Première sortie de la tanière
Août 2049
Dinton, Angleterre
Dinton, Angleterre
Evelyn le sent, une certaine appréhension plane dans l'air. Dans le cottage, au rez-de-chaussée, ses parents et ses grands-parents sont en plein conciliabule. Des chuchotements inquiets montent jusqu'au premier étage où son frère et elle ont été relégué. Elle n'arrive pas à comprendre tous les méandres de la conversation, bien qu'elle arrive à intercepter quelques bribes.
Elle a conscience de la teneur du débat. Leur prochaine visite à Londres. Voilà bientôt 9 mois que la jeune fille est informée : en septembre, elle rejoindra l'école de magie Poudlard. La même que sa mère et ses grands-parents ont fréquentée en leur temps. Celle que son père, moldu, redoute tant pour sa fille. Il faut dire que le mantra des Harris et des Bellchant a toujours été "Vivons heureux, vivons caché !" Et comment ne pas les comprendre quand tant de guerres se sont déroulés depuis le début du XXIème siècle. Que ça soit parmi les sorciers, les moldus ou entre les deux.
La rentrée se rapprochant à grand pas, il a fallu se résoudre à accepter l'évidence. Il faut se rendre sur le Chemin de Traverse pour cocher cas après case la longue liste apportée par un hibou essoufflé par l'effort. Evelyn ressent un soupçon d'excitation, non sans une certaine dose de crainte liée à l'inconnu. Jusqu'à présent, elle n'allait pas à l'école. Ses grands-parents s'occupaient de l'éducation magique de Gale et de la sienne. Mais voilà, ils n'avaient pas toutes les fournitures demandées...
- Evelyn, descend nous rejoindre ! Entend-elle sa mère l'appeler depuis la cuisine.
La petite dévale les escaliers, traverse le salon et arrive dans la cuisine telle une furie. Mais don excitation redescend bien vite devant les mines graves des adultes présents dans la pièce.
Sa mère s'approche et s'agenouille à sa hauteur. Mary prend les mains de sa fille, et la regarde droit dans les yeux avant de parler :
- Evelyn, nous allons nous rendre à Londres. Plus précisément, le Londres sorcier afin d'acheter le nécessaire de rentrée sur le Chemin de Traverse. Il faudra être vigilante et discrète. Tu le sais, les mariages entre sorciers et moldus ne sont pas bien vus. Je ne voudrais pas que quelqu'un me reconnaisse et s'en prenne à toi. Je vais donc changer un peu mon apparence afin de t'accompagner faire tes premiers achats. Il devrait y avoir pas mal de monde avec la rentrée, nous devrions passer inaperçues parmi toute la foule. Néanmoins, il faudra que tu restes sages, que tu ne coures pas partout, même si tu vois le tout dernier balai dans la boutique de Quidditch ! Je ne veux pas non plus que tu t'adresses à des inconnus. Tu auras le temps de faire des rencontres à Poudlard, une fois que tu te seras assurée qu'il s'agit de personnes de confiance.
La petite, impressionnée par le ton et l'allure grave de sa mère et des adules alentours, se contente d'hocher la tête pour montrer son assentiment !
- Très bien, lui répond sa mère, monte donc t'habiller pour sortir et nous partirons juste après.
A peine redescendue, une légère cape gris clair sur le dos, la voici qui tombe nez à nez avec une parfaite inconnue. Inconnue, pas tout à fait. Les yeux de sa mère, d'ordinaire bleus, étaient désormais d'un brun un peu plus foncé que les siens. Ses cheveux bruns bouclés avaient été remplacés par une longue chevelure lisse poivre et sel. Des rides plus profondes étaient apparues au coin de ses yeux et sur son front. Ses joues et son cou s'étaient épaissis. Bien sûr c'était sa maman, mais quiconque la croiserait dans la rue mettrait du temps à la reconnaître. La petite ressent de légers frissons la parcourir, si sa mère emploie tant de moyens c'est que l'heure est sérieuse.
