31 janv. 2025, 23:30
 NUIT   TW  Strangers in Passing  16.01.2050   A.S 
TW Mention d'auto-mutilation

26 janvier 2050
aux environs de 23 heures


C'était une nuit froide qui suivait une journée plus froide encore. Redose s'était emporté contre beaucoup de monde ce mois-ci, malgré son désir de rester à l'écart, de ne plus être tel qu'il est, il n'en est pas demeuré moins cruel et violent. Sa sœur, ses très rares amis, en avaient tous fait les frais d'une certaine manière. La fatigue physique et mentale qu'il s'est imposé le faisait affreusement souffrir, pour se soulager, il se faisait souffrir encore plus de temps en temps.

Ce soir, il décida de se faire souffrir comme à son habitude. Mais au lieu de retourner à sa salle commune, il resta caché quelques heures dans les toilettes abandonnées. Il se trouve que le gryffon a de plus en plus de mal à supporter la présence de ses camarades. Comme si ça ne suffisait pas, le hasard fait qu'il se retrouvait de plus en plus souvent à devoir supporter la présence de ses camarades.
En de tel circonstances, quelle alternative a-t-il que de se cacher dans une cabine de toilettes pour se remettre de ses blessures et de ses angoisses ?

Aucune. Il finit malgré tout par retourner à son dortoir, mais à voir la Grosse Dame de loin, il préférait changer de destination. C'est assez commun pour le garçon de changer de destination lorsqu'il est presque arrivé, de faire de larges et vastes détours sans nécessaire raison. Il est tout aussi commun pour le garçon de se diriger vers les souterrains où il se sentait à l'aise, pourtant, il choisit d'emprunter un tout autre chemin.
Il gravit ainsi la tour d'Astronomie, c'était loin d'être son lieu préféré, mais il y faisait plus froid qu'ailleurs et on pouvait y voir les étoiles. C'est aussi là que Redose fit signer à ses camarades le contrat de la Triade.

Il monta les escaliers et se saisit de la rambarde. Il longeait alors ladite rambarde pour finalement se trouver à une distance acceptable de la fenêtre qui ne laissait que peu passer la lumière de la lune en croissant de cire. Redose décida d'ignorer l'interprétation qui découlait de son observation de la lune, à ce moment il pourrait être en train de pratiquer la divination ou de dormir, mais il préféra rester là devant cette lune symbolisant la croissance et l’évolution. L'enfant, chaque fois que la question de l'évolution et du futur se posait, ne pouvait pas s'empêcher de penser à son plus jeune frère, cela le rend profondément et intensément triste. Lui ne verra ni la lune ni les étoiles, il ne saura éclore ni s'épanouir, il ne connaîtra pas la magie. Il demeure en ville, là où les étoiles ne se révèlent pas. Là où rien ne pousse. Cette acheminement de pensée faisait presque naître de la culpabilité chez Redose.

L'enfant fut replongé pas mal de temps plus tard dans la réalité par son ouïe, il entendait des bruits de pas. Quelques instant plus tard, il sentait une odeur étrangère.
Dernière modification par Redose Omniak le 12 avr. 2026, 17:05, modifié 1 fois.

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1 févr. 2025, 00:44
 NUIT   TW  Strangers in Passing  16.01.2050   A.S 
Quelle horreur mais quelle horreur. Leurs respirations, chacun de leurs mouvements, le froissement de leurs draps, tout ses sons sont tellement forts et agaçants à mes oreilles.
23:02, et je ne dors pas. J’ai essayé d’aller m’allonger dans mon lit, dans mon dortoir, comme tout les autres, mais c’est impossible. Depuis que je suis revenu de la maison après Noël, rien ne va : je réagis à tout, mes propres pensées me frustrent, j’enchaîne les crises, j’évite le monde entier, et me recroqueville sur moi-même pour me cacher de mon propre corps, squelettique et fantomatique.
*Mort à ce niveau.*
Silencieusement, avec une discrétion comparable à celle de la faucheuse, je me glisse hors de mon lit, et m’habille d’un col roulé noir, d’un short gris et… pas de chaussettes, ni de chaussures. Pieds nus, ça feras l’affaire. Sans bruits, je vais dans la salle commune, le son constant de l’horloge augmentant mon stress en flèche. J’observe le feu de la cheminée dévorer les bûches de bois, le craquement de celles-ci éclatant violemment dans mes oreilles. Je les couvrent rapidement et recule, trébuchant à moitié sur une table.
*Non. Je n’aime pas. Pas maintenant.*
Je sors de la salle des Serpentards à la hâte, et une fois à l’extérieur, en sentant le carrelage froid du château sous mes pieds, je ralentis, et un soupir de soulagement m’échappe. Je lâche mes cheveux et mes oreilles, qui sont maintenant rouges, à cause de l’air frais autant que de ma poigne. Je me détends, je relâche mes épaules, avant de prendre une grande inspiration.
Voilà, c’est ça dont j’avais besoin.
Mais, je suis gourmand, j’en veux plus. Un pas ne me suffis pas, deux non plus, alors je marche, sans direction, sans objectif. Je ferme les yeux, et pose les bouts de mes doigts fins sur le mur, suivant celui-ci tout en savourant la froideur qui se glisse dans tout mon corps. Le son de mes pas me rassure, j’entends mon souffle, les battements de mon cœur.
Je me sens vivre.
Le château est si silencieux, c’est agréable. J’entends l’eau du lac, le vent dans les feuilles, contre les toits, les fenêtres. Ça me donne l’impression d’être dehors, pendant l’une de ces nuits de liberté que je m’offre de temps à autre, chez moi, à Rye, près de la mer, des champs, de la forêt.
Puis, le sol change, il devient plus lisse. Trop lisse, ce ne sont plus les dalles habituelles des couloirs. J’ouvre lentement les yeux, et ralentis légèrement en essayant de comprendre où je suis. Un grand vitrail est à côté de moi, et je vois l’escalier en colimaçon de la tour d’astronomie devant. Je regarde le peu de lumière que la lune émet à travers le verre sur ma peau, et fais un petit soupir amusé.
*Michael avait raison. Ma peau, on dirait de la poussière d’étoiles. Ou du cristal. Je ne sais pas.*
Je regarde ma main un instant, la rapproche du vitrail, et la tourne, la retourne, comme si pour une fois, je prenais le temps de m’étudier, d’apprécier un peu ce cocon de chair et d’os qui est le mien.
Mais je sens quelque chose, non loin de moi, arrêtant mes gestes. Une présence, forte, mais étrangement agréable, attirante même. Je lève mon visage vers le haut de la tour, et hésite, une odeur légère, mais très présente venant jusqu’à moi.
*J’aime bien.*
Puis, sans une pensée de plus, je grimpe les marches en métal, mes pas résonnant lentement entres les murs de la tour. Je glisse ma main sur la rambarde, jusqu’à arriver en haut. Le vent vient décoiffer mes cheveux blonds déjà emmêlés, mais je n’ai pas le temps de râler que j’écarquille les yeux.
Là, un garçon.
Je le fixe, je sens le peu de lumière de la lune aller dans mes yeux, mais je ne bouge pas, sidéré. Je devrais partir. Non, en faite, d’habitude, je partirais, sans un regard en arrière.
Il paraît un peu plus vieux, mais seulement de deux ou trois ans, et nous faisons la même taille. Ses cheveux sont très foncés, ils se mélangent avec l’obscurité, mais je ne suis pas certain de ce que j’avance, après tout, il fait trop noir.
Pourtant, même si il fait si sombre, pourquoi n’a-tu pas peur Artamiel ?
Je ne sais pas.
Je ne dis rien, et tournes mon visage vers le ciel. Les étoiles brillent, je les distinguent si bien les unes des autres, c’est fascinant.
*Je devrais revenir ici plus souvent. Je vois Véga, Arcturus, Sirius, Capella…*
Je baisse la tête, et te regarde à nouveau, mes iris pâles se faisant rapidement recouvrir par mes pupilles qui s’agrandissent, pour je ne sais quelle raison.
T’as présence ne me dérange pas le moins du monde, c’est étrange, c’est rassurant. Mon cœur ne se serre pas, je ne force pas, je suis juste- là. Debout, immobile, comme une statue, je penche légèrement mon visage sur le côté, avant de dire tout bas, ma voix bien plus douce, tranquille, et sincère que d’habitude.
La fatigue, sûrement.


"Hey."

@Redose Omniak
845 mots

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That’s what it is."

1 févr. 2025, 01:25
 NUIT   TW  Strangers in Passing  16.01.2050   A.S 
La présence se rapprochait du gryffon qui ne bougeait pas. Au son du pas, à sa régularité, au fait que l'individu n'ai employé aucun sortilège de lumière, ce n'est pas un préfet. Sans doute juste un élève, "peut-être un élève s'est-il perdu" pensa un instant le jeune homme. Il se ravisa, il avait légèrement perdu la notion du temps. Ça faisait deux mois qu'il était présent à Poudlard, pour ses camarades ça en faisait cinq, Redose est persuadé qu'aucun nouveau n'est assez bête pour se perdre alors même que ça fait cinq mois qu'il arpente les lieux.

