Une nièce pour le dessert
Lundi 27 décembre 2049 — fin de journée
Chaudron Baveur
Ils sont étonnés de me voir, je le lis sur leur visage. Choqués correspondrait davantage, sans nul doute. Le sourire de Zakary dégringole de ses lèvres, Natanaël devient livide et les sourcils d'Aodren se lèvent très haut sur son front. Quand nous arrivons près de la table qu'ils ont choisie, leurs yeux se tournent vers Narym en quête d'une explication. Celui-ci est trop euphorique pour remarquer leur trouble. Il dit : « J'amène une surprise ! » en me désignant et cela doit bien faire l'affaire car il ne semble pas avoir l'intention d'ajouter quoi que ce soit. Nous nous glissons sur le banc libre. Un silence gênant s'étire sur quelques secondes avant que les garçons ne laissent exploser leur joie.
Il faut dire que je n'avais aucune intention de venir. Quand je suis rentrée à la maison ce soir, Narym m'attendait. Sourire géant sur les lèvres, ses yeux ambrés bordés de larmes. En général, les larmes ne vont pas avec les sourires. Je me suis figée dans l'entrée, la main sur la poignée de la porte. Si j'avais pu, je serais repartie à toute vitesse, mais Narym m'a devancée.
« J'ai reçu un courrier ! » s'est-il exclamé.
De fait, il avait une enveloppe dans les mains.
« Je vois ça, ai-je dit prudemment, sous-entendant : et en quoi ça me concerne ?
— C'est le Havre, Aelle. J'ai... J'ai reçu une réponse du Havre des petits mages. »
Mon cœur est brutalement tombé au fond de mon corps. Narym et moi ne parlons jamais du "Havre". À raison, d'ailleurs. À chaque fois que le sujet est évoqué, pas de notre fait donc, un silence tendu s'invite dans la conversation. La faute de Gabrielle qui met les pieds dans le plat. Mais à part quand la copine de mon frère parle de ce qu'il ne faut pas, le sujet n'est jamais évoqué ou ne serait-ce que pensé. C'est tabou ; j'en ai fait un tabou.
Je n'ai aucune envie d'entendre parler du projet d'adoption de Narym. Le fait qu'il en ait parlé tout à coup n'augurait rien de bon. Il m'a fallu quelques minutes encore pour réaliser ce que signifiait exactement "recevoir une réponse" de l'agence d'adoption. Il m'y a aidé en traversant le salon à grands pas pour me fourrer le courrier dans les mains ; sa voix était étrange et j'ai compris qu'il avait la gorge nouée par l'émotion.
« Ils m'ont attribué... Enfin trouvé... Enfin, je ne sais pas comment dire... »
Devant cette fabuleuse éloquence, j'ai levé les yeux au ciel et froncé les sourcils parce que ça me paraissait évident que toute cette affaire allait me déplaire. J'ai reconnu dans le coin gauche de la lettre le logo de l'agence que j'avais aperçu il y un plus d'un an, avant même que je sache ce que fomentait mon grand-frère derrière mon dos. Narym s'est mis à parler en même temps que je lisais. Il m'a noyé sous une vague d'informations.
Je crois que j'étais sous le choc quand j'ai accepté d'aller fêter la nouvelle avec nos frères. J'avais encore en tête le fait que quelque part dans le pays une gamine de deux ou trois ans (ou quatre, cinq, peut-être ?) l'attendait lui, son père. Son prénom était écrit sur le papier à l'encre noire et épaisse. Mac... Mar... Mackensie ? Mary ? Marcy, peut-être ? Ou Mandy ? Peut-être que la première lettre n'est pas un M et que je me fais des idées. J'ai lu le nom, j'ai lu "petite fille", j'ai lu "vous pourrez la rencontrer au terme d'un prochain rendez-vous. Veuillez nous contacter avant le...". Les mots se sont mélangés sous mes yeux. Une fille. Ma gorge était nouée quand Narym m'a posé la question :
« Je l'ai reçue ce matin. Papa et maman ne sont pas disponibles, mais je vais fêter ça avec les garçons. J'aimerais que tu viennes. Tu en as envie ? »
Une fille. À cet instant, je n'étais plus capable de réfléchir ni même de penser. J'avais l'impression qu'on me clouait le cœur. Alors j'ai dit :
« Ouais. »
Narym a cru que ma voix était déformée par l'émotion. Oui, c'était l'émotion. Mais pas celle qu'il pensait. Cela explique pourquoi je suis assise dans ce bar, entourée de mes quatre frères.
« Vous v'lez boire autre chose ? » marmonné-je d'une voix pâteuse en m'efforçant d'accommoder sur les autres.
Hilares, ceux-ci se tournent à peine vers moi. Je ne sais pas ce qui les fait rire, mais ils rient aux éclats en se tenant par l'épaule. Narym a les joues rouges, le sourire timide. Il est au centre de l'attention. Le futur papa, l'heureux futur papa. Je crois qu'il me faut un autre verre. Je n'attends pas leur réponse, je me lève maladroitement. Mon corps est lourd, mes membres gourds. J'ai les pensées embourbées par l'alcool ; je ne sais pas depuis combien de temps nous sommes ici. Dès notre arrivée, nous avons commandé une première tournée, offerte par Zakary pour fêter "la grande nouvelle". Puis nous en avons pris une seconde, offerte par Natanaël pour fêter "notre nièce". Puis Aodren a insisté pour en payer une troisième alors que les sourires étaient déjà trop grands, les joues trop rouges et les voix trop fortes. Pour fêter le "papa génial que sera Narym". Ce dernier n'a pas pensé à refuser, à croire qu'on ne refuse rien quand est heureux.
Une fois debout, je me rappelle que je suis leur sœur, que j'existe dans cette famille, que cette nièce sera également la mienne. J'ai définitivement besoin d'un verre de plus, parce que mon estomac se noue à cette simple idée et que la tristesse que je ressens est encore trop forte, malgré tout ce que j'ai bu jusqu'ici. Puisque je me souviens que je fais partie de cette famille, je me sens forcée de marmonner avec ma voix qui ne sait plus articuler, la main écrasée sur la table en bois pour garder mon équilibre.
« Cinquième tournée, insisté-je jusqu'à capter le regard de mes quatre frères. Vous v'lez quoi ?
— C'est la quatrième, pas la cinquième ! s'esclaffe Zakary, son rire comme un coup de tonnerre.
— C'est toi la cinquième d'entre nous, » renchérit Aodren en gloussant.
Étonnamment, c'est Narym le plus raisonnable. Je croise son regard d'ambre quand il passe la main dans ses cheveux longs pour les ramener en arrière. Il plonge la main dans la poche intérieure de sa cape.
« Non att-attends, baragouine-t-il, c'est pour moi, elle est pour moi celle-là. »
Ce n'est pas une crise de culpabilité qui me force à l'interrompre et encore moins une crise de gentillesse.
« Non, répliqué-je parce que je lui en veux sans réellement savoir pourquoi et que je n'ai pas envie qu'il se montre bienveillant avec moi. Je l'offre.
— Owh ! braille Zakary en brandissant sa chope vide. Aelle paye sa tournée ! La même pour moi, 'tite sœur.
— Moi comme Zak, intervient d'une voix réservée Natanaël dont l'humeur semble hermétique à la moindre goutte d'alcool dès qu'il s'adresse à moi.
— Allez, pour moi aussi, » glousse Aodren qui semble avoir oublié comment s'exprimer sans rire.
Mon regard flou croise celui de Narym, en attente de sa commande. Mais il n'a pas le temps d'ouvrir la bouche que Zakary se lève pour se pencher vers moi. Je me crispe quand sa grande main se pose sur mon épaule. Il me murmure quelque chose à l'oreille et son haleine alcoolisée me fait froncer le nez. Je m'éloigne de la table dès qu'il me lâche. Il m'a chuchoté une boisson pour notre grand-frère et s'empresse désormais de lui expliquer qu'il n'a pas le choix de sa commande — cela semble de le faire beaucoup rire, même si je ne comprends pas pourquoi.
Les commandes en tête, je me dirige vers le comptoir d'une démarche chaloupée. Je ne sais pas pourquoi j'ai voulu offrir cette tournée. Je n'ai pas beaucoup d'argent et trop de projets en tête pour pouvoir le dépenser d'une façon aussi dérisoire. Je m'accoude au comptoir collant, le cœur au bord des lèvres, les coudes plantés dans le bois, la tête entre les mains, les yeux fermés.
« 'Fais chier, » gémis-je en me massant les tempes.
