Guirlandes et complicité
<<PRÉCÉDEMENT
Il était l'heure de rendre les patins pour aller se remplir l'estomac. Même si les patins ne contraignaient pas les pieds de la lionne elle fut heureuse de retrouver le confort de ses baskets. Ce n'est qu'une fois debout sur ses deux pieds, loin de la glace qu'elle sentit l'appui qu'avait la lame sous son pied laissant une sensation étrange sur toute la longueur de ses pieds. La rouge et or avait peu l'habitude de patiner mais elle savait qu'à chaque fois qu'elle retrouvait ses chaussures et la terre ferme après une séance de patinage la sensation d'un équilibre solide retrouvé et ses appuis étalés sur tout la surface de ces pieds s'emparaient d'elle. Sans savoir l'exprimer elle appréciait ressentir ces petites sensations.
Suivant le garçon Marine remercia timidement la loueuse de patin et quitta définitivement la patinoire.
- Ok ! À tout' ! Acquiesça la lionne.
Elle n'avait pas la moindre idée du stand duquel il lui parlait, mais elle avait confiance sur le fait que le petit brun ait choisi un stand facilement repérable avant de s'enfuir retrouver ses mamans. Ses yeux auraient donc logiquement dû balayer le paysage pour dégotter le fameux "stand des fées" mais ils ne lâchèrent finalement pas le sorcier des yeux. Au fond malgré le fait qu'elle ne veuille pas s'incruster dans un moment familial la brunette n'était pas moins curieuse de savoir à quoi ressemblaient les mamans dont Ernest lui parlait.
Elle finit par rediriger ses yeux vers les stands cherchant en toute logique des fées. Mais alors devait-elle chercher des marionnettes en bois ressemblants à des fées ? Des peluches ? Des stand de nourritures sur de thème des fées ou un vendeur d'ingrédients ayant pour origine les fées ? Finalement la rouge et or avait tout faux, enfin si elle avait bien repéré le bon stand qui arborait une décoration inattendue, comme une sorte de... de... oui de guirlande mais pas de petites ampoules colorées, ni de fils pour les alimenter en électricité, à la place de vraies fées, vivantes ! Marine n'avait jamais vu ça, son visage exprimait à la perfection sa surprise. Néanmoins elle s'approcha du stand auquel elle tourna le dos pour voir le vert et argent arriver.
@Ernest Stevens, j'espère que ce début te convient
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Il était l'heure de rendre les patins pour aller se remplir l'estomac. Même si les patins ne contraignaient pas les pieds de la lionne elle fut heureuse de retrouver le confort de ses baskets. Ce n'est qu'une fois debout sur ses deux pieds, loin de la glace qu'elle sentit l'appui qu'avait la lame sous son pied laissant une sensation étrange sur toute la longueur de ses pieds. La rouge et or avait peu l'habitude de patiner mais elle savait qu'à chaque fois qu'elle retrouvait ses chaussures et la terre ferme après une séance de patinage la sensation d'un équilibre solide retrouvé et ses appuis étalés sur tout la surface de ces pieds s'emparaient d'elle. Sans savoir l'exprimer elle appréciait ressentir ces petites sensations.
Suivant le garçon Marine remercia timidement la loueuse de patin et quitta définitivement la patinoire.
- Ok ! À tout' ! Acquiesça la lionne.
Elle n'avait pas la moindre idée du stand duquel il lui parlait, mais elle avait confiance sur le fait que le petit brun ait choisi un stand facilement repérable avant de s'enfuir retrouver ses mamans. Ses yeux auraient donc logiquement dû balayer le paysage pour dégotter le fameux "stand des fées" mais ils ne lâchèrent finalement pas le sorcier des yeux. Au fond malgré le fait qu'elle ne veuille pas s'incruster dans un moment familial la brunette n'était pas moins curieuse de savoir à quoi ressemblaient les mamans dont Ernest lui parlait.
Elle finit par rediriger ses yeux vers les stands cherchant en toute logique des fées. Mais alors devait-elle chercher des marionnettes en bois ressemblants à des fées ? Des peluches ? Des stand de nourritures sur de thème des fées ou un vendeur d'ingrédients ayant pour origine les fées ? Finalement la rouge et or avait tout faux, enfin si elle avait bien repéré le bon stand qui arborait une décoration inattendue, comme une sorte de... de... oui de guirlande mais pas de petites ampoules colorées, ni de fils pour les alimenter en électricité, à la place de vraies fées, vivantes ! Marine n'avait jamais vu ça, son visage exprimait à la perfection sa surprise. Néanmoins elle s'approcha du stand auquel elle tourna le dos pour voir le vert et argent arriver.
@Ernest Stevens, j'espère que ce début te convient
Guirlandes et complicité
Ernest disparu rapidement, se faufilant dans la foule pour retrouver ses mamans. Après leur avoir promis qu’il se comporterait bien et qu’il reviendrait à l’heure pour rentrer, il les embrassa rapidement et repartit tout guilleret sous l'œil attendri des deux femmes. C’est qu’Ernest n’avait jamais eu beaucoup d’amis à l’école primaire, encore moins au collège. Ses parents avaient déjà eu l’occasion de rencontrer Blair l’été précédent et Ernest, bien que plutôt concis dans ses lettres leur avait déjà beaucoup parlé d’Etan et de Marine. Il avait néanmoins été un peu plus discret à propos d’Eileen. Mais ses mères n’étaient pas dupes. Il l’avait emmené au parc botanique durant le mois de juin et avait tenu avec elle une correspondance tout l’été durant.
Quoi qu’il en soit, il semblait commencer à s’ouvrir un peu plus aux autres.
L’adolescent avait donné rendez-vous à la Gryffone près du stand à fées. Pour lui, c’était l’un des plus facile à repérer grâce à toutes ces petites guirlandes étincelantes qui volaient au-dessus du petit chalet dans une farandole improbable. Ernest avait déjà lu des choses à leur propos mais ce n’était vraiment pas la créature magique qui l’intéressait le plus. Il savait qu’on utilisait leurs ailes pour la fabrication de potions mais ça non plus ça ne faisait pas partie de ses sujets de prédilection. Il fit un signe à Marine alors qu’il arrivait à son niveau.
“Alors ? T’as eu le temps de voir des trucs qui t’intéressaient ? Y a un stand de KurryWurst un peu plus loin… tu connais ? C’est un vieux sorcier allemand qui le tient… c’est de la saucisse… t’aime ça la saucisse ?”
Le garçon ne s’arrêtait pas de parler. C’était peut-être le fait d’être à Londres. Peut-être la féérie de Noël. Mais Marine avait devant elle une version d’Ernest qui ne ressortait que très rarement. Celle du gamin affable et ébahi, qui s’émerveille de tout et s’enthousiasme pour un rien. Ça faisait longtemps qu’Ernest n’avait pas été ce petit garçon. L’adolescent saisi le bras de la demoiselle pour la tirer dans la direction dudit stand. C’est qu’il y en avait un certain nombre consacré à la nourriture et il adorait ça.
“Vous accrochez des fées à votre sapin chez toi ? Moi ma mère elle est pas du tout d’accord avec ça… Du coup, on met juste des boules… enfin c’est quand même joli…”
Ernest aimait Noël. Surtout, il aimait se promener dans le monde sorcier sans avoir à se cacher, à faire attention à ce qu’il disait ou à ce qu’il faisait.
Quoi qu’il en soit, il semblait commencer à s’ouvrir un peu plus aux autres.
L’adolescent avait donné rendez-vous à la Gryffone près du stand à fées. Pour lui, c’était l’un des plus facile à repérer grâce à toutes ces petites guirlandes étincelantes qui volaient au-dessus du petit chalet dans une farandole improbable. Ernest avait déjà lu des choses à leur propos mais ce n’était vraiment pas la créature magique qui l’intéressait le plus. Il savait qu’on utilisait leurs ailes pour la fabrication de potions mais ça non plus ça ne faisait pas partie de ses sujets de prédilection. Il fit un signe à Marine alors qu’il arrivait à son niveau.
“Alors ? T’as eu le temps de voir des trucs qui t’intéressaient ? Y a un stand de KurryWurst un peu plus loin… tu connais ? C’est un vieux sorcier allemand qui le tient… c’est de la saucisse… t’aime ça la saucisse ?”
Le garçon ne s’arrêtait pas de parler. C’était peut-être le fait d’être à Londres. Peut-être la féérie de Noël. Mais Marine avait devant elle une version d’Ernest qui ne ressortait que très rarement. Celle du gamin affable et ébahi, qui s’émerveille de tout et s’enthousiasme pour un rien. Ça faisait longtemps qu’Ernest n’avait pas été ce petit garçon. L’adolescent saisi le bras de la demoiselle pour la tirer dans la direction dudit stand. C’est qu’il y en avait un certain nombre consacré à la nourriture et il adorait ça.
“Vous accrochez des fées à votre sapin chez toi ? Moi ma mère elle est pas du tout d’accord avec ça… Du coup, on met juste des boules… enfin c’est quand même joli…”
Ernest aimait Noël. Surtout, il aimait se promener dans le monde sorcier sans avoir à se cacher, à faire attention à ce qu’il disait ou à ce qu’il faisait.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
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Guirlandes et complicité
Après cette étrange découverte la brunette ne tarda pas à voir arriver le vert et argent, elle laissa les fées décoratives dans son dos se demandant bien quel sorcier avait bien pu avoir l'idée saugrenue de faire la décoration avec des êtres vivants quoique les moldus aussi avaient des goûts douteux en matière de décoration, ce n'était pas forcément plus logique de décorer avec un animal mort empaillé. Enfin elle n'était pas là pour juger de la décoration d'autant que le garçon la questionna sur le marché en général.
- C'est que... euuh j'ai pas trop fait gaffe en cherchant les fées. Fit-elle avec une grimace en se repassant le souvenir qu'elle avait des secondes de recherche du fameux stand. En fait elle s'était tellement concentrée sur un seul élément que son esprit avait écarté le reste. Mais tu s'ras mon guide ! Rétorqua-t-elle certaine que le sorcier savait où trouver les stands les plus intéressants, il semblait être un pro du marché, en témoignait sa remarque suivante.
