Un sourire pour une excuse

MAI 2039
Première année à Magifac
Première année à Magifac
Niall avait passé ses vacances de Pâques à réviser et rattraper son retard ; car du retard, il en avait accumulé et il ne pouvait pas se le permettre. Il avait fait quelques allers-retours rapides pour rendre visite à ses parents et les tenir informés de ses avancées, ainsi qu'une sortie au lac, mais la majeure partie de son temps, il l'avait passé enfermé. Il n'avait évidemment plus échangé une seule lettre avec Fáelán, car celui-ci ne s'était jamais montré. Et puisqu'il n'avait aucune nouvelle, il n'allait pas en demander, l'humiliation de l'absence de réponse aurait été trop grande.
La rentrée annonçait toutefois un retour du Gallois, il ne pourrait pas se cacher éternellement, et Niall ne savait dire s'il avait envie de le croiser. Il s'était imaginé la scène des centaines de fois, mais aucun scénario ne lui plaisait. Et de fait, lorsqu'il l'aperçut au loin, entre deux couloirs, tout sourire avec une nouvelle étudiante que l'Irlandais ne connaissait pas encore, il tourna les talons et s'efforça d'oublier. Clairement, les deux n'avaient pas passé le même genre de vacances. Clairement, l'un était passé à autre chose, l'autre essayait.
De retour dans sa chambre, l'étudiant en lettres tentait de se concentrer sur son parchemin et le devoir qu'il devait rendre. Les livres parsemaient son bureau, quelques uns ouverts, d'autres empilés, et son encrier placé au-dessus de son travail. Il soupirait face à la quantité de choses qu'il lui restait à faire, et tout ce qui lui restait en tête, c'était le sourire si joyeux de Fáelán. Impossible de le chasser, comme placardé dans tout son esprit et irrémédiablement présent.
Alors évidemment, c'est à ce moment que le coupable avait choisi de faire son entrée, en ouvrant la porte — sans frapper — et en offrant le même sourire aperçu plus tôt pour une autre.
— O'Barden ! Mon Irlandais préféré ! Tu m'as manqué !, déclara-t-il en lâchant sa sacoche au pied du lit et en se laissant tomber sur celui-ci.
Niall avait évidemment sursauté en le voyant ainsi arriver, avait levé les yeux au ciel et l'avait observé un court instant avant de se remettre au travail. Il n'avait pas envie de l'écouter. Il trouvait déjà son arrivée bien impolie, mais se garda de faire tout commentaire.
— Quoi ?, demanda le Gallois, réellement surpris de ne pas recevoir l'accueil qu'il méritait. Tu fais la gueule ? Niall ne répondit rien. Qu'est-ce t'as O'Barden ?!, répéta-t-il en donnant un léger coup de pied sur la chaise du concerné, ce qui l'obligea à se retourner et à parler.
— Le bar ? Ca te parle ?
Le ton était sec et froid, mais cela ne sembla pas atteindre le Gallois.
— Oh, ça ! Mais j'aurais rien dit, t'inquiète ! Ton secret est bien gardé avec moi !, plaisanta-t-il en faisant référence à la remarque que, de toute évidence, il trouvait inoffensive. Niall n'était pas du même avis et trouvait insultant le fait que l'homme ne s'en rende pas compte, mais encore une fois, il ne put que se taire. Le Gallois se releva du lit, fouilla dans son sac et brandit un livre qu'il lança sur le bureau de l'Irlandais, tout sourire.
— Qu'est-ce que c'est ?, demanda-t-il toujours aussi froidement.
— Bah regarde !
Douloureusement, Niall s'exécuta et se pencha vers l'objet qu'il reconnut aussitôt : un recueil de poèmes de la poétesse Eleanor Farjeon. L'Irlandais soupira, agacé que ce cadeau soit sa manière de s'excuser, mais aussi qu'il ait vu juste.
— Tu vois, je t'écoute des fois !, lâcha-t-il en souriant, n'ayant rien manqué du léger sourire timide de celui qui s'efforçait de se taire. Allez, arrête un peu de bosser cinq minutes, on vient à peine de reprendre les cours !