Plus la présence se rapprochait, plus la main du Gryffondor se rapprochait de sa baguette. Il avait pu apprendre à ses propres dépens que personne n'est de confiance, encore moins les inconnus que l'on ne peut décrire ni reconnaître dans la nuit, encore moins ceux qui engagent le contact.
Redose sait que le moindre geste brusque peut lui porter préjudice, il fut alors extrêmement lent, puis l'autre personne engagea le contact, "Hey" dit-il.

Redose ne chercha pas à s'emparer de sa baguette, la voix de l'individu était trop... Trop honnête, comme dénuée de vice. Redose ne peut se baser sur une impression, on ne peut jamais présumer de rien pense t-il. Il a donc développer une technique presque infaillible pour reconnaître la portée de la situation. Cette technique s'appelle la logique.
Le garçon se posa alors la question "pourquoi ?", et en effet, pourquoi dire bonjour à un inconnu sur ce ton si on voulait lui faire du mal ? Redose doute que dans cette lumière il puisse être reconnu, il doutait d'autant plus du fait que l'individu qui ne se tenait plus si loin maintenant lui veuille quoique ce soit de mal, ni quoique ce soit à vrai dire.

Il se tourna lentement et découvrir qu'en effet, il ne pouvait pas le reconnaître, et si Redose ne pouvait pas reconnaître, distinguer la personne en face de lui, la personne en face de lui ne pourrait pas non plus le distinguer. Tout ce qu'il verrait serrait sans doute l'uniforme de Redose et ses contours, ses cheveux, sa cape, sa capuche. Il n'entendrait même pas sa voix, seulement une version modifiée.

- Bonjour. Tu devrais retourner à ton dortoir, il va faire de plus en plus froid ici. Proposa Redose, non trop sûr de si la personne en face de lui était un danger ou simplement un passant.

Il ne pouvait écarter une hypothèse par intuition, même si c'est tout ce qu'il voulait. Écarter les hypothèses, écarter la personne à qui d'ailleurs il laissa une chance de rentrer à son dortoir si son objectif était de s'en prendre à Redose, qui, ne voulait pas faire grand chose d'autre que d'observer les étoiles, des boules de gaz incandescentes à des distances absurdes de là.
Mais il se devait de faire face à l'individu.

@Artamiel Saul

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1 févr. 2025, 01:53
 NUIT   TW  Strangers in Passing  16.01.2050   A.S 
*Il n’es pas à l’aise, je le sais. Je l’entends. Sa voix est incertaine.*
Lentement, je m’assois au sol, en tailleur, avant de lever mon regard vers le ciel, tout en me tenant droit, essayant de ne pas m’approcher de toi pour ne pas te mettre mal à l’aise. Je comprends le sentiment. Je ne bouge pas, et continue d’observer et d’étudier les étoiles, ma voix monotone mais tendre se transformant presque en une mélodie douce et mélancolique.


"Je sais. C’est gentil de t’en soucier, mais c’est pour quoi je suis ici. Dans mon dortoir, c’est- étouffant. Et puis, je pourrais dire la même chose pour toi. Remarque, tu m’as l’air plus couvert."

A vrai dire, je ne regarde même plus. La seule chose sur laquelle je suis concentré, c’est cette odeur qui se glisse autour moi comme le fait l’eau de l’océan quand j’y plonge. C’est probablement la tienne, ou alors celle de la pièce, je n’en sais rien. Si ça continue, je vais finir par m’y habituer, à cette présence inconnue, à cette personne.
C’est comme si tout devenait logique, évident. C’est stupide mais c’est réel. Dans quel état t’es tu mis encore Artamiel ? Sensible, ça tu peux le dire.
T’as voix basse résonne dans mon esprit, et mon cœur est comme libéré d’un poids. Elle est différente de celles que je connais. Différente des voix stridentes des autres élèves, des professeurs : elle est réelle. Ni flou, ni retenue, je comprends quand tu me parle, je n’ai pas besoin de réfléchir à quoi répondre.


"Es-tu venu ici parce que tu le voulais ? Où tes pas t’ont-ils menés jusqu’à la tour ?"

Je baisse ma tête vers le sol, avant de commencer à dessiner des choses sur celui-ci pour calmer mes pensées. Ça n’a pas de logique, les symboles ne veulent rien dire, mais ça me détends.
*Tient. Je n’ai même pas pris ma baguette. Bah, tant pis, je n’en ai pas besoin.*
Je me rassois plus confortablement, et entends un froissement étrange. Du plastique ? Je fouille dans mes poches, avant d’en sortir deux petits bonbons. J’ai du en garder du calendrier de Noël improvisé à la maison.
Légèrement hésitant, je tourne mon visage vers toi, et tends mon bras en tenant la sucrerie à bouts de doigts, cherchant ton regard dans l’obscurité avant de dire gentiment.


"J’ai deux sorbets au citron. Tu en veux ?"

@Redose Omniak
401 mots

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6 févr. 2025, 10:40
 NUIT   TW  Strangers in Passing  16.01.2050   A.S 
Redose écoutait sans trop porter d'attention non plus le discours de l'inconnu qui se tenait à quelques pas de lui. Dire qu'il trouvait son dortoir trop étouffant, l'entendre poser des questions assez évidentes tout en leur donnant cet air lunatique, pour finir par proposer des sorbets au citron.

L'élève en face de lui venait d'agir d'abord comme un Gryffondor, Redose lui-même était bien placé pour savoir à quel point son dortoir pouvait être étouffant. Tout ces gens, tout ce rouge, toute cette chaleur. Et les Gryffondor ne sont pas particulièrement connus pour être extravertis et extravagants c'est de la culture de base. Plus sérieusement, Redose en tant que Redose, devoir supporter autant de personnes ainsi alors qu'à Serdaigle ou à Serpentard il aurait trouvé une meilleure place l'a longtemps embêté. Il est pourtant très travailleur et intelligent, très rusé et ingénieux, il n'a pourtant pas beaucoup de courage. Il considère encore aujourd'hui qu'il aurait été bien mieux ailleurs, ce qui l'a amené à jalouser ses camarades en première année, et au fil du temps à trouver un certain dégoût pour Gryffondor. Et il est très bien placé pour trouver le dortoir rouge très étouffant.

D'un autre côté, ce côté "réflexions profondes" et comportement lunatiques est le propre unique de Serdaigle. Leur sagesse et leur réflexion les amène souvent à être considéré comme à part, en avance pour beaucoup, Redose pour sa part n'a pas vraiment d'avis là-dessus... Bien que l'attitude de certains Serdaigles a tendance à l'énerver, leur arrogance et condescendance, même si ces traits faisaient partie de la personnalité du garçon, c'est compliqué de les supporter.

Et enfin les sorbets au citron, qui d'autres qu'un Poufsouffle se baladerait avec deux sorbets au citron ? En définitive, devant Redose, soit cette personne cherche à cacher son identité véritable, soit elle apprécie juste les sorbets au citron et est une personne unique et différente au même titre que n'importe qui d'autre. Redose ne préférant ne présumer de rien, se mit en tête d'à son tour taire la moindre parcelle de son identité. Il avait déjà modifié légèrement sa voix, il fit enfin un pas en arrière pour s'éloigner de son camarade pourtant amical.

- Je préfère amplement le froid à la chaleur, car le froid ne ment pas. Si tu trouves ton dortoir étouffant tu dois sans doute être de Poufsouffle ou de Gryffondor, je m'en fiche un peu à vrai dire, mais j'ai du mal à me les piffer ceux-là.

Le froid est en vérité tout ce qu'a connu le garçon, ou presque. Rares sont les moments où il s'est senti au chaud quelque part, tout ça pour que ça lui soit enlevé de toute façon. Alors bon, le froid ne l'a jamais quitté. Sans doute est-ce pour ça qu'à Gryffondor, une des deux maisons connues pour être les plus chaleureuses, il ne s'est jamais senti à l'aise.

- Mais peu importe, je suis venu ici sur mon nuage magique qui marche à énergie arc-en-ciel. Uniquement parce qu'il en avait envie, et certainement pas pour un sorbet au citron. Les sucreries, moi, ça m'écœure.

Un nuage magique, c'est l'idée qu'il a eu plusieurs fois. Puisqu'il ne compte pas vivre très longtemps il ne s'est pas donné la peine de se pencher sur le projet plus en profondeur, ni de le développer, il a bien mieux à faire. Redose essayait ainsi de répondre aux questions sans révéler quoique ce soit sur... Redose. Malheureusement il 'a pas pu s'empêcher de partager son dégoût des sucreries, plus le temps passe, plus les sucreries le dégoûte profondément.

- Merci tout de même je suppose, ça doit être agréable de n'avoir à se soucier que de quelques sorbets au citron et de questions insensées dont les réponses sont évidentes.

Il le remercia malgré tout, les quelques minutes que l'inconnu et lui passait ensemble n'étaient pas des plus agréables. Malgré tout, Redose se devait de reconnaître qu'il ne se sentait pas mal, pas aussi mal qu'avec tout les autres inconnus qu'il côtoie tout les jours.
Cette présence est même plutôt apaisante, sans doute est-ce là l'effet de la retombée ?