La timide secoua la tête retenant un rire nerveux, était-elle si inculte à ne rien connaître des choses dont lui parlait Ernest ? Ce stand de fée sortit tout droit d'un compte pour enfant et Kurrybidule dont elle n'avait aucune idée de l'allure et du goût, qu'allait-il lui sortir de nouveau ? Au moins elle découvrait de nouvelles choses et c'était pas plus mal se convainquit elle.
- Jamais entendu parler... Rajouta-t-elle à son mouvement de tête. Mais si t'en parle c'est qu'ça doit être bon ! Renchérit-elle, d'autant qu'elle n'était pas quelqu'un de particulièrement difficile. On va goûter ça ? Enchaina-t-elle curieuse de goûter ce nouveau plat, laissant l'honneur à Ernest de les guider jusqu'au stand en question, la brunette n'en connaissant ni l'emplacement ni l'allure. Kurry comment tu l'appelles ? Demanda-t-elle quitte à découvrir quelque chose autant se souvenir de son nom.
Telle une pile électrique le deuxième année ne s'arrêta pas ce qui arracha un sourire à la lionne. Le Serpentard n'était pas particulièrement avare de ses mots avec la rouge et or depuis qu'ils se voyaient chaque semaine pour s'entraîner aux duels mais il semblait à l'anglaise ne jamais l'avoir vu aussi surmotivé, c'était attendrissant.
- Les sorciers font ça sur les sapins aussi ? Ne put-elle retenir, c'est que c'était une première pour elle et que cette idée lui paraissait totalement saugrenue. Jusqu'à Poudlard ça a toujours été sapin à la moldu chez moi avec les boules et les guirlandes colorées. Précisa la sorcière qui n'avait aucune idée de si sa mère avait repris les coutumes sorcières maintenant qu'elle était seule à l'appartement comme la fillette ne rentraient jamais à la maison avant la fin de l'année scolaire. J'comprends ta mère, puis c'est super joli les décorations moldues je trouve, tu préfères les fées toi ?
- C'est que... euuh j'ai pas trop fait gaffe en cherchant les fées. Fit-elle avec une grimace en se repassant le souvenir qu'elle avait des secondes de recherche du fameux stand. En fait elle s'était tellement concentrée sur un seul élément que son esprit avait écarté le reste. Mais tu s'ras mon guide ! Rétorqua-t-elle certaine que le sorcier savait où trouver les stands les plus intéressants, il semblait être un pro du marché, en témoignait sa remarque suivante.
La timide secoua la tête retenant un rire nerveux, était-elle si inculte à ne rien connaître des choses dont lui parlait Ernest ? Ce stand de fée sortit tout droit d'un compte pour enfant et Kurrybidule dont elle n'avait aucune idée de l'allure et du goût, qu'allait-il lui sortir de nouveau ? Au moins elle découvrait de nouvelles choses et c'était pas plus mal se convainquit elle.
- Jamais entendu parler... Rajouta-t-elle à son mouvement de tête. Mais si t'en parle c'est qu'ça doit être bon ! Renchérit-elle, d'autant qu'elle n'était pas quelqu'un de particulièrement difficile. On va goûter ça ? Enchaina-t-elle curieuse de goûter ce nouveau plat, laissant l'honneur à Ernest de les guider jusqu'au stand en question, la brunette n'en connaissant ni l'emplacement ni l'allure. Kurry comment tu l'appelles ? Demanda-t-elle quitte à découvrir quelque chose autant se souvenir de son nom.
Telle une pile électrique le deuxième année ne s'arrêta pas ce qui arracha un sourire à la lionne. Le Serpentard n'était pas particulièrement avare de ses mots avec la rouge et or depuis qu'ils se voyaient chaque semaine pour s'entraîner aux duels mais il semblait à l'anglaise ne jamais l'avoir vu aussi surmotivé, c'était attendrissant.
- Les sorciers font ça sur les sapins aussi ? Ne put-elle retenir, c'est que c'était une première pour elle et que cette idée lui paraissait totalement saugrenue. Jusqu'à Poudlard ça a toujours été sapin à la moldu chez moi avec les boules et les guirlandes colorées. Précisa la sorcière qui n'avait aucune idée de si sa mère avait repris les coutumes sorcières maintenant qu'elle était seule à l'appartement comme la fillette ne rentraient jamais à la maison avant la fin de l'année scolaire. J'comprends ta mère, puis c'est super joli les décorations moldues je trouve, tu préfères les fées toi ?
Guirlandes et complicité
Ernest se rendit qu’il parlait beaucoup et probablement un peu vite. Il sourit en pensant à Eileen et Etan qui avaient eux-même un sacré débit. Ses joues s’empourprèrent légèrement en réalisant que son enthousiasme débordait légèrement et qu’il ne laissait même pas à la Gryffondor le temps de lui répondre. Forcément, ils étaient là depuis deux minutes et demi et c’était la première fois qu’elle mettait les pieds au Marché de Noël du Chemin de Traverse. Il faudrait qu’il calme un peu ses ardeurs pour qu’elle puisse profiter elle-aussi de la féerie. Et pas seulement des fées.
“C’est quoi que t’aime le plus à Noël ? Il y a des objets, de la décoration, de la nourriture, des stands de boissons… T’as des cadeaux à faire ?”
L’adolescent aimait bien faire ses cadeaux sur le Marché de Noël, il y avait souvent des artisans qui proposaient de belles créations artisanales et originales. Il se cassait souvent la tête pour trouver le cadeau parfait pour Elianor. Pour Lucy, c’était souvent plus facile. Elle aimait tout et se contentait de peu.
“En gros wurst ça veut dire saucisse et kurry bin c’est du curry… c’est de la saucisse chaude avec une sauce au curry, quoi… c’est super bon !”
Le gamin fut ravi que la quatrième année valide la proposition. Il pourrait toujours regarder les autres stands une fois le ventre plein. Ou bien continuer de manger tout au long de la balade. C’était ça aussi la magie du Marché de Noël : pouvoir manger n’importe quoi et n’importe quand au fil de leur promenade.
Tout en marchant vers le stand de saucisse, Ernest et Marine comparaient leur expérience des décorations de Noël.
“Bin apparemment, il y a quand même pas mal de sorciers qui le font… à Noël, y a des vendeurs qui débarquent partout dans le Chemin de Traverse… on reçoit même des promos par hibou pour les acheter en lot… Lucy, ma mère moldue, elle trouve que c’est de l’exploitation de créature… et puis de toute façon, on a que des trucs naturels sur notre sapin… ça elle insiste beaucoup… m’enfin… les fées c’est naturel, tu m’diras… mais je préfère quand même les décorations statiques…”
Le petit brun savait que Marine était une sang-mêlée. Mais tout comme lors de ses conversations avec Eileen, il ne savait pas toujours de quel côté elle penchait le plus. Comment elle avait vécu avant Poudlard.
“Vous avez un menu spécial pour les fêtes ? Un truc que vous mangez tout le temps ? Ou des habitudes spéciales ?”
La vie du garçon avait été peuplée de rituels depuis sa plus tendre enfance. À toutes les fêtes, à toutes les périodes de l’année. Sa première année à Poudlard avait d’ailleurs été compliqué à appréhender loin de ses mères et d’habitudes fortement ancrées dans son quotidien.
“C’est quoi que t’aime le plus à Noël ? Il y a des objets, de la décoration, de la nourriture, des stands de boissons… T’as des cadeaux à faire ?”
L’adolescent aimait bien faire ses cadeaux sur le Marché de Noël, il y avait souvent des artisans qui proposaient de belles créations artisanales et originales. Il se cassait souvent la tête pour trouver le cadeau parfait pour Elianor. Pour Lucy, c’était souvent plus facile. Elle aimait tout et se contentait de peu.
“En gros wurst ça veut dire saucisse et kurry bin c’est du curry… c’est de la saucisse chaude avec une sauce au curry, quoi… c’est super bon !”
Le gamin fut ravi que la quatrième année valide la proposition. Il pourrait toujours regarder les autres stands une fois le ventre plein. Ou bien continuer de manger tout au long de la balade. C’était ça aussi la magie du Marché de Noël : pouvoir manger n’importe quoi et n’importe quand au fil de leur promenade.
Tout en marchant vers le stand de saucisse, Ernest et Marine comparaient leur expérience des décorations de Noël.
“Bin apparemment, il y a quand même pas mal de sorciers qui le font… à Noël, y a des vendeurs qui débarquent partout dans le Chemin de Traverse… on reçoit même des promos par hibou pour les acheter en lot… Lucy, ma mère moldue, elle trouve que c’est de l’exploitation de créature… et puis de toute façon, on a que des trucs naturels sur notre sapin… ça elle insiste beaucoup… m’enfin… les fées c’est naturel, tu m’diras… mais je préfère quand même les décorations statiques…”
Le petit brun savait que Marine était une sang-mêlée. Mais tout comme lors de ses conversations avec Eileen, il ne savait pas toujours de quel côté elle penchait le plus. Comment elle avait vécu avant Poudlard.
“Vous avez un menu spécial pour les fêtes ? Un truc que vous mangez tout le temps ? Ou des habitudes spéciales ?”
La vie du garçon avait été peuplée de rituels depuis sa plus tendre enfance. À toutes les fêtes, à toutes les périodes de l’année. Sa première année à Poudlard avait d’ailleurs été compliqué à appréhender loin de ses mères et d’habitudes fortement ancrées dans son quotidien.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
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Guirlandes et complicité
Le dynamisme et la bonne humeur du garçon était communicative, la brunette se laissait emporter par son entrain.
- J'crois que ce que je préfère c'est l'ambiance ! Je veux dire déjà y'a de la neige, et qui n'aime pas la neige, franchement ? Dit-elle on ne peut plus sérieuse. On peut faire des batailles de boules de neige, des bonhommes de neige, si le terrain est en pente de la luge et même quand on a pas de luge ça marche ! Et puis Poudlard sous la neige y'a pas à dire difficile de faire meilleur paysage, les films de Noël on de quoi l'envier ! Et ce que c'est génial de sortir dans le parc de faire les premières traces dans la neige fraichement tombée, c'est tellement trop génial ! Et c'est pas tout ! Ah oui et Poudlard est super bien décoré, mais c'est pas ça que je voulais dire, c'est que c'est une période où tout le monde semble heureux et ça c'est vraiment trop génial ! Tu trouves pas ? Voilà que la timide se trouvait à imiter son ami à enchaîner les longs discours. Et toi ? Qu'est-ce que tu préfères à cette période ? Relança-t-elle pour partager la parole.
En y réfléchissant c'était justement cette ambiance que l'anglaise chérissait tant qui rendait sans doute les deux adolescents si bavards, si enjoués. Elle s'était déjà fait la remarque plus tôt, mais même pour la découverte d'un sortilège elle ne l'avait autant parler ni aussi vite, pour elle la magie de Noël devait jouer un rôle là-dedans à n'en pas douter.
- Oui ! J'dois faire un cadeau pour un secret santa mais je m'en occuperais après l'atelier de la boutique de Quidditch, je serais déjà sur place comme ça. Fit-elle avec un grand sourire. Et toi t'as des personnes à gâter ? Demanda-t-elle en retour en direction du stand de leur repas.
Après des explications plus détaillées de la part du vert et argent Marine se faisait une petite idée un peu plus précise de ce qui l'attendait et c'est sans surprise que tout ça lui donnait bien envie.
- Hâte de goûter ! Ajouta la lionne à ses hochements de têtes.
Des pubs pour acheter des fées ? La rouge et or se figea un instant une expressions de surprise plaquée sur son visage soufflant "Noooon...", se croyant dans un rêve. Son imagination avait commencé à se représenter ce à quoi pouvait bien ressembler ce genre de chose et le résultat lui donnait envie de rire aux éclats. Ce genre de pubs étranges on les recevait par des petits rigolos pour le premier Avril ou dans des dessin animés féériques pour enfant. Remise de sa surprise elle reprit rapidement la route.
- J'en reviens pas... Se contenta de répondre Marine trouvant la chose tellement étrange qu'elle avait du mal à croire que ce soit parfaitement courant chez les sorciers, que ce n'était pas quelque chose de fantaisiste qu'on ne croisait que chez les plus excentriques des sorciers.
Finalement les deux adolescents passèrent sur un registre un peu moins étrange aux yeux Marine mais aussi un peu plus douloureux. Elle convoqua ses souvenirs du Noël de ses 10 ans et des précédant avec nostalgie en faisant de son mieux pour tenir le éloigné possible la douleur des bons souvenirs de son frère dont elle n'avait toujours aucune nouvelle et de son père effrayé par sa propre fille.
- Mmmh et bien on mangeait de la volaille avec des pommes de terre le plus souvent et du pudding évidement. Le 24 on passait du temps en cuisine pour aider mon père à préparer un max de truc pour le 25. Le soir on mangeait en famille et on regardait un film de Noël tous ensemble. Et le 25 c'était le repas de Noël tous les 4, on profitait d'être tous ensemble pour faire des jeux, c'était chouette... Finit-elle moins enjouée qu'elle n'avait pu être lors de ces prises de parole précédentes, c'est que ces moments en famille lui manquait cruellement même si elle faisait tout pour le cacher et surtout pour se le cacher à elle-même, dans le faible espoir de moins souffrir de la situation.
- J'crois que ce que je préfère c'est l'ambiance ! Je veux dire déjà y'a de la neige, et qui n'aime pas la neige, franchement ? Dit-elle on ne peut plus sérieuse. On peut faire des batailles de boules de neige, des bonhommes de neige, si le terrain est en pente de la luge et même quand on a pas de luge ça marche ! Et puis Poudlard sous la neige y'a pas à dire difficile de faire meilleur paysage, les films de Noël on de quoi l'envier ! Et ce que c'est génial de sortir dans le parc de faire les premières traces dans la neige fraichement tombée, c'est tellement trop génial ! Et c'est pas tout ! Ah oui et Poudlard est super bien décoré, mais c'est pas ça que je voulais dire, c'est que c'est une période où tout le monde semble heureux et ça c'est vraiment trop génial ! Tu trouves pas ? Voilà que la timide se trouvait à imiter son ami à enchaîner les longs discours. Et toi ? Qu'est-ce que tu préfères à cette période ? Relança-t-elle pour partager la parole.
En y réfléchissant c'était justement cette ambiance que l'anglaise chérissait tant qui rendait sans doute les deux adolescents si bavards, si enjoués. Elle s'était déjà fait la remarque plus tôt, mais même pour la découverte d'un sortilège elle ne l'avait autant parler ni aussi vite, pour elle la magie de Noël devait jouer un rôle là-dedans à n'en pas douter.
- Oui ! J'dois faire un cadeau pour un secret santa mais je m'en occuperais après l'atelier de la boutique de Quidditch, je serais déjà sur place comme ça. Fit-elle avec un grand sourire. Et toi t'as des personnes à gâter ? Demanda-t-elle en retour en direction du stand de leur repas.
Après des explications plus détaillées de la part du vert et argent Marine se faisait une petite idée un peu plus précise de ce qui l'attendait et c'est sans surprise que tout ça lui donnait bien envie.
- Hâte de goûter ! Ajouta la lionne à ses hochements de têtes.
Des pubs pour acheter des fées ? La rouge et or se figea un instant une expressions de surprise plaquée sur son visage soufflant "Noooon...", se croyant dans un rêve. Son imagination avait commencé à se représenter ce à quoi pouvait bien ressembler ce genre de chose et le résultat lui donnait envie de rire aux éclats. Ce genre de pubs étranges on les recevait par des petits rigolos pour le premier Avril ou dans des dessin animés féériques pour enfant. Remise de sa surprise elle reprit rapidement la route.
- J'en reviens pas... Se contenta de répondre Marine trouvant la chose tellement étrange qu'elle avait du mal à croire que ce soit parfaitement courant chez les sorciers, que ce n'était pas quelque chose de fantaisiste qu'on ne croisait que chez les plus excentriques des sorciers.
Finalement les deux adolescents passèrent sur un registre un peu moins étrange aux yeux Marine mais aussi un peu plus douloureux. Elle convoqua ses souvenirs du Noël de ses 10 ans et des précédant avec nostalgie en faisant de son mieux pour tenir le éloigné possible la douleur des bons souvenirs de son frère dont elle n'avait toujours aucune nouvelle et de son père effrayé par sa propre fille.
- Mmmh et bien on mangeait de la volaille avec des pommes de terre le plus souvent et du pudding évidement. Le 24 on passait du temps en cuisine pour aider mon père à préparer un max de truc pour le 25. Le soir on mangeait en famille et on regardait un film de Noël tous ensemble. Et le 25 c'était le repas de Noël tous les 4, on profitait d'être tous ensemble pour faire des jeux, c'était chouette... Finit-elle moins enjouée qu'elle n'avait pu être lors de ces prises de parole précédentes, c'est que ces moments en famille lui manquait cruellement même si elle faisait tout pour le cacher et surtout pour se le cacher à elle-même, dans le faible espoir de moins souffrir de la situation.
Guirlandes et complicité
Ernest était bien d’accord avec Marine, l’ambiance des fêtes de fin d’année n’avait pas son pareil. Il acquiesça à toutes ses remarques concernant la neige. Les batailles de boule, ce n’était pas son fort mais de toute façon, il n’aurait pas réussi à en placer une face au flot de paroles de son amie. Et ça lui faisait vraiment chaud au cœur. Pas une trace d’hésitation dans la voix, pas un seul bégaiement. Lui aussi était beaucoup plus loquace qu’à l’ordinaire. Était-ce la magie de Noël ? Ou le fait d’être en dehors de l’école, dans un autre cadre ? Peu importait bien au garçon, il passait un très bon moment avec la quatrième année.
“J’adore la neige fraîche !”
Il se retrouvait dans certains des commentaires de la brunette, leur culture moldue les liait par certaines références.
“Moi j’ai pas de télé… mais le 24 au soir, quand on a terminé le repas, mes mères m'emmènent dans le cinéma du quartier pour la séance de minuit… C’est toujours le même film, La vie est belle… Mais j’aime bien y retourner chaque année…”
L’adolescent n’avait jamais passé les fêtes de Noël à Poudlard. Il ne voyait déjà pas sa famille presque dix mois sur douze. L’idée d’être séparé de ses mamans pour les vacances de fin d’année lui traverserait difficilement l’esprit. Mais il avait déjà vu l’école sous la neige durant les derniers mois de l’hiver et c’est vrai que se réveiller et découvrir un grand manteau blanc tout autour du château avait quelque chose de très féérique et poétique.
“Après Noël, on part chez mes grands-parents à Brighton… c’est sur la côte en dessous de Londres… Il y a une grande jetée sur la plage avec des manèges et des mini-montagnes russes… Puis y aussi des jeux d’arcades… mon Pops, il me refile toujours toute sa petite monnaie pour que je puisse aller y jouer… c’que j’aime le mieux, c’est le jeu des pinces où tu peux attraper des peluches ou des objets…”
Tout en parlant, le garçon entraînait son amie vers le fameux stand de saucisses. L’odeur de la sauce au curry pouvait déjà se sentir à quelques mètres à la ronde. Il écouta l’adolescente avec intérêt même si le thème du Quidditch ne le passionnait pas. Sa mère lui avait toujours dit qu’on pouvait aborder tous les sujets par des prismes différents. Le gros problème d’Ernest, c’était la peur viscérale et incontrôlable qu’il ressentait en voyant quelqu’un s’élever dans les airs. Mais il pouvait tout à fait s’intéresser aux sortilèges qui enchantaient les balais, les cognards et le vif d’or.
“Tu vas fabriquer un truc toi-même ? Pour quelqu’un de l’école ?”
Sa curiosité était piquée. Lui avait bien sa petite liste personnelle en tête.
“Ma mère dit toujours que les cadeaux les plus précieux sont ceux qu’on fait avec le coeur… ‘fin… qu’on fait soi-même quoi… avec une intention et en y passant du temps, tu vois…”
Il rougit légèrement quand Marine lui demanda s’il avait des cadeaux à faire. C’est qu’il avait déjà donné l’un de ses présents avant de quitter Poudlard.
“Bin je… ouai mes mères… et puis… euh… j’ai offert une bouture de sarracenia à Eileen… c’était avant Noël mais j’voulais qu’elle puisse l’emmener pendant les vacances…”
Il restait discret sur les présents qu’il souhaitait faire à ses compagnons de route. Il n’avait pas encore eu l’éclair de génie en ce qui concernait Marine et Etan mais il avait toutes les vacances pour y réfléchir. Il pourrait leur envoyer ou alors simplement leur donner après les fêtes.
La réaction de la Gryffondor face à cette histoire de fée lui décrocha un nouveau sourire. Pour lui, c’était quelque chose de tout à fait normal. Et déjà une idée commençait à germer dans un coin de sa tête. Il se nota mentalement de garder l’une des ses publicités dès qu’il serait à la maison et de prévoir une session shopping au magasin de bricolage avec sa mère.
“C’est pas plus dingue que les gens qui accrochent des Pères Noël électriques à leur façades, quand tu y penses… tu sais ceux qui boivent des choppes de bière ou qui grimpent le long d’une échelle…”
Que ce soit chez les moldus ou les sorciers, Noël était l’excuse des plus grandes excentricités. Qui finissaient pas devenir communes ou normales. À cette période de l’année, rien n’étonnait plus le petit brun. Ce qui ne l’empêchait pas de continuer à s’émerveiller d’un rien.
Alors qu’ils parlaient de tradition, le jeune Serpentard sentit le ton de la jeune fille changer légèrement. Est-ce qu’il avait de nouveau dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Une moue déforma les lèvres du garçon, bien penaud d’avoir mis une nouvelle fois les pieds dans le plat.
“Mais du coup, tu… tu fais Noël tous les ans à Poudlard ? Tes parents y insistent pas pour que tu rentres ? ‘Fin.. t’es pas obligée de me répondre…”
Il savait que la question était délicate et qu’il marchait sur un fil. Marine pouvait toujours l’envoyer bouler. Mais c’était sa façon à lui, aussi maladroite qu’elle soit, de manifester sa compassion et de montrer à sa partenaire qu’il pouvait être une oreille à qui se confier.
“J’adore la neige fraîche !”
Il se retrouvait dans certains des commentaires de la brunette, leur culture moldue les liait par certaines références.
“Moi j’ai pas de télé… mais le 24 au soir, quand on a terminé le repas, mes mères m'emmènent dans le cinéma du quartier pour la séance de minuit… C’est toujours le même film, La vie est belle… Mais j’aime bien y retourner chaque année…”
L’adolescent n’avait jamais passé les fêtes de Noël à Poudlard. Il ne voyait déjà pas sa famille presque dix mois sur douze. L’idée d’être séparé de ses mamans pour les vacances de fin d’année lui traverserait difficilement l’esprit. Mais il avait déjà vu l’école sous la neige durant les derniers mois de l’hiver et c’est vrai que se réveiller et découvrir un grand manteau blanc tout autour du château avait quelque chose de très féérique et poétique.
“Après Noël, on part chez mes grands-parents à Brighton… c’est sur la côte en dessous de Londres… Il y a une grande jetée sur la plage avec des manèges et des mini-montagnes russes… Puis y aussi des jeux d’arcades… mon Pops, il me refile toujours toute sa petite monnaie pour que je puisse aller y jouer… c’que j’aime le mieux, c’est le jeu des pinces où tu peux attraper des peluches ou des objets…”
Tout en parlant, le garçon entraînait son amie vers le fameux stand de saucisses. L’odeur de la sauce au curry pouvait déjà se sentir à quelques mètres à la ronde. Il écouta l’adolescente avec intérêt même si le thème du Quidditch ne le passionnait pas. Sa mère lui avait toujours dit qu’on pouvait aborder tous les sujets par des prismes différents. Le gros problème d’Ernest, c’était la peur viscérale et incontrôlable qu’il ressentait en voyant quelqu’un s’élever dans les airs. Mais il pouvait tout à fait s’intéresser aux sortilèges qui enchantaient les balais, les cognards et le vif d’or.
“Tu vas fabriquer un truc toi-même ? Pour quelqu’un de l’école ?”
Sa curiosité était piquée. Lui avait bien sa petite liste personnelle en tête.
“Ma mère dit toujours que les cadeaux les plus précieux sont ceux qu’on fait avec le coeur… ‘fin… qu’on fait soi-même quoi… avec une intention et en y passant du temps, tu vois…”
Il rougit légèrement quand Marine lui demanda s’il avait des cadeaux à faire. C’est qu’il avait déjà donné l’un de ses présents avant de quitter Poudlard.
“Bin je… ouai mes mères… et puis… euh… j’ai offert une bouture de sarracenia à Eileen… c’était avant Noël mais j’voulais qu’elle puisse l’emmener pendant les vacances…”
Il restait discret sur les présents qu’il souhaitait faire à ses compagnons de route. Il n’avait pas encore eu l’éclair de génie en ce qui concernait Marine et Etan mais il avait toutes les vacances pour y réfléchir. Il pourrait leur envoyer ou alors simplement leur donner après les fêtes.
La réaction de la Gryffondor face à cette histoire de fée lui décrocha un nouveau sourire. Pour lui, c’était quelque chose de tout à fait normal. Et déjà une idée commençait à germer dans un coin de sa tête. Il se nota mentalement de garder l’une des ses publicités dès qu’il serait à la maison et de prévoir une session shopping au magasin de bricolage avec sa mère.
“C’est pas plus dingue que les gens qui accrochent des Pères Noël électriques à leur façades, quand tu y penses… tu sais ceux qui boivent des choppes de bière ou qui grimpent le long d’une échelle…”
Que ce soit chez les moldus ou les sorciers, Noël était l’excuse des plus grandes excentricités. Qui finissaient pas devenir communes ou normales. À cette période de l’année, rien n’étonnait plus le petit brun. Ce qui ne l’empêchait pas de continuer à s’émerveiller d’un rien.
Alors qu’ils parlaient de tradition, le jeune Serpentard sentit le ton de la jeune fille changer légèrement. Est-ce qu’il avait de nouveau dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Une moue déforma les lèvres du garçon, bien penaud d’avoir mis une nouvelle fois les pieds dans le plat.
“Mais du coup, tu… tu fais Noël tous les ans à Poudlard ? Tes parents y insistent pas pour que tu rentres ? ‘Fin.. t’es pas obligée de me répondre…”
Il savait que la question était délicate et qu’il marchait sur un fil. Marine pouvait toujours l’envoyer bouler. Mais c’était sa façon à lui, aussi maladroite qu’elle soit, de manifester sa compassion et de montrer à sa partenaire qu’il pouvait être une oreille à qui se confier.
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@Marine Baylacq
@Marine Baylacq
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
Guirlandes et complicité
Voilà une nouvelle chose sur laquelle ils étaient d'accord : la neige fraîche quoi de mieux ? Être le premier à la fouler donnait ce sentiment privilégié incroyable et difficile à exprimer mais Marine savait qu'Ernest comprenait ce à quoi elle pensait.
- Oh oui ! C'est encore plus incroyable ! Tu crois qu'il y a des sorts pour faire tomber de la neige ? Enfin suffisamment pour avoir une petite couche de neige fraîche sur laquelle marcher ? Ce serait incroyable tu trouves pas ?
Bien sûr ce qu'il y avait de magique dans la neige toute fraîche c'était en partie que c'était rare et un sort pareil pourrait retirer ce détail sans doute capital mais il n'empêche que cette idée suffisait à faire rêver l'adolescente.
La rouge et or retint un "oh" de surprise. Bien sûr il était possible de vivre sans télé la preuve les sorciers le faisaient mais il fallait avouer que chez les moldus c'était assez rare de ne pas retrouver cet objet mythique dans les salons. À la place de ce mot retenu de justesse l'adolescente s'intéressa à la tradition d'Ernest :
- C'est trop chouette comme tradition !! C'est quoi comme film ? Il me semble que je connais pas... Tu l'aimes bien ce film ? Le cinéma c'est vraiment quelque chose d'incroyable, y'a une ambiance, ça rend les films tellement plus géniaux je comprends comment les sorciers peuvent vivre sans jamais se rendre une seule fois dans leur vie au cinéma c'est quelque chose à tester tu trouves pas ?
Après le long flot de paroles de la brunette voilà que c'était le vert et argent qui prenait la relève, la timide trouvait ça chouette comme répartition laissant l'autre se reposer, c'est qu'ils n'étaient pas habitués à parler autant ! Le plus jeune avait de nombreuses traditions pour la période !
- C'est trop chouette les fêtes foraines ! J'adore ça ! Les manèges et tout ! Et les fêtes foraines sorcières c'est encore plus dingue ! Les personnes n'aimant pas forcément les sensations fortes n'auraient sans doute pas approuvé mais Marine maintenait son avis. Ah oui ? J'ai horreur de ces machines j'y arrive jamais... Comment t'arrive à attraper ce que tu veux ? S'intéressa-t-elle. En tout cas c'est trop chouette de fêter Noël avec un peu plus que juste parents enfant, ça doit faire une ambiance tellement incroyable ! Fit l'adolescente rêveuse.
Visiblement les tensions parents-enfants se transmettaient de génération en génération puisque la fillette n'avait jamais rencontré ses grands parents.
- Non ! J'ai trop peur que ce soit mal vu d'avoir fait main alors j'achète un petit truc mais pour le reste ce sera fait main avec ce que j'ai sous la main au château !
Enfin il était plus juste de dire qu'elle n'avait pas les moyens d'offrir même des petits cadeaux à toutes les personnes lui étant chères si elle n'utilisait pas ses 10 doigts. Bon... Elle n'était pas très avancée mais elle avait toutes les vacances pour que ce soit bon et les vacances de Noël étaient des vacances particulièrement solitaires alors elle ne s'en faisait pas.
- Ah oui !!! Tu t'y es pris super à l'avance pour Eileen ! Après c'est vrai qu'on se retrouve vite sous l'eau avec tous les cadeaux à faire à cette période... Fit-elle remarquer.
- Ah non c'est pas pareil ! Les pères Noël ils sont pas vivants, ils sont électriques, et ça, ça change absolument tout !!!
En fait ce qui la choquait le plus c'était de mettre des êtres vivants en décoration, si ç'avait été des petites loupiotes en forme de fée pourquoi pas mais de véritables fées vivantes !!! Quoiqu'il valait mieux qu'elles soient vivantes qu'empaillées parce que pour le coup, là dessus, les moldus avaient fait fort en inventant cette pratique étrange et barbare aux yeux de l'adolescente.
