Bal masqué de Nouvel An

Lance Blacksword
Un peu choqué par la facilité qu'avait eut la jeune fille à accepter leur séparation, Lance reste interloqué une petite minute. Puis, il finit par hausser les épaules. C'était sûrement pour le mieux. Ari et lui, c'était finit.
Concentré de nouveau sur l'histoire du bar, il put discerner le visage de la jeune fille blonde nouvellement adepte au whisky pur-feu. Alyssa ! Agréablement surpris par la tournure de la situation Lance allait la saluer avant qu'elle ne déguerpisse sans qu'il ait le temps de lui faire signe.
Ah... Tant pis, il la trouverai plus tard pour lui dire bonsoir. Pour le moment, une nouvelle idée prenait place dans l'esprit du garçon. Danser ! Malheureusement la musique actuelle semblait plutôt destinée à accueillir la foule plutôt qu'à la faire danser.
Alors Lance erra un peu pour trouver quelque chose à faire ou quelqu'un à embêter. Finalement, il repéra un invité d'à peu près sa taille, estimant son âge proche du sien, Lance se décida à l'aborder.
"Eh, salut ! Je parie que je peux mettre plus d'Œufs de dragon en même temps dans ma bouche que toi !" Il fit avec énergie, pointant les petits œufs aux épices sur le buffet.
Pas besoin de connaître le prénom des gens pour s'amuser, surtout quand on était masqué. Et puis, il fallait bien s'occuper en attendant la vraie soirée. Et la perspective de fourrer à maximum de ces petits oeufs dans sa bouche en même temps paraissait très rigolo.
Lance est surprit par la disparition rapide d'Ari. Il tente de saluer Alyssa avant qu'elle ne disparaisse dans la foule.
Il erre un peu pour trouver @Nate Harvey et lui propose un défi.
Troisième année - 14 ans - Préfet de Gryffondor - Couleur>8f3232
Bal masqué de Nouvel An
Elle écoutait l'histoire de son amie en silence, très concentrée sur chaque détails de l'histoire. Elle réalisa alors qu'elle connaissait quelqu'un qui lui avait fait vivre une misère elle aussi. D'ailleurs elle lui avait bien rendu la monnaie de sa pièce et n'était pas prête de lui adresser la parole de si tôt.Reducio
Reducioaccompagnateur:
Margaret Fane (grand-mère)
John Calvin (oncle)
Zack Vaughan (cousin)
Cousin et Oncle de famille proche (PNJ non-officiel)
Les photos arrivent des que possible
En attendant elle essaya de réconforter Rosaleen comme elle le pouvait.
"C'est pas toi qu'à tous gâcher Rosa, c'est eux qui ne savent pas reconnaître ton talent à sa juste valeur. Si ton grand-père s'est énervé ce n'est surement pas contre toi ou alors il était fatigué. Je suis sûr qu'au fond il a apprécié le geste que tu as fait pour lui."
Voyant les larmes de son amie repartir de nouveau la griffonne décida alors de prendre les choses en mains. Elle prit une nouvelle fois son amie dans ses bras et ne la lâcherait que quand son amie l'aurait décidé.
Elle continua tout de même à la rassuré.
"Tu n'es pas un gâchis, si tu en étais un je n'serais pas ici à te serrer dans mes bras. Et si ta famille est en colère c'est surement pas à cause de toi. Tu es une personne formidable Rosa tu as seulement voulu bien faire et ils ne peuvent pas t'en vouloir pour ça."
Elle réfléchit un instant à la question qu'elle venait de lui poser. C'est vrai qu'elle voyait un peu ce qu'elle voulait dire. Hormis le fait que son grand-père était un idiot sans coeur. En effet sa "rupture" avec Lance avait l'air de ne lui avoir rien fait sur le coup mais pourtant en ce moment même elle voulait se cacher au fond de son lit. Elle savait que ça n'allait pas durée entre eux, ils étaient encore jeune. Mais elle ne pensait pas que ce serait si tôt, ça faisait à peine un an qu'ils étaient ensemble mais il parait que toute les bonnes choses ont une fin alors elle ne s'en fit pas trop.
"Oui je vois ce que tu veux dire j'ai eu un peu la même expérience l'année passé. On peut passé la soirée ensemble avec ton oncle et ma famille, fin si tu veux."
C'était décidé elle ne lâcherai pas Rosa de la soirée, son but premier allait être de lui rendre le sourire par n'importe quel moyen. Elle regrettait que Benji n'ait pas pu venir mais même s'il n'avait pas été un moldu il aurait quand même été refusé parce qu'il a juste 5 ans.
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Zack attendait sa cousine avec impatience, elle avait voulu l'accompagné et il pensait qu'ils passeraient la soirée tout les deux mais elle était tous le temps accaparé par quelqu'un, d'abord son petit copain qui n'avait pas vraiment l'air de l'être et un maintenant une fille, qui devait surement être son amie.
Il éprouvait un soupçon de jalousie mais se mit à rire intérieurement. Pourquoi être jaloux voyons elel faisait bien ce qu'elle voulait. En l'attendant il se retourna vers le buffet et commença à déguster des petits de chaque mignardise. Quelque chose lui disait qu'il ne mangerait pas demain midi.
@Rosaleen WinstonAri réconforte Rosaleen comme elle le peut et lui propose de passé la soirée avec l'oncle de Rosaleen et sa famille. Pendant se temps Zack (son cousin) s'empiffre au buffet
Couleur:#04747c 3ème année RP - 14 ans
Fan de vol en balai
Bal masqué de Nouvel An
Erin 20 ans, soeur de kai et accompagnatrice :
Reducio
à imaginer avec un peu moins de parures.
Kai première année ( pj) :
Reducio
à imaginer sans les plumes et le petit animal.
☽☽☽
J'avais réussi à obtenir la permission d'accompagner Erin. Enfin, on ne peut pas vraiment dire que c'était une permission officielle, car seule Erin me l'avait accordée, mais cela ne changeait pas grand-chose. J'étais accompagné par une personne majeure et, en plus, de ma famille, donc tout était en ordre. Après la discussion de Noël, où il y avait eu des révélations, mes parents m'avaient interdit toute sortie, à l'exception de celle à la patinoire, qui était déjà prévue. Mais je ne comptais pas rester à la maison à ne rien faire, surtout qu'il y avait un bal. Ce serait vraiment dommage de ne pas y aller.
Nous voici devant la bulle de sécurité. Après y être entrés et avoir passé tous les contrôles, nous pouvons enfin poser nos manteaux sur les portemanteaux. Puis, nous entrons dans la salle. J’ignore le concours, auquel je n’ai aucune envie de participer, et préfère rester discret.
Erin se dirige vers le spectacle, et je la suis. Ici, je n’attends personne, et personne ne m’attend. Alors, je préfère regarder le spectacle en toute tranquillité, mais si quelqu’un que je connais m’interpelle, je le suivrai sans aucune hésitation. Erin, assise à côté de moi, un verre de champagne à la main, me pose une question :
— Alors, tu regrettes d’être venu ?
Je la regarde avant de lui répondre :
— Pas pour l’instant !
Puis, je détourne mon regard d’elle et continue à regarder le spectacle.
☽☽☽
Kai arrive dans la salle vers 19:45, il s'installe avec sa sœur à une table pour regarder le spectacle. N'importe qui peut venir lui parler !
