Un serpent rendant chèvre.
@Deryn O’Connors
Mercredi 15 septembre 2049
17h00
Mercredi 15 septembre 2049
17h00
Je dé-te-ste ce fichu serpent. Par Merlin, quel cadeau empoisonné ! Si j’avais su ne serait-ce qu’une seconde à quel point il m’en ferait baver, je crois que j’aurais finalement opté pour un boursouflet. Des mois que j’ai adopté cet animal, et notre complicité en est toujours au point mort.
Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé ! J’ai tout tenté pour qu’il m’aime au moins un peu : je fais attention à ses préférences alimentaires, lui ait aménagé tout un espace dans mon dortoir pour qu’il s’y sente bien, lui achète tout ce que je peux trouver et qui ait le potentiel de lui plaire. Je suis à court de solution. Cette créature me déteste, je ne vois que de la haine dans ses petits yeux vicieux lorsqu’elle les pose sur moi.
Plusieurs fois, j’ai de l’espoir, pour nous, notre relation. L’espoir qu’on puisse ensemble devenir quelque chose de grand, quelque chose de beau. Il faut dire que je pense que la bête prend un malin plaisir à me torturer ! Elle change de comportement du tout au tout, et chaque fois est un peu pire que la précédente. Lorsque je l’ai adoptée, elle me faisait les yeux doux derrière sa vitrine de l’animalerie sorcière, j’ai tout de suite été sous le charme. Mais ses enchantements ont vite été rompus, on a du avoir un lien à peu près classique quelque chose comme une semaine ? Deux tout au plus. Elle a ensuite révélé son vrai visage. Elle me fuit comme la peste, me fait la tête en permanence. Avec elle, j’ai l’impression d’être un sacré forceur, tant ma présence semble indésirable. Mon propre reptile me rejette, c’est terriblement vexant.
Néanmoins, lorsque je me résigne et me dis que tant pis, nous ne serons jamais fusionnels comme le sont certains de mes camarades avec leurs compagnons, elle devient d’un coup une concentration d’affection à mon égard : elle me suit partout, vient s’enrouler autour de moi (non, je vous assure que ce n’est pas pour m’étrangler) et paraît de manière globale rechercher ma présence. Mais dès lors que je recommence à lui accorder la moindre once de mon attention, ce qu’elle n’apprécie visiblement pas, elle recommence elle à me boycotter. C’est l’exemple le plus parlant du fameux « Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis. » que j’ai eu l’occasion de constater.
Cette semaine, on était plutôt sur des jours avec que des jours sans. J’ai donc un peu pris confiance, et ait décidé de profiter du beau temps pour l’emmener avec moi dans le parc. C’était là un projet bien plus ambitieux que je ne l’avais imaginé. Ce serpent est la plus grosse espèce d’hypocrite que j’ai rencontré. Il a fait mine que tout allait bien entre nous, et à la première seconde d’inattention de ma part en a profité pour partir en cavale. J’ai eu un petit temps de réaction, et me voilà maintenant en train de tenter de rattraper mon animal en courant comme je peux pour ne pas risquer de l’effrayer et qu’il se cache à un endroit où je ne peux pas l’atteindre.
Cette ridicule course-poursuite finit par nous mener vers l’endroit où sont réunis terrariums, vivariums, aquariums et cages dans l’espace de soins aux créatures magiques. Génial, il ne manquait plus que ça. Je me sens vite oppressé lorsqu’il y a autant de créatures sous mes yeux. Je les aime bien, mais à petite dose, une par une quoi. Là, la concentration au sein du même endroit de toutes ces espèces me met toujours un peu mal à l’aise. J’ai hâte de quitter ce lieu.
Je repère mon serpent, qui s’est enfin arrêté devant un vivarium qui me paraît à première vue vide. Rassuré qu’il semble enfin être revenu à la raison, je tends la main vers lui pour tenter de le récupérer. Il se met alors à siffler et se redresse dans ce qui semble être sa position d’attaque. Choqué, je recule d’un pas. Puis je peste, remontant les bretelles de mon animal avec le peu d’autorité sur lui qu’il me reste.
- Non mais sérieux ?! Donc en plus de prendre la poudre d’escampette sans me prévenir, maintenant tu me… me… me menaces ? C’est quoi la prochaine étape ? Tu m’étrangles dans mon sommeil ?
