Du Transfert à l'acharnement
Ernest n’était pas capable d’expliquer de manière exacte comment il s’était retrouvé à l’infirmerie. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il était resté après les cours dans la classe de Métamorphose pour continuer à s’entraîner sur le sortilège de Transfert. Et il s’était appliqué essais après essais à réaliser le sort Translatio sur les objets que le Professeur Lynch avait laissé à leur disposition dans la grande malle au fond de la salle. Il n’était pas vraiment capable de dire combien de temps ça avait duré. À cette période l’année, le jour tombait bien plus rapidement et les fins d’après-midi étaient généralement plongées dans la pénombre. Seules les chandelles brûlaient nonchalamment et éclairaient encore la salle.DU TRANSFERT À L'ACHARNEMENT
Troisième étage, Infirmerie
Vendredi 11 octobre 2047
Aux alentours de 18h
ERNEST STEVENS - 1A - SERPENTARD
ALYSSA RAYNI - 1A - GRYFFONDOR
La Métamorphose était une matière complexe, la pratique était compliquée et Ernest pouvait parfois se montrer buté. Il était évident qu’il tenait ce trait de caractère de sa mère, Elianor. Il ne lâchait rien. Concentré sur les consignes qu’il avait entendu en cours, il en oublia pourtant l’un des points les plus importants que presque tous ses professeurs avaient abordés lors des présentations des différentes matières. La magie coûte. Il fallait donner pour recevoir. Et à ce stade, le tribut se payait en énergie. Une notion que l’adolescent n’avait pas pris en compte. Sans compter les nuits de sommeil trop courtes où il préférait continuer à lire dans le calme d’une salle commune désertée ou les repas qu’il avait sauté, se contentant de quelques provisions prise dans la Grande Salle sur le chemin de la bibliothèque.
À présent, il était rendu là. Allongé sur un lit métallique dans un décor qui ne lui était pas tout à fait étranger. Ce n’était pas la première fois qu’il venait à l’infirmerie. Mais les petites contusions étaient bien moins sérieuses qu’une perte de conscience par épuisement. Le jeune garçon ne savait pas depuis quand il était là ni combien de temps était passé depuis la fin de son cours de Métamorphose. À en juger par la lumière naturelle qui entrait par les fenêtres de manière diffuse, il y avait eu au moins une nuit qui s’était écoulée. Il se frotta le visage avec flegme. Ses membres étaient légèrement engourdis et son esprit avait du mal à s’extirper du brouillard. Il réussit néanmoins à s’assoir sur le bord du lit et finalement à se lever. Il ne pouvait pas rester plus longtemps. C’était le week-end et il gâchait de précieuse heures qu’il pourrait passer à la bibliothèque. Il s’avança dans le couloir à la recherche d’un adulte qui pourrait l’autoriser à partir. Il n’avait pas remarqué qu’il portait un pyjama qui n’était pas le sien.
Désolée pour le retard
Dernière modification par Ernest Stevens le 23 janv. 2025, 21:00, modifié 1 fois.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
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Pourquoi étais-je venue à l'infirmerie.Haut : Tee-shirt blanc par dessous un gros pull rose pastel
Bas : Jogging noir
Coiffure : Cheveux attaché en queue de cheval
Accessoires : Bracelet en argent, sacoche noir et basket blanche
Je me le demandais bien.
Je ne me souvenais de presque plus rien.
Un choc, c'est ça il y avait eu un choc fort.
Ah oui, je me souviens, j'étais en train de partir vers la Grande Salle pour manger mon dîner.
J'avais percuté une personnes assez grande et je ne sais pas pourquoi j'avais passé la nuit à l'infirmerie.
C'était juste un petit choc de rien du tout, pas besoin d'en faire toute une histoire.
Mais maintenant j'étais là dans un pyjamas moche qui n'était même pas à moi.
Je le regardai autour de moi, un jogging bien moche et un tee-shirt basique était posé sur la table de chevet.
Mais, je n'avais pas envie d'enfiler ça moi, c'était moche, difforme et trop basique.
Je regardais rapidement dans ma sacoche en quête d'habits un peu plus beau.
Je n'avais que mes bracelets en argents et un gros pull rose pastel.
Ah ouf, j'avais un petit miroir de poche.
Je me regardais dans la glace en contemplant le désastre de mes cheveux.
J'avais heureusement un élastique pour cacher ce désastre.
Je me changea avec les vêtements fourni dépité.
Je m'attacha vite fait mes cheveux en queue de cheval, enfila mon pull et fis glisser mes bracelets autour de mon poignet, bon j'étais moche mais pas au temps.
Je sortis rapidement de mon box pour rejoindre mon dortoir pour enfilé une tenue confortable.
Sur le chemin, je tomba nez à nez avec un garçon, un petit brun de première année sûrement qui était encore en pyjama.
Je ricanais discrètement et l'interpella.
Et, tu veux sûrement sortir. Moi aussi, mais bon, flemme de chercher un adulte. Donc, je te propose quelque chose. Tu n'es pas obligé d'accepter, mais bon. Alors, ça te va si on sort en douce.
J'adressa un grand sourire au garçon avant de rajouter.
Et, je n'ai pas l'air d'une folle échappé de l'asile ? Répond moi franchement s'il te plaît.
désolé du retard @Ernest Stevens
Le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de vaincre ce qui fait peur ...
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L’adolescent était encore légèrement groggy et avait du mal à remettre ses souvenirs en place. Pourquoi était-il à l’infirmerie ? Quel genre d’incident avait-il pu se passer pour qu’il se retrouve-là alors qu’il s’entraînait à jeter un sortilège de métamorphose pour le moins inoffensif. D’une main hésitante, il se tâta les bras, les jambes, à la recherche d’une quelconque blessure ou d’un signe étrange. Il avait une légère migraine mais tous les membres avaient l’air en place. Au moins il ne s’était pas métamorphosé avec un objet par accident. En s’avançant dans le couloir, pas le moindre signe de l’infirmier ou d’un adulte. À la place, se tenait devant lui une autre élève qu’il ne connaissait pas. Il était sûr qu’elle n’était pas de serpentard mais il ne pouvait pas dire si c’était une première année ou pas.
Il haussa un sourcil en l’entendant s’adresser à lui. Son regard parcouru les alentours et il constata une nouvelle fois qu’ils étaient seuls. Il ne voulait définitivement pas s’éterniser ici. Il avait encore des devoirs à faire et des choses à apprendre. Les week-end n’étaient jamais assez longs. Les journées ne comptabilisaient jamais assez d’heures. Lorsqu’il se plongeait dans un livre, Ernest s’oubliait et le temps passait en un claquement de doigt. Un temps précieux qu’il ne voulait pas gaspiller ici.
“Euh… On a pas le droit de partir sans autorisation ?”
Il se sentait bien à présent. Ou disons mieux. Enfin il tenait sur ses jambes et il était capable d’aligner des pensées basiques. Assez pour retourner dans sa salle commune. La demoiselle semblait plutôt pressée de quitter les lieux elle-aussi. Et après tout, s’il n’y avait personne pour les surveiller c’était qu’ils n’étaient pas si mal en point. Il haussa donc les épaules et acquiesça, s’avançant vers la brunette d’un pas fébrile. Une question le turlupinait tout de même, à savoir ce qu’il faisait ici dans un premier temps. Il examine l’adolescente en face de lui qui lui demandait si elle était un tant soit peu présentable. C’est à ce moment qu’il réalisa que ce n’était pas ses propres vêtements qu’il portait mais bien des habits d’emprunts.
“Toi non plus ce ne sont pas tes vêtements ?”
@Alyssa Rayni
Il haussa un sourcil en l’entendant s’adresser à lui. Son regard parcouru les alentours et il constata une nouvelle fois qu’ils étaient seuls. Il ne voulait définitivement pas s’éterniser ici. Il avait encore des devoirs à faire et des choses à apprendre. Les week-end n’étaient jamais assez longs. Les journées ne comptabilisaient jamais assez d’heures. Lorsqu’il se plongeait dans un livre, Ernest s’oubliait et le temps passait en un claquement de doigt. Un temps précieux qu’il ne voulait pas gaspiller ici.
“Euh… On a pas le droit de partir sans autorisation ?”
Il se sentait bien à présent. Ou disons mieux. Enfin il tenait sur ses jambes et il était capable d’aligner des pensées basiques. Assez pour retourner dans sa salle commune. La demoiselle semblait plutôt pressée de quitter les lieux elle-aussi. Et après tout, s’il n’y avait personne pour les surveiller c’était qu’ils n’étaient pas si mal en point. Il haussa donc les épaules et acquiesça, s’avançant vers la brunette d’un pas fébrile. Une question le turlupinait tout de même, à savoir ce qu’il faisait ici dans un premier temps. Il examine l’adolescente en face de lui qui lui demandait si elle était un tant soit peu présentable. C’est à ce moment qu’il réalisa que ce n’était pas ses propres vêtements qu’il portait mais bien des habits d’emprunts.
“Toi non plus ce ne sont pas tes vêtements ?”
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Le garçon, me répondis après au moins dix bonne minutes.
Il me posa une question, sion n'avais le droit de partir sans autorisation, mais qu'est-ce j'en savais moi, je n'étais jamais allé à l'infirmerie.
Agacé, je poussa un long soupir avant de lui répondre.
J'ai l'air d'en savoir quelque chose ? Mais bon j'imagine, il faudrait pas qu'on sorte trop mal en point ! Bon du coup, t'es chaud pour qu'on se tire d'ici. J'ai d'autre chose a faire de ma vie que de rester moisir a l'infirmerie moi !
Après une petite réflexion, le garçon acquisea en s'avançant vers moi.
Le garçon m'examinait suite à ma deuxième question, j'avais l'impression d'être, je ne sais pas où mais je n'étais pas bien, je n'aimais pas que les gens me regardent.
Finalement, il ne répondit même pas à ma question, il me demandais juste si moi aussi ce n'était pas mes vêtements.
J'étais vexé qu'il demande ça, je n'avais pas un si mauvais style, jamais je ne m'habillerait comme ça, c'était top moche. Un gros sweat avec un jogging large, c'était hors de question.
Euh, mon sweat, mes baskets et mes bracelets sont a moi. Tu sais que tu es encore en pyjama ? Sur la table de chevet, il y avait des habits. Un tee-shirt et un jogging, il aurait pus mettre des plus beaux vêtements franchement. Au fait, tu t'appelles comment ? Moi Alissa, Alissa Rayni !
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Il me posa une question, sion n'avais le droit de partir sans autorisation, mais qu'est-ce j'en savais moi, je n'étais jamais allé à l'infirmerie.
Agacé, je poussa un long soupir avant de lui répondre.
J'ai l'air d'en savoir quelque chose ? Mais bon j'imagine, il faudrait pas qu'on sorte trop mal en point ! Bon du coup, t'es chaud pour qu'on se tire d'ici. J'ai d'autre chose a faire de ma vie que de rester moisir a l'infirmerie moi !
Après une petite réflexion, le garçon acquisea en s'avançant vers moi.
Le garçon m'examinait suite à ma deuxième question, j'avais l'impression d'être, je ne sais pas où mais je n'étais pas bien, je n'aimais pas que les gens me regardent.
Finalement, il ne répondit même pas à ma question, il me demandais juste si moi aussi ce n'était pas mes vêtements.
J'étais vexé qu'il demande ça, je n'avais pas un si mauvais style, jamais je ne m'habillerait comme ça, c'était top moche. Un gros sweat avec un jogging large, c'était hors de question.
Euh, mon sweat, mes baskets et mes bracelets sont a moi. Tu sais que tu es encore en pyjama ? Sur la table de chevet, il y avait des habits. Un tee-shirt et un jogging, il aurait pus mettre des plus beaux vêtements franchement. Au fait, tu t'appelles comment ? Moi Alissa, Alissa Rayni !
@Ernest Stevens
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Les facultés cognitives du garçon laissaient encore à désirer. Comme si les mots de la jeune fille résonnaient dans sa tête et qu’il ne pouvait les comprendre qu’après le deuxième écho. Cela aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. S’il avait l’impression qu’il allait bien physiquement, il était clair que son esprit en avait pris un coup. On ne tombait pas d’épuisement sans que ça laisse quelque petites traces. Heureusement, il ne semblait pas s’être cogné ou fait mal. Était-il seulement tombé ? Il n’en avait aucune idée.
La demoiselle semblait agacée par ses questions. Ernest tâchait juste de se montrer poli. Il ne lui avait rien demandé après tout. Mais au fond de lui, l’idée de se faufiler en douce pour retourner dans son dortoir, de ne pas avoir affaire à un adulte quel qu’il soit l’arrangeait bien. Il ne voulait pas qu’on lui fasse la morale ou encore pire, qu’on modère sa pratique de la magie. Il voulait s’entraîner. Il devait s’entraîner. Il ferait simplement plus attention la prochaine fois.
“Qu’est-ce que tu fais ici au fait ?”
La question était plutôt directe mais elle avait chatouillé sa curiosité. Et pourquoi voulait-elle partir si rapidement ? Les hypothèses étaient trop nombreuses pour qu’Ernest pose son esprit sur l’une d’entre elles. Il regarda sa tenue et fit une moue alors que la jeune fille semblait se ficher de lui. Comme elle lui indiquait, il reparti d’où il venait et revint quelques minutes plus tard quasiment changé, enfilant encore le sweat qu’on avait laissé sur la table de chevet.
“Je m’appelle Ernest… Stevens…”
Il se demandait parfois si la famille de sa mère était si connue que ça. Si quelqu’un allait découvrir ou faire le lien avec sa mère, qui avait ruiné la réputation familiale en s’enfuyant avec une moldue. Et son bâtard de sang-mêlé.
La demoiselle semblait agacée par ses questions. Ernest tâchait juste de se montrer poli. Il ne lui avait rien demandé après tout. Mais au fond de lui, l’idée de se faufiler en douce pour retourner dans son dortoir, de ne pas avoir affaire à un adulte quel qu’il soit l’arrangeait bien. Il ne voulait pas qu’on lui fasse la morale ou encore pire, qu’on modère sa pratique de la magie. Il voulait s’entraîner. Il devait s’entraîner. Il ferait simplement plus attention la prochaine fois.
“Qu’est-ce que tu fais ici au fait ?”
La question était plutôt directe mais elle avait chatouillé sa curiosité. Et pourquoi voulait-elle partir si rapidement ? Les hypothèses étaient trop nombreuses pour qu’Ernest pose son esprit sur l’une d’entre elles. Il regarda sa tenue et fit une moue alors que la jeune fille semblait se ficher de lui. Comme elle lui indiquait, il reparti d’où il venait et revint quelques minutes plus tard quasiment changé, enfilant encore le sweat qu’on avait laissé sur la table de chevet.
“Je m’appelle Ernest… Stevens…”
Il se demandait parfois si la famille de sa mère était si connue que ça. Si quelqu’un allait découvrir ou faire le lien avec sa mère, qui avait ruiné la réputation familiale en s’enfuyant avec une moldue. Et son bâtard de sang-mêlé.
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Le jeune garçon, me demanda ce que je faisais ici.
J'avais percuté quelqu'un, non, quelqu'un m'avait percuté, qui plus est, une personne plus âgé.
J'avais du m'évanouir ou un truc comme ça pour passer la nuit a l'infirmerie.
Je sais pas trop. Un élève plus âgé m'a percuté quand j'entrai dans la Grande Salle. Je suis tombé et je me suis sûrement évanoui. Après le choc, je ne me souviens plus de rien.
Le garçon voulais peut-être que je lui demande pourquoi lui il était là. Ma mère m'avais dit de toujours reposer la question. Je n'avais pas spécialement envie d'écouter quelqu'un me parlais de comment il s'était fait mal mais je devais rester poli.
Et toi, pourquoi t'es a l'infirmerie ?
Le jeune garçon, partie dans son boxe et revenue avec un sweat en plus. Après son retour, il m'indiqua qu'il s'appelait Ernest Stevens.
Il avait dit son nom de famille comme si il appréhender que je découvre quelques chose.
Pourquoi t'hésites a me dire ton nom ? Les Stevens ont quelque chose à caché ?
Je fis semblant de connaître sa famille, avec une petite chance, il me dirait le cause Dee son hésitation.
Je pense qu'on devrait préparer le plan d'évasion. Il faut qu'on sortent de là et plus vite que ça !
Je fis un petit sourire hésitant a Ernest.
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J'avais percuté quelqu'un, non, quelqu'un m'avait percuté, qui plus est, une personne plus âgé.
J'avais du m'évanouir ou un truc comme ça pour passer la nuit a l'infirmerie.
Je sais pas trop. Un élève plus âgé m'a percuté quand j'entrai dans la Grande Salle. Je suis tombé et je me suis sûrement évanoui. Après le choc, je ne me souviens plus de rien.
Le garçon voulais peut-être que je lui demande pourquoi lui il était là. Ma mère m'avais dit de toujours reposer la question. Je n'avais pas spécialement envie d'écouter quelqu'un me parlais de comment il s'était fait mal mais je devais rester poli.
Et toi, pourquoi t'es a l'infirmerie ?
Le jeune garçon, partie dans son boxe et revenue avec un sweat en plus. Après son retour, il m'indiqua qu'il s'appelait Ernest Stevens.
Il avait dit son nom de famille comme si il appréhender que je découvre quelques chose.
Pourquoi t'hésites a me dire ton nom ? Les Stevens ont quelque chose à caché ?
Je fis semblant de connaître sa famille, avec une petite chance, il me dirait le cause Dee son hésitation.
Je pense qu'on devrait préparer le plan d'évasion. Il faut qu'on sortent de là et plus vite que ça !
Je fis un petit sourire hésitant a Ernest.
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L'adolescent ne semblait pas avoir trop de souvenirs de ce qui lui était arrivé et des raisons qui l'avait amenée à l'infirmerie. Ernest trouva cela étrange qu'elle souhaite partir aussi rapidement, sans même savoir ce qui lui était arrivé. Pour sa part, il en avait une petite idée. Si ses notes en métamorphoses n'étaient pas mauvaise, même plutôt bonnes, elles n'étaient pas excellentes. Et comme tous les sortilèges que le garçon apprenait en cours, il se faisait un devoir de les maîtriser parfaitement avant que le Professeur ne passe à autre chose.
Voilà ce qui l'avait amené là aujourd'hui. S'il commençait à se débrouiller plutôt bien avec le sortilège de Transfert, la curiosité avait commencé à le pousser à essayer des échanges plus complexes. Essai après essai, Ernest avait oublié le temps qui passait. Il avait oublié également que la magie avait un prix. Celui de l'énergie qu'il imprégnait à ses sortilèges. Et cette énergie n'était pas illimité. Épuisé, il avait fini par perdre connaissance en plein milieu d'un Translatio.
"Je m'exerçait à la métamorphose... un peu trop apparemment."
Il n'en tirait aucune fierté, mais pas de honte non plus. Le garçon était déterminé dans sa quête d'apprentissage et de perfectionnement. Apprendre où étaient ses limites en faisait également parti et de ce côté là, il avait encore un peu de chemin à faire. Quand la demoiselle releva son hésitation, le garçon se mis sur ses gardes.
"Hein ? Quoi ? Nan.. ! Pourquoi tu dis ça ? J'ai rien à cacher."
Il préférait détourner la conversation sur leur éventuelle sortie de l'infirmerie.
"On peut pas juste partir ?"
Il ne savait pas exactement quelle heure il était. Avaient-ils déjà passé le couvre-feu ? Dans ce cas, traîner dans les couloirs pourrait leur attirer des ennuis. Mais en même temps, il pourrait toujours dire qu'ils étaient à la recherche d'une adulte. Il ne savait pas de quelle maison venait Alyssa mais il n'avait pas de mal à imaginer le trajet qui devrait le reconduire aux cachots. Les chances de s'y glisser sans croiser un adulte étaient plutôt minces.
Voilà ce qui l'avait amené là aujourd'hui. S'il commençait à se débrouiller plutôt bien avec le sortilège de Transfert, la curiosité avait commencé à le pousser à essayer des échanges plus complexes. Essai après essai, Ernest avait oublié le temps qui passait. Il avait oublié également que la magie avait un prix. Celui de l'énergie qu'il imprégnait à ses sortilèges. Et cette énergie n'était pas illimité. Épuisé, il avait fini par perdre connaissance en plein milieu d'un Translatio.
"Je m'exerçait à la métamorphose... un peu trop apparemment."
Il n'en tirait aucune fierté, mais pas de honte non plus. Le garçon était déterminé dans sa quête d'apprentissage et de perfectionnement. Apprendre où étaient ses limites en faisait également parti et de ce côté là, il avait encore un peu de chemin à faire. Quand la demoiselle releva son hésitation, le garçon se mis sur ses gardes.
"Hein ? Quoi ? Nan.. ! Pourquoi tu dis ça ? J'ai rien à cacher."
Il préférait détourner la conversation sur leur éventuelle sortie de l'infirmerie.
"On peut pas juste partir ?"
Il ne savait pas exactement quelle heure il était. Avaient-ils déjà passé le couvre-feu ? Dans ce cas, traîner dans les couloirs pourrait leur attirer des ennuis. Mais en même temps, il pourrait toujours dire qu'ils étaient à la recherche d'une adulte. Il ne savait pas de quelle maison venait Alyssa mais il n'avait pas de mal à imaginer le trajet qui devrait le reconduire aux cachots. Les chances de s'y glisser sans croiser un adulte étaient plutôt minces.
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Ernest était un garçon plutôt réservé et n’était pas habitué à des échanges aussi frontaux. S’il savait qu’Alyssa n’était pas de sa maison, son assurance et sa verve avaient de quoi donner quelques indices au petit brun. Et confirmer l’idée reçue que ce genre d’attitude arrogante et audacieuse était forcément Gryffondor. De l’avis de sa mère en tout cas. Une vraie Serpentard, sa mère.
Les questions en rafales de la jeune fille l’avaient prises de court, déclenchant chez lui un bégaiement caractéristique quand il perdait ses moyens. Trop de questions et pas forcément de réponses à apporter. Le garçon restait figé au milieu du couloir, tentant vainement de se justifier. De quoi, il n’en était pas certain. Et si les paroles de la rouge et or résonnaient encore dans son esprit, ses pensées avaient déjà commencé à dériver ailleurs. Sur sa présence ici, sur cette famille dont il ne connaissait quasiment rien.
Le petit Serpentard n’avait que douze ans et était bien incapable de prendre conscience de ce besoin presque maladif de toujours vouloir tout maîtriser, tout comprendre. Quitte à en oublier de prendre soin de lui-même. L’adolescent baissa ses yeux clairs sur ses mains légèrement tremblantes. Il était fébrile. Mais était-ce le résultat de son épuisement magique ou bien de la demoiselle qui, sans s’en apercevoir, avait réveillé en lui de vieux démons ? Pas si vieux que ça d’ailleurs. Une voix susurrante résonna alors à ses oreilles. Comme le sifflement d’un serpent : bassstard… bassstard… bassstard…
Ernest secoua la tête énergiquement pour la chasser et quand il releva les yeux, Alyssa avait disparue. La Gryffondor avait dû s'éclipser sans un mot. Sans même attendre de réponse. Ou sans les écouter. Face à l’indécision du garçon, elle n’avait probablement pas eu la patience d’attendre. Il soupira, pourtant pas surpris. Après tout, il n’était pas du genre à retenir l’attention des autres très longtemps.
Revenant sur ses pas, le petit brun regagna lentement son lit. Il n’était certainement pas à l’aube de la mort mais tenter de sortir sans avoir eu l’autorisation d’un adulte n’était vraisemblablement pas l’idée du siècle. Si quelqu’un venait à le surprendre dans les couloirs après le couvre-feu, les conséquences pourraient être bien pires qu’une légère blessure de l’égo.
Couché sur son lit, le jeune Serpentard laissa son regard se perdre dans la lumière pâle des rayons de lune qui filtraient par la fenêtre. Il faudrait qu’il apprenne à écouter son corps. À gérer son énergie et à ne pas confondre zèle et inconscience. Si l’apprentissage de la magie demandait discipline et rigueur, Ernest venait de prendre une leçon cruciale sur ses propres limites. Et de ce point de vue là, il avait encore beaucoup à apprendre.
L'adolescent commençait à en prendre conscience. Cet évènement marquerait peut-être un tournant dans sa quête insatiable de progresser. Ou peut-être pas…
Les questions en rafales de la jeune fille l’avaient prises de court, déclenchant chez lui un bégaiement caractéristique quand il perdait ses moyens. Trop de questions et pas forcément de réponses à apporter. Le garçon restait figé au milieu du couloir, tentant vainement de se justifier. De quoi, il n’en était pas certain. Et si les paroles de la rouge et or résonnaient encore dans son esprit, ses pensées avaient déjà commencé à dériver ailleurs. Sur sa présence ici, sur cette famille dont il ne connaissait quasiment rien.
Le petit Serpentard n’avait que douze ans et était bien incapable de prendre conscience de ce besoin presque maladif de toujours vouloir tout maîtriser, tout comprendre. Quitte à en oublier de prendre soin de lui-même. L’adolescent baissa ses yeux clairs sur ses mains légèrement tremblantes. Il était fébrile. Mais était-ce le résultat de son épuisement magique ou bien de la demoiselle qui, sans s’en apercevoir, avait réveillé en lui de vieux démons ? Pas si vieux que ça d’ailleurs. Une voix susurrante résonna alors à ses oreilles. Comme le sifflement d’un serpent : bassstard… bassstard… bassstard…
Ernest secoua la tête énergiquement pour la chasser et quand il releva les yeux, Alyssa avait disparue. La Gryffondor avait dû s'éclipser sans un mot. Sans même attendre de réponse. Ou sans les écouter. Face à l’indécision du garçon, elle n’avait probablement pas eu la patience d’attendre. Il soupira, pourtant pas surpris. Après tout, il n’était pas du genre à retenir l’attention des autres très longtemps.
Revenant sur ses pas, le petit brun regagna lentement son lit. Il n’était certainement pas à l’aube de la mort mais tenter de sortir sans avoir eu l’autorisation d’un adulte n’était vraisemblablement pas l’idée du siècle. Si quelqu’un venait à le surprendre dans les couloirs après le couvre-feu, les conséquences pourraient être bien pires qu’une légère blessure de l’égo.
Couché sur son lit, le jeune Serpentard laissa son regard se perdre dans la lumière pâle des rayons de lune qui filtraient par la fenêtre. Il faudrait qu’il apprenne à écouter son corps. À gérer son énergie et à ne pas confondre zèle et inconscience. Si l’apprentissage de la magie demandait discipline et rigueur, Ernest venait de prendre une leçon cruciale sur ses propres limites. Et de ce point de vue là, il avait encore beaucoup à apprendre.
L'adolescent commençait à en prendre conscience. Cet évènement marquerait peut-être un tournant dans sa quête insatiable de progresser. Ou peut-être pas…
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FIN
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