Et Niall avait desserré la mâchoire, s'était laissé à un sourire plus grand et replongeait tout droit dans la gueule du loup, dans ses filets et ses mots. Il était là, devant lui, alors autant l'écouter et se retourner complètement.
Un sourire pour une excuse
Le sourire du Gallois avait fait disparaître l'épisode du bar, la promesse non tenue d'un voyage, l'absence d'excuse et même l'arrivée en trombe dans sa chambre. C'était beaucoup de choses pour un sourire. Niall campait sur sa chaise, les bras croisés pour se donner un air, mais en réalité et dans son esprit seulement, ses bras étaient grand ouverts.
— On m'a dit que tu trainais pas mal avec la petite Charlie Stones, lâcha-t-il d'un air moqueur avant de pouffer. Idiot, ce nom.
L'Irlandais analysait l'homme avachi sur son lit et les mots qu'il utilisait. Son ton aussi. Il ne comprenait pas pourquoi parfois il se permettait d'être si moqueur envers des gens qu'il ne connaissait pas, ni même ce que cela lui importait. Non seulement il ne trouvait rien d'idiot à ce nom — la fille en question étant d'ailleurs de famille tout à fait honorable et travaillait assidument —, mais il se demandait même qui était ce "on" dont il parlait. Lui donnait-on réellement ces informations ou allait-il les chercher ?
— Et alors ?
A en juger le regard étonné qui venait de se dessiner sur le visage du Gallois, il ne s'attendait pas à ce que cela soit vrai. Il ne s'attendait peut-être pas non plus à ce que la vérité lui fasse perdre son sourire, mais il s'était vite repris.
— Non, rien. C'est juste que je vois pas trop ce que tu lui trouves. En voyant Niall qui s'apprêtait à répliquer, il s'empressa d'ajouter. Et me fais pas une liste, j'm'en fous.
Il s'était levé une nouvelle fois du lit, légèrement agacé — chose qui n'avait pas manqué à l'œil aiguisé de l'Irlandais — et s'était dirigé vers le livre qu'il lui avait offert plus tôt. Il lui fallait reprendre la main, remettre l'attention et les sentiments sur lui, et pas sur cette Charlie Stones. Il avait donc saisi l'objet, avait incliné la tête en souriant à Niall et avait parlé d'une voix plus douce — ce qui n'échappa pas non plus à l'interrogé.
— Qu'est-ce que tu aimes chez cette femme ? Et je parle de la Miss Farjeon, hein ! Me sors pas les qualités de Stones.
Son sourire avait touché Niall qui n'avait pas pu s'empêcher de rire à ce qu'il traduisait enfin par de la jalousie. Fáelán était donc jaloux ; ou du moins, était enclin à une certaine forme de jalousie bien à lui. Attendri, l'Irlandais s'était laissé aller au partage. Chose si rare qui lui était accordée qu'il avait bondi sur l'occasion.
— J'aime qu'elle ne définisse pas la poésie, commença-t-il tout en observant les réactions du curieux. Elle explique qu'un objet n'est rien d'autre qu'un objet s'il n'a pas ses cinq sens.
— Ses cinq sens ? Mais un objet n'a pas de sens, par définition.
— Mais c'est bien ça la beauté de son art, répondit-il en se levant enfin de son fauteuil. Prends cette plume, par exemple. Qu'est-ce que tu vois ?
— Bah... Le Gallois n'était pas réellement sûr de la réponse adéquate à donner, tant l'évidence voulait qu'il réponde "une plume".
— Oui, d'accord, tu vois une plume. Mais au-delà de ça ? Il prit la main de Fáelán et plaça son index sur le bord pointu. Qu'est-ce que tu sens ?
— Quelque chose de doux ?
— Oui ! Et si tu frottes l'objet et que tu le colles contre ton oreille ?, continua-t-il en approchant l'objet pour que le frottement soit entendu.
Le mouvement avait fait que les deux s'étaient rapprochés et Fáelán ne voyait plus que les lèvres et le sourire de l'Irlandais. Il n'en avait que faire du bruit que faisait cette plume, bien qu'il trouva la passion du sorcier tout à fait attirante, et avait alors plongé sur ces lèvres qui l'appelaient. Avait-il prévu depuis le début en posant cette question qu'il en arriverait à ce baiser ? Avait-il suffisamment compris Niall O'Barden qu'il pouvait obtenir tout ce qu'il voulait après tout ce qu'il faisait ?
— On m'a dit que tu trainais pas mal avec la petite Charlie Stones, lâcha-t-il d'un air moqueur avant de pouffer. Idiot, ce nom.
L'Irlandais analysait l'homme avachi sur son lit et les mots qu'il utilisait. Son ton aussi. Il ne comprenait pas pourquoi parfois il se permettait d'être si moqueur envers des gens qu'il ne connaissait pas, ni même ce que cela lui importait. Non seulement il ne trouvait rien d'idiot à ce nom — la fille en question étant d'ailleurs de famille tout à fait honorable et travaillait assidument —, mais il se demandait même qui était ce "on" dont il parlait. Lui donnait-on réellement ces informations ou allait-il les chercher ?
— Et alors ?
A en juger le regard étonné qui venait de se dessiner sur le visage du Gallois, il ne s'attendait pas à ce que cela soit vrai. Il ne s'attendait peut-être pas non plus à ce que la vérité lui fasse perdre son sourire, mais il s'était vite repris.
— Non, rien. C'est juste que je vois pas trop ce que tu lui trouves. En voyant Niall qui s'apprêtait à répliquer, il s'empressa d'ajouter. Et me fais pas une liste, j'm'en fous.
Il s'était levé une nouvelle fois du lit, légèrement agacé — chose qui n'avait pas manqué à l'œil aiguisé de l'Irlandais — et s'était dirigé vers le livre qu'il lui avait offert plus tôt. Il lui fallait reprendre la main, remettre l'attention et les sentiments sur lui, et pas sur cette Charlie Stones. Il avait donc saisi l'objet, avait incliné la tête en souriant à Niall et avait parlé d'une voix plus douce — ce qui n'échappa pas non plus à l'interrogé.
— Qu'est-ce que tu aimes chez cette femme ? Et je parle de la Miss Farjeon, hein ! Me sors pas les qualités de Stones.
Son sourire avait touché Niall qui n'avait pas pu s'empêcher de rire à ce qu'il traduisait enfin par de la jalousie. Fáelán était donc jaloux ; ou du moins, était enclin à une certaine forme de jalousie bien à lui. Attendri, l'Irlandais s'était laissé aller au partage. Chose si rare qui lui était accordée qu'il avait bondi sur l'occasion.
— J'aime qu'elle ne définisse pas la poésie, commença-t-il tout en observant les réactions du curieux. Elle explique qu'un objet n'est rien d'autre qu'un objet s'il n'a pas ses cinq sens.
— Ses cinq sens ? Mais un objet n'a pas de sens, par définition.
— Mais c'est bien ça la beauté de son art, répondit-il en se levant enfin de son fauteuil. Prends cette plume, par exemple. Qu'est-ce que tu vois ?
— Bah... Le Gallois n'était pas réellement sûr de la réponse adéquate à donner, tant l'évidence voulait qu'il réponde "une plume".
— Oui, d'accord, tu vois une plume. Mais au-delà de ça ? Il prit la main de Fáelán et plaça son index sur le bord pointu. Qu'est-ce que tu sens ?
— Quelque chose de doux ?
— Oui ! Et si tu frottes l'objet et que tu le colles contre ton oreille ?, continua-t-il en approchant l'objet pour que le frottement soit entendu.
