Trois rebonds sur l’eau
Le sourire aux lèvres, Rhea foulait l'herbe humide d'un pas rapide. Les rares rayons de soleil que laissait filtrer le ciel couvert lui éclairaient la peau. Des jours durant, la pluie était tombée en trombe, ne laissant le soleil prendre le dessus qu'à de rares exceptions. Alors, ce matin, lorsque le plafond de la grande salle s'était tu, Rhea avait sauté sur l'occasion et s'était précipitée dehors.
L'air était frais, chargé de l'odeur de l'herbe détrempée et de la terre humide. Rhea inspira profondément, savourant cet air vif qui tranchait avec l'atmosphère confinée du château. Elle resserra la prise sur son sac et balaya du regard le ciel et ses lourds nuages gris qui se profilaient à l'horizon. La pluie reprendrait peut-être dans quelques heures, mais peu importait : elle comptait profiter des timides rayons de soleil.
Elle s'avança jusqu'au célèbre lac Noir, où le vent faisait frémir la surface de l'eau. Rhea frissonna. Le vent était frais. Elle enfouit son nez dans son écharpe bleue et bronze et resserra sa veste en cuir autour de son corps. Ce simple geste lui rappela qu'elle ne l'avait pas quittée depuis son arrivée à Poudlard. Son seul vêtement moldu, son seul lien tangible avec Aiden, son ami moldu.
Depuis son arrivée à Poudlard, elle ne s'en séparait jamais. Ses parents n'étaient plus là pour le lui interdire, pour brider sa liberté et ses droits. Elle avait beau flotter dans cette veste abîmée, taillée pour la corpulence d'un homme adulte, elle l'adorait et ne manquait aucune occasion de l'exhiber. Malgré le temps pluvieux saisonnier, Rhea ne la troquait pas contre un manteau de fourrure. Plutôt que de s'en séparer, elle préférait superposer les couches de laine sous sa veste.
Son regard balaya l'horizon. Le lac encerclait l'école et faisait de Poudlard une île inaccessible. L'autre rive disparaissait sous les nuages tombés dans la nuit, effaçant l'horizon. Rhea fit une moue déçue. La vue était moins belle. Elle reprit sa route sans s'y attarder davantage, jusqu'à ce qu'elle sente une bosse lui déformer la semelle. Elle baissa les yeux pour distinguer des pierres rondes. Plates. Un sourire vint lui éclairer le visage. Ces pierres étaient parfaites pour des ricochets.
D'un geste rapide, elle ramassa une pierre, scrutant sa surface lisse avec attention. Elle lui semblait parfaite. La Serdaigle recula légèrement, plia le bras et, dans un mouvement fluide, lança la pierre.
Elle rebondit une fois, puis deux, avant de s'enfoncer dans les abysses du lac. Un sourire fugace, teinté de déception, effleura ses lèvres. Elle pouvait faire mieux. Elle attrapa une nouvelle pierre et engagea un nouvel essai.
La pierre bondit une fois, deux fois... trois.
Trois rebonds. Pas mal, mais elle pouvait mieux faire. Elle fronça les sourcils, cherchant instinctivement une pierre encore plus plate, plus parfaite. Cette fois, elle visait cinq.
@Thana N. Melione J'espère qu'il te plait
, n'hésite pas à me dire s'il y a une chose que tu souhaites modifier.
L'air était frais, chargé de l'odeur de l'herbe détrempée et de la terre humide. Rhea inspira profondément, savourant cet air vif qui tranchait avec l'atmosphère confinée du château. Elle resserra la prise sur son sac et balaya du regard le ciel et ses lourds nuages gris qui se profilaient à l'horizon. La pluie reprendrait peut-être dans quelques heures, mais peu importait : elle comptait profiter des timides rayons de soleil.
Elle s'avança jusqu'au célèbre lac Noir, où le vent faisait frémir la surface de l'eau. Rhea frissonna. Le vent était frais. Elle enfouit son nez dans son écharpe bleue et bronze et resserra sa veste en cuir autour de son corps. Ce simple geste lui rappela qu'elle ne l'avait pas quittée depuis son arrivée à Poudlard. Son seul vêtement moldu, son seul lien tangible avec Aiden, son ami moldu.
