Pas de retour possible
Dimanche 19 Décembre 2049
Vers 9h, devant les Grandes Portes menant au Hall
Vers 9h, devant les Grandes Portes menant au Hall
J'ai fait une connerie. J'ai fait une terrible bêtise. Mais pourquoi j'ai fait ça ?
Le visage pâle, Constance passe d'un pas vif les Grandes Portes surplombant les marches de pierre qui menait au Parc du Domaine. Elle s'arrête, ses prunelles errant alentours sans pouvoir s'arrêter sur un point en particulier, son esprit turbinant à plein régime. Elle venait de decendre les innombrables marches qui font la jonction entre la Volière et le Rez-de-chaussée. Un bon paquet de marches, si vous voulez mon avis. Mais elle y avait réfléchit tout le vendredi et tout le samedi et peu à peu son esprit s'était auto-persuadé que c'était la bonne chose à faire. Plusieurs "bonnes raisons" lui avaient été soufflées par cette petite voix dans sa tête. Sauf que maintenant, elle regrettait. Et impossible de courir ou voler un balai de l'école pour intercepter le hibou qui était déjà loin.
Mais qu'est ce que j'ai fait ?
Comme chaque année, Constance s'attendait à rentrer pour les Fêtes de fin d'année. Noël, c'était sacré et jamais au grand jamais elle n'avait raté un Noël en famille, jamais au grand jamais elle n'avait raté un... quoique. Si, la première année, après leur avoir annoncé son secret, cette année-là, elle n'avait pas fêté le Nouvel An avec Jo et Micha. Mais depuis, elle s'était promis de ne pas rater d'autre Nouvel An avec eux. Bon, si on omet l'année où son ou sa correspondant.e attitré.e lui rendra visite, obviously. Et ça y'est, elle avait été sélectionnée début Novembre au Programme Amico ; elle avait une corres' de l'autre côté du Monde qui viendrait si tout se passe bien l'année prochaine. Mais en attendant, elle devait rentrer à Londres demain, par le Poudlard Express. C'était prévu. C'était... acté.
Ou pas. Elle venait pourtant d'écrire le contraire. Deux missives s'étaient envolées par hibou postal : l'une pour ses parents, elle savait qu'ils feraient le relai auprès du reste de la famille, l'autre pour Johann et Michael. Mais qu'est ce que j'ai fait ? Qu'est ce qu'ils vont penser ? Ils vont être déçus, c'est sûr. C'est certain. Mais pourquoi ? Pourquoi j'ai fait ça ?
Cette autoflagellation, c'était un peu le prix à payer. Car elle savait pourquoi. Mine de rien, cela faisait deux jours qu'elle était tentée. Et la culpabilité était le prix amer de ce choix. Personne ne l'avait forcé, elle était la seule et unique maîtresse de ce choix.
Dans un soupir lugubre, l'adolescente descend une marche ou deux, se décale sur la droite et ploie les genoux, laissant son postérieur s'imprimer sur la marche glacée de pierre.
La tête dans les mains, la Poufsouffle ruminait encore et encore, remettant en question son choix, et étudiant méticuleusement ses répercussions. J'les reverrais pas avant Pâques. Pas avant Pâques. Ils vont m'en vouloir, et à raison. J'suis trop nulle. Trop trop trop nulle. Une fille et une amie en carton. Pire, en papier mâché.
C'était sincère, Constance se sentait morose et... oui, un brin dépressive.
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Dernière modification par Constance Nelson le 21 mars 2025, 21:48, modifié 2 fois.
6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Pas de retour possible
Reducio
- Euh, ça va ?Constance tressaille. Était-ce bien sa voix ? Pourquoi fallait-il que ce soit lui ? Quelles étaient les probabilités pour qu'elle tombe sur lui pile en cet instant ? Enfin... qu'il tombe sur elle, pour être plus exact. Elle n'en avait aucune idée et n'avait pas franchement la tête à réfléchir à cette question existentielle.
- Constance ?
Va-t-en. J'suis pas d'humeur. Va-t-en.
- Est ce que tu vas bien ?
Est ce que j'ai l'air d'aller bien ? Est ce que j'ai l'air prête à te répondre "bah oui et toi ?" ? Non. Alors passe ton chemin Oliver, et laisse moi tranquille.