- Maman…
- Nous partons ! Nous utiliserons la poudre de cheminette pour nous rendre à notre pied à terre de Londres. De là nous rejoindrons le Chaudron Baveur qui nous permettre de nous rendre sur le Chemin de Traverse.
Evelyn, adorait utiliser la Poudre de Cheminette, son moyen de transport quasi quotidien pour aller chez les Bellchant. Après un voyage sans encombres, la voilà quelques secondes plus tard dans un petit appartement bien rangé d'une trentaine de m2. Sans attendre son reste, Mary attrape la main de la petite pour descendre dans les rues mouvementées de Londres. D'un pas vif imposé par sa mère, Evelyn est émerveillée par le monde et le style éclectique des nombreuses personnes croisées dans la rue. Dans cette multiplicité, leur accoutrement se fond finalement dans la masse.
Après quelques minutes de marche effrénée, Mary s'arrête devant un petit hôtel. Sobre et sans prétention, les moldus dans la rue passe devant sans y prêter la moindre attention. Evelyn elle-même ne l'aurait sans doute pas remarqué si sa mère ne s'était pas arrêtée devant brutalement. D'un pas assuré, sa mère entre dans les lieux. L'endroit semble étrangement vide aux yeux d'Evelyn, ni personne à l'accueil, ni personnel d'entretien, ni clients. Arrivées au comptoir, Mary sourit et avec tendresse et propose à sa fille avec un clin d'œil :
- A toi de jouer, sonne 2 fois à la sonnette pour prévenir de notre présence.
Enhardie par la présence rassurante de sa mère, Evelyn frappe 2 fois sur la petite cloque qui émet un tintement clair à chaque coup reçu. Soudain, une voix sourde s'élève du néant pour énoncer : "Chambre 108".
Une fois arrivées dans la fameuse chambre 108, décorée dans un style "purement british" avec du papier peint à fleur et de la dentelle allant des draps à l'abat-jour du plafonnier. Au centre, trônait un large fauteuil à fleur à fleurs.
Sa mère s'en approche et d'un geste amical de la main, invite Evelyn à la rejoindre. Elle s'assoient toutes les deux dans le large fauteuil, qui semble s'être encore élargi pour permettre aux deux femmes de s'y installer confortablement. Une fois bien assise, la petite eu l'impression familière qu'un crochet lui agrippait le nombril. Puis, le monde se réduit à un tourbillon de couleurs et au sifflement du vent.
1019 mots
Dernière modification par Evelyn Harris le 26 janv. 2025, 16:56, modifié 2 fois.
Première sortie de la tanière
Là voilà sur ses pieds ! Quelques secondes à peine s'étaient écoulées. La tranquille chambre anglaise avait laissé sa place à un énorme brouhaha. Quelques peu désorientée, la petite découvre les contours d'un pub mouvementé. Elle aurait pu s'attarder à observer le décor nouveau qui s'offrait à elle. Toutefois, sa mère ne lui en laissa pas le temps. Elle la prend de nouveau par la main, se dirige tout droit vers le comptoir en forme de L derrière lequel s'aligne des rangées de bouteilles. Un homme d'une belle carrure aux cheveux grisonnants y est affairé. Sa mère fait un petit geste rapide à son attention et dépose quelques pièces sur le comptoir avant d'attirer sa fille dans l'arrière-boutique. Les voilà toutes les deux plantées face à un mur en briques rouges. Avant même qu'Evelyn ait eu le temps de poser la moindre question, sa mère sort sa baguette et frappe quelques briques choisies avec cette dernière. Et soudain, par Merlin, les voici dans une rue passante où s'empressent des dizaines et des dizaines de sorciers. Sa mère avait raison, les rues grouillaient de parents, d'enfants et d'étudiants qui affluaient pour la rentrée scolaire. Certaines familles nombreuses venaient même avec des carioles. Les sorciers les mains pleines de livres faisaient foison. Dans tout ce capharnaüm, les deux sorcières devraient effectivement réussir à passer inaperçues.