Je soupire, puis m’assoit en face de lui, à distance correcte. Je vais attendre ici qu’il daigne me rejoindre pour qu’on puisse rentrer en salle commune. Si je le force à me suivre, il va me faire la misère pendant un petit moment, je préfère ne pas prendre ce risque sauf en dernier recours. Je sors les violons, tentant d’éveiller la pitié de cette bête qui ne semble pas avoir une once d’empathie envers moi.
- Je fais de mon mieux tu sais ? Pour que tu aies une belle vie, tout ça. J’suis pas sûr de bien saisir ce que tu me reproches.
Clou du spectacle, je joins mes mains en prière devant moi, comme pour le supplier. Non mais à quoi je m’abaisse là ?
- Je t’en prie, rentre avec moi. Je saisis ton envie d’indépendance et d’émancipation maiiiis, le truc, c’est qu’t’es sensé être à Poudlard pour me tenir compagnie. Je suis pas de si désagréable compagnie si ?
En le voyant tourner la tête d’un air boudeur en réaction à mes paroles, je me fais la réflexion que si ce serpent continue comme ça, il va finir en brochettes.
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
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Un serpent rendant chèvre.
C'était étrange. Cette rencontre, cette opportunité, elle en avait rêvée et voilà que maintenant que le rêve devenait réalité, elle se sentait un peu démunie. Assise face au grand vivarium dans lequel vivait les crapauds harmoniques quand ils n'étaient pas en sortie dans les serres ou en salle de musique, la sixième année observait Bianca. La crapaude bien qu'imposante semblait continuellement sur le qui vive, comme si, au lieu de profiter de la vie dans son nid humide, elle s'était donnée une mission. Elle semblait surveiller tout ce qui se passait, se redressant légèrement dès que quelque chose l'interpellait.
Deryn avait décidé que, pour bien chanter avec la batracienne, il convenait d'apprendre à la connaître et de comprendre ses mimiques et réactions pour les interpréter au mieux. Aussi, depuis la rentrée, passait elle régulièrement du temps devant le vivarium pour prendre des notes et observer sa partenaire de chant.
Un sifflement agressif la détourna néanmoins de son observation quotidienne et, peu rassurée, la Poufsouffle sortit sa baguette alors qu'une vois résonnait dans l'allée voisine. S'approchant doucement, elle eut la stupeur de reconnaître un de ses camarades de promotion en grande discussion avec un serpent en liberté. La discussion virait d'ailleurs doucement mais sûrement en une longue lamentation... ou une prière ?
Si les sourcils de l'irlandaise s'étaient froncés un instant devant cette scène étonnante, un petit sourire apparut sur son visage en entendant les dernières paroles du Serpentard.
"Bien sûr que non Antonn, tu ne dois pas être de mauvaise compagnie. Elle abaissa sa baguette sans la ranger pour autant avant d'adresser un sourire bienveillant à son camarade de classe, se déplaçant dans son champ de vision tout en prenant soin de ne pas approcher de l'animal visiblement récalcitrant. Tout va bien ? C'est ton serpent ?"
Parce que bien que cela semblait être le cas, si ce serpent était en vérité en divagation sans son maître, il allait falloir faire quelque chose pour éviter une perte définitive ou un accident déplorable. Un boursoufflet de perdu, dix de retrouvés disait le dicton mais, certains élèves seraient probablement inconsolables si cette fugue reptilienne virait au pique-nique.
Deryn avait décidé que, pour bien chanter avec la batracienne, il convenait d'apprendre à la connaître et de comprendre ses mimiques et réactions pour les interpréter au mieux. Aussi, depuis la rentrée, passait elle régulièrement du temps devant le vivarium pour prendre des notes et observer sa partenaire de chant.
Un sifflement agressif la détourna néanmoins de son observation quotidienne et, peu rassurée, la Poufsouffle sortit sa baguette alors qu'une vois résonnait dans l'allée voisine. S'approchant doucement, elle eut la stupeur de reconnaître un de ses camarades de promotion en grande discussion avec un serpent en liberté. La discussion virait d'ailleurs doucement mais sûrement en une longue lamentation... ou une prière ?
Si les sourcils de l'irlandaise s'étaient froncés un instant devant cette scène étonnante, un petit sourire apparut sur son visage en entendant les dernières paroles du Serpentard.
"Bien sûr que non Antonn, tu ne dois pas être de mauvaise compagnie. Elle abaissa sa baguette sans la ranger pour autant avant d'adresser un sourire bienveillant à son camarade de classe, se déplaçant dans son champ de vision tout en prenant soin de ne pas approcher de l'animal visiblement récalcitrant. Tout va bien ? C'est ton serpent ?"
Parce que bien que cela semblait être le cas, si ce serpent était en vérité en divagation sans son maître, il allait falloir faire quelque chose pour éviter une perte définitive ou un accident déplorable. Un boursoufflet de perdu, dix de retrouvés disait le dicton mais, certains élèves seraient probablement inconsolables si cette fugue reptilienne virait au pique-nique.
Poufsouffle vult !
6e année RP (promo 44) / color=#274E13
"Seul on va plus vite mais, ensemble, on va plus loin" #PouffyFamily
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Un serpent rendant chèvre.
Je sursaute en entendant la voix de ma camarade, surpris. Je ne me rappelle pas d’avoir remarqué la présence d’une autre personne en rentrant ici, sans doute n’ai-je pas été assez attentif. À moins qu’elle ait été cachée ? Je ne connais pas bien Deryn, mais cela ne me semble pas vraiment son genre. Elle devait simplement être un peu plus loin, et moi concentré sur mon serpent.
C’est légèrement humiliant qu’elle m’ait trouvé comme ça. J’ignore à quel point j’étais crédible à l’origine à ses yeux, mais je ne serais pas surpris de ne plus l’être du tout dorénavant. Je suppose que mon charisme est à approximativement moins mille lorsque je supplie mon propre animal de bien vouloir me suivre, et que de toute évidence c’est un échec. J’hésite un instant à inventer un gros bobard pour lui répondre, prétextant que non, ce serpent ne m’appartient pas, que j’ai simplement croisé la bête sauvage et que dans un éclair d’héroïsme, ayant peur qu’il finisse par attirer des ennuis à lui ou quelqu’un d’autre, j’ai tenté de le ramener à la raison et au château. Mais je crois que si je fais ça je m’enfonce, alors je me ravise. Ça ne m’a pas l’air trop trop crédible, et la Poufsouffle n’est pas née de la dernière pluie. Je soupire et lui réponds en grimaçant, mi-amusé mi-ennuyé.
- C’est supposé être mon serpent, oui. Mais j’crois qu’il est pas très fan de l’idée.
Je hausse les épaules.
- On est pas souvent sur la même longueur d’onde. Je galère un peu.
Je jette un coup d’œil à mon animal qui semble s’être calmé. Il a arrêté de siffler et fixe la nouvelle arrivante avec des yeux… curieux ? Sa curiosité est contagieuse, puisque je me tourne moi aussi à nouveau vers Deryn, m’interrogeant sur les raisons de la présence de la brune ici. En réalité, ce n’est pas si surprenant que ça, je crois savoir que les animaux et créatures magiques c’est plutôt son truc. Ceux qui se trouvent ici sont loin d’être mes favoris, mais je suppose qu’il en faut pour tous les goûts. Je lui aurais bien demandé, mais je ne veux pas me révéler indiscret. On verra plus tard, si la conversation s’y prête.
Je pose un œil méfiant sur mon serpent, me demandant s’il s’est vraiment calmé. J’attends de voir si ça dure avant de m’aventurer à tenter une nouvelle approche. J’ai tout mon temps, et potentiellement l’aide d’une amie des animaux maintenant ? Il ne s’échappera plus bien loin.
C’est légèrement humiliant qu’elle m’ait trouvé comme ça. J’ignore à quel point j’étais crédible à l’origine à ses yeux, mais je ne serais pas surpris de ne plus l’être du tout dorénavant. Je suppose que mon charisme est à approximativement moins mille lorsque je supplie mon propre animal de bien vouloir me suivre, et que de toute évidence c’est un échec. J’hésite un instant à inventer un gros bobard pour lui répondre, prétextant que non, ce serpent ne m’appartient pas, que j’ai simplement croisé la bête sauvage et que dans un éclair d’héroïsme, ayant peur qu’il finisse par attirer des ennuis à lui ou quelqu’un d’autre, j’ai tenté de le ramener à la raison et au château. Mais je crois que si je fais ça je m’enfonce, alors je me ravise. Ça ne m’a pas l’air trop trop crédible, et la Poufsouffle n’est pas née de la dernière pluie. Je soupire et lui réponds en grimaçant, mi-amusé mi-ennuyé.
- C’est supposé être mon serpent, oui. Mais j’crois qu’il est pas très fan de l’idée.
Je hausse les épaules.
- On est pas souvent sur la même longueur d’onde. Je galère un peu.
Je jette un coup d’œil à mon animal qui semble s’être calmé. Il a arrêté de siffler et fixe la nouvelle arrivante avec des yeux… curieux ? Sa curiosité est contagieuse, puisque je me tourne moi aussi à nouveau vers Deryn, m’interrogeant sur les raisons de la présence de la brune ici. En réalité, ce n’est pas si surprenant que ça, je crois savoir que les animaux et créatures magiques c’est plutôt son truc. Ceux qui se trouvent ici sont loin d’être mes favoris, mais je suppose qu’il en faut pour tous les goûts. Je lui aurais bien demandé, mais je ne veux pas me révéler indiscret. On verra plus tard, si la conversation s’y prête.
Je pose un œil méfiant sur mon serpent, me demandant s’il s’est vraiment calmé. J’attends de voir si ça dure avant de m’aventurer à tenter une nouvelle approche. J’ai tout mon temps, et potentiellement l’aide d’une amie des animaux maintenant ? Il ne s’échappera plus bien loin.
6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c
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Un serpent rendant chèvre.
Elle avait tenté une approche comique pour détendre l'atmosphère mais Deryn sentit néanmoins une certaine gêne chez le Serpentard qui lui faisait face. Le serpent lui, semblait se calmer un peu, profitant sûrement d'une nouveauté dans le paysage pour oublier un peu son maître et sa petite crise libertaire.
"Oh... C'est dommage ça, j'espère que ce n'est pas tout le temps le cas quand même, sans quoi, ça doit être fatigant."
Elle songea aux créatures qu'elle avait pu côtoyer par le passé, toutes les créatures qu'on pouvaient considérer comme ses animaux de compagnie d'une façon ou d'une autre et songea qu'elle aurait clairement moins apprécié leur compagnie justement s'ils s'étaient révélés être en opposition éternelle avec elle.
"Je crois, si ça peut te rassurer, qu'on galère tous un peu de temps en temps avec les créatures qui sont sensés nous apprécier. Ça fait longtemps que tu l'as ? Je ne suis pas sûre de pouvoir être d'une grande aide, les serpents s'est pas forcément ma spécialité mais, je passe pas mal de temps avec d'autres bestioles. C'est dommage qu'on n'ait pas de cours de fourchelangue, ça aurait pu t'aider à mieux le comprendre. Enfin, on ne sait pas. Si ça se trouve, c'est juste un rebelle de la vie et même les autres serpents n'arriveraient à rien avec lui."
Elle se mit à rire à cette idée. Pauvre Antonn, il avait peut-être piocher le mauvais serpent, le révolutionnaire autoritaire. Deryn s'accroupi pour se mettre à la hauteur de l'animal tout en gardant une certaine distance de sécurité.
"Tu veux qu'on essaye de l'attraper à deux ou tu préfères jouer la patience pour qu'il revienne de lui même ? Ça marche bien des fois. Des fois..."
"Oh... C'est dommage ça, j'espère que ce n'est pas tout le temps le cas quand même, sans quoi, ça doit être fatigant."
Elle songea aux créatures qu'elle avait pu côtoyer par le passé, toutes les créatures qu'on pouvaient considérer comme ses animaux de compagnie d'une façon ou d'une autre et songea qu'elle aurait clairement moins apprécié leur compagnie justement s'ils s'étaient révélés être en opposition éternelle avec elle.
"Je crois, si ça peut te rassurer, qu'on galère tous un peu de temps en temps avec les créatures qui sont sensés nous apprécier. Ça fait longtemps que tu l'as ? Je ne suis pas sûre de pouvoir être d'une grande aide, les serpents s'est pas forcément ma spécialité mais, je passe pas mal de temps avec d'autres bestioles. C'est dommage qu'on n'ait pas de cours de fourchelangue, ça aurait pu t'aider à mieux le comprendre. Enfin, on ne sait pas. Si ça se trouve, c'est juste un rebelle de la vie et même les autres serpents n'arriveraient à rien avec lui."
Elle se mit à rire à cette idée. Pauvre Antonn, il avait peut-être piocher le mauvais serpent, le révolutionnaire autoritaire. Deryn s'accroupi pour se mettre à la hauteur de l'animal tout en gardant une certaine distance de sécurité.
"Tu veux qu'on essaye de l'attraper à deux ou tu préfères jouer la patience pour qu'il revienne de lui même ? Ça marche bien des fois. Des fois..."
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"Seul on va plus vite mais, ensemble, on va plus loin" #PouffyFamily
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