Bon, heureusement que ce-dernier n'était pas en mesure d'entendre ces pensées passives-agressives. Les deux adolescents s'entendaient plutôt bien dorénavant depuis la rentrée ; effectivement ils avaient appris à se connaître, toujours un peu plus, à s'apprécier... de sorte que bien qu'ils ne traînent pas ensemble, ils sont contents de bavarder un moment, partager un instant, un jeu, un bout de promenade - Merlin était à vrai dire, un vrai aimant à élèves, elle s'était rendue compte sur le tard. Mais pour autant, aujourd'hui, en cet instant, elle ne voulait pas de sa compagnie. Elle ne voulait la compagnie de personne. Elle culpabilisait, s'en voulait et se demandait si elle ne venait pas de signer pour les pires vacances de Noël qu'elle ai connu. C'était un brin, un peu, beaucoup, dramatique comme état de penser mais que voulez-vous, l'adolescence est un vrai terreau à émotions, quelles qu'elles soient.
Figé face au dos de Constance, face à ce mutisme qui ne lui ressemblait pas, Oliver fronce les sourcils. Pas besoin d'être Einstein ou Dumbledore pour comprendre que non, Constance n'allait pas bien. Et cela, au point où elle ne sentait pas capable de lui répondre ou en tout cas n'en n'éprouvait pas le besoin. Et cela, c'était étrange. Du point de vue du Serdy qui ne se voyait clairement pas passer son chemin comme si de rien n'était. Il ne l'aurait même pas fait pour un.e élève qu'il ne connaitrait pas vraiment, insistant pour l'accompagner à l'infirmerie ou prévenir un préfet mais là, il s'agissait de quelqu'un qu'il appréciait. Ça changeait la donne. Aussi, le brun décide de ne pas insister verbalement davantage et pliant les genoux, s'assoit sur la marche à côté de la Poufsouffle.
Quelques secondes passèrent et Constance qui avait finalement cacher son visage dans le creux de ses bras, en vint à s'interroger si Oliver s'en était aller. Elle avait beu tendre l'oreille, elle n'était pas sûre à cent pour cent.
Aussi relève-t-elle le front, lentement puis ses yeux furent à découvert, foncièrement fixé sur le Parc du Château. Et là, dans son champs de vision périphérique, une silhouette. Fronçant les sourcils, elle retient de justesse un soupir. Ne pouvant pas au final résister à couler un regard sur le côté, elle aperçoit le profil du brun, le regard clair fiché sur les arbres au loin. Immobile telle une statue grecque.
Expirant par le nez, elle reporte son regard droit devant elle. Toujours silencieuse.
Combien de temps pouvait s'écouler ainsi ? Des secondes certainement, des minutes, peut être. Des heures ?
Pourquoi est-il là ? Est-ce un jeu pour lui ? Un défi ?
Une partie d'elle lui susurre alors qu'il agit là... comme... un ami. Juste présent. Mais c'est absurde ! On est pas "ami", enfin, on est pas des inconnus mais on n'est pas... Le visage d'Éli se matérialise l'espace de quelques secondes à la surface de son esprit et la châtaine fronce les sourcils, balayant en un clin d'oeil ce mirage mental, pensant fortement aux autres visages amicaux à Poudlard qu'elle appréciait tant. On s'entend bien mais... on n'est pas... on n'est pas...
Vous n'êtes pas quoi, Constance ? Amis ? Est ce que cela serait si terrible à intégrer ?
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Le silence s'était déposé avec autant de légèreté qu'un boursouflet en crise d'hyperglycémie.
Constance sentait son poids sur ses épaules, sur ses lèvres closes, sur sa langue... sa respiration s'était raccourcie tandis que les pensées s'enchainaient sous son crâne. Diable que son esprit était sportif quand il s'y mettait, à son insu certes mais c'était tout de même à notifier.
L'adolescente repousse machinalement une mèche derrière son oreille et se passe finalement la pointe de la langue sur ses lèvres sèches.
- Bon. C'est une habitude de t'asseoir ici, comme ça, dès que l'envie te prend ?
- Seulement près des jeunes filles éperdues.
Haussant spontanément les sourcils, Constance lui décoche un regard halluciné.
- Pardon ?
Le brun darde enfin ses prunelles aux reflets si particuliers dans les siennes, garde la pose aussi immobile que silencieuse pendant deux secondes puis finalement... éclate de rire.
- Si tu voyais ta tête ! rit-il sans pouvoir, semble-t-il, s'arrêter.
Ignorant royalement le rire du brun, Constance pince les lèvres, reporte brutalement son regard sur le paysage verdoyant et... tient à peine vingt secondes avant d'esquiser un sourire en coin. Maudit Oliver.
Quelques secondes passent et l'ambiance semble s'être allégée bien que la Poufsouffle semble vouloir absolument démontrer le contraire, son visage fermé tourné vers le Parc, le menton désormais posé sur ses avant-bras. Pour autant, son attention est tournée vers son voisin - c'est terrible, c'est plus fort qu'elle !
- Bon, tu vas finir par me raconter ce qu'il se passe où j'dois aller récupérer du Veritaserum dans ma malle ? Il doit m'en rester un fond.
- Pff... Nulle, ta blague est nulle, soupire-t-elle en lorgnant furtivement vers le brun dont le sourire s'élargit.
- Ah non non, je ne suis pas d'accord. Tu as réagit, preuve de sa solidité. (Constance lève les yeux au ciel) Donc ?
- Mais rien. Y'a rien !
- Bien, alors, ça n'te dérange pas d'parler de la pluie et du beau temps dans ce cas ? Tu crois qu'il va pleuvoir ? Il n'a pas encore plu aujourd'hui. J'me demande s'il va reneiger. Il faudrait qu'il fasse max zé-
- Raaah Oliver !
- Plait-il ?
La jeune fille le fusille du regard et le Serdaigle lève les deux mains en l'air comme si elle le menaçait de sa baguette.
- J'ai rien fait, rien voler, j'vous l'jure !
L'aplomb qui teintait ces paroles était proprement saisissant et la jeune fille finit par secouer la tête d'un air désabusé. Maudit Maudit Serdaigle, il ne la lâcherait pas.
- Que le Diable t'emporte ! On peut pas -
- Bouder tranquille ?
- Roooh ! s'emporte-t-elle en le bousculant d'une main. Ce que tu m'agace ! fit-elle en soupirant d'un air irrité.
- Si c'n'est que ça, cela me convient, sourit-il d'un air espiègle. Allez, crache le morceau, ça n'doit pas être si terrible. J'te rappelle que j'ai une jeune soeur donc j'ai de l'entraînement, ajoute-t-il d'un air préventif.
Argument qui avait du poids aux yeux de Constance. Oliver était l'enfant du milieu, il devait donc avoir au moins autant de pratique avec son frère aîné - en dernière année si elle ne se trompait pas - et la jeune Jane qui avait été répartie à Gryffondor l'an dernier.
- Bon. Non mais c'est pas si... enfin... bref.
Le regard attentif de Oliver la fit cependant céder et mine de rien, une petite partie d'elle avait envie de s'épancher, se libérer un peu du poids qui pesait dans son estomac. Et parler est un bon remède apparemment ?
- J'ai fait une connerie.
Devant l'étonnement qui se peint sur le visage du Serdaigle, la Quatrième Année hausse les épaules en déviant le regard.
- T'as passé la serpillère devant ta salle commune et jeté un Glacius dessus ?
- Hein ?
- Ce serait une farce drôle. "Connerie" est un terme bien subjectif si tu veux mon avis.
- Mais non, j'n'ai pas fait de... farce.
Regard interrogateur de l'Aigle, soupir de la Blairelle.
- Je viens d'envoyer du courrier. Dedans, j'annonce à mes proches que... que j'rentre pas à Londres finalement.
- Attends, c'est... juste pour ça ? s'étonne Oliver qui en perd son air espiègle.
- Ouais, "juste" pour ça, maugrée Constance en se renfrognant, déviant le regard et serrant les bras autour d'elle.
- Attends excuse-moi, je sais que vous êtes proche et que la famille, c'est important pour toi mais... c'est pas si terrible, si ? Et puis, j'imagine que tu devais avoir une bonne raison pour décider finalement de... rester ?
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Constance sentait son poids sur ses épaules, sur ses lèvres closes, sur sa langue... sa respiration s'était raccourcie tandis que les pensées s'enchainaient sous son crâne. Diable que son esprit était sportif quand il s'y mettait, à son insu certes mais c'était tout de même à notifier.
L'adolescente repousse machinalement une mèche derrière son oreille et se passe finalement la pointe de la langue sur ses lèvres sèches.
- Bon. C'est une habitude de t'asseoir ici, comme ça, dès que l'envie te prend ?
- Seulement près des jeunes filles éperdues.
Haussant spontanément les sourcils, Constance lui décoche un regard halluciné.
- Pardon ?
Le brun darde enfin ses prunelles aux reflets si particuliers dans les siennes, garde la pose aussi immobile que silencieuse pendant deux secondes puis finalement... éclate de rire.
- Si tu voyais ta tête ! rit-il sans pouvoir, semble-t-il, s'arrêter.
Ignorant royalement le rire du brun, Constance pince les lèvres, reporte brutalement son regard sur le paysage verdoyant et... tient à peine vingt secondes avant d'esquiser un sourire en coin. Maudit Oliver.