Le mouvement avait fait que les deux s'étaient rapprochés et Fáelán ne voyait plus que les lèvres et le sourire de l'Irlandais. Il n'en avait que faire du bruit que faisait cette plume, bien qu'il trouva la passion du sorcier tout à fait attirante, et avait alors plongé sur ces lèvres qui l'appelaient. Avait-il prévu depuis le début en posant cette question qu'il en arriverait à ce baiser ? Avait-il suffisamment compris Niall O'Barden qu'il pouvait obtenir tout ce qu'il voulait après tout ce qu'il faisait ?
Un sourire pour une excuse
Au même instant, on toqua à la porte et Fáelán eut le temps de sourire à Niall avant de se reculer et d'aller ouvrir la porte. L'Irlandais prit une grande inspiration pour se reprendre, mais en lui, tout bouillonnait, tout souriait. Il se repassait ce baiser en tête et ce sourire, tout en se faisant la réflexion que ce sourire avait eu une saveur différente. Il se mettait à espérer à nouveau que peut-être il était enfin vu, peut-être que le Gallois s'était maintenant rendu compte qu'il était attiré par lui. Ses pensées étaient affreusement confuses, car s'il désirait par dessus tout renouveler ce baiser, il en avait également horreur.
Dave venait d'entrer, une pile de livres dans les mains et un rouleau de parchemin déposé au-dessus, tenant en équilibre.
— Fáelán ? Qu'est-ce que tu fais là ?, demanda-t-il surpris de voir son ami, non seulement dans cette chambre, mais surtout ami avec Niall.
— Comme toi, je suis venu réviser avec l'intello de Magifac.
Le Gallois avait répondu au tac au tac, aidé par la pile de livres dont il avait déduit la séance de révisions et espérait être tombé juste. Il avait également jeté un regard et un sourire au concerné, espérant que le mensonge serait couvert — et évidemment qu'il l'était.
— Oh, je ne savais même pas que vous révisiez ensemble.. Mais tant mieux, c'est plus sympa de réviser à trois.
Et Dave, innocemment, vint déposer sa pile de livres sur le bureau de Niall, avant de s'installer dans son fauteuil. D'un naturel d'ordinaire calme, il fallait aller chercher beaucoup de ressources chez l'Irlandais pour accepter que la situation ait changé du tout au tout en l'espace de cinq minutes. Il aurait eu envie d'interroger celui qui venait de l'embrasser, il aurait aimé lui demander ce que tout cela signifiait, s'il avait quitté ses nombreuses conquêtes et s'il comptait revenir — juste quelques fois — réviser.
— D'ailleurs, vous venez au repas de la promo ?
Voyant que Niall ne répondait pas, Fáelán prit le relai.
— Bien sûr, avec Emily même !, répondit-il fièrement en se laissant tomber sur le lit.
— Evidemment, le contraire m'aurait étonné.
La réponse du Gallois, la phrase et le rire de Dave avaient attaqué aussitôt Niall. De toute évidence, rien n'avait changé et rien n'allait changer. De toute évidence, que cette Emily soit une parade ou une réelle compagne, il y aurait toujours une femme au bras de cet homme. Il se sentait idiot d'avoir imaginé l'inverse, même pour un dîner.
— Et toi, Niall, tu viens avec Charlie ?
Le regard de Fáelán s'était planté aussitôt dans celui de l'Irlandais. Un regard qui mettait au défi de répondre par l'affirmative, un regard qui contrôlait, un regard qui disait "rappelle-toi de ce que je viens de t'offrir" (autant matériellement que physiquement), un regard que Niall n'avait pas envie de voir jaloux, même s'il aurait eu toutes les raisons du monde de le faire. Car même dans ce moment, il se convainquait que s'il répondait ce que son ami voulait entendre, il finirait par lui prouver qu'il était bien là, à l'attendre. Une logique imparable, douloureuse et complètement destructrice.
— Non, j'irai seul, lâcha-t-il en se saisissant de deux de ses manuels, avant d'aller s'installer sur le bord de son lit.