Je profite du calme relatif de l'endroit pour inspirer et expirer profondément. Mes frères sont bruyants, ils parlent beaucoup, souvent pour ne rien dire. Ils rient fort, parlent fort et ne font que répéter la même chose : ils parlent de leur bonheur, de l'enfant à venir, du statut de père de notre frère. Ils parlent d'une vie qui n'existe pas encore. Et je ne veux pas la voir exister, jamais, jamais. Quand arrivera-t-elle ? Je n'ai pas osé demander. Je n'ai pas envie de savoir quand est-ce que je devrais quitter ma chambre chez Narym, pas envie de savoir ce que je deviendrais quand l’intruse sera là. Une fille ! Il va avoir une fille ! Mon corps s'alourdit.
Je tire sur les muscles de mon cou pour lever la tête ; ma tête pèse une demi-tonne. Mon regard flou fouille l'horizon remplit de bouteilles qui s'offre à moi. Je dois commander maintenant, sans attendre. Sans en avoir conscience, je pose une fesse sur un tabouret disponible et m'avachis contre le bar. Mon cœur tape fort contre ma cage thoracique.
« Maaa-ckeeen-zie, » ahané-je à mi-voix en étirant exagérément le prénom qui ne sera peut-être même pas celui de l'autre.
Et de glousser alors que je ne trouve pas cela marrant du tout.
« Un... Un vrai prénom merdique, » chuchoté-je.
Je ferme de nouveau les yeux pour me soustraire à l'image du bar qui tangue devant moi, il tangue comme si j'étais sur un bateau en pleine mer. Je ne suis jamais montée sur un bateau, mais j'imagine que ça me ferait cet effet-là. L'impression de tanguer à droite, à gauche, à droite, à gauche, et jamais ça ne s'arrête.
Chaudron Baveur
Ils sont étonnés de me voir, je le lis sur leur visage. Choqués correspondrait davantage, sans nul doute. Le sourire de Zakary dégringole de ses lèvres, Natanaël devient livide et les sourcils d'Aodren se lèvent très haut sur son front. Quand nous arrivons près de la table qu'ils ont choisie, leurs yeux se tournent vers Narym en quête d'une explication. Celui-ci est trop euphorique pour remarquer leur trouble. Il dit : « J'amène une surprise ! » en me désignant et cela doit bien faire l'affaire car il ne semble pas avoir l'intention d'ajouter quoi que ce soit. Nous nous glissons sur le banc libre. Un silence gênant s'étire sur quelques secondes avant que les garçons ne laissent exploser leur joie.
Il faut dire que je n'avais aucune intention de venir. Quand je suis rentrée à la maison ce soir, Narym m'attendait. Sourire géant sur les lèvres, ses yeux ambrés bordés de larmes. En général, les larmes ne vont pas avec les sourires. Je me suis figée dans l'entrée, la main sur la poignée de la porte. Si j'avais pu, je serais repartie à toute vitesse, mais Narym m'a devancée.
« J'ai reçu un courrier ! » s'est-il exclamé.
De fait, il avait une enveloppe dans les mains.
« Je vois ça, ai-je dit prudemment, sous-entendant : et en quoi ça me concerne ?
— C'est le Havre, Aelle. J'ai... J'ai reçu une réponse du Havre des petits mages. »
Mon cœur est brutalement tombé au fond de mon corps. Narym et moi ne parlons jamais du "Havre". À raison, d'ailleurs. À chaque fois que le sujet est évoqué, pas de notre fait donc, un silence tendu s'invite dans la conversation. La faute de Gabrielle qui met les pieds dans le plat. Mais à part quand la copine de mon frère parle de ce qu'il ne faut pas, le sujet n'est jamais évoqué ou ne serait-ce que pensé. C'est tabou ; j'en ai fait un tabou.
Je n'ai aucune envie d'entendre parler du projet d'adoption de Narym. Le fait qu'il en ait parlé tout à coup n'augurait rien de bon. Il m'a fallu quelques minutes encore pour réaliser ce que signifiait exactement "recevoir une réponse" de l'agence d'adoption. Il m'y a aidé en traversant le salon à grands pas pour me fourrer le courrier dans les mains ; sa voix était étrange et j'ai compris qu'il avait la gorge nouée par l'émotion.
« Ils m'ont attribué... Enfin trouvé... Enfin, je ne sais pas comment dire... »
Devant cette fabuleuse éloquence, j'ai levé les yeux au ciel et froncé les sourcils parce que ça me paraissait évident que toute cette affaire allait me déplaire. J'ai reconnu dans le coin gauche de la lettre le logo de l'agence que j'avais aperçu il y un plus d'un an, avant même que je sache ce que fomentait mon grand-frère derrière mon dos. Narym s'est mis à parler en même temps que je lisais. Il m'a noyé sous une vague d'informations.
Je crois que j'étais sous le choc quand j'ai accepté d'aller fêter la nouvelle avec nos frères. J'avais encore en tête le fait que quelque part dans le pays une gamine de deux ou trois ans (ou quatre, cinq, peut-être ?) l'attendait lui, son père. Son prénom était écrit sur le papier à l'encre noire et épaisse. Mac... Mar... Mackensie ? Mary ? Marcy, peut-être ? Ou Mandy ? Peut-être que la première lettre n'est pas un M et que je me fais des idées. J'ai lu le nom, j'ai lu "petite fille", j'ai lu "vous pourrez la rencontrer au terme d'un prochain rendez-vous. Veuillez nous contacter avant le...". Les mots se sont mélangés sous mes yeux. Une fille. Ma gorge était nouée quand Narym m'a posé la question :
« Je l'ai reçue ce matin. Papa et maman ne sont pas disponibles, mais je vais fêter ça avec les garçons. J'aimerais que tu viennes. Tu en as envie ? »
Une fille. À cet instant, je n'étais plus capable de réfléchir ni même de penser. J'avais l'impression qu'on me clouait le cœur. Alors j'ai dit :
« Ouais. »
Narym a cru que ma voix était déformée par l'émotion. Oui, c'était l'émotion. Mais pas celle qu'il pensait. Cela explique pourquoi je suis assise dans ce bar, entourée de mes quatre frères.
« Vous v'lez boire autre chose ? » marmonné-je d'une voix pâteuse en m'efforçant d'accommoder sur les autres.
Hilares, ceux-ci se tournent à peine vers moi. Je ne sais pas ce qui les fait rire, mais ils rient aux éclats en se tenant par l'épaule. Narym a les joues rouges, le sourire timide. Il est au centre de l'attention. Le futur papa, l'heureux futur papa. Je crois qu'il me faut un autre verre. Je n'attends pas leur réponse, je me lève maladroitement. Mon corps est lourd, mes membres gourds. J'ai les pensées embourbées par l'alcool ; je ne sais pas depuis combien de temps nous sommes ici. Dès notre arrivée, nous avons commandé une première tournée, offerte par Zakary pour fêter "la grande nouvelle". Puis nous en avons pris une seconde, offerte par Natanaël pour fêter "notre nièce". Puis Aodren a insisté pour en payer une troisième alors que les sourires étaient déjà trop grands, les joues trop rouges et les voix trop fortes. Pour fêter le "papa génial que sera Narym". Ce dernier n'a pas pensé à refuser, à croire qu'on ne refuse rien quand est heureux.
Une fois debout, je me rappelle que je suis leur sœur, que j'existe dans cette famille, que cette nièce sera également la mienne. J'ai définitivement besoin d'un verre de plus, parce que mon estomac se noue à cette simple idée et que la tristesse que je ressens est encore trop forte, malgré tout ce que j'ai bu jusqu'ici. Puisque je me souviens que je fais partie de cette famille, je me sens forcée de marmonner avec ma voix qui ne sait plus articuler, la main écrasée sur la table en bois pour garder mon équilibre.
« Cinquième tournée, insisté-je jusqu'à capter le regard de mes quatre frères. Vous v'lez quoi ?
— C'est la quatrième, pas la cinquième ! s'esclaffe Zakary, son rire comme un coup de tonnerre.
— C'est toi la cinquième d'entre nous, » renchérit Aodren en gloussant.
Étonnamment, c'est Narym le plus raisonnable. Je croise son regard d'ambre quand il passe la main dans ses cheveux longs pour les ramener en arrière. Il plonge la main dans la poche intérieure de sa cape.
« Non att-attends, baragouine-t-il, c'est pour moi, elle est pour moi celle-là. »
Ce n'est pas une crise de culpabilité qui me force à l'interrompre et encore moins une crise de gentillesse.
« Non, répliqué-je parce que je lui en veux sans réellement savoir pourquoi et que je n'ai pas envie qu'il se montre bienveillant avec moi. Je l'offre.