Quelques secondes passent et l'ambiance semble s'être allégée bien que la Poufsouffle semble vouloir absolument démontrer le contraire, son visage fermé tourné vers le Parc, le menton désormais posé sur ses avant-bras. Pour autant, son attention est tournée vers son voisin - c'est terrible, c'est plus fort qu'elle !
- Bon, tu vas finir par me raconter ce qu'il se passe où j'dois aller récupérer du Veritaserum dans ma malle ? Il doit m'en rester un fond.
- Pff... Nulle, ta blague est nulle, soupire-t-elle en lorgnant furtivement vers le brun dont le sourire s'élargit.
- Ah non non, je ne suis pas d'accord. Tu as réagit, preuve de sa solidité. (Constance lève les yeux au ciel) Donc ?
- Mais rien. Y'a rien !
- Bien, alors, ça n'te dérange pas d'parler de la pluie et du beau temps dans ce cas ? Tu crois qu'il va pleuvoir ? Il n'a pas encore plu aujourd'hui. J'me demande s'il va reneiger. Il faudrait qu'il fasse max zé-
- Raaah Oliver !
- Plait-il ?
La jeune fille le fusille du regard et le Serdaigle lève les deux mains en l'air comme si elle le menaçait de sa baguette.
- J'ai rien fait, rien voler, j'vous l'jure !
L'aplomb qui teintait ces paroles était proprement saisissant et la jeune fille finit par secouer la tête d'un air désabusé. Maudit Maudit Serdaigle, il ne la lâcherait pas.
- Que le Diable t'emporte ! On peut pas -
- Bouder tranquille ?
- Roooh ! s'emporte-t-elle en le bousculant d'une main. Ce que tu m'agace ! fit-elle en soupirant d'un air irrité.
- Si c'n'est que ça, cela me convient, sourit-il d'un air espiègle. Allez, crache le morceau, ça n'doit pas être si terrible. J'te rappelle que j'ai une jeune soeur donc j'ai de l'entraînement, ajoute-t-il d'un air préventif.
Argument qui avait du poids aux yeux de Constance. Oliver était l'enfant du milieu, il devait donc avoir au moins autant de pratique avec son frère aîné - en dernière année si elle ne se trompait pas - et la jeune Jane qui avait été répartie à Gryffondor l'an dernier.
- Bon. Non mais c'est pas si... enfin... bref.
Le regard attentif de Oliver la fit cependant céder et mine de rien, une petite partie d'elle avait envie de s'épancher, se libérer un peu du poids qui pesait dans son estomac. Et parler est un bon remède apparemment ?
- J'ai fait une connerie.
Devant l'étonnement qui se peint sur le visage du Serdaigle, la Quatrième Année hausse les épaules en déviant le regard.
- T'as passé la serpillère devant ta salle commune et jeté un Glacius dessus ?
- Hein ?
- Ce serait une farce drôle. "Connerie" est un terme bien subjectif si tu veux mon avis.
- Mais non, j'n'ai pas fait de... farce.
Regard interrogateur de l'Aigle, soupir de la Blairelle.
- Je viens d'envoyer du courrier. Dedans, j'annonce à mes proches que... que j'rentre pas à Londres finalement.
- Attends, c'est... juste pour ça ? s'étonne Oliver qui en perd son air espiègle.
- Ouais, "juste" pour ça, maugrée Constance en se renfrognant, déviant le regard et serrant les bras autour d'elle.
- Attends excuse-moi, je sais que vous êtes proche et que la famille, c'est important pour toi mais... c'est pas si terrible, si ? Et puis, j'imagine que tu devais avoir une bonne raison pour décider finalement de... rester ?
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Constance hausse les épaules. Ça t'regarde ? Cette attitude boudeuse et susceptible, reflet d'une tentative d'auto-protection était irritante et la jeune fille expire sèchement. Elle savait qu'il ne fallait pas qu'elle prenne la mouche, qu'il essayait juste d'être gentil et d'être "présent" mais... son propos faisait écho en elle. Bien qu'elle n'était pas d'accord avec lui sur la minimisation de ce qu'elle ressentait, il marquait un point : il y avait bien une raison à son changement d'avis. La jeune fille coule un furtif regard vers son compagnon avant de le reporter sur le Parc froid et encore humide de la rosée du matin. Pas pour toi en tout cas.
Ahlala, Constance mets-y y un peu du tien !
- Et toi, tu restes ? répond-t-elle en éludant complètement la question du Serdaigle.