Une fois installé, il avait osé regarder Fáelán dans les yeux et l'avait surpris en train de lui sourire. Sourire auquel il avait répondu. Les deux semblaient satisfaits. Il avait donc bien répondu. Et pour ne plus y penser, il avait ouvert son premier livre, tourné les pages vers un chapitre totalement inconnu qui occuperait toutes ses pensées et s'était plongé dedans, se rendant aveugle aux appels de son voisin qui tentait de décrire les pensées de Niall. Ce dernier avait encore l'ascendant sur une chose : protéger ses pensées, ses peines et tout ce qu'il venait de se passer dans cette chambre. Il ne voulait plus y penser, car plus il le faisait, plus il avait envie de quitter les lieux.
Dave venait d'entrer, une pile de livres dans les mains et un rouleau de parchemin déposé au-dessus, tenant en équilibre.
— Fáelán ? Qu'est-ce que tu fais là ?, demanda-t-il surpris de voir son ami, non seulement dans cette chambre, mais surtout ami avec Niall.
— Comme toi, je suis venu réviser avec l'intello de Magifac.
Le Gallois avait répondu au tac au tac, aidé par la pile de livres dont il avait déduit la séance de révisions et espérait être tombé juste. Il avait également jeté un regard et un sourire au concerné, espérant que le mensonge serait couvert — et évidemment qu'il l'était.
— Oh, je ne savais même pas que vous révisiez ensemble.. Mais tant mieux, c'est plus sympa de réviser à trois.
Et Dave, innocemment, vint déposer sa pile de livres sur le bureau de Niall, avant de s'installer dans son fauteuil. D'un naturel d'ordinaire calme, il fallait aller chercher beaucoup de ressources chez l'Irlandais pour accepter que la situation ait changé du tout au tout en l'espace de cinq minutes. Il aurait eu envie d'interroger celui qui venait de l'embrasser, il aurait aimé lui demander ce que tout cela signifiait, s'il avait quitté ses nombreuses conquêtes et s'il comptait revenir — juste quelques fois — réviser.
— D'ailleurs, vous venez au repas de la promo ?
Voyant que Niall ne répondait pas, Fáelán prit le relai.
— Bien sûr, avec Emily même !, répondit-il fièrement en se laissant tomber sur le lit.
— Evidemment, le contraire m'aurait étonné.
La réponse du Gallois, la phrase et le rire de Dave avaient attaqué aussitôt Niall. De toute évidence, rien n'avait changé et rien n'allait changer. De toute évidence, que cette Emily soit une parade ou une réelle compagne, il y aurait toujours une femme au bras de cet homme. Il se sentait idiot d'avoir imaginé l'inverse, même pour un dîner.
— Et toi, Niall, tu viens avec Charlie ?
Le regard de Fáelán s'était planté aussitôt dans celui de l'Irlandais. Un regard qui mettait au défi de répondre par l'affirmative, un regard qui contrôlait, un regard qui disait "rappelle-toi de ce que je viens de t'offrir" (autant matériellement que physiquement), un regard que Niall n'avait pas envie de voir jaloux, même s'il aurait eu toutes les raisons du monde de le faire. Car même dans ce moment, il se convainquait que s'il répondait ce que son ami voulait entendre, il finirait par lui prouver qu'il était bien là, à l'attendre. Une logique imparable, douloureuse et complètement destructrice.
— Non, j'irai seul, lâcha-t-il en se saisissant de deux de ses manuels, avant d'aller s'installer sur le bord de son lit.
Une fois installé, il avait osé regarder Fáelán dans les yeux et l'avait surpris en train de lui sourire. Sourire auquel il avait répondu. Les deux semblaient satisfaits. Il avait donc bien répondu. Et pour ne plus y penser, il avait ouvert son premier livre, tourné les pages vers un chapitre totalement inconnu qui occuperait toutes ses pensées et s'était plongé dedans, se rendant aveugle aux appels de son voisin qui tentait de décrire les pensées de Niall. Ce dernier avait encore l'ascendant sur une chose : protéger ses pensées, ses peines et tout ce qu'il venait de se passer dans cette chambre. Il ne voulait plus y penser, car plus il le faisait, plus il avait envie de quitter les lieux.
FIN