Bal masqué de Nouvel An

Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'Alwenn avait rejoint Maia dans son appartement de Godric's Hollow pour les derniers préparatifs de leur soirée. Les deux sœurs avaient décidé de passer cette soirée du nouvel an ensemble ; à leur réconciliation et à une nouvelle année où elles espéraient bien redevenir les sœurs de jadis, quand elles étaient encore gamines à courir entre les arbres de leur propriété d'Aberdeen, s'étaient-elles dit. Poudlard avait creusé un fossé entre elles, qu'elles avaient toutes deux cru éternel, jusqu'à ce qu'Alwenn fasse un premier pas sur la terre de sa sœur. C'était toujours Alwenn qui faisait le premier pas... Maia était plus réservée, plus timide et peut-être aussi moins encline à oublier le passé. Peut-être que, comme leur mère, la médicomage avait mis du temps à accepter qu'elles n'aient pas les mêmes passions et pas les mêmes envies dans leur vie. Depuis qu'Alwenn était devenue professeure de runes à Poudlard, depuis qu'elle avait démontré que même par l'histoire ou les runes, on pouvait faire un grand chemin et qu'elle n'avait rien à envier à personne, s'était probablement fait le déclic dans la tête des deux sœurs. Et enfin, elles avaient été prêtes à se retrouver, à retrouver leur complicité d'antan et leurs fous rires, leur parfaite connaissance l'une de l'autre.
Elles avaient convenu ensemble de se préparer pour le bal chez Maia, qui n'habitait pas très loin de la place Armand Malefoy où aurait lieu ce bal masqué pour la nouvelle année. Alwenn était heureuse que le thème de ce bal soit le feu et la renaissance : elle n'avait que des robes aux teintes chaudes dans sa garde-robe, préférant le rouge et le orange au bleu et au vert. Celle qu'elle avait choisi possédait beaucoup de paillettes - ce qui n'était pas pour déplaire à la jeune enseignante qui adorait tout ce qui brillait - et elle appréciait ses manches bouffantes rouge vif. Maia avait insisté pour qu'elle se coiffe et qu'elle se pare de fleurs blanches ; devant l'insistance de sa soeur, elle n'avait eu le coeur de refuser - et à présent, elle ne pouvait qu'admettre que cela rendait bien dans ses cheveux et qu'elle devrait se mettre plus souvent des fleurs. Comme chaussures, elle avait choisi des bottines marrons, aux talons assez haut pour qu'elle atteigne une taille un peu plus grande mais pas dérangeant non plus ; Alwenn n'aimait pas les escarpins et les talons aiguilles, préférant le confort de ses pieds à la beauté de ses chaussures. Et à vrai dire, elle appréciait plutôt bien le style que cela lui conférait.
Devant le miroir, elle s'observait une dernière fois avant de partir, pour s'assurer que tout était parfait et qu'elle était présentable. Elle s'était également mis quelques paillettes sur le visage et avait mis du fard à paupières léger, mais ne s'était pas plus attardée sur le maquillage ; le bal était de toute façon masqué. Maia à côté d'elle avait opté pour une robe plus simple et plus estivale, dans un dégradé qui passait du blanc au rouge. Ses longs cheveux couleur de feu avaient été tressés soigneusement et quelques fleurs blanches dépassaient de-ci de-là dans la natte. Elles étaient fin prêtes. Il ne manquait plus qu'à enfiler leur masque.
***
Emmitouflée dans sa longue cape d'hiver - sa robe de bal n'avait pas pour utilité première de tenir chaud... - Alwenn fut bien contente d'arriver rapidement à la place Armand Malefoy, où elle gratifia d'un sourire l'agent de sécurité ainsi que l'employé qui lui indiqua l'endroit où poser son manteau. Elle n'était pas particulièrement frileuse d'ordinaire ; mais le soleil était couché depuis longtemps sur l'Angleterre et sa robe serait plus adaptée pour une soirée d'été que d'hiver, malgré les nombreux jupons qu'elle possédait.
La professeure de runes à Poudlard entra dans la pièce principale où se déroulerait le bal en première, sa soeur la suivant de près. "Oh ! Tu veux aller faire une photo ?" proposa-t-elle avec entrain, en remarquant le photomaton sur la droite, avec quelques accessoires à disposition. Elle sentit que la médicomage était déjà épuisée de sa bonne humeur mais Alwenn n'y changea rien : si Maia n'était pas contente... elle n'avait qu'à supporter. La soirée serait finie bien trop tôt de toute façon, et il était impensable de faire la tête pendant un bal spécialement pour le nouvel an. La voyant tergiverser avec elle-même, elle ajouta : "Rooh, steuplait... Pour me faire plaisir..." Et elle tenta de faire des yeux de chien battu, pour attendrir sa soeur. Ce n'eut pas du tout l'effet escompté car celle-ci éclata de rire. Bon, au moins, elle avait réussi à la faire rire, c'était déjà un petit pas vers la réussite...
- Bon d'accord. Mais qu'une hein. J'te connais...
Toute contente que sa sœur ait cédé, Alwenn s'avança vers la petite cabine, prit un ou deux accessoires en plus et entraina Maia avec elle. Elles en ressortaient à peine dix secondes plus tard avec une Alwenn au comble de la bonne humeur. Cette soirée faisait ressortir en elle l'âme de la gamine qu'elle cachait trop souvent depuis qu'elle était devenue professeure et que son temps libre avait par conséquent beaucoup diminué.
Pendant ce temps, sur scène se jouait un numéro de contorsionniste. Si l'enseignante avait été souple à un moment de sa vie, quand elle grimpait aux arbres tous les jours et qu'elle s'amusait à étirer ses grands écarts, cette jeunesse était désormais révolue et elle se demandait bien comment on pouvait être aussi souple, faire des figures aussi impressionnantes et le tout en manipulant du feu. "Waouh, c'est vraiment impressionnant ce qu'il fait..." Elle resta quelques minutes à regarder le spectacle puis se dirigea vers les tables de buffet pour goûter les petits plats qui avaient été préparés pour l'occasion.
- C'est marrant... Ca brille comme de la pierre de lune, commenta Maia à propos de petits soufflés.
- Peut-être parce que ça s'appelle "soufflés de poudre de lune", répondit Alwenn en riant.
- Ah oui, je n'avais pas vu ! Je vais goûter, ça a l'air pas mal.
- Je suis plus intriguée par les plumes, je t'avoue.
- C'est vrai qu'elles sont jolies... On se prend un champagne aussi ?
- On peut oui !
Alwenn et sa sœur Maia arrivent au bal ensemble. Elles prennent une photo au photomaton, observent le numéro d'un contorsionniste et vont ensuite chercher un peu à manger.
N'hésitez pas à interagir avec elles 
#463582 - Tutoyez-moi ! (hRP)
Intervenante au club d'AM → Alwenn vient à Poudlard une fois par semaine
inRP : Prof de runes (janv. 2049 à fin avril 2051) & DDM Serdaigle (fin avr. 2050 à fév. 2051)
Bal masqué de Nouvel An
31 décembre 2049
Troisième année
Avec sa daronne
Troisième année
Avec sa daronne
Pour me faire oublier le divorce et le déménagement, ma mère a cru bon de m’emmener à un bal. Comme si passer ma soirée avec les gens que je côtoie H24 à l’école allait me faire plaisir. En plus, il y aurait sûrement des profs, ou même pire, Priddy et Montmort..
Ma mère me tend un masque qu’elle a récupéré à l’entrée et je me faufile vers les boissons. En récupérant le verre que l’on me tend, j’entends quelques voix que je reconnais. Est-ce que ce serait pas mon acolyte préférée ? Peau mate, cheveux courts et tenue de l’enfer, forcément !
— Wow, Swart, t’as la classe ! T’as vu qu’il y avait un concou… Derrière Merinda, je remarque une tête qui me dit quelque chose. C’est Ashley la folle derrière toi ? C’est quoi cette tenue ? Je reviens à la Serpentard et pose mes mains sur ses épaules avant de la secouer. J’ai une idée ! Elle porte pas de badge, donc c’est qu’elle est pas inscrite et… Toi non plus d’ailleurs.. Je vais retourner à l’entrée pour vous inscrire toutes les deux, parce que c’est sûr que tu vas gagner contre elle. Elle mérite que de perdre, toute façon. Je vais voir la dame de l’entrée et toi tu lèves la main pour confirmer que t’es d’accord quand je lui montre, ok ?