— Owh ! braille Zakary en brandissant sa chope vide. Aelle paye sa tournée ! La même pour moi, 'tite sœur.
— Moi comme Zak, intervient d'une voix réservée Natanaël dont l'humeur semble hermétique à la moindre goutte d'alcool dès qu'il s'adresse à moi.
— Allez, pour moi aussi, » glousse Aodren qui semble avoir oublié comment s'exprimer sans rire.
Mon regard flou croise celui de Narym, en attente de sa commande. Mais il n'a pas le temps d'ouvrir la bouche que Zakary se lève pour se pencher vers moi. Je me crispe quand sa grande main se pose sur mon épaule. Il me murmure quelque chose à l'oreille et son haleine alcoolisée me fait froncer le nez. Je m'éloigne de la table dès qu'il me lâche. Il m'a chuchoté une boisson pour notre grand-frère et s'empresse désormais de lui expliquer qu'il n'a pas le choix de sa commande — cela semble de le faire beaucoup rire, même si je ne comprends pas pourquoi.
Les commandes en tête, je me dirige vers le comptoir d'une démarche chaloupée. Je ne sais pas pourquoi j'ai voulu offrir cette tournée. Je n'ai pas beaucoup d'argent et trop de projets en tête pour pouvoir le dépenser d'une façon aussi dérisoire. Je m'accoude au comptoir collant, le cœur au bord des lèvres, les coudes plantés dans le bois, la tête entre les mains, les yeux fermés.
« 'Fais chier, » gémis-je en me massant les tempes.
Je profite du calme relatif de l'endroit pour inspirer et expirer profondément. Mes frères sont bruyants, ils parlent beaucoup, souvent pour ne rien dire. Ils rient fort, parlent fort et ne font que répéter la même chose : ils parlent de leur bonheur, de l'enfant à venir, du statut de père de notre frère. Ils parlent d'une vie qui n'existe pas encore. Et je ne veux pas la voir exister, jamais, jamais. Quand arrivera-t-elle ? Je n'ai pas osé demander. Je n'ai pas envie de savoir quand est-ce que je devrais quitter ma chambre chez Narym, pas envie de savoir ce que je deviendrais quand l’intruse sera là. Une fille ! Il va avoir une fille ! Mon corps s'alourdit.
Je tire sur les muscles de mon cou pour lever la tête ; ma tête pèse une demi-tonne. Mon regard flou fouille l'horizon remplit de bouteilles qui s'offre à moi. Je dois commander maintenant, sans attendre. Sans en avoir conscience, je pose une fesse sur un tabouret disponible et m'avachis contre le bar. Mon cœur tape fort contre ma cage thoracique.
« Maaa-ckeeen-zie, » ahané-je à mi-voix en étirant exagérément le prénom qui ne sera peut-être même pas celui de l'autre.
Et de glousser alors que je ne trouve pas cela marrant du tout.
« Un... Un vrai prénom merdique, » chuchoté-je.
Je ferme de nouveau les yeux pour me soustraire à l'image du bar qui tangue devant moi, il tangue comme si j'étais sur un bateau en pleine mer. Je ne suis jamais montée sur un bateau, mais j'imagine que ça me ferait cet effet-là. L'impression de tanguer à droite, à gauche, à droite, à gauche, et jamais ça ne s'arrête.
*
Reducio
Si jamais quelqu'un est intéressé, j'aimerais bien que ce RP soit rapide, qu'on le termine en deux ou trois semaines, que nos délais de réponses soient assez courts. J'ai fait un post un peu long pour ce départ, mais je pourrais tout à fait en faire un de 300 mots ensuite — le nombre de mot n'a aucune importance et je serai ravie d'écrire avec qui se présentera ! PJ ou PNJ, venez comme vous êtes, c'est libre pour une personne.
PJ présent
Narym Bristyle, frère / Zakary Bristyle, frère / Natanaël Bristyle, frère / Aodren Bristyle, frère
Intérêt : PNJ prétextes pour expliquer la présence d'Aelle ici
Narym Bristyle, frère / Zakary Bristyle, frère / Natanaël Bristyle, frère / Aodren Bristyle, frère
Intérêt : PNJ prétextes pour expliquer la présence d'Aelle ici
Dernière modification par Aelle Bristyle le 24 févr. 2025, 18:28, modifié 1 fois.
Une nièce pour le dessert

Andreas Gallagher, 20 ans
PNJ validé sans PJ
Andreas a finit par perdre de vue Lily et Aaron. Ou plutôt, par les semer. Parce que tout le monde sait que c'est ce qu'il fait à chaque fois. Mais personne ne dira rien. De toute manière, vous voulez dire quoi ? C'est son problème s'il se perd. Et il ne se perd jamais.
Alors il entre au Chaudron Baveur. Il peut bien s'amuser un peu. Les vacances de Noël sont toujours chargées en cousins bruyants. En général, il les aime bien. Pas au moment où ils ouvrent les cadeaux.
Et encore, cette année c'était calme. Lyam était là. De quoi plomber l'ambiance rien qu'en le voyant. C'est pas son avis, c'est celui d'Erza. Erza c'est sa petite sœur. Elle aime bien Lyam pourtant. Mais c'est vrai qu'il est déprimant.
Encore plus cette fois-ci. En temps normal, il s'amuse avec Aisling. Sa sœur à lui. Mais là ils se sont pas parlés de la semaine. Quant à savoir ce qui s'est passé. La petite dit que son frère n'est "qu'un imbécile de menteur irrespectueux". Le rouquin ne répond pas. Ce qui veut tout dire quand on le connaît un peu. Il s'en veut.
Andreas commande une Bièrraubeure. Avant de chercher un endroit pour s'assoir. Il repère quelqu'un. Une personne qu'il n'a pas vu depuis un moment en réalité. Qu'il connaît peu, c'est vraie. De réputation simplement. Aelle Bristyle. Elle avait été virée lors de la troisième année du garçon. C'est à peu près tout ce qu'il sait mais c'est déjà pas mal. Quoique Lyam lui avait raconté qu'elle s'était battue avec quelqu'un lors de la première année du petit. Enfin bref, la réputation seulement.
Néanmoins il paraît évident qu'elle a pas mal bu. Et discuter avec quelqu'un qui a un peu trop bu est toujours amusant. Surtout ceux qui sont persuadé de ne pas avoir touché à leur verre alors qu'ils son complètement saouls.
En fait, t'as deux catégories de gens bourrés. Ceux qui s'en rendent compte et ceux qui pense qu'ils sont totalement sobres. Et le garçon avait particulièrement envie de savoir à quelle catégorie appartient cette Aelle.
- Tout va bien ? Parce que ça m'a pas l'air.
Sans lui laisser trop le choix, sans même poser la question en réalité, il s'assoit sur le siège d'à côté. Ce qu'il donnerait pour avoir un petit chapeau et pour avoir fait ses études à la GEAD. Inspecteur Gadget 2.0 bonjour.
401 mots
@Aelle Bristyle, je me suis permis de poster, n'hésite pas à me dire si quelque chose ne va pas. Je ferais en sorte de répondre rapidement
4A 2050/51 | Filière Sport & Soin | PR | Commentateur de l'Ombre | L'élève Béni
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches
Une nièce pour le dessert
J'ai l'impression que les muscles de mon cou n'existent plus. Comme si ma tête, cette grosse chose lourde et bourdonnante, n'était plus rattachée à mon corps. Il y a mes quatre membres, mes jambes qui me retiennent à peine et mes bras qui m'évitent de trop m'affaler sur le bar, et il y a ma tête sur laquelle mes yeux sont fermés. Comme si elle flottait dans le vide, mais en même temps elle me parait si lourde que je me demande pourquoi elle ne retombe pas, inerte.
Je mets quelques secondes avant de comprendre que cette voix s'adresse à moi. Mais puisque la réponse que je m'attendais à entendre ne vient pas, je comprends que c'est bien à moi qu'il parle. Il est un jeune homme, c'est du moins ce que je crois voir à travers mon regard flou. Il s'assied non loin de moi comme si nous étions de vieux amis, lui et moi, comme si c'était tout à fait normal de demander à une inconnue si elle va bien. Et qu'espère-t-il que je lui réponde ? S'attend-il à ce que je lui déballe toute ma vie ?
« Et de quoi je me mêle ? »
Mon ton n'est pas aussi vindicatif que je l'espérais. En fait, c'est plus un grommellement qu'un reproche. Pour me donner un air, mais surtout pour bien montrer que je n'ai pas l'intention de parler avec lui, je fronce les sourcils. Il faut dire que c'est naturel chez moi de froncer les sourcils.
« Regardez-y à deux voix la prochaine fois, parce que ça va vraiment super bien. »
Peut-être bien que ma voix est légèrement traînante, que mes s et p sont un peu trop insistants, que les mes r sont à moitié avalés et que je balbutie légèrement. Oui, peut-être bien que j'ai la bouche pâteuse, que je dois le regarder plus que nécessaire pour réussir à rendre ma vision moins floue, et que je me sens tanguer sur mon tabouret parce que même avec les pieds bien plantés dans le sol et les bras collés au comptoir j'ai l'impression que le bateau ne cesse de cahoter. Peut-être bien, oui, mais cela signifie-t-il pour autant que je vais mal ? Non, absolument pas.
Et pourquoi irais-je mal ? Je vais être tante ! L'heureuse tante d'une petite...
« Mackensie, c'est vraaaiment un nom de merde, non ? »
Je prends à témoin le jeune homme. Puisqu'il est décidé à m'emmerder, peut-être pourrait-il me donner son avis. De toute façon, quelle autre solution ai-je ? Je n'ai pas envie de retourner tout de suite à la table pour entendre mes frères se réjouir de l'événement à venir L'événement... Autant appeler cela par son vrai nom : les soucis à venir. Oui, ils se réjouissent des millions de soucis qui me tombent sur le coin du nez. Ils s'en gorgent ! Bien sûr, ils feront des oncles parfaits. Merlin, je n'ai pas envie de penser à cela, pas du tout, pas du tout envie.
Je me redresse vaguement, sans réellement y arriver. Mes yeux partent en quête du serveur ; impatients, désespérés, même. Mais pourquoi ne revient-il donc pas avec ma commande ?! J'ai pourtant en tête toutes les boissons demandées par mes frères, ce n'est pas bien difficile de servir cinq verres, non ? J'attends, j'attends, sans me rappeler que rien ne peut arriver puisque je n'ai rien commandé.
Merci de t'être lancé, tout est super !
Je mets quelques secondes avant de comprendre que cette voix s'adresse à moi. Mais puisque la réponse que je m'attendais à entendre ne vient pas, je comprends que c'est bien à moi qu'il parle. Il est un jeune homme, c'est du moins ce que je crois voir à travers mon regard flou. Il s'assied non loin de moi comme si nous étions de vieux amis, lui et moi, comme si c'était tout à fait normal de demander à une inconnue si elle va bien. Et qu'espère-t-il que je lui réponde ? S'attend-il à ce que je lui déballe toute ma vie ?
« Et de quoi je me mêle ? »
Mon ton n'est pas aussi vindicatif que je l'espérais. En fait, c'est plus un grommellement qu'un reproche. Pour me donner un air, mais surtout pour bien montrer que je n'ai pas l'intention de parler avec lui, je fronce les sourcils. Il faut dire que c'est naturel chez moi de froncer les sourcils.
« Regardez-y à deux voix la prochaine fois, parce que ça va vraiment super bien. »
Peut-être bien que ma voix est légèrement traînante, que mes s et p sont un peu trop insistants, que les mes r sont à moitié avalés et que je balbutie légèrement. Oui, peut-être bien que j'ai la bouche pâteuse, que je dois le regarder plus que nécessaire pour réussir à rendre ma vision moins floue, et que je me sens tanguer sur mon tabouret parce que même avec les pieds bien plantés dans le sol et les bras collés au comptoir j'ai l'impression que le bateau ne cesse de cahoter. Peut-être bien, oui, mais cela signifie-t-il pour autant que je vais mal ? Non, absolument pas.
Et pourquoi irais-je mal ? Je vais être tante ! L'heureuse tante d'une petite...
« Mackensie, c'est vraaaiment un nom de merde, non ? »
Je prends à témoin le jeune homme. Puisqu'il est décidé à m'emmerder, peut-être pourrait-il me donner son avis. De toute façon, quelle autre solution ai-je ? Je n'ai pas envie de retourner tout de suite à la table pour entendre mes frères se réjouir de l'événement à venir L'événement... Autant appeler cela par son vrai nom : les soucis à venir. Oui, ils se réjouissent des millions de soucis qui me tombent sur le coin du nez. Ils s'en gorgent ! Bien sûr, ils feront des oncles parfaits. Merlin, je n'ai pas envie de penser à cela, pas du tout, pas du tout envie.
Je me redresse vaguement, sans réellement y arriver. Mes yeux partent en quête du serveur ; impatients, désespérés, même. Mais pourquoi ne revient-il donc pas avec ma commande ?! J'ai pourtant en tête toutes les boissons demandées par mes frères, ce n'est pas bien difficile de servir cinq verres, non ? J'attends, j'attends, sans me rappeler que rien ne peut arriver puisque je n'ai rien commandé.
Merci de t'être lancé, tout est super !
Une nièce pour le dessert
Cette fille fait donc partie de la catégorie de ceux qui se rendent pas compte. Après tout dépend du nombre de verres qu'elle a bu. Beaucoup apparemment. Ou en tout cas, trop.
Andreas continu de boire son propre verre tout en fixant la fille. Qui semble elle avoir du mal à en faire de même.
Sa question le surprend. Qu'est-ce qu'un prénom a à voir là dedans. Même si on ne peut pas vraiment parler de conversation, où est le rapport ? Elle n'a pas tord. Mais quand même. Et de toute manière, il ne l'avouerait pas. Lui faisait partie des gens qui aiment bien quand ils ont raison et que les autres ont tord.
Priant Merlin que cette fille soit bien celle qu'il pensait, Andreas entreprit de lui répondre.
- Ça dépend de l'âge de la personne. Et de la personne elle-même. Aelle c'est mieux je suppose ?
Un petit sourire en coin apparait sur son visage. Il est content de sa connerie et ça se voit. Quoique ce sourire risque de bien vite redescendre si la fille ne s'appelle pas comme ça.
En vérité, il ne sait pas trop quoi espérer de cette conversation. Si tant est qu'on peut appeler ça une conversation. Il lui paraît évident que la fille ne se souviendra pas de lui. Et il ne peut pas vraiment compter sur un conseil, même si ce n'est pas pour lui, à la vue de son état.
Se divertir, c'est peut-être juste ça le but. Autant y aller à fond alors.
- Mais dis-moi, qu'est-ce que tu fais ici tout seule ?
Se rendant compte qu'il l'infantilise, bien qu'elle soit réellement plus jeune que lui d'après ses souvenirs, et qu'il y ait peut de chances pour qu'elle le remarque, il se force à prendre un air sérieux en disant ça. Etre sérieux alors qu'on est mort de rire. La bonne idée.
315 mots
Andreas continu de boire son propre verre tout en fixant la fille. Qui semble elle avoir du mal à en faire de même.
Sa question le surprend. Qu'est-ce qu'un prénom a à voir là dedans. Même si on ne peut pas vraiment parler de conversation, où est le rapport ? Elle n'a pas tord. Mais quand même. Et de toute manière, il ne l'avouerait pas. Lui faisait partie des gens qui aiment bien quand ils ont raison et que les autres ont tord.
Priant Merlin que cette fille soit bien celle qu'il pensait, Andreas entreprit de lui répondre.
- Ça dépend de l'âge de la personne. Et de la personne elle-même. Aelle c'est mieux je suppose ?
Un petit sourire en coin apparait sur son visage. Il est content de sa connerie et ça se voit. Quoique ce sourire risque de bien vite redescendre si la fille ne s'appelle pas comme ça.
En vérité, il ne sait pas trop quoi espérer de cette conversation. Si tant est qu'on peut appeler ça une conversation. Il lui paraît évident que la fille ne se souviendra pas de lui. Et il ne peut pas vraiment compter sur un conseil, même si ce n'est pas pour lui, à la vue de son état.
Se divertir, c'est peut-être juste ça le but. Autant y aller à fond alors.
- Mais dis-moi, qu'est-ce que tu fais ici tout seule ?
Se rendant compte qu'il l'infantilise, bien qu'elle soit réellement plus jeune que lui d'après ses souvenirs, et qu'il y ait peut de chances pour qu'elle le remarque, il se force à prendre un air sérieux en disant ça. Etre sérieux alors qu'on est mort de rire. La bonne idée.
315 mots
4A 2050/51 | Filière Sport & Soin | PR | Commentateur de l'Ombre | L'élève Béni
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches
Une nièce pour le dessert
Où peut bien avoir disparu ce barman ? Je n'en vois plus la moindre trace. D'ailleurs, je ne me rappelle pas l'avoir déjà vu depuis que je suis arrivée au bar. Était-il là tout à l'heure ? Oui, certainement, sinon je n'aurais pas pu lui passer ma commande. Un long soupir las s'échappe d'entre mes lèvres et je pousse sur mes bras pour m'asseoir plus confortablement sur le tabouret. L'effort fait s'accélérer le rythme de mon coeur et je grimace doucement quand le monde se remet à tanguer autour de moi. J'inspire par le nez en fermant brièvement les yeux... C'est mon prénom dans la bouche de cet inconnu qui me force à les rouvrir dans la précipitation ; c'est comme si une enclume venait de me tomber sur le crâne. Mon coeur a fait un sursaut sur lui-même avant de retomber lamentablement sur le sol — enfin, s'il existait un sol à l'intérieur de moi, c'est ce qui se serait passé.
Mon regard devient soupçonneux et tout à coup je n'ai plus du tout envie de me plaindre de l'éventuel prénom de ma peut-être future foutue nièce. Je lance une œillade accusatrice à ce sorcier, cet inconnu qui ose me connaître alors que je ne sais rien de lui. J'en oublie de réellement écouter sa réponse qui n'a plus aucune importance, maintenant. Mon coeur se noue méchamment à l'intérieur de moi, et un coeur qui se noue cela n'a rien d'agréable. Si j'avais été un peu moins alcoolisée, je pense que je me serais énervée, j'aurais répliquée quelque chose de froid et de cassant. Mais je suis alcoolisée et la seule chose que je parviens à cracher d'une voix froide (ça, je réussis encore à le faire !), c'est :
« Vous me connaissez ? »
Puis subitement, je prends conscience qu'il me tutoie alors que je le vouvoie. Me tutoie-t-il parce qu'il pense que nous nous connaissons ? Mais même si lui sait qui je suis, comme moi je ne sais rien de lui cela signifie bien que nous ne nous connaissons pas. Mes lèvres se pincent. Mes mains s'agrippent au bar parce que la sensation d'être sur un bateau n'a pas disparu et que maintenant que je suis perchée tout en haut de mon tabouret j'ai l'impression que je pourrais tomber si je baissais les yeux. Je n'en ai de toute manière pas l'intention, je garde les yeux bien hauts, bien droits, plongés dans son regard à lui.
« Qu'est-c' vous en savez si je suis seule ? répliqué-je en fronçant les sourcils, le ton aussi violent que le regard que je lui lance. Et pour vous, ce s'ra "vous". On a pas élevé les veaud'lunes ensemble que je s-sache. »
Je me referme, sourcils froissés, mine agacée, épaules voûtés, le buste tourné en direction du bar pour ne plus avoir à regarder la tronche de cet inconnu. Sa présence ne m'aurait pas dérangé s'il n'avait pas utilisé mon prénom. Je déteste que l'on utilise mon prénom, et ce qui m'est encore plus insupportable c'est le fait que l'on en sache plus sur moi que ce que j'en sais sur l'autre. L'immensité de mon agacement pour un événement si banal m'étonne et j'en viens à regretter les minutes précédentes où la seule raison de mon mal-être était une gamine que je n'ai encore jamais vu. Cela dit, désormais ma colère a une cible, une cible bien réelle, bien présente. Une cible avec une voix, une existence déjà certaine. En guise de vengeance, je foudroie une nouvelle fois le garçon du regard.
Mon regard devient soupçonneux et tout à coup je n'ai plus du tout envie de me plaindre de l'éventuel prénom de ma peut-être future foutue nièce. Je lance une œillade accusatrice à ce sorcier, cet inconnu qui ose me connaître alors que je ne sais rien de lui. J'en oublie de réellement écouter sa réponse qui n'a plus aucune importance, maintenant. Mon coeur se noue méchamment à l'intérieur de moi, et un coeur qui se noue cela n'a rien d'agréable. Si j'avais été un peu moins alcoolisée, je pense que je me serais énervée, j'aurais répliquée quelque chose de froid et de cassant. Mais je suis alcoolisée et la seule chose que je parviens à cracher d'une voix froide (ça, je réussis encore à le faire !), c'est :
« Vous me connaissez ? »
Puis subitement, je prends conscience qu'il me tutoie alors que je le vouvoie. Me tutoie-t-il parce qu'il pense que nous nous connaissons ? Mais même si lui sait qui je suis, comme moi je ne sais rien de lui cela signifie bien que nous ne nous connaissons pas. Mes lèvres se pincent. Mes mains s'agrippent au bar parce que la sensation d'être sur un bateau n'a pas disparu et que maintenant que je suis perchée tout en haut de mon tabouret j'ai l'impression que je pourrais tomber si je baissais les yeux. Je n'en ai de toute manière pas l'intention, je garde les yeux bien hauts, bien droits, plongés dans son regard à lui.
« Qu'est-c' vous en savez si je suis seule ? répliqué-je en fronçant les sourcils, le ton aussi violent que le regard que je lui lance. Et pour vous, ce s'ra "vous". On a pas élevé les veaud'lunes ensemble que je s-sache. »
Je me referme, sourcils froissés, mine agacée, épaules voûtés, le buste tourné en direction du bar pour ne plus avoir à regarder la tronche de cet inconnu. Sa présence ne m'aurait pas dérangé s'il n'avait pas utilisé mon prénom. Je déteste que l'on utilise mon prénom, et ce qui m'est encore plus insupportable c'est le fait que l'on en sache plus sur moi que ce que j'en sais sur l'autre. L'immensité de mon agacement pour un événement si banal m'étonne et j'en viens à regretter les minutes précédentes où la seule raison de mon mal-être était une gamine que je n'ai encore jamais vu. Cela dit, désormais ma colère a une cible, une cible bien réelle, bien présente. Une cible avec une voix, une existence déjà certaine. En guise de vengeance, je foudroie une nouvelle fois le garçon du regard.
Une nièce pour le dessert
Et pan ! Quoi de plus drôle que de s'amuser à déstabiliser quand on a vingt ans et qu'on est un parfait inconnu pour tout le monde ? Parce que dans la catégorie "je te connais mais pas toi", Andreas est plutôt calé. Faute à ses cousins qui connaissent tous des gens. Alors que lui, pauvre associable il n'y a encore pas si longtemps, ne connait personne de lui même.
Mais quoi répondre à cette question. Juste de nom parce que t'as été renvoyé, mais mon cousin m'a parlé de toi, paraît que tu t'es battu. Pas terrible. Alors même que ça l'amuserait bien de dire ça. Avec un petit sourire moqueur là. Parfait.
Mais non. Un peu de tenue quand même. C'est que, ses parents ont beau être de parfaits inconnus au bataillon eux aussi, il à un oncle qui travail au Consilum. Un oncle qui ne porte même pas le même nom de famille que lui et qui est tout à fait détestable. Au moins un oncle. Peut-être même plusieurs en réalité, ça fait longtemps que ça ne l'intéresse plus. Tout ce qui l'intéresse, c'est en apprendre le plus possible de la bouche de son grand-père dans le but d'aider des gens à faire tomber cette histoire. C'est tout.
- De nom uniquement. On m'a déjà parlé de… vous.
Le tout avec un grand sourire. Petit rattrapage en toute discrétion. Ça passe crème. Et de toute manière, même si ça passe pas, elle va faire quoi. Elle est clairement pas en été d'utiliser sa baguette, et certainement moins forte que lui. Du moins, c'est l'avis de notre rouquin.
Pourquoi il pense qu'elle est seule ? Et bah parce que… elle est seule. Ou elle l'était avant qu'il arrive. Il suffit d'avoir les yeux en face des trous. Ce qui n'est peut-être pas son cas à la réflexion.
- Et bien en général, quand on est accompagnée, on ne dort pas à moitié sur le bar. Même si je vous l'accorde, ça dépend des personnes qui nous accompagnent. Certaines donnent plus envie de s'amuser que d'autres.
Il fait un geste de la main pour désigner les gens autour. Alors, qui parmi tout ce monde pouvait être venu avec elle ? A la base. Parce que là…
- Je suis d'accord avec vous, on ne se connaît pas. Ou au moins, vous ne me connaissez pas. Mais cela aurait été différent si vous aviez eu un an de plus. A Poudlard je veux dire.
Alors oui, ils n'étaient pas de la même maison. Andreas a passé sa scolarité à Serpentard, alors qu'elle… c'est pas le cas. Mais tout de même, être d'une même promotion, ça rapproche. Ou pas. Quand on voit le nombre d'ami de garçon, on peut se demander. Indice, il n'en a pas.
466 mots
Désolé pour ce retard !
En soit, vouvoiement ou tutoiement, comme ils parlent anglais, ça change pas grand chose.
Mais quoi répondre à cette question. Juste de nom parce que t'as été renvoyé, mais mon cousin m'a parlé de toi, paraît que tu t'es battu. Pas terrible. Alors même que ça l'amuserait bien de dire ça. Avec un petit sourire moqueur là. Parfait.
Mais non. Un peu de tenue quand même. C'est que, ses parents ont beau être de parfaits inconnus au bataillon eux aussi, il à un oncle qui travail au Consilum. Un oncle qui ne porte même pas le même nom de famille que lui et qui est tout à fait détestable. Au moins un oncle. Peut-être même plusieurs en réalité, ça fait longtemps que ça ne l'intéresse plus. Tout ce qui l'intéresse, c'est en apprendre le plus possible de la bouche de son grand-père dans le but d'aider des gens à faire tomber cette histoire. C'est tout.
- De nom uniquement. On m'a déjà parlé de… vous.
Le tout avec un grand sourire. Petit rattrapage en toute discrétion. Ça passe crème. Et de toute manière, même si ça passe pas, elle va faire quoi. Elle est clairement pas en été d'utiliser sa baguette, et certainement moins forte que lui. Du moins, c'est l'avis de notre rouquin.
Pourquoi il pense qu'elle est seule ? Et bah parce que… elle est seule. Ou elle l'était avant qu'il arrive. Il suffit d'avoir les yeux en face des trous. Ce qui n'est peut-être pas son cas à la réflexion.
- Et bien en général, quand on est accompagnée, on ne dort pas à moitié sur le bar. Même si je vous l'accorde, ça dépend des personnes qui nous accompagnent. Certaines donnent plus envie de s'amuser que d'autres.
Il fait un geste de la main pour désigner les gens autour. Alors, qui parmi tout ce monde pouvait être venu avec elle ? A la base. Parce que là…
- Je suis d'accord avec vous, on ne se connaît pas. Ou au moins, vous ne me connaissez pas. Mais cela aurait été différent si vous aviez eu un an de plus. A Poudlard je veux dire.
Alors oui, ils n'étaient pas de la même maison. Andreas a passé sa scolarité à Serpentard, alors qu'elle… c'est pas le cas. Mais tout de même, être d'une même promotion, ça rapproche. Ou pas. Quand on voit le nombre d'ami de garçon, on peut se demander. Indice, il n'en a pas.
466 mots
Désolé pour ce retard !
En soit, vouvoiement ou tutoiement, comme ils parlent anglais, ça change pas grand chose.
4A 2050/51 | Filière Sport & Soin | PR | Commentateur de l'Ombre | L'élève Béni
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches
Une nièce pour le dessert
De moi, évidemment qu'on lui a parlé de moi. Tout le monde parle toujours de moi alors que j'aimerais mieux que personne ne le fasse. Les gens n'ont-ils rien de mieux à faire que de parler de personnes absentes, de personnes qui ne les connaissent pas ? Parce que je le saurais si quelqu'un de ma connaissance connaissait ce type, n'est-ce pas ?
J'essaie de froncer les sourcils, mais j'ai du mal à alimenter ma colère. Elle s'échappe au même rythme que mes pensées, elle file, file et disparaît dans le brouillard de mon esprit. Si bien que lorsque je reprends la parole, j'entends bien dans mon ton que je suis en colère, mais je ne me rappelle pas de la raison.
« Oui, c'est normal qu'on vous ai parlé de moi. Tout l'monde le fait, c'est d'un ag-gaçant. »
Je secoue la tête avant de m'immobiliser quand un soudain vertige me prends. Secouer la tête quand on a déjà l'estomac et le corps affaiblis par une certaine quantité d'alcool, c'est une très mauvaise idée. Je prends une grande inspiration par le nez, une énième.
« C'est à cause de Zik ou p't-être de Nyakane. 'Sont pas très discrets, hein. Et aussi, j'ai été ren-renvoyée. Ça s'oublie pas. »
J'ai les deux mains posées à plat sur le comptoir dans l'espoir de garder une certaine stabilité dont je suis de toute façon exempte. Je fronce les sourcils en observant les bouteilles alignées devant moi, de l'autre côté du comptoir. Des bouteilles de toute forme et de toute taille qui se confondent les unes avec les autres, qui se superposent, qui s'embrouillent. Mon esprit est drôle, quand j'ai bu, songé-je. Il est léger comme un nuage alors que mon corps est lourd comme un monde entier. Je crois que c'est parce que j'aime ce contraste que j'ai envie de boire encore. Parce que lorsque ça flotte dans mon esprit, j'en viens à oublier Mackensie.
Je grogne quand le prénom apparaît subitement dans ma tête. Encore elle ! Pour essayer de la faire s'en aller, je ramène mon regard sur le garçon qui ne cesse de me regarder et de me coller — pourquoi reste-t-il ?
« J'aime pas le fait que vous me connaissez... Connai-ssez... Connaissiez, dis-je laborieusement en articulant exagérément la dernière syllabe, alors que je vous connais pas. Vous êtes qui ? Mais soit vous me donnez votre nom et votre prénom, soit que votre nom. Parce que votre prénom, je m'en tape comme j'me tape de ma première plume. »
Ma voix est une sorte de bouillie, une mélasse, un mélange boueux, indescriptible, désagréable, épais dans ma bouche. Ma voix est épaisse comme si je parlais la bouche pleine.
Mon regard dévale son visage, s'attarde sur ses traits, son nez, son menton, avant de dégringoler plus bas, j'observe la carrure de ses épaules, l'étroitesse de ses hanches, ses longues jambes, sa tenue.
« Et vous v'lez quoi, en fait ? Vos boissons ? » ahané-je dans un petit rire coincé.
Je désigne les bouteilles d'un geste maladroit qui manque de me faire perdre l'équilibre. Je m'accroche au comptoir, le coeur au bord des lèvres.
« Le barman a disparu, j'attends mes b-boissons depuis au moins dix minutes. »
Je me tords la nuque et le dos pour regarder derrière moi. À l'autre bout de la pièce, j'aperçois vaguement mes frères à travers ma vision floue ; un ou deux visages se tournent régulièrement vers moi, je n'arrive pas à savoir s'il s'agit de Narym ou de Zakary. De loin, les hommes Bristyle se ressemblent peut-être tous. Se demandent-ils ce que je fais ? Je me détourne pour avoir l'air de gérer la situation : je n'ai pas envie qu'ils viennent me voir, j'ai besoin de ce moment loin d'eux. Actuellement, je ne sais plus exactement pourquoi j'en ai besoin, mais je sais que je suis bien où je suis (si on oublie l'indiscrétion de ce roux et la Mackensie qui me hante) et je n'ai pas l'intention de me lever pour le moment.
La vérité, c'est que j'en serais incapable. Je me sens lourde, si lourde. Je m'affaisse encore un peu sur le comptoir, la tête retenue par la paume de ma main. Ainsi, je peux regarder mon désagréable compagnon sans faire trop d'effort, c'est bien. Et je le regarde avec attention. M'est-il familier ? Bah, en quoi est-il différent des centaines d'autres garçons que j'ai croisés à Poudlard ? Peut-être l'ai-je déjà aperçu parmi les plus grands quand j'étais en sixième année. Ou peut-être pas. Comment en être certaine ? Il faut dire que j'ai toujours eu mieux à faire qu'observer mes camarades.
Aah, mais c'est pour ça que je chérie la langue française, pour le vouvoiement et le tutoiement. En soit tu as raison, eux ne feraient pas de différences, mais puisque nous, plumes, ne pouvons qu'en faire, je me permets de m'en amuser.
J'essaie de froncer les sourcils, mais j'ai du mal à alimenter ma colère. Elle s'échappe au même rythme que mes pensées, elle file, file et disparaît dans le brouillard de mon esprit. Si bien que lorsque je reprends la parole, j'entends bien dans mon ton que je suis en colère, mais je ne me rappelle pas de la raison.
« Oui, c'est normal qu'on vous ai parlé de moi. Tout l'monde le fait, c'est d'un ag-gaçant. »
Je secoue la tête avant de m'immobiliser quand un soudain vertige me prends. Secouer la tête quand on a déjà l'estomac et le corps affaiblis par une certaine quantité d'alcool, c'est une très mauvaise idée. Je prends une grande inspiration par le nez, une énième.
« C'est à cause de Zik ou p't-être de Nyakane. 'Sont pas très discrets, hein. Et aussi, j'ai été ren-renvoyée. Ça s'oublie pas. »
J'ai les deux mains posées à plat sur le comptoir dans l'espoir de garder une certaine stabilité dont je suis de toute façon exempte. Je fronce les sourcils en observant les bouteilles alignées devant moi, de l'autre côté du comptoir. Des bouteilles de toute forme et de toute taille qui se confondent les unes avec les autres, qui se superposent, qui s'embrouillent. Mon esprit est drôle, quand j'ai bu, songé-je. Il est léger comme un nuage alors que mon corps est lourd comme un monde entier. Je crois que c'est parce que j'aime ce contraste que j'ai envie de boire encore. Parce que lorsque ça flotte dans mon esprit, j'en viens à oublier Mackensie.
Je grogne quand le prénom apparaît subitement dans ma tête. Encore elle ! Pour essayer de la faire s'en aller, je ramène mon regard sur le garçon qui ne cesse de me regarder et de me coller — pourquoi reste-t-il ?
« J'aime pas le fait que vous me connaissez... Connai-ssez... Connaissiez, dis-je laborieusement en articulant exagérément la dernière syllabe, alors que je vous connais pas. Vous êtes qui ? Mais soit vous me donnez votre nom et votre prénom, soit que votre nom. Parce que votre prénom, je m'en tape comme j'me tape de ma première plume. »
Ma voix est une sorte de bouillie, une mélasse, un mélange boueux, indescriptible, désagréable, épais dans ma bouche. Ma voix est épaisse comme si je parlais la bouche pleine.
Mon regard dévale son visage, s'attarde sur ses traits, son nez, son menton, avant de dégringoler plus bas, j'observe la carrure de ses épaules, l'étroitesse de ses hanches, ses longues jambes, sa tenue.
« Et vous v'lez quoi, en fait ? Vos boissons ? » ahané-je dans un petit rire coincé.
Je désigne les bouteilles d'un geste maladroit qui manque de me faire perdre l'équilibre. Je m'accroche au comptoir, le coeur au bord des lèvres.
« Le barman a disparu, j'attends mes b-boissons depuis au moins dix minutes. »
Je me tords la nuque et le dos pour regarder derrière moi. À l'autre bout de la pièce, j'aperçois vaguement mes frères à travers ma vision floue ; un ou deux visages se tournent régulièrement vers moi, je n'arrive pas à savoir s'il s'agit de Narym ou de Zakary. De loin, les hommes Bristyle se ressemblent peut-être tous. Se demandent-ils ce que je fais ? Je me détourne pour avoir l'air de gérer la situation : je n'ai pas envie qu'ils viennent me voir, j'ai besoin de ce moment loin d'eux. Actuellement, je ne sais plus exactement pourquoi j'en ai besoin, mais je sais que je suis bien où je suis (si on oublie l'indiscrétion de ce roux et la Mackensie qui me hante) et je n'ai pas l'intention de me lever pour le moment.
La vérité, c'est que j'en serais incapable. Je me sens lourde, si lourde. Je m'affaisse encore un peu sur le comptoir, la tête retenue par la paume de ma main. Ainsi, je peux regarder mon désagréable compagnon sans faire trop d'effort, c'est bien. Et je le regarde avec attention. M'est-il familier ? Bah, en quoi est-il différent des centaines d'autres garçons que j'ai croisés à Poudlard ? Peut-être l'ai-je déjà aperçu parmi les plus grands quand j'étais en sixième année. Ou peut-être pas. Comment en être certaine ? Il faut dire que j'ai toujours eu mieux à faire qu'observer mes camarades.
Aah, mais c'est pour ça que je chérie la langue française, pour le vouvoiement et le tutoiement. En soit tu as raison, eux ne feraient pas de différences, mais puisque nous, plumes, ne pouvons qu'en faire, je me permets de m'en amuser.
Une nièce pour le dessert
Agaçant d'entendre parler de soi. Oh évidement, ça dépend de ce que racontent les gens. Mais franchement, il y a un certain prestige à en tirer. Les gens parlent de toi quoi !
Mais bon, c'est l'avis d'Andreas, et vous en ferez ce que vous voulez.
Lui de qui personne ne parle trouve ça cool. C'est vrai que la dernière fois qu'il a entendu son nom prononcé dans une conversation, c'était sa sœur qui le traitait de malade mental. Forcément, on peut trouver mieux. Et parallèlement, pire.
Ça par contre, il peut totalement comprendre. Il est vrai que ne pas connaître quelqu'un alors que cette personne dit vous connaître, ça a de quoi être rageant. Mais c'est le lot de toutes les personnes un minimum connues. Ce n'est pas parce qu'un milliard de personnes les connaissent qu'elles connaissent un milliard de personnes.
- Et bien je vous donnerez quand même mon prénom alors. Andreas Gallagher.
Et non pas une autre connerie qu'il s'apprêtait à dire comme le prouve son sourire. C'est qu'on en apprend pas mal en se promenant dans la ville qui doit compter le plus de pub au monde. Quoique Galway est pas mal aussi dans la catégorie. Les gens n'y sont jamais complètement sobre. Voir même pas du tout en fait.
Un petit sourire - différent de précédent, un peu en coin - se glisse sur les lèvres de l'irlandais lorsqu'il voit que le fille le détaille. Ah oui, parce qu'il sourit toujours comme ça quand il voit que quelqu'un le regarde. Aucun rapport avec elle précisément.
En revanche, les paroles qui suivent douchent complètement ce sourire. De quoi ? Qu'est-ce qu'elle raconte ? Quel rapport entre son prénom et des boissons ? En vérité, il lui faut un moment, même après qu'elle ai désigné les bouteilles pour comprendre. Et même en répondant, il n'est pas sûr de lui.
- Non, c'est bon. J'ai ce qu'il me faut.
Un petit geste en direction de son verre accompagne sa phrase. En espérant qu'il ne se soit pas planté complètement. Bien que ça serait plutôt habituel chez lui.
- Peut-être devriez-vous lui redemander.
Andreas n'essaye même pas de voir ce que regarde la fille en face de lui. Cette Aelle selon Lyam. Cette fille dont il ne sait en réalité rien du tout. Mais faire genre, ça il sait faire. Et puis, c'est sans doute les personnes avec qui elle n'est pas venue seule.
Oui cette phrase ne veut rien dire. Et alors ?
416 mots
Mais quelle belle langue que le français
Je pense qu'il faudra que tu ajoute la balise [PNJ] dans le titre du RP du coup. Enfin si j'ai bien compris les nouvelles règles
Mais bon, c'est l'avis d'Andreas, et vous en ferez ce que vous voulez.
Lui de qui personne ne parle trouve ça cool. C'est vrai que la dernière fois qu'il a entendu son nom prononcé dans une conversation, c'était sa sœur qui le traitait de malade mental. Forcément, on peut trouver mieux. Et parallèlement, pire.
Ça par contre, il peut totalement comprendre. Il est vrai que ne pas connaître quelqu'un alors que cette personne dit vous connaître, ça a de quoi être rageant. Mais c'est le lot de toutes les personnes un minimum connues. Ce n'est pas parce qu'un milliard de personnes les connaissent qu'elles connaissent un milliard de personnes.
- Et bien je vous donnerez quand même mon prénom alors. Andreas Gallagher.
Et non pas une autre connerie qu'il s'apprêtait à dire comme le prouve son sourire. C'est qu'on en apprend pas mal en se promenant dans la ville qui doit compter le plus de pub au monde. Quoique Galway est pas mal aussi dans la catégorie. Les gens n'y sont jamais complètement sobre. Voir même pas du tout en fait.
Un petit sourire - différent de précédent, un peu en coin - se glisse sur les lèvres de l'irlandais lorsqu'il voit que le fille le détaille. Ah oui, parce qu'il sourit toujours comme ça quand il voit que quelqu'un le regarde. Aucun rapport avec elle précisément.
En revanche, les paroles qui suivent douchent complètement ce sourire. De quoi ? Qu'est-ce qu'elle raconte ? Quel rapport entre son prénom et des boissons ? En vérité, il lui faut un moment, même après qu'elle ai désigné les bouteilles pour comprendre. Et même en répondant, il n'est pas sûr de lui.
- Non, c'est bon. J'ai ce qu'il me faut.
Un petit geste en direction de son verre accompagne sa phrase. En espérant qu'il ne se soit pas planté complètement. Bien que ça serait plutôt habituel chez lui.
- Peut-être devriez-vous lui redemander.
Andreas n'essaye même pas de voir ce que regarde la fille en face de lui. Cette Aelle selon Lyam. Cette fille dont il ne sait en réalité rien du tout. Mais faire genre, ça il sait faire. Et puis, c'est sans doute les personnes avec qui elle n'est pas venue seule.
Oui cette phrase ne veut rien dire. Et alors ?
416 mots
Mais quelle belle langue que le français
Je pense qu'il faudra que tu ajoute la balise [PNJ] dans le titre du RP du coup. Enfin si j'ai bien compris les nouvelles règles
Reducio
- Votre PJ est présent ? non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Andreas Gallagher, cousin de Lyam
- Lien vers la fiche du PNJ : par ici
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : ce RP ne sert pas les intérêts de mon PJ, mais ceux de ma partenaire (1/3)
4A 2050/51 | Filière Sport & Soin | PR | Commentateur de l'Ombre | L'élève Béni
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches
Une nièce pour le dessert
C'est bien, songé-je quand il me décline son identité, il ne s'est pas contenté que de son prénom. Il s'appelle Gallagher. Andreas, mais ça, ça ne compte pas, même si c'est un prénom rare qu'il me semble peut-être bien avoir déjà entendu à Poudlard, mais sans doute pas de façon régulière. Il est étrange, ce Gallagher, il sourit beaucoup. Cela aurait pu me le rendre sympathique, si je n'avais pas tendance à me méfier de l'abondance des sourires. Sourire trop souvent, c'est étrange, c'est suspicieux. Mais avec lui, je ne me demande pas s'il se moque de moi. Je doute que ce soit le cas, parce qu'il n'y a pas grand d'amusant dans cette discussion entre deux inconnus.
Quand il regarde en direction de son verre, j'ai ce qu'il faut dit-il, je fronce les sourcils. Et bien, oui, il a ce qu'il faut, j'ai bien vu qu'il avait ce qu'il fallait, ce n'est pas comme si j'avais l'intention de... Oh, Merlin, a-t-il cru que je lui proposais un verre ? J'analyserais bien mes précédentes paroles, mais je les ai oubliées, alors je me contente d'un rire étouffé qui résonne bizarrement à mes oreilles.
« Ah non, non, ahané-je en me retenant au comptoir, j'étais pas en train d'vous proposer un truc à boire, Glagaller. J'dois déjà... Déjà offrir tous ces verres aux g-garçons. »
J'articule difficilement et, du pouce, je désigne une direction hasardeuse dans mon dos qui pourrait aussi bien pointer vers le groupe de garçons étant effectivement mes frères que vers cette table remplie à craquer de sorciers que je ne connais ni de Merlin ni de Morgane.
« Franchement, m'ruiner pour cette fichue Mackenzie, marmonnais-je avec un grimace colérique, c'trop bête. »
De nouveau, mon regard part en quête du serveur. Évidemment qu'il faudrait que je lui redemande de m'amener ma commande, mais est-ce réellement mon rôle d'insister pour être servie ? Je suis à moitié affalée sur le bar, l'avant-bras soutenant ma tête, j'attends là depuis plusieurs minutes, le serveur finira bien par se rappeler que je lui ai commandé quatre verres et que j'attends qu'ils me soient servis, n'est-ce pas ?
J'ai ri en lisant cette phrase : "Et puis, c'est sans doute les personnes avec qui elle n'est pas venue seule." !
Non, je n'ai pas fait de faute de frappe en écrivant le nom de famille d'Andreas, c'est bien ce qu'Aelle prononce, malheureusement.
Concernant la balise et le bandeau, bien vu ! J'ai ajouté les deux.
Quand il regarde en direction de son verre, j'ai ce qu'il faut dit-il, je fronce les sourcils. Et bien, oui, il a ce qu'il faut, j'ai bien vu qu'il avait ce qu'il fallait, ce n'est pas comme si j'avais l'intention de... Oh, Merlin, a-t-il cru que je lui proposais un verre ? J'analyserais bien mes précédentes paroles, mais je les ai oubliées, alors je me contente d'un rire étouffé qui résonne bizarrement à mes oreilles.
« Ah non, non, ahané-je en me retenant au comptoir, j'étais pas en train d'vous proposer un truc à boire, Glagaller. J'dois déjà... Déjà offrir tous ces verres aux g-garçons. »
J'articule difficilement et, du pouce, je désigne une direction hasardeuse dans mon dos qui pourrait aussi bien pointer vers le groupe de garçons étant effectivement mes frères que vers cette table remplie à craquer de sorciers que je ne connais ni de Merlin ni de Morgane.
« Franchement, m'ruiner pour cette fichue Mackenzie, marmonnais-je avec un grimace colérique, c'trop bête. »
De nouveau, mon regard part en quête du serveur. Évidemment qu'il faudrait que je lui redemande de m'amener ma commande, mais est-ce réellement mon rôle d'insister pour être servie ? Je suis à moitié affalée sur le bar, l'avant-bras soutenant ma tête, j'attends là depuis plusieurs minutes, le serveur finira bien par se rappeler que je lui ai commandé quatre verres et que j'attends qu'ils me soient servis, n'est-ce pas ?
J'ai ri en lisant cette phrase : "Et puis, c'est sans doute les personnes avec qui elle n'est pas venue seule." !
Non, je n'ai pas fait de faute de frappe en écrivant le nom de famille d'Andreas, c'est bien ce qu'Aelle prononce, malheureusement.
Concernant la balise et le bandeau, bien vu ! J'ai ajouté les deux.
Une nièce pour le dessert
Et bien c'est à n'y rien comprendre. C'est le seul constat que le rouquin parvient à faire. Et heureusement que ses cousins ne sont pas aussi incompréhensible qu'elle lorsqu'ils boivent un peu. Sauf Aaron, mais il est irrécupérable. Et Lyam, mais lui est toujours incompréhensible.
Donc elle ne lui proposait pas à boire. En réalité, il ne sait pas trop ce qu'il avait compris tout à l'heure. Rien certainement. Et ce n'est pas si étonnant que ça. Les personnes qui ne comprennent rien n'ont pas le problème de comprendre ce qu'ils ne devaient pas. CQFD.
En attendant, il ne sait toujours pas qui sont les garçons qu'elle désigne une fois de plus. Mais ça ne l'intéresse que très peu. Et si la manière dont elle écorche son nom lui arrache une grimace - sérieux les gens pourraient faire gaffe de temps en temps - il passe très vite à autre chose. Cela fait deux fois qu'elle parle de "Mackenzie" et c'est bien plus intrigant à ses yeux.
- A-t-on le droit de savoir qui est cette Mackenzie dont vous parlez.
C'est sans doute la phrase la plus polie qu'il ai jamais fait. Etre poli quand on côtoie quotidiennement dix autres enfants qui passent leur temps à se taper dessus n'est pas la première chose à laquelle on pense. Sachant que les terme enfant désigne autant les gosses de vingt ans que ceux de huit et demi. Va savoir le quel est le plus sage.
Le verre d'Andreas est vide depuis un moment déjà, et parler de boisson n'a fait que le lui rappeler. Plus qu'à espérer qu'un serveur passe dans le coin.
272 mots
Désolé pour ce nouveau retard !
Donc elle ne lui proposait pas à boire. En réalité, il ne sait pas trop ce qu'il avait compris tout à l'heure. Rien certainement. Et ce n'est pas si étonnant que ça. Les personnes qui ne comprennent rien n'ont pas le problème de comprendre ce qu'ils ne devaient pas. CQFD.
En attendant, il ne sait toujours pas qui sont les garçons qu'elle désigne une fois de plus. Mais ça ne l'intéresse que très peu. Et si la manière dont elle écorche son nom lui arrache une grimace - sérieux les gens pourraient faire gaffe de temps en temps - il passe très vite à autre chose. Cela fait deux fois qu'elle parle de "Mackenzie" et c'est bien plus intrigant à ses yeux.
- A-t-on le droit de savoir qui est cette Mackenzie dont vous parlez.
C'est sans doute la phrase la plus polie qu'il ai jamais fait. Etre poli quand on côtoie quotidiennement dix autres enfants qui passent leur temps à se taper dessus n'est pas la première chose à laquelle on pense. Sachant que les terme enfant désigne autant les gosses de vingt ans que ceux de huit et demi. Va savoir le quel est le plus sage.
Le verre d'Andreas est vide depuis un moment déjà, et parler de boisson n'a fait que le lui rappeler. Plus qu'à espérer qu'un serveur passe dans le coin.
272 mots
Désolé pour ce nouveau retard !
4A 2050/51 | Filière Sport & Soin | PR | Commentateur de l'Ombre | L'élève Béni
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches