Un éclat d'attention.
Jeudi 2 septembre 2049
Petit-Déjeuner
Table des Serpentard
@Cheryl Styles
Petit-Déjeuner
Table des Serpentard
@Cheryl Styles
Le retour ici est plus dur que je ne l'aurais pensé. Être à Poudlard, c'est me rappeler à quel point j'ai cru que l'an passé je réussirais enfin à tout faire fonctionner dans ma vie dysfonctionnelle. La désillusion a été brutale en rentrant à la maison cet été. Rien n'a changé. Pour ma mère, ce n'était toujours pas assez. Mon père était toujours malade. Et moi, j'étais toujours moi. J'avais beau avoir travaillé plus dur que jamais, avoir endossé de nouvelles responsabilités, m'être ouvert à de nouvelles choses et avoir surmonté les frasques de mes parents sans jamais faire trop de vagues, je n'étais resté qu'Antonn : celui qui n'est jamais assez bien, jamais suffisant.
Alors, j'ai rendu mon insigne de préfet. Et j'ai décidé d'annoncer à ma mère que je ne ferais pas les grandes études qu'elle a prévu pour moi, je n'irais pas à à l'ISDM étudier des cours dont je n'ai que faire. Je refuse qu'on me vole ma vie. Je veux pouvoir faire ce dont j'ai vraiment envie. Et c'est là tout le problème : je n'ai pas la moindre idée de ce dont j'ai vraiment envie.
Je voulais être joueur de Quidditch professionnel. Je le voulais plus que tout même. Pendant longtemps, et jusqu'à il y a encore peu, c'était l'objectif ultime. Mais j'ai dû me faire une raison, je pense que je suis loin d'avoir le niveau. Bien entendu, je me débrouille, je me débrouille bien même. Sans cela, je ne serais pas le batteur titulaire des Crochets d'Argent depuis trois ans maintenant. Néanmoins, je n'ai rien de spécial sur le terrain. Je suis un bon joueur, mais je ne suis pas le seul bon joueur, et il y a meilleur que moi de manière objective. Je doute que les recruteurs soient interpellés par ce que j'ai à proposer. bien sûr, je ne perds pas espoir, le projet reste quelque part dans un coin de ma tête. Mais j'ai du me rendre à l'évidence : il me faut un plan B.
La complexité de la chose réside dans le fait que je n'ai pas de talent ou passion particulière en dehors de ce sport. Je suis bon un peu partout, mais jamais brillant. Et être bon, ça ne suffit pas, ça ne suffit jamais. Cela ne serait pas si problématique si j'étais encore jeune, mais je n'ai plus que deux ans devant moi pour trouver ce que je veux faire pour le reste de mes jours. Et ça me fout une sacrée pression. Je ne veux pas passer le temps qu'il me reste à vivre à m'ennuyer, ou a regretter mes choix passés. Cette perspective me terrifie.
J'ai cru qu'en ouvrant la porte de la cage dans laquelle mes parents m'avaient enfermé, je me sentirais libre de nouveau, mais la réalité est bien pire que ça : je suis maintenant le geôlier de ma propre prison. Avoir à tracer mon avenir tout seul est plus compliqué que je ne l'imaginais, je suis confronté à mes propres choix, et il n'y a plus que moi à blâmer en cas d'erreur.
Un bruit vient me sortir de mes pensées. L'un de mes charmants camarades vient tout juste de renverser son jus de citrouille qui coule jusqu'à devant moi. Un peu plus et ce maladroit imbécile tachait mes vêtements. Je lui lance un regard noir et soupire. Vivre avec ces idiots ne m'avait définitivement pas manqué. Alors que je m'apprête à lui adresser une remarque acerbe, je remarque que la personne que je souhaitais voir vient tout juste de s'asseoir à table quelques mètres plus loin. Ces cheveux roux sont pile ceux que mes yeux voulaient repérer. Il semblerait que le perturbateur de matinée soit sauvé par le gong. Je me lève et rejoins de quelques pas vifs celle que je cherchais depuis mon arrivée dans la Grande Salle. D'un ton malicieux, je m'adresse à elle.
- Ma cheerleadeur préférée a-t-elle passé de bonnes vacances ?
Puis, de mon dos, je sors un petit paquet rouge que je pose devant elle.
- Je t'ai acheté ça au Japon. C'est pas grand chose mais ça m'a fait penser à toi.
J'hausse les épaules pour approuver mes dires. En réalité, ça signifie quand même quelque chose. Je n'offre de cadeaux qu'à ceux qui ont une importance particulière à mes yeux. Cheryl en fait partie, je lui en ai d'ailleurs offert d'autres par le passé. Cette année, je n'en ai ramené qu'à elle, Erza, Lexa et Edwin. Et elle est la première à qui je le donne. En ouvrant la boîte, elle trouvera un collier. Le vendeur m'a baragouiné quelque chose au sujet d'une légende sur les cerises et ce qu'elles représentent, mais je n'ai pas compris grand chose, c'était juste rouge, alors c'était pour Cheryl. Je scrute sa réaction, j'ai un peu peur qu'elle n'aime pas. Peut-être qu'elle va le trouver ridicule ? Il n'y a pas d'enchantement, rien qui rende cet objet spécial si ce n'est que c'est son visage qui m'est apparu lorsque je l'ai vu sur le stand. J'aurais sans doute du lui prendre un truc marrant, ou magique.
J'ai voyagé avec ma soeur, son mari et mon neveu tout l'été, évitant le plus soigneusement possible la confrontation avec ma mère, qui ne veut de toute façon plus me voir non plus. Et quand je suis avec Elisabeth, dorénavant, tout me parait simple. Mais peut-être que sur ce coup là c'était trop simple, ce cadeau.
Je ne sais pas trop quand j'ai commencé à autant me soucier de ce que la rousse assise à mes côtés pouvait bien penser de moi, mais je sais simplement qu'aujourd'hui ça m'importe. Cheryl est la seule personne que j'ai l'impression de ne jamais décevoir. J'ai la sensation d'être génial en permanence à ses côtés. Et ça m'est tellement précieux que je ne veux pas perdre ça. Je lui adresse un sourire à la Antonn, attendant patiemment qu'elle ouvre mon présent.
Dis-moi si tout te va. Hâte de te lire !
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
Couleur de dialogue #134f5c
Un éclat d'attention.
La matinée avait été riche en émotions pour la nouvelle préfète des serpents. La veille, des petits malins s'étaient amusés à lui voler son insigne pour semer la pagaille parmi les nouveaux. Inutile de préciser le fait que Cheryl avait été folle de rage en apprenant cet évènement. Un mélange d'échec imminent et d'humiliation l'avait envahi et c'était avec agacement que la rouquine s'était rendue dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner. Autant dire qu'il ne valait mieux pas lui chercher des noises en ce début de journée. Au moins, le seul cours de la journée lui plaisait et elle avait déjà hâte de retrouver les cours de défense contre les forces du mal.
Sans forcément chercher une tête qu'elle connaissait, la quatrième année préféra s'installer sur le banc et manger tranquillement avant de rejeter sa haine sur quiconque viendrait lui parler. Soudain, une voix malicieuse qu'elle reconnaitrait entre mille s'adressa à elle. Toute la colère qui résidait en elle depuis le début de la journée s'était miraculeusement évaporée lorsque ses yeux se posèrent sur Antonn. Lui, était la solution à tous ses problèmes, comme si le temps s'arrêtait lorsqu'elle passait du temps avec lui, d'autant plus qu'elle ne l'avait pas vu depuis plusieurs mois.
— Oui ça va, répondit Cheryl en souriant sincèrement. Et mon joueur de Quidditch préféré, alors ? lui retourna-t-elle la question en le regardant avec des yeux malicieux.
Celui-ci lui tendit alors un paquet teinté de la couleur qu'affectionnait tant la rouquine. Ce simple fait intensifia son sourire. Quel que soit son contenu, la cheerleader allait le chérir, tout comme la boîte à musique qu'il lui avait offerte, ou même ses pompons de cheerleading. En ouvrant le cadeau, elle découvrit alors un collier rouge qui formait une cerise. Voilà de quoi faire sourire de nouveau la verte et argent. Il avait pensé à tout : la cerise, la couleur du collier, et même celle du paquet.
— Merci beaucoup ! J'adore ! le remercia-t-elle. Après un petit instant d'hésitation, elle fit avant de se retourner et de soulever ses cheveux en hauteur : Tu me le mets ?
5ème année RP, filière auror || #c10000
Capitaine des Crocheers depuis avril 2048
Un éclat d'attention.
Si j’en juge par le sourire qui s’étend sur son visage en découvrant mon présent, je dirais que j’ai plutôt l’air d’avoir visé juste. Je me détends immédiatement, rassuré. J’ignore pourquoi je me suis fait tant de soucis. Je connais Cheryl : si j’ai directement associé ce collier à elle en le voyant, c’est qu’il était fait pour lui être associé.
J’ai soigneusement évité son retournement de question sur l’été que j’ai passé, profitant du fait que le cadeau détourne un peu son attention. Ces vacances me laissent un goût amer. Elles ont sans aucun doute été meilleures que d’habitude, mais pas parce que mes problèmes ce sont réglés, simplement parce que j’ai pris la fuite face à eux. Et je sais très bien que tôt ou tard ils me rattraperont, ce n’est qu’une question de temps. Mais je n’allais pas dire ça à la jolie rousse assisse à côté de moi, je pense que ça aurait probablement un peu ruiné l’ambiance. Je me suis donc contenté d’un vif signe de la main voulant un peu tout et rien dire.
J’acquiesce spontanément lorsqu’elle me demande si je peux lui mettre le collier. Je le saisis un peu maladroitement et enclenche le fermoir. Je ne suis pas très à l’aise de manière générale avec le contact physique. Ironique, n’est-ce pas, pour quelqu’un qui a une réputation de charmeur ? Aussi, je me sens devenir rouge comme une pivoine lorsque mes doigts frôlent le cou de ma camarade. Et pour ne rien arranger, le moment me semble durer des heures puisque je ne parviens que difficilement à l’accrocher, peut-être faute de mes mains qui tremblent un peu. Je me fais la réflexion que Cheryl sent extrêmement bon. Ce qui n’est pas étonnant puisqu’elle prend soin d’elle. Pourquoi est-ce que je suis si déstabilisé par la proximité entre nous ? Je déteste ça. Rendez-moi mon assurance par pitié.
Avant qu’elle ne se retourne, j’efface au mieux toute trace de ma vulnérabilité passagère. Mes joues sont probablement encore un peu rouges, mais je tente de le camoufler au mieux en arborant un sourire charmeur. D’un ton malicieux, je la complimente.
- Il te va à merveille. Il faut croire que je suis définitivement un homme de goût en matière de cadeaux.
Voilà, je suis de nouveau égal à moi-même, profitant d’un mot gentil pour me jeter des fleurs à moi aussi. J’espère qu’elle n’aura rien remarqué de mon embarras passager. Je ne sais pas pourquoi ces derniers temps je suis si confus en sa présence, ou lorsque je pense à elle. Je veux dire, c’est Cheryl : tout est sensé être facile avec elle. Alors pourquoi est-ce que mon cerveau s’évertue à tout compliquer ?
J’observe la nouvelle préfète de Serpentard, me demandant si elle le voit, que je ne sais pas trop où j’en suis. De manière générale, mais aussi par rapport à elle. Je crois que je l’aime bien, du genre vraiment bien, mais d’un autre côté je n’ai pas envie de tout gâcher. Et comme j’ai une fâcheuse tendance à tout gâcher, pour le moment je préfère ignorer ce qu’il se passe dans ma tête et continuer à faire comme si de rien était. Il faut que je trouve un truc amical à dire. Oui voilà, un truc qui rappelle qu’on est juste deux bons amis, pour casser l’ambiance étrange que j’ai l’impression d’avoir installé.
- Ça te dirait qu’on profite de la matinée banalisée pour aller voler un peu ensemble après ? Si t’as rien d’autre à faire j’veux dire. Je me doute qu’avec le préfectorat et tout tu dois être super occupée.
Bon, c’était pas super terrible, ni dans l’esprit de ce que je voulais dire. Pour ma défense, j’ai paniqué. Le vol sur balai, c’est ma zone de confort, alors c’est ce qui m’est venu en premier à l’esprit. Et puis, c’est ce que je fais avec mes amis. Erza, Britanny, c’est le Quidditch notre premier point commun. Même Edwin, je lui parle de balai à longueur de temps.
Je suis super nul, pourquoi je perds mes moyens comme ça ? Je fais tout pour garder un sourire le plus confiant possible, afin qu’elle ne voit rien du champ de bataille qui se trouve dans mon esprit.
J’ai soigneusement évité son retournement de question sur l’été que j’ai passé, profitant du fait que le cadeau détourne un peu son attention. Ces vacances me laissent un goût amer. Elles ont sans aucun doute été meilleures que d’habitude, mais pas parce que mes problèmes ce sont réglés, simplement parce que j’ai pris la fuite face à eux. Et je sais très bien que tôt ou tard ils me rattraperont, ce n’est qu’une question de temps. Mais je n’allais pas dire ça à la jolie rousse assisse à côté de moi, je pense que ça aurait probablement un peu ruiné l’ambiance. Je me suis donc contenté d’un vif signe de la main voulant un peu tout et rien dire.
J’acquiesce spontanément lorsqu’elle me demande si je peux lui mettre le collier. Je le saisis un peu maladroitement et enclenche le fermoir. Je ne suis pas très à l’aise de manière générale avec le contact physique. Ironique, n’est-ce pas, pour quelqu’un qui a une réputation de charmeur ? Aussi, je me sens devenir rouge comme une pivoine lorsque mes doigts frôlent le cou de ma camarade. Et pour ne rien arranger, le moment me semble durer des heures puisque je ne parviens que difficilement à l’accrocher, peut-être faute de mes mains qui tremblent un peu. Je me fais la réflexion que Cheryl sent extrêmement bon. Ce qui n’est pas étonnant puisqu’elle prend soin d’elle. Pourquoi est-ce que je suis si déstabilisé par la proximité entre nous ? Je déteste ça. Rendez-moi mon assurance par pitié.
Avant qu’elle ne se retourne, j’efface au mieux toute trace de ma vulnérabilité passagère. Mes joues sont probablement encore un peu rouges, mais je tente de le camoufler au mieux en arborant un sourire charmeur. D’un ton malicieux, je la complimente.
- Il te va à merveille. Il faut croire que je suis définitivement un homme de goût en matière de cadeaux.
Voilà, je suis de nouveau égal à moi-même, profitant d’un mot gentil pour me jeter des fleurs à moi aussi. J’espère qu’elle n’aura rien remarqué de mon embarras passager. Je ne sais pas pourquoi ces derniers temps je suis si confus en sa présence, ou lorsque je pense à elle. Je veux dire, c’est Cheryl : tout est sensé être facile avec elle. Alors pourquoi est-ce que mon cerveau s’évertue à tout compliquer ?
J’observe la nouvelle préfète de Serpentard, me demandant si elle le voit, que je ne sais pas trop où j’en suis. De manière générale, mais aussi par rapport à elle. Je crois que je l’aime bien, du genre vraiment bien, mais d’un autre côté je n’ai pas envie de tout gâcher. Et comme j’ai une fâcheuse tendance à tout gâcher, pour le moment je préfère ignorer ce qu’il se passe dans ma tête et continuer à faire comme si de rien était. Il faut que je trouve un truc amical à dire. Oui voilà, un truc qui rappelle qu’on est juste deux bons amis, pour casser l’ambiance étrange que j’ai l’impression d’avoir installé.
- Ça te dirait qu’on profite de la matinée banalisée pour aller voler un peu ensemble après ? Si t’as rien d’autre à faire j’veux dire. Je me doute qu’avec le préfectorat et tout tu dois être super occupée.
Bon, c’était pas super terrible, ni dans l’esprit de ce que je voulais dire. Pour ma défense, j’ai paniqué. Le vol sur balai, c’est ma zone de confort, alors c’est ce qui m’est venu en premier à l’esprit. Et puis, c’est ce que je fais avec mes amis. Erza, Britanny, c’est le Quidditch notre premier point commun. Même Edwin, je lui parle de balai à longueur de temps.
Je suis super nul, pourquoi je perds mes moyens comme ça ? Je fais tout pour garder un sourire le plus confiant possible, afin qu’elle ne voit rien du champ de bataille qui se trouve dans mon esprit.
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
Couleur de dialogue #134f5c
Un éclat d'attention.
Bien que Cheryl était de dos et ne voyait plus le visage de son joueur de Quidditch le temps d'un instant, son coeur s'était mis à battre plus intensément, comme si chaque battement manquait de faire exploser sa poitrine. Ce rythme s'intensifia lorsqu'elle sentit ses doigts légèrement frôler son cou. Un frisson, qu'elle tenta de dissimuler autant que possible, parcourut tout son corps. Même si la rouquine se sentait proche de Antonn, les contacts physiques entre les deux se faisaient rares. Initialement, Cheryl n'appréciait pas qu'on la touche. Les câlins, la bise, très peu pour elle. Elle aimait avoir son espace intime et se portait très bien de la sorte. Enfin, c'était différent avec lui. Ce contact ne la dérangeait pas ; ce qui la perturbait, c'était le fait de se sentir si... bizarre, mal à l'aise, décontenancée. Après cet instant qui lui avait semblé durer une éternité, la jeune fille se retourna enfin pour sortir son miroir de son sac et d'admirer son cou orné du beau collier. Un sourire satisfait se dessina sur son visage tandis que ses doigts effleuraient le bijou.
— On dirait bien, rit de manière complice Cheryl en le regardant avec des yeux charmeurs, sans même s'en rendre compte.
Et s'il avait offert des cadeaux à plusieurs filles du château et que la quatrième année n'en n'était qu'une parmi tant d'autres ? Cette simple pensée s'immisça soudainement dans sa tête et suffit pour réduire son enthousiasme. Au même moment, le charmant Antonn lui proposa une sortie matinale, une balade dans les airs même. Et voilà que le visage de Cheryl s'illumina. C'était terrifiant de constater à quel point son humeur dépendait de lui.
— Oui, j'veux bien ! accepta jovialement la rouquine en omettant de mentionner que depuis le début des grandes vacances, elle n'avait pas touché à un seul balai et que ses capacités en vol devaient être réduites. Sur ton balai ? Ou chacun le sien ?
Orh, pourquoi cette question ? Et s'il préférait que chacun prenne son balai pour instaurer une distance entre eux et qu'elle ne se fasse pas de films ? Quelle horreur. Tiens, son coeur se remit à repartir de plus belle. Par Merlin, ne pouvait-il pas rester tranquille le temps de cette discussion au moins ? Il avait tout le temps d'exploser quand elle serait posée dans son dortoir !
5ème année RP, filière auror || #c10000
Capitaine des Crocheers depuis avril 2048
Un éclat d'attention.
Je suis surpris par sa question. Je n’avais pas envisagé que l’on puisse monter sur le même balai. À vrai dire, ce n’est pas quelque chose que je fais habituellement. Je suis déjà monté avec mon père bien sûr, lorsque j’étais plus jeune. Mais je n’ai jamais partagé le mien, hormis à l’occasion de jeux, si ma mémoire est bonne. Voler, c’est spécial pour moi. Quand je suis dans les airs, j’ai l’impression que rien ne peut m’atteindre. Partager ça avec quelqu’un, c’est le faire rentrer un peu dans mon univers, dans ma zone de confort. C’est une grosse preuve de confiance.
En y réfléchissant rapidement, je me rends compte que si c’est Cheryl, je pense que ça ne me dérange pas. Ce n’est pas comme si je ne l’avais pas déjà un peu fait rentrer dans mon monde, alors lui permettre de voir les choses comme je les vois en l’emmenant voler avec moi, ça fait sens à mes yeux. Je ne sais pas trop si elle se rend compte de ce que ça représente pour moi, mais si elle l’ignore c’est peut-être mieux comme ça, ça me met moins la pression. De toute façon, je suis sans doute un peu dramatique, pleins de gens partagent un balai sans y accorder autant d’importance que celle que moi je mets derrière. Pourquoi est-ce que j’ai tendance à sur-interpréter chacun de mes propres gestes ? Avec enthousiasme, je réponds à la jolie rousse.
- Tu peux monter avec moi ! Ma sœur m’a acheté un tout nouveau balai pendant les vacances, c’est un Nimbus 3000. Comme ça on le baptisera ensemble !
Je pense que l’intégralité de mon visage a dû s’illuminer en parlant du cadeau d’Elisabeth. Bien que je sois très attaché à mon B7, avoir un nouveau balai est toujours terriblement excitant. Je rêve d’un jour posséder un Éclair de feu, mon aînée a promis que si j’étais sélectionné pour un contrat professionnel elle se débrouillerait pour pouvoir me l’acheter. Je ne suis pas certain d’y parvenir, mais c’est une perspective motivante. Enfin, assez pensé au Quidditch. Je taquine Cheryl avec un sourire en coin.
- Et puis, si on prend un balai chacun, je m’en voudrais que tu n’arrives pas à suivre le rythme.
On sait tous les deux très bien que si le cas se présentait, je l’attendrais et qu’elle n’aurait pas à « suivre le rythme ». Mais ça me fait du bien à l’égo de rappeler que je vole plus vite que la moyenne des étudiants de Poudlard. L’inverse serait malheureux puisque je passe les trois quarts de mon temps à m’entraîner pour ça.
Tout d’un coup, je me rends compte de ce qu’inclut le fait de monter sur le même balai. On va être terriblement proches, physiquement j’entends. Le léger contact de tout à l’heure m’a plongé dans une grande confusion, j’espère que je ne nous ferais pas avoir d’accident de balai. Vu sous cet œil, cette histoire me parait d’un coup bien dangereuse. Je panique un peu. Dans quoi est-ce que je viens de m’engager ?
En y réfléchissant rapidement, je me rends compte que si c’est Cheryl, je pense que ça ne me dérange pas. Ce n’est pas comme si je ne l’avais pas déjà un peu fait rentrer dans mon monde, alors lui permettre de voir les choses comme je les vois en l’emmenant voler avec moi, ça fait sens à mes yeux. Je ne sais pas trop si elle se rend compte de ce que ça représente pour moi, mais si elle l’ignore c’est peut-être mieux comme ça, ça me met moins la pression. De toute façon, je suis sans doute un peu dramatique, pleins de gens partagent un balai sans y accorder autant d’importance que celle que moi je mets derrière. Pourquoi est-ce que j’ai tendance à sur-interpréter chacun de mes propres gestes ? Avec enthousiasme, je réponds à la jolie rousse.
- Tu peux monter avec moi ! Ma sœur m’a acheté un tout nouveau balai pendant les vacances, c’est un Nimbus 3000. Comme ça on le baptisera ensemble !
Je pense que l’intégralité de mon visage a dû s’illuminer en parlant du cadeau d’Elisabeth. Bien que je sois très attaché à mon B7, avoir un nouveau balai est toujours terriblement excitant. Je rêve d’un jour posséder un Éclair de feu, mon aînée a promis que si j’étais sélectionné pour un contrat professionnel elle se débrouillerait pour pouvoir me l’acheter. Je ne suis pas certain d’y parvenir, mais c’est une perspective motivante. Enfin, assez pensé au Quidditch. Je taquine Cheryl avec un sourire en coin.
- Et puis, si on prend un balai chacun, je m’en voudrais que tu n’arrives pas à suivre le rythme.
On sait tous les deux très bien que si le cas se présentait, je l’attendrais et qu’elle n’aurait pas à « suivre le rythme ». Mais ça me fait du bien à l’égo de rappeler que je vole plus vite que la moyenne des étudiants de Poudlard. L’inverse serait malheureux puisque je passe les trois quarts de mon temps à m’entraîner pour ça.
Tout d’un coup, je me rends compte de ce qu’inclut le fait de monter sur le même balai. On va être terriblement proches, physiquement j’entends. Le léger contact de tout à l’heure m’a plongé dans une grande confusion, j’espère que je ne nous ferais pas avoir d’accident de balai. Vu sous cet œil, cette histoire me parait d’un coup bien dangereuse. Je panique un peu. Dans quoi est-ce que je viens de m’engager ?
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
Couleur de dialogue #134f5c
Un éclat d'attention.
L'enthousiasme de Antonn faisait chaud au coeur. Sans même s'en apercevoir, la rouquine le regardait avec des yeux emplis d'affection. C'était agréable de le voir si heureux lorsqu'il parlait de ce qu'il aimait. De plus, elle aurait même l'honneur de baptiser ce balai. La jeune fille ne put s'empêcher de sourire et de sentir un nouveau sursaut dans son coeur. Donner un nom à son balai devait être vraiment significatif pour un joueur de Quidditch, et il l'avait choisi elle pour l'aider à trouver un nom. Chaque fois qu'Antonn lui parlait un peu de sa vie, la quatrième année était totalement captivée, comme devant un bon film. Si bien que ce n'était qu'à la fin de sa phrase que Cheryl assimila sa réponse à la précédente question. Il avait accepté qu'elle monte sur son balai avec lui. Autrement dit, elle allait devoir s'accrocher à lui, et pour ça, ses bras devaient le tenir... Ses joues prirent soudainement une teinte bien plus rosée et la rouquine sentait son visage s'enflammer. Par Merlin, pourvu que le batteur des Crochets n'y verrait que du feu.
— Mais c'est trop bien ! Tu l'as reçu en tant que cadeau d'anniversaire ? prit-elle un air confiant pour se débarrasser de cette gêne qu'elle ressentait en elle.
Bien que la réponse de Antonn devait être tout à fait intéressante, Cheryl ne pensait qu'à cette balade qui l'attendait avec lui. Les meilleurs comme les pires scénarios se bousculaient dans sa tête et il lui était quasiment impossible de penser à autre chose. Heureusement, le beau brun décida de taquiner la préfète des verts qui souffla du nez avant de lever les yeux au ciel.
— Tss, tu veux que j'te rappelle qui a gagné la course en 1V1 la dernière fois ? lui rappela-t-elle avant de tourner sa tête de profil, comme pour exprimer son faux mécontentement.
5ème année RP, filière auror || #c10000
Capitaine des Crocheers depuis avril 2048
Un éclat d'attention.
Je me rends compte qu’une fois encore j’ai été victime de « l’effet Cheryl ». Il y a quelques minutes seulement, j’étais en train de déprimer en regardant mon petit déjeuner. Après simplement quelques mots échangés, je me sens d’attaque pour la journée. Son sourire et son énergie sont contagieux. Je ne suis pas toujours un très grand bavard, mais j’aime bien lui parler, parce que je sais que ce que je lui raconte l’intéresse et qu’elle ne me pose pas des questions par simple politesse. Je lui réponds en souriant.
- Non, c’était sans occasion particulière ! Je crois que c’est sa façon à elle de me montrer qu’elle me soutient dans mes projets, comme ma mère ne le fait pas.
Je ne mentionne pas souvent ma mère avec Cheryl. Elle ne vaut pas la peine qu’on parle d’elle. Quant à ma sœur, notre bonne relation est très récente. J’ai longtemps entretenu une grosse jalousie envers elle qui empoisonnait un peu nos rapports. Elle réussissait dans tout, ce qui me donnait l’impression de réussir dans… rien ? C’était compliqué. Mais j’ai grandi, et j’ai appris à me servir d’elle comme d’un exemple plutôt que d’une excuse pour renoncer là où j’échouais. Toujours est-il que je ne l’ai jamais beaucoup évoquée non plus lors de mes conversations avec la rousse. Je n’ai jamais eu tellement l’occasion de lui parler de ma famille, et je crois que j’ai aussi un peu choisi de ne pas le faire. Sans doute légèrement par peur qu’elle prenne la poudre d’escampette. Je pense sincèrement que si moi j’en avais la possibilité, je fuirais le plus loin possible des Clifford. On a tendance à transformer en cendres tout ce que l’on touche. Il y a assez peu de chances qu’on gagne un jour un trophée « famille en or », sauf si par or on entend le patrimoine économique.
Le mauvais perdant que je suis réagit immédiatement en entendant la capitaine des Cheerleadeur me rappeler ma défaite lors de notre dernière course. Je secoue la tête négativement et affirme avec beaucoup d’aplomb :
- C’était la chance du débutant. Et elle ne te sauvera pas à chaque fois, lors de la prochaine course je te ferais mordre la poussière.
C’est à la fois un défi et une proposition, et mes yeux se parent d’une lueur malicieuse. Je compte bien avoir un jour l’occasion de prendre ma revanche. Et je sais que Cheryl est compétitive, donc si je la provoque je finirais par l’avoir.
- Non, c’était sans occasion particulière ! Je crois que c’est sa façon à elle de me montrer qu’elle me soutient dans mes projets, comme ma mère ne le fait pas.
Je ne mentionne pas souvent ma mère avec Cheryl. Elle ne vaut pas la peine qu’on parle d’elle. Quant à ma sœur, notre bonne relation est très récente. J’ai longtemps entretenu une grosse jalousie envers elle qui empoisonnait un peu nos rapports. Elle réussissait dans tout, ce qui me donnait l’impression de réussir dans… rien ? C’était compliqué. Mais j’ai grandi, et j’ai appris à me servir d’elle comme d’un exemple plutôt que d’une excuse pour renoncer là où j’échouais. Toujours est-il que je ne l’ai jamais beaucoup évoquée non plus lors de mes conversations avec la rousse. Je n’ai jamais eu tellement l’occasion de lui parler de ma famille, et je crois que j’ai aussi un peu choisi de ne pas le faire. Sans doute légèrement par peur qu’elle prenne la poudre d’escampette. Je pense sincèrement que si moi j’en avais la possibilité, je fuirais le plus loin possible des Clifford. On a tendance à transformer en cendres tout ce que l’on touche. Il y a assez peu de chances qu’on gagne un jour un trophée « famille en or », sauf si par or on entend le patrimoine économique.
Le mauvais perdant que je suis réagit immédiatement en entendant la capitaine des Cheerleadeur me rappeler ma défaite lors de notre dernière course. Je secoue la tête négativement et affirme avec beaucoup d’aplomb :
- C’était la chance du débutant. Et elle ne te sauvera pas à chaque fois, lors de la prochaine course je te ferais mordre la poussière.
C’est à la fois un défi et une proposition, et mes yeux se parent d’une lueur malicieuse. Je compte bien avoir un jour l’occasion de prendre ma revanche. Et je sais que Cheryl est compétitive, donc si je la provoque je finirais par l’avoir.
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
Couleur de dialogue #134f5c
Un éclat d'attention.
Alors que Antonn mentionnait sa mère pour la quasi-première fois, la préfète des serpents sentit une once d'amertume. Il avait appuyé sur le fait qu'elle ne lui offrait rien, contrairement à sa soeur. En y repensant, il ne lui avait jamais parlé de ses parents, ni de sa famille de manière générale. C'était d'ailleurs ce qui avait provoqué chez la rouquine une certaine peine. Elle s'en était particulièrement rendue compte lorsque Mona lui avait demandé de décrire le garçon qui ne quittait jamais ses pensées. Cheryl avait pu le décrire physiquement et parler de son caractère et de son amour pour le vol, mais ça s'arrêtait là. Malheureusement. Enfin, il n'y avait pas de quoi tirer une tête désespérée ; le joueur de Quidditch avait enfin décidé d'en parler, ne serait-ce que de mentionner sa famille, et c'était déjà un bon début.
Bien qu'un milliard de questions trottait dans sa tête, la quatrième année s'était contentée de hocher la tête. Elle les lui poserait peut-être plus tard, si la promenade sur balai se passait bien, et s'il décidait d'en parler. Ces pensées tournées vers la famille Clifford s'éclipsèrent rapidement lorsque le batteur des Crochets rebondit sur la provocation de Cheryl.
— Ah ! Je demande à voir, fit la rouquine avec des yeux déterminés.
Bon, en soi, elle avait conscience que cette fameuse course dont elle était sortie vainqueur n'était qu'un coup de chance. La verte et argent n'était pas du tout à l'aise, et ce n'était pas ce genre d'individu qui allait battre un joueur de Quidditch.
5ème année RP, filière auror || #c10000
Capitaine des Crocheers depuis avril 2048