Depuis son arrivée à Poudlard, elle ne s'en séparait jamais. Ses parents n'étaient plus là pour le lui interdire, pour brider sa liberté et ses droits. Elle avait beau flotter dans cette veste abîmée, taillée pour la corpulence d'un homme adulte, elle l'adorait et ne manquait aucune occasion de l'exhiber. Malgré le temps pluvieux saisonnier, Rhea ne la troquait pas contre un manteau de fourrure. Plutôt que de s'en séparer, elle préférait superposer les couches de laine sous sa veste.
Son regard balaya l'horizon. Le lac encerclait l'école et faisait de Poudlard une île inaccessible. L'autre rive disparaissait sous les nuages tombés dans la nuit, effaçant l'horizon. Rhea fit une moue déçue. La vue était moins belle. Elle reprit sa route sans s'y attarder davantage, jusqu'à ce qu'elle sente une bosse lui déformer la semelle. Elle baissa les yeux pour distinguer des pierres rondes. Plates. Un sourire vint lui éclairer le visage. Ces pierres étaient parfaites pour des ricochets.
D'un geste rapide, elle ramassa une pierre, scrutant sa surface lisse avec attention. Elle lui semblait parfaite. La Serdaigle recula légèrement, plia le bras et, dans un mouvement fluide, lança la pierre.
Elle rebondit une fois, puis deux, avant de s'enfoncer dans les abysses du lac. Un sourire fugace, teinté de déception, effleura ses lèvres. Elle pouvait faire mieux. Elle attrapa une nouvelle pierre et engagea un nouvel essai.
La pierre bondit une fois, deux fois... trois.
Trois rebonds. Pas mal, mais elle pouvait mieux faire. Elle fronça les sourcils, cherchant instinctivement une pierre encore plus plate, plus parfaite. Cette fois, elle visait cinq.
@Thana N. Melione J'espère qu'il te plait
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Trois rebonds sur l’eau
Un an, cela faisait un an que Thana n'avait pas approché une étendue d'eau avant son arrivée à Poudlard. Elle avait réussi à échapper à la volonté de sa mère par de nombreuses feintes et avait presque oublié sa peur de l'eau pendant ce laps temps. Jusqu'ici. Sa phobie lui était pourtant revenue en plein visage lorsqu'avec tous ses camarades de première année elle dut traverser le lac noir par barque.
Aujourd'hui, quelque chose qu'elle ne pouvait identifier l'avait poussée à venir ici, face à cette immense tâche sombre qui hantait parfois ses plus épouvantables cauchemars. À quelques mètres à peine du léger remous que provoquait la brise étendue, elle était immobile. Près d'un arbre qui se tenait fièrement sur le rivage autrefois, elle contemplait l'infinité de l'horizon aqueuse avec réticence. Plus haut, elle pouvait voir le chêne majestueux au pied duquel se trouvait le tombe d'Arseni Stoyanov ancien ministre de la magie et directeur de Poudlard.
Un soupire s'échappa de ses lèvres pour lui donner du courage et elle fixa de nouveau son attention sur le lac menaçant qui se dressait face à elle tel l'horrible monstre de ses cauchemars. Elle inspira puis expira tout en se forçant à ne pas détourner le regard. Même si cela s'apparentait à une forme de torture pour elle tant la terreur la gagnait, elle se devait de ne plus avoir peur pas quelque moyen que ce soit. Il fallait à tous prix qu'elle parvienne à atteindre l'eau sans paniquer sinon elle décevrait encore une fois sa mère qu'elle voulait tant rendre fière. Elle se rapprocha de quelques pas, ses chaussures s'enfonçant dans les galais lisses.
La jeune sorcière s'obligeait à garder son esprit concentré sur les aspérités rondes et désagréables que formaient les pierres sous ses petites chaussures, ne détournant toujours pas les yeux de l'objet de sa terreur. Elle avait peur, oh oui elle avait peur toutefois, elle n'était plus qu'à un mètre maintenant du bord de l'eau. La serpente s'accroupit, se protégeant ainsi de la brise humide qui flottait. Elle écoutait le petit clapotis de l'eau tout en caressant d'un doigt distrait la douceur des pierres polies par les épreuves. Ce toucher la calma lentement et elle pu retrouver une part de son sang-froid.