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6 févr. 2025, 17:09
 NUIT   TW  Strangers in Passing  16.01.2050   A.S 
Je ne réponds pas à ta remarque sur les maisons, encore moins sur le "peu de pensées et de réflexions" dont je devais faire preuve face à toi, un léger soupir amusé m'échappant.
*Rester caché, je sais faire.*
Malgré tout, ma mâchoire se serre légèrement. Juger les gens seulement par les yeux et les oreilles, je trouve ça tellement enfantin. Je sais bien que certains estiment les autres à cause de leurs premières impressions, mais j'ai toujours trouvé ça réducteur. Les maisons, les premiers mots prononcés… tout cela ne suffit pas à cerner un être humain dans toute sa complexité. Cette légère animosité qui se crée entre nous m'agace, elle me procure une sensation étrange, mais agréable dans ma poitrine.
Sans vraiment saisir le sens de ta phrase qui suit la première, je penche la tête sur le côté, essayant de comprendre le moyen de transport étrange, mais... créatif, de ce garçon de l'obscurité. Son idée, aussi farfelue qu'elle semble, est assez amusante. Après ton remerciement, je me détends un peu. Juste un peu. C’est une posture que j’ai apprise à adopter : ne jamais trop se livrer, juste laisser la situation se déployer devant moi. Je regarde le sorbet au citron, avant de l'ouvrir et de le glisser dans ma bouche, la froideur de cette petite boule de sucre fondant lentement sur ma langue.


"D'accord. Ça en fera plus pour moi."

Ma voix reste basse, comme un murmure tissé de soie, à peine audible mais pleine de nuances. Je continue à regarder les étoiles dans le ciel, énumérant leurs noms dans mon esprit, me perdant dans cette contemplation silencieuse.
Mais mes pensées, elles, sont bruyantes. Elles se heurtent et se bousculent, s’enflamment dans mes iris orageuses et chaotiques. Il y a quelque chose d’intime dans ce moment, mes souvenirs semblent presque liquides sous l’effet de la pression de mes émotions. Ma poigne se resserre sur mon genou, et un frisson me traverse, mais ni à cause du froid, ni à cause de la personne présente ici. Je me noie à l'intérieur, comme je l'ai toujours fait, un tumulte violent faisant écho dans ma tête. Mon regard se perd dans l’immensité de l’obscurité, mes cheveux blonds viennent couvrir mon visage, ma boucle d'oreille pèse lourd sur le côté gauche de ma tête.
Mais avant de franchir la ligne de panique, cette odeur inconnue me sort de ma torpeur, brisant mes pensées comme un éclair dans la nuit. Le goût de l'agrume glisse dans ma bouche, piquant légèrement ma gorge de sa fraîcheur acidulée. Je récupère calmement ma respiration, et ferme mes yeux, savourant pour la première fois la beauté du noir complet. C’est étonnant, que ça apaise mes angoisses au lieu de les empirer, c’est tout l’inverse de ce à quoi je suis habitué.
*Il fait sombre. Il ne me verra pas, n'est-ce pas ?*
Lentement, je me penche un peu en arrière, prenant appui sur les paumes de mes mains, et laisse mon souffle brûlant disparaître en un nuage de fumée dans l'air frais de janvier. L’odeur de la terre, du froid et de l'humidité se mêle à l’air, m’enveloppant d’une sensation de sérénité. Je me laisse aller, je me détends, et pour la première fois depuis longtemps, je fais un sourire.
Un vrai sourire, spontané. Il n’est pas forcé, ni dissimulé, il naît simplement, sans artifices. Les traits de mon visage sont si peu habitués à cette expression que ça me fait presque mal, comme un muscle oublié qui reprend vie après des années de négligence. Mais c’est agréable. Cette légèreté, me rappelle ce qu'est de vivre un instant sans penser à ce qui viendra ensuite. L’air de la nuit, les étoiles accrochées sur ce grand drap bleu foncé qu'est le ciel, et cette présence presque hostile mais rassurante à la fois, me font un bien que je ne connaissais pas du tout.
Mon sourire disparaît lentement, mais cette sensation, de confiance ou d'autre chose peu importe, est toujours là, comme une chaleur tendre qui se diffuse doucement dans tout mon être. Le noir ne m'effraie pas, et c'est inattendu. Je ne l'avait pas anticipé.
Aucun mot, seul le son du vent, des hiboux et des chouettes au loin résonne dans la tour d'astronomie. Pourtant, ce silence parle plus que n'importe quelle parole, qu'elle soit criée ou chuchotée. C'est un langage que je comprends, un dialogue muet, mais sincère. Un secret partagé, pendant que la nuit efface lentement les restes du jour d'avant.


@Redose Omniak
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8 févr. 2025, 12:10
 NUIT   TW  Strangers in Passing  16.01.2050   A.S 
"Ça en fera plus pour moi." Cette attitude n'avait jamais vraiment guidé le comportement du garçon, pourtant il l'admirait assez. Il n'avait jamais posséder grand chose, toutes ses affaires appartiennent à son frère qui lui a prêté, son argent, il en a volé plus qu'il en a gagné. Son lit, ça ne lui appartient pas. Son avenir également, il n'avait vécu et ne vit toujours que pour d'autres.
Quand il était enfant déjà, son rêve était de satisfaire son oncle et son père, aussi cruels étaient-ils, jusqu'à ce qu'il abandonne son père, puis son oncle.

En grandissant sa haine a grandit, conduit ses actions, ses paroles, il n'était et n'est toujours guidé que par cette haine immense et invincible envers lui et son père. Destiné, prêt, désireux de tout abandonner, tout ce qu'il n'a jamais eu, tout ce qu'il n'a pas, tout ce qu'il n'aura jamais. Alors pouvoir garder pour soi quelque chose, ne serait-ce qu'avoir vraiment quelque chose, c'est spécial. Il ne peut qu'être admiratif d'une personne qui garde pour elle, quand lui rejette tout pour un autre.

La personne en face de lui n'avait peut-être pas conscience de la portée de ses mots, et tant pis. Peu importe ce qu'elle en pense vraiment au fond, l'image d'un inconnu ne m'importe pas tant que ça, pense t-il. Il trouvait tout de même ça gentil qu'il veuille bien partager ces sucreries, Redose déteste les sucreries, et il n'aime pas les gens qui partagent. Ces gens altruistes, il les jalouse, lui qui est incapable de donner, de partager, il jalouse ceux qui arrivent à se faire bien aimer, et potentiellement s'aimer eux-mêmes.

- C'est la bonne mentalité. L'altruisme c'est inutile et usant, t'es toujours perdant quand tu partages. Crache sur les autres, ils ne méritent ni clémence ni pitié.

Du coup il les insulte.
Mais cracher sur les autres était une attitude plus proche du garçon, plus honnête également.
Ce dernier n'était que très peu empathique et ça ne s'est pas amélioré au fil des années, si il a trouvé quelques personnes qu'il pourrait aider, il n'en demeure pas moins aussi cruel. La nature du jeune homme est en effet sombre et malicieuse, ce qui certes lui fait mal et ce d'autant qu'il en a conscience, mais ça le protège également.
Cet inconnu qui se tient devant lui ne semble pas mériter une leçon de vie, Redose fit quelques pas en arrière pour s'éloigner un peu. Il avait envie et besoin de parler, il hésitait à le faire, il n'a malheureusement aucune certitude que cette personne ne lui veut rien de mal.

- Ni sorbet au citron.
Dit-il en riant très légèrement pour apaiser l'ambiance.

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9 févr. 2025, 00:56
 NUIT   TW  Strangers in Passing  16.01.2050   A.S 
J’écarquille les yeux à l’entente de cette phrase si franche. Pas besoin de tourner autour du pot, la vérité a été dite, nette et tranchante, avec un calme presque alarmant. Enfin… pour ceux qui sont doués d’empathie.
*Oh non- Bon, je ne le reverrais sûrement jamais.*
Je pince mes lèvres, hésite une seconde, puis un rire m’échappe. Un son rare, à peine maîtrisé, maladroit et doux, comme du velours. Je ne ris pas souvent, alors ma gorge se serre, prise par surprise, comme si j’allais vomir. Pourtant le tout est aussi léger qu’une plume, presque imperceptible et d’une tendresse surprenante. Je me penche en avant, et serre un peu mon ventre.


"Pfffhahahaha !..
Personne ne mérite mon attention si je ne l’es pas décidé, et tu viens de penser, ne serait-ce qu’un instant, qu’ils valent ma pitié ? Et ma clémence ? Si ils ne les méritent pas, ils peuvent oublier."


Je reprends ma respiration, avant de lâcher un soupir amusé, un petit sourire se glissant sur mon visage de glace. Le tumulte incessant de mes pensées s’est évanouit, et l’anxiété constante qui me colle à la peau depuis des heures disparaît en un instant. Pour une fois, mon esprit cesse de vagabonder dans mille directions et se fixe sur une seule chose. Comme un morceau de métal attiré par un aimant, mon regard reviens indéniablement vers toi. Tu es là, immobile mais si… présent. Je tourne légèrement mon visage impassible vers cette silhouette sombre, te fixant sans vraiment chercher à le faire. Ma voix reste neutre, comme toujours, mais une légèreté s’y glisse malgré moi, vestige de mon rire précédent.
*Il est intéressant. Très intéressant.*


"L’altruisme aveugle est une faiblesse. Si il n’y a rien à gagner en retour, ce n’est qu’une perte de temps. Être cynique est le meilleur moyen de repousser ce genre de personne. Mais ça ne veut pas dire que je ne me soucie pas des autres. Les gens que j’aime, même si ils ne sont pas nombreux, je ferais n’importe quoi pour eux, mais parce qu’ils sont à moi, que je veux être irremplaçable. Pas par empathie. C’est une certaine forme de ce principe stupide, mais pas celui qu’on attend d’une personne dans les normes en général."

Un silence s’installe. Mes yeux glisse sur toi. Un inconnu, et pourtant, je viens de livrer quelque chose de personnel, sans même y réfléchir, ce qui n’est pas dans mes habitudes.
*23:30 environ. Une nuit glaciale de novembre. Dans la tour d’astronomie. Seul avec un garçon dont je ne connais rien.*
L’air me semble plus frais d’un coup. Je baisse un peu les yeux vers mes mains pâles, puis vers mes pieds qui deviennent peu à peu rouge à cause du froid. Pourtant, tout ce que j’arrive à ressentir, ce sont mes joues et mes oreilles brûlantes, qui doivent être aussi rouges qu’une dragée à la tomate. Mon cœur rate un battement à cette prise de conscience soudaine, mais tout ce que je me permet de faire, qui n’est pas fuir, c’est fermer les yeux et savourer cet instant avec ce garçon des ombres à qui je dois une soirée de paix avec mon chaos intérieur pour la première fois.
*Je pourrais partir.*
Mais au lieu de cela, je murmure, presque distraitement, comme pour ne pas briser cette bulle de calme fragile autour de nous.


"Mais toi qui m’est inconnu, je pense que je te donnerais des sorbets au citron sans compter. Enfin… si tu n’aimes pas, je ne vois pas l’intérêt."

@Redose Omniak
585 mots

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9 févr. 2025, 11:46
 NUIT   TW  Strangers in Passing  16.01.2050   A.S 
Le discours de son camarade faisait assez sens, cependant Redose avait du mal à déterminer pourquoi l'autre individu base l'attention, la pitié et la clémence sur le mérite. Il ne comprend pas comment une personne peut mériter plus qu'une autre. Redose, qui a pour habitude d'agir sans vraiment se soucier de l'identité des autres, a tendance à offrir son attention et sa "clémence" de manière imprévisible et incontrôlée. Il n'a que très rarement basé ses interactions avec les autres sur le mérite, mais avec un peu de réflexion, il le fait constamment avec lui-même. Se connaissant mieux que n'importe qui, il sait pertinemment qu'il est celui qui mérite le moins de pitié et de clémence, y comprit de sa part. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il n'hésite pas à régulièrement aller au fond des choses.

Le rire de son camarade était assez agréable à entendre. Dire les choses et rire avec une telle conviction ne peut que démontrer l'honnêteté des propos tenus. Et tant mieux si ils sont honnêtes, au bout d'un moment ça devient agaçant de tomber sur des bien-pensants qui ne parlent qu'à demi-mots pour ne vexer personne. Redose en avait vraiment par-dessus la tête de toutes les leçons de morales que tous essayez de donner, sans même y croire.
Sans doute vaut-il une vérité malsaine qu'un mensonge prononcé avec conviction et hypocrisie. Redose sourit légèrement à la fin du discours de son camarade.

- Tu as bien raison.

C'est une personne assez éloquente, elle parle bien et semble bien penser, Redose se sent un peu plus à l'aise à mesure que le temps passe. Il comprend la logique de son camarade, donner est idiot s'il n'y a rien à gagner en retour, en tout cas dans la plupart des cas. Il avait beau le comprendre, il ne partageait pas cet opinion. Redose n'a rien, aucune propriété légitime, alors les biens matériels il n'hésite pas à les gaspiller. Même si il apprécie accumuler de l'argent, il n'hésiterait pas à le jeter par les fenêtres. Bien sûr, si Redose ne voyait pas sa vie s'arrêter dans un futur proche, il aurait adopté l'attitude de son camarade.

Lui sait ce que c'est, de ne pas se soucier des autres. Malgré ce qu'il en dit, Redose est persuadé que ce que son camarade décrit est un comportement très égoïste, un comportement auquel il s'identifie. Et si l'altruisme aveugle est une faiblesse, alors l'empathie est une erreur. Redose ne pouvait s'empêcher de s'en prendre aux résidents de Poudlard sur ce coup là, il s'identifiait bien trop à l'inconnu pour ne pas en profiter.

- Ces gens à Poudlard me donnent la nausée, toujours à supposer que le monde est tout plein d'étoiles et de paillettes, ils ne valent rien. Leur sang ne vaut rien. Leur argent ne vaut rien. Leur talent ne vaut rien. Et leur prétendue solidarité... Pfft. Ridicule.

Une certaine complicité pouvait se dégager. Redose et l'inconnu semblent penser la même chose sur certains points, c'est assez rare, à vrai dire tellement rare que Redose doute avoir jamais rencontré quelqu'un ainsi. Peut-être éventuellement la Serpentard Leann, mais il ne la connaissait que trop peu. Lui, l'inconnu, il le connaît pourtant encore moins et pourtant il semble plus proche de Redose que Redose de n'importe qui d'autre.

- Et puis il y'a toi et il y'a moi. On aime les autres uniquement car on s'aime soi, par pur égoïsme. Enfin, c'est ce que je comprends de ce que tu me dis. Et si je peux te faire une confidence, cher égoïste. Je te trouve bien supérieur à moi, toi tu acceptes et assumes, moi j'arrive toujours pas à me le rentrer dans le crâne alors même que j'ai toutes les preuves sous les yeux c'est d'un pathétique.

Éventuellement, Redose trouvait qu'il devrait se méfier encore plus de l'inconnu, si il lui ressemble alors sans doute n'a t-il rien à craindre, ou tout. Il prit appui sur la rambarde et ria légèrement. Cette méfiance, ce petit jeu, ça aussi c'est pathétique.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

9 févr. 2025, 14:34
 NUIT   TW  Strangers in Passing  16.01.2050   A.S 
J’écoute attentivement chacun de tes mots, et sens l’ambiance autour de nous changer. Elle devient plus proche de la complicité que de l’animosité, laissant place à quelque chose de plus subtil, plus insidieux, une confiance légère s’installant entre toi et moi, qui se tisse dans l’ombre de nos échanges. A l’entente de ton dédain évident pour les autres élèves de Poudlard, un soupir amusé m’échappe, un petit sourire, presque indélébile à tes côtés maintenant, venant se glisser sur mes lèvres fines. Il n’y a pas de surprise dans ton discours, juste une confirmation de ce que je devinais déjà. Et pourtant, t’entendre le dire à voix haute, avec cette franchise brute qui t’appartient, a quelque chose de plaisant.

"C’est tellement vrai. Eux qui pensent être justes, droits et gentils, le seraient-ils si cela ne servait pas leur image ? Bien sûr que non. Leur optimisme naïf, leurs paroles en l’air et cette distribution de bienveillance qu’ils prennent comme une ressource infinie, c’est risible. Fatiguant. Ils s’entraident tant que ça leur permet de paraître meilleurs qu’ils ne le sont, c’est du pur mensonge. Je n’ai aucun problème avec la solidarité en soi, mais elle doit avoir un sens, pas cet égoïsme à peine dissimulé. Chaque regard, chaque attention, chaque clémence est une monnaie d’échange, qu’on le veuille ou non. Ceux qui prétendent le contraire mentent, ou pire, se mentent à eux-mêmes.
Je crois que ce qui me dérange le plus, c’est leur arrogance inconsciente, cette idée qu’ils ont de la valeur simplement parce qu’ils existent, parce qu’ils ont reçu quelque chose à la naissance. Un héritage n’est pas une réussite et une aptitude naturelle n’est pas une preuve de travail. Rien ne tombe du ciel, toi et moi le savons mieux que personne. Pour autant je ne dirais pas qu’ils ne valent rien, parce que ce serait leurs donner trop d’importance. La plupart d’entre eux ne sont que des pantins bercés par leurs propres illusions, ils ne savent pas ce qu’est la vie."


*Ils ne la connaisse pas comme toi et moi la connaissons.*
Malgré le peu de temps passé ici avec cette personne, c’est comme si, dans tous les univers, dans toutes les possibilités, il n’y restait que toi et moi. Nos caractères sont peut-être différents, mais au fond, je sens qu’on se ressemble, et ça m’attire autant que ça me fais peur.
Lorsque j’entends ton rire léger, presque dérisoire, mon regard s’adoucît, et les traits de mon visage se détendent, me donnant un air plus humain. C’est si rare, que je ne peux que le remarquer. Je t’entends être persuadé de ta vérité, même si tu vacilles sous ton poids. C’est amusant, et impressionnant en un sens. Pathétique, en un autre.
*Tu te trompe. Je n’assume rien. Je constate, j’accepte, et j’avance. Rien de plus.*


"Je ne suis pas supérieur, sincèrement. J’utilise juste un chemin différent et des moyens plus ou moins efficaces pour supporter l’absurdité du monde."

*Mais qu’est-ce que je fais ?*
Tout est tellement bien depuis une heure environ, simplement parce qu’ici, je n’ai pas besoin de retenir mes mots, que mes sentiments sont clairs, que mon esprit est plus lucide qu’il ne l’a jamais été. Je me sens vivre. Peut-être parce qu’il est le premier, depuis longtemps, à dire quelque chose qui ne m’ennuie pas, et qui me fait ressentir.


@Redose Omniak
555 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."