Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Si Ernest avait toujours beaucoup de questions qui lui trottaient dans la tête, il n’avait pas le même esprit d’analyse que la jeune fille. Eileen avait bien plus de bagout et un intérêt prononcé pour décortiquer la vie des gens. Non pas que l’adolescent ne s’intéresse pas aux autres. Mais ça faisait longtemps qu’il n’osait plus entrer dans les détails et ce genre de questions n’étaient plus les premières qui venaient se heurter aux parois de son esprit.
“Bin euh… ça reste du gingembre, quoi… mais euh, nan… avec le sucre et tout, ça pique toujours un peu… mais pas autant que celui des restaurants… c’est du gingembre confit au vinaigre du coup… bin ça reste fort… comme s’il était frais…”
Le petit brun essayait de faire la chasse aux souvenirs et tentait de se rappeler s’il avait déjà croqué dans du gingembre frais. Sa mère le râpait dans les infusions ou dans les jus. Enfin, il avait forcément dû essayer. Plus jeune, il avait une passion pour mettre tout ce qui lui tombait dans la bouche. Terre et racine compris.
“J’sais pas… le goût probablement… passé le côté qui pique, je trouve que c’est plutôt bon…”
Ses pieds continuaient d’avancer dans un mouvement réticent. Comme si en ralentissant sa trajectoire, c’était le temps lui-même qu’il mettait en suspens. Enfin, il aurait bien aimé.
“Hum… j’crois que j’ai goûté moins de bonbons moldus… mes mères sont pas toujours d’accord… Lucy, ma mère moldue… elle veut pas que j’mange des trucs transformés… mais euhm… Elie dit que dans les bonbons sorciers, il y a pas toutes ces saloperies moldues chimiques… et ‘fin… du coup j’insiste pas trop quoi…”
Sans compter tout le sucre qui n’était absolument pas nécessaire à sa croissance ni à sa bonne santé. Et si les deux mamans tombaient d’accord la plupart du temps, certains sujets étaient parfois à l’origine de frictions. Probablement juste un prétexte pour un choc culturel dont il était parfois difficile de faire complètement abstraction malgré toute la bonne volonté.
Le visage du garçon s’assombrit légèrement en pensant à ces instants de conflits. Mais surtout aux paroles particulièrement blessantes qu’il avait eu pour sa mère quelques jours plus tôt. Distrait par sa propre culpabilité, il ne releva la remarque de la jeune fille concernant les cartes de chocogrenouille. Ni l’excès de prudence qui teinta le ton de sa voix. Se cacher, il en avait trop l’habitude pour que ce soit quelque chose de réellement notable.
Il raccrocha le fil de la conversation alors que la demoiselle faisait l’exposé de ses traditions. Son quotidien à lui n’en manquait pas. Et il aimait la manière dont ses mères s’appropriaient certains us et coutumes pour les faire leurs. À la sauce Stevens, comme elles disaient. Pourtant parfois, il se surprenait à souhaiter faire partie de quelque chose de plus grand, d’une communauté qui transcenderait les limites de sa simple famille.
“T’en as déjà vu des Leprechauns ? Moi j’ai déjà vu des fées et des doxys, mais des farfadets, jamais…”
Chassez le naturel et il revenait au galop. Ernest adorait les créatures magiques qui avait largement peuplé ses contes d’enfant. Mais il avait croisé probablement plus de renards, de musaraignes ou de rouge-queues dans les rues de Londres que de niffleurs, de croups ou de focifères. Probablement quelques noueux mais pas assez pour arriver à faire la différence avec un simple hérisson.
Ernest releva légèrement la tête et aperçu la structure robuste de briques de la porte du Lion qui s’imposait face à eux. À son sommet trônait une sculpture de l’animal qui, malgré sa position couchée, donnait une impression de puissance et de noblesse. Il pensa pour lui-même qu’il avait rarement vu de serpent représenter de telles valeurs. Jamais en fait. Un sourire timide accroché à la commissure des lèvres, il fit un geste en direction de la porte en fer forgée pour inviter Eileen à passer en premier. Ça y est. C’était la fin.