Marine aurait préféré rester sur les débats décoratifs mais l'adolescente sentait que c'était l'inquiétude qui avait poussé le vert à argent à poursuivre en terrain miné aussi lui pardonna-t-elle sans pour autant s'étendre sur le sujet, elle ne voulait pas casser l'ambiance ni voir s'envoler sa joie.
- Oui ma mère voudrait que je rentre mais je monte pas dans le Poudlard Express... Ça lui plaît pas trop mais bon... Moi je veux passer un Noël heureux alors je reste au château ! Tenta-t-elle pour rassurer son ami.
- Oh oui ! C'est encore plus incroyable ! Tu crois qu'il y a des sorts pour faire tomber de la neige ? Enfin suffisamment pour avoir une petite couche de neige fraîche sur laquelle marcher ? Ce serait incroyable tu trouves pas ?
Bien sûr ce qu'il y avait de magique dans la neige toute fraîche c'était en partie que c'était rare et un sort pareil pourrait retirer ce détail sans doute capital mais il n'empêche que cette idée suffisait à faire rêver l'adolescente.
La rouge et or retint un "oh" de surprise. Bien sûr il était possible de vivre sans télé la preuve les sorciers le faisaient mais il fallait avouer que chez les moldus c'était assez rare de ne pas retrouver cet objet mythique dans les salons. À la place de ce mot retenu de justesse l'adolescente s'intéressa à la tradition d'Ernest :
- C'est trop chouette comme tradition !! C'est quoi comme film ? Il me semble que je connais pas... Tu l'aimes bien ce film ? Le cinéma c'est vraiment quelque chose d'incroyable, y'a une ambiance, ça rend les films tellement plus géniaux je comprends comment les sorciers peuvent vivre sans jamais se rendre une seule fois dans leur vie au cinéma c'est quelque chose à tester tu trouves pas ?
Après le long flot de paroles de la brunette voilà que c'était le vert et argent qui prenait la relève, la timide trouvait ça chouette comme répartition laissant l'autre se reposer, c'est qu'ils n'étaient pas habitués à parler autant ! Le plus jeune avait de nombreuses traditions pour la période !
- C'est trop chouette les fêtes foraines ! J'adore ça ! Les manèges et tout ! Et les fêtes foraines sorcières c'est encore plus dingue ! Les personnes n'aimant pas forcément les sensations fortes n'auraient sans doute pas approuvé mais Marine maintenait son avis. Ah oui ? J'ai horreur de ces machines j'y arrive jamais... Comment t'arrive à attraper ce que tu veux ? S'intéressa-t-elle. En tout cas c'est trop chouette de fêter Noël avec un peu plus que juste parents enfant, ça doit faire une ambiance tellement incroyable ! Fit l'adolescente rêveuse.
Visiblement les tensions parents-enfants se transmettaient de génération en génération puisque la fillette n'avait jamais rencontré ses grands parents.
- Non ! J'ai trop peur que ce soit mal vu d'avoir fait main alors j'achète un petit truc mais pour le reste ce sera fait main avec ce que j'ai sous la main au château !
Enfin il était plus juste de dire qu'elle n'avait pas les moyens d'offrir même des petits cadeaux à toutes les personnes lui étant chères si elle n'utilisait pas ses 10 doigts. Bon... Elle n'était pas très avancée mais elle avait toutes les vacances pour que ce soit bon et les vacances de Noël étaient des vacances particulièrement solitaires alors elle ne s'en faisait pas.
- Ah oui !!! Tu t'y es pris super à l'avance pour Eileen ! Après c'est vrai qu'on se retrouve vite sous l'eau avec tous les cadeaux à faire à cette période... Fit-elle remarquer.
- Ah non c'est pas pareil ! Les pères Noël ils sont pas vivants, ils sont électriques, et ça, ça change absolument tout !!!
En fait ce qui la choquait le plus c'était de mettre des êtres vivants en décoration, si ç'avait été des petites loupiotes en forme de fée pourquoi pas mais de véritables fées vivantes !!! Quoiqu'il valait mieux qu'elles soient vivantes qu'empaillées parce que pour le coup, là dessus, les moldus avaient fait fort en inventant cette pratique étrange et barbare aux yeux de l'adolescente.
Marine aurait préféré rester sur les débats décoratifs mais l'adolescente sentait que c'était l'inquiétude qui avait poussé le vert à argent à poursuivre en terrain miné aussi lui pardonna-t-elle sans pour autant s'étendre sur le sujet, elle ne voulait pas casser l'ambiance ni voir s'envoler sa joie.
- Oui ma mère voudrait que je rentre mais je monte pas dans le Poudlard Express... Ça lui plaît pas trop mais bon... Moi je veux passer un Noël heureux alors je reste au château ! Tenta-t-elle pour rassurer son ami.
Guirlandes et complicité
Ernest était légèrement plus petit que Marine, assez pour devoir sautiller à côté d’elle pour rester à son niveau. La neige, il adorait ça. Et si Poudlard était assez au Nord de l’Angleterre pour que les hivers y soient encore blancs, la géographie de Londres rendait ses moments suspendus beaucoup plus rares.
“J’crois pas que ce soit de la vraie neige ici. Enfin… pas tout le temps. Des vrais hivers blancs, y en a plus à Londres depuis un moment… le réchauffement climatique, tout ça…”
L’adolescent fouilla sa mémoire pour retrouver les souvenirs lointain d’un sortilège qu’il n’avait pas appris mais qu’il connaissait pourtant.
“Quand j’étais p’tit, ma mère, elle faisait toujours apparaître un peu de neige sur le bord de ma fenêtre à Noël… c’est euh… Nivi… Nivicare, j’crois !”
Pour prolonger la magie et se mettre dans l’ambiance les hivers où le froid n’était pas au rendez-vous des guirlandes.
“Après, c’était qu’un tout p’tit bout de fenêtre… de là à enneiger tout un parc… enfin cela dit, Miss Priddy a bien réussi à geler toute une partie du Lac Noir, alors sûrement que ça doit être possible…”
Ernest avait été assez longtemps à l’école moldue pour savoir ce qu’était la télé et savoir aussi à quel point ça excluait de ne pas en avoir. Mais sa mère n’avait jamais lâché le morceau. Et puis leurs sorties cinéma, c’était toujours chouette et c’était un moment qu’il passait juste tous les trois.
“C’est super vieux comme film… plus vieux que Harry Potter même… ça parle d’un type. Il pense que sa vie n’a servi à rien. Mais il y a un ange qui lui montre à quel point il a compté pour les autres… en gros, ça dit que même les petites actions comptent…”
Ernest aimait le grain de ce vieux film des années 1940. Lucy, sa mère moldue lui avait même expliqué qu’à une époque, on captait la lumière des images grâce à des particules d’argent. Et s’il y avait une explication scientifique derrière ce procédé, pour le petit garçon, ça avait quand même un petit goût de magie. De la magie moldue.
“C’est vrai qu’c’est étrange que les sorciers se soient jamais intéressés au ciné… Ma mère sorcière, elle a eu du mal à s’y mettre, cela dit… la technologie, ça l’effraie un peu… enfin maintenant un peu moins… mais va pas lui parler d’informatique…”
Ernest acquieçait aux commentaires de son amie, un sourire grand jusqu’à derrière les oreilles. Cela dit, il n’avait jamais mis les pieds dans une fête foraine sorcière. En y réfléchissant bien, il n’avait jamais vraiment participé à des évènements magiques mis à part le Marché de Noël du Chemin de Traverse. Il fêtait bien les fêtes sorcières, mais dans l’intimité de son foyer.
“C’est parce qu’il faut bien choisir sur quelle machine tu vas… et puis évaluer le poids des peluches aussi… y en a certaines qui sont bien trop lourdes pour les pinces… et puis t’as les axes des pinces qui sont limités… mais c’est clair que c’est pas fait pour t’aider à gagner…”
L’adolescent avait développé une certaine maîtrise en ce qui concernait les machines à pince. Il pouvait bien rester une après-midi entière devant, juste à observer la position des objets ou les autres gamins qui s’évertuaient à dépenser leurs piécettes sans succès.
“Après, il y a juste Gran et Pops, tu vois… c’est pas non plus une grosse fête… mais comme ils ont quitté Londres pour Brighton il y a quelques années, bin on les voit pas souvent… encore moins depuis que j’suis à Poudlard… du coup c’est plus un prétexte…”
Ernest fronça légèrement les sourcils. Il ne comprenait pas en quoi faire un cadeau soi-même pouvait être mal vu. Au contraire, il trouvait ça bien plus personnel. Mais c’était aussi plus compliqué.
“Moi j’trouve que c’est quand même mieux les cadeaux qu’on prend du temps à faire soi- même… Ma mère dit toujours que le vrai cadeau, c’est l’intention… Mais bon après, si tu sais pas pour qui est le cadeau, c’est clair que c’est compliqué…”
Le jeune serpentard rougit légèrement après l’aveu du présent qu’il avait préparé pour Eileen. Maintenant qu’il lui avait donné, il doutait de sa pertinence ou du plaisir qu’il avait procuré à la rouquine. Pourtant, au moment de bouturer Maggy, tout semblait parfaitement clair. Leur journée à Kew Garden, les livres sur les plantes carnivores…
“Ouai… je… bin c’était parce que la plante était à Poudlard, quoi… je voulais pas tout trimballer deux fois et j’étais pas sûr d’avoir le temps pendant les vacances…”
Ernest avait tellement l’habitude des fées de décoration qu’il lui était difficile de remettre en question la pratique. Pour lui, ça faisait simplement partie des us et coutumes. Mais la réflexion de Marine apporterait certainement du grain à moudre à son moulin. Cette histoire de passer Noël à Poudlard chagrinait légèrement l’adolescent. Il sentait bien que Marine tempérait ses propres et qu’il touchait à une corde sensible.
“J’suis sûr que tu vas passer un Noël génial à Poudlard !”
Il n’en était pas convaincu mais il comprenait doucement que ce n’était peut-être pas la peine d’insister. Que ce n’était peut-être pas le lieu, ni le moment.
“Le buffet, ça doit être quelque chose ! Les elfes font des trucs spéciaux tu crois ? Et du coup, tu penses qu’il y a quand même un couvre-feu ?”
