Questionnement étonnant.

Je t’observe en silence pendant quelques secondes, mon regard gris toujours fixé sur toi.
*Je ne m'attendais pas à une réponse aussi honnête.*
Moi qui pensais simplement donner un conseil et repartir, voilà que je me retrouve dans une discussion bien plus profonde que je ne l’aurais voulu. Je croise les bras et soupire discrètement avant de reprendre la parole d’un ton toujours aussi neutre, presque détaché.


"Tu réfléchis trop. Tu veux des réponses avant même d’avoir vécu quoi que ce soit. C’est impossible."

Je marque une pause, laissant mes mots flotter pendant un petit moment. Mon regard se perd un instant sur le parquet usé de la bibliothèque avant de revenir sur toi, plus perçant. Je continue d’un ton un peu plus bas, comme si je parlais à un enfant.

"Le coup de foudre ou pas, ça n’a pas vraiment d’importance. Parce que dans tous les cas, tu finiras par ressentir quelque chose pour quelqu’un. Que ce soit en un instant ou en plusieurs années, ce qui compte, c’est ce que tu ressens une fois que c’est là. Pas comment ça commence et envers qui."

Comme si j’avais déjà trop parlé, je détourne légèrement mon visage, mon regard glissant vers la fenêtre la plus proche. Un mince sourire ironique effleure mes lèvres avant de disparaître. J’hausse légèrement les épaules, l’air de dire que ça ne change rien au final.

"Tes réponses, si tu les veux, il suffit juste de leur laisser de la place. Et puis, les préférences peuvent changer avec le temps. Tu n’as pas besoin de coller une étiquette sur ce que tu ressens si tu n’en veux pas. Comme tu l’as dis avant, un mec et une fille, ce n’est pas la même chose… pourtant, tu es attirée par les deux. Au fond, si tu as envie d’être avec quelqu’un, c’est que ça te plaît, point. Pas besoin de te torturer avec ça."

@Stella Wilson
317 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

Questionnement étonnant.
Je repensa au début de cette discussion, au visage d'Artamiel lorsqu'il s'est rendu compte de ma présence, et puis finalement aux nombreuses phrase qui sont sorties de sa bouche dans le but de m'aider.
Il avait sûrement raison, tout ça n'était pas une quête de vérité mais plutôt un ressenti qui va sûrement changer plusieurs fois au court de ma vie.. Ce qui est sûr, c'est que l'amour ne se contrôle pas et qu'on ne peut pas décider de qui l'on tombe amoureux. Et je pense que d'une part, c'est ça qui est beau avec l'amour. On ne peut pas le forcer, ça nous tombe dessus sans prévenir et parfois sans pouvoir partir..
En tout cas, il fallait que je remercie Artamiel pour toutes ses réponses et pour son écoute.
- Merci beaucoup d'avoir pris la peine de m'écouter, il est temps pour moi de te laisser. Tes réponses m'ont aidé, sache le.
Je pris ensuite appuie sur mes mains pour me relever, rassemblant mes affaires dans mes bras avant de les ranger dans mon sac. Je jetta un regard vers le rayonnage, pensant à tout ce que j'avais dit ici, pensant à toutes les personnes qui m'étaient chères. Je regarda une dernière fois Artamiel, lui fit un dernier signe de tête en preuve de respect. Et je laissa cette discussion derrière moi, avançant vers la sortie.
@Artamiel Saul c'est fini pour moi, j'espère que cela t'aura plus.

" J'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer"
#479e4d // 1ère année rp // Ouverte à toute demande de rp !

Questionnement étonnant.
Je me lève en même temps que toi, me dirigeant déjà en direction de l’emplacement de ma lecture précédente, bien avant cette conversation, plus profonde que prévue. Sans un mot, je tourne mon regard gris glacé vers toi, avant de faire un hochement de tête presque mécanique, comme pour t’autoriser à partir et me débarrasser de cette interaction, tout en acceptant tes remerciement. Mes pensées divaguent légèrement, comme des nuages, alors que je tente tant bien que mal de retrouver la page de mon livre. Au final, sans succès, je le ferme sèchement et soupir, posant ma tête contre le meuble pour y chercher un calme presque nécessaire.
*L’amour. Si abstrait et pourtant plus désiré que n’importe quel trésor tangible.*
Mes mèches blondes tombent sur mon front, glissent sur ma joue, légères, comme des algues d’or effleurant la surface glacée de la porcelaine. Cette conversation, bien qu’indésirable au début, me fait réfléchir plus que je ne le voudrais.
C’est si contradictoire. L’amour détruit autant qu’il guérit. Une force qui arrache des morceaux de toi, te refait, mais jamais de la même manière. C’est beau, c’est horrible. Ça te fait tomber, mais te relève, chaque fois de plus en plus difficilement. Ce qui me dérange encore plus, c’est que certains se permettent de juger, de poser des questions comme si il y avait une manière d’aimer, bien ou mal, quoi ou qui, comment ou pourquoi. L’amour devrait être libre, universel, sans contraintes, sans la lourdeur des attentes. Pourquoi les gens compliquent-ils ce qui, au fond, semble si simple ? Je sais que je devrais le comprendre, l’accepter. Mais je préfère rester à distance. Garder le contrôle, éviter de laisser l’amour entrer là où je ne peux pas tout maîtriser. Parce que, au fond, c’est une illusion de pouvoir la contrôler, et je ne peux pas m'empêcher de la craindre.
Mes yeux, toujours figés dans cette même neutralité de pierre, se tournent vers les autres rayons de livres, et un léger sourire discret se dessine sur mes lèvres. L’amour reste quand même si beau. Je la voit dans les regards des couples qui se croisent, ces regards qui en disent long, pleins de sincérité, de cette pureté que je reconnais dans ceux de mes pères, et-…


Un flash. Soudain, et extrêmement violent.

Je me tiens la tête et siffle de douleur, une odeur de cerise venant lentement se glisser en moi, brouillant mes sens, et des images floues défilent devant mes yeux. Je fronce les sourcils, un rictus de dégoût se formant sur mes lèvres. Je range mon ouvrage directement sans un regard pour celui-ci, mon visage reprenant une impassibilité glaciale. Sentiment inutile, blessant, honteux. Il a quelque chose que je n’ai pas, et cela ramène en moi des éléments incomplets, distants, et désagréables. Avec une posture droite, presque sévère, je quitte la bibliothèque, chaque pas résonnant dans un vide que je m'efforce de remplir.
*Perte de temps.*


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-THE END-

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@Stella Wilson
486 mots
Merci beaucoup pour ce RP, j’ai adoré mettre en avant le point de vue d’Artamiel sur l’amour ! En espérant que ça t’es plu aussi. ^ ^

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

Questionnement étonnant.
FIN DU RP

" J'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer"
#479e4d // 1ère année rp // Ouverte à toute demande de rp !