Accepte mes excuses !...?
Vendredi 10 septembre 2049,
12h20
12h20
Avec @Brynn Wathen
Estelle resta figée à son pupitre, laissant son regard errer sur la salle de classe d’Histoire de la Magie, espérant trouver un peu de réconfort dans le décor familier. La lumière de midi filtrait par les hautes fenêtres en ogive, projetant des ombres délicates sur les pupitres en bois disposés en rangées. La chaleur douce du soleil illuminait les vieux livres rangés sur les étagères sous les fenêtres, réchauffant légèrement l’atmosphère, mais cela n’allégeait en rien le poids qui lui serrait le cœur.
Elle savait qu’elle devait s’excuser auprès de Brynn, mais la peur de sa réaction la paralysait. Depuis une semaine, elle avait essayé de le coincer pour cette discussion, pourtant chaque fois qu’elle en avait l’occasion, l’angoisse l’emportait, et elle laissait filer le moment ou elle avait le sentiment que Brynn l'évitait. Mais là, avec les autres élèves qui se dispersaient peu à peu, elle n’avait plus d’échappatoire.
Ses doigts glissèrent nerveusement sur la croix dorée qu’elle portait sous sa chemise, la pressant comme si elle pouvait en puiser de la force. Elle jeta un rapide coup d’œil autour d’elle, cligna des yeux, puis détourna son attention sur Brynn, de l’autre côté de la salle, le cœur battant un peu plus vite.
Elle serra la petite boîte de chocolats dans sa main, sentant les coins du carton presser doucement sa paume. Sa mère lui avait dit que cela pourrait aider à briser la glace, mais elle doutait plus que jamais. « S’il refuse ? S’il me dit que mes excuses ne servent à rien ? » La peur s’ajoutait aux remords déjà lourds de l’été, comme un poids dans son estomac. Elle murmura à elle-même, presque imperceptiblement, une prière rapide pour trouver le courage nécessaire.
La salle était presque vide maintenant. Les derniers élèves se dirigeaient vers la porte, leurs rires et murmures s’atténuant en échos contre les murs de pierre. Le silence retombait peu à peu dans la pièce, accentuant la gravité du moment, tandis qu’Estelle se levait enfin de son siège, ses mains légèrement tremblantes. Inspirant un grand coup, elle avança doucement vers Brynn, décidée à ne pas laisser passer cette chance, et se racla la gorge pour attirer son attention.
Elle savait qu’elle devait s’excuser auprès de Brynn, mais la peur de sa réaction la paralysait. Depuis une semaine, elle avait essayé de le coincer pour cette discussion, pourtant chaque fois qu’elle en avait l’occasion, l’angoisse l’emportait, et elle laissait filer le moment ou elle avait le sentiment que Brynn l'évitait. Mais là, avec les autres élèves qui se dispersaient peu à peu, elle n’avait plus d’échappatoire.
Ses doigts glissèrent nerveusement sur la croix dorée qu’elle portait sous sa chemise, la pressant comme si elle pouvait en puiser de la force. Elle jeta un rapide coup d’œil autour d’elle, cligna des yeux, puis détourna son attention sur Brynn, de l’autre côté de la salle, le cœur battant un peu plus vite.
Elle serra la petite boîte de chocolats dans sa main, sentant les coins du carton presser doucement sa paume. Sa mère lui avait dit que cela pourrait aider à briser la glace, mais elle doutait plus que jamais. « S’il refuse ? S’il me dit que mes excuses ne servent à rien ? » La peur s’ajoutait aux remords déjà lourds de l’été, comme un poids dans son estomac. Elle murmura à elle-même, presque imperceptiblement, une prière rapide pour trouver le courage nécessaire.
La salle était presque vide maintenant. Les derniers élèves se dirigeaient vers la porte, leurs rires et murmures s’atténuant en échos contre les murs de pierre. Le silence retombait peu à peu dans la pièce, accentuant la gravité du moment, tandis qu’Estelle se levait enfin de son siège, ses mains légèrement tremblantes. Inspirant un grand coup, elle avança doucement vers Brynn, décidée à ne pas laisser passer cette chance, et se racla la gorge pour attirer son attention.
Accepte mes excuses !...?