Pourquoi ? Parce qu'elle avait un peu honte de la raison : est ce que cela voulait dire que cette raison avait plus de poids à ses yeux que voir ses proches qu'elle ne voyait physiquement que quelques semaines dans l'année ? Bien sûr que non ! Et pourtant, le goût de la culpabilité était bien amer sur sa langue.
Le garçon n'était pas dupe du stratagème de Consty mais se disant sûrement qu'il finirait par avoir sa réponse, il décida donc de répondre en acquiesçant :
- Ouais, cette fois-ci, je reste aussi. Mes parents... c'est leur 18 ans de mariage et... comme au final ils ne sont pas partis pour les 15 (haussement d'épaules nonchalant), et que Jane est désormais à Poudlard, ils se sont dis qu'ils n'avaient plus à attendre et qu'ils pourraient partir en voyage. Ça fait un moment qu'ils sont pas partis en voyage juste tous les deux. Donc, voilà, avec Ed' et Jane, on reste à Poudlard. Ils sont passé tout de même nous voir à Pré-au-Lard hier aprem pour nous offrir nos cadeaux de Noël avec interdiction de les ouvrir avant le 25, fit-il avec un sourire en coin puis un regard rieur vers Constance : t'imagine la tête de Jane quand elle a reçu le petit sac sans fond avec ses cadeaux dedans. Promettre de ne rien ouvrir avant la date a été fait avec reluctance. Mais bon... c'était cool de les voir et c'était l'occase de leur offrir mes présents.
Constance écoute tout cela avec attention, observant à la dérobée le visage d'Oliver, les expressions de son visage et ce qu'elle ressentait en cet instant était bizarre. Un mélange d'envie, de jalousie et de tristesse. Le garçon restait mais ce n'était pas de sa "faute" et puis au moins il avait eu la chance de voir ses parents la veille, de les serrer dans ses bras...
Oui, elle l'enviait et ses yeux lui piquent, s'humidifiant. Papillonnant des yeux pour reflouer les larmes qui menaçaient de prendre le contrôle de son être, l'adolescente détourne le visage vivement et se râcle la gorge, repoussant des mèches de cheveux imaginaires derrière ses oreilles. On respire, on respire.
- Ça va ?
- Mais oui ! Pourquoi tu m'poses autant la question ? Tu t'es pris pour un perroquet ou quoi, répond vite Constance avec un soupir.
- Eh... j'suis juste... tu... (soupir) je comprends que tu te sentes triste, mais je suis persuadé que ces vacances ici ne vont pas si mal se passer pour toi. Tu n'es pas toute seule et puis, c'est pas comme si ça t'était venue d'un coup ! Donc...
- Oui mais si je regrette ? J'fais comment ?
- Pose toi les bonnes questions.
La châtaine reporte son regard vers le visage d'Oliver, l'observant sans un mot durant quelques secondes avant de lâcher :
- Amico.
Oliver ne dit rien mais soutient son regard comme s'il l'invitait silencieusement à poursuivre.
Avec un nouveau soupir, sa poitrine était tellement comprimée - elle avait l'impression d'être en apnée - que chaque soupir était une manière de relâcher la pression, la jeune fille remonte ses mains contre son visage machinalement, repoussant toujours plus haut, comme si elle tentait de repousser ce sentiment poisseux de culpabilité, ses doigts s'enfonçant dans ses cheveux.
- C'est pour ça que je suis restée, à l'origine. J'voulais attendre l'année prochaine, vu qu'il y aura Claudia, tu vois... Mais... il y a des amies qui restent et ça fait des années que j'entend dire que les vacances de Noël à Poudlard, c'est "particulier", y'a bien moins de monde au château... pis, vu qu'ya les corres', ben y a des activités qui sont organisées et j'ai été tentée de n'pas attendre une année de plus et j'me suis dit... j'sais plus, ça a l'air dérisoire, ironique ou... bref.
Son débit de parole s'était accéléré d'un coup avant de s'altérer. Elle ne sait plus quoi penser, tout se bousculait sous son crâne et elle se sentait partagée entre ses envies diverses. Rester ici, profiter d'une expérience unique de l'internat en cette période de fêtes particulière et... profiter des instants si précieux avec ses proches. Elle aurait voulu tout faire, se dédoubler. Mais c'était impossible. Et la grande indécise qu'elle était avait fini par faire un choix, se persuadant que ce serait bien, nouveau, qu'après tout ce n'était pas tous les hivers qu'elle restait, qu'elle aurait l'occasion de passer des moments avec les filles de manière privilégiée, mais aussi avec Renn et sa corres'... Sauf que. Les répercussions avaient déferlées sur elle tandis qu'elle avait redescendu les nombreux escaliers ensorcelés en direction du Terrier et Merlin. Submergée, ses pas l'avaient mené ici. Et désormais, le froid ambiant prenait le contrôle de ses épaules. Comme si... le fait de se mettre un peu à découvert la faisait reprendre pied avec la réalité. Elle, ici, assise sur les marches de pierre menant au Hall d'entrée, Oliver à ses côtés.
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Ahlala, Constance mets-y y un peu du tien !
- Et toi, tu restes ? répond-t-elle en éludant complètement la question du Serdaigle.
Pourquoi ? Parce qu'elle avait un peu honte de la raison : est ce que cela voulait dire que cette raison avait plus de poids à ses yeux que voir ses proches qu'elle ne voyait physiquement que quelques semaines dans l'année ? Bien sûr que non ! Et pourtant, le goût de la culpabilité était bien amer sur sa langue.
Le garçon n'était pas dupe du stratagème de Consty mais se disant sûrement qu'il finirait par avoir sa réponse, il décida donc de répondre en acquiesçant :
- Ouais, cette fois-ci, je reste aussi. Mes parents... c'est leur 18 ans de mariage et... comme au final ils ne sont pas partis pour les 15 (haussement d'épaules nonchalant), et que Jane est désormais à Poudlard, ils se sont dis qu'ils n'avaient plus à attendre et qu'ils pourraient partir en voyage. Ça fait un moment qu'ils sont pas partis en voyage juste tous les deux. Donc, voilà, avec Ed' et Jane, on reste à Poudlard. Ils sont passé tout de même nous voir à Pré-au-Lard hier aprem pour nous offrir nos cadeaux de Noël avec interdiction de les ouvrir avant le 25, fit-il avec un sourire en coin puis un regard rieur vers Constance : t'imagine la tête de Jane quand elle a reçu le petit sac sans fond avec ses cadeaux dedans. Promettre de ne rien ouvrir avant la date a été fait avec reluctance. Mais bon... c'était cool de les voir et c'était l'occase de leur offrir mes présents.
Constance écoute tout cela avec attention, observant à la dérobée le visage d'Oliver, les expressions de son visage et ce qu'elle ressentait en cet instant était bizarre. Un mélange d'envie, de jalousie et de tristesse. Le garçon restait mais ce n'était pas de sa "faute" et puis au moins il avait eu la chance de voir ses parents la veille, de les serrer dans ses bras...
Oui, elle l'enviait et ses yeux lui piquent, s'humidifiant. Papillonnant des yeux pour reflouer les larmes qui menaçaient de prendre le contrôle de son être, l'adolescente détourne le visage vivement et se râcle la gorge, repoussant des mèches de cheveux imaginaires derrière ses oreilles. On respire, on respire.
- Ça va ?
- Mais oui ! Pourquoi tu m'poses autant la question ? Tu t'es pris pour un perroquet ou quoi, répond vite Constance avec un soupir.
- Eh... j'suis juste... tu... (soupir) je comprends que tu te sentes triste, mais je suis persuadé que ces vacances ici ne vont pas si mal se passer pour toi. Tu n'es pas toute seule et puis, c'est pas comme si ça t'était venue d'un coup ! Donc...
- Oui mais si je regrette ? J'fais comment ?
- Pose toi les bonnes questions.
La châtaine reporte son regard vers le visage d'Oliver, l'observant sans un mot durant quelques secondes avant de lâcher :
- Amico.
Oliver ne dit rien mais soutient son regard comme s'il l'invitait silencieusement à poursuivre.
Avec un nouveau soupir, sa poitrine était tellement comprimée - elle avait l'impression d'être en apnée - que chaque soupir était une manière de relâcher la pression, la jeune fille remonte ses mains contre son visage machinalement, repoussant toujours plus haut, comme si elle tentait de repousser ce sentiment poisseux de culpabilité, ses doigts s'enfonçant dans ses cheveux.
- C'est pour ça que je suis restée, à l'origine. J'voulais attendre l'année prochaine, vu qu'il y aura Claudia, tu vois... Mais... il y a des amies qui restent et ça fait des années que j'entend dire que les vacances de Noël à Poudlard, c'est "particulier", y'a bien moins de monde au château... pis, vu qu'ya les corres', ben y a des activités qui sont organisées et j'ai été tentée de n'pas attendre une année de plus et j'me suis dit... j'sais plus, ça a l'air dérisoire, ironique ou... bref.
Son débit de parole s'était accéléré d'un coup avant de s'altérer. Elle ne sait plus quoi penser, tout se bousculait sous son crâne et elle se sentait partagée entre ses envies diverses. Rester ici, profiter d'une expérience unique de l'internat en cette période de fêtes particulière et... profiter des instants si précieux avec ses proches. Elle aurait voulu tout faire, se dédoubler. Mais c'était impossible. Et la grande indécise qu'elle était avait fini par faire un choix, se persuadant que ce serait bien, nouveau, qu'après tout ce n'était pas tous les hivers qu'elle restait, qu'elle aurait l'occasion de passer des moments avec les filles de manière privilégiée, mais aussi avec Renn et sa corres'... Sauf que. Les répercussions avaient déferlées sur elle tandis qu'elle avait redescendu les nombreux escaliers ensorcelés en direction du Terrier et Merlin. Submergée, ses pas l'avaient mené ici. Et désormais, le froid ambiant prenait le contrôle de ses épaules. Comme si... le fait de se mettre un peu à découvert la faisait reprendre pied avec la réalité. Elle, ici, assise sur les marches de pierre menant au Hall d'entrée, Oliver à ses côtés.
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6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
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- T'as froid ? (Constance secoue la tête bien qu'elle entoure son buste de ses bras, soupir d'Oliver) Je pense que... L'adolescent choisit ses mots avec prudence, il ressentait la tristesse et le désespoir qui se dégageait des paroles de sa voisine : Je pense que choisir de rester ici ne fais pas de toi une mauvaise personne. Je comprends que... tu as été face à un dilemme et... tu devais faire un choix. Ce genre de choix n'est pas facile car... tes proches, ta famille, tes deux meilleurs potes... ils sont très importants pour toi et... chaque moment avec eux est précieux mais... il faut que tu acceptes l'idée que... avoir envie de profiter de l'expérience qu'offre notre scolarité ici est... compréhensible, humain j'ai envie de dire. Tu as le droit de vouloir cela. Tu n'es pas responsable de la distance qu'il y a entre ici et Londres. Et puis, je suis sûr qu'ils t'aiment et que de fait, ils comprendront. Tu fais tellement de ton mieux pour... tout. Ta filière et tes cours, tes activités extrascolaires... tu te met pas mal la pression, comme pas mal de gens ici et parfois il faut accepter de... juste profiter. Et le faire ici et pas là bas, c'est okay. Je t'assure, Constance : c'est okay. Tu les verras aux prochaines vacances et je te fais confiance pour leur écrire de longues lettres pendant ces vacances. Mais maintenant que c'est fait, que tes lettres ont été envoyées, il faut... l'accepter. Il n'y a pas de retour possible. Par contre, si tu accepte ce choix, et de choisir d'en profiter pleinement, alors ce sera positif pour toi. Parce que, voilà, tu as le choix Constance : soit tu décide de t'en vouloir terriblement et tes vacances vont en effet être horribles, soit tu profites pleinement de ces vacances ici et du coup, ces vacances pourraient te surprendre.
Durant tout le discours d'Oliver, Constance avait reporté son regard noisette vers ce-dernier et son visage se para tour à tour d'émotions diverses : de la tristesse, du dépit, du désarroi, de l'attention, de l'incertitude, de la réflexion...
"avoir envie de profiter de l'expérience qu'offre notre scolarité ici est... compréhensible, humain"
"parfois il faut accepter de... juste profiter. Et le faire ici et pas là bas, c'est okay"
"tu as le choix Constance"
"ils comprendront"
La châtaine déglutit, ses yeux lui piquaient, tandis qu'une vague de tristesse suivie d'une autre d'espoir déferlent en elle. Et si Oliver avait raison ? Elle avait envie d'y croire et mine de rien, ces mots qui s'étaient voulus justes, conciliants et apaisants étaient ce dont elle avait besoin. Elle s'en rendait compte maintenant. Ce petit discours était comme une main tendue pour la sortir du gouffre dans lequel elle s'était plongée toute seule.
Par réflexe, Constance porte une main à son visage et essuie d'un geste rapide la lisière de ses cils avant de couler un regard vers Oliver. Merci Oliver.
Est ce que le garçon percevait ce qu'elle ressentait ? Elle n'en était pas certaine mais le sourire encourageant qu'il lui lance provoque un petit pétillement dans le creux de sa poitrine.
- Alors, tu choisis quoi ?
Un léger rire incertain s'échappe des lèvres de la Poufsouffle et dévie le regard en haussant les épaules. Ce à quoi le garçon sourit automatiquement, bien qu'elle ne le voit pas, et la pousse légèrement de l'épaule.
- A ton avis ?
- Mmmh... Je pense que je suis un gars super et très très fort pour remonter le moral, lance Oliver en faisant mine de réfléchir une seconde, ce qui provoque un rire amusé chez la jeune fille.
- Ça va, t'as pas les ch'villes qui gonflent de trop ?
- Non, non, fait-il en faisant mine de checker ses baskets, elles vont bien, merci de demander.
Constance lève les yeux en l'air avant de frissonner spontanément. C'est qu'elle n'était pas vraiment habillée pour rester dehors par ce froid hivernal.
Oliver se lève souplement et lui tend une main :
- Bon, je crois que c'est le moment pour un bon chocolat chaud, tu m'accompagnes ? A moins que t'ai prévu de commencer ces vacances par tenter l'auto-sculpture givrée ?
Attrapant machinalement la main du Serdaigle, la jeune fille ne répond pas bien que une fois debout, à quelques centimètres de lui, elle ne peut s'empêcher de relever les yeux vers les siens. Et durant ce bref instant, une irrépressible envie la prend :
- Merci Oliver.
Ce n'était pas pour la main tendue, physiquement parlant, mais bien métaphoriquement parlant. Le brun soutient son regard une seconde de plus avant de sourire :
- Quand tu veux. Allez, viens, fit-il en lâchant sa main mais en se dirigeant vers les Grandes Portes.
Les joues rosies, de froid n'est-ce pas, Constance acquiesce et lui emboîte le pas en direction du Foyer. Une bonne tasse de chocolat chaud, mmh... la meilleure boisson de l'hiver, ever.
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Durant tout le discours d'Oliver, Constance avait reporté son regard noisette vers ce-dernier et son visage se para tour à tour d'émotions diverses : de la tristesse, du dépit, du désarroi, de l'attention, de l'incertitude, de la réflexion...
"avoir envie de profiter de l'expérience qu'offre notre scolarité ici est... compréhensible, humain"
"parfois il faut accepter de... juste profiter. Et le faire ici et pas là bas, c'est okay"
"tu as le choix Constance"
"ils comprendront"
La châtaine déglutit, ses yeux lui piquaient, tandis qu'une vague de tristesse suivie d'une autre d'espoir déferlent en elle. Et si Oliver avait raison ? Elle avait envie d'y croire et mine de rien, ces mots qui s'étaient voulus justes, conciliants et apaisants étaient ce dont elle avait besoin. Elle s'en rendait compte maintenant. Ce petit discours était comme une main tendue pour la sortir du gouffre dans lequel elle s'était plongée toute seule.
Par réflexe, Constance porte une main à son visage et essuie d'un geste rapide la lisière de ses cils avant de couler un regard vers Oliver. Merci Oliver.
Est ce que le garçon percevait ce qu'elle ressentait ? Elle n'en était pas certaine mais le sourire encourageant qu'il lui lance provoque un petit pétillement dans le creux de sa poitrine.
- Alors, tu choisis quoi ?
Un léger rire incertain s'échappe des lèvres de la Poufsouffle et dévie le regard en haussant les épaules. Ce à quoi le garçon sourit automatiquement, bien qu'elle ne le voit pas, et la pousse légèrement de l'épaule.
- A ton avis ?
- Mmmh... Je pense que je suis un gars super et très très fort pour remonter le moral, lance Oliver en faisant mine de réfléchir une seconde, ce qui provoque un rire amusé chez la jeune fille.
- Ça va, t'as pas les ch'villes qui gonflent de trop ?
- Non, non, fait-il en faisant mine de checker ses baskets, elles vont bien, merci de demander.
Constance lève les yeux en l'air avant de frissonner spontanément. C'est qu'elle n'était pas vraiment habillée pour rester dehors par ce froid hivernal.
Oliver se lève souplement et lui tend une main :
- Bon, je crois que c'est le moment pour un bon chocolat chaud, tu m'accompagnes ? A moins que t'ai prévu de commencer ces vacances par tenter l'auto-sculpture givrée ?
Attrapant machinalement la main du Serdaigle, la jeune fille ne répond pas bien que une fois debout, à quelques centimètres de lui, elle ne peut s'empêcher de relever les yeux vers les siens. Et durant ce bref instant, une irrépressible envie la prend :
- Merci Oliver.
Ce n'était pas pour la main tendue, physiquement parlant, mais bien métaphoriquement parlant. Le brun soutient son regard une seconde de plus avant de sourire :
- Quand tu veux. Allez, viens, fit-il en lâchant sa main mais en se dirigeant vers les Grandes Portes.
Les joues rosies, de froid n'est-ce pas, Constance acquiesce et lui emboîte le pas en direction du Foyer. Une bonne tasse de chocolat chaud, mmh... la meilleure boisson de l'hiver, ever.
FIN
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6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
