3 févr. 2025, 06:19
 Ft. E.S.  À s'en briser le tympan
Fin janvier 2050
Ft @Ernest Stevens


Le soleil de janvier réchauffe enfin l’air après ces dernières semaines enneigées. Tu as décidé d’en profiter, attirée par cette chaleur qui commençait à te manquer.

Installée sur un banc, un livre posé sur tes genoux, tu te plonges dans ta lecture. Pas n’importe quel livre, d’ailleurs : un manuel d’apprentissage sur le Mandragore. Cette langue n’a rien d’esthétique, surtout comparée à celles des Vélanes ou des Fées. Pas de mélodie envoûtante, pas de sonorités douces ou chantantes. Juste des hurlements, des stridences, une brutalité brute. Mais c’est justement ce qui te plaît : cette rudesse.

Et puis, quoi de mieux pour casser les oreilles de ceux qui te cassent les pieds ?

Alors, avec assiduité, tu apprends comme tu peux, déterminée à maîtriser cette langue qui résonne comme un défi. Et quelle épreuve ! Déjà, il faut éviter de se briser les tympans et, en prime, veiller à ne pas réduire ses cordes vocales en charpie à force d’hurler à la mort. Tout repose sur la subtilité des sons, sur la manière dont le cri est produit, comment il ondule, se module… Une mécanique plus complexe qu’elle n’en a l’air. Il ne suffit pas de crier au hasard pour que cela fonctionne.

Mais bon, à ce stade, tu en es encore loin ! Le manuel que tu tiens enfin entre tes mains, après des mois d’attente, est un niveau débutant. Il ne s’intéresse qu’à une chose : apprendre à protéger ses tympans avant de tenter quoi que ce soit. Parce qu’un apprenti qui s’évanouit dès la première leçon, ça n’avance pas à grand-chose.

Tu jettes un coup d’œil autour de toi. La cours de l'horloge est relativement calme, mis à part quelques élèves qui profitent du redoux pour discuter ou manigances tu ne sais quelle bêtise.

J'ai tardé, mais voici enfin ce premier poste !

1ère année • Elle • 12 ans • #9C3940
Tout recommencera, tout reviendra
Tout disparaîtra, tout survivra

9 févr. 2025, 10:08
 Ft. E.S.  À s'en briser le tympan
Prêt pour une nouvelle plongée dans l’art de la communication et l’étude complexe des langues magiques, Ernest était passé rapidement faire une razzia à la bibliothèque avant de prendre la direction des Serres de botanique. Là-bas, il serait au chaud à l’abri de la Serre Tropicale et en paix. Et puis il pourrait allier l’apprentissage et l’observation en rendant visite aux mandragores du Professeur Charleston.

L’adolescent n’avait pas pris le temps de ranger ses ouvrages dans son sac qui pourtant était sans fond et aurait largement pu contenir tout ce savoir. Arrivé au niveau de la Cours de l’Horloge, les bras chargés, il ne remarqua pas le léger dénivelé entre deux pavés et manqua de peu de s’écraser face contre terre. Les livres avaient amortit sa chute, ce qui n’était pas mieux.

Le gamin se releva prestement, légèrement gêné et son regard balaya l’espace rapidement. Il croisa celui d’Asher, une première année de sa maison. Il connaissait les noms des nouveaux arrivants pour avoir suivi la cérémonie de répartition avec beaucoup d’attention tentant de comprendre comment fonctionnait le Choixpeau magique. Il avait passé les premières années au scanner pour essayer de comprendre ce qui rassemblait réellement les élèves de Serpentard dans la même maison. S’il y avait des signes.

Certains lui revenait plus que d’autres. C’était le cas d’Asher. Il l’avait vu à la réunion de présentation Jobarbille et avait surtout noté sa présence parce qu’elle avait choisi d’étudier la même langue que lui : la Langue des mandragores. Après avoir ramassé ses bouquins, il lui adressa un sourire timide et haussa les épaules. Il gardait toujours l’espoir que les premières années n’étaient pas encore formaté aux moqueries si habituelles chez Serpentard.
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@Asher Thatch

4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -

20 févr. 2025, 11:00
 Ft. E.S.  À s'en briser le tympan
Tes yeux se braquent aussitôt sur le garçon qui tombe salement. Une grimace t’échappe alors que tu imagines la douleur qu’il a dû ressentir. Tomber, ce n’est jamais anodin, et ceux qui ricanent te paraissent tout bonnement stupides. Ils ne réalisent pas à quel point une chute peut être dangereuse ; même tomber de sa propre hauteur peut être fatal dans certaines circonstances.

Un instant, tu restes figée, tendue, le regard fixé sur Stevens, scrutant le moindre signe indiquant qu’il pourrait s’être blessé. Ton esprit s’emballe, évoquant des scénarios catastrophes – une cheville tordue, un poignet cassé, voire pire… Mais soudain, il se redresse d’un bond, comme si de rien n’était. La tension dans tes épaules se relâche légèrement, mais ton regard reste vigilant.

D'ailleurs, il finit par croiser le tient, tandis qu'il ramasse son petit tas de livre éparpillé ici et là. Toi, tu referme le tiens, le posant sur tes genoux, alors que tu lui demande :

« Besoin d’aller à l’infirmerie ? »

Ta voix n’a rien de moqueur, juste une pointe d’inquiétude que tu t’efforces de tempérer. Après tout, certains n’aiment pas qu’on s’inquiète pour eux, préférant faire comme si tout allait bien.

Autour de vous, l’agitation continue, certains ayant déjà détourné leur attention vers autre chose, tandis que d’autres chuchotent encore à propos de la chute. Tu ressens une pointe d’agacement. Ça pourrait être n’importe qui à sa place, et pourtant, la moquerie l’emporte toujours sur la compassion.

Ma reponse a tardé, j'étais malade ;3;

1ère année • Elle • 12 ans • #9C3940
Tout recommencera, tout reviendra
Tout disparaîtra, tout survivra

23 févr. 2025, 14:00
 Ft. E.S.  À s'en briser le tympan
Ernest sentait bien que les regards s’étaient tournés vers lui et ils pesaient sur ses épaules comme un sac à dos sans fond remplis de cailloux. Mais après un peu plus de deux ans, il commençait à s’y faire. Le rose sur ses joues, lui, restait néanmoins un réflexe. Ses bouquins empilés dans ses bras de manière un peu indisciplinée, le petit brun secoua énergiquement la tête en signe de négation.

“Nan, nan !! C’est pas très grave… j’me suis pas fait mal… enfin… pas besoin d’aller à l’infirmerie, quoi…”

C’est qu’il connaissait bien cette partie du château. Comme le lui avait dit un tableau un jour, il aurait pu prendre une chambre à l’année à l'infirmerie tellement il y avait été souvent. Pas la peine de déranger le personnel soignant pour un petit bleu sur le genou. Même face à une première année, le gamin n’en menait pas large et son regard bascula rapidement vers le bas. Ses yeux accrocheur le livre qu’Asher venait de refermer sur ses genoux.

“Ah, tu lis Attention les oreilles… Y’me semblait bien que j’t’avais vu avec la prof de Mandragore… Tu trouves ça comment ?”

Il y avait quelques sujets qui intéressait assez Ernest pour lui permettre de surmonter sa timidité. Les Mandragores en faisait partie. Surtout depuis cette histoire de crapauds dans la serre tropicale. L’idée de pouvoir communiquer avec des plantes avait déjà traversé son esprit au moment de choisir entre le Troll et le Botruc. Mais les botrucs étaient plus des créatures que des arbres.

Ernest restait curieux de la curiosité des autres. Et puis il n’était pas toujours évident de trouver des gens avec qui échanger de manière approfondie. L’apprentissage de cette langue soulevait tout un tas de questions sur l’évolution, les parallèles entre les hommes et les plantes et la nature de manière générale.
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@Asher Thatch

4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -

3 mars 2025, 07:54
 Ft. E.S.  À s'en briser le tympan
Il t’assure que tout va bien, et tu t’en contentes. Insister n’a jamais été dans tes habitudes, même si tu as du mal à croire qu’il n’ait rien ressenti. « Si tu le dis… » lâches-tu simplement avant de replonger dans ta lecture, comme si de rien n’était.

Mais alors que tu tournes enfin la page, Stevens t’adresse la parole. Tu ne daignes pas lever les yeux vers lui, mais tu l’écoutes malgré tout, avant de hausser les épaules.

« Bah, écoute, jusqu’ici, j’ai pas encore eu envie de balancer le livre à travers la cours, alors j’imagine que c’est plutôt bon signe. »

En vérité, tu trouves ça intéressant, mais tu ne vas pas l’admettre aussi facilement.

« On apprend des trucs utiles, même sans forcément vouloir maîtriser la langue. Rien qu’avec le premier bouquin, y’a déjà de quoi en tirer quelque chose. »

Tu te décides à détailler un peu plus, histoire de justifier ton intérêt sans trop en révéler. Puis, après une brève hésitation, tu lances :

« Et toi ? T’as choisi cette langue aussi ? T’as réussi à choper un bouquin ? »

Toi, tu as dû patienter avant d’obtenir l’exemplaire que tu tiens entre les mains. Pendant la réunion, tu t’étais naïvement dit que personne ne choisirait cette langue, qu’elle n’avait rien d’esthétique comparée aux autres. Mais quand la liste s’est allongée, tu t’es mordu la joue en réalisant ton erreur. Tant pis, c’est le jeu. Après tout, la professeure de Mandragore doit être ravie de voir que son cours suscite autant d’intérêt.

1ère année • Elle • 12 ans • #9C3940
Tout recommencera, tout reviendra
Tout disparaîtra, tout survivra

12 avr. 2025, 21:36
 Ft. E.S.  À s'en briser le tympan
Ernest acquiesça avec aplomb. Pas la peine d’en faire toute une montagne. Les chutes, valait mieux les oublier aussi vite qu’elles arrivaient. Tout comme la honte qu’il se collait quand ça arrivait. Parfois, il se demandait si les escaliers ne choisissaient pas des boucs émissaires pour tous les élèves qui s’y précipitaient et les dévalaient sans vergogne. Bon, il ne pouvait pas affirmer qu’il n’avait jamais avalé les marches à grandes enjambées. Enfin, aussi grandes que ses jambes le lui permettaient. Elles étaient peut-être fines mais elles n’étaient pas très longues. Ernest était plutôt petit pour son âge.

Ses lèvres pincées tentaient de retenir une grimace nerveuse et sa bouche s’étira légèrement vers le côté dans une moue retenue. Ça lui faisait déjà mal de laisser tomber des livres par inadvertance - il avait d’ailleurs plus mal pour les livres que pour lui-même - alors l’idée de les balancer avait une légère tendance à contracter les muscles de son dos. Pas comme quand Eileen frôlait sa main, non. Plutôt comme lorsqu’il entendait le préfet en chef susurrer son nom dans les couloirs de la salle commune. Légèrement crispant.

L’adolescent exprima néanmoins un demi-rictus, presque un sourire en entendant les commentaire d’Asher. Il était absolument enthousiaste à propos des cours de Mandragore et même si la professeur semblait un peu perchée, il s’y rendait avec un certain enthousiasme. Fallait dire que Miss McTorish, elle ressemblait à aucune autre prof. Même Charleston c’était un niveau en dessous d’elle. Cette femme, c’était un peu comme une serre vivante qui aurait appris à parler.

“J’suis d’accord… ça concerne pas uniquement les mandragores si t’y réfléchis bien… C’est quand même hyper fascinant de pouvoir parler avec une plante, ça doit peut-être être possible avec d’autres espèces… Miss MacTorish a dit qu’elle était capable de deviner l’humeur d’un arbre à l’odeur de ses racines…”

Elle avait aussi dit à un autre professeur que “la Mandragore ne hurlait que si elle se sentait ignorée. Comme les élèves, en somme.

“Euh… je… ouai, j’ai terminé le premier bouquin… et euhm… l’intervenante a dit que j’avais assez travaillé pour passer au niveau Ba… J’ai aussi commandé un bouquin un peu spécialisé chez Fleury et Bott… si tu veux, j’pourrais te le prêter quand il sera arrivé… et que je l’aurais lu…”

C’était une manière comme une autre d’essayer de créer une ouverture. Peut-être aussi du lien. Ernest n’était pas très à l’aise avec les interactions sociales. Ayant été élevé dans une famille mixte, il avait des références des deux mondes et réalisait que lorsqu’il se retrouvaient face à des élèves qui venait strictement d’une communauté ou d’une autre, la compréhension avait quelques obstacles de plus à franchir. Il n’était pas vraiment sûr de savoir quel était le statut d’Asher et c’était une question qu’il ne posait plus de but en blanc depuis la première année.
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4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -

19 juil. 2025, 09:33
 Ft. E.S.  À s'en briser le tympan
« De toi à moi, elle sniffe pas que des racines, si tu vois c’que j’veux dire. » Tu glousses en refermant ton bouquin d’un geste las ; le claquement des pages marque une pause bien méritée. Cette prof complètement perchée t’inspire autant de fascination que d’incrédulité. Pour toi, c’est clair : y’a forcément un peu plus que des effluves végétales dans son système.

« Mais j’l’aime bien, hein. Elle est cool, un peu barrée, mais dans le bon sens. Et ses cours… Franchement, c’est pas chiant. » Tu poses ton livre sur ta droite, soulagée de rompre avec cette heure d’attention soutenue. Tes jambes commencent à te tirailler, signe qu’il est temps de bouger un peu. L’idée de faire quelques pas, ou même juste de t’étirer, s’incruste doucement dans ton esprit.

Stevens relève alors la tête, l’air un peu maladroit — sûrement pour combler cette drôle de discussion — et t’annonce qu’il a fini le premier tome. Tu hausses un sourcil, acquiesçant avec une certaine mesure, tandis qu’il ajoute qu’il peut maintenant passer le niveau Ba. Déjà ? Toi, tu penses à relire au moins deux fois le premier bouquin, pour être sûre de tout piger et, surtout, de vraiment vouloir apprendre cette langue... disons, très spéciale.

Le truc, c’est que tu le fais clairement pas pour les bonnes raisons. À vrai dire, t’espères un peu pouvoir hurler aussi fort qu’une Mandragore, histoire de casser les oreilles… particulièrement ceux de ton beau-père. Mais est-ce que ça vaut vraiment le coup d’y investir autant de temps ? Non. Même si, au fond, ça aurait été vachement marrant.

Stevens, lui, t’annonce après coup qu’il a même commandé un ouvrage plus spécialisé.

Tu te redresses légèrement, la curiosité piquée, surtout quand il glisse qu’il peut te le prêter. Ça, tu veux bien y jeter un œil. Accoudée à tes genoux, tu te penches vers lui, ton regard accrochant le sien avec cette étincelle d'intérêt partagée. « Spécialisé, genre ? Il a quoi de plus, ton bouquin, par rapport à ceux que la dirlot planque dans sa bibliothèque ? »

@Ernest Stevens voilààààààà désolé pour l'attente et la disparition !

1ère année • Elle • 12 ans • #9C3940
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