C'est alors qu'une jeune fille s'avança près de l'eau non loin d'elle, sans s'apercevoir de la présence de sa camarade verte et argent. Cette dernière observait discrètement la Serdaigle ramasser une pierre et la lancer pour en faire des ricochets. Sa camarade continua ainsi de suite, sélectionnant les pierres les plus plates, pour faire un maximum de ricochets avait conclu Thana. Soudain, la bleu et bronze s'arrêta : la serpente se demanda alors se que les yeux de l'autre cherchaient sur le sol à ses pieds. Quelque chose qu'elle avait fait tomber ? Une autre pierre ? Un morceau de bois ?
Au cas où, la fillette pris dans sa main le cailloux le plus plat qu'elle pouvait trouver et lui tendit, toujours assise sur le sol pierreux.
@Eleanora Sywell J'espère que ça te va
Et excuse moi pour la longue attente.
Aujourd'hui, quelque chose qu'elle ne pouvait identifier l'avait poussée à venir ici, face à cette immense tâche sombre qui hantait parfois ses plus épouvantables cauchemars. À quelques mètres à peine du léger remous que provoquait la brise étendue, elle était immobile. Près d'un arbre qui se tenait fièrement sur le rivage autrefois, elle contemplait l'infinité de l'horizon aqueuse avec réticence. Plus haut, elle pouvait voir le chêne majestueux au pied duquel se trouvait le tombe d'Arseni Stoyanov ancien ministre de la magie et directeur de Poudlard.
Un soupire s'échappa de ses lèvres pour lui donner du courage et elle fixa de nouveau son attention sur le lac menaçant qui se dressait face à elle tel l'horrible monstre de ses cauchemars. Elle inspira puis expira tout en se forçant à ne pas détourner le regard. Même si cela s'apparentait à une forme de torture pour elle tant la terreur la gagnait, elle se devait de ne plus avoir peur pas quelque moyen que ce soit. Il fallait à tous prix qu'elle parvienne à atteindre l'eau sans paniquer sinon elle décevrait encore une fois sa mère qu'elle voulait tant rendre fière. Elle se rapprocha de quelques pas, ses chaussures s'enfonçant dans les galais lisses.
La jeune sorcière s'obligeait à garder son esprit concentré sur les aspérités rondes et désagréables que formaient les pierres sous ses petites chaussures, ne détournant toujours pas les yeux de l'objet de sa terreur. Elle avait peur, oh oui elle avait peur toutefois, elle n'était plus qu'à un mètre maintenant du bord de l'eau. La serpente s'accroupit, se protégeant ainsi de la brise humide qui flottait. Elle écoutait le petit clapotis de l'eau tout en caressant d'un doigt distrait la douceur des pierres polies par les épreuves. Ce toucher la calma lentement et elle pu retrouver une part de son sang-froid.
C'est alors qu'une jeune fille s'avança près de l'eau non loin d'elle, sans s'apercevoir de la présence de sa camarade verte et argent. Cette dernière observait discrètement la Serdaigle ramasser une pierre et la lancer pour en faire des ricochets. Sa camarade continua ainsi de suite, sélectionnant les pierres les plus plates, pour faire un maximum de ricochets avait conclu Thana. Soudain, la bleu et bronze s'arrêta : la serpente se demanda alors se que les yeux de l'autre cherchaient sur le sol à ses pieds. Quelque chose qu'elle avait fait tomber ? Une autre pierre ? Un morceau de bois ?
Au cas où, la fillette pris dans sa main le cailloux le plus plat qu'elle pouvait trouver et lui tendit, toujours assise sur le sol pierreux.
@Eleanora Sywell J'espère que ça te va
couleur : #2d7135
Shine so bright that it burns their fuckin eyes
Trois rebonds sur l’eau
Les yeux de la Serdaigle détaillaient les pierres sous ses pieds, cherchant le galet parfait. Rond. Plat. Lisse.
Elle devait réussir, vaincre ses échecs et ses records. Se surpasser. Comme elle le faisait toujours.
Concentrée sur son jeu, elle ne remarqua pas tout de suite la Serpentard qui s'installait à ses côtés. Son regard était rivé sur les pierres qui jonchaient le sol. Elle jaugeait chaque caillou avant de le lancer avec précision sur la surface du lac, cherchant le rebond parfait.
Un, deux, trois. Trois ricochets. Elle souffla. C'était sa limite. Son plafond de verre. Une entrave qu'elle se ferait un plaisir d'arracher, elle s'en faisait la promesse.
Puis un galet la coupa dans ses défis solitaires. C'est là qu'elle l'aperçut. Une fille, brune, aux yeux verts hypnotisants. Elle lui tendait la main, un galet en son centre. Il semblait plat, parfait.
Elle sursauta légèrement, prise au dépourvu, avant de relever les yeux vers la Serpentard. Son expression passa rapidement de la surprise à une curiosité prudente.
— Oh...
La sorcière observa la fille assise, l'ombre de l'arbre imposant dessinant des motifs sur son visage d'albâtre. Rhea n'était pas du genre à s'attarder sur les émotions des autres, mais quelque chose dans la posture de la brune la perturba, l'intrigua. Il y avait une tension palpable, un défi silencieux qu'elle semblait se lancer à elle-même.
Après une légère hésitation, la Serdaigle tendit la main et s'empara du caillou. Elle le fit tourner entre ses doigts, jaugeant son équilibre.
Elle esquissa un petit sourire. Il ferait l'affaire.
— Merci, souffla-t-elle du bout des lèvres avant de se redresser et de le lancer.
Le galet fendit l'air jusqu'à atteindre l'eau gelée. Il effleura la surface une, deux, trois, quatre fois avant de s'enfoncer dans les méandres du lac Noir.
Rhea eut un sourire en coin, fière de sa réussite. Elle jeta un coup d'œil en biais à la Serpentard.
— T'aimes bien les ricochets ?
Les mots étaient sortis naturellement, plus par curiosité que par réelle envie de discuter.
La Serpentard semblait avoir son âge, mais Rhea ne l'avait jamais vue au lac. Pourtant, la Serdaigle venait ici régulièrement. La surface lisse de l'eau, le léger bruissement des feuilles sous le vent, tout cela l'apaisait. La détendait de sa rentrée récente, du stress des premiers cours et des professeurs exigeants.
Rhea détourna le regard et contempla l'horizon. Le vent lui soufflait dans les oreilles, rougissant ses joues déjà cramoisies.
Elle se pencha et attrapa un galet à la volée. Elle arma son bras, et le galet partit. Il fendit l'air jusqu'à atteindre la surface glacée.
Trois rebonds.
Tant pis, ça suffirait.
Elle se pencha de nouveau, et ses doigts se refermèrent sur une nouvelle pierre. Elle se tourna vers sa camarade, son regard devenant tout à coup défiant, sa posture plus assurée.
— Tu crois que tu peux faire mieux ?
Elle devait réussir, vaincre ses échecs et ses records. Se surpasser. Comme elle le faisait toujours.
Concentrée sur son jeu, elle ne remarqua pas tout de suite la Serpentard qui s'installait à ses côtés. Son regard était rivé sur les pierres qui jonchaient le sol. Elle jaugeait chaque caillou avant de le lancer avec précision sur la surface du lac, cherchant le rebond parfait.
Un, deux, trois. Trois ricochets. Elle souffla. C'était sa limite. Son plafond de verre. Une entrave qu'elle se ferait un plaisir d'arracher, elle s'en faisait la promesse.
Puis un galet la coupa dans ses défis solitaires. C'est là qu'elle l'aperçut. Une fille, brune, aux yeux verts hypnotisants. Elle lui tendait la main, un galet en son centre. Il semblait plat, parfait.
Elle sursauta légèrement, prise au dépourvu, avant de relever les yeux vers la Serpentard. Son expression passa rapidement de la surprise à une curiosité prudente.
— Oh...
La sorcière observa la fille assise, l'ombre de l'arbre imposant dessinant des motifs sur son visage d'albâtre. Rhea n'était pas du genre à s'attarder sur les émotions des autres, mais quelque chose dans la posture de la brune la perturba, l'intrigua. Il y avait une tension palpable, un défi silencieux qu'elle semblait se lancer à elle-même.
Après une légère hésitation, la Serdaigle tendit la main et s'empara du caillou. Elle le fit tourner entre ses doigts, jaugeant son équilibre.
Elle esquissa un petit sourire. Il ferait l'affaire.
— Merci, souffla-t-elle du bout des lèvres avant de se redresser et de le lancer.
Le galet fendit l'air jusqu'à atteindre l'eau gelée. Il effleura la surface une, deux, trois, quatre fois avant de s'enfoncer dans les méandres du lac Noir.
Rhea eut un sourire en coin, fière de sa réussite. Elle jeta un coup d'œil en biais à la Serpentard.
— T'aimes bien les ricochets ?
Les mots étaient sortis naturellement, plus par curiosité que par réelle envie de discuter.
La Serpentard semblait avoir son âge, mais Rhea ne l'avait jamais vue au lac. Pourtant, la Serdaigle venait ici régulièrement. La surface lisse de l'eau, le léger bruissement des feuilles sous le vent, tout cela l'apaisait. La détendait de sa rentrée récente, du stress des premiers cours et des professeurs exigeants.
Rhea détourna le regard et contempla l'horizon. Le vent lui soufflait dans les oreilles, rougissant ses joues déjà cramoisies.
Elle se pencha et attrapa un galet à la volée. Elle arma son bras, et le galet partit. Il fendit l'air jusqu'à atteindre la surface glacée.
Trois rebonds.
Tant pis, ça suffirait.
Elle se pencha de nouveau, et ses doigts se refermèrent sur une nouvelle pierre. Elle se tourna vers sa camarade, son regard devenant tout à coup défiant, sa posture plus assurée.
— Tu crois que tu peux faire mieux ?
@Thana N. Melione C'est parfait ! J'aime beaucoup ta plume, on ressent complètement la peur de Thana. Je suis fan
Et je suis je m'excuse aussi pour l'attente, j'ai pas fait mieux
Et je suis je m'excuse aussi pour l'attente, j'ai pas fait mieux
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Trois rebonds sur l’eau
Les genoux repliés sous son menton, un bras les entourant, la vulnérabilité suintait de tous les pores de la Melione. Et ça ne lui plaisait pas... pas du tout même, néanmoins, elle était tellement terrifiée par cette masse sombre et informe face à elle. Son manque de contrôle sur elle-même était presque désolant !
Pourtant, la plupart des gens auraient pu se méprendre et ne pas remarquer la bataille qui se jouait en elle et glaçait son être. Elle avait cette certaine prestance dans le regard, cette lueur plongée dans ses iris apeurées qui les animait d'une force incommensurable et invitait au respect. Dans ses yeux se mêlaient curiosité, frayeur et une sorte d'amicalité pour cette bleue et bronze qui l'observait maintenant avec prudence.
La jeune sorcière tendait toujours la main de manière douce, sans raideur, contraste évident avec sa position de repli et de protection. Ce geste devait avoir comme interprétation : j'ai peur, mais je t'offre tout de même ma main ; elle espérait au fond d'elle que sa camarade puisse l'aider à faire face à son angoisse la tête haute. Mais malheureusement, ce n'était qu'une inconnue et non une personne en qui elle avait une absolue confiance. Pourquoi Acuti ne pouvait-elle pas se trouver avec elle en ce moment ? Elle aurait su trouver les mots justes pour l'aider à se relever et l'inciter à combattre cette agaçante phobie.
Toutefois, ce n'était pas elle qui se tenait en ce moment même à ses côtés, cette jeune fille là ne pouvait surement pas comprendre la frayeur de Thana. Elle prit tout de même le galet que lui tendait la serpentard, acceptant son aide. La douce fraîcheur de la pierre quitta la paume de l'enfant, ce qui n'arrangea en rien sa panique, lui ôtant sa seule source d'apaisement.
Cependant, la verte et argent retrouva cette tranquillité dans le sourire de sa camarade. La question qu'elle lui posa brisa définitivement le silence confortable qui c'était installé entre elles. Thana sursauta légèrement, enfin sortie de ses pensées elle releva la tête pour lui répondre :
- Je ne sais pas vraiment... je n'ai jamais essayé de faire des ricochets.
Sans attendre sa réponse, la serdaigle reprit ses jets de cailloux avec une concentration impressionnante. La fillette suivait le mouvements régulier des pierres avant de les voir s'enfoncer dans les eaux obscurs. Cette vision ne la rassurait en aucun point. Elle se mit alors à imaginer que cette pauvre petite pierre était elle, se débattant confusément avec des monstres dangereusement mystérieux. À nouveau, elle fut tirée de ses rêveries mais cette fois, elle reconnaissait dans la voix de la serdaigle une pointe de défi, dans son regard, un soupçon de jeu.
- Je peux essayer... lui répondit-elle finalement en se relevant.
@Eleanora SywellMerci beaucoup pour le compliment, j'ai adoré tes deux posts et j'espère que celui-ci te plaît aussi.
Oh bah alors là t'excuse pas ! C'est à moi de m'excuser, j'ai été absente pendant quelques mois pour des raisons personnelles...
@Acuti Caligo pour la mention Désolée Acu j'ai failli t'oublier !
Pourtant, la plupart des gens auraient pu se méprendre et ne pas remarquer la bataille qui se jouait en elle et glaçait son être. Elle avait cette certaine prestance dans le regard, cette lueur plongée dans ses iris apeurées qui les animait d'une force incommensurable et invitait au respect. Dans ses yeux se mêlaient curiosité, frayeur et une sorte d'amicalité pour cette bleue et bronze qui l'observait maintenant avec prudence.
La jeune sorcière tendait toujours la main de manière douce, sans raideur, contraste évident avec sa position de repli et de protection. Ce geste devait avoir comme interprétation : j'ai peur, mais je t'offre tout de même ma main ; elle espérait au fond d'elle que sa camarade puisse l'aider à faire face à son angoisse la tête haute. Mais malheureusement, ce n'était qu'une inconnue et non une personne en qui elle avait une absolue confiance. Pourquoi Acuti ne pouvait-elle pas se trouver avec elle en ce moment ? Elle aurait su trouver les mots justes pour l'aider à se relever et l'inciter à combattre cette agaçante phobie.
Toutefois, ce n'était pas elle qui se tenait en ce moment même à ses côtés, cette jeune fille là ne pouvait surement pas comprendre la frayeur de Thana. Elle prit tout de même le galet que lui tendait la serpentard, acceptant son aide. La douce fraîcheur de la pierre quitta la paume de l'enfant, ce qui n'arrangea en rien sa panique, lui ôtant sa seule source d'apaisement.
Cependant, la verte et argent retrouva cette tranquillité dans le sourire de sa camarade. La question qu'elle lui posa brisa définitivement le silence confortable qui c'était installé entre elles. Thana sursauta légèrement, enfin sortie de ses pensées elle releva la tête pour lui répondre :
- Je ne sais pas vraiment... je n'ai jamais essayé de faire des ricochets.
Sans attendre sa réponse, la serdaigle reprit ses jets de cailloux avec une concentration impressionnante. La fillette suivait le mouvements régulier des pierres avant de les voir s'enfoncer dans les eaux obscurs. Cette vision ne la rassurait en aucun point. Elle se mit alors à imaginer que cette pauvre petite pierre était elle, se débattant confusément avec des monstres dangereusement mystérieux. À nouveau, elle fut tirée de ses rêveries mais cette fois, elle reconnaissait dans la voix de la serdaigle une pointe de défi, dans son regard, un soupçon de jeu.
- Je peux essayer... lui répondit-elle finalement en se relevant.
@Eleanora SywellMerci beaucoup pour le compliment, j'ai adoré tes deux posts et j'espère que celui-ci te plaît aussi.
Oh bah alors là t'excuse pas ! C'est à moi de m'excuser, j'ai été absente pendant quelques mois pour des raisons personnelles...
@Acuti Caligo pour la mention Désolée Acu j'ai failli t'oublier !
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Shine so bright that it burns their fuckin eyes
Trois rebonds sur l’eau
Rhéa la regarda, ses yeux de glace scrutant chaque mouvement avec une attention presque scientifique. Les genoux de la Serpentard repliés sous son menton, les bras les entourant, révélaient une vulnérabilité qu’elle ne pouvait ignorer. Le contraste avec la masse sombre du lac devant elles, impassible et menaçante, ne faisait qu’accentuer cette impression. Rhéa ne savait pas exactement pourquoi, mais elle se sentit curieusement interpellée par la manière dont la jeune fille restait immobile, si fragile, presque tremblante.
Elle aimait observer les autres, surtout lorsqu’ils semblaient hésiter, se mesurer à quelque chose ; c’était là qu’elle les trouvait les plus beaux, les plus forts. Et là, cette chose semblait insurmontable pour la première année. Une peur enracinée jusqu’aux tripes, prête à exploser à tout instant.
Rhéa dirigea son regard vers cette chose dont elle ne pouvait détourner les yeux. Cette masse d’eau, trouble et agitée, qui pourtant apportait la paix à la Serdaigle dans ses moments de doute. Le lac. Il était étonnant de constater cette différence de perception entre les deux fillettes du même âge : l’une y trouvait la tranquillité, l’autre le monstre de ses cauchemars.
La première année avait, entre-temps, perdu tout espoir que la Serpentard l’accompagne dans son petit jeu d’adresse. Faire preuve de dextérité face à cette chose qui hantait ses nuits semblait une tâche ardue que Rhéa doutait de pouvoir accomplir. Mais pourtant, la Serpentard fit face à son monstre et releva le défi de la Serdaigle avec une volonté véritablement Gryffondoresque.
D’abord surprise par le soudain courage de la Serpentard, Rhéa prit quelques secondes avant de chercher la pierre parfaite. Pour accompagner un tel défi personnel, il lui fallait un galet digne de ce nom : plat, à la densité parfaite, aussi rond qu’un gallion. Elle en soupesa des dizaines, appréciant la texture froide et lisse, la façon dont chaque pierre réagissait sous ses doigts. Elle les fit tourner, les observa sous différents angles, jaugeant leur poids et leur équilibre. Le galet idéal, lorsqu’elle l’eut enfin trouvé, lui sembla presque trop parfait pour être utilisé.
Rhéa le tendit à sa camarade avec un geste précis, presque cérémoniel, comme si la pierre représentait un symbole silencieux : ce défi, ce petit rituel, ne devait pas être pris à la légère. Ses doigts relâchèrent la pression, et elle recula légèrement, laissant l’espace nécessaire pour que la Serpentard prenne sa place. Le silence qui s’était installé entre elles, ponctué seulement par le clapotis discret du lac et le bruissement des feuilles dans la brise, avait quelque chose d’étrangement solennel.
Rhéa ne dit pas un mot. Son sourire suffisa. Il n’était ni trop grand, ni trop forcé, mais portait toute l’assurance et l’encouragement qu’elle voulait transmettre. Elle observa, attentive, chaque micro-mouvement, chaque respiration. L’invitation était lancée, le jeu silencieux pouvait commencer.
Elle aimait observer les autres, surtout lorsqu’ils semblaient hésiter, se mesurer à quelque chose ; c’était là qu’elle les trouvait les plus beaux, les plus forts. Et là, cette chose semblait insurmontable pour la première année. Une peur enracinée jusqu’aux tripes, prête à exploser à tout instant.
Rhéa dirigea son regard vers cette chose dont elle ne pouvait détourner les yeux. Cette masse d’eau, trouble et agitée, qui pourtant apportait la paix à la Serdaigle dans ses moments de doute. Le lac. Il était étonnant de constater cette différence de perception entre les deux fillettes du même âge : l’une y trouvait la tranquillité, l’autre le monstre de ses cauchemars.
La première année avait, entre-temps, perdu tout espoir que la Serpentard l’accompagne dans son petit jeu d’adresse. Faire preuve de dextérité face à cette chose qui hantait ses nuits semblait une tâche ardue que Rhéa doutait de pouvoir accomplir. Mais pourtant, la Serpentard fit face à son monstre et releva le défi de la Serdaigle avec une volonté véritablement Gryffondoresque.
D’abord surprise par le soudain courage de la Serpentard, Rhéa prit quelques secondes avant de chercher la pierre parfaite. Pour accompagner un tel défi personnel, il lui fallait un galet digne de ce nom : plat, à la densité parfaite, aussi rond qu’un gallion. Elle en soupesa des dizaines, appréciant la texture froide et lisse, la façon dont chaque pierre réagissait sous ses doigts. Elle les fit tourner, les observa sous différents angles, jaugeant leur poids et leur équilibre. Le galet idéal, lorsqu’elle l’eut enfin trouvé, lui sembla presque trop parfait pour être utilisé.
Rhéa le tendit à sa camarade avec un geste précis, presque cérémoniel, comme si la pierre représentait un symbole silencieux : ce défi, ce petit rituel, ne devait pas être pris à la légère. Ses doigts relâchèrent la pression, et elle recula légèrement, laissant l’espace nécessaire pour que la Serpentard prenne sa place. Le silence qui s’était installé entre elles, ponctué seulement par le clapotis discret du lac et le bruissement des feuilles dans la brise, avait quelque chose d’étrangement solennel.
Rhéa ne dit pas un mot. Son sourire suffisa. Il n’était ni trop grand, ni trop forcé, mais portait toute l’assurance et l’encouragement qu’elle voulait transmettre. Elle observa, attentive, chaque micro-mouvement, chaque respiration. L’invitation était lancée, le jeu silencieux pouvait commencer.
@Thana N. Melione
Oui, il me plait beaucoup
458 mots
Oui, il me plait beaucoup
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