Voilà que ma soirée devient plus sympa tout d’un coup. Alors vite, je m’empresse de regagner l’entrée et me prends les pieds de quelqu’un et lui renverse mon verre dessus. Je continue mon chemin sans m’excuser, parce que j’ai autre chose à faire.
— Bonjour M’dame. Y a mes deux supers potes là-bas, vous voyez ? Elles voudraient s’inscrire au concours, mais elles osent pas venir vous demander, alors je le fais à leur place. C’est Merinda et Ashley.
@Maxine Tremblay Pardon de casser votre date avec ce verre renversé.
@Merinda Swart & @Ashley Houston
Fiche PR - 4e année RP
Bal masqué de Nouvel An

Une voix attira son attention alors que son catalyseur était toujours posé sur sa gorge. Reece détourna le regard quelques secondes et baissa sa baguette, reconnaissant la voix de son collègue professeur de Métamorphose, arrivé quelques temps avant lui au château. Il hocha la tête pour répondre à son salut, avant de tenter de lui expliquer la raison de son agitation. Mais il fut coupé dans son élan par la jeune adulte, visiblement irritée. Ses paroles ne faisaient pas vraiment de sens pour lui. Absorbé par le contrôle ? C'était définitivement mal connaître l'anglais. D'autant qu'elle semblait confondre besoin de contrôle et sens des responsabilités. Néanmoins, Reece n'y prêta pas plus d'attention, et décida de mettre ses paroles sur le compte de la frustration. Après tout, il pouvait tout à fait comprendre l'irritation qu'elle pouvait ressentir après s'être fait subtiliser sa consommation. Elle s'en remettrait. Une fois partie, le professeur d'Astronomie se tourna vers son collègue pour tenter de lui expliquer la situation.
- Figure-toi que j'ai surpris Miss Wright, du haut de ses quatorze ans, ou quinze...? Un verre de whisky pur feu à la main. Chose dont je souhaitais m'entretenir avec ses parents.
Et alors qu'il attendait toujours que la préfète ne lui indique l'endroit où se trouvait ses parents, il constata trop tard que sa coopération n'était que factice. La voilà qui tentait de fuir au milieu des convives. Le professeur serra ses doigts sur son catalyseur. La tentation de lui lancer un Crocus Malis et de la faire trébucher malencontreusement au milieu de la foule était grande, mais en plus de ne pas être particulièrement éthique, il ne tenait pas nécessairement à attirer l'attention. Il soupira, rangea sa baguette dans son étui et se retourna vers son collègue.
- Mais visiblement, assumer ses torts n'est plus une qualité que l'on retrouve chez les élèves de Gryffondor. Tant pis, je me contenterai d'un hibou.
Reece termina alors le verre de whisky qu'il avait subtilisé, et jeta un œil en direction du buffet, hésitant à s'y diriger pour en commander un troisième. Puisque son collègue l'avait rejoint, il décida de changer de sujet.
- Tu es venu seul ?
Reece laisse @Alyssa Wright filer et explique la situation à @Tae Hampton
@Elfie Chassin également pour la mention
Reece Ingham, 35 ans - Professeur d'Astronomie depuis le 15.11.2049 - DDM de Gryffondor entre le 20.04.2050 et le 20.10.2050 - Reelijah 4ever
Bal masqué de Nouvel An
TRENTE-ET-UNIÈME JOUR DU MOIS DE DÉCEMBRE 2049
À quelques heures de la nouvelle année
À quelques heures de la nouvelle année
Reducio
![]() Ander Finlay #004000 |
![]() Wallace Finlay #095365 |
![]() Freja Finlay #791a3e |
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cw désaccords familiaux & mal-être : aller directement à l'étoile ⭑ si besoin
"Laisse donc le petit tranquille ! Il est bien comme ça !" entendis-je ma grand-mère murmurer à mon grand-père depuis l'autre côté de la porte. Hecta sur mes genoux, je la fixais la gorge nouée. "C'est non ! Le maquillage, les cheveux longs, qu'est-ce que ça sera ensuite ? Une teinture et des faux ongles ? Avec sa mère toujours absente, c'est normal qu'il cherche à lui ressembler. Mais c'est notre rôle de rectifier le tir." s'agaça la voix du vieil homme. "Il est un Finlay. Pas n'importe quel petit sorcier insignifiant. Il ira au bal ce soir et fera son apparition d'une manière présentable. Fin de la discussion." asséna-t-il. Ces quelques mots qui marquèrent la fin de la conversation me firent détourner la tête de la porte. Lorsque la poignée se tourna et le battant s'ouvrit sur le couple dans un long grincement, j'apparus jouant avec ma chouette et absolument ignorant de ce qui venait d'être dit à mon propos.
Mon grand-père était un homme sec à l'air sévère. Il se tenait droit et aimait jouer à étirer sa silhouette pour se rendre aussi intimidant que possible. Son crâne encore recouvert de cheveux blancs témoignait d'une jeunesse de beauté. Ne laissant rien deviner des réalités de sa pensée, il m'offrit un sourire et me demanda d'une voix volontairement tendre: "Alors mon garçon, tu t'es décidé ? Il va bientôt falloir commencer à se préparer. Et tu sais aussi bien que moi le temps nécessaire à ta Mamie pour enfiler toutes ses perles !" Il partit d'un rire forcé que la femme à ses côtés refusa de partager. Préférant détourner le regard, elle me caressa doucement l'épaule avant de quitter la pièce : "Quoi que tu décides tu seras magnifique mon chéri. On fera une photo pour tes parents avant de sortir.", et elle s'éclipsa.
Seul face à l'homme, je regardai la housse noire sous son bras. Elle lisait 'Wallace Finlay'. J'en avais ramené une similaire de Fort William en prévision du bal. Je songeai aux lourds replis de tissus qu'il avait fallu repiquer un nombre incalculable de fois. *Merlin merci, c'est fini !* Je me redressai du sol sur lequel j'étais assis pour diminuer l'écart entre mon grand-père et moi. En prenant soin de ne pas faire de mal à Hecta, je lui intimai d'un souffle de quitter la pièce : "File ma belle, on se retrouve après." Un long soupir de résignation m'échappa. Je me tournai vers le miroir au fond de la pièce. De là où j'étais, je pouvais voir la courbe gracieuse de mes boucles. Elles me faisaient me sentir beau, me sentir bien, et j'aimais leur poids réconfortant contre mon dos. Je l'apparentais à une forme d'étreinte permanente qui s'amusait à imiter le roulis des vagues et les sentiers noueux. Plus que des cheveux, ils symbolisaient la résilience, les joies profondes et les aubes à répétition. A chaque centimètre gagné, la terreur reculait d'un pas, le doute se faisait silencieux. Drapé dans sa cape de silence, j'entendais enfin mon pouls s'emballer en croisant dans les glaces un reflet qui valait la peine d'y croire encore un peu. Le bonheur que me procurait mes boucles me prouvait bien que dans l'horrifique infini de l'univers se tapissait quelques rares certitudes auxquelles se raccrocher. Je n'étais pas prêt à abandonner celle-ci. Pas encore.
Et pourtant, lorsque j'ouvris la bouche, ce fut pour répondre : "C'est oui. On me les coupe." Le coeur pesait lourd, mais je ne laissais rien paraître. Une part de moi était rongée par la lassitude face à la fausse tolérance de mon entourage. Contrairement à ce qu'ils semblaient tous croire, je n'étais pas sourd. En temps normal, je savais faire abstraction. Il fallait dire que je passais le plus clair de mon temps au Château et, qu'à la maison, Maman et Cælena se montraient plus que rassurantes. Papa, lui, essayait tant bien que mal. Mais je savais malgré ses efforts qu'il ne comprenait pas complètement. Le pire restait Papi et Mamie. Cela faisait déjà plusieurs jours que je séjournais chez eux et, de pleurs en pleurs, mes balades londoniennes n'aidaient plus à contenir la peine. Alors quand le vieil homme m'avait 'subtilement suggéré' de me couper les cheveux pour "faire un peu de changement", j'avais sérieusement considéré son idée. Serait-ce si atroce ? Certainement pas autant que la douleur de leur rejet.