“J’crois pas que ce soit de la vraie neige ici. Enfin… pas tout le temps. Des vrais hivers blancs, y en a plus à Londres depuis un moment… le réchauffement climatique, tout ça…”
L’adolescent fouilla sa mémoire pour retrouver les souvenirs lointain d’un sortilège qu’il n’avait pas appris mais qu’il connaissait pourtant.
“Quand j’étais p’tit, ma mère, elle faisait toujours apparaître un peu de neige sur le bord de ma fenêtre à Noël… c’est euh… Nivi… Nivicare, j’crois !”
Pour prolonger la magie et se mettre dans l’ambiance les hivers où le froid n’était pas au rendez-vous des guirlandes.
“Après, c’était qu’un tout p’tit bout de fenêtre… de là à enneiger tout un parc… enfin cela dit, Miss Priddy a bien réussi à geler toute une partie du Lac Noir, alors sûrement que ça doit être possible…”
Ernest avait été assez longtemps à l’école moldue pour savoir ce qu’était la télé et savoir aussi à quel point ça excluait de ne pas en avoir. Mais sa mère n’avait jamais lâché le morceau. Et puis leurs sorties cinéma, c’était toujours chouette et c’était un moment qu’il passait juste tous les trois.
“C’est super vieux comme film… plus vieux que Harry Potter même… ça parle d’un type. Il pense que sa vie n’a servi à rien. Mais il y a un ange qui lui montre à quel point il a compté pour les autres… en gros, ça dit que même les petites actions comptent…”
Ernest aimait le grain de ce vieux film des années 1940. Lucy, sa mère moldue lui avait même expliqué qu’à une époque, on captait la lumière des images grâce à des particules d’argent. Et s’il y avait une explication scientifique derrière ce procédé, pour le petit garçon, ça avait quand même un petit goût de magie. De la magie moldue.
“C’est vrai qu’c’est étrange que les sorciers se soient jamais intéressés au ciné… Ma mère sorcière, elle a eu du mal à s’y mettre, cela dit… la technologie, ça l’effraie un peu… enfin maintenant un peu moins… mais va pas lui parler d’informatique…”
Ernest acquieçait aux commentaires de son amie, un sourire grand jusqu’à derrière les oreilles. Cela dit, il n’avait jamais mis les pieds dans une fête foraine sorcière. En y réfléchissant bien, il n’avait jamais vraiment participé à des évènements magiques mis à part le Marché de Noël du Chemin de Traverse. Il fêtait bien les fêtes sorcières, mais dans l’intimité de son foyer.
“C’est parce qu’il faut bien choisir sur quelle machine tu vas… et puis évaluer le poids des peluches aussi… y en a certaines qui sont bien trop lourdes pour les pinces… et puis t’as les axes des pinces qui sont limités… mais c’est clair que c’est pas fait pour t’aider à gagner…”
L’adolescent avait développé une certaine maîtrise en ce qui concernait les machines à pince. Il pouvait bien rester une après-midi entière devant, juste à observer la position des objets ou les autres gamins qui s’évertuaient à dépenser leurs piécettes sans succès.
“Après, il y a juste Gran et Pops, tu vois… c’est pas non plus une grosse fête… mais comme ils ont quitté Londres pour Brighton il y a quelques années, bin on les voit pas souvent… encore moins depuis que j’suis à Poudlard… du coup c’est plus un prétexte…”
Ernest fronça légèrement les sourcils. Il ne comprenait pas en quoi faire un cadeau soi-même pouvait être mal vu. Au contraire, il trouvait ça bien plus personnel. Mais c’était aussi plus compliqué.
“Moi j’trouve que c’est quand même mieux les cadeaux qu’on prend du temps à faire soi- même… Ma mère dit toujours que le vrai cadeau, c’est l’intention… Mais bon après, si tu sais pas pour qui est le cadeau, c’est clair que c’est compliqué…”
Le jeune serpentard rougit légèrement après l’aveu du présent qu’il avait préparé pour Eileen. Maintenant qu’il lui avait donné, il doutait de sa pertinence ou du plaisir qu’il avait procuré à la rouquine. Pourtant, au moment de bouturer Maggy, tout semblait parfaitement clair. Leur journée à Kew Garden, les livres sur les plantes carnivores…
“Ouai… je… bin c’était parce que la plante était à Poudlard, quoi… je voulais pas tout trimballer deux fois et j’étais pas sûr d’avoir le temps pendant les vacances…”
Ernest avait tellement l’habitude des fées de décoration qu’il lui était difficile de remettre en question la pratique. Pour lui, ça faisait simplement partie des us et coutumes. Mais la réflexion de Marine apporterait certainement du grain à moudre à son moulin. Cette histoire de passer Noël à Poudlard chagrinait légèrement l’adolescent. Il sentait bien que Marine tempérait ses propres et qu’il touchait à une corde sensible.
“J’suis sûr que tu vas passer un Noël génial à Poudlard !”
Il n’en était pas convaincu mais il comprenait doucement que ce n’était peut-être pas la peine d’insister. Que ce n’était peut-être pas le lieu, ni le moment.
“Le buffet, ça doit être quelque chose ! Les elfes font des trucs spéciaux tu crois ? Et du coup, tu penses qu’il y a quand même un couvre-feu ?”
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4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
Guirlandes et complicité
Pas de la vraie neige ? Marine regarda autour d'elle avec plus d'attention mais tout ce qu'elle vit ressortir c'est la foule dense, la neige n'était que tâche blanche en arrière plan qui pouvait tout aussi bien être vraie ou fausse, l'attention de la lionne se concentrait plutôt sur les détails anxiogènes sous ses yeux que sur la texture révélatrice de la neige. La gorge serrée l'élève secoua imperceptiblement la tête de gauche à droite, les yeux clos, pour oublier ce qu'elle venait de voir comme si son esprit n'était qu'une ardoise magique. Le résultat en demi teinte la força à déglutir non sans difficulté avant de prononcer d'une voix étonnamment timide et hésitante au milieu de ce discours :
- Ah oui ? Tu crois ? Y'en a pas beaucoup de neige ici juste sur les bords, c'est peut-être Nivicare qui a fait ça donc de la vraie neige sorcière ! Non ?
En tout cas la fillette trouvait incroyable le fait qu'Ernest ait pu voir son bout de fenêtre s'enneiger pour fêter Noël. De ce qu'il disait ce n'était pas grand chose mais aux yeux de la Gryffonne c'était incroyable.
- Mais tu rigoles même si c'est pas une grande surface c'est trop chouette !! Et elle s'en servait pour en faire tomber un peu sur le sapin pour décorer ? Ça fond la neige magique ?
Si la timide était heureuse de son éducation moldue il lui arrivait de se demander ce qu'aurait donné son enfance avec un peu de magie et chaque détail que lui révélait Ernest sur ces petits rien du quotidien donnait tant de matière à l'esprit de la lionne pour poursuivre son jeu d'imagination.
- Ce serait incroyable d'être aussi puissant que Miss Priddy pour enneiger tout un jardin tu trouves pas ?
La comparaison de vieillesse avec Harry Potter fit sourire la quatrième année, encore un témoin du fossé créé par son éducation moldue. Bien sûr elle savait qui était Harry Potter, enfin il ne fallait pas exagérer tout le monde le connais tant il a été célèbre mais il était mort bien avant qu'elle n'ait connaissance de la magie alors elle savait qu'elle percevait mal son ancienneté dans ce monde, elle le plaçait si loin d'elle alors que finalement ce n'était pas si lointain. Mais enfin ce n'était pas tant problématique pour l'explication qui suivit alors l'anglaise ne releva pas et se contenta d'hocher la tête.
- C'est un chouette film ça ! Un bon film plein d'espoir, parfait pour coller avec l'ambiance de Noël je trouve ! Approuva-t-elle.
La brunette ne pu s'empêcher de rire. Même si depuis 4 ans la technologie avait complètement perdue sa place dans la vie de l'adolescente elle trouvait ça drôle d'avoir peur de l'informatique.
- Faudrait que les sorciers inventent des technologies immunisées contre l'influence de la magie comme ça on est sûr qu'il n'y aura pas de mauvaise surprise. Ça en rassurerait peut-être certains. Puis moi je suis sûre qu'en mélangeant magie et technologie on pourrait faire des trucs complètement incroyables, tu penses pas ?
C'était peut-être l'envie de voir se mélanger ses deux univers qui donnait cette vision idyllique à la jeune fille qui trouvait qu'en mixant ce que l'ont fait de mieux dans chacun des mondes ça ne pouvait donner que du meilleur.
Le garçon semblait vraiment bien s'y connaître sur ces machines piégeuses. Marine comprenait pourquoi il devait les apprécier, avec autant d'analyse il devait super bien se débrouiller pour attraper la peluche de son choix ! Mais bien que tous ces détails étaient intéressant la rouge et or restait sur ses positions, elle préférait dépenser son argent dans des sensations fortes plutôt que dans des stratégies de pinces.
- Ok, je vois. Se contenta-t-elle de répondre.
- Gran et Pops se sont tes grands parents ? Demanda la sorcière qui savait que certains donnaient des surnom originaux à leur grands parents même si de son point de vue cette attention mignonne rendait les choses beaucoup plus difficile à comprendre quand des noms pareils faisaient leur apparition dans une discussion. Oui c'est sûr Poudlard ça nous éloigne de nos familles, mais le lien est différent par courrier et puis quand on aura fini Poudlard on pourra les retrouver pour de bon et les voir beaucoup plus souvent ! C'est génial aussi ! Appuya-t-elle ayant l'impression que cet éloignement affectait le Serpentard.
- Si je sais pour qui c'est mais je connais pas trop la personne et puis je ne sais pas ça me fait bizarre, comme si ça avait moins de valeur comme on se connaît presque pas. Sinon je suis d'accord à offrir à un proche les cadeaux fait mains c'est les meilleurs et avec ces cadeaux on est certain d'avoir exactement ce qui va toucher la personne ! Confirma Marine.
Au fond ce qui la dérangeait dans les cadeaux fait main à un presque inconnu c'était le fait que ce ne serait pas parfait, net et précis comme un objet acheté et s'attachant beaucoup au jugement la fillette refusait tout autre éventualité.
Sentant Ernest mal à l'aise au sujet de cette plante l'anglaise arrêta de le titiller bien qu'elle avait l'impression que bien souvent quand Eileen était dans le sujet ou dans les parages il y avait quelque chose d'étrange qui survenait comme lors du goûter avec les AMICOs. L'instinct de la Gryffonne sentait quelque chose sans que son esprit ne puisse mettre les mots dessus.
- Mais bien sûr ce sera un Noël extra comme les autres années ! Assura-t-elle. C'est pas le banquet de début d'année ou de fin d'année mais la table est belle en tout cas. Après c'est vraiment tout ce qu'on peu trouver traditionnellement à un repas de Noël donc c'est bien. C'est un peu comme à la maison cuisiné à la perfection ! Expliqua-t-elle avec un grand sourire. Par contre oui le couvre feu est maintenu, c'est un peu dommage mais c'est comme ça... Au moins y'a pas grand monde en salle co', ça permet de veiller au calme si on en a envie c'est juste pas cool quand les amis sont pas de la même maison.
- Ah oui ? Tu crois ? Y'en a pas beaucoup de neige ici juste sur les bords, c'est peut-être Nivicare qui a fait ça donc de la vraie neige sorcière ! Non ?
En tout cas la fillette trouvait incroyable le fait qu'Ernest ait pu voir son bout de fenêtre s'enneiger pour fêter Noël. De ce qu'il disait ce n'était pas grand chose mais aux yeux de la Gryffonne c'était incroyable.
- Mais tu rigoles même si c'est pas une grande surface c'est trop chouette !! Et elle s'en servait pour en faire tomber un peu sur le sapin pour décorer ? Ça fond la neige magique ?
Si la timide était heureuse de son éducation moldue il lui arrivait de se demander ce qu'aurait donné son enfance avec un peu de magie et chaque détail que lui révélait Ernest sur ces petits rien du quotidien donnait tant de matière à l'esprit de la lionne pour poursuivre son jeu d'imagination.
- Ce serait incroyable d'être aussi puissant que Miss Priddy pour enneiger tout un jardin tu trouves pas ?
La comparaison de vieillesse avec Harry Potter fit sourire la quatrième année, encore un témoin du fossé créé par son éducation moldue. Bien sûr elle savait qui était Harry Potter, enfin il ne fallait pas exagérer tout le monde le connais tant il a été célèbre mais il était mort bien avant qu'elle n'ait connaissance de la magie alors elle savait qu'elle percevait mal son ancienneté dans ce monde, elle le plaçait si loin d'elle alors que finalement ce n'était pas si lointain. Mais enfin ce n'était pas tant problématique pour l'explication qui suivit alors l'anglaise ne releva pas et se contenta d'hocher la tête.
- C'est un chouette film ça ! Un bon film plein d'espoir, parfait pour coller avec l'ambiance de Noël je trouve ! Approuva-t-elle.
La brunette ne pu s'empêcher de rire. Même si depuis 4 ans la technologie avait complètement perdue sa place dans la vie de l'adolescente elle trouvait ça drôle d'avoir peur de l'informatique.
- Faudrait que les sorciers inventent des technologies immunisées contre l'influence de la magie comme ça on est sûr qu'il n'y aura pas de mauvaise surprise. Ça en rassurerait peut-être certains. Puis moi je suis sûre qu'en mélangeant magie et technologie on pourrait faire des trucs complètement incroyables, tu penses pas ?
C'était peut-être l'envie de voir se mélanger ses deux univers qui donnait cette vision idyllique à la jeune fille qui trouvait qu'en mixant ce que l'ont fait de mieux dans chacun des mondes ça ne pouvait donner que du meilleur.
Le garçon semblait vraiment bien s'y connaître sur ces machines piégeuses. Marine comprenait pourquoi il devait les apprécier, avec autant d'analyse il devait super bien se débrouiller pour attraper la peluche de son choix ! Mais bien que tous ces détails étaient intéressant la rouge et or restait sur ses positions, elle préférait dépenser son argent dans des sensations fortes plutôt que dans des stratégies de pinces.
- Ok, je vois. Se contenta-t-elle de répondre.
- Gran et Pops se sont tes grands parents ? Demanda la sorcière qui savait que certains donnaient des surnom originaux à leur grands parents même si de son point de vue cette attention mignonne rendait les choses beaucoup plus difficile à comprendre quand des noms pareils faisaient leur apparition dans une discussion. Oui c'est sûr Poudlard ça nous éloigne de nos familles, mais le lien est différent par courrier et puis quand on aura fini Poudlard on pourra les retrouver pour de bon et les voir beaucoup plus souvent ! C'est génial aussi ! Appuya-t-elle ayant l'impression que cet éloignement affectait le Serpentard.
- Si je sais pour qui c'est mais je connais pas trop la personne et puis je ne sais pas ça me fait bizarre, comme si ça avait moins de valeur comme on se connaît presque pas. Sinon je suis d'accord à offrir à un proche les cadeaux fait mains c'est les meilleurs et avec ces cadeaux on est certain d'avoir exactement ce qui va toucher la personne ! Confirma Marine.
Au fond ce qui la dérangeait dans les cadeaux fait main à un presque inconnu c'était le fait que ce ne serait pas parfait, net et précis comme un objet acheté et s'attachant beaucoup au jugement la fillette refusait tout autre éventualité.
Sentant Ernest mal à l'aise au sujet de cette plante l'anglaise arrêta de le titiller bien qu'elle avait l'impression que bien souvent quand Eileen était dans le sujet ou dans les parages il y avait quelque chose d'étrange qui survenait comme lors du goûter avec les AMICOs. L'instinct de la Gryffonne sentait quelque chose sans que son esprit ne puisse mettre les mots dessus.
- Mais bien sûr ce sera un Noël extra comme les autres années ! Assura-t-elle. C'est pas le banquet de début d'année ou de fin d'année mais la table est belle en tout cas. Après c'est vraiment tout ce qu'on peu trouver traditionnellement à un repas de Noël donc c'est bien. C'est un peu comme à la maison cuisiné à la perfection ! Expliqua-t-elle avec un grand sourire. Par contre oui le couvre feu est maintenu, c'est un peu dommage mais c'est comme ça... Au moins y'a pas grand monde en salle co', ça permet de veiller au calme si on en a envie c'est juste pas cool quand les amis sont pas de la même maison.
Guirlandes et complicité
Ernest sembla quelque peu dérouté par la remarque de Marine. De la vraie neige sorcière ? Nivicare ça devait probablement être une métamorphose et comme il l’avait appris en classe, on ne pouvait pas créer quelque chose à partir de rien. Forcément, elle ne devait pas être fausse-fausse. Mais est-ce que ça la rendait pour autant vrai-vrai. C’était une question intéressante sur laquelle l’adolescent ne manquerait pas de se pencher. Avec un peu de chance, sa mère pourrait prendre le temps de lui montrer le sortilège en détail. Enfin, si elle n’avait pas trop de travail évidemment. Même durant les fêtes, elle avait des responsabilités.
Cette réflexion fut néanmoins soufflée par le ton de la voix de Marine qui avait pris une teinte légèrement différente. Presque imperceptible. Mais l’ombre qui passa sur son visage n’échappa pas au jeune garçon. Il posa sa main sur son avant-bras et lui adressa un sourire silencieux. Comme une sorte d’encouragement. Ernest n’aimait pas beaucoup plus la foule que Marine. Mais pour lui, à cet instant, les gens faisaient simplement partie du décor. Comme des décorations posées là. De simples figurants.
“Nan, juste sur la fenêtre… En fait, elle le faisait jamais devant moi, quoi… c’était un peu comme le Lapin de Pâques ou la petit souris… elle me faisait croire qu’il avait vraiment neigé…”
Ernest acquiesça vaguement, soudain rêveur. C’est clair que s’il devenait un jour aussi fort que Miss Priddy, il pourrait en faire des choses. Les possibilités semblaient illimités. Et il était bien décidé à s’entraîner sans relâche pour y arriver. Un jour, lui-aussi serait un enchanteur badass. Peut-être même qu’il inventerait des sortilèges ou créerait des objets magiques. Les idées ne manquaient pas.
“Ouai, c’est sûr que d’être aussi puissant qu’elle, ce serait vachement cool… enfin j’aimerais quand même bien aller dans un endroit où il y a de la vrai neige un jour…”
Dans des montagnes millénaires au fin fond du Népal, ou à travers la Cordillère des Andes, ou bien encore sur les îles du Nord du Japon pour le plus célèbres Festivals de la neige. Autant de rêves que de flocons qui tombaient sur la rue commerçante.
Ernest avait beau avoir une éducation mi-sorcière mi-moldue, il ne se rendait pas toujours compte que ses références étaient tirées de l’une ou de l’autre. Et même dans la communauté moldue, tout le monde n’avait pas la même culture. Marine n’avait jamais entendu parlé de son film mais ce n’était pas très étonnant. Sa mère aimait vraiment les trucs très vieux.
“En même temps, quand tu regardes un peu les sorciers, des fois j’ai l’impression qu’ils sont vraiment pas modernes, tu vois… T’as déjà essayé d’expliquer Internet à un né-sorcier ? Parce qu’à part ceux qui vont en cours d’Études des Moldus, ils pigent que dalle… et même ceux-là ils ont du mal…”
C’était une matière qui était très abstraite pour le garçon. Mais en même temps, il ne comprenait pas qu’elle ne soit pas imposée.
“Peut-être que si tout le monde était obligé de suivre ces cours, y aurait moins d’incompréhension… T’as cette matière, toi ?”
Le gamin gambadait toujours à côté de son aînée en acquieçant vivement.
“Si clairement… Si tu faisais un atelier métamorphose avec une imprimante 3D, ça pourrait être dingue ! Enfin, j’imagine, quoi… Et puis la musique ! Les sorciers savent pas à côté de quoi ils passent…”
Il y avait tant de choses du monde moldu qui manquaient à Ernest à Poudlard. Tant de fois où il se disait que telle ou telle chose pourrait être pertinente. Mais c’était peut-être parce qu’il n’était pas encore très expérimenté. Peut-être que quand il serait un grand mage tout puissant, la technologie moldue n’aurait plus de sens.
“Bin, ce sont pas vraiment mes grands-parents, parce que c’est les parents de ma mère moldue… enfin c’est pas ma mère biologique quoi… mais c’est quand même mes grands-parents de coeur…”
La famille d’Ernest était atypique. Du moins, le peu qu’il en connaissait. Il ne s’attardait jamais sur son côté sorcier. D’ailleurs ça aurait été un peu gênant de dire qu’il n’avait quasiment aucune idée de qui ils étaient. Il avait bien essayé de chercher dans les annuaires sur Internet mais c’était un combat perdu d’avance. Les archives sorcières, elles n’étaient pas aussi faciles d’accès.
Ernest n’était qu’en deuxième année et il n’était pas rare qu’il ait le temps long. Une nostalgie qu’il mettait au servir de son apprentissage. Quand sa famille lui manquait de trop, il se plongeait dans les livres ou bien dans la pratique de sortilèges. Et c’était plutôt efficace. Mais sept ans, ça semblait sacrément long.
“Je m’imagine pas trop sortir de Poudlard… ‘fin… c’est loin quand même… et puis j’sais pas trop c’que je voudrais faire plus tard… c’est d’jà vachement difficile de choisir une filière, j’trouve…”
C’était la grande question de l’année pour tous les élèves de sa promotion et il n’avait plus que quelques mois pour y répondre.
“Et toi, t’as déjà une idée du travail que tu voudrais faire plus tard ?”
Ernest avait une idée vague, rien de précis mais des floues qui s’entrelaçaient comme des volutes de fumées. Il rêvait de voyage, d’exploration et de magie. Ça restait quand même très vague.
Il écouta la réflexion de la brunette avec attention. Faire des cadeaux, ce n’était jamais évident au final. Même quand on savait pour qui ontles faisait. Ernest essayait toujours de nourrir de vraies intentions, de trouver des idées qui avaient du sens. Et pas que pour lui. Sinon il pourrait offrir des figurines de dragon à tout le monde. Mais en deuxième année, il ne pouvait plus le reconnaître ouvertement.
“Du coup, toi aussi tu vas recevoir un cadeau mystère ?”
Marine semblait un peu plus enthousiaste en parlant de passer Noël à Poudlard. L’idée d’avoir un repas cuisiné par les elfes de maison était alléchante. Chez lui, il y avait bien Fumble, mais ça faisait longtemps qu’il ne cuisinait plus à cause de sa cataracte. Comme quoi, la magie ça ne résolvait pas tous les problèmes. Et puis sa mère insistait pour qu’ils passent ce moment de préparation ensemble dans la cuisine et c’est vrai que c’était appréciable. Même si ce n’était pas toujours de la haute gastronomie.
“Ma mère, Lucy, elle veut toujours innover… l’an dernier elle a voulu faire un repas entièrement vegan… autant te dire que mon autre mère était pas du tout d’accord… elle lui a dit qu’il fallait pas déconner avec Noël…”
Malgré les propos de la gryffonne, Ernest ne pouvait s’empêcher d’avoir un petit pincement au coeur en l’imaginant là-bas à Poudlard. Mais il respectait son choix.
“Tu sais… si.. ‘fin… une autre année… l’an prochain, ou… j’sais pas… p’t’être que… ‘fin si t’avais envie… Tu pourrais venir faire Noël chez moi… Si Poudlard t’ennuyait ou… j’sais pas… ‘fin… j’dis ça comme ça hein… mais… ‘fin ça pourrait être cool…”
Ses joues avaient viré à un joli cramoisie. Cette invitation, c’était aussi une confidence. C’était admettre que Marine tenait une place importante dans sa vie. Qu’elle comptait assez pour pénétrer dans son intimité la plus profonde.
Cette réflexion fut néanmoins soufflée par le ton de la voix de Marine qui avait pris une teinte légèrement différente. Presque imperceptible. Mais l’ombre qui passa sur son visage n’échappa pas au jeune garçon. Il posa sa main sur son avant-bras et lui adressa un sourire silencieux. Comme une sorte d’encouragement. Ernest n’aimait pas beaucoup plus la foule que Marine. Mais pour lui, à cet instant, les gens faisaient simplement partie du décor. Comme des décorations posées là. De simples figurants.
“Nan, juste sur la fenêtre… En fait, elle le faisait jamais devant moi, quoi… c’était un peu comme le Lapin de Pâques ou la petit souris… elle me faisait croire qu’il avait vraiment neigé…”
Ernest acquiesça vaguement, soudain rêveur. C’est clair que s’il devenait un jour aussi fort que Miss Priddy, il pourrait en faire des choses. Les possibilités semblaient illimités. Et il était bien décidé à s’entraîner sans relâche pour y arriver. Un jour, lui-aussi serait un enchanteur badass. Peut-être même qu’il inventerait des sortilèges ou créerait des objets magiques. Les idées ne manquaient pas.
“Ouai, c’est sûr que d’être aussi puissant qu’elle, ce serait vachement cool… enfin j’aimerais quand même bien aller dans un endroit où il y a de la vrai neige un jour…”
Dans des montagnes millénaires au fin fond du Népal, ou à travers la Cordillère des Andes, ou bien encore sur les îles du Nord du Japon pour le plus célèbres Festivals de la neige. Autant de rêves que de flocons qui tombaient sur la rue commerçante.
Ernest avait beau avoir une éducation mi-sorcière mi-moldue, il ne se rendait pas toujours compte que ses références étaient tirées de l’une ou de l’autre. Et même dans la communauté moldue, tout le monde n’avait pas la même culture. Marine n’avait jamais entendu parlé de son film mais ce n’était pas très étonnant. Sa mère aimait vraiment les trucs très vieux.
“En même temps, quand tu regardes un peu les sorciers, des fois j’ai l’impression qu’ils sont vraiment pas modernes, tu vois… T’as déjà essayé d’expliquer Internet à un né-sorcier ? Parce qu’à part ceux qui vont en cours d’Études des Moldus, ils pigent que dalle… et même ceux-là ils ont du mal…”
C’était une matière qui était très abstraite pour le garçon. Mais en même temps, il ne comprenait pas qu’elle ne soit pas imposée.
“Peut-être que si tout le monde était obligé de suivre ces cours, y aurait moins d’incompréhension… T’as cette matière, toi ?”
Le gamin gambadait toujours à côté de son aînée en acquieçant vivement.
“Si clairement… Si tu faisais un atelier métamorphose avec une imprimante 3D, ça pourrait être dingue ! Enfin, j’imagine, quoi… Et puis la musique ! Les sorciers savent pas à côté de quoi ils passent…”
Il y avait tant de choses du monde moldu qui manquaient à Ernest à Poudlard. Tant de fois où il se disait que telle ou telle chose pourrait être pertinente. Mais c’était peut-être parce qu’il n’était pas encore très expérimenté. Peut-être que quand il serait un grand mage tout puissant, la technologie moldue n’aurait plus de sens.
“Bin, ce sont pas vraiment mes grands-parents, parce que c’est les parents de ma mère moldue… enfin c’est pas ma mère biologique quoi… mais c’est quand même mes grands-parents de coeur…”
La famille d’Ernest était atypique. Du moins, le peu qu’il en connaissait. Il ne s’attardait jamais sur son côté sorcier. D’ailleurs ça aurait été un peu gênant de dire qu’il n’avait quasiment aucune idée de qui ils étaient. Il avait bien essayé de chercher dans les annuaires sur Internet mais c’était un combat perdu d’avance. Les archives sorcières, elles n’étaient pas aussi faciles d’accès.
Ernest n’était qu’en deuxième année et il n’était pas rare qu’il ait le temps long. Une nostalgie qu’il mettait au servir de son apprentissage. Quand sa famille lui manquait de trop, il se plongeait dans les livres ou bien dans la pratique de sortilèges. Et c’était plutôt efficace. Mais sept ans, ça semblait sacrément long.
“Je m’imagine pas trop sortir de Poudlard… ‘fin… c’est loin quand même… et puis j’sais pas trop c’que je voudrais faire plus tard… c’est d’jà vachement difficile de choisir une filière, j’trouve…”
C’était la grande question de l’année pour tous les élèves de sa promotion et il n’avait plus que quelques mois pour y répondre.
“Et toi, t’as déjà une idée du travail que tu voudrais faire plus tard ?”
Ernest avait une idée vague, rien de précis mais des floues qui s’entrelaçaient comme des volutes de fumées. Il rêvait de voyage, d’exploration et de magie. Ça restait quand même très vague.
Il écouta la réflexion de la brunette avec attention. Faire des cadeaux, ce n’était jamais évident au final. Même quand on savait pour qui ontles faisait. Ernest essayait toujours de nourrir de vraies intentions, de trouver des idées qui avaient du sens. Et pas que pour lui. Sinon il pourrait offrir des figurines de dragon à tout le monde. Mais en deuxième année, il ne pouvait plus le reconnaître ouvertement.
“Du coup, toi aussi tu vas recevoir un cadeau mystère ?”
Marine semblait un peu plus enthousiaste en parlant de passer Noël à Poudlard. L’idée d’avoir un repas cuisiné par les elfes de maison était alléchante. Chez lui, il y avait bien Fumble, mais ça faisait longtemps qu’il ne cuisinait plus à cause de sa cataracte. Comme quoi, la magie ça ne résolvait pas tous les problèmes. Et puis sa mère insistait pour qu’ils passent ce moment de préparation ensemble dans la cuisine et c’est vrai que c’était appréciable. Même si ce n’était pas toujours de la haute gastronomie.
“Ma mère, Lucy, elle veut toujours innover… l’an dernier elle a voulu faire un repas entièrement vegan… autant te dire que mon autre mère était pas du tout d’accord… elle lui a dit qu’il fallait pas déconner avec Noël…”
Malgré les propos de la gryffonne, Ernest ne pouvait s’empêcher d’avoir un petit pincement au coeur en l’imaginant là-bas à Poudlard. Mais il respectait son choix.
“Tu sais… si.. ‘fin… une autre année… l’an prochain, ou… j’sais pas… p’t’être que… ‘fin si t’avais envie… Tu pourrais venir faire Noël chez moi… Si Poudlard t’ennuyait ou… j’sais pas… ‘fin… j’dis ça comme ça hein… mais… ‘fin ça pourrait être cool…”
Ses joues avaient viré à un joli cramoisie. Cette invitation, c’était aussi une confidence. C’était admettre que Marine tenait une place importante dans sa vie. Qu’elle comptait assez pour pénétrer dans son intimité la plus profonde.
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4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -