Travail d’abord, marché ensuite.

Légendes :
*Pensées*
Gestes / Narration
Paroles

Lundi 14 Février
Vers 17:30


Après une journée plutôt légère en termes de cours, par ennui, je ne fus même pas étonné de me retrouver dans la salle d’étude après la récréation de l’après-midi sans m’en rendre compte. En effet, depuis ce matin, mon esprit est un peu ailleurs. Bien sûr, cela n’a aucun impact sur mes expressions faciales ou même mes résultats scolaires, mais ça reste déstabilisant. La sensation de l’air froid contre mon visage, et les étoiles, seule lumière accompagnée de la lune ce soir-là, restent ancrées en moi comme de la peinture sur une toile.
Avec un soupir, je rentre dans la salle, calme et… vide ?
*Je crois qu’elle n’a jamais été aussi silencieuse.*
En effet, en ce jour de « fête » qu’est la Saint-Valentin, je ne m’attendais pas à voir grand monde. Mais de là à ne voir personne, c’est vraiment flagrant. Les meubles sont décorés ainsi que les étagères, de fleurs rouges accompagnées de cœurs un peu partout dans la salle.
*Chapeau pour l’effort, mais ils auraient pu les marier avec autre chose que toujours plus de rouge.*
Mentalement, me voilà déjà en train de critiquer le travail des elfes de maison, tout en leur donnant des conseils qu’ils n’entendront sûrement jamais.
Je m’approche d’un bureau et dépose mon sac aux pieds de la chaise, avant d’installer mes affaires : Des parchemins enroulés sur le bord de ma table, mon encrier, mon carnet à la couverture de cuir abîmée par les crocs de Soun, et enfin, ma plume, d’un joli bleu éclatant. Ayant préféré garder la plume noire de jais que mes pères m’ont offerte à la rentrée chez moi, j’ai décidé d’emmener celle que le jeune Serpentard rencontré au lac en début d’année m’avait offerte pendant les vacances.
Une fois le tout installé, je sors deux manuels de mon sac. Mais avant même que je ne puisse les poser sur le bureau, le fracas de la porte de la salle d’étude résonne comme un gong frappé de plein fouet.
Je lève la tête et, impassible, laisse mon regard orageux glisser sur la silhouette qui venait de déranger un calme bien trop parfait pour être vrai en ce jour d’enfer. Mes traits restent figés, marbrés par l’indifférence, comme s’ils avaient été sculptés dans la pierre. Dans le silence suspendu qui suit l’écho du choc, mes yeux, légèrement plissés, assombris par l’ombre de mes longs cils, capturent la forme de l’intrus avec une froideur inébranlable.


@Kai Müllerson
406 mots
Dernière modification par Artamiel Saul le 23 juil. 2025, 17:44, modifié 1 fois.

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

Travail d’abord, marché ensuite.
Date : Le 14 février vers 17h30.
Tenue : Uniforme scolaire sans la cape
Avec : @Artamiel Saul

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☽☽☽


Pourquoi personne ne peut m'aider à faire ce devoir d'histoire de la magie ?
Daphnée rumine parce que c'est la Saint-Valentin (elle est donc inabordable), si je travaille avec Léo, ça va finir n'importe comment, Rosaleen n'est pas libre, je me suis fâché avec Stella et je ne trouve pas Kelly. Je n'ai plus qu'une solution : espérer que quelqu’un puisse m'aider dans la salle d'étude. D'habitude, il y a beaucoup de monde, enfin, il y a au moins dix personnes, je dirais. Espérons qu'il en soit autant.

J'entre dans la salle et vois une chevelure blonde assise seule, dans une pièce vide de monde. Voyant son visage dur comme de la pierre, je le reconnais immédiatement. Cette personne qui me regarde comme si j'avais tué quelqu’un, c'est bien Saul, celui sans qui j'aurais déjà abandonné l'idée de faire des efforts en botanique.

La botanique est pour moi une des matières les moins intéressantes. À quoi cela sert-il d'apprendre le nom des plantes ? Ou à quoi servent les cache-oreilles ? De plus, le prof est original, un peu trop original à mon goût, mais cela ne m’empêche pas de l'apprécier.

Je me dirige vers Saul, mon visage exprime la joie d'avoir trouvé quelqu’un, mais d'un autre côté, il exprime aussi l'appréhension d'un refus presque évident. Arrivé devant Saul, je prends la parole.

— Saul, tu veux bien m'aider pour le devoir d'histoire de la magie ? J'y arrive vraiment pas.
Après, je ne t'embêterai plus, promis !



☽☽☽

Regarde la Lune avant de regarder le Soleil
FICHE PR

Travail d’abord, marché ensuite.
Après avoir reconnu Kai, les traits de mon visage se détendent à peine, un relâchement presque imperceptible. Après tout, ce garçon a nagé avec moi, et m’a offert une plume de ma couleur préférée.
*Je suppose que je lui en dois une, non ?*
Sans un mot, je me lève de ma chaise, le bruissement léger de mes vêtements accompagnant le son feutré de mes pas sur le sol. Mon regard glisse sur la salle, méthodique, calculateur. Je repère une chaise non loin et l’attrape d’un geste fluide, sans effort apparent. Mes mouvements sont précis, presque mécaniques. Je reviens sur mes pas et place la chaise juste à côté de la mienne, parfaitement alignée.


"Assieds-toi, on va commencer. Deux heures, environ. Mais je veux quelque chose en échange à la fin de cette séance."

Ma voix est calme, neutre, mais mon exigence ne laisse pas place à la négociation. J’approche ma main de la chaise et tapote du bout des doigts son bois poli, un geste à la fois autoritaire et impatient. Je n’ai pas l’habitude de perdre mon temps, et je n’aime pas qu’on me fasse attendre.
D’un mouvement mesuré, je range mon carnet et ma plume, hésitant une fraction de seconde avant de finalement me résigner à définitivement aider mon camarade, et non à inscrire mes écrits et pensées du moment sur les pages de mon cahier. Ce garçon, Müllerson, semble plus stressé qu’un rat acculé par un prédateur.
*Ça m'irrites autant que je trouves ça drôle.*
Je m’assois avec une grâce naturelle, le dos droit, les épaules légèrement relevées, mes vêtements soigné, mon comportement devenant presque aristocratique. Je tourne lentement mon visage vers toi, mon expression de marbre ne trahissant rien de mes pensées. Mes yeux gris, miroitant sous la lumière de la pièce, sont à moitié voilés par mes cils blonds, presque dorés, qui contrastent avec ma peau pâle.


"Qu’est-ce qui te pose problème ?"

@Kai Müllerson
319 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."