Ainsi, je me retrouvais debout sur le tapis de ma chambre. Dos à mon grand-père, ce dernier arborait un sourire satisfait alors qu'il me rasait le crâne d'une main experte. Je voyais les mèches s'écrouler une à une à mes pieds et ne pus m'empêcher d'y voir un champ de cadavres, alignés dans leur dernier soupir. Il y avait quelque chose d'humiliant dans le geste de tondre. Moi qui avais espéré un changement moins extrême, je n'avais pas osé protester lorsque le rasoir était apparu dans la main de mon bourreau. Un transfert de poids s'opérait de ma tête vers mon cœur à mesure que cette dernière abandonnait ses derniers résidents. "Et voilà ! Tu es comme neuf !" s'exclama Papi une fois son travail achevé. Il débarrassa le plancher de mes cheveux d'un insensible mouvement de baguette et ce geste marqua officiellement la disparition de mon ancien moi. Ou peut-être du seul moi ayant jamais vraiment existé.
Je restais sans bouger bien après que la pièce se soit vidée de ses résidents. J'avais peur, en relevant la tête, de croiser par inadvertance le regard d'une surface qui me renverrait l'écho de mon apparence. Poings fermés, je n'osais pas toucher ce qui me restait de mes boucles. Je me forçai à débloquer mes articulations et caresser d'une main incertaine l'arrière de ma nuque. Les poils étaient drus sous mon toucher, c'était tellement court ! Soudain, je n'avais plus quatorze ans et je n'étais plus dans l'appartement londonien de mes grands-parents, me préparant pour aller au bal. J'avais de nouveau onze ans, une mèche entre les mains et déversant sur Maman le malheur de ma situation. Les murs tremblaient sous mes cris. Le choc fut si violent que j'avais refusé de m'alimenter pendant plusieurs jours et n'avais adressé la parole à mes parents que par l'intermédiaire de Cælena. Ce jour là, je m'étais fait la promesse que couper mes cheveux était une bêtise qui ne se reproduirait jamais.
Une œillade en direction de l'horloge m'indiqua qu'il ne me restait qu'une vingtaine de minutes pour achever ma préparation. Saisi de panique à l'idée que cela ne me laisserait pas suffisamment de temps pour me coiffer, je me rappelai que je pouvais désormais faire l'impasse sur l'étape coiffure. Ce fut la goutte de trop. Je m'effondrai par terre en sanglots. Accroupi, menton rentré, je plantai mes ongles dans mon crâne aussi fort que possible. Bientôt ma vue fut entièrement obstruée par les larmes. Je me sentais flotter en dehors du monde, ma respiration pourtant douloureuse ne suffisait pas à me maintenir ancré dans la réalité. Ma tête tournait et je chancelai sur mon lit en tentant de me mettre debout. De ma place, j'entrapercevais la housse de mon costume. Je devinais à travers ma vision floue la fermeture sur sa gauche. Je lançai un bras vers elle et tâtonnai dans le vide en espérant l'atteindre, en vain. Un râle de frustration m'échappa alors que je roulai sur moi même pour m'approcher de l'objet.
Désormais en tailleur sur ma couette, je révélai la tenue dans laquelle j'apparaitrai ce soir. Je l'avais acheté spécialement pour cette occasion il y a quelques jours et aimais à penser que j'avais fait un choix à la fois élégant et surprenant. Je trouvais un plaisir malicieux dans le mystère du bal masqué, dans le jeu de devinettes qui se mettrait en place au fil de la soirée. Je pensai à Ashley. J'avais du mal à dire si je souhaitais la croiser. Je n'étais pas certain de vouloir apparaître devant elle sous la misère de mon nouvel état. Pour autant, j'avais désespérément besoin de sa présence. Elle possédait de la douceur dans sa sagesse, celle-la même qui saurait m'aiguiller vers une issue logique dans le respect de mes sentiments. Mon dilemme se poursuivait alors que je me débarrassais de ma tenue actuelle pour ne rester qu'en sous-vêtements. Je m'apprêtais à me glisser dans la peau de mon personnage d'une nuit.
Comme un marionnettiste habillait sa poupée, je commençai par enfiler une chemise. Recouverte d'une riche broderie de fleurs rouges au pistil piqué de perles, j'en ajustai les poignets grâce à une paire de boutons de manchette gravés de mes initiales. Il s'agissait maintenant d'enfiler le pantalon. Je me remerciai intérieurement d'avoir opté pour une coupe d'une largeur confortable. D'une blancheur impeccable, il partageait cette dernière avec la veste censée compléter l'ensemble. Son col officier ne laissait rien deviner de la chemise tapie en dessous, je gardais l'effet de surprise pour le moment où la chaleur me forcerait à alléger mon habit. Dotée d'une coupe particulièrement dramatique, deux cascades de tissus allaient de mes avant-bras jusqu'au sol dans une cascade de frous-frous. Doublée de leur teinte pâle, ma figure tenait de l'ange. Heureusement, un délicat ouvrage de reflets orangés venait combattre le sacré de mon image. Les bottes que je choisis furent la touche finale de mon costume. Disparaissant sous mon pantalon, on n'en voyait que les talons.
Dos au miroir, j'avais marché à reculons jusqu'à sentir la froideur de sa surface sous mes doigts. *A trois* m'assurais-je. *1... 2... 3...* Je fis volte face et affrontai l'inconnu dans la glace. *Un homme* songeais-je d'abord. La froideur de mes traits me frappa. Sans mèches pour les recouvrir, je voyais tous les angles de ma mâchoire, la dureté de mon visage, depuis l'arc de mes sourcils jusqu'au creux de mes joues. Rarement m'avais-je vu aussi... masculin. Inutile de souligner qu'il m'était impossible de tracer une ligne entre ce que j'avais sous les yeux et ma personne. Un rire nerveux me secoua. Je fuis l'apparition pour retrouver mes grands-parents dans le salon.
Je fus accueilli par un duo de sorciers qui respiraient puissance et pouvoir. Toute de pourpre vêtue, Mamie était le phœnix. Trop signifiante pour disparaître, elle avait dompté les flammes pour ne jamais craindre ses propres cendres. Sa robe couverte de plumes présentait un dos nu, piqueté de tâches de rousseur. A ses côtés, Papi me scrutait à mesure que je m'approchais. Il désigna d'un geste vague de la main ses oreilles pour me signifier de renoncer à mes piercings. Il me dit que danser avec était imprudent, que je risquais de me m'accrocher quelque part. Je les retirai, parfois dans une grimace de douleur, et abandonnai mes derniers signes distinctifs. Le reste s'enchaîna. Nous posâmes pour la photo puis nous enfilâmes nos capes d'hiver, nous formâmes un cercle en nous tenant la main, Papi nous demanda si nous étions prêts et, face à nos hochements de tête, transplana vers Godric's Hollow.
⭑
"Merveilleux !" s'exclama ma grand-mère en voyant l'immense bulle qui recouvrait la place. Certainement déployée à but protecteur - même si je voyais mal en quoi piéger des centaines de gens à l'intérieur relevait de la sécurité - elle couvrait l'entièreté de l'espace et nous isolait du reste de la ville. Une inscription en lettres flamboyantes à côté de laquelle il était impossible de passer nous indiquait l'entrée de la salle de spectacle où se tiendrait le bal. Debout à l'entrée, un agent de sécurité nous arrêta brièvement avant de nous laisser poursuivre notre route à l'intérieur du bâtiment. A peine entrés, des employés apparurent pour nous alléger de nos capes. Je remarquai à ce moment là que le couloir était bordé d'un vestiaire, lequel s'alignait déjà en une longue rangée de capes. Apparement, nous n'étions pas les premiers arrivés. Au bout du couloir se trouvait une table que je devinai être celles des inscriptions pour le concours. Mon grand-père me demanda si je souhaitais m'inscrire, ne manquant pas de me raconter pour la centième fois ses propres nominations glorieuses lors de bals dans sa jeunesse. Je haussai un sourcil et lui répondis d'un humour amer : "Qui voterait pour un roitelet chauve ?". Il souffla du nez et m'entraîna derrière la lourde tenture de velours, vers le lieu d'activité principal.
Un sursaut d'émerveillement me saisit en découvrant la richesse de la salle. Toute décorée d'un camaïeu de rouge, elle donnait l'impression d'étreindre ses invités dans la chaleur d'une aile de phœnix. L'atmosphère respirait l'opulence et le luxe, l'or et les pierreries dégoulinaient des murs et des costumes pour se condenser en une explosion d'abondance. Je regrettais de ne pas avoir pu prendre mon appareil photo. Cela aurait fait un intrigant moment à capturer. Je m'imaginai ranger le cliché dans ma boîte à trésors pour le ressortir des années plus tard. Je possédais déjà une belle collection de mondanités au fond de cette boîte. Dans une réalité alternative peut-être... Dans cette même réalité, j'aurais posé fièrement avec ma tête pleine de boucles devant l'appareil et aurais glissé cet échantillon du sublime dans une enveloppe adressée à Martin. Que faisait-il ce soir ? Je le pariais dans le bar d'un village moldu, riant à gorge déployée. De ce rire précis qui, de ses lèvres, perçait en plein cœur. C'était presque si j'en percevait l'écho par delà l'activité de l'orchestre.
A ma gauche, j'entendis ma grand-mère se plaindre de "l'ouverture de ces soirées à n'importe qui", qu'il était "absolument intolérable de se présenter à un bal masqué sans masque", qu'une "sélection plus rigoureuse" des invités aurait été appréciée et que l'on pouvait aisément deviner de quelles familles provenaient les "donations ridicules". Son mari approuva les remarques d'un vigoureux signe de tête. J'en profitai pour replacer mon masque qui avait glissé sur mes yeux. Me tournant vers les adultes, je leur demandai de l'aide pour renouer le ruban à l'arrière. Le choix de mon masque s'était fait naturellement. Contrairement aux adultes qui avaient décidé d'opter pour une forme traditionnelle, j'avais sélectionné une pièce d'artisanat somptueuse. La sculpture délicate et précise de la matière définissait deux paires d'ailes dont les plumes encadraient merveilleusement mon visage. Je ne comprenais pas pourquoi des traits que j'aurais trouvé séduisants sur quelqu'un d'autre, francs et indéniablement masculins, me dérangeaient autant sur moi-même. Même si je croisais Ashley ce soir, je crois qu'elle ne me reconnaîtrait pas. L'avantage était qu'il me serait plus aisé d'esquiver les conversations et les rencontres fortuites.
J'avais décidé d'abandonner mes grand-parents le temps qu'ils fassent le tour des lieux. Un contorsionniste s'adonnait à son numéro sur la piste. Je regardais abasourdi ses membres se tordre dans des positions que je ne savais pas possibles. Chaque geste me fascinait plus que le précédent : la liberté du corps qu'ils démontraient me parlait particulièrement. Je décidai de raconter ça à Cælena quand je la verrai et de lui illustrer mon propos d'un dessin. La chair se métamorphosait sous mes yeux à la même vitesse qu'une esquisse, je construisais dans mon esprit un magnifique chaos de croquis. Mon empire de papier, juste à moi.
Je fus tiré de ma contemplation par une voix que je connaissais. *Sharp* constatais-je. Malgré le masque qui couvrait en partie son expression, j'avais suffisamment été confronté au personnage par l'intermédiaire d'Ashley pour le reconnaître aisément. En revanche, je doutais que lui fasse le lien entre le jeune garçon masqué et son camarade de promotion, surtout de dos (et sans cheveux
Sans demander mon reste, je filai dans la direction que le garçon avait indiqué. Je jouai des coudes dans foule tout en tâchant de préserver mon costume intact. Aussi beaux soient ces vêtements de soirée, force était d'admettre qu'ils limitaient de manière drastique de le champ des mouvements possibles. A plusieurs reprises je crus trébucher sur un pied ou renverser une coupe. Je ne prenais même pas la peine de formuler des excuses. Si Mamie voyait cela, elle ne manquerait pas de souffler en soulignant l'impolitesse de ma génération. Bientôt, je me retrouvai face à face avec une silhouette familière. Ashley était magnifique dans sa robe carmin. Le contact du rouge profond accentuait la pâleur spectaculaire de son teint. Perchée sur ses chaussure de bal, sa silhouette m'apparaissait taillée dans la grâce. Derrière son masque, je croisai un regard sombre d'intelligence. La noirceur de ses iris ne cesserait probablement jamais de m'impressionner. S'il existait une couleur plus noire que le noir, ce serait celle-ci. Avant de laisser la surprise tracer son chemin dans l'esprit de la sorcière, je m'éclairai la gorge pour lui signifier que je m'adressai bien à elle : "Ashley ! J'suis super content de te croiser ! Faut que j'te parle d'un truc, c'est urgent. J'ai croisé Lukas tout à l'heure, mais lui il m'a pas vu-", ma langue s'enroula dans une sonorité qui me fit froncer le nez, signe que je parlais bien trop rapidement. Je posai ma voix avant de répondre d'un timbre grave : "Il est avec Merinda. Je l'ai vu se diriger vers l'entrée, tu sais, au niveau de l'endroit où il y a la table d'inscription pour être reine et roi. Je crois qu'il te prépare un mauvais tour...". Cela dit, je balayai les alentours du regard et notai l'absence totale d'accompagnants autour d'Ashley. N'ayant pas pu venir seule, je supposai ses parents ailleurs dans la salle, noyés dans les possibilités infinies de conversation. Décidément, la soirée ne s'annonçait pas de tout repos. Je me félicitai au moins d'être en bonne compagnie. Rien de mal ne pourrait m'arriver si je restais avec ma meilleure amie.
@Ashley Houston @Lukas Sharp @Merinda SwartAnder se rend au bal avec ses deux grands-parents. Crâne rasé et large masque, il est difficilement reconnaissable. Il se sépare de sa famille, entend Lukas comploter contre Ashley et va rejoindre celle-ci pour l'informer
Bal masqué de Nouvel An
Prélude pas forcément intéressant d'un sorcier un peu trop imbu de lui-même :
Reducio
Debout, seul au centre de la piste de danse encore vide hormis pour les quelques employés qui s'affairaient à gauche et à droite pour des finitions ultimes, Fabio gratifia d'un regard satisfait l'intérieur de la bulle qui se dressait autour de lui. Tout lui semblait réussi : le décor flamboyant, le programme varié, la tenue de sa propre création qu'il portait.
Une seule chose manquait, qui sublimerait l'ensemble (qui à son immodeste goût était déjà sublime) : les sorciers et sorcières plus ou moins âgés pour emplir l'espace de leur propre créativité. L'égyptien n'était pas d'une nature impatiente – au contraire, il se démarquait régulièrement par son calme et sang-froid en toute circonstance – mais ce soir, il lui fallait admettre qu'il avait quand un même un tout petit peu... très hâte.
Un air satisfait sur le visage masqué, il se dirigea vers les toilettes à la recherche d'un miroir afin de vérifier une dernière fois que son reflet était à la hauteur de ses attentes – ce dont il ne doutait en réalité pas. Les plumes orangées du col de sa blouse vaporeuse bougeaient légèrement à chacun de ses pas – démarche dont la fluidité était soulignée par le pantalon aux allures amples de jupe qu'il portait. D'expérience, il savait combien cette coupe était flatteuse en mouvement – et qu'est-ce qu'il comptait danser, ce soir ! Le miroir, complice silencieux, lui renvoya l'image d'un homme à l'allure assurée, dont le visage était à moitié dissimulé par un masque orné de quelques fioritures discrètes (dont l'œil d'Horus qui serait un indice d'identification non-négligeable pour quiconque le connaissait). Un masque pas trop grand d'ailleurs, parce que chercher à dissimuler son visage n'était pas dans les habitudes de Fabio Dermott.
