ses pensées.
Aki s’avança vers doucement vers l’arbre géant, avant de s’arrêter en dessous de celui-ci. Elle n'était pas vraiment nerveuse, mais elle se demandait ce qu’allait bien pouvoir donner ce rendez-vous. Elle jeta un coup d’œil autour d’elle, pas de Fabio en vue…
Le rendez-vous
––––––––––––––––––––––––––––
Sur le pas de la porte, Fabio leva les yeux au ciel. Il neigeait.
– Génial, marmonna-t-il d'un ton qui ne laissa de cette exclamation généralement enthousiaste que l'enveloppe qu'était la formule, en gonflant l'intérieur de mécontentement.
Puisqu'il était absolument hors de question de laisser trop rapidement les flocons réduire à néant les efforts de la position lissenplis appliquée le matin-même à sa chevelure (si jamais tu te poses la question : oui, tous les matins et tous les soirs, Fabio monopolisait pendant un bon moment le miroir de la salle de bain, voyant défiler sans sourciller parfois jusqu'à trois vagues de camarades se rendant à la douche), le Sardaigle fit apparaître un parapluie magique au au-dessus de sa tête. Il vérifia que la broche attachant sa cape d'hiver était bien en place et souffla un nuage de buée chargé d'un soupir dans l'air hivernal. Après avoir rassemblé son courage, il posa enfin un premier pas à découvert.
Il progressa à pas légers dans la neige qui avait jeté couverture sur le sol.
Déjà de loin, il repéra la silhouette solitaire de la jeune fille sous l'arbre. Bien qu'il ne nourrissait pas le moindre doute quant à sa venue, un sourire étira ses lèvres et il allongea légèrement la foulée jusqu'à arriver à ses côtés.
– Heyyyy !
Fabio lui servit un sourire chaleureux.
– T'es venue ! Eh avoue, t'as compté les jours jusqu'à aujourd'hui !
Les fossettes se creusèrent un peu plus profondément dans ses joues rosies par le froid, tandis qu'il gratifiait la Poufsouffle d'un regard où pétillait la malice.
FABIO | SERDAIGLE (4A)
Sur le pas de la porte, Fabio leva les yeux au ciel. Il neigeait.
– Génial, marmonna-t-il d'un ton qui ne laissa de cette exclamation généralement enthousiaste que l'enveloppe qu'était la formule, en gonflant l'intérieur de mécontentement.
Puisqu'il était absolument hors de question de laisser trop rapidement les flocons réduire à néant les efforts de la position lissenplis appliquée le matin-même à sa chevelure (si jamais tu te poses la question : oui, tous les matins et tous les soirs, Fabio monopolisait pendant un bon moment le miroir de la salle de bain, voyant défiler sans sourciller parfois jusqu'à trois vagues de camarades se rendant à la douche), le Sardaigle fit apparaître un parapluie magique au au-dessus de sa tête. Il vérifia que la broche attachant sa cape d'hiver était bien en place et souffla un nuage de buée chargé d'un soupir dans l'air hivernal. Après avoir rassemblé son courage, il posa enfin un premier pas à découvert.
Il progressa à pas légers dans la neige qui avait jeté couverture sur le sol.
Déjà de loin, il repéra la silhouette solitaire de la jeune fille sous l'arbre. Bien qu'il ne nourrissait pas le moindre doute quant à sa venue, un sourire étira ses lèvres et il allongea légèrement la foulée jusqu'à arriver à ses côtés.
– Heyyyy !
Fabio lui servit un sourire chaleureux.
– T'es venue ! Eh avoue, t'as compté les jours jusqu'à aujourd'hui !
Les fossettes se creusèrent un peu plus profondément dans ses joues rosies par le froid, tandis qu'il gratifiait la Poufsouffle d'un regard où pétillait la malice.
Fab’ulous
#583400
Le rendez-vous
Aki attendait calmement, ne laissant pas transparaître la nervosité qui pourtant grandissait en elle. C’était curieux, Fabio était un garçon plus jeune qu’elle, d’ordinaire elle ne l’aurait même pas regardé, mais il avait su susciter son intérêt dans la Grande Salle quelques jours auparavant. Son regard balayait l’horizon, elle attendait d’apercevoir son cadet histoire de se préparer à ce qui allait se passer ensuite. Il était clair que c’était un sorcier avenant, l’eurasienne le trouvait même un peu imbu de lui-même, ce qui à la fois l’agaçait profondément et l’amusait. En fait, la sixième année avait toujours apprécié les personnalités un peu piquantes, au moins ces gens la poussaient dans ses retranchements, ils venaient la chercher dans ce qu’elle était dans le fond.
Au bout de quelques minutes, la sorcière aperçut une silhouette s’approcher au loin. C’était Fabio, elle le savait. Pourtant naturellement froide et distante, la noiraude se surprit à esquisser un léger sourire en voyant le Serdaigle arriver.
Lorsqu’il arriva finalement au niveau de l’eurasienne, il se montra plutôt avenant ce qui n’étonna pas Aki, elle s’y attendait. « Oh salut. », dit simplement la sixième année, feignant l’étonnement. « Loin de moi l’idée d’honorer notre rendez-vous, je suis tombée ici par hasard, ne te fais pas de fausses idées. », ajouta-t-elle avec ironie, l’expression sur son visage demeurant impassible malgré tout.
Au bout de quelques minutes, la sorcière aperçut une silhouette s’approcher au loin. C’était Fabio, elle le savait. Pourtant naturellement froide et distante, la noiraude se surprit à esquisser un léger sourire en voyant le Serdaigle arriver.
Lorsqu’il arriva finalement au niveau de l’eurasienne, il se montra plutôt avenant ce qui n’étonna pas Aki, elle s’y attendait. « Oh salut. », dit simplement la sixième année, feignant l’étonnement. « Loin de moi l’idée d’honorer notre rendez-vous, je suis tombée ici par hasard, ne te fais pas de fausses idées. », ajouta-t-elle avec ironie, l’expression sur son visage demeurant impassible malgré tout.
Le rendez-vous
Elle était bien mignonne Aki, avec sa désinvolture feinte. Ou peut-être pas entièrement feinte, mais Fabio préférerait retenir feinte, comme option, c’était plus flatteur. Décidément, la sixième année lui plaisait bien. Non seulement était-elle jolie, mais elle avait un caractère qui le titillait, tantôt l’amusait, tantôt le défiait – un caractère qu’il ne croisait pas tous les jours. Et elle était jolie, l’ai-je déjà dit ? Fabio, en tout cas, s’était fait la réflexion plusieurs fois déjà, et il était d’autant plus content d’être parvenu à décrocher un rendez-vous avec la sorcière, après l’avoir abordé à la table de Poufsouffle, il y a quelques jours. Enfin en réalité – et avec une absence de modestie qui le caractérisait – Fabio était de la ferme conviction d’être capable de dérocher des rendez-vous avec n’importe qui, s’il en avait envie. Mais pour le coup, il n’en avait pas juste envie comme ça parce que bon voilà, pourquoi pas ; il en avait réellement envie, donc il était ravi.
Le Serdaigle hocha lentement la tête, un sourire niché au coin droit de ses lèvres.
– Dans ce cas, je peux m'estimer heureux que le hasard fasse bien les choses. Ça te dit de marcher un peu ? Sauf si ton expédition tout à fait hasardeuse t'a fait t'arrêter sous cet arbre pour une mystérieuse raison qui justifierait qu'on y reste, évidemment, fit-t-il d'un air taquin. Puis il ajouta : J'ai de la place sous mon parapluie !
Comme pour souligner ses mots, Fabio leva légèrement la baguette au bout de laquelle se trouvait la parabole magique transparente. Enfin, ce n'était qu'une demi-vérité, en réalité. Car son parapluie n'était pas assez grand pour entièrement pouvoir protéger deux sorciers de la neige tombante. Pas qu'il n'eut pas essayé de produire des parapluies plus grands, comme certains de ses camarades qui y étaient parvenus lorsqu'ils avaient appris le sort en cours l'année passée, mais il n'y avait eu rien à faire, il n'y parvenait pas. Le professeur lui avait expliqué que c'était normal, que chaque sorcier avait une magie différente qui entraînait des affinités particulières avec certains sorts et pas d'autres, que les grands parapluies étaient le fruit exceptionnel d'une telle affinité et qu'il pouvait être fier du produit de son sort. Égoïste et boudeur, Fabio avait alors songé que peu importe, de toute façon son parapluie était assez grand pour lui et qu'il n'avait de toute façon pas besoin de plus.
Aujourd'hui, pourtant, ça l'aurait bien arrangé. Le choix se résumait ainsi entre se serrer un peu sous le parapluie ou de ne se retrouver qu'à demi-protégé par celui-ci. Le second choix était probablement plus approprié, même si Fabio devait dire que lui, ça ne le dérangerait pas de passer un bras autour des épaules de la sixième année pour pouvoir leur permettre de tenir tous les deux sous le parapluie. Quoique, pas juste pour cela... enfin bref.
Il fit un pas en direction de la jeune fille. Ne te fais pas de fausses idées, avait-elle dit juste avant. Pour rigoler certes, mais Fabio restait curieux de ce qu'elle pouvait bien penser. Et surtout : Aki n'était pas facile à sonder. Ainsi, il se tourna vers elle, l'obersva quelques secondes avec le regard qui cherchait le sien, esquissa un nouveau petit sourire puis demanda de but en blanc :
– Eh Aki, tu crois que je me fais quoi, comme idées ?
Le Serdaigle hocha lentement la tête, un sourire niché au coin droit de ses lèvres.
– Dans ce cas, je peux m'estimer heureux que le hasard fasse bien les choses. Ça te dit de marcher un peu ? Sauf si ton expédition tout à fait hasardeuse t'a fait t'arrêter sous cet arbre pour une mystérieuse raison qui justifierait qu'on y reste, évidemment, fit-t-il d'un air taquin. Puis il ajouta : J'ai de la place sous mon parapluie !
Comme pour souligner ses mots, Fabio leva légèrement la baguette au bout de laquelle se trouvait la parabole magique transparente. Enfin, ce n'était qu'une demi-vérité, en réalité. Car son parapluie n'était pas assez grand pour entièrement pouvoir protéger deux sorciers de la neige tombante. Pas qu'il n'eut pas essayé de produire des parapluies plus grands, comme certains de ses camarades qui y étaient parvenus lorsqu'ils avaient appris le sort en cours l'année passée, mais il n'y avait eu rien à faire, il n'y parvenait pas. Le professeur lui avait expliqué que c'était normal, que chaque sorcier avait une magie différente qui entraînait des affinités particulières avec certains sorts et pas d'autres, que les grands parapluies étaient le fruit exceptionnel d'une telle affinité et qu'il pouvait être fier du produit de son sort. Égoïste et boudeur, Fabio avait alors songé que peu importe, de toute façon son parapluie était assez grand pour lui et qu'il n'avait de toute façon pas besoin de plus.
Aujourd'hui, pourtant, ça l'aurait bien arrangé. Le choix se résumait ainsi entre se serrer un peu sous le parapluie ou de ne se retrouver qu'à demi-protégé par celui-ci. Le second choix était probablement plus approprié, même si Fabio devait dire que lui, ça ne le dérangerait pas de passer un bras autour des épaules de la sixième année pour pouvoir leur permettre de tenir tous les deux sous le parapluie. Quoique, pas juste pour cela... enfin bref.
Il fit un pas en direction de la jeune fille. Ne te fais pas de fausses idées, avait-elle dit juste avant. Pour rigoler certes, mais Fabio restait curieux de ce qu'elle pouvait bien penser. Et surtout : Aki n'était pas facile à sonder. Ainsi, il se tourna vers elle, l'obersva quelques secondes avec le regard qui cherchait le sien, esquissa un nouveau petit sourire puis demanda de but en blanc :
– Eh Aki, tu crois que je me fais quoi, comme idées ?
Fab’ulous
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Le rendez-vous
Aki regardait fixement son cadet, attendant sa réponse qui, elle le savait déjà, allait l’amuser ou l’agacer profondément. Parce que c’était ce que créait chez elle le sorcier, le sentiment d’être sans cesse prise entre la tension et l’apaisement. Et si cela pouvait sembler fatiguant pour certaines personnes, la métisse quant à elle, y trouvait un certain réconfort. L’eurasienne arborait toujours une expression neutre, laissant penser qu’elle ne ressentait pas grand chose, mais au moins avec Fabio elle se laissait aller à une douce forme d’expressivité.
Comme elle l’avait imaginé, la réponse du garçon l’amusa, cette proposition à propos du parapluie était osée, voire risquée. Aki se redressa et releva légèrement son menton tout en souriant d’un air narquois, elle sortit sa baguette de sa poche, et lança simplement le même sortilège que son camarade. « Ça nous évitera de nous marcher sur les pieds au moins. », dit-elle alors avec une pointe d’ironie et un regard rieur.
La sixième année n’aimait pas vraiment la proximité avec les autres, si les années l’avaient fait évoluer, elle n’en demeurait pas moins distante pour autant. Se retrouver coller à Fabio sous un parapluie l’aurait mis mal à l’aise, elle ne trouvait pas nécessaire de se coller à ce point. Puis malgré tout l’intérêt qu’elle pouvait porter au Serdaigle, leur écart d’âge la poussait à maintenir une certaine distance entre eux.
Lorsque Fabio fit un pas pour s’avancer de l’eurasienne, celle-ci en fit un également, en arrière. Tout ça sans le quitter des yeux un instant, jusqu’à ce qu’elle lui tourne le dos. « Allons marcher avant de se retrouver transformer en statues de glace. » , dit Aki en commençant à avancer pour esquiver la question de son camarade.
288 mots
Comme elle l’avait imaginé, la réponse du garçon l’amusa, cette proposition à propos du parapluie était osée, voire risquée. Aki se redressa et releva légèrement son menton tout en souriant d’un air narquois, elle sortit sa baguette de sa poche, et lança simplement le même sortilège que son camarade. « Ça nous évitera de nous marcher sur les pieds au moins. », dit-elle alors avec une pointe d’ironie et un regard rieur.
La sixième année n’aimait pas vraiment la proximité avec les autres, si les années l’avaient fait évoluer, elle n’en demeurait pas moins distante pour autant. Se retrouver coller à Fabio sous un parapluie l’aurait mis mal à l’aise, elle ne trouvait pas nécessaire de se coller à ce point. Puis malgré tout l’intérêt qu’elle pouvait porter au Serdaigle, leur écart d’âge la poussait à maintenir une certaine distance entre eux.
Lorsque Fabio fit un pas pour s’avancer de l’eurasienne, celle-ci en fit un également, en arrière. Tout ça sans le quitter des yeux un instant, jusqu’à ce qu’elle lui tourne le dos. « Allons marcher avant de se retrouver transformer en statues de glace. » , dit Aki en commençant à avancer pour esquiver la question de son camarade.
288 mots
Le rendez-vous
Aki avait sorti sa propre baguette, fait apparaître son propre parapluie. La proximité avec la sixième année aurait nullement dérangé Fabio, mais elle avait raison, c'était certainement plus pratique ainsi. Et puis il fallait avouer que le parapluie de la sixième année était exécuté avec adresse et précision.
– Joli ton parapluie !
Il n’ajouta rien d’autre puisqu’Aki avait fait un pas en arrière. Et qu’elle n’avait pas répondu à sa question. Oui marcher, pourquoi pas. Pourtant, Fabio se demandait où ils se dirigeaient ; où est-ce que tout ça allait les amener. Peut-être qu’il aurait mieux fait de formuler sa question de la façon suivante : toi Aki, qu’est-ce que tu te fais comme idées ?
Mais il n’en dit rien, se contentant d’acquiescer à la proposition de la Poufsouffle.
– Ça marche ! T’as un endroit préféré dans le parc ?
Il était prêt à se calquer sur les pas de la jeune fille, peu importe où elle avait envie d’aller.
En attendant, il songea que les seuls indices concrets qu’il était parvenu à cerner – pièces du puzzle d’une réponse potentielle à sa question silencieuse – étaient les quelques limites qu’Aki avait posées. Et Fabio les respectait – cette question-là ne se posait même pas. C’était juste qu’il avait l’impression d’hasarder un peu à l’aveuglette. Alors il décida de balancer une nouvelle vanne , espérant qu’elle lui permette de débloquer une nouvelle pièce de puzzle.
– Même si je ferais une plutôt belle statue, on est d’accord ?
Il tourna vers Aki un sourire rieur, même si au fond de lui, Fabio trouvait très certainement un certain fond de vérité dans cette affirmation enveloppée d’un ton blagueur.
– Joli ton parapluie !
Il n’ajouta rien d’autre puisqu’Aki avait fait un pas en arrière. Et qu’elle n’avait pas répondu à sa question. Oui marcher, pourquoi pas. Pourtant, Fabio se demandait où ils se dirigeaient ; où est-ce que tout ça allait les amener. Peut-être qu’il aurait mieux fait de formuler sa question de la façon suivante : toi Aki, qu’est-ce que tu te fais comme idées ?
Mais il n’en dit rien, se contentant d’acquiescer à la proposition de la Poufsouffle.
– Ça marche ! T’as un endroit préféré dans le parc ?
Il était prêt à se calquer sur les pas de la jeune fille, peu importe où elle avait envie d’aller.
En attendant, il songea que les seuls indices concrets qu’il était parvenu à cerner – pièces du puzzle d’une réponse potentielle à sa question silencieuse – étaient les quelques limites qu’Aki avait posées. Et Fabio les respectait – cette question-là ne se posait même pas. C’était juste qu’il avait l’impression d’hasarder un peu à l’aveuglette. Alors il décida de balancer une nouvelle vanne , espérant qu’elle lui permette de débloquer une nouvelle pièce de puzzle.
– Même si je ferais une plutôt belle statue, on est d’accord ?
Il tourna vers Aki un sourire rieur, même si au fond de lui, Fabio trouvait très certainement un certain fond de vérité dans cette affirmation enveloppée d’un ton blagueur.
Fab’ulous
#583400
Le rendez-vous
Aki se tenait tranquillement face à Fabio, prenant garder à laisser une distance de quelques pas entre eux. Quand ce dernir lui demanda si elle avait un endroit préféré dans le parc, elle prit le temps de répondre. Pas pour le faire attendre, mais parce qu’elle réfléchissait vraiment choisir un seul endroit n’était pas une mince affaire.
« Hm… les bords du lac, peut-être. », finit-elle par dire, « J’aime bien y rester et juste observer ce qui s’y passe. ».
L’adolescente ne put retenir un léger rire lorsqu’elle entendit la remarque de Fabio à propos des statues. Malgré son âge, il avait ce talent particulier pour manier l'ironie et la flatterie avec une telle légèreté qu'il en devenait presque désarmant. Presque.
« Une belle statue ? Peut-être, mais ça dépend. Si tu restes coincé avec cette tête trop sûre de toi, je ne suis pas certaine que ça plaise à tout le monde… », répondit-elle en haussant un sourcil, son ton oscillant entre amusement et provocation. Puis elle se mit à marcher, laissant son cadet à quelques pas derrière elle. Son parapluie magique offrait une protection efficace contre les flocons, mais elle prenait tout de même soin de resserrer sa cape d’hiver autour d'elle.
Marchant en silence durant quelques instants, la Poufsouffle se mit à ralentir pour se retrouver au même niveau que son camarade. Le lac n’était plus très loin maintenant, et elle pouvait déjà deviner l’éclat blême de la surface gelée de ses abords. Elle aimait cet endroit pour son calme, pour la manière dont le paysage semblait figé dans le temps.
« Et toi, Fabio ? T’as un endroit préféré ici ? »
« Hm… les bords du lac, peut-être. », finit-elle par dire, « J’aime bien y rester et juste observer ce qui s’y passe. ».
L’adolescente ne put retenir un léger rire lorsqu’elle entendit la remarque de Fabio à propos des statues. Malgré son âge, il avait ce talent particulier pour manier l'ironie et la flatterie avec une telle légèreté qu'il en devenait presque désarmant. Presque.
« Une belle statue ? Peut-être, mais ça dépend. Si tu restes coincé avec cette tête trop sûre de toi, je ne suis pas certaine que ça plaise à tout le monde… », répondit-elle en haussant un sourcil, son ton oscillant entre amusement et provocation. Puis elle se mit à marcher, laissant son cadet à quelques pas derrière elle. Son parapluie magique offrait une protection efficace contre les flocons, mais elle prenait tout de même soin de resserrer sa cape d’hiver autour d'elle.
Marchant en silence durant quelques instants, la Poufsouffle se mit à ralentir pour se retrouver au même niveau que son camarade. Le lac n’était plus très loin maintenant, et elle pouvait déjà deviner l’éclat blême de la surface gelée de ses abords. Elle aimait cet endroit pour son calme, pour la manière dont le paysage semblait figé dans le temps.
« Et toi, Fabio ? T’as un endroit préféré ici ? »
Le rendez-vous
Il avait répondu à sa petite pique concernant sa tête de trop sûr de lui, comme Aki l'appelait, par un gros sourire insolent. Pendant un instant, Fabio avait songé à assurer à son ainée (le tout évidemment sans se départir de son gros sourire insolent) que de toute façon, il se fichait du reste, quand elle était-là. Mais il y avait assez rapidement renoncé car en accordant un deuxième tour de pensée à cette affirmation, le Serdaigle s'était rapidement rendu à l'évidence que non, ce n'étai pas la vérité. Plaire à tout le monde était bien trop flatteur et tentant pour y renoncer.
Une main dans sa poche, l'autre tenant son parapluie, Fabio suivit les pas d'Aki – direction le lac, probablement – ne cherchant pas spécialement à la rattraper pour progresser à sa hauteur puisque visiblement, la sorcière souhaitait marcher en tête. Il ne dit rien, attendant cette fois que la Poufsouffle prenne l'initiative de la parole.
Finalement, le lac apparut devant eux. Gelé, beau mais terriblement glacial. Fabio aurait aimé pouvoir glisser la deuxième main dans sa poche, mais il fallait bien tenir la baguette et le parapluie – à défaut de pouvoir partager celui d'Aki. Et à défaut d'être prêt à accepter que des flocons ne viennent saboter sa coiffure par leur humidité. Finalement, la Poufsouffle ralentit, le laissant la rattraper. Son endroit préféré à lui ?
– J'aime bien le lac, moi aussi. Mais plus en été, quand on peut être tranquillement allongé sur les berges, lire, se baigner... Ou alors le Chromlec ! Il a quelque chose d'intrigant, tu trouves pas ? Tu penses qu'il peut y a voir un impact sur la magie, là bas, d'une certaine façon ? Ça fait un moment que je me pose la question.
Une main dans sa poche, l'autre tenant son parapluie, Fabio suivit les pas d'Aki – direction le lac, probablement – ne cherchant pas spécialement à la rattraper pour progresser à sa hauteur puisque visiblement, la sorcière souhaitait marcher en tête. Il ne dit rien, attendant cette fois que la Poufsouffle prenne l'initiative de la parole.
Finalement, le lac apparut devant eux. Gelé, beau mais terriblement glacial. Fabio aurait aimé pouvoir glisser la deuxième main dans sa poche, mais il fallait bien tenir la baguette et le parapluie – à défaut de pouvoir partager celui d'Aki. Et à défaut d'être prêt à accepter que des flocons ne viennent saboter sa coiffure par leur humidité. Finalement, la Poufsouffle ralentit, le laissant la rattraper. Son endroit préféré à lui ?
– J'aime bien le lac, moi aussi. Mais plus en été, quand on peut être tranquillement allongé sur les berges, lire, se baigner... Ou alors le Chromlec ! Il a quelque chose d'intrigant, tu trouves pas ? Tu penses qu'il peut y a voir un impact sur la magie, là bas, d'une certaine façon ? Ça fait un moment que je me pose la question.
Fab’ulous
#583400
Le rendez-vous
Aki s’avança jusqu’aux bords gelés du lac avant de lever la tête vers le ciel un court instant. Elle ferma les yeux quelques secondes, profitant des flocons venant s’éteindre sur son visage rougi par le froid. Elle rangea finalement sa baguette, supporter la neige du jour n’était pas vraiment un problème pour elle. Fabio parlait avec aisance, lançant des questions et des remarques avec cette légèreté qui lui était propre. La métisse, en revanche, restait toujours sur la retenue. Pas par méfiance, ni par indifférence, mais parce que mettre des mots sur certaines choses lui demandait toujours un effort, elle n’était pas une grande communicante. Il y avait des ressentis qu’elle préférait garder pour elle, des impressions qui perdaient leur sens une fois exprimées. Et pourtant, cette fois, elle hésitait.
Alors elle resta silencieuse un instant après la réponse de Fabio, les yeux posés sur la surface du lac, comme si elle cherchait ses mots. « Le Cromlech, hein… », dit-elle tout en laissant sa phrase en suspens. Son ton était neutre, presque distant, mais il y avait une légère hésitation dans sa voix. « Je sais pas trop... Il y a peut-être quelque chose, pas forcément un effet sur la magie, mais… une impression. »
Elle resserra légèrement sa cape autour d’elle, luttant toujours contre le froid ambiant. « Une fois, j’y suis restée plus longtemps que prévu et il n’y avait rien d’étrange en soi, juste… une sensation difficile à expliquer. Comme si l’air y était plus dense, ou que le silence sonnait différemment. »
Un bref silence suivit, avant qu’elle ne secoue la tête avec un léger sourire, presque moqueur envers elle-même. « Non mais en fait c’est idiot, peut-être juste l’ambiance du lieu qui fait ça. »Quant elle eut terminé sa phrase, Aki jeta un rapide coup d’oeil vers Fabio avant de se tourner de nouveau vers le lac.
Alors elle resta silencieuse un instant après la réponse de Fabio, les yeux posés sur la surface du lac, comme si elle cherchait ses mots. « Le Cromlech, hein… », dit-elle tout en laissant sa phrase en suspens. Son ton était neutre, presque distant, mais il y avait une légère hésitation dans sa voix. « Je sais pas trop... Il y a peut-être quelque chose, pas forcément un effet sur la magie, mais… une impression. »
Elle resserra légèrement sa cape autour d’elle, luttant toujours contre le froid ambiant. « Une fois, j’y suis restée plus longtemps que prévu et il n’y avait rien d’étrange en soi, juste… une sensation difficile à expliquer. Comme si l’air y était plus dense, ou que le silence sonnait différemment. »
Un bref silence suivit, avant qu’elle ne secoue la tête avec un léger sourire, presque moqueur envers elle-même. « Non mais en fait c’est idiot, peut-être juste l’ambiance du lieu qui fait ça. »Quant elle eut terminé sa phrase, Aki jeta un rapide coup d’oeil vers Fabio avant de se tourner de nouveau vers le lac.
Désolée pour cet énorme retard….
Le rendez-vous
Aki rangea sa baguette, s'exposant ainsi aux flocons qui tombaient dans une chute continue bien que relativement légère. Toujours à l'abri de son propre parapluie (qu'il ne comptait nullement quitter), Fabio observa sa camarade. Son regard à elle se perdait quelque part sur la surface gelée du lac, sans que le Serdaigle ne fut en mesure d'identifier clairement ce que capturaient ses prunelles foncées.
Puis elle répondit à son histoire de Cromlech et il écouta avec attention ce qu’elle avait à dire à ce sujet.
– Ouais, je vois ce que tu veux dire, dit-il alors qu’en réalité, il ne voyait pas vraiment.
Fabio sortit la main de sa poche, changea sa baguette de main afin de pouvoir glisser dans son autre poche celle qui avait passé ces dernières minutes dans le froid. À vrai dire, il ne savait pas trop quoi faire, quoi proposer de faire à Aki. Est-ce qu’ils allaient juste rester ici à regarder le lac ? Non pas qu’il n’était pas joli à voir, non pas que Fabio n’était pas de nature à observer, mais… quoique, pourquoi pas en vrai. Si ça ne l’ennuyait pas, lui en tout cas, ça ne le dérangeait pas. Ou alors pendant qu’ils y étaient :
– Ça te dit d’aller écouter le silence au Cromlech après ?
Peut-être qu’il comprendrait ce qu’elle avait voulu dire, un peu plus tôt. Cette sensation d’air plus dense, ce silence qui apparemment, sonnait différemment. Peut-être qu’elle pourrait lui montrer. En plus, il avait vu resserrer sa cape tout à l’heure – lui-même gelait depuis le début mais tentait de le dissimuler – donc se remettre en mouvement n’était peut-être pas une mauvaise idée.
Puis elle répondit à son histoire de Cromlech et il écouta avec attention ce qu’elle avait à dire à ce sujet.
– Ouais, je vois ce que tu veux dire, dit-il alors qu’en réalité, il ne voyait pas vraiment.
Fabio sortit la main de sa poche, changea sa baguette de main afin de pouvoir glisser dans son autre poche celle qui avait passé ces dernières minutes dans le froid. À vrai dire, il ne savait pas trop quoi faire, quoi proposer de faire à Aki. Est-ce qu’ils allaient juste rester ici à regarder le lac ? Non pas qu’il n’était pas joli à voir, non pas que Fabio n’était pas de nature à observer, mais… quoique, pourquoi pas en vrai. Si ça ne l’ennuyait pas, lui en tout cas, ça ne le dérangeait pas. Ou alors pendant qu’ils y étaient :
– Ça te dit d’aller écouter le silence au Cromlech après ?
Peut-être qu’il comprendrait ce qu’elle avait voulu dire, un peu plus tôt. Cette sensation d’air plus dense, ce silence qui apparemment, sonnait différemment. Peut-être qu’elle pourrait lui montrer. En plus, il avait vu resserrer sa cape tout à l’heure – lui-même gelait depuis le début mais tentait de le dissimuler – donc se remettre en mouvement n’était peut-être pas une mauvaise idée.
Fab’ulous
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