Le prix du savoir
Elle qui n'était déjà pas bavarde, après avoir quittée son ancienne professeur, Elfie n'avait pas dit un mot de la soirée, mise à part les quelques formules de politesses lors de son service. Elle n'avait pas passé une seconde sans ruminer ce qu'il s'était passé, tout en se questionnant sur ce qu'il pourrait se passer le lendemain. Cela faisait à présent plus de deux mois que la jeune adulte travaillait au manoir, elle avait prit rapidement le coup de main et ses actions étaient souvent irréprochables. Focalisée sur ses pensées, elle avait fait tomber à deux reprises les couverts qu'elle tenait dans les mains et avait bien faillit oublier le plat qui cuisait. Plus efficace que d'habitude, une fois son service terminée, s'être lavé et avoir ôté son uniforme, elle avait pris direction du balcon astronomique qui par chance se trouvait au même étage que sa chambre. Accompagnée d'un fond de bouteille et d'une couverture légère pour la couvrir elle y avait passé quelques heures.
Les réflexions fusaient tout en observant le ciel étoilé qui par chance n'était pas trop couvert pour un soir d'octobre. Elfie se méfiait de Valerion, elle n'arrivait pas à cerner la sorcière et ça l’énervait. Jamais à poudlard elle ne lui aurait adressé la parole sans y être forcée, elle la méprisait, c'était voyant. Alors pourquoi aujourd'hui elle était venue l'aider de son plein gré? L'ancienne gryffondor n'avait aucune réponse, aucune façon de s'assurer que l'ancienne professeur avait juste changé après plus d'un an hors de Poudlard. Si elle prenait en compte le fait qu'elle pouvait lire dans les esprits... Elfie n'était pas une sorcière très douée et elle pensait que si la plus âgée utilisait cette particularité magique, elle ne pourrait savoir si ses pensées et souvenirs n'appartenaient encore qu'a elle même. Elle avait bien réussie à lancer Confringo, peut-être qu'elle n'avait plus besoin d'aide, qu'elle pourrait apprendre seule à présent, sans à devoir retourner voir Valerion. Elle y avait cru seulement quelques secondes, évidemment qu'elle n'avait pas le niveau d'une sorcière de son âge, évidemment qu'elle allait abandonner vite si elle était seule et évidemment qu'elle se retrouverait dans l'échec. Son ancienne professeure était à sa disposition, sans qu'elle ait besoin de demandé de l'aide, elle ne lui devait rien et si elle restait sur ses gardes, il ne devrait pas y avoir trop de risque.
Le réveil en ce vendredi matin avait été légèrement rude. Au lieu d'avoir deux heures avant de prendre son service, Elfie n'avait eu que trente minutes pour se préparer. Si à Poudlard, le retard était une excuse pour sécher le premier cours de la journée, il était impensable qu'aujourd'hui elle ne soit pas à l'heure pour le service du matin. Il fallait oublier le footing du matin, elle avait juste assez de temps pour se doucher, s'habiller et se maquiller. Heureusement qu'elle avait eu l'habitude de se préparer en moins de cinq minutes. Fatiguée de la veille, et sans pouvoir penser à autre chose, la jeune adulte, sans compter ses différents service obligatoire, n'avait pas fait grand chose de la matinée, doutant encore que sa décision ne soit pas la bonne. Elle était prise, elle n'allait pas changer de positionnement à la dernière minutes bien que l'idée de poser une demiguise à Valerion était plutôt appréciable à imaginer.
Avec quelques cernes sous les yeux cachés par du maquillage, Elfie s'était finalement rendue au même endroit que la veille, accompagnée de sa seule baguette. Elle avait bien compris que son livre ne lui servirait pas. Sa colère de la veille ayant pour l'instant disparu, en attendant la venue de sa professeure, la sorcière blonde tentait de se rappeler son souvenir inventer, espérant grandement qu'elle ne faisait pas cet effort pour finir avec un nouvel échec.
En espérant que tout soit bon
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Le prix du savoir
Comme convenu, le lendemain, Sixtine s'était présentée chez les Joyce. Bien sur, elle n'était pas partie rejoindre directement l'employée. Elle avait d'abord saluée la famille qui lui accordait un temps avec leur employée. Elle n'était d'ailleurs pas venue les mains vides puisqu'elle avait apporté une bouteille de whisky qui, elle l'espérait, leur ferait plaisir.
Après les échanges cordiaux, elle s'était excusée et avait quitté le manoir pour se rendre dans le jardin. Cette fois-ci, elle n'avait pas eu le réflexe de prendre une cigarette, elle n'y avait même pas songé. Elle savait exactement pourquoi elle se rendait ici. Son objectif bien en tête, elle avait travaillé toute la nuit pour être sure d'offrir le plus de chance possible à Chassin d'atteindre son objectif.
En arrivant sur place, elle était ravie de voir que la sorcière s'y trouvait déjà. Elle la salua rapidement mais ne perdit pas une seconde avant de commencer ce "cours particulier". Elle s'installa sur un banc et tapotant la place à côté d'elle pour faire venir Chassin.
- Nous allons commencer par des exercices de méditation. Je veux que vous inspiriez et expiriez le plus profondément possible. Je veux que vous imaginiez l'air entrer dans vos poumons et en ressortir vous devez mettre au moins 4 secondes pour inspirer et tout autant pour expirer.
Pour illustrer ses propos, Sixtine avait effectué l'exercice devant son élève du jour afin qu'elle puisse copier ses actions. Une fois certaine que l'ancienne joueuse de Quidditch avait compris, elle donna quelques instructions supplémentaires.
- Une fois que vous avez réussi à respirer ainsi sans vous forcer à compter, vous n'avez plus qu'à vous plonger dans votre souvenir. Je veux que vous oubliez le monde autour de vous et que vous ne pensiez qu'à ça. Enfermez vous dans une bulle.
Après les échanges cordiaux, elle s'était excusée et avait quitté le manoir pour se rendre dans le jardin. Cette fois-ci, elle n'avait pas eu le réflexe de prendre une cigarette, elle n'y avait même pas songé. Elle savait exactement pourquoi elle se rendait ici. Son objectif bien en tête, elle avait travaillé toute la nuit pour être sure d'offrir le plus de chance possible à Chassin d'atteindre son objectif.
En arrivant sur place, elle était ravie de voir que la sorcière s'y trouvait déjà. Elle la salua rapidement mais ne perdit pas une seconde avant de commencer ce "cours particulier". Elle s'installa sur un banc et tapotant la place à côté d'elle pour faire venir Chassin.
- Nous allons commencer par des exercices de méditation. Je veux que vous inspiriez et expiriez le plus profondément possible. Je veux que vous imaginiez l'air entrer dans vos poumons et en ressortir vous devez mettre au moins 4 secondes pour inspirer et tout autant pour expirer.
Pour illustrer ses propos, Sixtine avait effectué l'exercice devant son élève du jour afin qu'elle puisse copier ses actions. Une fois certaine que l'ancienne joueuse de Quidditch avait compris, elle donna quelques instructions supplémentaires.
- Une fois que vous avez réussi à respirer ainsi sans vous forcer à compter, vous n'avez plus qu'à vous plonger dans votre souvenir. Je veux que vous oubliez le monde autour de vous et que vous ne pensiez qu'à ça. Enfermez vous dans une bulle.
Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.
Le prix du savoir
Une nouvelle hésitation s'empara d'Elfie quand elle aperçut son ancienne professeur arriver comme convenue à la même heure que la veille. Les doutes l'avait envahit, pensant alors à fuir, à abandonner à nouveau. Heureusement pour elle, s'était trop tard, maintenant que Valerion était dans son champ de vision, elle ne pouvait plus reculer. Elle se devait d'essayer, en étant pour l'instant persuader qu'elle n'avait pas le niveau, que malgré ses efforts, elle resterait la même que celle arpentant les couloirs du château où elle avait fait ses études. Bien qu'à certains moments, elle était remplie d'espoir quand à son avenir et à sa situation, il était difficile de l'être cent pour cent du temps. La jeune adulte était fragile mentalement et le manque de motivations se ressentait assez souvent.
Elle tentait tant bien que mal de s'imaginer que la plus âgée était réellement venue seulement pour l'aider sans arrières pensées, sans vraiment y parvenir. Si elle y arrivait plus de cinq secondes, elle s'imaginait déjà voir Valerion abandonner face à son incompétence et l'autre partie du temps, elle se demandait si elle n'était pas déjà entrer dans sa tête. Elle se méfiait de tous chez l'ancienne professeure, tellement de questionnements se bousculaient dans sa tête qu'elle en oublia la politesse et ne salua pas en retour la professeur. Cela pouvait paraître intentionnel pour toute personne qui l'avait déjà côtoyé, dont Valerion. En espérant que cela ne la brusque pas trop.
Suivant le signe que venait de faire la professeur du jour, Elfie s'approcha de l'autre adulte pour s'assoir a ses côtés, assez mal à l'aise. Elle appréciait de ne pas entendre trop la voix de Valerion, au moins quelque chose de positif, l'ancienne professeur de défense contre les forces du mal ne parlait que par utilité, pas de blabla inutile, c'était parfait. C'était bien la seule chose sur laquelle l'ancienne joueuse de quidditch était en accord avec l'autre sorcière, pour le reste c'était bien plus compliqué.
Toujours avec l'appréhension de voir tous ses doutes, tous ses questionnements et toute sa vie révéler aux grands jours, car bien qu'elle lui ait promis de ne jamais entrer dans sa tête sans sa permission, Elfie ne pouvait lui faire confiance. Elle sortait de nulle part, elle n'avait aucune raisons de l'aider. La jeune adulte avait bien envie de la questionner sur le sujet, mais le souvenir de ce qui s'était passé avec Mason était encore douloureux, elle ne devait pas exprimer ses doutes. Si elle voulait utiliser Valerion pour son propre intérêt elle ne devait pas lui montrer qu'elle ne l'appréciait pas beaucoup qu'elle s'en méfiait et qu'elle n'était pas là pour le plaisir, du moins si elle n'était pas déjà au courant.
Essayant de passer outre ses pensées, elle tenta de se concentrer sur le premier exercice proposer par la plus âgée pour commencer la séance. De la méditation... C'était à double tranchant, Elfie n'aimait pas se poser sans rien faire mise à part dans son lit, mais elle devait faire l'effort et bien qu'à plusieurs reprises elle avait pensé à stopper tout, elle alla au bout de l'exercice. Bien que mille pensées se bousculaient toujours dans sa tête, son rythme cardiaque était redevenu à la normal. Elle allait pouvoir se concentrer plus rapidement. Sans mot supplémentaires, toujours silencieusement, la plus jeune suivit les indications de la professeur.
Elle devait se remémorer son souvenir. Penser à son rêve qu'elle n'avait jamais abandonné en réalité, juste écarté. Le plus compliqué était sans doute de passer outre les pensées négatives qui lui répétait qu'elle ne pourrait jamais y arriver, qu'elle ne devait pas se donner tant de mal. Elle devait essayer de ressentir de la joie, de la vraie joie, pas celle qu'elle a quand elle ouvre une bonne bouteille. Cela faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivée. Sans être complètement sûre, une fois qu'elle pensait avoir réussie, elle posa son regard sur celui de Valerion, attendant la suite, toujours en appréhendant le moment où elle lui annoncerait qu'il n'y avait rien à faire, qu'elle ne réussirait jamais à quoi que ce soit de plus que de travailler dans ce manoir.
Elle tentait tant bien que mal de s'imaginer que la plus âgée était réellement venue seulement pour l'aider sans arrières pensées, sans vraiment y parvenir. Si elle y arrivait plus de cinq secondes, elle s'imaginait déjà voir Valerion abandonner face à son incompétence et l'autre partie du temps, elle se demandait si elle n'était pas déjà entrer dans sa tête. Elle se méfiait de tous chez l'ancienne professeure, tellement de questionnements se bousculaient dans sa tête qu'elle en oublia la politesse et ne salua pas en retour la professeur. Cela pouvait paraître intentionnel pour toute personne qui l'avait déjà côtoyé, dont Valerion. En espérant que cela ne la brusque pas trop.
Suivant le signe que venait de faire la professeur du jour, Elfie s'approcha de l'autre adulte pour s'assoir a ses côtés, assez mal à l'aise. Elle appréciait de ne pas entendre trop la voix de Valerion, au moins quelque chose de positif, l'ancienne professeur de défense contre les forces du mal ne parlait que par utilité, pas de blabla inutile, c'était parfait. C'était bien la seule chose sur laquelle l'ancienne joueuse de quidditch était en accord avec l'autre sorcière, pour le reste c'était bien plus compliqué.
Toujours avec l'appréhension de voir tous ses doutes, tous ses questionnements et toute sa vie révéler aux grands jours, car bien qu'elle lui ait promis de ne jamais entrer dans sa tête sans sa permission, Elfie ne pouvait lui faire confiance. Elle sortait de nulle part, elle n'avait aucune raisons de l'aider. La jeune adulte avait bien envie de la questionner sur le sujet, mais le souvenir de ce qui s'était passé avec Mason était encore douloureux, elle ne devait pas exprimer ses doutes. Si elle voulait utiliser Valerion pour son propre intérêt elle ne devait pas lui montrer qu'elle ne l'appréciait pas beaucoup qu'elle s'en méfiait et qu'elle n'était pas là pour le plaisir, du moins si elle n'était pas déjà au courant.
Essayant de passer outre ses pensées, elle tenta de se concentrer sur le premier exercice proposer par la plus âgée pour commencer la séance. De la méditation... C'était à double tranchant, Elfie n'aimait pas se poser sans rien faire mise à part dans son lit, mais elle devait faire l'effort et bien qu'à plusieurs reprises elle avait pensé à stopper tout, elle alla au bout de l'exercice. Bien que mille pensées se bousculaient toujours dans sa tête, son rythme cardiaque était redevenu à la normal. Elle allait pouvoir se concentrer plus rapidement. Sans mot supplémentaires, toujours silencieusement, la plus jeune suivit les indications de la professeur.