Sans davantage s'avancer dans la rue, les voilà qui se tournent vers la première boutique à droite. Une devanture minimaliste et sobre, avec pour unique enseigne un chaudron en fer forgé noir qui se balançait devant la devanture du magasin. Néanmoins, les gérants avaient, semblait-il, fait l'effort de sortir leurs chaudrons les plus rutilants dans la vitrine. Ce cuivre et cet or brillaient dans les yeux de la boutique, mais elle savait que premièrement ses parents n'avaient pas les moyens et deuxièmement il était bien indiqué un modèle en étain dans le hibou reçu. Et puis, quand bien même ils en auraient eu les moyens, jamais ses parents ne lui auraient permise une telle excentricité.
Après quelques minutes, les voilà qui ressortent de la boutique, semblant aussi légères que quand elles y étaient rentrées. Ce qui n'était pas devinable à l'œil nu, c'est que dans le petit cartable en cuir porté par Evelyn était désormais rangé : un chaudron en étain standard de taille 2 (trouvé miraculeusement parmi la pile de chaudron noir à l'arrière de la boutique), une balance en cuivre et une boîte contenant des fioles en verres. La bourse de sa mère, c'était bien quant à elle quelque peu allégée.
Elles n'ont pas beaucoup à marcher, car leur arrêt suivant est la boutique mitoyenne. Celle de la renommée, Madame Guipure ! Evelyn a souvent entendu parler de cette enseigne et surtout de sa gérante : exactement la même depuis l'époque où ses grands-parents fréquentaient les bancs de l'école ! La large paire de ciseau à l'avant de la devanture l'impressionne bien davantage que celle du "Bon chaudron". D'autant plus que les ciseaux géants enchantés s'ouvrent et se referment comme s'ils découpaient une toile imaginaire. Et que dire des robes de soirées dans la vitrine, certaines chatoyantes de milles couleurs rappelaient les chaudes journées d'été, d'autres longues en fourrure noires faisait davantage penser aux rudes journées d'hiver. Evelyn ne prêtait pas beaucoup attention à la mode dans sa vie quotidienne, n'ayant pas beaucoup d'occasion de sortir du cadre familial. Aussi, elle n'était pas habituée à voir les extravagances qu'arboraient fièrement les riches tenues de l'aristocratie sorcière. Si elle avait eu le temps, elle se serait bien amusée à essayer ces tenues excentriques, bien davantage pour le jeu du déguisement que pour un quelconque penchant ou attrait pour l'une d'entre elle en particulier. Sa mère, reconnaissant le sourire d'excitation de sa fille, calme tout de suite ses ardeurs :
- Par la barbe de Dumbledore Evelyn ! Nous ne sommes pas ici pour faire du shopping ou du lèche-vitrine. Nous prendrons ce qui est sur notre liste et ne perdrons pas de temps à faire d'autres essayages ! Tu as déjà toutes les tenues dont tu as besoin. Si tu grandis d'ici aux prochaines vacances nous aviserons, mais d'ici là, nous ressortirons uniquement avec le strict nécessaire !
Et c'est ce qu'elles firent. Pouvait désormais être cochés de la liste : trois robes de travail noires, un chapeau pointu noir, une cape d'hiver noire avec attaches d'argent et enfin une paire de gants protecteurs.
A peine sorties, venait le prochain défi : traverser le chemin de Traverse pour se rendre en face à la librairie Fleury & Bott, avant-dernière étape de leur sortie. Evelyn d'instinct accrocha la main de Mary à la perspective de traverser ce flot continu de passage. Elle se mettent en marche et finissent par traverser après : avoir failli se faire renversées par une chouette dont la cage s'était ouverte en tombant à leurs pieds, se faire bousculées par un grand et gros sorcier au ventre si rebondit qu'il ne pouvait voir tout ce qui était en-dessous de son nombril (qui incluait donc Evelyn), marcher sur la longue cape en forme de traîne d'une sorcière endimanchée et se faire traiter de tous les noms d'oiseaux à cette occasion ! Elles arrivent enfin devant le bâtiment aux pierres volettes et à la porte en bois verte. De nombreuses annonces pour les nouveautés littéraires ou les derniers ouvrages à la mode remplissent la vitrine tant et si bien qu'il est difficile d'en deviner l'intérieur. C'est toutefois bien à l'intérieur qu'elles y trouvent : Le Grand livre des potions d'Arsenius Beaulitron, Le livre des sorts de Miranda Fauconnette, Les grandes découvertes magiques d'Adalbert Larsonette, Sorts et contresorts de Quentin Jentrembre, L'histoire de Poudlard de Garius Tomlink, Histoire de la magie moderne de Bathilda Tourdesac et Vie et habitat des animaux magiques de Norbert Dragonneau.
Une fois les portes vertes de nouveau franchie, le sac désormais plein de livres, Evelyn sent l'excitation de la rue monter en elle ! Elle peine à se contenir et tenir en place malgré les regards réprobateurs de Mary. Elle le sait, la dernière étape du périple est la plus importante : leur visite chez Ollivander !
Sans davantage s'avancer dans la rue, les voilà qui se tournent vers la première boutique à droite. Une devanture minimaliste et sobre, avec pour unique enseigne un chaudron en fer forgé noir qui se balançait devant la devanture du magasin. Néanmoins, les gérants avaient, semblait-il, fait l'effort de sortir leurs chaudrons les plus rutilants dans la vitrine. Ce cuivre et cet or brillaient dans les yeux de la boutique, mais elle savait que premièrement ses parents n'avaient pas les moyens et deuxièmement il était bien indiqué un modèle en étain dans le hibou reçu. Et puis, quand bien même ils en auraient eu les moyens, jamais ses parents ne lui auraient permise une telle excentricité.
Après quelques minutes, les voilà qui ressortent de la boutique, semblant aussi légères que quand elles y étaient rentrées. Ce qui n'était pas devinable à l'œil nu, c'est que dans le petit cartable en cuir porté par Evelyn était désormais rangé : un chaudron en étain standard de taille 2 (trouvé miraculeusement parmi la pile de chaudron noir à l'arrière de la boutique), une balance en cuivre et une boîte contenant des fioles en verres. La bourse de sa mère, c'était bien quant à elle quelque peu allégée.
Elles n'ont pas beaucoup à marcher, car leur arrêt suivant est la boutique mitoyenne. Celle de la renommée, Madame Guipure ! Evelyn a souvent entendu parler de cette enseigne et surtout de sa gérante : exactement la même depuis l'époque où ses grands-parents fréquentaient les bancs de l'école ! La large paire de ciseau à l'avant de la devanture l'impressionne bien davantage que celle du "Bon chaudron". D'autant plus que les ciseaux géants enchantés s'ouvrent et se referment comme s'ils découpaient une toile imaginaire. Et que dire des robes de soirées dans la vitrine, certaines chatoyantes de milles couleurs rappelaient les chaudes journées d'été, d'autres longues en fourrure noires faisait davantage penser aux rudes journées d'hiver. Evelyn ne prêtait pas beaucoup attention à la mode dans sa vie quotidienne, n'ayant pas beaucoup d'occasion de sortir du cadre familial. Aussi, elle n'était pas habituée à voir les extravagances qu'arboraient fièrement les riches tenues de l'aristocratie sorcière. Si elle avait eu le temps, elle se serait bien amusée à essayer ces tenues excentriques, bien davantage pour le jeu du déguisement que pour un quelconque penchant ou attrait pour l'une d'entre elle en particulier. Sa mère, reconnaissant le sourire d'excitation de sa fille, calme tout de suite ses ardeurs :
- Par la barbe de Dumbledore Evelyn ! Nous ne sommes pas ici pour faire du shopping ou du lèche-vitrine. Nous prendrons ce qui est sur notre liste et ne perdrons pas de temps à faire d'autres essayages ! Tu as déjà toutes les tenues dont tu as besoin. Si tu grandis d'ici aux prochaines vacances nous aviserons, mais d'ici là, nous ressortirons uniquement avec le strict nécessaire !
Et c'est ce qu'elles firent. Pouvait désormais être cochés de la liste : trois robes de travail noires, un chapeau pointu noir, une cape d'hiver noire avec attaches d'argent et enfin une paire de gants protecteurs.
A peine sorties, venait le prochain défi : traverser le chemin de Traverse pour se rendre en face à la librairie Fleury & Bott, avant-dernière étape de leur sortie. Evelyn d'instinct accrocha la main de Mary à la perspective de traverser ce flot continu de passage. Elle se mettent en marche et finissent par traverser après : avoir failli se faire renversées par une chouette dont la cage s'était ouverte en tombant à leurs pieds, se faire bousculées par un grand et gros sorcier au ventre si rebondit qu'il ne pouvait voir tout ce qui était en-dessous de son nombril (qui incluait donc Evelyn), marcher sur la longue cape en forme de traîne d'une sorcière endimanchée et se faire traiter de tous les noms d'oiseaux à cette occasion ! Elles arrivent enfin devant le bâtiment aux pierres volettes et à la porte en bois verte. De nombreuses annonces pour les nouveautés littéraires ou les derniers ouvrages à la mode remplissent la vitrine tant et si bien qu'il est difficile d'en deviner l'intérieur. C'est toutefois bien à l'intérieur qu'elles y trouvent : Le Grand livre des potions d'Arsenius Beaulitron, Le livre des sorts de Miranda Fauconnette, Les grandes découvertes magiques d'Adalbert Larsonette, Sorts et contresorts de Quentin Jentrembre, L'histoire de Poudlard de Garius Tomlink, Histoire de la magie moderne de Bathilda Tourdesac et Vie et habitat des animaux magiques de Norbert Dragonneau.
Une fois les portes vertes de nouveau franchie, le sac désormais plein de livres, Evelyn sent l'excitation de la rue monter en elle ! Elle peine à se contenir et tenir en place malgré les regards réprobateurs de Mary. Elle le sait, la dernière étape du périple est la plus importante : leur visite chez Ollivander !
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Première sortie de la tanière
Elles étaient en bonne voie pour rejoindre la boutique Ollivander, lorsqu'un attroupement attira l'attention d'Evelyn ! Comment avait-elle pu ne pas le voir avant ! Cette boutique à la devanture en bois lustré, où en grande lettre s'affiche "Keddle & Leather". Elle la connaît ! De nom, puisqu'elle n'était jamais venu auparavant sur le Chemin de Traverse, mais elle la connait tout de même grâce aux encarts publicitaires de tous ses magazines sur le Quidditch. La petite sent l'excitation qui monte en elle, d'autant plus réprimée, par une après-midi à devoir se comporter sagement au milieu de livres poussiéreux. Leur passage chez Fleury & Bott lui ayant semblé interminable. N'y tenant plus, elle lâche la main de sa mère et se précipite en évitant de nouveau les différents obstacles : chat poursuivant un rat apeuré, famille nombreuse composée d'une palanquée de petits rouquins qu'essayaient de contrôler leur deux parents débordés, marchand itinérant ouvrant son large manteau - très inhabituel pour cette fin d'été - dont les multiples poches intérieures étaient bourrées d'objets divers et variés.
Elle coure jusqu'à rejoindre le petit attroupement qui s'est formé devant la vitrine. Avec sa petite taille et sa physiologie fluette, elle se faufile à travers la foule jusqu'à se retrouver nez à nez avec la vitre. Qu'importe qu'elle soit littéralement écrasée contre le mur, la petite n'en croit pas ses yeux. Incapable de gérer ses émotions, de petites étincelles illuminent le bout de ses doigts. Devant ses yeux ébahis, se trouvent les plus beaux balais qu'elle aient jamais vu de sa vie ! Bien sûr, la petite les as vu en long, en large et en travers dans ses magazines. Elle avait même reçu de la part de ses grands-parents quelques modèles miniatures, qui tenaient dans le creux de sa main, et qu'elle s'amusait à faire voler dans sa chambre. Mais jamais, elle n'aurait cru qu'elle arriverait à les voir en vrai.
Devant elle était exposé quelques-uns des meilleurs balais au monde !! Il y avait bien évidemment les balais qui avaient été utilisés lors de la dernière coupe du monde. Il y avait là le Balétoile XXI de l'équipe américaine avec sa ligne sobre et épurée et son manche en bois lustré. Ou encore le Yajiushi, reconnaissable entre mille avec son manche noir brillant et ses branches en forme de brosse ronde bien taillée et regroupée en une belle pointe bien serrée. Pas une branche ne dépasse !
Mais celui qui faisait vibrer son cœur de jeune sorcière comme nul autre n'avait pu le faire auparavant restait bien l'Eclair de Feu ! Un balai unique, le meilleur balai jamais conçu, encore inégalé sur le marché malgré l'arrivée de modèles plus récents ! Avec son manche en frêne et ses branches en bois de bouleau sélectionnées pour obtenir le meilleur coefficient de pénétration de l'air ! Que ne se voyait-elle déjà pas voler jusqu'à atteindre la vitesse maximale de ce balai : 240 km/h ! Bien sûr il était adapté d'un système de freinage… mais ce n'était pas du tout cela qui intéressait la petite ! Elle rêvait des accélérations folles qu'elle pourrait réaliser sur ce balai, elle qui jusqu'à présent n'était montée seule que sur des balais jouets ! Elle se voyait déjà Capitaine de l'équipe de Quidditch de sa maison, trophée à la main, sa photo affichée dans la salle des trophées.
La gloire devrait attendre, elle se sentit soudain emmenée en arrière par une force irrésistible. Arrachée à la vitrine brutalement, elle s'apprêtait à riposter contre le face de troll qui l'éloignait de ses rêves éveillés… mais là voilà qui se retrouve nez à nez avec sa mère fulminant de colère.
- Evelyn ! Tu te payes ma baguette ! Ne refais plus jamais ça ! Je t'avais bien dit de rester sagement à mes côtés ! Nom d'une gargouille, qu'est-ce que j'ai fait pour me retrouver avec un garnement pareil ! Il ne nous reste plus qu'une étape ! Avant de voler, apprends déjà à te servir d'une baguette pour devenir une vraie sorcière. Et pour cela, il te faut une baguette ma fille ! Si tu restes sage, peut-être qu'au retour quand la rue se sera vidée un peu, nous passerons te prendre un peu souvenir dans la boutique. Mais pour cela il faut bien se tenir !
Mary attrape fermement Evelyn par la main, bien décidée à ne pas laisser sa fille lui échapper cette fois-ci, et l'emmène d'un pas pressé et décidé vers la boutique. Intérieurement elle soupire, elle était à la fois en colère contre la frayeur qu'elle lui avait causée et le soulagement de l'avoir retrouvée saine et sauve. Evelyn était une gentille petite fille, un peu remuante certes, mais vive d'esprit et toujours de bonne volonté. Elle s'en voulait un peu parfois de ne pas les emmener elle et son frère plus souvent dans le monde sorcier, afin qu'Evelyn puisse vivre pleinement sa passion pour le Quidditch et Gale s'acheter les derniers jouets pour enfant. Mais, la peur que l'on s'en prenne à ses enfants surpassait largement ses états d'âmes passagers. Les guerres avait laissé en elle une cicatrice qu'aucune potion, onguent ou sortilège serait à même de soigner.
Les deux jeunes femmes arrive finalement, après une courte marche silencieuse, devant le mythique magasin aux deux tourelles vitrées.