Il y avait quelque chose d'étrange à travailler sur la Chasse aux Sorcières. Le jeune garçon savait, bien sûr, que de telles chasses faisaient partie des dangers des moldus, et que c'était pour ça qu'il ne fallait surtout pas parler de magie aux moldus mais - parfois - il oubliait ce que ça voulait dire. Réfléchir à la Chasse aux Sorcière, ça lui faisait peur. Il se demandait ce que ferait le boulanger du marché s'il savait qu'il était un sorcier. S'il l'appellerait toujours "bonhomme" ou s'il dirait qu'il fallait le brûler sur un bûcher. Il se demandait aussi comment faisaient les nés moldus, puisqu'ils n'avaient pas le choix que de vivre au milieu des moldus, lorsqu'ils n'étaient pas à Poudlard. Est-ce que parfois ils avaient peur de leur famille ?
C'était étrange, de savoir qu'en un autre temps il aurait été chassé pour ce qu'il était, mais c'était encore plus étrange de savoir que ça n'était pas seulement une question de temps. S'il était encore petit lorsque c'était arrivé, il savait qu'il y avait eu une Chasse aux Sorcières bien plus récente que celle qu'on pouvait dire appartenir à l'Histoire ancienne. L'Histoire, c'était hier. Et peut-être un jour serait-ce demain.
Ainsi donc, Brynn était-il confusément pensif, à la fin de son cours d'HdlM. Son dernier cours de la journée, par ailleurs, et même de la semaine. Aussi n'était-il pas pressé, en rangeant ses affaires, et laissa-t-il sortir beaucoup de monde avant de finir de ranger. Et, alors qu'il allait se diriger vers la porte, un raclement de gorge l'interrompit.
Surpris, Brynn tourna la tête pour tomber sur une Estelle qui avait l'air mal à l'aise et le spectacle inédit l'intrigua. C'est donc avec curiosité et hésitation qu'il lui demanda simplement « Oui ? »
C'était étrange, de savoir qu'en un autre temps il aurait été chassé pour ce qu'il était, mais c'était encore plus étrange de savoir que ça n'était pas seulement une question de temps. S'il était encore petit lorsque c'était arrivé, il savait qu'il y avait eu une Chasse aux Sorcières bien plus récente que celle qu'on pouvait dire appartenir à l'Histoire ancienne. L'Histoire, c'était hier. Et peut-être un jour serait-ce demain.
Ainsi donc, Brynn était-il confusément pensif, à la fin de son cours d'HdlM. Son dernier cours de la journée, par ailleurs, et même de la semaine. Aussi n'était-il pas pressé, en rangeant ses affaires, et laissa-t-il sortir beaucoup de monde avant de finir de ranger. Et, alors qu'il allait se diriger vers la porte, un raclement de gorge l'interrompit.
Surpris, Brynn tourna la tête pour tomber sur une Estelle qui avait l'air mal à l'aise et le spectacle inédit l'intrigua. C'est donc avec curiosité et hésitation qu'il lui demanda simplement « Oui ? »
Accepte mes excuses !...?
Estelle déglutit en entendant la réponse de Brynn. Son cœur battait si fort qu’elle avait l’impression qu’il résonnait dans toute la pièce. Ce simple « Oui ? » calme et curieux lui donnait presque envie de reculer, mais elle s’accrocha à sa petite boîte de chocolats pour se rappeler pourquoi elle était là.
Elle prit une inspiration, cherchant les mots, consciente que les phrases qu’elle avait répétées dans sa tête tout l’été semblaient maintenant lui échapper. Brynn avait ce regard intrigué, et quelque chose dans sa posture attentive lui fit sentir que c’était le moment de faire preuve de sincérité. Elle serra un peu plus fort la boîte dans sa main.
- Brynn, je… je voulais m’excuser pour ce qu’il s’est passer en mai dernier, murmura-t-elle, puis d’une voix un peu plus forte, elle ajouta :
- Je n’avais pas entièrement tort, mais je n’aurai pas dû essayer de te prendre ton serpent en peluche, Sacroutch. J’étais en colère, et j’ai agi sans réfléchir.
Elle regarda la boîte dans ses mains, se demandant si elle devait le lui donner tout de suite ou après qu’il ait accepté ses excuses. Après quelques secondes de réflexion, elle finit par lui tendre maladroitement la petite boîte. Ses mains tremblaient légèrement, et ses doigts glissèrent un instant sur le ruban avant de se stabiliser.
- C’est… c’est pour toi…
Elle prit une inspiration, cherchant les mots, consciente que les phrases qu’elle avait répétées dans sa tête tout l’été semblaient maintenant lui échapper. Brynn avait ce regard intrigué, et quelque chose dans sa posture attentive lui fit sentir que c’était le moment de faire preuve de sincérité. Elle serra un peu plus fort la boîte dans sa main.
- Brynn, je… je voulais m’excuser pour ce qu’il s’est passer en mai dernier, murmura-t-elle, puis d’une voix un peu plus forte, elle ajouta :
- Je n’avais pas entièrement tort, mais je n’aurai pas dû essayer de te prendre ton serpent en peluche, Sacroutch. J’étais en colère, et j’ai agi sans réfléchir.
Elle regarda la boîte dans ses mains, se demandant si elle devait le lui donner tout de suite ou après qu’il ait accepté ses excuses. Après quelques secondes de réflexion, elle finit par lui tendre maladroitement la petite boîte. Ses mains tremblaient légèrement, et ses doigts glissèrent un instant sur le ruban avant de se stabiliser.
- C’est… c’est pour toi…
Accepte mes excuses !...?
L'attitude d'Estelle, inhabituelle, inquiéta presque le deuxième année. Les mains serrés autour d'une petite boîte, son hésitation et même son inspiration subite assez peu naturelle lui donnait l'impression qu'elle avait quelque chose d'extrêmement important à dire, voire de grave, et le Poufsouffle ne comprenait pas du tout ce que ça pouvait bien être. Si elle avait mis plus de temps à rompre le silence, sans doute aurait-il rompu le suspens embourbé pur lui demander si ça allait, mais la jeune sorcière finit par échapper un murmure. Murmure déjà surprenant en lui même mais qui perturba assez Brynn lorsqu'il eut finit d'en analyser le sens.
S'il était vrai que Brynn était méfiant envers Estelle depuis l'incident en question, et qu'il évitait de se tenir trop près d'elle dans sa salle commune, voire qu'elle avait contribué au fait qu'il ne sorte plus autant Scroutch des dortoirs, le jeune gallois ne s'attendait pas à ce qu'elle s'excuse, encore moins d'une façon si peu assurée et autant de mois après. Estelle lui donnait l'impression d'agir toujours comme si elle était investie de tout le savoir du monde, avec assurance et autorité, aussi avait-il l'impression de se retrouver devant une Estelle qu'il ne connaissait pas du tout.
La boîte tendue acheva de le perturber, et il tendit la main pour la récupérer, plus par réflexe qu'autre chose, avant de balbutier un petit « Oh euh, merci. » qui trahissait sa confusion. Est-ce qu'Estelle venait de lui faire un cadeau ? Est-ce qu'il devait l'ouvrir maintenant ?
L'incongruité de la situation l'empêcha de corriger l'accroc que sa camarade venait de faire sur le nom de son serpent, et il finit par répondre simplement.
« C'est pas grave » Ça l'avait été, mais il ne savait pas quoi dire d'autre. « Tu l'as pas abîmé. ». Maladroit lui aussi, il ne savait que dire, le malaise de sa camarade le contaminant un peu. Il se sentait mal cependant de voir ses doigts tremblants, alors après une seconde de plus il finit par ajouter, pour essayer de rassurer sa camarade. « On dit que c'est pas grave ? »
S'il avait été un peu plus préparé au moment, peut-être aurait-il comprit qu'il pouvait simplement dire qu'il lui pardonnait. Peut-être aurait-il pu ajouter un mot sur le fait de ramener son serpent dans la salle commune, bien qu'il ne comprenait pas le problème que cela pouvait constituer. Mais ça n'était pas le cas, et il n'avait que rarement à gérer ce genre de situations. Avec ses cousins parfois ils se fâchaient, mais après quelques moments c'était déjà oublié, le pardon jamais exprimé. Alors devant cette Estelle maladroite, attrapé à la fin d'un cours d'HdlM, il ne savait l'exprimer.
S'il était vrai que Brynn était méfiant envers Estelle depuis l'incident en question, et qu'il évitait de se tenir trop près d'elle dans sa salle commune, voire qu'elle avait contribué au fait qu'il ne sorte plus autant Scroutch des dortoirs, le jeune gallois ne s'attendait pas à ce qu'elle s'excuse, encore moins d'une façon si peu assurée et autant de mois après. Estelle lui donnait l'impression d'agir toujours comme si elle était investie de tout le savoir du monde, avec assurance et autorité, aussi avait-il l'impression de se retrouver devant une Estelle qu'il ne connaissait pas du tout.
La boîte tendue acheva de le perturber, et il tendit la main pour la récupérer, plus par réflexe qu'autre chose, avant de balbutier un petit « Oh euh, merci. » qui trahissait sa confusion. Est-ce qu'Estelle venait de lui faire un cadeau ? Est-ce qu'il devait l'ouvrir maintenant ?
L'incongruité de la situation l'empêcha de corriger l'accroc que sa camarade venait de faire sur le nom de son serpent, et il finit par répondre simplement.
« C'est pas grave » Ça l'avait été, mais il ne savait pas quoi dire d'autre. « Tu l'as pas abîmé. ». Maladroit lui aussi, il ne savait que dire, le malaise de sa camarade le contaminant un peu. Il se sentait mal cependant de voir ses doigts tremblants, alors après une seconde de plus il finit par ajouter, pour essayer de rassurer sa camarade. « On dit que c'est pas grave ? »
S'il avait été un peu plus préparé au moment, peut-être aurait-il comprit qu'il pouvait simplement dire qu'il lui pardonnait. Peut-être aurait-il pu ajouter un mot sur le fait de ramener son serpent dans la salle commune, bien qu'il ne comprenait pas le problème que cela pouvait constituer. Mais ça n'était pas le cas, et il n'avait que rarement à gérer ce genre de situations. Avec ses cousins parfois ils se fâchaient, mais après quelques moments c'était déjà oublié, le pardon jamais exprimé. Alors devant cette Estelle maladroite, attrapé à la fin d'un cours d'HdlM, il ne savait l'exprimer.
Accepte mes excuses !...?
Estelle observa Brynn prendre la boîte de chocolats, notant son hésitation et son air déconcerté. Elle sentit un mélange de soulagement et de malaise en entendant son remerciement, aussi balbutiant soit-il. Cela la poussa à se demander si elle n’avait pas trop dramatisé la situation. Peut-être que Brynn avait tourné la page depuis longtemps, et que ses excuses arrivaient trop tard pour avoir un véritable sens.
Cependant, sa réponse, « c’est pas grave », la fit un peu tiquer et froncer les sourcils. Pas grave ? Cela lui semblait inconcevable, après tout ce qu’elle avait ressenti et repassé en boucle dans son esprit depuis cet incident. Elle avait envie de le secouer en criant : « t’es sérieux là, après m’être fait enguelé par ma mère et m’être sentie coupable tout l’été, tu me dis c’est pas grave ! Mais réagit ! » Cependant, elle ne fit rien de tout cela. À la place, elle dit :
- C’est tout ce que tu as à me dire ? Hum ?
Il est vrai que Brynn n’était pas l’enfant le plus bavard qu’elle connaisse, mais quand même, il pourrait faire un effort. Le malaise qu’elle ressentait s’était estompé, pour laisser place à une légère indignation. Elle finit par prendre une profonde inspiration, car le but de cette interaction n’était pas de traumatiser à nouveau Brynn. Ainsi, elle adoucit son regard et lui fit un petit sourire.
- D’accord, si tu dis que ce n’est pas grave… Mais je voulais que tu saches que je suis désolée. Et tu sais, tu peux te promener à nouveau avec Sacroutch, je ne dirai rien.
Cependant, sa réponse, « c’est pas grave », la fit un peu tiquer et froncer les sourcils. Pas grave ? Cela lui semblait inconcevable, après tout ce qu’elle avait ressenti et repassé en boucle dans son esprit depuis cet incident. Elle avait envie de le secouer en criant : « t’es sérieux là, après m’être fait enguelé par ma mère et m’être sentie coupable tout l’été, tu me dis c’est pas grave ! Mais réagit ! » Cependant, elle ne fit rien de tout cela. À la place, elle dit :
- C’est tout ce que tu as à me dire ? Hum ?
Il est vrai que Brynn n’était pas l’enfant le plus bavard qu’elle connaisse, mais quand même, il pourrait faire un effort. Le malaise qu’elle ressentait s’était estompé, pour laisser place à une légère indignation. Elle finit par prendre une profonde inspiration, car le but de cette interaction n’était pas de traumatiser à nouveau Brynn. Ainsi, elle adoucit son regard et lui fit un petit sourire.
- D’accord, si tu dis que ce n’est pas grave… Mais je voulais que tu saches que je suis désolée. Et tu sais, tu peux te promener à nouveau avec Sacroutch, je ne dirai rien.
Accepte mes excuses !...?
Les sourcils légèrement froncés, Estelle ne semblait pas vraiment satisfaite de sa réponse, ce qui fit froncer un nez embêté à Brynn. Il ne savait pas quelle était la réponse qu'elle attendait. Parce qu'elle en attendait bien une autre, si il en croyait la question qu'elle venait de poser. Est-ce que c'était tout ce qu'il avait à dire ? A vrai dire il ne savait pas qu'il avait quelque chose à dire à Estelle, avant qu'elle ne vienne vers lui.
Il évitait d'avoir à lui parler, et peut-être était-il bizarrement rassuré que sa camarade reconnaisse avoir quelque chose à se faire pardonner, mais il ne savait pas ce qu'il aurait dû lui dire. T'es un peu bizarre ? Je pensais pas que tu te rappelais que tu avais attaqué Scroutch ? C'est quand même un peu grave mais ça fait longtemps ? Est-ce que ça veut dire que tu vas plus me sauter dessus ? Il ne lui semblait pas qu'il y avait là de très bonnes prises de parole. Aussi Estelle la reprit-elle avant lui, et d'une manière qui calma un peu son malaise. Finalement, peut-être qu'elle s'excusait pour de vrai.
« C'est Scroutch » finit-il par corriger tandis qu'il se fendait d'un sourire hésitant. « Mais c'est joli aussi Sacroutch. » ajouta-t-il pour ne pas froisser sa camarade. Ça faisait un peu sac à Sroutch, mais c'était rigolo.
Il laissa passer un seconde avant d'ajouter « Désolé si t'étais en colère. » peut-être après tout n'avait-il pas écouté son histoire correctement ? « Et euh... merci alors, pour euh... tes excuses ? »
Parfois, les interactions sociales, c'était vraiment bizarre.
Il évitait d'avoir à lui parler, et peut-être était-il bizarrement rassuré que sa camarade reconnaisse avoir quelque chose à se faire pardonner, mais il ne savait pas ce qu'il aurait dû lui dire. T'es un peu bizarre ? Je pensais pas que tu te rappelais que tu avais attaqué Scroutch ? C'est quand même un peu grave mais ça fait longtemps ? Est-ce que ça veut dire que tu vas plus me sauter dessus ? Il ne lui semblait pas qu'il y avait là de très bonnes prises de parole. Aussi Estelle la reprit-elle avant lui, et d'une manière qui calma un peu son malaise. Finalement, peut-être qu'elle s'excusait pour de vrai.
« C'est Scroutch » finit-il par corriger tandis qu'il se fendait d'un sourire hésitant. « Mais c'est joli aussi Sacroutch. » ajouta-t-il pour ne pas froisser sa camarade. Ça faisait un peu sac à Sroutch, mais c'était rigolo.
Il laissa passer un seconde avant d'ajouter « Désolé si t'étais en colère. » peut-être après tout n'avait-il pas écouté son histoire correctement ? « Et euh... merci alors, pour euh... tes excuses ? »
Parfois, les interactions sociales, c'était vraiment bizarre.
Accepte mes excuses !...?
Estelle prit une profonde respiration, la satisfaction d’avoir enfin franchi ce pas se mélangeait avec un soupçon de nervosité. Elle regarda Brynn en silence, avec son air égaré qu’il avait encore sur le visage alors qu’il cherchait sans cesse à détourner le regard entre ses mains et son visage. Elle réalisa soudain qu’il n’avait pas ouvert la boîte de chocolats, mais cela ne la dérangea pas tellement. Après tout, il semblait un peu perplexe par la situation, et c’était normal. Elle avait tout de même perturbé sa tranquillité en arrivant vers lui avec ses excuses, un peu maladroites, mais sincères.
Faisant une légère moue, une façon inconsciente de gérer la situation, mais au fond, elle était satisfaite d’avoir franchi le pas. Elle savait que ce n’était que le début, et que même si ce malaise spécifique ne subsistait que pour l’instant, d’une manière ou d’une autre, cela allait cesser.
- Eh bien, dans ce cas, j’espère qu’on pourra repartir sur de bonnes bases, dit-elle finalement, avec une voix assurée et un sourire éclatant qu’elle espérait rassurant. Cela permis à Estelle d’éloigner le doute de son esprit, car elle s’était excusée, il a avait accepté ses excuses, tout allait bien se passer. Elle jeta un regard rapide sur la boîte qu’il tenait encore dans ses mains, un sourire plus discret aux lèvres :
- J’espère que tu aimes les chocolats, au moins….
Il n’était pas facile de lire Brynn. Elle n’avait pas l’habitude de se retrouver face à quelqu’un d’aussi peu réactif. Mais peut-être était-ce parce qu’il était encore un peu sous le choc, elle avait envie de lui demander, mais elle ne voulait pas non plus le vexer. Alors, elle posa une autre question :
- D’ailleurs, à part les serpents, tu aimes quoi dans la vie ?
La question sortit d’elle naturellement, sans hésitation. Elle le regardait avec un intérêt sincère, croisant les bras, attendant qu’il réponde. Il n’avait pas l’air pressé de fuir, et cela l’encouragea.
Faisant une légère moue, une façon inconsciente de gérer la situation, mais au fond, elle était satisfaite d’avoir franchi le pas. Elle savait que ce n’était que le début, et que même si ce malaise spécifique ne subsistait que pour l’instant, d’une manière ou d’une autre, cela allait cesser.
- Eh bien, dans ce cas, j’espère qu’on pourra repartir sur de bonnes bases, dit-elle finalement, avec une voix assurée et un sourire éclatant qu’elle espérait rassurant. Cela permis à Estelle d’éloigner le doute de son esprit, car elle s’était excusée, il a avait accepté ses excuses, tout allait bien se passer. Elle jeta un regard rapide sur la boîte qu’il tenait encore dans ses mains, un sourire plus discret aux lèvres :
- J’espère que tu aimes les chocolats, au moins….
Il n’était pas facile de lire Brynn. Elle n’avait pas l’habitude de se retrouver face à quelqu’un d’aussi peu réactif. Mais peut-être était-ce parce qu’il était encore un peu sous le choc, elle avait envie de lui demander, mais elle ne voulait pas non plus le vexer. Alors, elle posa une autre question :
- D’ailleurs, à part les serpents, tu aimes quoi dans la vie ?
La question sortit d’elle naturellement, sans hésitation. Elle le regardait avec un intérêt sincère, croisant les bras, attendant qu’il réponde. Il n’avait pas l’air pressé de fuir, et cela l’encouragea.
Accepte mes excuses !...?
Si le premier souhait d'Estelle tira à Brynn un petit sourire hésitant, le second, lui, fit apparaître un sourire beaucoup plus franc sur les lèvres du jeune Poufsouffle. Du chocolat ? C'était une boîte de chocolats ?
Dans la confusion que lui inspirait la situation, Brynn n'avait pas pensé une seconde à ouvrir la boîte, ou tout simplement à se demander ce qu'elle pouvait bien contenir, et il réalisait désormais qu'il aurait été pourtant logique qu'il le fasse. Maintenant qu'il savait ce qu'elle contenait, cependant, c'était comme si le malaise précédent s'évanouissait. Brynn n'était pas si difficile à convaincre, et puisqu'Estelle lui offrait des chocolats, il ne pouvait décemment pas rester fâché.
« Oh oui, c'est trop bon les chocolats, merci ! » s'exclama-t-il d'ailleurs pour lui répondre, désormais surpris de sa générosité.
Que sa camarade s'intéresse ensuite à lui aurait pu le perturber, mais il reconnaissait dans la question une envie de redémarrer du bon pied, et puisque le malaise précédent avait été rompu, il ne rechigna pas à répondre :
« Hum... les chats ? » répondit-il d'abord, puisqu'il avait d'abord cherché d'autres animaux qu'il aimait bien « Les boursoufs, les crabes de feu, les grenouilles, et euh... plein de choses »
Puis, tandis qu'il réalisait que la question ne portait pas forcément sur les animaux, il ajouta la première chose qui lui vint à l'esprit et qui n'en était pas « Et le Quidditch ! »
Dans la confusion que lui inspirait la situation, Brynn n'avait pas pensé une seconde à ouvrir la boîte, ou tout simplement à se demander ce qu'elle pouvait bien contenir, et il réalisait désormais qu'il aurait été pourtant logique qu'il le fasse. Maintenant qu'il savait ce qu'elle contenait, cependant, c'était comme si le malaise précédent s'évanouissait. Brynn n'était pas si difficile à convaincre, et puisqu'Estelle lui offrait des chocolats, il ne pouvait décemment pas rester fâché.
« Oh oui, c'est trop bon les chocolats, merci ! » s'exclama-t-il d'ailleurs pour lui répondre, désormais surpris de sa générosité.
Que sa camarade s'intéresse ensuite à lui aurait pu le perturber, mais il reconnaissait dans la question une envie de redémarrer du bon pied, et puisque le malaise précédent avait été rompu, il ne rechigna pas à répondre :
« Hum... les chats ? » répondit-il d'abord, puisqu'il avait d'abord cherché d'autres animaux qu'il aimait bien « Les boursoufs, les crabes de feu, les grenouilles, et euh... plein de choses »
Puis, tandis qu'il réalisait que la question ne portait pas forcément sur les animaux, il ajouta la première chose qui lui vint à l'esprit et qui n'en était pas « Et le Quidditch ! »
Accepte mes excuses !...?
Les yeux d’Estelle s’illuminèrent lorsqu’elle entendit le mot boursouf, cela lui rappela sa première année à Poudlard et sa rencontre avec Narcisse.
- Oh, les boursoufs, c’est tellement adorable ! L’année dernière, j’ai pu caresser celui de Narcisse, tu sais le poufsouffle, peut-être que tu le connais ? Il était tout rond et tout doux et ses bruits étaient trop mignons ! J’ai vraiment hésité à m’en acheter un, cet été, mais j’ai préféré prendre une chouette.
Estelle se revoyait à la ménagerie magique accompagné de Tom entrain de caresser tous les boursoufs qu’elle rencontrait, avant que son choix ne se porte sur cette chouette aux grands yeux. Et puis, une chouette c’était plus pratique qu’un boursouf, et presque aussi doux. Par contre, dans la boutique, elle n’avait pas croisé de crabes de feu, peut-être était-ce parce qu’ils étaient dangereux ? Après tout, rien que leur nom ne donnait pas envie de s’en approcher.
- Tu aimes les créatures dangereuses ? demanda-t-elle avec une sincère curiosité.
Non parce qu’entre un serpent en peluche, les runespoors, les serpents invisibles et un intérêt pour des crabes cracheurs de feu, il y avait quelque chose. Peut-être deviendrait-il un spécialiste des créatures dangereuses ? Elle le regarda et l’imagina bien parcourir la nature avec ses cheveux en bataille, cherchant des créatures dangereuses à domestiquer. Oui, plus elle le regardait, plus elle l’imaginait bien. C’est pour cela qu’elle fut sincèrement surprise quand il avoua un intérêt pour le quidditch.
- Le quidditch ? répéta-t-elle, légèrement hésitante. Je connais, bien sûr, mais pas si bien que ça…. J’ai grandi dans une famille moldue, et j’avoue que l’année dernière, j’avais tellement de choses à apprendre que je ne me suis pas réellement intéresser au quidditch….
Elle marqua une courte pause avant d’ajoter, un peu plus curieuse :
- Tu y joues ?
- Oh, les boursoufs, c’est tellement adorable ! L’année dernière, j’ai pu caresser celui de Narcisse, tu sais le poufsouffle, peut-être que tu le connais ? Il était tout rond et tout doux et ses bruits étaient trop mignons ! J’ai vraiment hésité à m’en acheter un, cet été, mais j’ai préféré prendre une chouette.
Estelle se revoyait à la ménagerie magique accompagné de Tom entrain de caresser tous les boursoufs qu’elle rencontrait, avant que son choix ne se porte sur cette chouette aux grands yeux. Et puis, une chouette c’était plus pratique qu’un boursouf, et presque aussi doux. Par contre, dans la boutique, elle n’avait pas croisé de crabes de feu, peut-être était-ce parce qu’ils étaient dangereux ? Après tout, rien que leur nom ne donnait pas envie de s’en approcher.
- Tu aimes les créatures dangereuses ? demanda-t-elle avec une sincère curiosité.
Non parce qu’entre un serpent en peluche, les runespoors, les serpents invisibles et un intérêt pour des crabes cracheurs de feu, il y avait quelque chose. Peut-être deviendrait-il un spécialiste des créatures dangereuses ? Elle le regarda et l’imagina bien parcourir la nature avec ses cheveux en bataille, cherchant des créatures dangereuses à domestiquer. Oui, plus elle le regardait, plus elle l’imaginait bien. C’est pour cela qu’elle fut sincèrement surprise quand il avoua un intérêt pour le quidditch.
- Le quidditch ? répéta-t-elle, légèrement hésitante. Je connais, bien sûr, mais pas si bien que ça…. J’ai grandi dans une famille moldue, et j’avoue que l’année dernière, j’avais tellement de choses à apprendre que je ne me suis pas réellement intéresser au quidditch….
Elle marqua une courte pause avant d’ajoter, un peu plus curieuse :
- Tu y joues ?
Accepte mes excuses !...?
De façon évidente, Estelle préférait les boursoufs aux serpents. A vrai dire, c'était le cas de beaucoup de monde, et Brynn sourit légèrement en la voyant aussi enthousiaste, vite entraîné par l'humeur de sa camarade.
« Ah oui, c'est Klee ! »
Le jeune gallois avait partagé le dortoir de Narcisse pendant un an, il aurait été incongru qu'il ne le connaisse pas, lui et sa boursoufflette. Boursoufflette qui était par ailleurs un sacré phénomène, que Brynn aimait beaucoup observer.
« Les chouettes c'est bien aussi » hocha-t-il la tête, même s'il n'aurait pas fait ce choix à la place d'Estelle « Et puis elles peuvent envoyer des lettres ! »
La question de la Poufsouffle lui fit marquer un léger arrêt, tandis qu'il réfléchissait. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle lui posait cette question - n'ayant pas fait le lien avec les créatures qu'il avait cité - mais il lui importait tout de même d'y répondre.
« J'aime bien les créatures » commença-t-il donc « Y'en a qui sont dangereuses parce qu'elles sont plus fortes que nous, comme les dragons, mais elles sont quand même trop bien ! C'est trop beau les dragons. »
Il n'était pas certain qu'Estelle partage son avis, mais elle ne pourrait pas lui faire changer le sien. Les dragons, c'était trop incroyable. Ils pouvaient voler, et cracher du feu, et ils faisaient des œufs, et ils avaient des écailles brillantes, et ils étaient géants ! Tant qu'on n'était pas nez à nez avec un dragon, c'était tout de même facile de se pâmer d'admiration pour ces grandes créatures, en en oubliant la dangerosité.
« Je joue avec les Hel's » hocha-t-il de nouveau la tête à l'interrogation suivante « J'aime bien, c'est rigolo ! Les matchs ça fait plus peur mais c'est rigolo quand même. »
Puis il fronça le bout du nez, incertain. Est-ce qu'Estelle regrettait de ne pas s'être intéressée au Quidditch ?
« Tu pourrais venir si tu veux. »
« Ah oui, c'est Klee ! »
Le jeune gallois avait partagé le dortoir de Narcisse pendant un an, il aurait été incongru qu'il ne le connaisse pas, lui et sa boursoufflette. Boursoufflette qui était par ailleurs un sacré phénomène, que Brynn aimait beaucoup observer.
« Les chouettes c'est bien aussi » hocha-t-il la tête, même s'il n'aurait pas fait ce choix à la place d'Estelle « Et puis elles peuvent envoyer des lettres ! »
La question de la Poufsouffle lui fit marquer un léger arrêt, tandis qu'il réfléchissait. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle lui posait cette question - n'ayant pas fait le lien avec les créatures qu'il avait cité - mais il lui importait tout de même d'y répondre.
« J'aime bien les créatures » commença-t-il donc « Y'en a qui sont dangereuses parce qu'elles sont plus fortes que nous, comme les dragons, mais elles sont quand même trop bien ! C'est trop beau les dragons. »
Il n'était pas certain qu'Estelle partage son avis, mais elle ne pourrait pas lui faire changer le sien. Les dragons, c'était trop incroyable. Ils pouvaient voler, et cracher du feu, et ils faisaient des œufs, et ils avaient des écailles brillantes, et ils étaient géants ! Tant qu'on n'était pas nez à nez avec un dragon, c'était tout de même facile de se pâmer d'admiration pour ces grandes créatures, en en oubliant la dangerosité.
« Je joue avec les Hel's » hocha-t-il de nouveau la tête à l'interrogation suivante « J'aime bien, c'est rigolo ! Les matchs ça fait plus peur mais c'est rigolo quand même. »
Puis il fronça le bout du nez, incertain. Est-ce qu'Estelle regrettait de ne pas s'être intéressée au Quidditch ?
« Tu pourrais venir si tu veux. »