Elle devait se remémorer son souvenir. Penser à son rêve qu'elle n'avait jamais abandonné en réalité, juste écarté. Le plus compliqué était sans doute de passer outre les pensées négatives qui lui répétait qu'elle ne pourrait jamais y arriver, qu'elle ne devait pas se donner tant de mal. Elle devait essayer de ressentir de la joie, de la vraie joie, pas celle qu'elle a quand elle ouvre une bonne bouteille. Cela faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivée. Sans être complètement sûre, une fois qu'elle pensait avoir réussie, elle posa son regard sur celui de Valerion, attendant la suite, toujours en appréhendant le moment où elle lui annoncerait qu'il n'y avait rien à faire, qu'elle ne réussirait jamais à quoi que ce soit de plus que de travailler dans ce manoir.
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Le prix du savoir
Pendant toute la durée de l'exercice, l'ancienne professeure de Chassin était restée silencieuse, ne bougeant pas d'un millimètre pour ne pas déconcentrer l'ancienne joueuse de Quidditch. Elle voulait que la jeune femme puisse avoir toutes les chances de son côté pour réussir l'exercice de méditation et, plus généralement, pour réussir à créer un Patronus.
Dans ce silence de mort, Sixtine n'avait pour seule compagnie que ses pensées, qu'elle tentait de repousser à chaque seconde. Bien qu'elle ne soit pas la sorcière la plus bavarde, elle avait du mal à se retrouver seule avec ses pensées. Elle avait toujours trouvé une solution pour occuper son esprit et penser à tout sauf à ce qu'elle pouvait sentir ou ressentir. Au manoir, ses enfants étaient une source constante d'occupation, et la nuit, lorsque le calme était le maître mot des lieux, elle parvenait à trouver refuge dans son bureau, où elle passait des heures. Parfois, si même son bureau ne lui apportait pas la distraction nécessaire, c'était dans la lecture de livres qu'elle trouvait le moyen de quitter sa propre tête.
Celle qui avait étudié durant des années le fonctionnement de la magie sur le cerveau et qui savait parfaitement comment bloquer ses pensées face à un adversaire était pourtant incapable d'échapper à ses propres pensées. Elle pouvait lire celles des autres, comprendre ce qu'ils traversaient, mais elle ne laissait personne faire de même avec elle. Toujours incapable de comprendre sa propre douleur, ses doutes et ses peurs, la personne la plus difficile à comprendre pour elle était elle-même. Et elle était aussi la personne qu'elle avait le moins envie de comprendre. Un problème secondaire, au fond.
Les yeux ouverts, elle ne voyait plus la scène qui se déroulait sous ses yeux ; elle ne voyait plus l'herbe virevolter devant elle, les oiseaux passer au-dessus d'elle, ni ses cheveux fouettant son visage. Seuls les yeux d'Elfie Chassin finirent par la ramener au moment présent.
- Levez-vous et faites le geste tout en gardant à l'esprit ce souvenir heureux que vous avez choisi. Concentrez-vous uniquement sur le geste. Lorsqu'il deviendra automatique, que vous n'y penserez plus, vous ajouterez l'incantation.
Toujours assise, Sixtine se tenait prête à apporter son aide à l'ancienne Gryffondor en cas de besoin. Cependant, connaissant le caractère solitaire et rancunier de la jeune femme, l'ancienne professeure avait fait le choix de rester à l'écart et de ne se lever qu'en cas de nécessité. D'après Sixtine, il y avait peu de chances que l'ancienne sportive ait besoin de son aide. Pour le moment, l'exercice était simple et la gestuelle ne devait plus être un problème pour elle.
Dans ce silence de mort, Sixtine n'avait pour seule compagnie que ses pensées, qu'elle tentait de repousser à chaque seconde. Bien qu'elle ne soit pas la sorcière la plus bavarde, elle avait du mal à se retrouver seule avec ses pensées. Elle avait toujours trouvé une solution pour occuper son esprit et penser à tout sauf à ce qu'elle pouvait sentir ou ressentir. Au manoir, ses enfants étaient une source constante d'occupation, et la nuit, lorsque le calme était le maître mot des lieux, elle parvenait à trouver refuge dans son bureau, où elle passait des heures. Parfois, si même son bureau ne lui apportait pas la distraction nécessaire, c'était dans la lecture de livres qu'elle trouvait le moyen de quitter sa propre tête.
Celle qui avait étudié durant des années le fonctionnement de la magie sur le cerveau et qui savait parfaitement comment bloquer ses pensées face à un adversaire était pourtant incapable d'échapper à ses propres pensées. Elle pouvait lire celles des autres, comprendre ce qu'ils traversaient, mais elle ne laissait personne faire de même avec elle. Toujours incapable de comprendre sa propre douleur, ses doutes et ses peurs, la personne la plus difficile à comprendre pour elle était elle-même. Et elle était aussi la personne qu'elle avait le moins envie de comprendre. Un problème secondaire, au fond.
Les yeux ouverts, elle ne voyait plus la scène qui se déroulait sous ses yeux ; elle ne voyait plus l'herbe virevolter devant elle, les oiseaux passer au-dessus d'elle, ni ses cheveux fouettant son visage. Seuls les yeux d'Elfie Chassin finirent par la ramener au moment présent.
- Levez-vous et faites le geste tout en gardant à l'esprit ce souvenir heureux que vous avez choisi. Concentrez-vous uniquement sur le geste. Lorsqu'il deviendra automatique, que vous n'y penserez plus, vous ajouterez l'incantation.
Toujours assise, Sixtine se tenait prête à apporter son aide à l'ancienne Gryffondor en cas de besoin. Cependant, connaissant le caractère solitaire et rancunier de la jeune femme, l'ancienne professeure avait fait le choix de rester à l'écart et de ne se lever qu'en cas de nécessité. D'après Sixtine, il y avait peu de chances que l'ancienne sportive ait besoin de son aide. Pour le moment, l'exercice était simple et la gestuelle ne devait plus être un problème pour elle.
Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.
Le prix du savoir
Le regard tournée vers le sol, ne voulant pas croiser celui de la professeur Elfie l'écouta attentivement. Elle était bien plus puissante qu'elle et avait bien plus de connaissances qu'elle n'en aura sûrement jamais et malgré elle, la jeune adulte avait besoin des conseils de celle qu'elle avait tant haït par le passé. Tout semblait si facile en l'écoutant, elle savait parfaitement que ça ne l'était pas, qu'elle avait assez de retard pour ne pas réussir à lancer un sortilège normalement appris en sixième année. Elle se devait de réussir, pour Moïra, pour le clan mais surtout pour elle, pour gonfler son égo trop souvent détruit, et ramasser comme elle le pouvait.
Heureuse de mettre de la distance entre elles deux, l'ancienne gryffondor s'était levée pour marcher quelques mètres. Elle ne se souciait pas du regard que pouvait lui porter Valerion, motivée par la réussite. La gestuelle était simple, baguette en main elle dessina dans le vide une spirale assez ronde, d'abord en réfléchissant à ses mouvements jusqu'à ce qu'elle réussisse à ne plus se focaliser sur les détails. Elle devait ne plus se concentrer, le refaire encore et encore pour que cela devienne naturelle, qu'elle n'ait plus besoin de penser à chaque petit détail pour se concentrer sur l'émotion du jour, le bonheur.