Elle coure jusqu'à rejoindre le petit attroupement qui s'est formé devant la vitrine. Avec sa petite taille et sa physiologie fluette, elle se faufile à travers la foule jusqu'à se retrouver nez à nez avec la vitre. Qu'importe qu'elle soit littéralement écrasée contre le mur, la petite n'en croit pas ses yeux. Incapable de gérer ses émotions, de petites étincelles illuminent le bout de ses doigts. Devant ses yeux ébahis, se trouvent les plus beaux balais qu'elle aient jamais vu de sa vie ! Bien sûr, la petite les as vu en long, en large et en travers dans ses magazines. Elle avait même reçu de la part de ses grands-parents quelques modèles miniatures, qui tenaient dans le creux de sa main, et qu'elle s'amusait à faire voler dans sa chambre. Mais jamais, elle n'aurait cru qu'elle arriverait à les voir en vrai.
Devant elle était exposé quelques-uns des meilleurs balais au monde !! Il y avait bien évidemment les balais qui avaient été utilisés lors de la dernière coupe du monde. Il y avait là le Balétoile XXI de l'équipe américaine avec sa ligne sobre et épurée et son manche en bois lustré. Ou encore le Yajiushi, reconnaissable entre mille avec son manche noir brillant et ses branches en forme de brosse ronde bien taillée et regroupée en une belle pointe bien serrée. Pas une branche ne dépasse !
Mais celui qui faisait vibrer son cœur de jeune sorcière comme nul autre n'avait pu le faire auparavant restait bien l'Eclair de Feu ! Un balai unique, le meilleur balai jamais conçu, encore inégalé sur le marché malgré l'arrivée de modèles plus récents ! Avec son manche en frêne et ses branches en bois de bouleau sélectionnées pour obtenir le meilleur coefficient de pénétration de l'air ! Que ne se voyait-elle déjà pas voler jusqu'à atteindre la vitesse maximale de ce balai : 240 km/h ! Bien sûr il était adapté d'un système de freinage… mais ce n'était pas du tout cela qui intéressait la petite ! Elle rêvait des accélérations folles qu'elle pourrait réaliser sur ce balai, elle qui jusqu'à présent n'était montée seule que sur des balais jouets ! Elle se voyait déjà Capitaine de l'équipe de Quidditch de sa maison, trophée à la main, sa photo affichée dans la salle des trophées.
La gloire devrait attendre, elle se sentit soudain emmenée en arrière par une force irrésistible. Arrachée à la vitrine brutalement, elle s'apprêtait à riposter contre le face de troll qui l'éloignait de ses rêves éveillés… mais là voilà qui se retrouve nez à nez avec sa mère fulminant de colère.
- Evelyn ! Tu te payes ma baguette ! Ne refais plus jamais ça ! Je t'avais bien dit de rester sagement à mes côtés ! Nom d'une gargouille, qu'est-ce que j'ai fait pour me retrouver avec un garnement pareil ! Il ne nous reste plus qu'une étape ! Avant de voler, apprends déjà à te servir d'une baguette pour devenir une vraie sorcière. Et pour cela, il te faut une baguette ma fille ! Si tu restes sage, peut-être qu'au retour quand la rue se sera vidée un peu, nous passerons te prendre un peu souvenir dans la boutique. Mais pour cela il faut bien se tenir !
Mary attrape fermement Evelyn par la main, bien décidée à ne pas laisser sa fille lui échapper cette fois-ci, et l'emmène d'un pas pressé et décidé vers la boutique. Intérieurement elle soupire, elle était à la fois en colère contre la frayeur qu'elle lui avait causée et le soulagement de l'avoir retrouvée saine et sauve. Evelyn était une gentille petite fille, un peu remuante certes, mais vive d'esprit et toujours de bonne volonté. Elle s'en voulait un peu parfois de ne pas les emmener elle et son frère plus souvent dans le monde sorcier, afin qu'Evelyn puisse vivre pleinement sa passion pour le Quidditch et Gale s'acheter les derniers jouets pour enfant. Mais, la peur que l'on s'en prenne à ses enfants surpassait largement ses états d'âmes passagers. Les guerres avait laissé en elle une cicatrice qu'aucune potion, onguent ou sortilège serait à même de soigner.
Les deux jeunes femmes arrive finalement, après une courte marche silencieuse, devant le mythique magasin aux deux tourelles vitrées.
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