Enchanté par ce qu'il voyait, il sourit à son propre reflet. Les invités pouvaient arriver.
Une seule chose manquait, qui sublimerait l'ensemble (qui à son immodeste goût était déjà sublime) : les sorciers et sorcières plus ou moins âgés pour emplir l'espace de leur propre créativité. L'égyptien n'était pas d'une nature impatiente – au contraire, il se démarquait régulièrement par son calme et sang-froid en toute circonstance – mais ce soir, il lui fallait admettre qu'il avait quand un même un tout petit peu... très hâte.
Un air satisfait sur le visage masqué, il se dirigea vers les toilettes à la recherche d'un miroir afin de vérifier une dernière fois que son reflet était à la hauteur de ses attentes – ce dont il ne doutait en réalité pas. Les plumes orangées du col de sa blouse vaporeuse bougeaient légèrement à chacun de ses pas – démarche dont la fluidité était soulignée par le pantalon aux allures amples de jupe qu'il portait. D'expérience, il savait combien cette coupe était flatteuse en mouvement – et qu'est-ce qu'il comptait danser, ce soir ! Le miroir, complice silencieux, lui renvoya l'image d'un homme à l'allure assurée, dont le visage était à moitié dissimulé par un masque orné de quelques fioritures discrètes (dont l'œil d'Horus qui serait un indice d'identification non-négligeable pour quiconque le connaissait). Un masque pas trop grand d'ailleurs, parce que chercher à dissimuler son visage n'était pas dans les habitudes de Fabio Dermott.
Enchanté par ce qu'il voyait, il sourit à son propre reflet. Les invités pouvaient arriver.
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UN PEU PLUS TARD
Fabio était dans son élément. Entouré d'artistes et de musique. Entouré d'une foule d'invités qui s'étaient mis sur leur trente-et-un pour célébrer ce dernier soir de l'année à l'occasion du bal. Le directeur de la Salle de spectacle papillonnait d'un invité à une autre. Il distribua des sourires et des brèves formules de politesse, souligna l'élégance de l'une, la qualité du tissus d'un autre, assura que les broderies de cette robe sortaient réellement du lot – encore du rouge – et demanda l'adresse du couturier d'un homme qu'il venait de complimenter sur son costume – adresse qu'il n'avait nullement l'intention de visiter mais qui permettait assurément de flatter ce sorcier à l'allure suffisamment fortunée pour qu'il s'y intéresse.
Avec curiosité, Fabio allait à la rencontre des invités, découvrait des belles tenues et des silhouettes majoritairement inconnues. Pourtant, son regard était en réalité à la recherche de connaissances. Qui allait venir ? Mentalement, il avait préparé une liste de personnes qu'il espérait voir et ses prunelles bleues scannaient discrètement les environs. Par exemple : Jazz, pour commencer. Ou Aki, les flammes, c'était son élément après tout, non ? Qu'en était-il de Lorelyne et surtout : comment allait-elle ? Le Maestro ne pouvait quand même pas rater un tel événement ! Voire même Reece Ingham, peut-être ?
S'approchant d'une des tables de buffet, le magicien remarqua un garçon avec un masque qui sortait du lot : une licorne*. L'ouvrage – bien que décalé (et peut-être précisément pour cela) lui plaisait et il avait l'intention d'en faire part au concerné, mais c'était avant que les mots suivants ne parvinrent à ses oreilles : "je parie que je peux mettre plus d'Œufs de dragon en même temps dans ma bouche que toi." Horrifié, Fabio décrivit juste à temps un virage serré afin de ne pas avoir à assister à ce qu'il pressentait être l'indigne déclin d'une pourtant Ô si noble créature.
C'est là que son regard se posa – tout à fait par hasard, mais s'attardant ensuite sans aucun hasard – sur une autre créature. Toute vêtue de noir, elle dégageait une incontestable élégance. Cette personne là figurait également sur la liste de Fabio ; plus encore : c'était la seule qu'il avait directement invité à venir. Indirectement directement, plutôt. Ce constat le satisfit et il se dit qu'il lui faudrait le saluer, à un moment donné. Mais ce moment ne semblait pas être l'instant présent : l'homme en question s'empara de deux coupes de champagne avant de s'éloigner à nouveau. Probablement qu'on l'attendait.
Fabio le suivit du regard. Une silhouette d'un bleu électrique traversa son champ de vision**, détournant son attention un instant très bref mais suffisamment long pour perdre de vue le sorcier au masque noir. La robe de la jeune fille était assurément d'une admirable audace qui mériterait qu'on s'y attarde et pourtant, Fabio ressentit une pointe d'agacement.
Il se débarrassa de cet agacement d'un clignement de paupières maitrisé, s'encombra à son tour d'un verre et d’un sourire avenant, prit une gorgée de la boisson pétillante et replongea au milieu de la foule jusqu'à repérer une vieille connaissance.
– Aki !
Elle était en compagnie d'une jolie blonde qui lui disait quelque chose sans qu'il puisse mettre le doigt dessus, mais qu'il gratifia d'un sourire chaleureux. Du coin de l'œil, il vit une tâche azure qu'il ignora.
– Bonsoir ! Je suis ravi que vous soyez venues, vous êtes splendides toutes les deux !
Cette fois, il ne parvint pas ignorer cet agaçant phénix bleu qui semblait constamment parasiter son champ de vision de sa couleur éclatante, mais qui par hasard, entraîna son attention sur le sorcier-même qu'elle lui avait fait perdre de vue un peu plus tôt. Il n'avait plus qu'une coupe de champagne en main, l'autre entre celles d'une femme que Fabio ne connaissait pas. Il regarda un moment dans leur direction par dessus l’épaule d’Aki, se demandant de quoi ils pouvaient bien parler, se disant que son invité était probablement en bonne compagnie, avant de reporter son attention sur les deux sorcières qu'il avait rejoint. Il s'adressa à celle à la chevelure de jais :
– Le jeune Fabio de quatorze ans ne me pardonnera pas si je ne te le demande pas : serais-tu d'accord de m'accorder une danse, tout à l'heure ?
Il lui sourit, affichant le même air (trop) assuré qu'il avait des années en arrière, du haut de ses quatorze ans, face à l'intrigante élève de sixième année. Qui était cette femme avec qui Niall O'Barden discutait ?
–––––––––––––––––
Quelques mentions ponctuelles (je vous mets des petites étoiles pour que vous puissiez retrouver le passage vous concernant plus rapidement, au cas-où) :
* @Lance Blacksword
** @Lavinia W. Campbell
@Niall O'Barden et @Maxine Tremblay pour les mentions
Je me permets de me joindre à vous un moment @Aki Davis @Layana Greenwell
Fab’ulous
#583400
Bal masqué de Nouvel An
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*
31 DÉCEMBRE
GODRIC'S HOLLOW
Exceptionnellement, rien n'a été laissé au hasard. Le hasard n'aurait jamais choisi ce masque. Il m'aurait fait prendre celui avec un ornement très simple, de couleur doré, passe partout, qui se serait parfaitement marié avec ma cape aux entrelacs couleur d'or sur les bordures et les cols. J'aurais ressemblé aux dizaines d'autres sorciers présents sur place, je me serais noyée dans la foule. Ce n'est pas le hasard qui m'a fait rentrer dans cette boutique, pas plus qu'il m'a poussé à choisir le masque que j'ai solidement accroché à l'arrière de ma tête avant de transplaner. J'ai voulu visiter cette boutique, j'ai voulu choisir le masque ; à dire vrai, j'avais même une idée précise de celui que je voulais avant d'entrer. J'avais une seule image dans la tête et si rien n'avait correspondu je ne serais pas allée au bal. Maintenant que je suis devant l'entrée avec mon masque de loup sur la tête, je me dis que j'aurais peut-être préféré ne pas trouver ce que je cherchais.
Délaissé mon joli vêtement aux ornements dorés, j'ai choisi d'enfiler sous mon épaisse cape d'hiver une robe de sorcière de bonne facture qui m'enserre le buste et me retombe sur les bottes, d'un noir profond, en accord avec le masque sombre qui me colle à la peau, cachant une bonne partie de mon visage pourtant dégagé par la tresse nouée le long de mon crâne. J'ai fait en sorte de choisir le masque le plus grand, avec le plus long museau, pour que mes traits soient camouflés. Pourquoi ? Je sais qu'une bonne partie de la population sorcière sera présente. Je ne sais pas exactement de qui je souhaite me cacher. De ma famille qui sera en quasi-totalité présente ce soir et qui n'a aucune idée de ma venue ? De Johnson qui a insisté pour m'inviter tout en précisant comme à son habitude (très récente et très agaçante) que Rockfield serait de la partie ? À moins que je souhaite tout simplement pouvoir voir sans être vue, profiter de la soirée sans être alpaguée, faire semblant ce soir de ne pas être celle que je suis au quotidien ? L'anonymat me semble un parfait réconfort. Sans celui-ci, peut-être ne serais-je pas venue.
Je pénètre lorsque la foule me le permet dans l'immense structure montée pour l'occasion sur la place Armand Malefoy. Être ici me change de mon froid Plateau, de l'ennui de ma chambre à Mochdinam, du salon de mon frère qui n'est que rarement vide ; la beauté des lieux n'a rien à voir avec les chaises inconfortables des bibliothèques moldues que je fréquente ou des tristes rues enneigées que j'arpente lorsque ceux que j'appelle pompeusement clients daignent répondre à mes annonces. Il fait agréablement chaud, ici. Le bruit remplit les vides dans mon corps et même s'il le fait de façon désagréable, en me malmenant, je ne me plains pas ; au moins les creux sont-ils comblés, pour un temps.
J'ôte ma cape d'hiver pour la confier aux vestiaires, heureuse de ne pas avoir à répondre aux sourires qui me sont offert puisque ma bouche est à peine visible sous le masque. Je salue du bout des lèvres, je réponds à ceux qui me souhaitent une bonne soirée des bruits indistincts. Avant d'entrer dans la salle principale, j'arrange ma robe autour de moi : elle baille au niveau du buste, me mettant une nouvelle fois le nez sur les kilos qui j'ai perdus et me rappelant qu'en m'observant dans le miroir, plus tôt, j'ai remarqué que mes côtes étaient plus saillantes qu'auparavant.
La pièce est merveilleusement décorée, comme il fallait s'y attendre. Cette ambiance qui ne m'est pas inconnue me rappelle des souvenirs d'une brutalité incongrue : le bal des néo-mangemorts et celui du Noël avec les correspondants AMICO. Le premier est associé à des douleurs qui toujours me hanteront. Le second a un goût plus doux. Mais je me rends compte que les deux sont associés à un homme que, soudainement et brusquement, je souhaiterais voir à mes côtés. Merlin, songé-je en me décalant pour dégager l'entrée, pourquoi n'ai-je pas eu l'idée d'envoyer un hibou à Gabryel ? Il m'aurait accompagné, je le sais. Il m'aurait proposé de danser et aurait ri quand je l'aurais rabroué. Il aurait supporté mes silences, ma mauvaise humeur. Je ne lui ai pas écrit depuis un moment. Est-il possible qu'il se cache dans la foule ? Qui l'accompagnerait ? Dès que cette question me traverse l'esprit, j'arrête de le chercher : je ne supporterai pas de le voir avec qui que ce soit.
Je prends le chemin du buffet. Les sorciers sont nombreux dans l'immense salle, tous joliment apprêtés, des masques plus ou moins originaux collés au visage. Ils rient, dansent parfois, boivent, discutent ou se disputent. Je ne les regarde pas beaucoup, de peur de reconnaître des silhouettes, des voix, la forme d'une bouche ou d'un nez que ne cache pas toujours les masques. Je profite d'un trou dans la foule pour m'approcher au plus près de la table du buffet et me penche pour attraper une boisson.
@Gabryel Fleurdelys, juste pour que tu puisses avoir un aperçu des pensées d'Aelle.
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31 DÉCEMBRE
GODRIC'S HOLLOW
Exceptionnellement, rien n'a été laissé au hasard. Le hasard n'aurait jamais choisi ce masque. Il m'aurait fait prendre celui avec un ornement très simple, de couleur doré, passe partout, qui se serait parfaitement marié avec ma cape aux entrelacs couleur d'or sur les bordures et les cols. J'aurais ressemblé aux dizaines d'autres sorciers présents sur place, je me serais noyée dans la foule. Ce n'est pas le hasard qui m'a fait rentrer dans cette boutique, pas plus qu'il m'a poussé à choisir le masque que j'ai solidement accroché à l'arrière de ma tête avant de transplaner. J'ai voulu visiter cette boutique, j'ai voulu choisir le masque ; à dire vrai, j'avais même une idée précise de celui que je voulais avant d'entrer. J'avais une seule image dans la tête et si rien n'avait correspondu je ne serais pas allée au bal. Maintenant que je suis devant l'entrée avec mon masque de loup sur la tête, je me dis que j'aurais peut-être préféré ne pas trouver ce que je cherchais.
Délaissé mon joli vêtement aux ornements dorés, j'ai choisi d'enfiler sous mon épaisse cape d'hiver une robe de sorcière de bonne facture qui m'enserre le buste et me retombe sur les bottes, d'un noir profond, en accord avec le masque sombre qui me colle à la peau, cachant une bonne partie de mon visage pourtant dégagé par la tresse nouée le long de mon crâne. J'ai fait en sorte de choisir le masque le plus grand, avec le plus long museau, pour que mes traits soient camouflés. Pourquoi ? Je sais qu'une bonne partie de la population sorcière sera présente. Je ne sais pas exactement de qui je souhaite me cacher. De ma famille qui sera en quasi-totalité présente ce soir et qui n'a aucune idée de ma venue ? De Johnson qui a insisté pour m'inviter tout en précisant comme à son habitude (très récente et très agaçante) que Rockfield serait de la partie ? À moins que je souhaite tout simplement pouvoir voir sans être vue, profiter de la soirée sans être alpaguée, faire semblant ce soir de ne pas être celle que je suis au quotidien ? L'anonymat me semble un parfait réconfort. Sans celui-ci, peut-être ne serais-je pas venue.
Je pénètre lorsque la foule me le permet dans l'immense structure montée pour l'occasion sur la place Armand Malefoy. Être ici me change de mon froid Plateau, de l'ennui de ma chambre à Mochdinam, du salon de mon frère qui n'est que rarement vide ; la beauté des lieux n'a rien à voir avec les chaises inconfortables des bibliothèques moldues que je fréquente ou des tristes rues enneigées que j'arpente lorsque ceux que j'appelle pompeusement clients daignent répondre à mes annonces. Il fait agréablement chaud, ici. Le bruit remplit les vides dans mon corps et même s'il le fait de façon désagréable, en me malmenant, je ne me plains pas ; au moins les creux sont-ils comblés, pour un temps.
J'ôte ma cape d'hiver pour la confier aux vestiaires, heureuse de ne pas avoir à répondre aux sourires qui me sont offert puisque ma bouche est à peine visible sous le masque. Je salue du bout des lèvres, je réponds à ceux qui me souhaitent une bonne soirée des bruits indistincts. Avant d'entrer dans la salle principale, j'arrange ma robe autour de moi : elle baille au niveau du buste, me mettant une nouvelle fois le nez sur les kilos qui j'ai perdus et me rappelant qu'en m'observant dans le miroir, plus tôt, j'ai remarqué que mes côtes étaient plus saillantes qu'auparavant.
La pièce est merveilleusement décorée, comme il fallait s'y attendre. Cette ambiance qui ne m'est pas inconnue me rappelle des souvenirs d'une brutalité incongrue : le bal des néo-mangemorts et celui du Noël avec les correspondants AMICO. Le premier est associé à des douleurs qui toujours me hanteront. Le second a un goût plus doux. Mais je me rends compte que les deux sont associés à un homme que, soudainement et brusquement, je souhaiterais voir à mes côtés. Merlin, songé-je en me décalant pour dégager l'entrée, pourquoi n'ai-je pas eu l'idée d'envoyer un hibou à Gabryel ? Il m'aurait accompagné, je le sais. Il m'aurait proposé de danser et aurait ri quand je l'aurais rabroué. Il aurait supporté mes silences, ma mauvaise humeur. Je ne lui ai pas écrit depuis un moment. Est-il possible qu'il se cache dans la foule ? Qui l'accompagnerait ? Dès que cette question me traverse l'esprit, j'arrête de le chercher : je ne supporterai pas de le voir avec qui que ce soit.
Je prends le chemin du buffet. Les sorciers sont nombreux dans l'immense salle, tous joliment apprêtés, des masques plus ou moins originaux collés au visage. Ils rient, dansent parfois, boivent, discutent ou se disputent. Je ne les regarde pas beaucoup, de peur de reconnaître des silhouettes, des voix, la forme d'une bouche ou d'un nez que ne cache pas toujours les masques. Je profite d'un trou dans la foule pour m'approcher au plus près de la table du buffet et me penche pour attraper une boisson.
Quiconque peut l'approcher, lui parler, la bousculer, l'inviter à danser, que sais-je !Aelle est habillée tout en noir et porte un masque de loup qui cache une grande partie de son visage, la rendant difficilement reconnaissable. Elle se dirige droit vers les buffets.
@Gabryel Fleurdelys, juste pour que tu puisses avoir un aperçu des pensées d'Aelle.
Dernière modification par Aelle Bristyle le 18 févr. 2025, 16:43, modifié 13 fois.
Bal masqué de Nouvel An
Reducio
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19h45 environ
Heureusement qu'elle avait Castiel pour se tenir en équilibre, sans quoi il y avait de grande chance qu'elle se foule une cheville. Il était même plutôt étonnant qu'elle ne se la soit pas tordue depuis qu'ils avaient quitté la maison.
Élicia se concentrait pour mettre un pas devant l'autre le plus naturellement, ne réagissant pas tout de suite à la beauté des lieux qui s'offraient à elle.
Tout était flamboyant et extravagant. Du rouge, du orange et du jaune partout dans une harmonie parfaite de chaleur. Du feu. La salle était splendide. Face à eux, de l'autre côté de l'immense bulle se trouvait une scène sur laquelle le concert allait être joué un peu plus tard, sans aucun doute. Au centre, la piste de danse était entourée de petites flammes. Aucun des invités ne dansait, ce n'était pas encore le moment. A la place, on pouvait apercevoir nombreux petits spectacles dans la foule ou sur la piste, des cracheurs de flammes, des danseurs et tout un tas d'autres artistes de talents.
Le regard de la jeune fille tomba sur un jongleur qui s'amusait avec des boules enflammées, et sourit. Elle se plaisait déjà ici.
Toujours au bras de son ami, elle se laissa emporter. Ils passèrent devant le photomaton où une quantité d'invités s'affairaient déjà à prendre une photo souvenir de leur soirée.
Le jeune sorcier tourna son visage masqué vers elle, son habituel sourire aux lèvres.
- Ça aussi ça pourrait être sympa à faire, t'en penses quoi ?
Élicia haussa un sourcil railleur, dissimulé sous son masque de feu.
- A parce que maintenant, tu demandes mon avis ? se moqua-t-elle.
En guise de réponse, Castiel lui asséna un léger coup de coude dans les côtes, ce qui faillit lui faire perdre l'équilibre. Elle se rattrapa à lui, enfonçant ses doigts dans son avant bras pour rester debout. Ses yeux bleus lui jetait des éclairs tandis qu'elle retrouvait sa faible stabilité. Finalement, les deux amis rirent de bon cœur.
- Peut-être plus tard, il y a beaucoup de monde, on aura sûrement plus de chance tout à l'heure.
- Très bien, à vos ordres Madame, lança le jeune homme en effectuant une brève révérence, veillant cette fois à ne pas la faire tomber.
Il lui adressa un clin d'œil complice, puis ils reprirent ensemble leur chemin jusqu'au buffet.
Sur le trajet, Élicia observait chaque visage, chaque tenue, chaque masque dans l'espoir peut-être de reconnaître quelqu'un. Ou pas : cette soirée était l'occasion de profiter d'un moment sans les codes, parler à qui on voulait sans que le sujet de l'identité ne soit un problème.
Ce soir, pas de statut. Ce soir, elle pouvait être qui elle voulait. Ce soir, peu importait son sang ou son soit disant rang social, seuls comptait l'apparence et l'amusement. De l'élégance, et du mystère.
Au fond d'elle, elle appréciait cette soirée mondaine. Ce n'était pas comme à Poudlard, ici c'était le monde. Ici, c'était l'occasion idéale de faire bonne impression auprès de toutes ces familles nobles qui l'entourait. Alors peut-être que l'idée de Castiel de l'inscrire au concours n'avait pas été si ridicule que ça, si ça lui permettait de se faire connaître, même un peu.
Sa main libre glissa jusqu'au voile qui recouvrait ses épaules, sur lequel était mis en évident son nom de participation : Boutefeu Catalan. Un dragon.
Le thème de la soirée était le feu et le phénix, mais elle, elle était une dragonne. Et une dragonne ne pouvait perdre.
Les deux jeunes gens arrivèrent au buffet, tout près d'une jeune fille à la robe noire qui se servait. Si Élicia l'avait déjà croisé auparavant, elle était bien incapable de l'identifier tant son masque de loup recouvrait son visage. Celui-ci lui rappelait Alice, sans qu'elle ne sache vraiment pourquoi : la française tenait bien plus de cet animal que du cerf qui représentait sa famille, selon la rouquine. Cependant, son ancienne camarade n'aurait pas porté de noir. Ici, au milieu des couleurs de feu, la robe lui rappelait les cendres, elle lui rappelait le feu consumé et la destruction qui allait souvent avec. Et cette image lui plaisait : ici, alors que tant de personne, elle-même comprise, représentait le feu dans sa grandeur, la jeune fille à ses côtés représentait la fin. Il n'y avait pas de renouveau sans fin.
La jeune sorcière, emportée dans ses réflexions, faillit basculer lorsque Castiel la lâcha pour se servir. Elle manqua de renverser la fille au loup avant de se rattraper in extremis à la table devant elle. Rouge de gêne, elle s'empressa de se tourner vers elle.
- Excusez moi, je voulais pas... J'ai encore un peu de mal avec ces fichus chaussures, vraiment je suis désolée.
La rousse se tourna vivement vers le buffet, s'emparant du premier plateau qui lui venait sous la main : les soufflés de poudre de lune.
- Pour me faire pardonner, ajouta-t-elle en tendant le plateau en direction de l'inconnue.
Derrière elle, Castiel se servait en dissimulant parfaitement le sourire moqueur qui se dessinait sur son visage. Ses yeux pétillaient d'amusement, camouflés sous son masque d'or.
Élicia et Castiel se déplacent ensemble vers le buffet, s'arrêtant devant le photomaton quand Castiel propose de prendre une photo. Après quelques taquineries manquant de faire tomber Élicia, ils finissent par rejoindre les tables.
Là, trop concentrée à admirer la tenue de la jeune fille qui se tient à côté d'elle, Élicia manque une nouvelle fois de tomber. Elle s'excuse platement auprès d'@Aelle Bristyle et lui offre des petits fours pour se faire pardonner.
Nom pour le concours : Boutefeu Catalan
Alors me voici, il faut une première fois à tout 
Dernière modification par Élicia Caldin le 8 janv. 2025, 18:15, modifié 1 fois.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off





