C'était la partie la plus compliqué, tout en continuer d'effectuer la gestuelle attendue, elle devait se remémorer son souvenir inventer, garder les mêmes détails, voir son sourire aux lèvres pour la plupart du temps inexistant et surtout y croire, croire le plus fort possible qu'il se réalisera. Elle savait qu'elle avait ses chances pour reprendre les études l'année prochaine, avec l'appui de Moïra, avec l'appui de celle qui pourrait devenir la présidente du conseil, avec l'appui possible de Valerion elle avait ses chances. Mais elle savait aussi très bien qu'elle était capable de les ruiner facilement, qu'elle restait faible et instable, que son esprit n'était pas aussi contrôlable qu'elle le voudrait et aussi que ses performances sur balai avait largement chuté. Elle n'arrivait pas à penser seulement au bonheur que cela pourrait lui procurer, elle avait trop de doute, elle n'avait pas confiance en elle et surtout elle fonctionnait à la colère, à la rage qui l'habitait.
Sans être assurée, pensant avoir intégrée la gestuelle du sort à son mécanisme, elle se lança enfin en rajoutant l'incantation. Évidemment, aucun résultat ne sortit de son premier essai, ni du deuxième, ni des autres qui suivirent d'ailleurs. Elle commençait à s'impatienter et cela se voyait sûrement, elle voulait effacer ce qu'elle ressentait comme à son habitude, oublier qu'elle était rongée par l'agacement, par la colère, mais elle n'y arrivait pas. Si elle voulait ressentir que le bonheur qui lui permettrait la réussite aujourd'hui, elle devait aussi ressentir et garder en elle la colère qui l'habitait, pour la contrôler, pour savoir la faire passer au deuxième plan, l'accepter et accepter qu'elle pouvait elle aussi croire au bonheur.
Fatiguée de subir un nouvel échec, elle se tourna de force vers Valerion qui l'exaspérait toujours autant sans vraiment comprendre pourquoi, sans comprendre qu'elle était l'une des représentations de ses faiblesses, qu'elle lui rappelait ses démons qu'elle aurait voulu laisser à Poudlard... Elle n'y arrivait pas, elle n'arrivait pas à se souvenir de ce qu'on était censé ressentir quand on noyait dans le bonheur, quand tout n'était pas mauvais, c'était trop dur. "Je... C'est..." Les mots lui manquaient, elle voulait que sa professeur la comprenne, qu'elle puisse avoir une solution facile à ses problèmes, sans devoir se confier, sans devoir s'ouvrir un peu en devant lâcher un peu le contrôle qu'elle voulait garder sur elle même. "J'y arrive pas, j'ai le souvenir mais..." Elle sentait ses doigts se resserrer sur sa baguette, énervée d'être aussi peu douée. "mais je sais pas pourquoi..." Enfin vous avez comprit, elle espérait qu'elle avait comprit, elle espérait que son super pouvoir de professeur lui donnerait une manière facile d'oublier sa colère et sa rage pour se concentrer sur une émotion qu'elle ne savait mettre au premier plan.
Heureuse de mettre de la distance entre elles deux, l'ancienne gryffondor s'était levée pour marcher quelques mètres. Elle ne se souciait pas du regard que pouvait lui porter Valerion, motivée par la réussite. La gestuelle était simple, baguette en main elle dessina dans le vide une spirale assez ronde, d'abord en réfléchissant à ses mouvements jusqu'à ce qu'elle réussisse à ne plus se focaliser sur les détails. Elle devait ne plus se concentrer, le refaire encore et encore pour que cela devienne naturelle, qu'elle n'ait plus besoin de penser à chaque petit détail pour se concentrer sur l'émotion du jour, le bonheur.
C'était la partie la plus compliqué, tout en continuer d'effectuer la gestuelle attendue, elle devait se remémorer son souvenir inventer, garder les mêmes détails, voir son sourire aux lèvres pour la plupart du temps inexistant et surtout y croire, croire le plus fort possible qu'il se réalisera. Elle savait qu'elle avait ses chances pour reprendre les études l'année prochaine, avec l'appui de Moïra, avec l'appui de celle qui pourrait devenir la présidente du conseil, avec l'appui possible de Valerion elle avait ses chances. Mais elle savait aussi très bien qu'elle était capable de les ruiner facilement, qu'elle restait faible et instable, que son esprit n'était pas aussi contrôlable qu'elle le voudrait et aussi que ses performances sur balai avait largement chuté. Elle n'arrivait pas à penser seulement au bonheur que cela pourrait lui procurer, elle avait trop de doute, elle n'avait pas confiance en elle et surtout elle fonctionnait à la colère, à la rage qui l'habitait.
Sans être assurée, pensant avoir intégrée la gestuelle du sort à son mécanisme, elle se lança enfin en rajoutant l'incantation. Évidemment, aucun résultat ne sortit de son premier essai, ni du deuxième, ni des autres qui suivirent d'ailleurs. Elle commençait à s'impatienter et cela se voyait sûrement, elle voulait effacer ce qu'elle ressentait comme à son habitude, oublier qu'elle était rongée par l'agacement, par la colère, mais elle n'y arrivait pas. Si elle voulait ressentir que le bonheur qui lui permettrait la réussite aujourd'hui, elle devait aussi ressentir et garder en elle la colère qui l'habitait, pour la contrôler, pour savoir la faire passer au deuxième plan, l'accepter et accepter qu'elle pouvait elle aussi croire au bonheur.
Fatiguée de subir un nouvel échec, elle se tourna de force vers Valerion qui l'exaspérait toujours autant sans vraiment comprendre pourquoi, sans comprendre qu'elle était l'une des représentations de ses faiblesses, qu'elle lui rappelait ses démons qu'elle aurait voulu laisser à Poudlard... Elle n'y arrivait pas, elle n'arrivait pas à se souvenir de ce qu'on était censé ressentir quand on noyait dans le bonheur, quand tout n'était pas mauvais, c'était trop dur. "Je... C'est..." Les mots lui manquaient, elle voulait que sa professeur la comprenne, qu'elle puisse avoir une solution facile à ses problèmes, sans devoir se confier, sans devoir s'ouvrir un peu en devant lâcher un peu le contrôle qu'elle voulait garder sur elle même. "J'y arrive pas, j'ai le souvenir mais..." Elle sentait ses doigts se resserrer sur sa baguette, énervée d'être aussi peu douée. "mais je sais pas pourquoi..." Enfin vous avez comprit, elle espérait qu'elle avait comprit, elle espérait que son super pouvoir de professeur lui donnerait une manière facile d'oublier sa colère et sa rage pour se concentrer sur une émotion qu'elle ne savait mettre au premier plan.
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Le prix du savoir
Après un moment que Sixtine jugea suffisamment long, l'ancienne Gryffondor prononça enfin l'incantation du sort qu’elle souhaitait lancer. Les yeux de Sixtine suivirent les mouvements de la baguette avant de fixer son extrémité, à l’affût du moindre signe de réussite. Même un simple Patronus incorporel aurait suffi. Mais rien ne jaillit de la baguette de la jeune femme.
L'ancienne professeure avait pensé que la blonde abandonnerait après cet échec initial, mais à sa grande surprise, elle tenta une deuxième fois, puis une troisième, et ainsi de suite, persistant pendant de longues minutes. Finalement, elle renonça, épuisée, cherchant presque une justification à son incapacité.
Le regard perçant de la professeure rencontra celui de son ancienne élève. Elle l’écouta offrir une vague explication, mais ne bougea pas de son emplacement.
- Vous n’y croyez pas assez. Répondit-elle simplement, tout en sortant une cigarette de sa poche, qu’elle fit rouler entre ses doigts. Vous vous souvenez du 6 novembre 2046 ? Moi, je m’en souviens comme si c’était hier. Ce jour-là, vous aviez repéré le Vif d’or si rapidement et l’aviez attrapé si vite que je n’avais même pas eu le temps de terminer ma conversation avec une élève de Serpentard. Vous aviez mis fin au match avant que quiconque ne s’y attende.
Elle marqua une pause, laissant ses paroles s’imprégner et offrant à la jeune femme un moment pour replonger dans le souvenir de cette victoire éclatante qu’elle avait offert à son équipe.
- Bien sûr, la suite, vous la connaissez. Reprit-elle. Mais c’était le tout premier match auquel j’assistais en tant que professeure. J’ai été impressionnée par votre performance. Et vous, à ce moment-là, à cet instant précis où votre main s’est refermée sur le Vif d’or… qu’avez-vous ressenti ?
Sixtine laissa cette question en suspens, bien qu’elle n’attende visiblement aucune réponse. D’un simple mouvement de tête, comme si l’évidence devait suffire à remettre les choses en ordre, elle lui fit signe de se repositionner et de reprendre l’exercice.
L'ancienne professeure avait pensé que la blonde abandonnerait après cet échec initial, mais à sa grande surprise, elle tenta une deuxième fois, puis une troisième, et ainsi de suite, persistant pendant de longues minutes. Finalement, elle renonça, épuisée, cherchant presque une justification à son incapacité.
Le regard perçant de la professeure rencontra celui de son ancienne élève. Elle l’écouta offrir une vague explication, mais ne bougea pas de son emplacement.
- Vous n’y croyez pas assez. Répondit-elle simplement, tout en sortant une cigarette de sa poche, qu’elle fit rouler entre ses doigts. Vous vous souvenez du 6 novembre 2046 ? Moi, je m’en souviens comme si c’était hier. Ce jour-là, vous aviez repéré le Vif d’or si rapidement et l’aviez attrapé si vite que je n’avais même pas eu le temps de terminer ma conversation avec une élève de Serpentard. Vous aviez mis fin au match avant que quiconque ne s’y attende.
Elle marqua une pause, laissant ses paroles s’imprégner et offrant à la jeune femme un moment pour replonger dans le souvenir de cette victoire éclatante qu’elle avait offert à son équipe.
- Bien sûr, la suite, vous la connaissez. Reprit-elle. Mais c’était le tout premier match auquel j’assistais en tant que professeure. J’ai été impressionnée par votre performance. Et vous, à ce moment-là, à cet instant précis où votre main s’est refermée sur le Vif d’or… qu’avez-vous ressenti ?
Sixtine laissa cette question en suspens, bien qu’elle n’attende visiblement aucune réponse. D’un simple mouvement de tête, comme si l’évidence devait suffire à remettre les choses en ordre, elle lui fit signe de se repositionner et de reprendre l’exercice.
Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.
Le prix du savoir
Le visage plus fermé, le corps plus tendu, les yeux moins confiant, Elfie lâcha sa baguette s'en qu'elle ne s'en aperçoive réellement. Les souvenirs de ce fameux jour réunissaient la plupart de ses démons qu'elle tentait d'oublier le plus possible. D'abord la bagarre, elle ne regrettait en aucun cas ses gestes et actions, les Hel's avait mérité ce qu'ils leurs étaient arrivés mais elle savait qu'elle avait eu une importance pour la suite, c'était la première fois qu'elle perdait autant le contrôle, la première fois qu'elle s'était laissé emporté aussi loin. Ensuite il y avait eu ce sort lancé par cette nouvelle professeure qu'elle avant tant haït, son visage l'avant tant dégoutée... Suivit de son exclusion de l'équipe et tout ce qu'il en découlait... Elle en avait oublié la victoire, ce jour n'avait rien de glorieux et aucun sentiment de bonheur n'était resté par la suite le concernant. Elfie s'était légèrement refermé sur elle même, se battant contre ses sentiments de négativités qu'elle se reprenait de pleine face, les poings serrés, elle se devait de tenir, de ne pas se laisser emporter par ce passé proche qu'elle ne pouvait oublier.
"Je me souviens de la façon dont je vous ai détesté oui." Elle s'était arrêté avant de dire des mots qu'elle ne pensait pas forcément, qu'elle détestait toujours la professeure, que sa présence la dégoutait, que sa tête serait sûrement plus agréable à regarder écrasée contre un mur... Elle s'était retenue, montrant les efforts qu'elle avait pu faire jusque là. Ses mots sonnaient malgré tout comme de la provocation, ce qu'ils étaient d'ailleurs. Elle se souvenait de bien plus, des mots de Falkner, de sa plume qui avait volé, du visage de Leo, de la tête des Poufsouffle qui avait bien morflé... Elle se souvenait de beaucoup de détails, mais en aucun cas du plaisir qu'elle avait pu porté à sa réussite du jour, la capture du vif et le fait qu'elle se prononce seulement sur ceux concernant la professeure n'était pas anodin, elle s'était laissé emporté, comme elle aurait pu le faire il y a quelques mois. Montrant que malgré tous les efforts qu'elle avait pu faire, elle restait au fond encore la même, si faible mentalement et toujours aussi fière.
Elle n'avait pas attendu la réponse de Valerion, elle savait qu'elle avait trop parlé, que ses mots n'étaient pas adaptés, sans vraiment de sens. En vérité ses doutes concernant l'autre sorcière ne s'étaient pas dissipés, elle se demandait pourquoi elle s'était décidée à l'aider et pourquoi elle utilisait un souvenir si négatif pour parler de bonheur. Elfie n'avait pas confiance, elle se méfiait, elle ne trouvait pas de raisons logiques, elle ne trouvait pas les objectifs de celle qui l'avait certainement méprisé. Elle pensait trop, elle n'arrivait pas à se défaire de ses doutes, de ses faiblesses, de ses appréhensions et cela la bloquait certainement aujourd'hui. L'image de son ancienne professeure, sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte la ramenait à tout ce qu'elle avait essayé de tasser le plus loin possible.
Après un regard noir vers l'autre adulte qui ne se voulait pas volontaire, la blonde récupéra sa baguette au sol et s'éloigna encore plus pour se poser contre l'un des murs extérieurs du manoir. Elle s'assit durant de longues minutes, les yeux fermés pour se concentrer seulement sur le moment où ses doigts s'étaient refermés sur la petite balle dorée, seulement ce moment, en boucle. Elle avait finit par se décider à rester, à tenter d'aller au bout de l'exercice. Même si les intentions de Valerion étaient plus que douteuse, sans son aide, il n'y avait aucun espoir possible sur sa progression. Si elle arrivait à passer le cap du patronus, elle pourrait se permettre de ne plus jamais croiser l'ancienne professeure de défense contre les forces du mal. Sans regarder une seule seconde celle qui pouvait la faire retomber rapidement dans un sentiment négatif, elle se leva pour reprendre là où elle avait échoué un peu plus temps. Elle avait la gestuelle, elle avait l'incantation, il lui restait plus que l'émotion, le mental à ajouter. Elle ne croyait pas vraiment à un résultat concret mais elle avait réussi à se remémorer les quelques moments de bonheur qu'elle avait ressenti après avoir attrapé un vif, elle l'avait assemblée à son souvenir inventé qu'elle espérait garder assez longtemps pour avoir le temps de lancer le sort.
Après quelques essais tout aussi peu convaincants que les autres, de manière inattendue une légère ombre argentée s'échappa de sa baguette. Ses efforts n'avaient pas servis à rien, elle avait malgré tout progressé bien qu'elle n'arrivait pas à se réjouir. C'était médiocre, autant d'effort pour juste cette fumée presque invisible... Sortir un patronus corporel semblait encore bien loin, presque inaccessible. Elle n'arrivait pas à voir l'espoir que pouvait apporter cette petite réussite, elle n'était pas optimiste à penser que la vrai réussite était proche. Reprenant conscience de la présence de la professeure, Elfie osa un regard vers elle se demandant pourquoi avec autant d'échec elle se tenait toujours près d'elle à essayer encore... Elle ne se pensait pas légitime à l'aide apporté par Valerion, la pensant de toute manière peu fiable.
"Je me souviens de la façon dont je vous ai détesté oui." Elle s'était arrêté avant de dire des mots qu'elle ne pensait pas forcément, qu'elle détestait toujours la professeure, que sa présence la dégoutait, que sa tête serait sûrement plus agréable à regarder écrasée contre un mur... Elle s'était retenue, montrant les efforts qu'elle avait pu faire jusque là. Ses mots sonnaient malgré tout comme de la provocation, ce qu'ils étaient d'ailleurs. Elle se souvenait de bien plus, des mots de Falkner, de sa plume qui avait volé, du visage de Leo, de la tête des Poufsouffle qui avait bien morflé... Elle se souvenait de beaucoup de détails, mais en aucun cas du plaisir qu'elle avait pu porté à sa réussite du jour, la capture du vif et le fait qu'elle se prononce seulement sur ceux concernant la professeure n'était pas anodin, elle s'était laissé emporté, comme elle aurait pu le faire il y a quelques mois. Montrant que malgré tous les efforts qu'elle avait pu faire, elle restait au fond encore la même, si faible mentalement et toujours aussi fière.
Elle n'avait pas attendu la réponse de Valerion, elle savait qu'elle avait trop parlé, que ses mots n'étaient pas adaptés, sans vraiment de sens. En vérité ses doutes concernant l'autre sorcière ne s'étaient pas dissipés, elle se demandait pourquoi elle s'était décidée à l'aider et pourquoi elle utilisait un souvenir si négatif pour parler de bonheur. Elfie n'avait pas confiance, elle se méfiait, elle ne trouvait pas de raisons logiques, elle ne trouvait pas les objectifs de celle qui l'avait certainement méprisé. Elle pensait trop, elle n'arrivait pas à se défaire de ses doutes, de ses faiblesses, de ses appréhensions et cela la bloquait certainement aujourd'hui. L'image de son ancienne professeure, sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte la ramenait à tout ce qu'elle avait essayé de tasser le plus loin possible.
Après un regard noir vers l'autre adulte qui ne se voulait pas volontaire, la blonde récupéra sa baguette au sol et s'éloigna encore plus pour se poser contre l'un des murs extérieurs du manoir. Elle s'assit durant de longues minutes, les yeux fermés pour se concentrer seulement sur le moment où ses doigts s'étaient refermés sur la petite balle dorée, seulement ce moment, en boucle. Elle avait finit par se décider à rester, à tenter d'aller au bout de l'exercice. Même si les intentions de Valerion étaient plus que douteuse, sans son aide, il n'y avait aucun espoir possible sur sa progression. Si elle arrivait à passer le cap du patronus, elle pourrait se permettre de ne plus jamais croiser l'ancienne professeure de défense contre les forces du mal. Sans regarder une seule seconde celle qui pouvait la faire retomber rapidement dans un sentiment négatif, elle se leva pour reprendre là où elle avait échoué un peu plus temps. Elle avait la gestuelle, elle avait l'incantation, il lui restait plus que l'émotion, le mental à ajouter. Elle ne croyait pas vraiment à un résultat concret mais elle avait réussi à se remémorer les quelques moments de bonheur qu'elle avait ressenti après avoir attrapé un vif, elle l'avait assemblée à son souvenir inventé qu'elle espérait garder assez longtemps pour avoir le temps de lancer le sort.
Après quelques essais tout aussi peu convaincants que les autres, de manière inattendue une légère ombre argentée s'échappa de sa baguette. Ses efforts n'avaient pas servis à rien, elle avait malgré tout progressé bien qu'elle n'arrivait pas à se réjouir. C'était médiocre, autant d'effort pour juste cette fumée presque invisible... Sortir un patronus corporel semblait encore bien loin, presque inaccessible. Elle n'arrivait pas à voir l'espoir que pouvait apporter cette petite réussite, elle n'était pas optimiste à penser que la vrai réussite était proche. Reprenant conscience de la présence de la professeure, Elfie osa un regard vers elle se demandant pourquoi avec autant d'échec elle se tenait toujours près d'elle à essayer encore... Elle ne se pensait pas légitime à l'aide apporté par Valerion, la pensant de toute manière peu fiable.
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Le prix du savoir
À la mention de ce souvenir, que Sixtine avait deviné être douloureux, le visage de l'ancienne joueuse de Quidditch se transforma. Sa mâchoire se serra, ses traits se durcirent, et ses yeux, déjà sombres, semblèrent devenir encore plus noirs que les cheveux de Sixtine.
Elle n'avait pas non plus oublié l'après-match. Elle se souvenait parfaitement avoir imposé le silence à tous les adolescents présents sur le terrain à ce moment-là. Elle se rappelait l’intervention de l’infirmier, la cacophonie générale, la violence qui avait éclaté. Rien ne s’était effacé de sa mémoire. Pourtant, au-delà de ce chaos, elle savait qu’il s’agissait d’une victoire pour la maison de Godric, une victoire rendue possible grâce à celle qui se tenait désormais devant elle.
Sans relever la première pique de son ancienne élève, qui avait insinué une totale absence de sympathie, voire de la haine, Sixtine la regarda simplement s’éloigner. Peut-être avait-elle besoin de temps pour assimiler les souvenirs évoqués, pour plonger de nouveau dans cette période de sa vie et retrouver les émotions qui l’avaient traversée.
Pendant cette pause, Sixtine fixa la cigarette qu’elle tenait toujours entre ses doigts. Devait-elle succomber à la tentation et la fumer ici, profitant de l’attente, ou devait-elle se montrer plus forte ? La question ne la tarauda pas longtemps. Elle était là pour aider une ancienne élève, pour lui prouver qu’elle était capable de réaliser ce qu’elle croyait impossible. Elle devait donner l’exemple, ne serait-ce qu’en refusant l’appel de cette tentation. Finalement, la cigarette retrouva sa place au fond de sa poche.
C’est à cet instant que l’employée du manoir Joyce revint au point initial de leur rencontre. La cinquantenaire leva les yeux, observant attentivement son ancienne élève. Elle s’attendait à une potentielle crise de colère ou de frustration, mais il n’en fut rien. En silence, la jeune femme reprit l’exercice là où elle l’avait laissé, obéissant à la demande de Sixtine.
Après plusieurs tentatives infructueuses, une légère fumée s’échappa enfin de la baguette de la jeune sorcière. Sur le coup, Sixtine se leva brusquement, surprise mais fière de ce premier résultat. Elle jubilait intérieurement, bien que la lanceuse du sort n'ait pas l'air d'en partager l'enthousiasme.
- Encore ! S’exclama-t-elle avec précipitation, s’adressant à son élève.
Elle tenait le sort, elle en était capable, Sixtine en était convaincue. Elle savait que Chassin n’avait qu’un dernier effort à fournir pour voir apparaître au moins un Patronus incorporel. Et il était fort probable que l'excitation et la fierté de la professeure transparaissent clairement dans cette simple injonction.
Elle n'avait pas non plus oublié l'après-match. Elle se souvenait parfaitement avoir imposé le silence à tous les adolescents présents sur le terrain à ce moment-là. Elle se rappelait l’intervention de l’infirmier, la cacophonie générale, la violence qui avait éclaté. Rien ne s’était effacé de sa mémoire. Pourtant, au-delà de ce chaos, elle savait qu’il s’agissait d’une victoire pour la maison de Godric, une victoire rendue possible grâce à celle qui se tenait désormais devant elle.
Sans relever la première pique de son ancienne élève, qui avait insinué une totale absence de sympathie, voire de la haine, Sixtine la regarda simplement s’éloigner. Peut-être avait-elle besoin de temps pour assimiler les souvenirs évoqués, pour plonger de nouveau dans cette période de sa vie et retrouver les émotions qui l’avaient traversée.
Pendant cette pause, Sixtine fixa la cigarette qu’elle tenait toujours entre ses doigts. Devait-elle succomber à la tentation et la fumer ici, profitant de l’attente, ou devait-elle se montrer plus forte ? La question ne la tarauda pas longtemps. Elle était là pour aider une ancienne élève, pour lui prouver qu’elle était capable de réaliser ce qu’elle croyait impossible. Elle devait donner l’exemple, ne serait-ce qu’en refusant l’appel de cette tentation. Finalement, la cigarette retrouva sa place au fond de sa poche.
C’est à cet instant que l’employée du manoir Joyce revint au point initial de leur rencontre. La cinquantenaire leva les yeux, observant attentivement son ancienne élève. Elle s’attendait à une potentielle crise de colère ou de frustration, mais il n’en fut rien. En silence, la jeune femme reprit l’exercice là où elle l’avait laissé, obéissant à la demande de Sixtine.
Après plusieurs tentatives infructueuses, une légère fumée s’échappa enfin de la baguette de la jeune sorcière. Sur le coup, Sixtine se leva brusquement, surprise mais fière de ce premier résultat. Elle jubilait intérieurement, bien que la lanceuse du sort n'ait pas l'air d'en partager l'enthousiasme.
- Encore ! S’exclama-t-elle avec précipitation, s’adressant à son élève.
Elle tenait le sort, elle en était capable, Sixtine en était convaincue. Elle savait que Chassin n’avait qu’un dernier effort à fournir pour voir apparaître au moins un Patronus incorporel. Et il était fort probable que l'excitation et la fierté de la professeure transparaissent clairement dans cette simple injonction.
Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.
Le prix du savoir
Alors qu'elle était sur le point d'abandonner, pensant qu'elle avait mit bien trop de temps avant de se rendre compte de l'évidence, avant de se dire que la fuite était peut-être la meilleure stratégie, Elfie s'arrêta de penser durant une fraction de seconde le temps d'analyser correctement les mots sortis de la bouche de la professeure. Ses pensées se bousculaient, se demandait si son cerveau lui jouait des tours pour avoir réellement entendu ce qu'elle venait d'entendre. Ce n'était pas tant le fond qui la gênait, bien qu'elle se demandait pourquoi la plus âgée n'avait pas abandonné depuis alors qu'elle montrait encore et toujours sa médiocrité. Elle était persuadée qu'elle n'était pas du genre à perdre son temps comme ça et ne voulant pas voir son propre potentielle, l'idée d'intention caché était la plus probable à ses yeux. Cela expliquait le choc qu'elle avait ressenti en ayant l'impression que Valerion n'avait pas eu l'air de la juger, ni de la mépriser, il lui semblait qu'elle avait pu être joyeuse? La jeune adulte n'en savait rien, elle ne pouvait pas y croire, qu'est ce qui pousserait l'adulte qu'elle avait tenté de l'empoisonner de venir l'aider sans aucune raison pour finir joyeuse de sa réussite? Elle n'en savait rien, elle était perdue, elle ne voulait pas la croire, elle ne voulait pas se faire prendre dans son piège inexistant et pourtant il était difficile de ne pas la croire.
Son regard toujours posé sur la professeure, passant de noir à vide le temps que chaque pensée se bataille dans son esprit. Elle s'en voulait presque, honteusement, de ne pas avoir agit comme elle l'avait tant fait, une insulte et partir rapidement. Au final le résultat était le même, sans les tiraillements, les doutes et les faux espoirs. Après avoir vérifié que Valerion était bien Valerion et non une autre personne la blonde continuant dans le doute à suivre ce que lui indiquait son ancienne professeure se remit à l'exercice. Le premier essai n'était pas concluant, laissant presque croire que le coup d'avant n'était que de la chance. Heureusement, le deuxième essai était plus rassurant, sans réussite, avec le même aspect que précédemment. Une simple ombre argentée s'échappa de sa baguette une fois, une deuxième et encore quelques autres essais avant que l'ancienne gryffondor se stoppe une nouvelle fois.
Elle commençait à fatiguer, le sentiment de bonheur qu'elle avait réussi à créer disparaissait peu à peu, trop occupé à se questionner sur Valerion pour pouvoir être concentrée réellement sur ce qu'elle était en train de faire. Hésitante quelques instants, elle se rapprocha légèrement de la professeure pour ne pas avoir à forcer sur sa voix tout en gardant une distance raisonnable. "Je vous aimes pas et c'était au moins réciproque à Poudlard." Elle se décida à parler, plus que ce qu'elle pensait utile pour la première fois en sa présence. "Alors Pourquoi?" Le reste ne sortit pas, Elfie avait en réalité besoin d'avoir des réponses, qu'elle penserait sûrement fausse pour pouvoir se concentrer seulement sur ce qu'elle avait besoin pour retenter de lancer le sort. Ses doutes et sa méfiance prenait trop de place dans son esprit et cela expliquait pourquoi elle s'était arrêté alors qu'elle avait commencé à les exprimer.
Après un léger signe de tête accompagnée d'un soufflement comme pour indiquer qu'il était préférable d'oublié ce qu'elle venait de dire, la jeune adulte laissa apparaître son dos tentant une nouvelle fois la gestuelle accompagnée de l'incantation. Aucun résultat cette fois-ci, elle n'avait pas tenté de mêler sa concentration attendant sans vraiment le vouloir si elle pouvait léguer ses doutes au second plan. Contradictoirement, elle attendait une réponse de Valerion même si ses paroles et gestes montraient l'inverse. Elle ne cachait plus sa méfiance mais elle n'était pas prête de se dévoiler plus, car même si l'adulte avait réellement pu être joyeuse, elle ne pourrait jamais lui faire confiance.
Son regard toujours posé sur la professeure, passant de noir à vide le temps que chaque pensée se bataille dans son esprit. Elle s'en voulait presque, honteusement, de ne pas avoir agit comme elle l'avait tant fait, une insulte et partir rapidement. Au final le résultat était le même, sans les tiraillements, les doutes et les faux espoirs. Après avoir vérifié que Valerion était bien Valerion et non une autre personne la blonde continuant dans le doute à suivre ce que lui indiquait son ancienne professeure se remit à l'exercice. Le premier essai n'était pas concluant, laissant presque croire que le coup d'avant n'était que de la chance. Heureusement, le deuxième essai était plus rassurant, sans réussite, avec le même aspect que précédemment. Une simple ombre argentée s'échappa de sa baguette une fois, une deuxième et encore quelques autres essais avant que l'ancienne gryffondor se stoppe une nouvelle fois.
Elle commençait à fatiguer, le sentiment de bonheur qu'elle avait réussi à créer disparaissait peu à peu, trop occupé à se questionner sur Valerion pour pouvoir être concentrée réellement sur ce qu'elle était en train de faire. Hésitante quelques instants, elle se rapprocha légèrement de la professeure pour ne pas avoir à forcer sur sa voix tout en gardant une distance raisonnable. "Je vous aimes pas et c'était au moins réciproque à Poudlard." Elle se décida à parler, plus que ce qu'elle pensait utile pour la première fois en sa présence. "Alors Pourquoi?" Le reste ne sortit pas, Elfie avait en réalité besoin d'avoir des réponses, qu'elle penserait sûrement fausse pour pouvoir se concentrer seulement sur ce qu'elle avait besoin pour retenter de lancer le sort. Ses doutes et sa méfiance prenait trop de place dans son esprit et cela expliquait pourquoi elle s'était arrêté alors qu'elle avait commencé à les exprimer.
Après un léger signe de tête accompagnée d'un soufflement comme pour indiquer qu'il était préférable d'oublié ce qu'elle venait de dire, la jeune adulte laissa apparaître son dos tentant une nouvelle fois la gestuelle accompagnée de l'incantation. Aucun résultat cette fois-ci, elle n'avait pas tenté de mêler sa concentration attendant sans vraiment le vouloir si elle pouvait léguer ses doutes au second plan. Contradictoirement, elle attendait une réponse de Valerion même si ses paroles et gestes montraient l'inverse. Elle ne cachait plus sa méfiance mais elle n'était pas prête de se dévoiler plus, car même si l'adulte avait réellement pu être joyeuse, elle ne pourrait jamais lui faire confiance.
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Le prix du savoir
Les yeux de l'ancienne joueuse de Quidditch en disaient long sur la réflexion interne qu'elle était en train de mener. Elle n'avait aucune confiance en sa professeure, et son regard le retranscrivait parfaitement ; nul besoin d'être un psychomage pour analyser ce type d'expression. Malgré ce regard lourd de sens et de reproches, l'ancienne élève de la professeure avait poursuivi l'exercice, peut-être guidée par une ancienne autorité ou par habitude, bien qu'elle n'ait jamais suivi les conseils que cette dernière lui avait donnés lors de sa scolarité à Poudlard.
Les essais qui suivant n'étaient pas exceptionnels, mais ils avaient au moins le mérite d'être tout aussi réussis que les précédents. Une fois cette étape acquise, Sixtine le savait, son ancienne élève ne pouvait que s'améliorer. Elle restait donc alerte au moindre signe de progrès ainsi qu'au moindre signe de fatigue. Et ce ne fut pas l'amélioration du sort qui se manifesta en premier, mais bien les signes d'une fatigue naissante chez la jeune adulte.
Alors que l'ancienne Gryffondor s'approchait légèrement de Sixtine, cette dernière se raidit, n'aimant ni le contact physique ni la proximité. Personne, ou presque, n'osait s'approcher d'elle pour lui parler ; la plupart du temps, les élèves se contentaient de garder une bonne distance, craignant certainement un sort de sa part et, ils avaient sûrement raison. Or, Elfie avait fait partie de ces élèves qui avaient pour habitude de maintenir cette distance de sécurité. Alors pourquoi, aujourd'hui, avait-elle décidé de faire ce petit pas, symbolique ou non, envers celle qu'elle avait voulu empoisonner quelques années plus tôt ?
Un soupir plus tard, l'ancienne élève de Sixtine balaya sa question du revers de la main et se remit à l'exercice imposé. Plutôt satisfaite qu'elle lui demande d'oublier cet échange, la professeure en magie de l'esprit se contenta d'observer l'échec de la sorcière. Constatant qu'elle ne pourrait pas y échapper et qu'elle allait devoir parler bien malgré elle, Sixtine retrouva sa place sur le banc où elle se trouvait initialement. Elle avait perdu son regard dans les nuages qui parsèment le ciel.
- Je n'ai d'affection ni pour vous ni pour personne, mais j'aime le succès. Considérez que vous êtes un énième trophée à ma collection. Répondit-elle sur un ton bien trop détaché, comme si elle se contentait de répondre à une question des plus banales.
Les essais qui suivant n'étaient pas exceptionnels, mais ils avaient au moins le mérite d'être tout aussi réussis que les précédents. Une fois cette étape acquise, Sixtine le savait, son ancienne élève ne pouvait que s'améliorer. Elle restait donc alerte au moindre signe de progrès ainsi qu'au moindre signe de fatigue. Et ce ne fut pas l'amélioration du sort qui se manifesta en premier, mais bien les signes d'une fatigue naissante chez la jeune adulte.
Alors que l'ancienne Gryffondor s'approchait légèrement de Sixtine, cette dernière se raidit, n'aimant ni le contact physique ni la proximité. Personne, ou presque, n'osait s'approcher d'elle pour lui parler ; la plupart du temps, les élèves se contentaient de garder une bonne distance, craignant certainement un sort de sa part et, ils avaient sûrement raison. Or, Elfie avait fait partie de ces élèves qui avaient pour habitude de maintenir cette distance de sécurité. Alors pourquoi, aujourd'hui, avait-elle décidé de faire ce petit pas, symbolique ou non, envers celle qu'elle avait voulu empoisonner quelques années plus tôt ?
Un soupir plus tard, l'ancienne élève de Sixtine balaya sa question du revers de la main et se remit à l'exercice imposé. Plutôt satisfaite qu'elle lui demande d'oublier cet échange, la professeure en magie de l'esprit se contenta d'observer l'échec de la sorcière. Constatant qu'elle ne pourrait pas y échapper et qu'elle allait devoir parler bien malgré elle, Sixtine retrouva sa place sur le banc où elle se trouvait initialement. Elle avait perdu son regard dans les nuages qui parsèment le ciel.
- Je n'ai d'affection ni pour vous ni pour personne, mais j'aime le succès. Considérez que vous êtes un énième trophée à ma collection. Répondit-elle sur un ton bien trop détaché, comme si elle se contentait de répondre à une question des plus banales.
Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.