“Euhm… je… mon métro est là-bas…”
Ernest retrouvait cette posture un peu gauche et timide, ses mains fourrées dans ses poches. Comme si passé les portes de Kew Garden, il était devenu quelqu’un d’autre le temps d’une journée. Comme si ce sanctuaire avait fait tomber toutes ses barrières l’espace de quelques instants. Ou peut-être que c’était elle.
“Du coup, tu… tu m’écriras… pour… me dire que t’es bien rentrée…”
Chez elle en Irlande, ou peut-être juste chez ses grands-parents à Londres. Dès qu’elle en aurait envie. Il espérait le plus tôt possible et nulle doute qu’il continuerait à guetter l’arrivée de Ybou depuis le toit de son appartement.
“Et puis aussi… ‘fin… si t’as des questions sur les plantes carnivores… des trucs qui sont pas claires… ‘fin… je suis pas un expert mais… j’m’y connais quand même un peu… et ma mère aussi…”
Le voilà qui se remettait à tanguer de gauche à droite tel le mât d’un rafiot balancé par le vent, incertain de la direction à prendre.
“Bin euh… ça reste du gingembre, quoi… mais euh, nan… avec le sucre et tout, ça pique toujours un peu… mais pas autant que celui des restaurants… c’est du gingembre confit au vinaigre du coup… bin ça reste fort… comme s’il était frais…”
Le petit brun essayait de faire la chasse aux souvenirs et tentait de se rappeler s’il avait déjà croqué dans du gingembre frais. Sa mère le râpait dans les infusions ou dans les jus. Enfin, il avait forcément dû essayer. Plus jeune, il avait une passion pour mettre tout ce qui lui tombait dans la bouche. Terre et racine compris.
“J’sais pas… le goût probablement… passé le côté qui pique, je trouve que c’est plutôt bon…”
Ses pieds continuaient d’avancer dans un mouvement réticent. Comme si en ralentissant sa trajectoire, c’était le temps lui-même qu’il mettait en suspens. Enfin, il aurait bien aimé.
“Hum… j’crois que j’ai goûté moins de bonbons moldus… mes mères sont pas toujours d’accord… Lucy, ma mère moldue… elle veut pas que j’mange des trucs transformés… mais euhm… Elie dit que dans les bonbons sorciers, il y a pas toutes ces saloperies moldues chimiques… et ‘fin… du coup j’insiste pas trop quoi…”
Sans compter tout le sucre qui n’était absolument pas nécessaire à sa croissance ni à sa bonne santé. Et si les deux mamans tombaient d’accord la plupart du temps, certains sujets étaient parfois à l’origine de frictions. Probablement juste un prétexte pour un choc culturel dont il était parfois difficile de faire complètement abstraction malgré toute la bonne volonté.
Le visage du garçon s’assombrit légèrement en pensant à ces instants de conflits. Mais surtout aux paroles particulièrement blessantes qu’il avait eu pour sa mère quelques jours plus tôt. Distrait par sa propre culpabilité, il ne releva la remarque de la jeune fille concernant les cartes de chocogrenouille. Ni l’excès de prudence qui teinta le ton de sa voix. Se cacher, il en avait trop l’habitude pour que ce soit quelque chose de réellement notable.
Il raccrocha le fil de la conversation alors que la demoiselle faisait l’exposé de ses traditions. Son quotidien à lui n’en manquait pas. Et il aimait la manière dont ses mères s’appropriaient certains us et coutumes pour les faire leurs. À la sauce Stevens, comme elles disaient. Pourtant parfois, il se surprenait à souhaiter faire partie de quelque chose de plus grand, d’une communauté qui transcenderait les limites de sa simple famille.
“T’en as déjà vu des Leprechauns ? Moi j’ai déjà vu des fées et des doxys, mais des farfadets, jamais…”
Chassez le naturel et il revenait au galop. Ernest adorait les créatures magiques qui avait largement peuplé ses contes d’enfant. Mais il avait croisé probablement plus de renards, de musaraignes ou de rouge-queues dans les rues de Londres que de niffleurs, de croups ou de focifères. Probablement quelques noueux mais pas assez pour arriver à faire la différence avec un simple hérisson.
Ernest releva légèrement la tête et aperçu la structure robuste de briques de la porte du Lion qui s’imposait face à eux. À son sommet trônait une sculpture de l’animal qui, malgré sa position couchée, donnait une impression de puissance et de noblesse. Il pensa pour lui-même qu’il avait rarement vu de serpent représenter de telles valeurs. Jamais en fait. Un sourire timide accroché à la commissure des lèvres, il fit un geste en direction de la porte en fer forgée pour inviter Eileen à passer en premier. Ça y est. C’était la fin.
“Euhm… je… mon métro est là-bas…”
Ernest retrouvait cette posture un peu gauche et timide, ses mains fourrées dans ses poches. Comme si passé les portes de Kew Garden, il était devenu quelqu’un d’autre le temps d’une journée. Comme si ce sanctuaire avait fait tomber toutes ses barrières l’espace de quelques instants. Ou peut-être que c’était elle.
“Du coup, tu… tu m’écriras… pour… me dire que t’es bien rentrée…”
Chez elle en Irlande, ou peut-être juste chez ses grands-parents à Londres. Dès qu’elle en aurait envie. Il espérait le plus tôt possible et nulle doute qu’il continuerait à guetter l’arrivée de Ybou depuis le toit de son appartement.
“Et puis aussi… ‘fin… si t’as des questions sur les plantes carnivores… des trucs qui sont pas claires… ‘fin… je suis pas un expert mais… j’m’y connais quand même un peu… et ma mère aussi…”
Le voilà qui se remettait à tanguer de gauche à droite tel le mât d’un rafiot balancé par le vent, incertain de la direction à prendre.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Eileen écouta attentivement la description qu'Ernest faisait du gingembre. Elle hocha la tête signifiant qu'elle entendait ses explications et ses arguments. Après tout, tous les goûts étaient dans la nature.
Elle n'aimait pas quand ca piquait et n'avait jamais vraiment apprécié le goût du gingembre frais. C'était donc presque certain qu'elle n'apprécierait pas la friandise en forme de triton. Pour autant, c'était la sucrerie préférée du garçon et pour le comprendre, elle se devait d'y goûter. Mais pas tout de suite ! Elle ferait l'expérience seule, sans son regard inquisiteur et sans piocher dans le sac de sucreries de son ami, ne voulant pas lui enlever la moindre chose qu'il aimait de sous la dent !
Puis, il expliqua connaitre plutôt les bonbons sorciers. Il fallait avouer qu'elle même, élevée plutôt du côté moldu, était bien en peine d'en nommer quelques uns et que même si elle avait dû en énumérer plusieurs du côté des moldus, elle n'était pas certaine que cela tienne sur une main !
Autant, les friandises très peu pour elle, autant elle se jetait sur les chocolats quand elle pouvait. Elle lança en riant :
- "J'ai l'impression qu'on est un peu incontrôlable toi avec les sucreries et moi avec le chocolat ! "
Elle préférait le chocolat au lait mais ne disait pas non à du noir ou du blanc. L'avantage du noir était qu'avec un carré, elle était rassasiée de chocolat. Avec le blanc, elle se retrouvait rapidement saturée par le gras qui en sortait. Mais un bon chocolat au lait ! C'était bien trop délicieux pour cette Terre ! C'était un petit goût de paradis !
Lorsqu'elle évoqua la St Patrick, la conversation dériva très naturellement sur les créatures magiques :
- "Et bien, non ! Les seules créatures magiques que j'ai vu, ce sont celles de l'école. "
Forcément, vivre dans un monde moldu ne permettait pas vraiment de croiser des créatures sorcières. Elle n'avait en fin de compte découvert leur existence qu'en rejoignant Poudlard. Elle ne se doutait pas qu'en allant dans le fameux internat, elle apprendrait des choses qui n'étaient pas en lien avec le maniement de sa baguette mais qui englobait bien plus dans un vaste ensemble le monde de la magie. Elle découvrait en fin de compte ce qu'un sorcier devait savoir et peignait ainsi le tableau de son futur au fur à mesure de ses années d'apprentissage.
Elle eut une pointe de regret quand il lui déclara que sa bouche de métro était un peu plus loin. Elle opina. Elle aussi devait reprendre le métro. Peut-être que leur chemin ne se séparaient pas encore... est-ce qu'il prendrait la même ligne, la même direction qu'elle ?
En tout cas, elle sourit en le voyant lui réclamer une lettre.
- "Tu n'es pas prêt à recevoir tout le courrier que je vais t'écrire cet été ! Affute bien ta plume !"
Elle l'avait dit avec une pointe d'humour mais elle était sérieuse. Ils avaient trouvé en cette journée des instants merveilleux. Il était hors de question que l'irlandaise laisse passer les jours des vacances sans échanger avec Ernest au moins une fois par semaine !
- "On y va ?" désigna-t-elle la bouche de métro avec un sourire. Et elle l'entraina, laissant derrière eux le lieu d'une journée chargée d'émotions et à jamais dans son cœur.
557
Fin du RP pour Eileen
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Elle n'aimait pas quand ca piquait et n'avait jamais vraiment apprécié le goût du gingembre frais. C'était donc presque certain qu'elle n'apprécierait pas la friandise en forme de triton. Pour autant, c'était la sucrerie préférée du garçon et pour le comprendre, elle se devait d'y goûter. Mais pas tout de suite ! Elle ferait l'expérience seule, sans son regard inquisiteur et sans piocher dans le sac de sucreries de son ami, ne voulant pas lui enlever la moindre chose qu'il aimait de sous la dent !
Puis, il expliqua connaitre plutôt les bonbons sorciers. Il fallait avouer qu'elle même, élevée plutôt du côté moldu, était bien en peine d'en nommer quelques uns et que même si elle avait dû en énumérer plusieurs du côté des moldus, elle n'était pas certaine que cela tienne sur une main !
Autant, les friandises très peu pour elle, autant elle se jetait sur les chocolats quand elle pouvait. Elle lança en riant :
- "J'ai l'impression qu'on est un peu incontrôlable toi avec les sucreries et moi avec le chocolat ! "
Elle préférait le chocolat au lait mais ne disait pas non à du noir ou du blanc. L'avantage du noir était qu'avec un carré, elle était rassasiée de chocolat. Avec le blanc, elle se retrouvait rapidement saturée par le gras qui en sortait. Mais un bon chocolat au lait ! C'était bien trop délicieux pour cette Terre ! C'était un petit goût de paradis !
Lorsqu'elle évoqua la St Patrick, la conversation dériva très naturellement sur les créatures magiques :
- "Et bien, non ! Les seules créatures magiques que j'ai vu, ce sont celles de l'école. "
Forcément, vivre dans un monde moldu ne permettait pas vraiment de croiser des créatures sorcières. Elle n'avait en fin de compte découvert leur existence qu'en rejoignant Poudlard. Elle ne se doutait pas qu'en allant dans le fameux internat, elle apprendrait des choses qui n'étaient pas en lien avec le maniement de sa baguette mais qui englobait bien plus dans un vaste ensemble le monde de la magie. Elle découvrait en fin de compte ce qu'un sorcier devait savoir et peignait ainsi le tableau de son futur au fur à mesure de ses années d'apprentissage.
Elle eut une pointe de regret quand il lui déclara que sa bouche de métro était un peu plus loin. Elle opina. Elle aussi devait reprendre le métro. Peut-être que leur chemin ne se séparaient pas encore... est-ce qu'il prendrait la même ligne, la même direction qu'elle ?
En tout cas, elle sourit en le voyant lui réclamer une lettre.
- "Tu n'es pas prêt à recevoir tout le courrier que je vais t'écrire cet été ! Affute bien ta plume !"
Elle l'avait dit avec une pointe d'humour mais elle était sérieuse. Ils avaient trouvé en cette journée des instants merveilleux. Il était hors de question que l'irlandaise laisse passer les jours des vacances sans échanger avec Ernest au moins une fois par semaine !
- "On y va ?" désigna-t-elle la bouche de métro avec un sourire. Et elle l'entraina, laissant derrière eux le lieu d'une journée chargée d'émotions et à jamais dans son cœur.
557
Fin du RP pour Eileen
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Si Ernest semblait avoir une certaine passion pour les sucreries, il n’était de loin pas un expert. D’ailleurs son engouement était peut-être renforcé par le fait qu’il n’y avait pas droit. Ou très peu. Il avait tout de même pu mettre la main sur une certaine quantité de friandises depuis son arrivée à Poudlard. Ce qui ne s’était pas toujours très bien terminé. Une leçon que le petit Serpentard avait du mal à retenir malgré les multiples indigestions et les nombreux passages à l’infirmerie.
“J’aime beaucoup le chocolat aussi… surtout dans les pâtisseries… mon Pops, il fait une mousse complètement dingue…”
Dans sa tête, le garçon passait déjà en revue toutes les douceurs qu’avait pu confectionner son grand-père se demandant si elles seraient du goût de la demoiselle. Et surtout, les recettes qu’il était capable de reproduire lui-même. Savait-on jamais.
“Celui des chocogrenouilles est pas dingue… mais c’est pour la carte que les gens les achètent…”
L’adolescent écouta sa camarade avec attention. Il s’intéressait facilement à n’importe quoi car il était capable de faire des ponts avec la magie à propos de n’importe quel sujet. Et puis il aimait bien les histoires. La culture, c’était un peu comme un grand livre qui continuait à s’écrire.
“Avec un peu de chance, peut-être qu’il y en aura un jour dans le cours de Soin aux créatures magiques… Enfin, il y a déjà eu pleins de trucs hypers cools durant l’année… j’ai hâte de voir quels nouveaux pensionnaires l’école accueillera l’année prochaine…”
Il semblait bien que c’était un sujet de plus qui rapprocherait les deux adolescents. S’ils ne s’y étaient pas souvent croisé, le garçon pouvait tout de même déduire qu’Eileen se rendait dans la zone du Professeur Dawson de manière régulière.
Face à la promesse de correspondance de la jeune fille, le gamin ne put se retenir de rougir encore un peu plus si c’était possible. Malgré sa réserve et ses gestes maladroits, Ernest était pris d’une envie sincère de rester connecté à la Serdaigle. L’espace de quelques heures, il s’était senti valorisé, en confiance avec Eileen. Un sentiment de sérénité qu’il espérait inconsciemment prolongé à travers de cet échange de lettres. Et d’une certaine manière, cet engagement adoucissait un peu la séparation à venir.
Tout en acquiesçant, il se laissa alors entraîner en douceur et en silence, son éternel sourire timide accroché à la commissure de ses lèvres. C’était peut-être la fin de la journée, mais c’était indéniablement le début d’une amitié profonde et sincère.
“J’aime beaucoup le chocolat aussi… surtout dans les pâtisseries… mon Pops, il fait une mousse complètement dingue…”
Dans sa tête, le garçon passait déjà en revue toutes les douceurs qu’avait pu confectionner son grand-père se demandant si elles seraient du goût de la demoiselle. Et surtout, les recettes qu’il était capable de reproduire lui-même. Savait-on jamais.
“Celui des chocogrenouilles est pas dingue… mais c’est pour la carte que les gens les achètent…”
L’adolescent écouta sa camarade avec attention. Il s’intéressait facilement à n’importe quoi car il était capable de faire des ponts avec la magie à propos de n’importe quel sujet. Et puis il aimait bien les histoires. La culture, c’était un peu comme un grand livre qui continuait à s’écrire.
“Avec un peu de chance, peut-être qu’il y en aura un jour dans le cours de Soin aux créatures magiques… Enfin, il y a déjà eu pleins de trucs hypers cools durant l’année… j’ai hâte de voir quels nouveaux pensionnaires l’école accueillera l’année prochaine…”
Il semblait bien que c’était un sujet de plus qui rapprocherait les deux adolescents. S’ils ne s’y étaient pas souvent croisé, le garçon pouvait tout de même déduire qu’Eileen se rendait dans la zone du Professeur Dawson de manière régulière.
Face à la promesse de correspondance de la jeune fille, le gamin ne put se retenir de rougir encore un peu plus si c’était possible. Malgré sa réserve et ses gestes maladroits, Ernest était pris d’une envie sincère de rester connecté à la Serdaigle. L’espace de quelques heures, il s’était senti valorisé, en confiance avec Eileen. Un sentiment de sérénité qu’il espérait inconsciemment prolongé à travers de cet échange de lettres. Et d’une certaine manière, cet engagement adoucissait un peu la séparation à venir.
Tout en acquiesçant, il se laissa alors entraîner en douceur et en silence, son éternel sourire timide accroché à la commissure de ses lèvres. C’était peut-être la fin de la journée, mais c’était indéniablement le début d’une amitié profonde et sincère.
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FIN
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -